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  1. Oct 2026
    1. Document de Synthèse : La Révolution Végétale des Cours d'École

      Résumé Exécutif

      Face à l'intensification du réchauffement climatique et aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents dès le printemps, la transformation des cours d'école bitumées est devenue une urgence écologique, sanitaire et pédagogique.

      Historiquement conçues à partir des années 1970 comme des espaces d'asphalte imperméables destinés à faciliter la surveillance et le nettoyage, les cours de récréation traditionnelles ont généré d'importants îlots de chaleur urbains ainsi qu'une ségrégation spatiale, notamment de genre.

      Portée par la loi Climat et Résilience de 2021 et initiée par diverses collectivités territoriales (sous les appellations de cours Oasis, buissonnières, vivantes ou aventures), la renaturalisation des cours consiste à débitumer, désimperméabiliser et réintroduire le vivant au cœur des établissements scolaires.

      Selon l'historien et professeur en sciences de l'éducation Sylvain Wagnon, coauteur de l'ouvrage Réussir la végétalisation des cours d'école (avec Romain Wagnon), cette démarche ne se limite pas à un simple aménagement paysager : elle constitue une véritable reconceptualisation de l'espace éducatif.

      Les bénéfices observés sont multiples :

      • Climatiques et environnementaux : Réduction mesurable des températures au sol (jusqu'à 4 à 5 °C d'écart), meilleure gestion des eaux de pluie et création de corridors écologiques en milieu urbain.

      • Pédagogiques : Amélioration de l'attention et de la concentration des élèves, promotion de l'expérimentation directe, de la coopération et possibilité de faire cours à l'extérieur dans l'ensemble des disciplines.

      • Sociaux et comportementaux : Apaisement du climat scolaire, réduction des conflits et des blessures, remise en question du monopole du terrain de football central au profit d'espaces plus mixtes, inclusifs et calmes.

      Ce processus de transformation s'étend généralement sur une période de 15 à 18 mois et nécessite des investissements financiers conséquents de la part des collectivités (allant de 40 000 à 400 000 euros selon la surface et les infrastructures).

      Sa réussite repose sur la co-construction entre enseignants, élèves, parents, élus et paysagistes concepteurs, ainsi que sur une sélection rigoureuse de matériaux et de végétaux adaptés au contexte climatique local.


      1. Contexte Historique et Urgence Climatique

      De l'Ère du Bitume aux Îlots de Fraîcheur

      À partir des années 1970, 1980 et 1990, l'asphalte et le béton se sont généralisés dans les cours d'école françaises. Ce choix d'aménagement était motivé par plusieurs facteurs :

      • Facilité d'entretien : Une surface bitumée était considérée comme plus « propre ».

      • Surveillance accrue : De nombreux arbres ont été abattus afin d'éliminer les angles morts et de permettre un contrôle visuel direct par les enseignants.

      • Vision fonctionnelle : La cour était perçue uniquement comme un « exutoire » visant à libérer l'énergie des enfants entre deux cours.

      Cependant, cette conception est aujourd'hui confrontée aux réalités climatiques.

      Durant les fortes chaleurs printanières et estivales, les surfaces asphaltées accumulent la chaleur au sol, entraînant une hausse des températures pouvant atteindre 4 à 5 °C au-dessus des moyennes environnantes.

      Dans plusieurs régions, les classes deviennent difficilement soutenables dès le mois de mai, rendant l'espace extérieur invivable s'il manque d'ombre et de végétation.

      Le Cadre Réglementaire et les Dynamiques Locales

      La transformation du parc scolaire s'inscrit dans le cadre de la loi Climat et Résilience de 2021.

      Les projets se développent dans des municipalités de toutes tailles, déclinant le concept selon des approches spécifiques :

      • Paris : Modèle pionnier des cours Oasis initié dans le cadre du plan stratégique de résilience urbaine de 2017.

      • Bordeaux : Déploiement des cours buissonnières sur plus d'une centaine d'établissements.

