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    1. Conclusion : Les principautés hallstattiennes comme chefferies complexes5 L’état actuel des connaissances permet de conclure qu’une tentative d’urbanisation s’est produite au nord des Alpes, de l’ouest de la Bavière à l’est du Berry (Brun & Chaume 2013 ; Brun, Chaume dans ce volume, p. 367 ; Brun, Chaume, Sachetti dans ce volume, p. 9). Des facteurs à la fois internes et externes se sont alors conjugués pour rendre possible la création de principautés territoriales élargies, polarisées par un établissement concentrant les institutions dirigeantes qu’elles aient été politiques ou économiques. Dans quelques cas, comme Vix ou la Heuneburg par exemple, ces principautés se sont développées jusqu’à tendre vers une organisation de type urbain sans toutefois atteindre pleinement ce stade de développement et, surtout, là réside le nœud de la discussion, sans qu’il se soit généralisé à l’ensemble du domaine hallstattien et encore moins pérennisé. Cette tentative d’urbanisation est demeurée un essai inachevé que P. Brun et B. Chaume ont qualifié d’atélo-urbain (atelos qui ne parvient pas à son terme : télos le terme, la fin)6. Les raisons en sont encore mal cernées, mais elles sont vraisemblablement d’ordre systémique et d’échelle continentale (Brun, Chaume 2013, 342). Ces formations politiques, anépigraphes, n’en ont pas moins été éphémères ; les unes plus que les autres, mais n’excédant guère un siècle pour les plus durables. Des groupements de plusieurs milliers de personnes, en un même lieu, pendant plusieurs décennies, impliquaient une organisation territoriale et sociale déjà très stratifiée – comme l’ont postulé aussi Wells (1980), Franskenstein et Rowlands (1978), Brun (1987, 1995, 1997), etc… – du niveau de la chefferie complexe, si l’on se réfère à la typologie d’Allen W. Johnson et de Timothy Earle (2000). Bien qu’elle ait été contestée par Alain Testart (Testart 2005) qui lui reprochait son caractère trop évolutionniste, sorte de prédestination à passer nécessairement d’un stade à l’autre, cette classification des sociétés, développée dans le célèbre ouvrage : The Evolution of Human Societies (2000), est celle qui recueille le plus large assentiment. En l’absence de sources textuelles, c’est bien à partir de la confrontation des données archéologiques et des modèles anthropologiques que peuvent être interrogés les fondements du phénomène princier (Chaume 2004 ; 2007). De cet exercice de comparatisme, émergent de nouveaux traits définitoires qui redessinent les contours de la structure sociale hallstattienne.

      Conclusione: I principati hallstattiani come chiefdom complessi Lo stato attuale delle conoscenze permette di concludere che un tentativo di urbanizzazione si è verificato a nord delle Alpi, dall'ovest della Baviera all'est del Berry (Brun & Chaume 2013; Brun, Chaume in questo volume, p. 367; Brun, Chaume, Sachetti in questo volume, p. 9). Fattori sia interni che esterni si sono allora combinati per rendere possibile la creazione di principati territoriali allargati, polarizzati da un insediamento che concentrava le istituzioni dirigenti, sia politiche che economiche. In alcuni casi, come Vix o la Heuneburg per esempio, questi principati si sono sviluppati fino a tendere verso un'organizzazione di tipo urbano senza tuttavia raggiungere pienamente questo stadio di sviluppo e, soprattutto – ed è qui il fulcro della discussione –, senza che questo modello si sia generalizzato all'intero ambito hallstattiano e ancor meno che si sia stabilizzato nel tempo. Questo tentativo di urbanizzazione è rimasto un saggio incompiuto che P. Brun e B. Chaume hanno definito "atelo-urbano" (atelos: che non giunge al suo termine; telos: il termine, la fine). Le ragioni sono ancora mal definite, ma sono verosimilmente di ordine sistemico e su scala continentale (Brun, Chaume 2013, 342). Queste formazioni politiche, anepigrafi, non di meno sono state effimere; alcune più di altre, ma difficilmente hanno superato un secolo per le più durature. Raggruppamenti di diverse migliaia di persone in uno stesso luogo per diversi decenni implicavano un'organizzazione territoriale e sociale già fortemente stratificata – come ipotizzato anche da Wells (1980), Frankenstein e Rowlands (1978), Brun (1987, 1995, 1997), ecc. – al livello del chiefdom (potentato) complesso, se si fa riferimento alla tipologia di Allen W. Johnson e Timothy Earle (2000). Sebbene sia stata contestata da Alain Testart (Testart 2005), che le rimproverava il carattere troppo evoluzionistico (una sorta di predestinazione a passare necessariamente da uno stadio all'altro), questa classificazione delle società, sviluppata nella celebre opera The Evolution of Human Societies (2000), è quella che riscuote il più ampio consenso. In assenza di fonti testuali, è proprio a partire dal confronto tra i dati archeologici e i modelli antropologici che possono essere indagati i fondamenti del fenomeno principesco (Chaume 2004; 2007). Da questo esercizio di comparativismo emergono nuovi tratti definitori che ridisegnano i contorni della struttura sociale hallstattiana.

    2. L’emprise territoriale d’une principauté celtique : l’exemple de Vix  Dans le chapitre final de l’ouvrage publié en 2001 (Chaume 2001), on a cherché à cerner l’emprise territoriale d’une résidence princière, considérant qu’il s’agissait d’un enjeu majeur de la recherche touchant au phénomène princier de la fin de l’époque hallstattienne. Répondre à cette question consistait à étayer l’hypothèse d’un territoire s’étendant bien au-delà de la norme habituelle connue durant la Protohistoire d’Europe moyenne, et qui a été fixée à un secteur de 5 km de rayon environ autour de l’établissement principal. Dans le cas d’une principauté celtique, le territoire envisagé semble autrement plus vaste puisqu’il pourrait aller jusqu’à couvrir un espace de 100 km de diamètre centré sur la résidence princière, postulat théorique qui a été exposé à différentes reprises (Härke 1979 ; Brun 1987 ; Chaume 2001 ; Brun & Chaume 2013 ; Chaume 2020a, 358, fig. 21.11 ; Brun & Chaume dans ce volume).  Les principautés celtiques présentent une organisation territoriale centralisatrice et hiérarchisée ; il leur était donc nécessaire de disposer de pouvoirs-relais situés à la périphérie du domaine contrôlé par l’autorité centrale. Ces potentats intermédiaires avaient pour fonction de quadriller politiquement le terrain et de maintenir des postes “frontières” aux confins du territoire. Jusqu’à présent les spéculations sur la définition et la délimitation de ces espaces frontaliers ont été peu développées et insuffisamment démontrées.  Il n’est pas interdit de penser que l’effondrement des “principautés celtiques” s’est accompagné, à LTA, ou dès la phase de transition entre le Hallstatt et La Tène, d’une prise de pouvoir par les vassaux qui servaient auparavant de relais politico-économiques aux puissances contrôlant les sites princiers. La présence de tombes très riches datées de LTA, situées en bordure du cercle des 50 km autour du mont Lassois, notamment dans le secteur de Troyes (Fig. 23) (Chaume 2001, 2020a), indique l’apparition ou le développement de nouvelles aristocraties qui récupèrent, en même temps que tout ou partie de l’autorité, le contrôle des voies de communication et s’interposent en médiateurs obligés dans les relations commerciales avec Marseille d’une part et l’Italie du Nord (la culture de Golasseca notamment) d’autre part. Fig. 23. Le territoire de la principauté hallstattienne de Vix/le mont Lassois et ses marges (B. Chaume 2018 d’après B. Chaume 2001). L’implosion des aristocraties du Ha D2-D3 expliquerait que l’on soit revenu, au cours de LTA, à une échelle quasi naturelle de contrôle du territoire par les élites, à savoir une aire de 5 km de rayon autour du site principal. Le complexe aristocratique de Vix/le mont Lassois n’a pas échappé à cette fin soudaine sinon violente, comme le laissent entrevoir les incendies de la maison 1 et du rempart 3, voire la destruction brutale du sanctuaire aristocratique des Herbues(Fig. 24) (Chaume & Reinhard 2003, 2007). Sur ce dernier site, la décapitation des statues (un guerrier et une femme, sans doute la Dame de Vix) marque la volonté manifeste des iconoclastes d’effacer du paysage et de la mémoire collective, dans une sorte de damnatio memoriae, ce monument insigne destiné à honorer les fondateurs et/ou les personnages éminents de la dynastie régnante. Ce n’est pas un hasard si l’abandon de l’habitat de hauteur du mont Lassois coïncide avec la destruction du sanctuaire des Herbues, soit un peu avant le milieu du Ve siècle a.C. Fig. 24. Sanctuaire hallstattien de Vix/Les Herbues (photo B. Chaume & W. Reinhard).

