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  1. Jan 2026
    1. Fabre souligne la spécificité et l’opportunité “d’un langage fondé sur l’image” pour exprimer/métaphoriser puis symboliser les vécus archaïques

      collage

    1. expérience de « terreur agonistique » inélaborée et contre laquelle l’ensemble de l’appareil psychique s’est construit.

      pareil que Green quand il dit que l'archaique c'est constitué en défense de ces états & pareil que winnicott pour la crainte de l'effondrement

    1. Je retiendrai trois notions principales : l’interdépendance et les interactions, différentes représentations de l’existence fantasmée du groupe, et le groupe en tant qu’espace transitionnel. Ainsi que nous le verrons, celles-ci interrogent une compréhension des processus inconscients : a) centrés principalement sur « le sujet », dont la vie intrapsychique se structure en fonction de la place réelle et imaginaire qu’il occupe dans les différents groupes auxquels il appartient ; b) centrés sur « le groupe », représentation commune à un ensemble d’individus. Ces notions rendent compte de la fluidité des frontières existant entre l’individu et les groupes, et situent l’espace analytique à l’articulation des limites fluctuantes du Je et du Nous, du dedans et du dehors, du morcellement et de l’unité somatique, et de la pluralité psychique des identités singulière et collective.

      L’auteur dit qu’il va s’appuyer sur trois idées clés : 1. l’interdépendance et les interactions → dans un groupe, personne ne fonctionne seul : chacun influence et est influencé. 2. les représentations fantasmées du groupe → le groupe est aussi une construction imaginaire (mère, menace, refuge, etc.), pas seulement un ensemble réel de personnes. 3. le groupe comme espace transitionnel → le groupe est un entre-deux, ni totalement interne ni totalement externe, où peuvent se déposer et se transformer des vécus archaïques.

      À partir de là, il distingue deux façons de penser l’inconscient : • soit centré sur le sujet (comment sa vie psychique dépend de sa place dans les groupes), • soit centré sur le groupe (le groupe comme représentation commune).

      Ces notions montrent que les frontières entre individu et groupe sont mobiles : le travail analytique se situe précisément dans cet espace intermédiaire, entre Je et Nous, dedans et dehors, morcellement et unité, identité individuelle et collective.

      👉 En très court : le groupe est un espace transitionnel où s’entrelacent psychisme individuel et collectif, avec des frontières fluctuantes, permettant l’expression et la transformation de l’archaïque.

    2. Avant de traiter de processus primaires tels que l’incorporation, l’introjection et l’identification projective, il est nécessaire de rappeler brièvement certaines notions concernant la conception du « groupe » et de la pratique d’analyse, en les étayant de considérations nouvelles et de formulations plus précises. Ces premières approximations, à partir desquelles j’ai pu développer une pratique et une théorie de l’analyse de groupe, nous conduiront des imagos maternelles archaïques et du groupe comme objet transitionnel aux processus primaires et aux modalités, par lesquels des émotions transférées se substituent à la réalité des personnes présentes dans le groupe, et surdéterminent leurs rapports.

      … des imagos maternelles archaïques et du groupe comme objet transitionnel… --> imagos maternelles archaïques = images internes très primitives de la mère (pas la mère réelle). Elles sont : • idéalisées, • persécutrices, • fusionnelles. C’est ce que les patients projettent dans le groupe.

      Groupe comme objet transitionnel Le groupe est vécu comme : • ni complètement soi, • ni complètement extérieur. = Comme l’objet transitionnel chez Winnicott. Donc : le groupe devient un support archaïque.

      … aux processus primaires et aux modalités par lesquels des émotions transférées se substituent à la réalité des personnes présentes dans le groupe… --> dans le groupe : les affects transférentiels remplacent la perception réelle des autres. On ne voit plus les personnes telles qu’elles sont. On voit : • la mère archaïque, • l’objet persécuteur, • l’objet idéal. Les émotions prennent le dessus sur la réalité.

      … et surdéterminent leurs rapports. --> les relations ne sont plus libres. Elles sont dirigées par ces projections archaïques.

    1. Les sujets du groupe co-éprouvent à partir des affects partagés et ont la possibilité d’entrer en résonance affective, fantasmatique, inconsciente, spontanée et immédiate avec les autres psychismes. C’est là que se situe le lien inconscient commun le plus profond entre les membres du groupe.

      !!!

    2. Au cours de ces moments de transmission et de diffusion de l’affect, il n’y a pas de barrière, mais il n’y a pas non plus d’appareil de liaison avec des contenus représentationnels.

      histoire accouchement?

    3. Dans le lien intersubjectif, l’expression d’un affect peut produire des effets de contagiosité et incarner une manière d’agir sur les autres.

      emily et Makenzi

    1. Par ailleurs, considérer que les expériences précoces sont au cœur de la souffrance humaine, et de toutes ses formes de détresse, suppose de bien penser l’infantile comme toujours actuel, et non pas comme seulement convoqué par des effets d’après-coup, ou comme une seule relique du passé.

      =/ que penser que dans l'après coup

    2. On peut même dire que c’est à ces aspects que s’adresse prioritairement le soin psychique, car ce sont les souffrances dans ces zones de la subjectivité qui, lorsqu’elles font retour, sont les plus douloureuses et harcelantes.

      !!!!