      • Montpellier : Développement des cours aventures privilégiant les aires de jeux naturelles.

      • Strasbourg : Mise en place de cours vivantes et cours résilientes.


      2. Les Bénéfices de la Végétalisation

      Impact Pédagogique et Cognitive

      L'introduction du végétal modifie la dynamique d'apprentissage et déplace la frontière de la classe (« l'école hors les murs ») :

      • Soutien à l'attention : Contrairement à l'idée reçue selon laquelle l'extérieur distrairait les élèves, les recherches et observations montrent une amélioration de l'attention soutenue.

      • Pratique de l'expérimentation : Les cours végétalisées deviennent des laboratoires à ciel ouvert favorisant la posture de « l'enfant chercheur ».

      Si les sciences naturelles s'y prêtent immédiatement, d'autres disciplines en bénéficient : les mathématiques (mesures, arpentage via le jardin), le français (apprentissage et mémorisation de la poésie en mouvement) ou les activités artistiques.

      • Développement de la coopération : Les espaces naturels incitent aux travaux de groupe et à la manipulation collective (copeaux, bois, terre).

      • Éducation au vivant : Les parcours sensoriels et les jardins permettent une connexion directe avec la biodiversité et les cycles naturels.

      « La cour de récréation n'est plus simplement un lieu exutoire, mais devient un lieu d'apprentissage. » — Sylvain Wagnon

      Climat Scolaire, Égalité et Inclusion

      La configuration des cours bitumées traditionnelles favorisait une ségrégation spatiale : le centre était généralement occupé par un terrain de football monopolise par les garçons, rejetant les filles et les autres enfants en périphérie, dans des zones dépourvues d'ombre et d'équipements.

      La végétalisation permet de redistribuer l'espace de manière équitable :

      • Diversification des usages : Création de zones de jeux naturels (cabanes en saule, buttes de terre, rondins), de zones d'expression et de zones calmes (particulièrement demandées par les adolescents dans le secondaire).

      • Réduction des conflits et des blessures : La suppression des monopoles spatiaux et la diversification des activités entraînent une diminution des tensions entre élèves.

      Par ailleurs, les sols drainants et souples réduisent la gravité des chutes par rapport à l'asphalte dur.

      • Inclusion des besoins spécifiques : Les aménagements paysagers permettent un meilleur accueil des enfants en situation de handicap (accès adapté aux jardins) ou présentant des troubles du spectre de l'autisme, en offrant des espaces de régulation sensorielle.

      L'Alliance Éducative et le Lien Social

      Les projets de jardins partagés au sein des cours d'école créent des ponts avec les familles :

      • Implication des parents : Les activités de jardinage permettent de mobiliser des parents d'élèves parfois éloignés de l'institution scolaire, mais possédant des compétences pratiques liées à la terre.

      • Ouverture sur le quartier : Certaines collectivités, comme la ville de Paris, expérimentent l'ouverture des cours végétalisées aux habitants le week-end, transformant l'école en un espace communautaire apaisé.

      • Corridors écologiques : Sur le plan environnemental, les cours végétalisées interconnectées (espacées parfois de 200 à 300 mètres) servent de relais pour la faune et les insectes en milieu urbain (hôtels à insectes, toits végétaux, façades plantées).


      3. Méthodologie, Choix Techniques et Modèle Économique

      Temporalité et Étapes du Projet

      La végétalisation complète d'une cour d'école n'est pas une simple transformation esthétique ; c'est un processus complexe qui s'étend sur 15 à 18 mois.

      [Observation et analyse des usages] │ ▼ [Concertation multi-acteurs (élèves, enseignants, parents, paysagistes)] │ ▼ [Débitumage / Désimperméabilisation des sols] │ ▼ [Aménagement des structures drainantes et gestion de l'eau] │ ▼ [Plantations et installation du mobilier naturel]

      Choix des Matériaux et des Végétaux

      Afin d'éviter les échecs prématurés, la sélection des végétaux et des matériaux doit répondre à des critères stricts de rusticité et d'adaptation locale :

      • Matériaux naturels privilégiés : Copeaux de bois, sable (en remplacement des dalles souples synthétiques ou en caoutchouc), rondins, terre et structures en bois brut.