      L’estensione territoriale di un principato celtico: l’esempio di Vix Nel capitolo finale dell'opera pubblicata nel 2001 (Chaume 2001), si è cercato di definire l'estensione territoriale di una residenza principesca, considerando che si trattasse di una sfida cruciale per la ricerca riguardante il fenomeno principesco della fine dell'epoca hallstattiana. Rispondere a questa domanda significava sostenere l'ipotesi di un territorio che si estendeva ben oltre la norma abituale conosciuta durante la protostoria dell'Europa centrale, fissata in un raggio di circa 5 km attorno all'insediamento principale. Nel caso di un principato celtico, il territorio ipotizzato sembra decisamente più vasto, poiché potrebbe arrivare a coprire uno spazio di 100 km di diametro centrato sulla residenza principesca, un postulato teorico esposto in diverse occasioni (Härke 1979; Brun 1987; Chaume 2001; Brun & Chaume 2013; Chaume 2020a, 358, fig. 21.11; Brun & Chaume in questo volume). I principati celtici presentano un'organizzazione territoriale centralizzata e gerarchizzata; era quindi necessario che disponessero di poteri-intermediari (pouvoirs-relais) situati alla periferia del dominio controllato dall'autorità centrale. Questi potentati intermedi avevano la funzione di controllare politicamente il territorio e di mantenere dei posti di "frontiera" ai confini del territorio stesso. Fino ad ora, le speculazioni sulla definizione e sulla delimitazione di questi spazi di frontiera sono state poco sviluppate e insufficientemente dimostrate. Non è escluso pensare che il collasso dei "principati celtici" sia stato accompagnato, nel La Tène A (LTA) o fin dalla fase di transizione tra l'Hallstatt e il La Tène, da una presa di potere da parte dei vassalli che in precedenza fungevano da intermediari politico-economici per le potenze che controllavano i siti principeschi. La presenza di tombe molto ricche datate al La Tène A, situate ai margini della cerchia dei 50 km intorno al monte Lassois, in particolare nel settore di Troyes (Fig. 23) (Chaume 2001, 2020a), indica la comparsa o lo sviluppo di nuove aristocrazie che recuperano, insieme a tutta o a una parte dell'autorità, il controllo delle vie di comunicazione e si interpongono come mediatori obbligati nelle relazioni commerciali con Marsiglia da un lato e con l'Italia settentrionale (in particolare la cultura di Golasecca) dall'altro. Fig. 23. Il territorio del principato hallstattiano di Vix/il monte Lassois e i suoi marges (B. Chaume 2018 da B. Chaume 2001). L'implosione delle aristocrazie dell'Ha D2-D3 spiegherebbe il motivo per cui si sia ritornati, nel corso del La Tène A, a una scala quasi naturale di controllo del territorio da parte delle élite, vale a dire un'area di 5 km di raggio attorno al sito principale. Il complesso aristocratico di Vix/il monte Lassois non è sfuggito a questa fine improvvisa, se non violenta, come lasciano intravedere gli incendi della casa 1 e del bastione 3, o persino la distruzione brutale del santuario aristocratico de Les Herbues (Fig. 24) (Chaume & Reinhard 2003, 2007). In quest'ultimo sito, la decapitazione delle statue (un guerriero e una donna, senza dubbio la Dama di Vix) testimonia la palese volontà degli iconoclasti di cancellare dal paesaggio e dalla memoria collettiva, in una sorta di damnatio memoriae, questo insigne monumento destinato a onorare i fondatori e/o i personaggi eminenti della dinastia regnante. Non è un caso che l'abbandono dell'insediamento d'altura del monte Lassois coincida con la distruzione del santuario de Les Herbues, ossia poco prima della metà del V secolo a.C. Fig. 24. Santuario hallstattiano di Vix/Les Herbues (foto B. Chaume & W. Reinhard).

    3. Les grands bâtiments de Sainte-Colombe-sur-Seine Dès le milieu du XXe siècle, René Joffroy a postulé (Joffroy, 1958 ; 1960, 38) une mise en relation entre les sépultures aristocratiques de Sainte-Colombe-sur-Seine et l’habitat de hauteur vixéen, supposant que les élites, enterrées sous les tumulus de La Butte et de La Garenne, avaient eu le mont Lassois pour lieu de résidence. On est revenu plus tard sur cette interprétation (Chaume 2001), en infléchissant notablement les propos de R. Joffroy. Comme sa proposition n’était pas forcément la seule issue au problème de la localisation des résidences élitaires, les collègues du DAI, pour explorer des solutions alternatives, ont été invités, dès leur première campagne de 2015,à mener des prospections géomagnétiques autour et entre les deux tombes à char hallstattiennes de Sainte-Colombe-sur-Seine. Ces recherches ont révélé l’existence de plusieurs grands bâtiments, groupés, semblant appartenir à un même établissement(Goldmann 2021, 61, 246, 250-251). Leur positionnement, sensiblement à équidistance des tombes à char hallstattiennes des tumulus de La Butte et de La Garenne, interroge. Ces constructions sur poteaux porteurs paraissent de grandes dimensions, mais les bâtiments comme l’établissement auxquels ils semblent appartenir, présentent des plans très lacunaires (Fig. 22). Cette incomplétude s’explique par la proximité d’un gazoduc traversant le site archéologique, lequel a sérieusement perturbé les signaux électromagnétiques. L’absence d’éléments de datation ne permet pas d’avancer très loin dans les conjectures, notamment celle d’une contemporanéité de cet habitat, important si on en juge par les dimensions des maisons, avec les grands tertres aristocratiques voisins. Un sondage limité pourrait renseigner sur la chronologie des constructions, ouvrant ou non, selon les données recueillies, le champ des hypothèses sur une dichotomie possible et sinon probable, entre un siège du pouvoir qui serait “logé” sur le mont Lassois et des espaces résidentiels d’une partie tout au moins de l’aristocratie régnante, qui auraient été disséminés dans l’environnement à des points stratégiques.

      I grandi edifici di Sainte-Colombe-sur-Seine Fin dalla metà del XX secolo, René Joffroy ha ipotizzato (Joffroy 1958; 1960, 38) una correlazione tra le sepolture aristocratiche di Sainte-Colombe-sur-Seine e l'insediamento d'altura di Vix, supponendo che le élite, sepolte sotto i tumuli di La Butte e di La Garenne, avessero avuto il monte Lassois come luogo di residenza. Questa interpretazione è stata successivamente riesaminata (Chaume 2001), modificando significativamente le tesi di R. Joffroy. Poiché la sua proposta non era necessariamente l'unica soluzione al problema della localizzazione delle residenze elitarie, i colleghi del DAI (Deutsches Archäologisches Institut), per esplorare soluzioni alternative, sono stati invitati, fin dalla loro prima campagna del 2015, a condurre prospezioni geomagnetiche intorno e tra le due tombe a carro hallstattiane di Sainte-Colombe-sur-Seine. Queste ricerche hanno rivelato l'esistenza di diversi grandi edifici raggruppati, che sembrano appartenere a uno stesso insediamento (Goldmann 2021, 61, 246, 250-251). Il loro posizionamento, sensibilmente equidistante dalle tombe a carro hallstattiane dei tumuli di La Butte e La Garenne, solleva degli interrogativi. Queste costruzioni su pali portanti appaiono di grandi dimensioni, ma sia gli edifici che l'insediamento a cui sembrano appartenere presentano piante molto lacunose (Fig. 22). Questa incompletezza si spiega con la vicinanza di un gasdotto che attraversa il sito archeologico, il quale ha seriamente disturbato i segnali elettromagnetici. L'assenza di elementi di datazione non permette di spingersi troppo oltre nelle congetture, in particolare in quella di una contemporaneità di questo insediamento – importante a giudicare dalle dimensioni delle case – con i vicini grandi tumuli aristocratici. Un sondaggio limitato potrebbe fornire informazioni sulla cronologia delle costruzioni, aprendo o meno, a seconda dei dati raccolti, il campo delle ipotesi su una possibile, se non probabile, dicotomia tra una sede del potere che sarebbe "alloggiata" sul monte Lassois e degli spazi residenziali di una parte almeno dell'aristocrazia dominante, che sarebbero stati disseminati nei dintorni in punti strategici.

