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  1. Oct 2026
    1. Document de Briefing : Commission d'enquête sénatoriale sur les violences dans le périscolaire parisien

      Synthèse Exécutive

      Ce document de briefing synthétise les révélations, controverses et données administratives tirées des auditions menées par la commission d'enquête du Sénat sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire, ciblant spécifiquement la gestion de la mairie de Paris.

      Les auditions d'Éric Laurier (actuel Directeur des Ressources Humaines de la Ville de Paris et ancien directeur adjoint de la DASCO) et de Marie Villette (ancienne Secrétaire Générale de la Mairie de Paris de 2020 à 2026), complétées par les témoignages des anciennes directrices de la DASCO (Bérénis Delpal et Sophie Fad Kerel), mettent en lumière des défaillances structurelles majeures :

      • Défaillances de signalement et doctrine juridique contestée : Entre 2021 et 2025, la Ville de Paris a abandonné le signalement systématique au procureur (Article 40) lorsqu'une plainte de parents était déjà déposée, provoquant un sentiment d'abandon chez les familles et une opacité administrative.

      • Propos controversés et disqualification des alerteurs : La qualification d'animateurs alerteurs de « chevaliers blancs » et de leurs signalements de « dénonciations calomnieuses et fantaisistes » par le cadre dirigeant Éric Laurier en 2022 a suscité de vives excuses face à la commission.

      • Opacité et dérive dans le recrutement des vacataires : Une masse de 2 500 à 3 000 vacataires est recrutée par an (représentant environ 40 000 contrats depuis 2013).

      Jusqu'à récemment, 65 % de ces recrutements s'effectuaient de manière déconcentrée et informelle (« entre amis ») directement par les responsables d'établissement périscolaire (REV), sans formation préalable aux signaux faibles avant 2025.

      • Gestion disciplinaire et « déplacement » des agents : En raison des contraintes du statut de la fonction publique territoriale, des agents suspectés ou sanctionnés pour des violences éducatives ordinaires ont été déplacés d'école en école tout en restant au contact d'enfants, déplaçant ainsi le risque sans véritable sanction aux yeux des familles.

      • Suivi défaillant des audits et manque de transparence : Malgré un rapport d'inspection alarmant dès 2015, un audit flash de 2025 révèle que 50 % des recommandations essentielles (notamment sur la prévention et la formation) n'ont pas été appliquées.

      Ce rapport flash n'a par ailleurs pas été publié sur le site de la Ville.


      1. Propos Controversés et Disqualification des Alerteurs

      L'audition met en évidence une gestion de la parole des alerteurs et des familles perçue comme méprisante ou minimisante par la commission d'enquête.

      L'affaire des « Chevalier Blancs »

      • Historique des faits : En janvier 2022, lors d'une visioconférence officielle avec le collectif SOS Périscolaire, Éric Laurier (alors directeur adjoint de la DASCO) a qualifié de « chevaliers blancs » les animateurs dénonçant des maltraitances et a évoqué des « dénonciations calomnieuses et fantaisistes ».

      • Réaction et excuses de l'intéressé : Devant la commission d'enquête, Éric Laurier a exprimé « ses regrets les plus sincères » et a présenté ses excuses aux parents et victimes, reconnaissant des propos « totalement inappropriés » qui ont pu blesser les familles et dissuader les agents de signaler des faits.

      • Défense de l'administration : Bérénis Delpal et Éric Laurier soutiennent que ces propos s'inscrivaient dans un contexte de crise et d'« emballement » dans une école du 17ᵉ arrondissement (école Renaude), où circulaient des rumeurs infondées sur les réseaux sociaux.

      Ils affirment que toutes les alertes ont néanmoins été traitées avec rigueur et ont donné lieu à des suspensions à titre conservatoire.

      Traitement des familles vs Informations Préoccupantes (IP)

      • Distorsion de traitement : La rapporteur a souligné une asymétrie choquante : la mairie transmettait des « informations préoccupantes » (IP) aux services sociaux ciblant des parents jugés « virulents » ou « désemparés », tout en négligeant d'effectuer des signalements Article 40 auprès de la justice concernant les adultes mis en cause.

      2. Défaillances dans la Chaîne de Signalement et Doctrine « Article 40 »

      La gestion des signalements judiciaires révèle des ruptures de procédure et un flou stratégique au sommet de l'administration parisienne.

      [Signalement de violence périscolaire] │ ├─► Parents ayant déposé plainte ──► (Pratique 2021-2025) : Pas d'Article 40 systématique │ └──► Perception d'abandon / Absence de traçabilité │ └─► Pas de plainte préalable ──► Signalement Article 40 transmis au Parquet

      Le changement de doctrine sur l'Article 40 (2021-2025)

      • L'ancienne pratique : Entre 2021 et octobre 2025, la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) de la Ville de Paris a appliqué une doctrine consistant à ne pas émettre d'Article 40 lorsque les représentants légaux de l'enfant avaient déjà porté plainte eux-mêmes, afin de « ne pas surcharger le parquet ».