      • Gestion de l'eau : Installation de tuyaux de récupération des eaux de toiture, création de supports drainants pour alimenter la végétation et baisser la température ambiante.

      • Espèces végétales : Sélection d'espèces locales et rustiques capables de résister au climat régional (ex. végétations méditerranéennes en Occitanie).

      Les plantes toxiques sont scrupuleusement exclues au moyen de listes établies par les services municipaux.

      • Acteurs clés de la conception : L'intervention de paysagistes concepteurs (titre reconnu par l'État) est essentielle pour concevoir des aménagements durables, en lien direct avec les jardiniers municipaux et les équipes pédagogiques.

      Enjeux Financiers et Budgétaires

      Les cours d'école primaires publiques françaises mesurent généralement entre 500 m² et 1 500 m² (avec une moyenne autour de 1 000 m²).

      Les coûts de transformation sont extrêmement élevés :

      | Paramètre | Détail / Estimation | | --- | --- | | Fourchette budgétaire moyenne | 40 000 € à 400 000 € par établissement | | Postes de dépense principaux | Débitumage, évacuation de l'asphalte, désimperméabilisation, réseaux de drainage/eau, plantations, mobilier naturel et infrastructures sportives réadaptées | | Autorité responsable (Financement) | Municipalités (écoles maternelles et élémentaires) / Départements (collèges) |

      En raison de ces coûts « stratosphériques », la végétalisation du parc scolaire est obligatoirement programmée sur plusieurs années par les collectivités et constitue un enjeu politique majeur lors des élections municipales.


      4. Freins, Risques et Facteurs Clés de Réussite

      Obstacles et Idées Reçues

      • La question de la saleté : Le contact avec la terre, le sable ou la boue suscite parfois l'inquiétude initiale des parents et des enseignants.

      Une communication explicite est nécessaire pour expliquer les bénéfices du contact avec le vivant et anticiper l'équipement des enfants.

      • La peur de la perte de contrôle : La présence d'arbres et de reliefs modifie la surveillance traditionnelle en réintroduisant des masques visuels.

      Cependant, la pratique montre que l'apaisement général réduit le besoin d'un contrôle panoptique.

      • L'entretien pendant les congés : Les jardins potagers scolaires rencontrent fréquemment des difficultés de gestion durant la pause estivale.

      La mise en place de partenariats avec des associations de quartier ou des riverains est une solution préconisée.

      Erreurs Fréquentes à Éviter

      • La standardisation des projets : Appliquer un modèle unique sans tenir compte de la géographie, de la typologie du sol ou du climat local conduit à la mort prématurée des végétaux.

      • L'absence de concertation : Un projet imposé sans l'adhésion de l'équipe enseignante (qui doit faire vivre la cour) ou sans consultation des élèves risque de péricliter.

      • Les réponses inadaptées face aux dégradations : Lorsque le piétinement intensif ou la pluie détruisent le gazon (créant de la boue), la tentation de recourir à du gazon synthétique coûteux (ex. intervention de 70 000 € constatée dans certaines communes) constitue un contresens écologique.


      Conclusion

      La végétalisation des cours d'école dépasse la simple réponse technique à la hausse des températures.

      En transformant un espace d'asphalte centré sur la surveillance en un milieu vivant, inclusif et pédagogique, elle réinterroge l'ensemble du projet éducatif.

      Sa réussite nécessite un engagement financier de long terme des collectivités locales, une co-construction rigoureuse avec l'ensemble de la communauté éducative et une adaptation constante aux réalités du terrain.

  2. Mar 2026
    1. Analyse du Modèle des Écoles de Commerce Françaises : Enjeux, Critiques et Perspectives

      Résumé Exécutif

      Le paysage de l'enseignement supérieur français est marqué par la prédominance des écoles de commerce, qui continuent d'attirer des milliers d'étudiants malgré des critiques croissantes.