    4. Un édifice absidial au pied du mont Lassois Le nouveau grand bâtiment absidial (Fig. 21) – no 6 de l’inventaire –, occupe une position inhabituelle sur la rive droite de la Seine ; en effet, les cinq autres édifices du même type avaient été construits sur le plateau supérieur du mont Lassois. Cette demeure, selon toute apparence à caractère aristocratique, et dont le plan a été restitué grâce aux données fournies par la géophysique, présente de fortes similarités avec ses homologues du plateau Saint-Marcel. Des constantes architecturales (abside, galerie, murs à poteaux plantés, fossés de fondation), se dégagent de ces ensembles bien que le plan du bâtiment absidial no 6 ne soit pas aussi lisible que les autres, notamment dans la structuration de son espace interne. Sur ce dernier point, en effet, il semble que le magnétogramme laisse entrevoir une superposition de deux plans. Selon la règle générale, celle qui régit l’ordonnancement des bâtiments absidiaux du mont Saint-Marcel, une seule ligne transversale devrait exister entre le fronton et la base de l’abside, scindant l’espace intérieur en deux grandes salles, la première suivant l’entrée, la seconde précédant l’abside. Or, on observe la présence probable de deux lignes, même si le magnétogramme n’est pas très clair pour cette partie, là où on n’en attendrait qu’une. À l’extrémité orientale, celle où se trouvait l’entrée principale, la situation tant pour les deux lignes de poteaux des murs nord et sud que pour les galeries afférentes, est relativement confuse mais là aussi des indices plaident en faveur de deux phases d’édification du bâtiment. En revanche, et a contrario, la disposition des deux lignes de poteau des murs septentrionaux et méridionaux évoquent plutôt une seule phase de construction. Ces deux observations, qui ne s’excluent pas nécessairement, pourraient s’interpréter ainsi : deux bâtiments auraient été édifiés sur le même emplacement, le second reprenant, pour l’abside et les côtés, les implantations des trous de poteau du premier. Ce scénario n’est pas sans rappeler celui proposé pour la maison 1, à un détail près ; pour le Palais de la dame de Vix, la ligne extérieure de la galerie avait été reconstruite et déplacée d’un mètre vers l’extérieur, créant ainsi une troisième ligne de poteaux. Ces grandes structures palatiales partagent, outre les standards architecturaux qui ont présidé à leur construction, une orientation identique est-ouest, l’entrée principale se situant à l’est. Dans le chapitre the House of the rising sun de l’ouvrage paru en 2011 (Chaume et al. 2011c, 825-830), a été discuté le choix d’orienter au soleil levant l’entrée monumentale de ces palais, en postulant qu’il était dicté par des raisons topographiques et météorologiques (lutte contre les vents dominants d’ouest, faiseurs de pluie), aux dépens d’autres motifs d’ordre plus symbolique et rituel. La découverte du nouveau bâtiment invite à nuancer, pour le moins, cette position. En effet, dans ce dernier cas, les concepteurs disposaient de choix d’implantation plus ouverts, libérés qu’ils étaient des contraintes topographiques du plateau (Chaume 2020a, 355, fig. 21, 8, 356, fig. 21.9 ; 2020b, 442, fig. 9, 443, fig. 10). À Vix, dans la plaine, côté Seine, le zéphyr se fait moins sentir à l’ombre et au pied du mont Lassois ; dans cette situation, le vent dominant le plus gênant est sans conteste celui du nord-est. Dès lors, le choix d’une orientation de la maison 6 autre qu’ouest-est, était envisageable, puisque les contraintes anémométriques n’étaient pas les mêmes que sur le plateau supérieur du mont. Le maintien d’une orientation ouest-est, réactive, semble-t-il, la piste d’un choix plus symbolique qu’utilitaire pour expliquer cette configuration à la fois particulière et répétitive des grands bâtiments absidiaux vixois. Fig. 21. Grand bâtiment absidial n° 6, implanté dans un enclos palissadé, découvert en prospection géomagnétique sur la rive droite de la Seine par l’équipe du DAI sous la direction de F. Lüth et R. Komp (août 2018). En haut, prospection magnétique ; en bas, schéma d’interprétation du magnétogramme. Au nord de l’enclos, on note la présence d’un mur et d’un fossé appartenant sans doute à une fortification. Si les fouilles de l’été 20214 confirment que les structures perceptibles sur le magnétogramme, au nord du nouveau bâtiment absidial (n°6) (Fig. 22), correspondent bien à un rempart doublé d’un fossé, alors l’hypothèse d’un prolongement des Levées 1 et 2 sur la rive droite de la Seine, qui viendraient enserrer une portion de la rivière sur plusieurs centaines de mètres, prendrait un peu plus corps (Fig. 1). Fig. 22. Grands bâtiments sur poteaux porteurs de Sainte-Colombe-sur-Seine. Prospections géomagnétiques par l’équipe de l’Institut archéologique allemand sous la direction de F. Lüth et R. Komp (2015).

      Un edificio absidato ai piedi del monte Lassois Il nuovo grande edificio ad abside (Fig. 21) – n. 6 dell'inventario –, occupa una posizione insolita sulla riva destra della Senna; infatti, gli altri cinque edifici dello stesso tipo erano stati costruiti sul pianoro superiore del monte Lassois. Questa dimora, a quanto pare di carattere aristocratico e la cui pianta è stata ricostruita grazie ai dati forniti dalla geofisica, presenta forti somiglianze con le controparti del pianoro Saint-Marcel. Da questi complessi emergono costanti architettoniche (abside, galleria, pareti a pali portanti, fossati di fondazione), sebbene la pianta dell'edificio absidato n. 6 non sia altrettanto leggibile rispetto alle altre, in particolare nella strutturazione del suo spazio interno. Su questo punto specifico, infatti, sembra che il magnetogramma lasci intravedere una sovrapposizione di due piante. Secondo la regola generale, quella che governa l'organizzazione degli edifici absidati del monte Saint-Marcel, dovrebbe esistere una sola linea trasversale tra il frontone e la base dell'abside, scindendo lo spazio interno in due grandi sale: la prima successiva all'ingresso, la seconda antecedente all'abside. Ora, si osserva la probabile presenza di due linee laddove ce ne si aspetterebbe una sola, anche se il magnetogramma non è chiarissimo in questa parte. All'estremità orientale, quella in cui si trovava l'ingresso principale, la situazione sia per le due linee di pali delle pareti nord e sud sia per le relative gallerie è piuttosto confusa, ma anche lì vi sono indizi a favore di due fasi di edificazione dell'edificio. Al contrario, la disposizione delle due linee di pali delle pareti settentrionali e meridionali evoca piuttosto un'unica fase costruttiva. Queste due osservazioni, che non si escludono necessariamente, potrebbero essere interpretate così: due edifici sarebbero stati eretti sul medesimo luogo, con il secondo che riprendeva, per l'abside e i lati, il posizionamento delle buche di palo del primo. Questo scenario ricorda da vicino quello proposto per la casa 1, con un solo dettaglio di differenza: per il "Palazzo della Dama di Vix", la linea esterna della galleria era stata ricostruita e spostata di un metro verso l'esterno, creando così una terza linea di pali. Queste grandi strutture palaziali condividono, oltre agli standard architettonici che hanno presieduto alla loro costruzione, un'identica orientazione est-ovest, con l'ingresso principale situato a est. Nel capitolo The House of the rising sun dell'opera pubblicata nel 2011 (Chaume et al. 2011c, 825-830), si è discusso sulla scelta di orientare verso il sole nascente l'ingresso monumentale di questi palazzi, ipotizzando che fosse dettata da ragioni topografiche e meteorologiche (contrasto ai venti dominanti da ovest, portatori di pioggia), a scapito di altri motivi di ordine più simbolico e rituale. La scoperta del nuovo edificio invita quanto meno a sfumare questa posizione. Infatti, in questo ultimo caso, i progettisti disponevano di scelte di impianto più aperte, svincolati com'erano dalle costrizioni topografiche del pianoro (Chaume 2020a, 355, fig. 21.8, 356, fig. 21.9; 2020b, 442, fig. 9, 443, fig. 10). A Vix, nella pianura dal lato della Senna, il vento si fa sentire meno all'ombra e ai piedi del monte Lassois; in questa situazione, il vento dominante più fastidioso è senza dubbio quello da nord-est. Di conseguenza, la scelta di un'orientazione della casa 6 diversa da quella ovest-est era ipotizzabile, poiché i vincoli anemometrici non erano gli stessi del pianoro superiore del monte. Il mantenimento di un'orientazione ovest-est riapre, a quanto pare, la pista di una scelta più simbolica che utilitaristica per spiegare questa configurazione al contempo particolare e ripetitiva dei grandi edifici absidati di Vix. Se gli scavi dell’estate 2021 confermeranno che le strutture percettibili sul magnetogramma a nord del nuovo edificio absidato (n. 6) (Fig. 22) corrispondono effettivamente a un bastione raddoppiato da un fossato, allora l’ipotesi di un prolungamento dei Terrapieni (Levées) 1 e 2 sulla riva destra della Senna, che verrebbero a racchiudere una porzione del fiume per diverse centinaia di metri, prenderebbe ulteriormente corpo (Fig. 1). Fig. 22. Grandi edifici su pali portanti di Sainte-Colombe-sur-Seine. Prospezioni geomagnetiche a cura dell’équipe dell'Istituto Archeologico Tedesco sotto la direzione di F. Lüth e R. Komp (2015).

    5. Une Viereckschanze au Breuil Parmi les photographies aériennes signées par Alexandra Cordier de la campagne 2011, plusieurs montraient un grand fossé rectiligne qui traversait le lieu-dit le Breuil suivant un axe quasi nord-sud avec toutefois un léger décalage de -15 grades par rapport à cette orientation (Fig. 19, 20). Une observation plus attentive d’une des photographies a permis, dans un second temps, d’identifier, au sud, le retour du fossé en direction de l’est. En revanche, les tracés des côtés oriental et septentrional n’ont jamais pu être délimités, malgré deux tentatives en prospections géophysiques dont la dernière en 20143. C’est un niveau d’inondation, formé de petits galets de rivière et correspondant à ce que les géologues nomment un lob de crevasse, qui a fait obstacle à la propagation des ondes électromagnétiques. Fig. 19. Magnétogramme de l’habitat hallstattien (?) avec greniers sur pilotis, situé au lieu-dit le Breuil. Prospections géomagnétiques par l’équipe de l’Institut archéologique allemand sous la direction de F. Lüth et R. Komp (août 2016). La longueur du fossé a été évaluée d’après la photographie aérienne une fois redressée. Elle est d’environ 120 m. À une trentaine de mètres au nord du secteur sondé, le fossé s’interrompt pour faire place à une entrée qui s’ouvre à l’ouest, en direction du mont Lassois. S’il s’agit bien du fossé d’une structure quadrangulaire de type Viereckschanze, comme il est probable, celle-ci s’étendrait dans la partie est du lieu-dit le Breuil, entre le sondage et la Seine. Dans le sondage A, le fossé (Fait 1) a été décapé mécaniquement puis manuellement sur 17 m de longueur. Sa largeur oscille entre 2,80 m et 2,90 m et sa profondeur dans le substrat géologique varie de 0,40 m et 0,50 m. Le tronçon dégagé a été divisé en 4 zones. Les secteurs 1 et 2 ont été fouillés complètement en planimétrie. Une première coupe, établie au sud du secteur 1, a permis de se faire une idée de la stratigraphie du comblement. La seconde coupe, pratiquée au sud du secteur 4, était bien mieux lisible ; nous la considérons comme plus représentative. Lors de la campagne de 2014, le sondage B, implanté à quelques mètres au nord de la zone investie en 2013, a été réalisé afin de retrouver le fossé (Fait 1) et son interruption qui correspond à l’entrée de la Viereckschanze, tous deux bien visibles sur une des photographies aériennes (Fig. 20). Fig. 20. Vue aérienne, prise du nord, du secteur du Breuil (A. Cordier). L’entrée de l’enclos a été dégagée en planimétrie mais la fouille a dû être arrêtée en surface du comblement du fossé, faute de pouvoir la mener à son terme avant la fin de la campagne 2014. Elle n’a pas été reprise depuis. Plusieurs monnaies celtiques ont été découvertes au détecteur à métaux sur ce niveau. Une fibule en argent, dorée sur l’arc, de type Nauheim, se trouvait au milieu de l’entrée, enfoncée de douze centimètres dans le sol naturel. Rien n’a été repéréquant à l’existence d’une fosse où la fibule aurait pu être déposée ; il n’en demeure pas moins qu’il est peu probable que sa position topographique et stratigraphique soit fortuite. Tout incite à considérer l’objet comme un dépôt cultuel, vraisemblablement de fondation. Bien que les niveaux de circulation n’aient pas été conservés, deux trous de poteaux avec calage de pierres (Faits 99, 100), situés à l’extérieur de l’enclos et devant l’entrée, marquent apparemment l’emplacement d’un portique ou d’un avant-toit assurant une couverture à l’entrée (Fig. 19), à moins qu’il ne s’agisse de tourillons de porte. L’interruption des fouilles n’a pas permis de mener à leur terme les investigations qui pourtant auraient dû s’imposer. Le spectre chronologique des objets (bracelet à décor plastique, potins à la tête d’Indien, fragments de fibules de Nauheim, amphores de type Dressel 1) s’échelonne de LTC1 à LTD1, la majorité des artefacts datant de cette dernière période.