      • Conséquences : Cette rupture de signalement systématique a isolé les familles, leur donnant l'impression que la Ville se déchargeait de ses responsabilités institutionnelles sur les parents.

      • Volte-face en 2025 : Face au scandale, la Ville a acté en octobre 2025 le retour à l'Article 40 systématique et la décision de porter plainte systématiquement en cas de violence sexuelle sur mineur.

      • Dilution des responsabilités : Alors que la maire Anne Hidalgo a affirmé ne pas avoir été informée de ce changement de doctrine, l'ancienne Secrétaire Générale Marie Villette indique ne pas avoir de souvenir d'avoir visé le « Guide comportement adulte » de 2021 qui formalisait cette pratique, malgré les déclarations contraires d'autres cadres (Delpal).

      La gestion du secret de l'enquête et la rétention d'information (Affaire Bullourde)

      • Dans le cadre de l'affaire de l'école Bullourde, où un agent suspecté a agressé plusieurs enfants, décision a été prise — après échange avec la Secrétaire Générale — de ne pas informer les familles des autres enfants potentiellement victimes, sous couvert du secret de l'enquête menée par la Brigade de Protection des Mineurs (BPM).

      • Cette rétention d'information a été vivement dénoncée par la commission comme un manquement au devoir de protection immédiate des enfants.


      3. Recrutement des Animateurs et Précarité des Vacataires

      Le modèle de recrutement du périscolaire parisien présente des vulnérabilités majeures exploitées par des prédateurs potentiels.

      | Indicateur | Donnée / Constat | | --- | --- | | Nombre de vacataires | 2 500 à 3 000 recrutés par an (~40 000 depuis 2013). | | Part des effectifs | Les vacataires représentent environ 3/4 des animateurs sur le terrain. | | Taux de recrutement direct par les REV | 65 % dans certaines circonscriptions (CASPE 11-12, rapport Bullourde). | | Méthode de recrutement historique | Déconcentrée, informelle (« entre amis »), parfois par simple appel téléphonique. | | Contrôles obligatoires | Téléprocédure Gamtam (vérification B2, FIJAIS/FIGES, SDJES). | | Formation avant 2025 | Aucune formation systématique aux signaux faibles ou procédures d'alerte pour les vacataires. |

      Risques éthiques et déontologiques

      • L'Inspection Générale de la Ville de Paris (IGVP) a qualifié ces recrutements directs par les Responsables d'Établissement Périscolaire (REV) de « peu déontologiques », soulignant l'absence de contrôle du contenu des entretiens, des critères non objectifs et des risques majeurs d'endogamie.

      • En raison de la pénurie d'animateurs, des vacataires se sont retrouvés au contact d'enfants de 3 à 5 ans dès 11h30 sans aucune connaissance préalable des protocoles de sécurité, des allergies ou de la détection des souffrances infantiles.

      • Réformes récentes (2025) : Interdiction stricte pour les REV de recruter directement ; centralisation obligatoire via les cellules de remplacement des CASPE ; création de l'École du périscolaire offrant une formation initiale rémunérée d'une semaine pour tous les vacataires.


      4. Bilan Disciplinaire, « Déplacements » d'Agents et Contraintes Juridiques

      La gestion des agents incriminés révèle le conflit entre le cadre juridique de la fonction publique et le principe de précaution sanitaire.

                        ```
                        [Agent mis en cause pour violence]
                                       │
           ┌───────────────────────────┴───────────────────────────┐
           ▼                                                       ▼
      

      [Suspicion de Violence Sexuelle] [Violence Éducative Ordinaire] │ │ ├─► Suspension automatique ├─► Réflexion collégiale (DASCO/CASPE) └─► Saisine du Parquet └─► Sanction faible + "Déplacement d'office" │ ▼ Affectation dans une autre école (Maintien au contact d'enfants) ```

      Le problème des « Déplacements d'office »

      • Une pratique décriée : Jusqu'en 2022, les agents auteurs de violences éducatives ordinaires ou de comportements inadaptés faisaient l'objet d'un « déplacement d'office » dans un autre établissement.

      Pour les parents, cette pratique revenait à « déplacer le risque » et immuniser l'agent.

      • Blocage juridique : Les représentants de la Ville expliquent qu'en vertu du droit de la fonction publique territoriale, l'employeur ne peut pas réaffecter un agent titulaire hors de ses fonctions statutaires (contact avec les enfants) sans décision disciplinaire lourde ou décision judiciaire.

      Évolution des mesures conservatoires et le « Fichier Mémoire » (Fin 2025)

      • Création d'un fichier noir interne : À la fin de l'année 2025, la Ville a mis en place un registre consignant tous les agents (titulaires ou vacataires) ayant fait l'objet d'un signalement pour violence sexuelle.

      • Principe de précaution absolu : Tout agent figurant dans ce fichier est définitivement écarté du recrutement ou du réengagement auprès des enfants, quelle que soit l'issue judiciaire (même en cas de classement sans suite ou de "faux signalement").

