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  2. Mar 2024
    1. Tout au plus dirons-nous que Montaigne ne croit pas en l’accès à l’essence par voie des humbles facultés humaines87.

      Cela me paraît très sage.

    2. Nous traiterons de cette deuxième forme de représentations dans les chapitres qui suivront, en nous attardons sur les instances où Montaigne se représente comme auteur et comme voyageur, qui peignent conjointement un seul et même ethos, celui du divagateur.

      C'est très clair. J'ai le sentiment que ce paragraphe, qui relève de l'annonce de plan, pourrait trouver sa place dans l'introduction.

    3. le premier, dont nous avons traiter dans ce chapitre, correspond à ce que Maingueneau nomme aptement « l’éthos montré72 » (le « dire » de Ducrot) est tout ce qui peut se déduire à propos de l’auteur sans que celui-ci réfère explicitement à lui-même

      Ok. Le problème est toutefois que vous avez finalement peu cité Montaigne ou analysé directement son texte.

    4. représentation

      "Représentation de soi", il faut préciser, sinon le concept est trop large, je crois. "Représentation" est un possible synonyme de "figuration". (à discuter)

    5. Comme ces idées se retrouvent chez d’autres sous d’autres dénominations, nous avons intérêt de clarifier le vocabulaire que nous utiliserons desormais.

      La phrase est superflue mais l'intention très bonne !

    6. Ce n’est donc que selon l’acception moderne de l’ethos que nous pouvons concevoir qu’il puisse advenir sans la moindre considération de l’auteur/énonciateu

      Oui.

    7. L’ethos désigne un aspect spécifique de l’effet global de lecture

      Il va falloir distinguer entre ethos visé et ethos effectif, sinon tout ce que vous avez expliqué au-dessus sur l'ethos comme projet est en péril.

    8. représentation

      Il me semble que les notions de mise en scène et de représentation se recoupent. Pourquoi ne pas parler de représentation de soi ? (à discuter)

    9. projet philosophique selon certains

      Oui. Il va donc falloir distinguer des interprétations possibles (et pas incompatibles) : l'enquête philosophique / la peinture de soi.

    10. C’est au nom de cet éthos que Montaigne est en droit

      Je crois que ce n'est pas tout à fait de l'ordre de la revendication, plutôt de la conséquence : Montaigne ne suit pas d'ordre préétabli parce qu'il veut d'abord se peindre.

    11. L’auteur qui se regarde se justifie devant son lectorat en assurant sa sincérité, gage d’honnèteté et de transparence.

      Il va falloir faire mieux le lien avec le propos précédent.

    12. Le désordre de l’oeuvre est constitutif

      Vous avez dit plus haut que la notion de désordre ne convenait pas. Il semble ici qu'une contradiction interne apparaît.

    13. Il n’est pas possible de parler de pertinence dans un texte dont la nature même met à mal la pertinence.

      Il va falloir réorganiser les idées et les paragraphes : - définition de la digression (à partir de ces métaphores, notamment) - thèse défendue (la digression n'est pas un concept judicieux) - arguments en faveur de la thèse (à discuter)

    14. La réception des Essais semble indiqué qu’ils sont un texte foncièrement désordonné. D’ailleurs, le traitement des Essais par les chercheurs nous en dit tout autant4

      Il faudra réunir les éléments sur la réception (par le public lettré quasi contemporain et par la critique). Ce sera peut-être, partiellement, la matière de l'introduction.

    15. Alors que le premier critère circonscrit le terrain propre à la notion de l’ordre, la condition de l’ordre appartient plutôt au deuxième critère : est ordonné, ce qui n’a pas besoin d’être réorganisé.

      Je ne comprends pas bien la nuance. (à discuter)

    16. décrit avec rigueur les liens logiques qui sous-tendent les Essais et qui leur confèrent, sinon un ordre, au moins une cohérence profonde

      Oui, c'est juste.

    17. Le désordre aussi est justifié par l’obtention de l’effet visé.

      Ce paragraphe n'est pas clair. Comment va-t-on, dans le raisonnement, de l'ordre au désordre en passant par le sublime ? Le désordre est finalement évacué tout de suite après : il va falloir mieux articuler les notions. (à discuter)

    18. Le fait que nous l’ayons longtemps reçu comme tel rend cette question caduque.

      Je ne comprends pas le lien logique établi par cette phrase.

    19. n est en droit de s’interroger sur la possibilité même d’écrire à côté de la rhétorique

      Le sublime serait le fruit du summum de la maîtrise, qui efface toutes les manifestations d'effort ?

    20. Alors que

      Il va falloir faire le lien entre ethos du divagateur et désordre.

      Par ailleurs, la conjonction "alors que" n'implique pas un lien logique très clair. Il me semble qu'il serait sage de faire ici deux phrases : l'une pour parler du désordre qui pose problème ; l'autre pour annoncer votre intention de le replacer dans son contexte. Votre propos gagnerait en clarté.

    21. qu’un ressenti au moment de la réception.

      C'est déjà le cas chez Quintilien, comme vous venez de le montrer : l'ordre est un effet de réception. Il va donc falloir mieux articuler les idées.

    22. De nouveaux besoins obligent à nouveaux usages

      Il va falloir travailler la transition entre personnalisation de la rhétorique et épistolarité.