      Una Viereckschanze al Breuil Tra le fotografie aeree scattate da Alexandra Cordier nella campagna del 2011, diverse mostravano un grande fossato rettilineo che attraversava la località Le Breuil secondo un asse quasi nord-sud, sebbene con un leggero scostamento di -15 gradi rispetto a questo orientamento (Fig. 19, 20). Un'osservazione più attenta di una delle fotografie ha permesso, in un secondo momento, di identificare a sud il ritorno del fossato in direzione est. Per contro, i tracciati dei lati orientale e settentrionale non sono mai stati delimitati, nonostante due tentativi di prospezione geofisica, l'ultimo dei quali nel 2014. È stato un livello di inondazione, formato da piccoli ciottoli di fiume e corrispondente a ciò che i geologi chiamano una rotta fluviale (lob de crevasse), a ostacolare la propagazione delle onde elettromagnetiche. La lunghezza del fossato è stata valutata in base alla fotografia aerea una volta raddrizzata ed è di circa 120 m. A una trentina di metri a nord del settore sondato, il fossato si interrompe per lasciare spazio a un ingresso che si apre a ovest, in direzione del monte Lassois. Se si tratta effettivamente del fossato di una struttura quadrangolare di tipo Viereckschanze, come è probabile, questa si estenderebbe nella parte est della località Le Breuil, tra il sondaggio e la Senna. Nel sondaggio A, il fossato (Fatto 1) è stato scavato meccanicamente e poi manualmente su 17 m di lunghezza. La sua larghezza oscilla tra 2,80 m e 2,90 m e la sua profondità nel substrato geologico varia tra 0,40 m e 0,50 m. Il tratto messo in luce è stato diviso in 4 zone. I settori 1 e 2 sono stati scavati completamente in planimetria. Una prima sezione, tracciata a sud del settore 1, ha permesso di farsi un'idea della stratigrafia del riempimento. La seconda sezione, praticata a sud del settore 4, era decisamente più leggibile; la consideriamo come la più rappresentativa. Durante la campagna del 2014, il sondaggio B, impiantato a pochi metri a nord dell'area indagata nel 2013, è stato realizzato al fine di ritrovare il fossato (Fatto 1) e la sua interruzione corrispondente all'ingresso della Viereckschanze, entrambi ben visibili su una delle fotografie aeree (Fig. 20). L'ingresso del recinto è stato messo in luce in planimetria, ma lo scavo ha dovuto essere interrotto sulla superficie del riempimento del fossato, non potendo essere portato a termine prima della fine della campagna 2014. Da allora non è più stato ripreso. Diverse monete celtiche sono state scoperte con il metal detector su questo livello. Una fibula d'argento, dorata sull'arco, di tipo Nauheim, si trovava al centro dell'ingresso, conficcata di dodici centimetri nel terreno naturale. Nulla è stato individuato riguardo all'esistenza di una fossa in cui la fibula avrebbe potuto essere deposta; resta il fatto che è poco probabile che la sua posizione topografica e stratigrafica sia fortuita. Tutto spinge a considerare l'oggetto come un deposito cultuale, verosimilmente di fondazione. Sebbene i livelli di calpestio non si siano conservati, due buche di palo con zeppe in pietra (Fatti 99, 100), situate all'esterno del recinto e davanti all'ingresso, segnano apparentemente la posizione di un portico o di una tettoia che garantiva una copertura all'ingresso (Fig. 19), a meno che non si tratti di perni di una porta. L'interruzione degli scavi non ha permesso di portare a termine le indagini che pure si sarebbero imposte. Lo spettro cronologico degli oggetti (braccialetto con decorazione plastica, potins a testa d'indiano, frammenti di fibule di Nauheim, anfore di tipo Dressel 1) spazia dal La Tène C1 al La Tène D1, con la maggior parte dei manufatti databile a quest'ultimo periodo.

    6. Les habitats extra muros du mont Lassois L’habitat hallstattien au lieu-dit Le Breuil L’existence d’un faubourg qui s’étendrait du pied du mont Lassois à la Seine (Fig. 1), à l’image de ce que les recherches ont mis au jour en contrebas de la Heuneburg (Krausse 2010 ; Krausse et al.,  dans ce volume, p. 133 ; Kurz 2000 ; 2010), était pressentie depuis longtemps (Chaume 2001). Cette hypothèse a pris corps ces dernières années. Les fouilles au lieu-dit le Breuil (Fig. 18), combinées à des prospections géophysiques étendues, ont fait apparaître un vaste habitat hallstattien couvrant environ 3 hectares (Chaume 2020a et b). Dans le même secteur, les investigations géophysiques ont aussi dévoilé des bâtiments sur pilotis qui sont à mettre en relation avec le site du Breuil. Ces constructions, formées de quatre lignes de cinq poteaux, pourraient correspondre à des greniers d’une douzaine de mètres de longueur pour 10 m de largeur environ (Fig. 19). Ces ensembles rappellent, avec des dimensions moindres toutefois, les grands greniers du plateau supérieur du mont Lassois, dont l’un (le grenier C) a été sondé en 2013. Il contenait des graines d’orge carbonisées en quantités relativement importantes (Berrio et al., à paraître), confirmant, si besoin était, la fonction de stockage de ces structures (Chaume et al. 2011a, 372 Fig. 5).  Fig. 18. Plan de fouilles du site du Breuil à Vix (relevés : B. Chaume, N. Nieszery, W. Reinhard. Plan sous AUTOCaD : S. Beuchot. Reprise du plan sous Illustrator : K.B. Rothe, 2014).> Au Breuil, au moins huit de ces greniers sur pilotis ont été identifiés dans le lit mineur, en rive droite de la Seine et à quelques dizaines de mètres du lit majeur. Cette constatation amène à s’interroger sur le tracé de la rivière à l’époque protohistorique. En effet, dans la disposition actuelle du cours d’eau, on peine à imaginer que les Hallstattiens aient installé, en zone inondable, maisons et greniers, sauf à envisager l’utilisation de la rivière à son étiage ou à supposer une occupation temporaire des lieux. On sait par ailleurs qu’entre le début du Premier âge du Fer, marqué par une péjoration climatique, et le milieu du Ve siècle a.C. qui a connu un réchauffement, des modifications importantes des contextes hydrologique et/ou climatologique se sont produites. Ces oscillations, enregistrées à l’échelle européenne, ont entraîné des variations du cours des rivières mais également affecté l’économie, pesant de ce fait sur la société hallstattienne dans son ensemble. La datation des greniers, probablement du premier âge du Fer (à son début ou à sa fin ?), constituera un argument de poids pour privilégier telle ou telle théorie. On attend, dans le cas de Vix, qu’une véritable analyse de l’évolution du cours de la rivière, sur la très longue durée, valide un ou des scénarios possibles, susceptibles d’expliquer la fonction que les Hallstattiens avaient assignée à l’aménagement des bords de Seine.