      • Risque juridique : Éric Laurier et Marie Villette reconnaissent que ce fichier ne repose sur aucune base légale stricte et expose la Ville à de multiples recours administratifs d'agents innocentés, plaidant pour une évolution du cadre législatif national.


      5. Non-Application des Audits et Opacité Administrative

      Les auditions révèlent un décalage majeur entre les annonces d'« amélioration continue » faites par la Mairie et la réalité de l'application des recommandations du contrôle interne.

      Le suivi du rapport de l'IGVP de 2015

      • Constat du rapport de 2015 : Ce rapport fondateur décrivait déjà en détail les dysfonctionnements dans les services périscolaires parisien suite à 18 cas d'abus sexuels recensés entre 2014 et 2015.

      • Controverse sur l'Audit Flash de 2025 :

        • La rapporteur du Sénat souligne qu'un audit flash de 2025 montre que 50 % des recommandations n'ont pas été appliquées, notamment celles concernant la prévention, la formation aux signaux faibles et la maîtrise de l'Article 40.
      • Marie Villette conteste ce chiffre, affirmant que le même document indique que 87 % des recommandations générales de l'inspection ont donné lieu à une mise en œuvre partielle ou totale.

      • Rétention de rapport : La commission s'est offusquée du fait que le rapport de la mission flash de 2025 n'a jamais été publié sur le site internet de la Ville de Paris.

      Marie Villette s'est dédouanée en rappelant que l'Inspection Générale est une autorité indépendante rattachée directement à la Maire d'alors, Anne Hidalgo.


      Citations Clés et Verbatims Extraits des Auditions

      Sur la disqualification des alerteurs :

      Éric Laurier : « Je voudrais dire tous mes regrets sur les propos que j'ai tenus lors de cette réunion de janvier 2022. C'étaient des propos totalement inappropriés [...] je mesure tout à fait à quel point ils ont pu blesser les parents [...] je tiens à leur présenter aujourd'hui mes excuses les plus sincères. »

      Sur les dysfonctionnements du recrutement :

      La Rapporteur : « 65 % des animateurs étaient recrutés directement par des REV [...] un animateur dans une audition nous dit : quand un animateur est bien, je lui demandais s'il connaissait des gens qui voulaient se faire de l'argent de poche. On recrute entre amis. »

      Sur le déplacement des agents à risque :

      Éric Laurier : _« Nous sommes dans un cadre juridique de la fonction publique, nous n'avons pas le droit d'affecter un agent sur des fonctions autres que ses fonctions statutaires [...]

      Si c'était à refaire, j'intérioriserais moins les contraintes juridiques certainement avec le regard d'aujourd'hui. »_

      Sur la rupture du signalement Article 40 :

      Marie Villette : « Cette pratique qui visait principalement à ne pas surcharger le parquet quand il était déjà saisi par ailleurs par une plainte [...] cette absence d'article 40 a pu être perçue par les familles comme une forme d'abandon de la Ville [...] c'est regrettable. »

      Sur la gestion des dossiers et la défense des victimes :

      Bérénis Delpal : « Jamais ça ne nous a conduits à juger que [la parole d'un enfant] n'était pas fiable et qu'il ne fallait pas en tenir compte [...] à chaque fois on a suspendu, on a mené des enquêtes. »


      Conclusion et Recommandations pour le Législateur

      Les travaux de la commission d'enquête mettent en lumière la nécessité d'adapter le cadre législatif national à l'approche de l'examen du projet de loi sur la protection de l'enfance :

      • Création d'un Fichier National Unifié : Surmonter le nomadisme pédocriminel en permettant aux collectivités locales de consulter un registre centralisé des suspensions et procédures administratives, au-delà du seul casier judiciaire (B2) et du FIJAIS.

      • Évolution du Statut de la Fonction Publique Territorial : Offrir une base légale claire permettant aux maires d'affecter immédiatement et obligatoirement un agent suspecté de violences sur mineurs vers des fonctions administratives sans contact avec le public, sans risque d'annulation par le juge administratif.

      • Encadrement strict des vacataires : Rendre légalement obligatoire une formation minimale à la bientraitance et aux signaux faibles avant toute prise de poste périscolaire, et autoriser la suspension administrative conservatoire des contrats de vacation.

      • Obligation de Signalement Inconditionnelle : Inscrire dans la loi l'obligation absolue de double signalement (Article 40 et information directe et transparente des familles concernées), indépendamment des démarches judiciaires individuelles initiées par les victimes.

  2. Sep 2026
    1. Briefing Document : Violences dans le Périscolaire et Traitement Judiciaire

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise l'audition de Madame Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d'appel de Paris, devant la mission d'information du Sénat dotée des pouvoirs d'une commission d'enquête. L'audition porte sur le traitement judiciaire des violences, notamment sexuelles, commises sur des mineurs dans le cadre périscolaire.