    23. ar les penseurs d’inspiration érasmienne

      Vous n'avez évoqué qu’Érasme en amont. A qui pensez-vous ? Il va peut-être falloir modifier la formulation ici.

    24. ressemble déjà à une voix

      Il va falloir distinguer (avant de les lier) deux idées : - personnalisation de la rhétorique (phénomène historique analysé par Lecointe, entre autres) - vocalité des textes écrits (caractéristique générale des textes selon Maingueneau).

      Un texte dont la rhétorique est plus personnelle laissera mieux entendre une vocalité propre à l'énonciateur. Cela ne signifie pas, pour autant, que l'écrit et l'oral soit absolument superposable. "Parler au papier" est une métaphore, qui permet à Montaigne de revendiquer le modèle de la conversation, plus naturel que l'échange par écrit. (à discuter)

    25. Il n’est donc pas étonnant que Maingueneau établisse un lien fort en vocalité et l’ethos de l’auteur :

      Maingueneau parle ici de toute forme de texte, tandis que vous parlez d'écriture de soi dans un contexte bien précis. Il me semble que la citation serait mieux en note, à l'appui d'une interprétation, plutôt qu'au cœur du propos.

    26. Il me falloit, comme je l’ay eu autrefois, un certain commerce, qui m’attirast, qui me soustinst, et soulevast

      Il va falloir commenter cette citation.

    27. Les exigences de la lettre ainsi énoncées ressemblent de près à celles que se donne Montaigne.

      Il faut débuter ici un nouveau paragraphe.

    28. De la Vanité est en quelque sorte une réponse aux imprécations de Lipse contre le voyage.

      J'imagine que vous reprendrez ceci plus tard : dans ce cas, il faudra mettre une note pour faire un renvoi au sein de votre mémoire.

    29. omme à la personnalité du correspondant

      Il faudra commenter brièvement cette citation.

      Sur l'épistolaire familier, une référence importante : L. Vaillancourt, La Lettre familière au XVIe siècle. Rhétorique humaniste de l’épistolaire, Paris, H. Champion, 2003.

    30. que représentent désormais chaque lettre

      Il me semble que l'exigence d'adaptation de la lettre à son destinataire est aussi vieille que la pratique de la lettre elle-même : il ne faudrait pas laisser entendre que le XVIe siècle l'a inventée.

    31. Celui de la monarchie

      Il me semble que ce ton "plus privé" pourrait s'être déjà manifesté du vivant de Cicéron, qui a vu s'effondrer la République, puis sous l'empire.

    32. Pour Jean Lecointe, le livre III des Essais est l’aboutissement de ce processus de diversificiation de la beauté, de sorte qu’il la date de sa publication 1588, pour clore son étude sur le sujet.

      Cette phrase n'est pas très claire et peut-être pas à sa place.

    33. Alors que la Renaissance est marquée de part et d’autre par une révérence pour le textes de l’Antiquité, ceux-ci, éclairés par la lumière d’un nouveau jour, après avoir sommeillé plus ou moins longtemps dans le subconscient de la culture occidentale, prennent nouveau sens

      Ce paragraphe me paraît peu utile et trop vague. Il repose surtout sur une interprétation inexacte du rapport médiéval aux textes antiques. (à discuter)

    34. Il ressent le besoin de pousser plus loin le sens d’individualité de l’orateur. Les imprécations cicérionienne qui prônent l’égard à la condition dégagent encore des relents de normativité qui lient la volonté de l’auteur et nient sa réalité unique. Il doit donc y avoir un autre degré de particularité.

      Ces trois phrases comportent des idées très pertinentes mais doivent être mieux formulées.

    35. la formation rhétorique au XVIe siècle

      Il va falloir faire un seul paragraphe sur ce sujet et donner quelques références (qui a théorisé cette formation rhétorique ?).

    36. par un glissement qui, dans le monde chrétien, transfert la perfection

      Il faudrait peut-être donner quelques éléments supplémentaires ici, parce que ce transfert ne paraît pas si évident. Sur qui vous appuyez-vous, par ailleurs ? Toujours Lecointe ?

    37. Au contraire, nous pourrions proposer de fort bonnes raisons pour affirmer que les Essais sont uniques en leur genre, tous siècles confondus.

      Pas très clair et superflu, je crois.

    38. l’ethos dit,

      Il va falloir définir ethos dit (Maingueneau ?) et faire le lien avec l'ethos montré, auquel vous faites allusion ensuite.

    39. phénomène textuel de la mise-en-scène du moi

      Ce que vous définissez ici me semble renvoyer précisément à l'ethos. Il va falloir distinguer plus clairement l'ethos et ses procédés. (à discuter)

    40. Deux ethè, celui de l’auteur et celui du voyageur, sont plutôt deux versants d’un seul : l’ethos du divagateur.

      Il faut inverser les termes ici dans la présentation, pour faire le lien entre les deux paragraphes : aller de l'ethos du divagateur vers ses deux composantes.

    41. ethos1

      On peut estimer que vous aurez défini la notion dans l'introduction et que la note au sujet de la graphie (que j'approuve par ailleurs) se trouvera dans cette dernière.

    42. univoque

      L'usage de ce terme me paraît périlleux : il laisse entendre que les Essais seraient réductible à ce seul projet (ce qui n'est pas si simple à défendre).

  3. Nov 2023