      Gli insediamenti extra muros del monte Lassois L'insediamento hallstattiano nella località Le Breuil L'esistenza di un sobborgo che si estendeva dai piedi del monte Lassois fino alla Senna (Fig. 1), sul modello di quanto le ricerche hanno riportato alla luce al di sotto della Heuneburg (Krausse 2010; Krausse et al., in questo volume, p. 133; Kurz 2000; 2010), era intuita da tempo (Chaume 2001). Questa ipotesi ha preso corpo negli ultimi anni. Gli scavi nella località Le Breuil (Fig. 18), combinati con estese prospezioni geofisiche, hanno rivelato un vasto insediamento hallstattiano che copre circa 3 ettari (Chaume 2020a e b). Nello stesso settore, le indagini geofisiche hanno anche svelato edifici su palafitte che sono da mettere in relazione con il sito del Breuil. Queste costruzioni, formate da quattro linee di cinque pali, potrebbero corrispondere a granai di una dozzina di metri di lunghezza per circa 10 m di larghezza (Fig. 19). Questi complessi richiamano, sebbene con dimensioni minori, i grandi granai del pianoro superiore del monte Lassois, uno dei quali (il granaio C) è stato sondato nel 2013. Conteneva chicchi d'orzo carbonizzati in quantità relativamente grandi (Berrio et al., in corso di stampa), confermando, se mai ce ne fosse bisogno, la funzione di stoccaggio di queste strutture (Chaume et al. 2011a, 372 Fig. 5). Al Breuil, almeno otto di questi granai su palafitte sono stati identificati nell'alveo di magra, sulla riva destra della Senna e a qualche decina di metri dall'alveo di piena. Questa constatazione porta a interrogarsi sul tracciato del fiume in epoca protostorica. Infatti, nella disposizione attuale del corso d'acqua, si fatica a immaginare che gli Hallstattiani abbiano installato, in zona esondabile, case e granai, a meno che non si ipotizzi l'utilizzo del fiume nei periodi di magra o si supponga un'occupazione temporanea dei luoghi. Si sa d'altronde che tra l'inizio della prima età del Ferro, segnato da un peggioramento climatico, e la metà del V secolo a.C., che ha conosciuto un riscaldamento, si sono verificate importanti modifiche dei contesti idrologici e/o climatologici. Queste oscillazioni, registrate su scala europea, hanno causato variazioni del corso dei fiumi ma hanno anche influenzato l'economia, pesando di conseguenza sulla società hallstattiana nel suo insieme. La datazione dei granai, probabilmente alla prima età del Ferro (al suo inizio o alla sua fine?), costituirà un argomento di peso per privilegiare l'una o l'altra teoria. Ci si attende, nel caso di Vix, che una vera analisi dell'evoluzione del corso del fiume sul lunghissimo periodo convalidi uno o più scenari possibili, in grado di spiegare la funzione che gli Hallstattiani avevano assegnato alla sistemazione delle sponde della Senna.

    7. La question du port Les travaux des dernières années (2016-2018), menés dans le cadre du programme Vix et son Environnement, ont révélé les indices de l’existence d’aménagements induisant la possibilité d’une utilisation de la Seine comme voie de transport. Il semble, en l’état des données, qu’un chenal, partant du rempart 11, situé en bas de pente du mont Lassois, côté nord-est, ait rejoint la Seine, distante à cet endroit d’une trentaine de mètres (Fig. 1, 15). Une structure à vocation défensive, mais peut-être pas seulement – s’agit-il d’un pont, d’une barbacane ? – avait été installée dans ce chenal (Fig. 16). La longueur totale de la structure dégagée est de 13,80 m pour une largeur de 4,70 m. Elle est parfaitement perpendiculaire à l’axe du fossé qui mesure à cet endroit 14,90 m de largeur. La face externe du mur, orientée vers le nord et le cours de la Seine, a 1,70 m de hauteur maximale ; elle est parementée avec des dalles calibrées et taillées (Fig. 17). En surface de la partie conservée de cette construction, plusieurs fantômes de poutres, perpendiculaires à la structure, ont été mis en évidence ainsi que quatre à cinq niveaux de briques crues. Le rempart des Renards est le second, après celui de la Heuneburg, qui ait intégré ce type de matériau dans la construction d’une fortification hallstattienne. La porte monumentale de la Heuneburg (Kurz 2008), clairement différente du passage mis en évidence dans la fortification no 5 du Champ de Fossé, était bordée de murs, bâtis avec des moellons taillés jusqu’à une hauteur d’un mètre environ et surmontés de lits de briques crues. Les prospections géophysiques conduites par l’équipe de Friedrich Lüth et de Rainer Komp2 dans le secteur nord-est du site, en rive droite de la Seine, laissent soupçonner, par les indices qu’elles procurent, l’existence d’un rempart susceptible de correspondre à une extension, dans la plaine, des Levées 1 et 2 du mont Lassois. Ce prolongement du système de fortification sur la rive droite de la Seine enfermerait un segment de la rivière sur plusieurs centaines de mètres (Fig. 1). Dans l’enceinte de cet espace, les prospections géomagnétiques du DAI d’août 2018, ont révélé la présence d’un nouveau grand bâtiment à abside de 32,5 m de long pour 18 m de large, implanté dans un enclos palissadé d’une superficie d’un hectare environ (voir infra). Si les structures défensives subodorées – mais qui restent à démontrer – sont bien attestées en rive droite de la Seine, elles n’ont pu avoir pour seul objectif de protéger les accès à la rivière depuis le mont Lassois, car il aurait suffi alors d’arrêter le système de défense en rive gauche. En lui faisant traverser le cours d’eau et en installant un nouveau grand bâtiment absidial en son sein, il paraît assez évident que d’autres buts étaient poursuivis. Sans doute faut-il forger, pour ces remparts, d’autres hypothèses que celle de la stricte protection du nouveau “palais”, et supposer qu’ils aient pu garantir, aussi, la sauvegarde d’aménagements portuaires le long des rives de la Seine au nombre desquels, par exemple, figurent des débarcadères. À ce jour et à notre connaissance, aucune preuve de validation n’a été apportée par l’archéologie à la présence d’un port au pied d’une principauté celtique. À Vix, des indices permettent de supputer son existence, mais ils sont encore trop ténus pour emporter la décision et conforter pleinement cette conjecture. Fig. 15. Chantier de l’Université de Vienne, sondage 6 situé entre la voie ferrée et la route départementale (D 118) de Vix à Pothières (vue prise du nord depuis un drone, photo Gerald Raab). Fig. 16. Reconstitution du secteur du port et des remparts 3 et 11 au lieudit Les Renards (3D, copyright J. Sturhmann). Fig. 17. Parement du mur installé dans le fossé (?) menant à la Seine (vue prise du nord, photo T. Pertlwieser 2018).

      La questione del porto I lavori degli ultimi anni (2016-2018), condotti nell'ambito del programma Vix et son Environnement, hanno rivelato indizi dell'esistenza di strutture che suggeriscono la possibilità di un utilizzo della Senna come via di trasporto. Allo stato attuale dei dati, sembra che un canale, partendo dal bastione 11 situato ai piedi del pendio del monte Lassois sul lato nord-est, raggiungesse la Senna, distante in quel punto una trentina di metri (Fig. 1, 15). Una struttura a vocazione difensiva, ma forse non solo – si tratta di un ponte, di una barbacana? – era stata installata in questo canale (Fig. 16). La lunghezza totale della struttura messa in luce è di 13,80 m per una larghezza di 4,70 m. Essa è perfettamente perpendicolare all'asse del fossato che misura, in quel punto, 14,90 m di larghezza. La facciata esterna del muro, orientata verso nord e verso il corso della Senna, ha un'altezza massima di 1,70 m; è paramentata con lastre calibrate e tagliate (Fig. 17). Sulla superficie della parte conservata di questa costruzione sono state evidenziate diverse impronte negative (fantômes) di travi, perpendicolari alla struttura, oltre a quattro o cinque livelli di mattoni crudi. Il bastione dei Renards è il secondo, dopo quello della Heuneburg, ad aver integrato questo tipo di materiale nella costruzione di una fortificazione hallstattiana. La porta monumentale della Heuneburg (Kurz 2008), chiaramente diversa dal passaggio evidenziato nella fortificazione n. 5 del Champ de Fossé, era fiancheggiata da muri costruiti con blocchi squadrati fino a un'altezza di circa un metro e sormontati da letti di mattoni crudi. Le prospezioni geofisiche condotte dall'équipe di Friedrich Lüth e Rainer Komp nel settore nord-est del sito, sulla riva destra della Senna, lasciano ipotizzare, attraverso gli indizi che forniscono, l'esistenza di un bastione che potrebbe corrispondere a un'estensione, nella pianura, dei Terrapieni 1 e 2 del monte Lassois. Questo prolungamento del sistema di fortificazione sulla riva destra della Senna racchiuderebbe un tratto del fiume per diverse centinaia di metri (Fig. 1). All'interno di questo spazio, le prospezioni geomagnetiche del DAI dell'agosto 2018 hanno rivelato la presenza di un nuovo grande edificio ad abside lungo 32,5 m e largo 18 m, impiantato in un recinto palificato della superficie di circa un ettaro (vedi infra). Se le strutture difensive ipotizzate – ma ancora da dimostrare – saranno effettivamente attestate sulla riva destra della Senna, esse non potevano avere come unico scopo quello di proteggere gli accessi al fiume dal monte Lassois, poiché in tal caso sarebbe bastato arrestare il sistema di difesa sulla riva sinistra. Facendogli attraversare il corso d'acqua e installando al suo interno un nuovo grande edificio absidato, appare evidente che si perseguivano altri scopi. Senza dubbio occorre formulare, per questi bastioni, ipotesi diverse da quella della stretta protezione del nuovo "palazzo", e supporre che potessero garantire anche la salvaguardia di strutture portuali lungo le rive della Senna, tra le quali, ad esempio, dei moli d'imbarco. A oggi, e a nostra conoscenza, nessuna prova di convalida è stata apportata dall'archeologia alla presenza di un porto ai piedi di un principato celtico. A Vix, alcuni indizi permettono di ipotizzarne l'esistenza, ma sono ancora troppo tenui per confermare pienamente questa congettura.