      Les points clés à retenir sont les suivants :

      • Urgence et volume : La situation à Paris est jugée « vertigineuse » avec 235 enquêtes pénales en cours concernant le milieu scolaire et périscolaire. La Brigade de protection des mineurs (BPM) fait face à une surcharge massive, avec environ 2 900 dossiers en stock.- Priorité pénale : Les infractions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et les violences périscolaires sont érigées en priorités nationales de politique pénale.- Tensions systémiques : Un fossé subsiste entre l'exigence de célérité des familles et les contraintes judiciaires (secret de l'enquête, présomption d'innocence, recueil complexe de la parole de l'enfant).- Réformes de coordination : Suite à l'affaire « Liana », de nouvelles directives de coordination entre parquets ont été instaurées, privilégiant le lieu de commission des faits comme critère de compétence.- Pistes d'amélioration : La généralisation des Unités d’accueil pédiatrique enfant en danger (UAPED) et un meilleur accompagnement des familles via des associations spécialisées sont identifiés comme des leviers essentiels.

      I. État des Lieux et Priorités de la Politique Pénale

      La procureure générale souligne que son rôle consiste à décliner régionalement la politique pénale fixée par le gouvernement. Actuellement, trois priorités majeures occupent le ministère public :

      • La lutte contre les violences intrafamiliales.- Les infractions sexuelles commises sur les mineurs de moins de 15 ans.- Les violences dans le champ périscolaire.

      Données chiffrées (Ressort de Paris)

      Le tableau suivant présente les données critiques identifiées lors de l'audition :

      | Indicateur | Valeur/Détails | | --- | --- | | Enquêtes en cours à Paris | 235 procédures (milieux scolaire et périscolaire) | | Stock total de la BPM (Paris) | ~ 2 900 affaires au moment de l'audition | | Procédures en Seine-Saint-Denis | 5 procédures identifiées (à date) | | Profil des victimes | Jeunes enfants (2 à 5 ans) majoritairement |

      L'ampleur du contentieux parisien interroge sur l'existence d'une « faille systémique », bien que la procureure générale suggère que la densité et l'organisation du système périscolaire parisien puissent également expliquer ce volume élevé de signalements.


      II. Les Défis du Recueil de la Preuve et de la Parole

      Le traitement des dossiers impliquant de très jeunes enfants (maternelles) présente des difficultés techniques majeures qui peuvent affaiblir l'action publique.

      La fragilité de la parole

      La parole de l'enfant est décrite comme « déterminante mais extrêmement fragile ». Plusieurs facteurs entravent la condamnation :

      • Délais de prise en charge : La surcharge des services (BPM) entraîne des auditions tardives. Or, chez un enfant de 2 à 5 ans, les souvenirs s'estompent ou se diffusent en quelques semaines.- Complexité de la qualification : La frontière entre un comportement « inapproprié » ou « inadapté » et une agression sexuelle caractérisée est parfois ténue, rendant les décisions de poursuite complexes pour les magistrats.- L'exigence de preuve : Pour condamner, le magistrat doit disposer d'éléments faisant pencher la balance au-delà du doute. Un état de « 50/50 » conduit inévitablement au classement sans suite ou à la relaxe.

      III. Gestion des Victimes : Entre Secret de l'Enquête et Besoin d'Information

      Une tension forte existe entre les familles, qui dénoncent une forme d'« omerta » et un sentiment d'abandon, et l'institution judiciaire, tenue par des règles strictes.

      Obstacles à la communication

      • Secret de l'enquête : Nécessaire pour ne pas compromettre les investigations, il limite l'information des parents durant la phase de flagrance ou d'enquête préliminaire.- Présomption d'innocence : Ce principe impose une prudence extrême dans la communication et la suspension des agents mis en cause, afin d'éviter des préjudices irréparables en cas de relaxe ultérieure.- Déficit pédagogique : La procureure reconnaît que l'absence d'information sur l'état d'avancement des dossiers nourrit la défiance des citoyens envers la justice.

      Pistes d'accompagnement

      La procureure suggère d'impliquer davantage les associations d'aide aux victimes et des avocats spécialisés dès la phase d'enquête pour expliquer la procédure aux familles et rompre leur isolement.


      IV. Coordination Inter-Juridictionnelle et Enseignements Post-Liana

      L'audition a mis en lumière la nécessité d'une meilleure circulation de l'information entre les différents parquets pour éviter que des agresseurs potentiels ne « disparaissent dans la nature » en changeant de département.

      Nouvelles règles de compétence

      Suite aux défaillances identifiées dans l'affaire « Liana », la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) a précisé les règles :

      • Critère prioritaire : Le lieu de commission de l'infraction.- Critère subsidiaire : Le lieu de domicile de l'auteur (soumis à un accord entre parquets).- Échanges techniques : Un groupe de travail a été mis en place à la cour d'appel de Paris pour harmoniser les procédures de dessaisissement (utilisation du mail, téléphone, fiches pratiques).

      Outils de suivi

      La justice dispose du bureau d'ordre national Cassiopée, qui permet de vérifier si un individu fait l'objet de plusieurs enquêtes sur le territoire national, à condition que ces affaires aient été portées à la connaissance de la justice et ne soient pas bloquées dans les stocks de la police ou de la gendarmerie.


