Conclusion : Les principautés hallstattiennes comme chefferies complexes5 L’état actuel des connaissances permet de conclure qu’une tentative d’urbanisation s’est produite au nord des Alpes, de l’ouest de la Bavière à l’est du Berry (Brun & Chaume 2013 ; Brun, Chaume dans ce volume, p. 367 ; Brun, Chaume, Sachetti dans ce volume, p. 9). Des facteurs à la fois internes et externes se sont alors conjugués pour rendre possible la création de principautés territoriales élargies, polarisées par un établissement concentrant les institutions dirigeantes qu’elles aient été politiques ou économiques. Dans quelques cas, comme Vix ou la Heuneburg par exemple, ces principautés se sont développées jusqu’à tendre vers une organisation de type urbain sans toutefois atteindre pleinement ce stade de développement et, surtout, là réside le nœud de la discussion, sans qu’il se soit généralisé à l’ensemble du domaine hallstattien et encore moins pérennisé. Cette tentative d’urbanisation est demeurée un essai inachevé que P. Brun et B. Chaume ont qualifié d’atélo-urbain (atelos qui ne parvient pas à son terme : télos le terme, la fin)6. Les raisons en sont encore mal cernées, mais elles sont vraisemblablement d’ordre systémique et d’échelle continentale (Brun, Chaume 2013, 342). Ces formations politiques, anépigraphes, n’en ont pas moins été éphémères ; les unes plus que les autres, mais n’excédant guère un siècle pour les plus durables. Des groupements de plusieurs milliers de personnes, en un même lieu, pendant plusieurs décennies, impliquaient une organisation territoriale et sociale déjà très stratifiée – comme l’ont postulé aussi Wells (1980), Franskenstein et Rowlands (1978), Brun (1987, 1995, 1997), etc… – du niveau de la chefferie complexe, si l’on se réfère à la typologie d’Allen W. Johnson et de Timothy Earle (2000). Bien qu’elle ait été contestée par Alain Testart (Testart 2005) qui lui reprochait son caractère trop évolutionniste, sorte de prédestination à passer nécessairement d’un stade à l’autre, cette classification des sociétés, développée dans le célèbre ouvrage : The Evolution of Human Societies (2000), est celle qui recueille le plus large assentiment. En l’absence de sources textuelles, c’est bien à partir de la confrontation des données archéologiques et des modèles anthropologiques que peuvent être interrogés les fondements du phénomène princier (Chaume 2004 ; 2007). De cet exercice de comparatisme, émergent de nouveaux traits définitoires qui redessinent les contours de la structure sociale hallstattienne.
Conclusione: I principati hallstattiani come chiefdom complessi Lo stato attuale delle conoscenze permette di concludere che un tentativo di urbanizzazione si è verificato a nord delle Alpi, dall'ovest della Baviera all'est del Berry (Brun & Chaume 2013; Brun, Chaume in questo volume, p. 367; Brun, Chaume, Sachetti in questo volume, p. 9). Fattori sia interni che esterni si sono allora combinati per rendere possibile la creazione di principati territoriali allargati, polarizzati da un insediamento che concentrava le istituzioni dirigenti, sia politiche che economiche. In alcuni casi, come Vix o la Heuneburg per esempio, questi principati si sono sviluppati fino a tendere verso un'organizzazione di tipo urbano senza tuttavia raggiungere pienamente questo stadio di sviluppo e, soprattutto – ed è qui il fulcro della discussione –, senza che questo modello si sia generalizzato all'intero ambito hallstattiano e ancor meno che si sia stabilizzato nel tempo. Questo tentativo di urbanizzazione è rimasto un saggio incompiuto che P. Brun e B. Chaume hanno definito "atelo-urbano" (atelos: che non giunge al suo termine; telos: il termine, la fine). Le ragioni sono ancora mal definite, ma sono verosimilmente di ordine sistemico e su scala continentale (Brun, Chaume 2013, 342). Queste formazioni politiche, anepigrafi, non di meno sono state effimere; alcune più di altre, ma difficilmente hanno superato un secolo per le più durature. Raggruppamenti di diverse migliaia di persone in uno stesso luogo per diversi decenni implicavano un'organizzazione territoriale e sociale già fortemente stratificata – come ipotizzato anche da Wells (1980), Frankenstein e Rowlands (1978), Brun (1987, 1995, 1997), ecc. – al livello del chiefdom (potentato) complesso, se si fa riferimento alla tipologia di Allen W. Johnson e Timothy Earle (2000). Sebbene sia stata contestata da Alain Testart (Testart 2005), che le rimproverava il carattere troppo evoluzionistico (una sorta di predestinazione a passare necessariamente da uno stadio all'altro), questa classificazione delle società, sviluppata nella celebre opera The Evolution of Human Societies (2000), è quella che riscuote il più ampio consenso. In assenza di fonti testuali, è proprio a partire dal confronto tra i dati archeologici e i modelli antropologici che possono essere indagati i fondamenti del fenomeno principesco (Chaume 2004; 2007). Da questo esercizio di comparativismo emergono nuovi tratti definitori che ridisegnano i contorni della struttura sociale hallstattiana.