    8. Un quartier artisanal au lieu-dit Les Renards  Le secteur des Renards fut découvert lors des travaux de l’équipe autrichienne sur la levée 3 ; il est apparu sous la forme d’une zone marquée par une concentration dense de traces de rubéfaction. Une prospection géophysique a permis par la suite d’identifier le même genre d’anomalies et de montrer qu’elles dessinaient un arc de cercle depuis la levée 3 jusqu’aux abords de la levée 4 (Fig. 11). La fouille a révélé qu’il s’agissait, en fait, de structures de combustion adossées au rempart 11 (Fig. 12), lequel, complètement érodé, n’était plus visible en surface. Les recherches de l’université de Zurich se sont concentrées sur deux zones d’une surface totale d’environ 220 m2 (direction : Alexandra Winkler). Fig. 11. Plan de situations des zones 1 et 2 de l’Université de Zurich (dir. A. Winkler) (photo G. Raab, Université de Vienne ; DAO A. Winkler, Université de Zurich). Fig. 12. Plan de situation schématique dans la zone 2 des fouilles de l’Université de Zurich (dir. A. Winkler) (photo G. Raab, Université de Vienne ; DAO A. Winkler, Université de Zurich). La zone 1 se situe dans la pente ; elle a livré deux niveaux d’occupation du Ha D2/3, datés par des céramiques et au 14C. À cet endroit, le dénivelé assez important de la pente avait été compensé par un terrassement. Deux fours à coupole ont pu être documentés, ainsi que les plans de deux cabanes semi-enterrées (Fig. 13), dont l’une a fourni des déchets ménagers et artisanaux en grande quantité. La présence de tessons d’amphores et la mise en évidence de la consommation de vin sont à noter plus particulièrement. La zone 2 est mieux structurée avec deux niveaux du Ha D2/3 et les vestiges de deux fours de construction distincte (Fig. 14). Des restes d’installations artisanales, des sols empierrés de galets, des trous de poteau ainsi que des résidus de production et d’ébauches d’objets, attestant un travail du bronze et du fer ont été mis au jour. La fouille du site des Renards a offert les premiers niveaux d’activités de productions in situ et intra muros du mont Lassois, d’où leur importance dans la perception socio-économique du site. Fig. 13. Terrasses d’occupation et four dans la zone 1 des fouilles de l’Université de Zurich (dir. A. Winkler) (photo F. Ter-Nedden, G. Stutz, J. Bucher, Université de Zurich). Fig. 14. Détails d’une structure de combustion installée à l’arrière du rempart 11 dans la zone 2 des fouilles de l’Université de Zurich (dir. A. Winkler) (photo J. Horvath, Université de Zurich).

      Un quartiere artigianale nella località Les Renards Il settore dei Renards è stato scoperto durante i lavori dell'équipe austriaca sul terrapieno 3; si è presentato sotto forma di un'area contrassegnata da una fitta concentrazione di tracce di rubefazione. Una prospezione geofisica ha permesso in seguito di identificare lo stesso genere di anomalie e di mostrare che disegnavano un arco di cerchio dal terrapieno 3 fino ai pressi del terrapieno 4 (Fig. 11). Lo scavo ha rivelato che si trattava, in realtà, di strutture di combustione addossate al bastione 11 (Fig. 12), il quale, completamente eroso, non era più visibile in superficie. Le ricerche dell'Università di Zurigo si sono concentrate su due aree per una superficie totale di circa 220 m² (direzione: Alexandra Winkler). La zona 1 si trova sul pendio; ha restituito due livelli di occupazione dell'Ha D2/3, datati mediante ceramiche e al C14. In questo punto, il dislivello piuttosto significativo del pendio era stato compensato da un terrazzamento. È stato possibile documentare due forni a cupola, nonché le piante di due capanne seminterrate (Fig. 13), una delle quali ha restituito scarti domestici e artigianali in grande quantità. Da notare in modo particolare la presenza di frammenti di anfore e l'evidenza del consumo di vino. La zona 2 è meglio strutturata, con due livelli dell'Ha D2/3 e i resti di due forni di diversa costruzione (Fig. 14). Sono stati portati alla luce resti di installazioni artigianali, pavimenti in ciottoli di fiume, buche di palo, nonché residui di produzione e semilavorati di oggetti che attestano la lavorazione del bronzo e del ferro. Lo scavo del sito dei Renards ha offerto i primi livelli di attività produttive in situ e intra muros del monte Lassois, da cui deriva la loro importanza nella percezione socio-economica del sito.

    9. Le rempart du Champ de Fossé La face occidentale du mont Lassois était également pourvue d’un rempart monumental. R. Joffroy l’avait déjà repéré en 1948-1950 (Joffroy 1960, 20-21 ; Chaume 2001, 16-27), mais ce n’est qu’avec les fouilles de l’université de Zurich (2009-14) que l’on a commencé à entrevoir son importance. La fortification est connue sur toute sa longueur (environ 400 m) grâce au relevé topographique ; elle a été fouillée avec son fossé et ses arrières sur une surface d’environ 800 m2 sous la direction d’A. Ballmer et de K. Schäppi (Fig. 7). Une coupe traversant toute la zone, perpendiculairement à l’ouvrage, livre un grand nombre d’informations sur sa construction et sa structure  interne comme sur sa liaison avec les niveaux d’occupation du Champ de Fossé. Ces derniers ont procuré un matériel abondant appartenant au Ha D2/3 (céramiques, objets métalliques et restes de productions artisanales variées, ainsi qu’un sol de bâtiment en terre battue avec des foyers, Fig. 8). Des traces d’artisanats métallurgiques et des lingots bipyramidaux ont été découverts dans la zone délimitée par le rempart. Il est à noter, en outre, qu’un certain nombre de dépôts hallstattiens voire plus récents avaient été placés sur le rempart. Après une interruption marquée par une importante couche sédimentaire, une occupation de La Tène moyenne – vraisemblablement à caractère cultuel – a également été mise en évidence. Fig. 7. Chantier du Champ de Fossé : fossé extérieur, rempart, zone intra muros ; vue du sud (photo R. Sele, Université de Zurich). Fig. 8. Champ de Fossé, zone intra muros : sol en terre battue avec gouttière autour et foyer d’un bâtiment hallstattien ; vue de l’est (photo K. Schäppi, Université de Zurich). La construction de cette fortification s’est effectuée en plusieurs étapes. Le talus se compose essentiellement de sédiments provenant du fossé, empilés en trois phases successives. Ce n’est que grâce à l’observation rigoureuse de ces recharges et de leur taphonomie que l’on peut postuler l’existence de structures en bois destinées à maintenir les sédiments marneux en place. La façade extérieure du rempart était dotée d’un mur à parement en pierres calcaires, probablement disposé en gradins, dont seuls de modestes vestiges subsistent (Fig. 9). Lors de l’édification du rempart, un passage d’une largeur de 11.5 m fut laissé ouvert, et dans l’axe de celui-ci un talus (une passerelle) de terre traversait le fossé. Soit il s’agissait d’un chantier prévu pour une porte ; soit le passage servait à faciliter les transports de matériaux de construction. Il est intéressant de noter que seul un flanc du passage était pourvu d’une construction latérale en bois, tandis que sur l’autre côté aucun dispositif de ce type n’était visible. Dans le même secteur, aucun horizon de circulation n’a pu être mis en évidence. Cette ouverture fut graduellement comblée pendant la construction du rempart et bloquée du côté extérieur par l’installation d’un bloc de maçonnerie (de 3,6 m par 4,3 m) ayant peut-être servi de base à une tour, et, côté interne, par une palissade (Fig. 10). Fig. 9. Niveaux empierrés, coté extérieur du rempart au Champ de Fossé ; vue du sud (photo R. Sele, Université de Zurich). Fig. 10. Emplacement du passage à travers le rempart au Champ de Fossé en cours de fouille avec bloc quadrangulaire parementé ; vue de l’ouest (photo R. Sele, Université de Zurich).

      Il bastione del Champ de Fossé Anche la facciata occidentale del monte Lassois era provvista di un bastione monumentale. R. Joffroy lo aveva già individuato nel 1948-1950 (Joffroy 1960, 20-21; Chaume 2001, 16-27), ma è solo con gli scavi dell'Università di Zurigo (2009-14) che si è iniziato a intuire la sua importanza. La fortificazione è nota su tutta la sua lunghezza (circa 400 m) grazie al rilievo topografico; è stata scavata insieme al suo fossato e alle sue retrovie su una superficie di circa 800 m² sotto la direzione di A. Ballmer e K. Schäppi (Fig. 7). Una sezione che attraversa l'intera area, perpendicolarmente all'opera, fornisce un gran numero di informazioni sulla sua costruzione e sulla sua struttura interna, nonché sul suo collegamento con i livelli di occupazione del Champ de Fossé. Questi ultimi hanno restituito un abbondante materiale appartenente all'Ha D2/3 (ceramiche, oggetti metallici e resti di varie produzioni artigianali, oltre al pavimento in terra battuta di un edificio con focolari, Fig. 8). Tracce di artigianato metallurgico e lingotti bipiramidali sono stati scoperti nella zona delimitata dal bastione. Si nota inoltre che un certo numero di depositi hallstattiani, o anche più recenti, erano stati collocati sul bastione. Dopo un'interruzione segnata da un importante strato sedimentario, è stata evidenziata anche un'occupazione del La Tène medio, verosimilmente a carattere cultuale. La costruzione di questa fortificazione è avvenuta in diverse fasi. Il terrapieno si compone essenzialmente di sedimenti provenienti dal fossato, accumulati in tre fasi successive. Solo grazie all'osservazione rigorosa di questi riempimenti e della loro tafonomia si può ipotizzare l'esistenza di strutture in legno destinate a mantenere in situ i sedimenti marnosi. La facciata esterna del bastione era dotata di un muro con paramento in pietra calcarea, probabilmente disposto a gradoni, di cui sussistono solo modesti resti (Fig. 9). Durante l'edificazione del bastione, un passaggio della larghezza di 11,5 m fu lasciato aperto e, in asse con questo, una rampa (una passerella) di terra attraversava il fossato. O si trattava di un cantiere previsto per una porta, oppure il passaggio serviva ad agevolare il trasporto dei materiali da costruzione. È interessante notare che solo un fianco del passaggio era provvisto di una costruzione laterale in legno, mentre sull'altro lato non era visibile alcun dispositivo di questo tipo. Nello stesso settore non è stato possibile evidenziare alcun piano di calpestio. Questa apertura fu gradualmente colmata durante la costruzione del bastione e bloccata sul lato esterno dall'installazione di un blocco di muratura (di 3,6 m per 4,3 m) che potrebbe essere servito come base per una torre e, sul lato interno, da una palizzata (Fig. 10).