      V. Vers une Procédure Idéale

      En conclusion, l'audition dessine les contours d'une prise en charge plus efficace et humaine des violences périscolaires.

      • Généralisation des UAPED : Créer des lieux uniques où l'enfant est entendu par des services spécialisés, avec la présence de psychiatres, psychologues et assistantes sociales.- Célérité accrue : Réduire le délai entre le signalement et la première audition pour préserver la mémoire de l'enfant.- Transparence du Ministère Public : Améliorer la motivation des classements sans suite et envisager, malgré les contraintes d'effectifs, des rendez-vous physiques pour expliquer les décisions judiciaires aux familles.- Décloisonnement : Renforcer la transmission d'informations entre la justice, l'Éducation nationale et les municipalités (employeurs), tout en respectant le cadre légal de la présomption d'innocence.
    1. Synthèse de l'audition : Prévention et traitement des violences dans le milieu périscolaire

      Résumé exécutif

      L'audition de Laure Beccuau, procureure de la République de Paris, et de son adjoint Laurent Guy, révèle une crise profonde au sein du milieu périscolaire et scolaire, marquée par une « massification » sans précédent des signalements de violences physiques et sexuelles sur mineurs. À Paris, plus de 235 enquêtes pénales sont en cours pour des faits commis dans ce cadre, un chiffre qui s'inscrit dans un volume global alarmant de 2 900 enquêtes pour violences sexuelles sur mineurs traitées par le parquet.

      Les principaux constats mettent en lumière une rupture de confiance entre les familles et les institutions (justice, école, mairies). Cette défiance est alimentée par des délais de procédure jugés incompatibles avec la psychologie de l'enfant, un manque criant de communication envers les victimes, et une « omerta » institutionnelle persistante. Pour répondre à cet « électrochoc », le parquet de Paris déploie un plan d'action visant à lutter contre la victimisation secondaire, à renforcer la formation des intervenants et à généraliser des dispositifs d'accueil spécialisés (Salles Mélanie). L'enjeu majeur reste la conciliation entre l'exigence de qualité de la preuve pénale et l'urgence de protéger les enfants dans un système aux moyens contraints.


      I. État des lieux et données chiffrées

      L'ampleur du phénomène à Paris, bien que perçue comme exceptionnelle, reflète une réalité nationale touchant près de 70 départements. Le périscolaire est désormais qualifié d'« angle mort » de la protection de l'enfance.

      Statistiques clés du Parquet de Paris

      | Catégorie | Données chiffrées | | --- | --- | | Enquêtes périscolaires/scolaires en cours | 235 enquêtes pénales | | Établissements concernés (mai 2024) | 84 écoles maternelles, ~20 élémentaires, ~10 crèches | | Volume global violences sexuelles mineurs | 2 900 enquêtes actives (le périscolaire représente ~10%) | | Évolution des signalements | Passage de 5-7 par mois à une vingtaine depuis fin 2023 | | Origine des procédures | 60% de signalements administratifs / 40% de plaintes initiales |

      La « massification » observée s'explique par une libération de la parole suite à la médiatisation de certaines affaires et au rôle croissant des réseaux sociaux entre parents.


      II. Les défis majeurs du traitement judiciaire

      L'institution judiciaire fait face à une confrontation entre deux exigences contradictoires : la rapidité nécessaire au temps de l'enfant et la rigueur de la preuve pénale.

      1. La fragilité de la parole de l'enfant

      • Temporalité : Chez les enfants de 3 à 5 ans, la mémoire s'efface ou se fragilise en quelques semaines. Or, les délais d'audition peuvent atteindre plusieurs mois.- Suggestibilité : Les enfants en bas âge sont très sensibles aux questions suggestives. Des interrogatoires répétés par les parents ou des services non formés peuvent induire des biais et affaiblir la valeur probatoire du témoignage.- Conditions d'audition : Le manque de salles spécialisées (Salles Mélanie) a conduit à des auditions traumatisantes en commissariat par des policiers en uniforme, ce que le parquet cherche désormais à proscrire.

      2. Les délais et la chaîne de la preuve

      • Durée des enquêtes : Une enquête standard dure entre 4 et 5 mois, mais peut s'étendre à 10 mois ou plusieurs années (instruction) en cas de multiplicité de victimes ou d'auteurs.- Complexité de l'étayage : La parole seule est rarement suffisante pour obtenir une condamnation. Elle doit être corroborée par des expertises médico-psychologiques, des enquêtes d'environnement et des vérifications matérielles.

      III. Dysfonctionnements institutionnels et « Victimisation Secondaire »

      Les sénateurs et la procureure soulignent plusieurs points de friction majeurs qui aggravent le traumatisme des familles.

      Le silence et l'absence d'information

      Le secret de l'enquête est trop souvent opposé aux parents comme un « silence de mépris ».

      • Classements sans suite : Beaucoup de parents découvrent par hasard le classement de leur plainte. Le parquet reconnaît que l'absence d'explication personnalisée est une « seconde violence » pour les familles.- Sentiment d'abandon : La longueur des procédures, sans nouvelles du parquet ou de la police, brise la confiance dans l'institution judiciaire.

