Probablement parce dans ces contextes, l’on ne risque pas grand-chose à diffuser quelque chose de faux. Et puis surtout parce que l’on ne se préoccupe pas vraiment de la valeur de vérité d’une information car nos conversations sont animées par d’autres motivations et s’apparentent alors davantage à des bavardages cacophoniques mobilisant des registres d’énonciation divers et variés oscillant par exemple de la plaisanterie à la provocation :
Explication du résultat introduite par "probablement" : absence de risque à diffuser de fausses informations dans ce genre de contexte et motivation des participants qui ont fait l'objet d'entretiens dans lesquels on retrouve l'absence d'intérêt pour la véracité de l'information et l'envie de rire. Les participants cités ont conscience qu'il s'agit de fausses informations.
Si l'on croise cette explication avec les résultats relatifs aux fausses informations d'intérêt public diffusés auprès d'une connaissance avec qui l'on partage les mêmes idées : la première explication, l'absence de risque tient la route (on est toujours dans un espace privé) ; la seconde en revanche me pose question. L'envie de rire avec ou de provoquer quelqu'un dont on n'est pas proche est un comportement plutôt rare. Je pose l'hypothèse que ce résultat (fausse information d'intérêt public + idéologique et non affective) permet de mesurer l'adhésion à la fausse information. Et ce résultat, selon le graphique, n'est pas négligeable.