    10. Monumentalisation du système de fortification Les collègues de l’université de Vienne, O. Urban et T. Pertlwieser, pensent avoir reconnu deux grandes phases dans l’édification du système de fortification du mont Lassois1 (Fig. 1).  Au Hallstatt final, seul le bord occidental paraît avoir été défendu par un rempart du type Pfostenschlitzmauer ou Altkönig-Preist(Urban & Pertlwieser 2011, 211 Fig. 20). La fortification était dotée de poteaux verticaux insérés dans les parements, l’un frontal et l’autre arrière (Fig. 5). Sous ce rempart hallstattien de 9 m de large, une première fortification du type à caissons, datée du Br F IIIb, avait été édifiée (Urban & Pertlwieser 2011, 200-211). Pour son installation, le bord de la table calcaire avait été décaissé sur 1 m de hauteur environ et 8 m de largeur. Fig. 5. Rempart ouest du bord de plateau du type Pfostenschlitzmauer (photo T. Pertlwieser). La datation du rempart du Br F IIIb concorde avec la phase la plus ancienne de la nécropole, située au pied du site et implantée sur la première terrasse de la Seine, mais aussi avec les dépôts cultuels retrouvés dans l’environnement des grands bâtiments absidiaux no 1 et 2 (Chaume et al. 2011b, 487-502). Toujours sur le bord oriental mais au sud du plateau, une fouille de René Joffroy du début des années 50 avait révélé la présence de gros trous de poteau alignés et implantés sur une petite terrasse, à 4-5 mètres de la rupture de la pente. Ces vestiges témoignent d’un ancien parement à poutrage.  Un chemin montant vers l’extrémité sud du mont Saint Marcel devait déboucher sur une entrée donnant accès au sommet. Cette porte méridionale devait avoir sa symétrique à l’extrémité nord du mont. Les fouilles ont démontré que le caractère monumental des fortifications allait bien au-delà de ce qui était nécessaire au seul aspect défensif. Ainsi, le talus sur lequel avait été installé le rempart 3, dont il ne reste rien ou si peu, avait 4 m de hauteur et 30 m de large à sa base. Le fossé qui le bordait du côté sud affichait des dimensions impressionnantes (25 m de large et 10 m de profondeur) (Fig. 6). L’espace intra muros défendu par ce système complexe, dont on commence seulement à entrevoir l’étendue et l’organisation, était de 40 à 45 ha. La question des accès au plateau, et plus généralement à l’espace ceint par les fortifications, reste globalement posée, même si nos collègues suisses de l’université de Zurich ont dégagé, après six campagnes de fouilles au Champ de Fossé, un passage aménagé dans le rempart ouest qui représente, à ce jour, la seule entrée connue de la citadelle. Nous avons évoqué plus haut d’autres accès possibles, notamment ceux qui seraient situés au sud et au nord du plateau. J. Lagorgette, suivi par R. Joffroy (Joffroy 1960, 23), avait avancé l’idée que la montée vers le haut pouvait se faire, aussi, en suivant les remparts du flanc oriental, ce que suggère l’aplanissement volontaire de leur sommet. Fig. 6. Fossé de la Levée 3 (photo T. Pertlwieser).

      Monumentalizzazione del sistema di fortificazione I colleghi dell'Università di Vienna, O. Urban e T. Pertlwieser, ritengono di aver individuato due grandi fasi nell'edificazione del sistema di fortificazione del monte Lassois (Fig. 1). Nell'Hallstatt finale, solo il bordo occidentale sembra essere stato difeso da un bastione del tipo Pfostenschlitzmauer o Altkönig-Preist (Urban & Pertlwieser 2011, 211 Fig. 20). La fortificazione era dotata di pali verticali inseriti nei paramenti, uno frontale e uno posteriore (Fig. 5). Sotto questo bastione hallstattiano largo 9 m era stata eretta una prima fortificazione di tipo a cassone, datata al Br F IIIb (Urban & Pertlwieser 2011, 200-211). Per la sua installazione, il bordo della piattaforma calcarea era stato scavato per circa 1 m di altezza e 8 m di larghezza. La datazione del bastione del Br F IIIb concorda con la fase più antica della necropoli, situata ai piedi del sito e impiantata sul primo terrazzo della Senna, ma anche con i depositi cultuali rinvenuti nei pressi dei grandi edifici absidati n. 1 e 2 (Chaume et al. 2011b, 487-502). Sempre sul bordo orientale ma a sud del pianoro, uno scavo di René Joffroy dei primi anni '50 aveva rivelato la presenza di grandi buche di palo allineate e impiantate su un piccolo terrazzo, a 4-5 metri dal ciglio del pendio. Questi resti testimoniano un antico paramento con struttura in legno (poutrage). Un sentiero che saliva verso l'estremità sud del monte Saint-Marcel doveva sboccare su un ingresso che dava accesso alla cima. Questa porta meridionale doveva avere la sua simmetrica all'estremità nord del monte. Gli scavi hanno dimostrato che il carattere monumentale delle fortificazioni andava ben oltre quanto necessario al solo aspetto difensivo. Così, il terrapieno sul quale era stato installato il bastione 3, di cui non resta nulla o quasi, era alto 4 m e largo 30 m alla base. Il fossato che lo costeggiava sul lato sud presentava dimensioni imponenti (25 m di larghezza e 10 m di profondità) (Fig. 6). L'spazio intra muros difeso da questo complesso sistema, di cui si comincia solo ora a intravedere l'estensione e l'organizzazione, era di 40-45 ettari. La questione degli accessi al pianoro, e più in generale allo spazio cinto dalle fortificazioni, resta complessivamente aperta, anche se i nostri colleghi svizzeri dell'Università di Zurigo hanno messo in luce, dopo sei campagne di scavo al Champ de Fossé, un passaggio ricavato nel bastione ovest che rappresenta, a oggi, l'unico ingresso noto della cittadella. Abbiamo accennato in precedenza ad altri possibili accessi, in particolare quelli che sarebbero situati a sud e a nord del pianoro. J. Lagorgette, seguito da R. Joffroy (Joffroy 1960, 23), aveva avanzato l'idea che la salita verso l'alto potesse avvenire anche seguendo i bastioni del fianco orientale, come suggerito dal livellamento intenzionale della loro sommità.

    11. Introduction Lorsqu’il s’agit d’évaluer le degré de sophistication des communautés protohistoriques en général et de la société hallstattienne en particulier, l’accord entre chercheurs/archéologues est loin d’être établi puisque d’aucuns la classent dans les sociétés de type tribal, animées par des Big Men (Eggert 1997 ; 2007), d’autres la conçoivent comme évoluant vers l’État archaïque (Fernándes-Götz & Krausse 2013), certains évacuent le sujet d’un revers de la main (Dietler 1999, 138), et la plupart, semble-t-il, la considèrent comme une chefferie complexe (Frankenstein & Rowlands 1978 ; Brun 1987 ; 1995 ; 1997a et b ; 1999 ; Brun & Chaume 1997 ; 2013 ; ce volume ; Wells 1980). S’interroger sur ce type de classification ne relève pas d’une pure question de nomenclature, mais permet d’engager le rapport dialectique entre le modèle et les données, les secondes alimentant le premier, lequel, en retour, fournit des éclairages nouveaux, voire organise la cohérence d’informations qui auraient pu apparaître, jusque-là et a priori, comme disparates. Les résultats des recherches à Vix ont nourri très largement cette problématique, à savoir celle d’une société autrement plus élaborée qu’il n’avait été envisagé en 1993 (Brun & Chaume 1997). Des résultats, novateurs et spectaculaires, touchant aussi bien à l’organisation qu’à la structuration de la société, deux points névralgiques dans la définition d’une chefferie complexe, ont été acquis au cours des vingt dernières années. Ces avancées, obtenues principalement sur les sites de Vix, de la Heuneburg et à un degré moindre du Ipf et de Bourges, marquent une très nette inflexion des hypothèses en faveur des chefferies complexes, écartant les postulats qui en feraient des chefferies simples voire des sociétés dirigées par des Big Men, pour ne prendre que les positions les plus minimalistes, ou alors, au contraire, des États archaïques pour les plus optimistes. Nous reviendrons, dans la partie conclusive de cet article, sur ce débat après avoir décliné les aspects des recherches récentes à Vix qui ont contribué de façon décisive à façonner le modèle des principautés celtiques.