      Obstacles opérationnels et juridiques

      • Refus de plainte : Des cas de refus de prise de plainte en commissariat ont été signalés. La procureure qualifie ces faits d'« inadmissibles » et contraires au code de procédure pénale.- Incohérence des délais de suspension : Il existe une déconnexion entre le temps judiciaire et le temps administratif. Les suspensions conservatoires d'agents (souvent 4 mois renouvelables) sont fréquemment plus courtes que les délais d'enquête, créant des situations où des mis en cause pourraient reprendre leur poste avant la fin des investigations.

      IV. Stratégies de réforme et axes d'amélioration

      Le parquet de Paris a initié une réorganisation profonde pour traiter cette crise.

      1. Plan d'action contre la victimisation secondaire

      Depuis le 1er septembre, un plan de 27 mesures est déployé, incluant :

      • L'individualisation systématique des avis de classement sans suite.- Une meilleure information des plaignants tout au long de la chaîne pénale.- La création de groupes de travail incluant des collectifs de victimes pour ajuster les réponses institutionnelles.

      2. Renforcement des moyens techniques et humains

      • Salles Mélanie : Signature d'une convention avec la Ville de Paris pour généraliser ces salles dans tous les hôpitaux pédiatriques et les Unités Médico-Judiciaires (UMJ).- Spécialisation : Désignation d'un magistrat dédié par semaine au parquet des mineurs pour suivre les dossiers de violences sexuelles.- Formation : Nécessité de former les policiers, gendarmes, magistrats et professionnels du périscolaire au psychotrauma et au recueil de la parole.

      3. Coopération institutionnelle et prévention

      • Article 40 : Rappel ferme du devoir des fonctionnaires (Éducation nationale, mairies) de signaler systématiquement les faits dont ils ont connaissance.- Révision des protocoles : Mise à jour des conventions de 2012 avec la Mairie de Paris et l'Éducation nationale pour fluidifier les échanges d'informations sur le statut des mis en cause.- Prévention primaire : Apprendre aux enfants à « savoir dire non » et former les professionnels à « écouter » plutôt qu'à simplement « entendre » les alertes.

      Citations clés

      « Les violences périscolaires, c'est à peu près 10 % des dossiers que nous avons à traiter sur les 2 900 enquêtes en cours pour violences sexuelles sur mineurs. » — Laure Beccuau

      « Le secret de l'enquête ne peut pas devenir le silence opposé aux victimes. » — Agnès Canayer (Rapporteur)

      « Les refus de dépôt de plainte, c’est inadmissible. Cela ne doit pas avoir lieu. C’est une obligation légale. » — Laure Beccuau

      « On n'a pas cru mon enfant : c'est la phrase terrible qui revient dans chaque témoignage. » — Agnès Canayer (Rapporteur)

    1. Audition de la Brigade de Protection des Mineurs de Paris : Synthèse des Enjeux et des Procédures

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse relate les points clés de l'audition de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) de Paris devant une commission d'information du Sénat. L'audition se concentre sur le traitement des violences sexuelles commises sur mineurs dans le cadre périscolaire.

      Les points majeurs identifiés sont :

      • Une charge de travail massive : 235 procédures sont actuellement en cours à Paris dans le seul domaine périscolaire, s'inscrivant dans un volume global de 2 900 signalements annuels pour infractions sexuelles sur mineurs.- La primauté du protocole NICHT : Méthode de référence pour l'audition des enfants de 2 à 12 ans, ce protocole privilégie la "pureté" du témoignage sans influence extérieure (parents ou avocats), malgré les critiques des familles sur la froideur apparente du processus.- Une déconnexion entre attentes et procédures : Un décalage significatif existe entre le ressenti des parents (délais longs, manque d'empathie, sentiment de "planning contraint") et les exigences de la preuve pénale, qui nécessite une parole non polluée pour être recevable en justice.- Le cloisonnement institutionnel : Le fonctionnement dit en "tuyaux d'orgue" entre les services sociaux, l'Éducation nationale et la police nuit à l'efficacité des enquêtes et peut engendrer une victimisation secondaire pour l'enfant.- Des enjeux matériels critiques : La disponibilité des "Salles Mélanie" et le temps nécessaire à la retranscription exhaustive des auditions (verbal et non-verbal) constituent des goulots d'étranglement opérationnels.

      1. Le Recueil de la Parole : Le Protocole NICHT

      Le recueil de la parole de l'enfant est l'élément central de l'enquête, car les preuves physiques font souvent défaut dans les affaires de violences sexuelles. La BPM utilise le protocole NICHT (spécifique aux enfants de 2 à 12 ans).

      Les phases de l'audition

      Contrairement à la perception des parents, l'audition ne se limite pas au temps passé dans la salle d'enregistrement.

