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  1. Last 7 days
    1. a relation entre la ville vécue et la ville imaginée

      Oui, le lecteur partage cela. En revanche, il est beaucoup plus interrogatif quant à la place de l'architecture dans l'analyse de cette relation.

    2. et apprentissage continu, fondé sur la juxtaposition des styles, ne concerne pas seulement les formes architecturales, mais aussi les histoires de vie dont portent la trace tous les monuments et les bâtiments. Il s’agit de faire en sorte que ces traces ne restent pas de simples vestiges, mais deviennent des témoignages réactualisés du passé — un passé qui n’est plus, mais qui a été.

      J'entends l'association mais il serait utile de la rendre encore plus perceptible et efficiente. Le glissement entre "ville" et "bâtiment" tout au fil du texte brouille la lecture.

    3. La question qui surgit immédiatement est la suivante : quelle relation existe entre la narration et l’architecture ?

      Au regard de ce que le lecteur a pu lire jusqu'ici et au regard du titre de la contribution, il est difficile de partager ce "surgissement" comme une évidence....

    4. un bâtiment plutôt qu’un autre. Paul Ricoeur, par exemple, établit un parallèle entre architecture et narrativité : l’architecture serait à l’espace ce que le récit est au temps — une forme de construction, un agencement du sens.

      Le lien entre "ville" et "architecture", entre "narration" et "architecture", se fait au détour d'un propos a sujet de la présence d'un bâtiment à photographier dans cette "expérience urbaine"... cela peut paraitre un peu léger.

    5. architecture

      N'y aurait-il pas un glissement dans l'emploi du terme architecture renvoyant à "architecturer la ville" ?

      L'architecture est l'art de bâtir, principalement - pour rester prudent - un édifice...

      Or, tout au long du texte il est certes question d'architecture mais sans jamais de référence à un édifice. L'espace, la narration, la ville, sont certes là et ont tous des rapports plus qu'évident à cet art de bâtir mais le système "ville-narration-architecture" ne donne pas sa pleine mesure, notamment lorsque l'architecture est citée et mobilisée...

    6. différencier (chambres, fonctions, seuils), l’espace extérieur — celui de l’aller et du venir — tend à se spécialiser e

      La nuance entre " spécialiser" et "différencier" est juste et tout à fait opérante. On pourrait toutefois trouver que l'une est plutôt douce pour l'architecture (l'espace intérieur) et l'autre brutale et violente pour l'urbanisme (l'espace urbain)...

    7. Dans ce texte, j’essaierai en partie de répondre à cette dernière question.

      Pourquoi alors poser la première question si ce n'est pour une question de filiation disciplinaire ou de champ ?

      La ville est thème principal de la réflexion. La narration, le récit, est un thème secondaire et des liens interessants et riches sont tissés entre les deux. L'architecture n'est présente que de manière très discrète et un esprit grincheux pourrait trouver sa présence au fond peu nécessaire....

  2. Feb 2026
    1. De la même manière, la ville peut devenir récit de soi, se mettre en scène comme un jeu, s’éloigner de la simple représentation des choses, des idéologies ou des psychologies sociales.

      Peut-être est ce du à une mauvaise compréhension de ma part, mais je ne parviens pas à saisir à "qui" renvoie ce "soi"

      Une personne ? La ville elle-même devenue quasi personnage ?

    2. le travail de mémoire et le travail du deuil peuvent accompagner la nouveauté

      Ne le font-ils pas fondamentalement ? Je trouve que poser cela comme hypothèse n'est pas correct.

    3. il existe des “non-lieux”, et c’est à nous qu’il revient de leur donner un sens, de les transformer en lieux vécus, grâce à notre mémoire, notre imagination et notre manière d’habiter l’espace.

      "Qui" sont-ils ? S'il existe des "non lieux", c'est qu'ils sont localisés, localisables, vécus donc il est possible de les nommer et de les lister - sans faire toutefois un inventaire ... à côté de "hauts-lieux" (terme peut-être à reprendre) comme le Père Lachaise, etc.