      Introduzione Quando si tratta di valutare il grado di sofisticazione delle comunità protostoriche in generale e della società hallstattiana in particolare, l'accordo tra ricercatori e archeologi è tutt'altro che stabilito: alcuni la classificano tra le società di tipo tribale, animate da Big Men (Eggert 1997; 2007), altri la concepiscono come un'evoluzione verso lo Stato arcaico (Fernándes-Götz & Krausse 2013), taluni liquidano l'argomento con un colpo di mano (Dietler 1999, 138), e la maggior parte, a quanto pare, la considera un chiefdom (potentato) complesso (Frankenstein & Rowlands 1978; Brun 1987; 1995; 1997a e b; 1999; Brun & Chaume 1997; 2013; questo volume; Wells 1980). Interrogarsi su questo tipo di classificazione non è una pura questione di nomenclatura, ma permette di avviare il rapporto dialettico tra il modello e i dati: i secondi alimentano il primo, il quale, di ritorno, fornisce nuove chiavi di lettura o, addirittura, organizza la coerenza di informazioni che fino a quel momento potevano apparire, a priori, come disparate. I risultati delle ricerche a Vix hanno ampiamente alimentato questa problematica, vale a dire quella di una società decisamente più elaborata di quanto fosse stato ipotizzato nel 1993 (Brun & Chaume 1997). Nel corso degli ultimi vent'anni sono stati acquisiti risultati innovativi e spettacolari, che riguardano tanto l'organizzazione quanto la strutturazione della società, due punti nevralgici nella definizione di un chiefdom complesso. Questi progressi, ottenuti principalmente sui siti di Vix, della Heuneburg e, in misura minore, del Ipf e di Bourges, segnano una netta inclinazione delle ipotesi a favore dei chiefdom complessi. Vengono così scartati i postulati che li ridurrebbero a chiefdom semplici o a società guidate da Big Men – per citare solo le posizioni più minimaliste – o, al contrario, a Stati arcaici per i più ottimisti. Nella parte conclusiva di questo articolo ritorneremo su questo dibattito, dopo aver esposto gli aspetti delle recenti ricerche a Vix che hanno contribuito in modo decisivo a delineare il modello dei principati celtici.

    12. La place centrale : le cas de Vix (Fig. 1) L’habitat de hauteur du mont Saint-Marcel Le mont Lassois s’appréhende comme un ensemble cohérent et organisé constitué d’un espace quasi urbanisé (un plateau sommital de 5 ha environ), de fortifications (sur le bord, les pentes et le bas des versants du mont St-Marcel), de nécropoles et d’habitats ouverts dans la vallée de la Seine. D’importants vestiges retrouvés sur le mont Saint-Marcel et dans les sépultures situées au pied du mont datent du Bronze final IIIb. Cette période révolue, le site a connu un hiatus jusqu’au début du Hallstatt final (Ha D1). Pendant deux siècles environ, le sommet semble donc n’avoir plus été occupé. Fig. 1. Plan général du mont Lassois : principales structures fouillées (grands bâtiments absidiaux du Ha D2-D3 et structures funéraires protohistoriques (B. F. IIIb – Ha D1/D2/D3 -LTC – LTD1) : 1. Tumulus princier ; 2. Tumulus 2 ; 3. Tumulus 3 ; 4. Tumulus 4 ; 5. Tumulus 5 ; 6. Tumulus 6 ; 7. Tumulus 7 ; 8. ; Tumulus 8 ; 9. umulus 9 ; 10. sSanctuaire hallstattien des Herbues ; 11. Nécropole de La Tène moyenne et finale ; A. Enclos des grands bâtiments absidiaux ; B. Bâtiment absidial n° 6 (B. Chaume 2020 – DAO : K. B. Rothe – Fond LIDAR : W. Böttinger, D. Mueller, S. Schenk, Université de technologie de Stuttgart). L’habitat sommital se structure de part et d’autre d’un axe central de circulation orienté nord/sud (Fig. 2). Cette “grande rue” distribue les accès à une quinzaine d’enclos, délimités par des fossés palissadés, au sein desquels se trouvaient les habitations. Au sud, trois bâtiments sur pilotis correspondent à de très vastes greniers collectifs. Les prospections géophysiques ont montré qu’au nord-est du plateau, une situation comparable est prédictible ; en effet, une construction sur pilotis a été repérée. Elle devait être positionnée non loin de l’entrée nord, par analogie avec la situation décrite au sud où la configuration du terrain, en forme de talweg, laisse entrevoir l’existence d’un accès menant à une porte (Chaume et al. 2011, 373 Fig. 6, 374 Fig. 7). La régularité de l’organisation spatiale des enclos et des bâtiments qu’ils recèlent, suggère un ordonnancement initial et un contrôle de l’exécution des travaux par le pouvoir en place. Les indices d’une hiérarchisation sociale sont perceptibles dans le bâti comme dans les espaces clôturés. Les maisons classiques à deux nefs (Chaume et al. 2011, 376 Fig. 9, 377 Fig. 10) côtoient des bâtiments monumentaux à abside. Fig. 2. Magnétogramme du plateau sommital du mont Lassois (Harald von der Osten-Woldenburg). Fig. 3. Plan de l’enclos aux grand bâtiments absidiaux du plateau supérieur du mont Lassois (relevés : B. Chaume, S. Beuchot, N. Nieszery , W. Reinhard. Plan sous AUTOCaD : S. Beuchot. Reprise du plan sous Illustrator : K.B. Rothe). Au cœur de ce dispositif et au centre de l’enclos le plus vaste, se trouvaient cinq grands bâtiments absidiaux, dont deux avaient des dimensions hors normes : 35 m de long pour 21 m de large pour la maison 1, et 25 m de long pour 11 m de large pour la maison 2 (Fig. 3). La maison no 1, qu’on a proposé d’identifier au palais de la dame de Vix, était installée au point le plus haut. En 2013, un sixième bâtiment à abside aux dimensions également remarquables (32,5 m de long et 18 m environ de large) a été découvert dans l’enclos jouxtant celui des cinq bâtiments absidiaux. Ces réalisations prouvent le niveau de maîtrise acquis par les Hallstattiens dans les techniques de charpenterie. Pour la maison 1, ils se sont montrés capables de libérer de vastes espaces intérieurs (500 m2 de superficie) en construisant un édifice dont la panne faîtière s’établissait à une hauteur de 15 m minimum (Fig. 4). La fonction exacte de la construction reste hypothétique : publique ou privée, lieu de pouvoir, espace religieux ou domestique ? Sans doute faut-il juxtaposer toutes ces fonctions, dès lors que le politique et le religieux n’étaient pas scindés dans les chefferies complexes. Fig. 4. Restitution de l’enclos aux grands bâtiments absidiaux (dessin K.B. Rothe, d’après les données de B. Chaume, S. Beuchot, N. Nieszery et W. Reinhard).

      Il luogo centrale: il caso di Vix (Fig. 1) L'insediamento d'altura del monte Saint-Marcel Il monte Lassois si presenta come un insieme coerente e organizzato, costituito da uno spazio quasi urbanizzato (un pianoro sommitale di circa 5 ettari), da fortificazioni (sul bordo, sui pendii e alla base dei versanti del monte St-Marcel), da necropoli e da insediamenti aperti nella valle della Senna. Importanti resti rinvenuti sul monte Saint-Marcel e nelle sepolture situate ai piedi del monte risalgono al Bronzo Finale IIIb. Conclusosi questo periodo, il sito ha conosciuto uno iato fino all'inizio dell'Hallstatt finale (Ha D1). Per circa due secoli, la sommità sembra quindi non essere più stata occupata. L'insediamento sommitale si struttura ai lati di un asse centrale di circolazione orientato nord/sud (Fig. 2). Questa "via principale" distribuisce gli accessi a una quindicina di recinti, delimitati da fossati palificati, all'interno dei quali si trovavano le abitazioni. A sud, tre edifici su palafitte corrispondono a vastissimi granai collettivi. Le prospezioni geofisiche hanno dimostrato che nel settore nord-est del pianoro è prevedibile una situazione analoga; è stata infatti individuata una costruzione su palafitte. Essa doveva essere posizionata non lontano dall'ingresso nord, per analogia con la situazione descritta a sud, dove la configurazione del terreno a forma di impluvio (talweg) lascia intravedere l'esistenza di un accesso che conduceva a una porta (Chaume et al. 2011, 373 Fig. 6, 374 Fig. 7). La regolarità dell'organizzazione spaziale dei recinti e degli edifici che essi racchiudono suggerisce una pianificazione iniziale e un controllo dell'esecuzione dei lavori da parte del potere vigente. Gli indizi di una gerarchizzazione sociale sono percettibili sia nelle strutture murarie che negli spazi recintati. Le case classiche a due navate (Chaume et al. 2011, 376 Fig. 9, 377 Fig. 10) si affiancano a edifici monumentali ad abside. Al centro di questo sistema e nel mezzo del recinto più vasto si trovavano cinque grandi edifici absidati, due dei quali avevano dimensioni fuori norma: 35 m di lunghezza per 21 m di larghezza per la casa 1, e 25 m di lunghezza per 11 m di larghezza per la casa 2 (Fig. 3). La casa n. 1, che è stata proposta come identificazione del palazzo della "Dama di Vix", era situata nel punto più alto. Nel 2013, un sesto edificio ad abside dalle dimensioni altrettanto eccezionali (32,5 m di lunghezza e circa 18 m di larghezza) è stato scoperto nel recinto adiacente a quello dei cinque edifici absidati. Queste realizzazioni testimoniano il livello di maestria acquisito dagli Hallstattiani nelle tecniche di carpenteria. Per la casa 1, si sono dimostrati capaci di liberare vasti spazi interni (500 m² di superficie) costruendo un edificio la cui trave di colmo si attestava a un'altezza minima di 15 m (Fig. 4). La funzione esatta della costruzione resta ipotetica: pubblica o privata, luogo di potere, spazio religioso o domestico? Senza dubbio occorre accostare tutte queste funzioni, dal momento che la sfera politica e quella religiosa non erano scisse nei chiefdom complessi.