      • La mise en confiance : L'enfant est accueilli dans un environnement adapté (jouets, dessins). L'enquêteur discute avec lui, lui fait visiter les locaux pour établir un lien et évaluer ses capacités cognitives (mémoire, temporalité).- L'audition proprement dite : Elle se déroule en "Salle Mélanie". Elle peut être courte en raison de la faible capacité de concentration des très jeunes enfants.- La retranscription : Phase extrêmement lourde où l'enquêteur retranscrit le dit et le non-verbal (gestes, comportement).

      L'exclusion des tiers

      La présence des parents ou d'avocats lors de l'audition est proscrite par le protocole pour plusieurs raisons :

      • Éviter l'influence : L'enfant pourrait chercher à faire plaisir à son parent ou craindre de l'attrister.- Garantir la recevabilité pénale : Un témoignage perçu comme "pollué" ou influencé est immédiatement fragilisé par la défense devant un tribunal ou une cour d'assises.- Neutralité des questions : Les policiers privilégient les questions ouvertes pour ne pas orienter les réponses, contrairement aux familles ou à d'autres intervenants qui posent souvent des questions fermées ("Est-ce que c'est Monsieur X ?").

      2. Tension entre les Familles et l'Institution

      Le rapporteur du Sénat souligne un "désarroi" et une "colère" des familles face à l'accueil de la BPM.

      | Perception des Parents | Réponse de la BPM | | --- | --- | | Manque d'empathie | Les enquêteurs sont investis mais doivent rester neutres pour la procédure pénale. | | Auditions trop courtes (20 min) | La concentration d'un enfant est limitée ; le travail préparatoire n'est pas toujours perçu par les parents. | | Délais d'attente (semaines/mois) | Dus à la surcharge (ex: 44 enfants à entendre dans un seul dossier) et à la disponibilité des experts/psychologues. | | Sentiment d'être "puni" | Les enquêteurs travaillent en civil dans des locaux décorés pour atténuer l'aspect policier. |


      3. Contraintes Opérationnelles et Logistiques

      Capacité d'accueil et salles spécialisées

      La BPM dispose de salles aménagées appelées Salles Mélanie. Bien qu'une seule salle soit actuellement pleinement utilisée à la BPM (l'autre servant de bureau aux renforts), de nouvelles salles doivent ouvrir dans les Unités Médico-Judiciaires (UMJ) de Necker, Trousseau et Robert Debré.

      Personnel et expertise

      • La BPM est composée de 80 % de femmes.- Le manque d'enquêteurs formés n'est pas le frein principal ; la difficulté réside dans la coordination avec les experts (psychologues, médecins légistes des UMJ) et la charge de retranscription.

      Priorisation des dossiers

      Devant l'afflux d'affaires (périscolaire, inceste, proxénétisme de mineurs, pédopornographie), la BPM priorise selon :

      • Le risque immédiat pour l'enfant.- La réitération des faits.- Le profil et les antécédents de la personne mise en cause (criblage).

      4. La Problématique des "Tuyaux d'Orgue"

      Le manque de communication entre les différents acteurs de la protection de l'enfance est vivement critiqué.

      • Victimisation secondaire : Lorsque l'enfant est entendu par l'école, les services sociaux, puis la police, il revit son traumatisme à chaque fois. Cela modifie son discours et fragilise la preuve pénale.- Absence de partage d'information : La BPM déplore ne pas savoir systématiquement ce que font les services sociaux en parallèle.- Information des employeurs : Il n'existe pas de procédure systématique pour informer tous les employeurs (actuels ou passés) d'un suspect mis en cause dans une structure. La BPM est liée par le secret de l'enquête, et cette responsabilité incombe au procureur.

      5. Préservation des Preuves et Enquêtes Numériques

      Une préoccupation majeure concerne la disparition des preuves numériques (photos, fichiers) avant l'interpellation d'un suspect, notamment lorsque celui-ci est suspendu administrativement par son employeur avant l'action policière.

      • Méthodes d'investigation : La BPM affirme disposer de capacités techniques pour vérifier certains éléments sans saisie immédiate du matériel.- Exploitation technique : Un groupe dédié au sein de la police judiciaire réalise des extractions de données même si le suspect a tenté de supprimer des fichiers.- Perquisitions : Elles ont généralement lieu au moment de l'interpellation et du placement en garde à vue pour maximiser les chances de saisie.

      Citations Clés

      "L'audition nich n'est pas une audition d'adulte c'est une audition qui fait appel à tout le reste [...] elle est filmée également de manière à pouvoir justement voir ce mouvement." — Ton Nicolas, Directeur adjoint de la PJ.

      "Quand vous ne pouvez pas traiter suffisamment vite, qui en paye le prix de ce retard ? Ce ne sont pas les institutions, ce sont les enfants traumatisés." — Agnès Evren, Rapporteur.

      "Nous ne sommes pas en capacité de pouvoir traiter avec suffisamment de diligence les très nombreux dossiers relatifs au périscolaire." — Extrait du questionnaire de la BPM cité lors de l'audition.

      "Le but d'une affaire pénale c'est d'arriver finalement justice et que ça puisse être tranchée c'est l'audition qui semblera la plus naturelle la moins finalement compromise." — Vincent Cosserov, Chef de la BPM.