    4. La ville, tout comme la maison, nous protège, même sans murs visibles

      La ville, "notre" ville est donc à "notre mesure" ? Cette proposition de "'mesure" aurait un écho avec le sentiment d'être "petit" ailleurs.

    5. la ville est partagée avec d’autre

      Les "conséquences" sur cette idée de protection seraient interessantes à développer. Je pense notamment à la figure urbaine du flâneur (Benjamin et Baudelaire) qui est "protégé" car noyé dans le flot des individus et maitrisant quelques codes de la ville, peut se soustraire au regard des autres et être, en quelque sorte, protégé.

    6. Alors, nous pouvons revenir à la relation initiale entre la ville imaginée — celle des attentes et des désirs — qui restera toujours présente, et peut-être même plus puissante que la ville vécue, bien qu’elle influe à son tour sur ces images.

      Ce propos fait écho à un élément que vous laissiez plutôt en suspend dans les premières lignes du chapitre 5.

    7. mais cela, sans doute, est une autre histoire

      N'est-ce pas plutôt la même histoire où la "face cachée" de ce rapport ? Une ville est habitée autant qu'elle nous habite, non ?

    8. Dans la lecture, le texte déploie tout son potentiel : il éclaire la vie du lecteur, il révèle ce qui restait caché ou encore inquestionné

      Est ce que vous sous entendez qu'il en est de même pour l'architecture ? La proximité que vous défendez au troisième stade du récit pourrait être explicitée.

    9. préfiguration, configuration, refiguration

      J'invite les auteurs à découvrir (ou redécouvrir) les travaux de Jacques Fontanilles sur "les plans d'immanence".

      FONTANILLE, , J. (2015). Formes de vie. In Formes de vie. Presses universitaires de Liège. FONTANILLE, J. (2008). Pratique sémiotique, Presses Universitaires de France. FONTANILLE, J. (2006). Textes, objets, situations et formes de vie. Les niveaux de pertinence du plan de l’expression dans une sémiotique des cultures. In J. Alonso Aldama, D. Bertrand, M. Costantini, & S. Dambrine (éds.), La Transversalité du sens (1 ). Presses universitaires de Vincennes. https://doi.org/10.4000/books.puv.5828 FONTANILLE, J., & ZINNA, A. (2005). Les objets au quotidien. Presses Univ. Limoges.

    10. ma recherche doctorale.

      Il serait utile de mentionner les questionnements et/ou hypothèses de ce travail de thèse, cela pourrait aider à cerner le "pourquoi ces questions sont revenus avec force"

    11. ville, identité, Paris, mémoire, Récit, espace urbain identity, Paris, city, memory, story, narrative, Architecture

      Les mots-clefs ne sont pas les mêmes en Français et en Anglais, pourquoi ?

      Cela sème un trouble déjà bien présent à la double lecture du titre et du résumé : le sujet porte-t-il sur la ville ? sur l'architecture ? la hiérarchisation et le chainage ne permet de trancher . Peut-être faudrait-il clarifier ce point et mettre titre, résumé, mots-clefs et texte au diapason l'un de l'autre !

    12. lieux

      Le lieu est "là où quelque chose se passe" pour reprendre la belle définition d'Augustin Berque (dictionnaire de la géographie et de l'espace des société)

    13. Pour Ricoeur, l’homme construit pour habiter. Et ce geste fondamental nous pousse à reconsidérer une idée reçue : peut-être n’y a-t-il jamais eu d’état “primitif” de l’homme séparé de l’habitation, car l’homme est depuis toujours entre nature et culture.

      Et l'on habite aussi par le langage dirait Thierry Paquot : https://shs.cairn.info/revue-sens-dessous-2016-1-page-79?lang=fr

      Donc "faire le récit" de ce que l'on vit au quotidien, où l'on réside, les lieux arpentés est "habiter".

    14. Bibliographie

      C'est surprenant de ne pas trouver un seul ouvrage de Paul Ricoeur dans la bibliographie alors que la réflexion s'appuie en grande partie sur lui.

      Je me permets aussi deux propositions complémentaires de lecture (voir aussi les autres annotations au fil du texte) : Régine Robin "mégapolis ou les derniers pas du flâneur "; Jean-Christophe Bailly "la phrase urbaine",