  3. Oct 2025
  4. Aug 2025
    1. Reply to Joe Van Cleave at https://typewriterdatabase.com/show.21270.typewriter

      It's probably a subtle difference, but is this machine provide the standard 6 lines per vertical inch or due to the taller ascenders/descenders is it a 4 lines per vertical inch machine?

      If you need a "name" for this machine, I might suggest "Satchmo". In doing some research on Louis Armstrong's 5 series Smith Corona, I'm pretty sure his 5 series also had this same vertical script. None of the features on any of the photos I could find of his machine are subtle enough to distinguish which particular model of Smith-Corona he was using. If we find a good direct photo of the machine itself, I'm sure I could puzzle out which version he used. By 1955 he had at least one machine with a script face (see: https://www.louisarmstronghouse.org/virtual-exhibits/my-fifty-fifth-birthday-celebration-happy-birthday-louis-armstrong/). It doesn't appear to be Smith-Corona's common Script (Artistic) No. 75 , but more like Script No. 46. Based on a version of this photo (https://www.usatoday.com/gcdn/presto/2019/07/15/USAT/d815dddc-c0b8-4c54-b9b5-719886d4a0cc-02_Armstrong_Louis_16.jpg?width=1292&height=1320&fit=crop&format=pjpg&auto=webp) it would seem that it's the Smith-Corona that was the script machine (as opposed to his earlier Remington).

      According to Ted Munk's post on the S-C Vertical script: "Smith Corona is offering the [vertical] typeface as 'Script No. 46', 10 Pitch by 1954."

      Joe's video of his 1952 Smith-Corona this with the same vertical script https://www.youtube.com/watch?v=EH6mwmoN_LI

      See also: https://www.reddit.com/r/typewriters/comments/1mo4wbg/what_typewriter/

      Somewhat interesting that Louis Armstrong played cornet, wrote on a Smith-Corona, and lived in the Corona neighborhood of Queens, NY.

  5. Mar 2025
  6. Aug 2024
    1. Degradation ofecosystem services could be significantly slowed down or even reversed if the role ofbiodiversity and its full contribution to economic production were an integrated part ofdecisions made by governmental entities, companies, and other stakeholders (Paul et al2020)20

      for - biodiversity - impact of monoculture diet

      biodiversity - impact of monoculture diet - FAO study done before 2000 and often cited shows that 75% of the global diet comes from 12 plant and 5 animal food sources

      to - stats - progress trap - monoculture - table of 12 plant and 5 animal species that make up 75% of world's diet - https://hyp.is/iznepFWoEe-umbNyOGVqrg/thefuturemarket.com/biodiversity

  7. Jul 2024
    1. metabolic syndrome

      for - health - insulin resistance - metabolic syndrome

      health - insulin resistance - metabolic syndrome - When your mitochondria doesn't work, it results in insulin resistance - Metabolic syndrome includes an enormous variety of the major diseases afflicting modernity - up to 75% of the diseases that affect modern humans and - up to 75% of today's health care costs - and includes - type 2 diabetes - hypertension - dyslipidemia - cardiovascular disease - cancer - dementia - fatty liver disease - pollycystic ovarian disease - (he didn't include strokes here but he mentions throughout his talk)

  8. Aug 2022
    1. Dowdy, D. (2021, September 21). On the J&J booster news, keep in mind: 1. Median follow-up since 2nd dose was just 36 days, 2. Efficacy vs moderate COVID was 75% globally, and 3. Total number of cases in the US was 15. Please don’t take this to mean that a 2nd dose provides long-term increase in protection. Https://t.co/RnqDNBmwuD [Tweet]. @davidwdowdy. https://twitter.com/davidwdowdy/status/1440323242942554122

  9. Jan 2022
  10. Mar 2021
    1. Results for individual PALB2 variants were normalized relative to WT-PALB2 and the p.Tyr551ter (p.Y551X) truncating variant on a 1:5 scale with the fold change in GFP-positive cells for WT set at 5.0 and fold change GFP-positive cells for p.Y551X set at 1.0. The p.L24S (c.71T>C), p.L35P (c.104T>C), p.I944N (c.2831T>A), and p.L1070P (c.3209T>C) variants and all protein-truncating frame-shift and deletion variants tested were deficient in HDR activity, with normalized fold change <2.0 (approximately 40% activity) (Fig. 1a).

      AssayResult: 4.9

      AssayResultAssertion: Normal

      StandardErrorMean: 0.93

    1. Most Suspected Brugada Syndrome Variants Had (Partial) Loss of Function

      AssayResult: 51.9

      AssayResultAssertion: Indeterminate

      ReplicateCount: 12

      StandardErrorMean: 18.8

      Comment: This variant had a mild loss of function in peak current (50-75% of wildtype). It had unmeasured late current, but has been previously reported to have high late current (GOF feature). Therefore it was considered to meet neither the abnormal or normal functional parameter. (Personal communication: A. Glazer)

  11. May 2015