      Ce document de synthèse analyse les tensions fondamentales structurant ce secteur, telles que révélées par le débat entre dirigeants d'écoles, sociologues et journalistes.

      Les principaux enseignements sont les suivants :

      • Une promesse double : Les écoles garantissent des carrières rémunératrices et une adaptation aux enjeux contemporains (IA, climat).

      • Une pédagogie contestée : Si les directions mettent en avant l'hybridation des enseignements et la recherche, les critiques dénoncent une déconnexion entre la recherche et les cours, ainsi qu'un niveau académique parfois jugé "navrant" au profit de l'acquisition de codes sociaux (habitus).

      • L'obstacle financier et social : Avec des frais de scolarité atteignant 60 000 €, ces institutions sont perçues comme des vecteurs de reproduction sociale, malgré des dispositifs de bourses et d'ouverture.

      • Un modèle économique sous pression : Sans subventions publiques majeures, les écoles dépendent des frais de scolarité pour financer des professeurs internationaux et des campus haut de gamme, créant une course au gigantisme dont la rentabilité réelle pour l'étudiant fait l'objet de vifs débats.

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      I. Les Acteurs du Débat

      Le tableau suivant présente les intervenants dont les perspectives ont été synthétisées :

      | Intervenant | Fonction / Titre | Positionnement | | --- | --- | --- | | Emmanuel Métais | Directeur général de l'EDHEC | Défenseur du modèle, insiste sur l'impact sociétal et l'excellence. | | Marianne Blanchard | Sociologue (Université Toulouse Jean Jaurès) | Analyse historique et critique de la reproduction sociale. | | Maurice Midena | Journaliste indépendant | Critique sur le formatage, le niveau des cours et les frais. |

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      II. Pédagogie et Valeur de l'Enseignement

      La nature des apprentissages

      Il existe une divergence majeure sur ce qui est réellement enseigné en école de commerce :

      • La version institutionnelle : Les écoles affirment placer les "limites planétaires", l'inclusion et l'éthique au cœur du cursus dès le premier jour, avant d'aborder la finance ou le marketing.

      • La vision critique : Le cœur de l'apprentissage résiderait moins dans les cours théoriques que dans la vie associative et les projets.

      C'est là que se formeraient les soft skills et l'habitus managérial.

      Certains observateurs qualifient le niveau des enseignements de "navrant" ou "accablant", poussant les étudiants à chercher des palliatifs via des partenariats avec des universités de philosophie ou de sciences sociales.

      Le rôle de la recherche

      Depuis les années 1960, et sous l'impulsion de la fondation Ford et des accréditations internationales (comme l'AACSB), les écoles ont massivement investi dans la recherche scientifique.

      • Investissements : L'EDHEC prévoit d'investir 50 millions d'euros dans la finance climatique sur quatre ans.

      • Controverse : La recherche, essentielle pour les classements, ne transparaîtrait pas toujours dans les enseignements prodigués aux étudiants.

      Il existerait un cloisonnement entre les chercheurs "publiants" et la réalité des salles de classe.

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      III. Dimensions Sociales et Financières

      L'accessibilité et la reproduction sociale

      Les écoles de commerce sont souvent citées comme des lieux de reproduction des élites.

      • Barrière symbolique et financière : Des frais de scolarité s'élevant à environ 60 000 € pour un cursus complet (cas de l'EDHEC) créent une sélection par l'argent.

      • Dépenses annexes : Au-delà des frais de scolarité, le coût de la vie associative, du logement et des sorties sociales renforce l'exclusion des milieux moins favorisés.

      • Initiatives d'ouverture : Les écoles développent des programmes de bourses (40 % d'élèves aidés à l'EDHEC) et interviennent dans les lycées défavorisés pour briser l'autocensure des jeunes talents.

      Analyse des coûts et financement

      Le modèle économique repose quasi exclusivement sur les familles :

      • Structure des dépenses : 60 % du budget est alloué à la "matière grise" (professeurs internationaux hautement rémunérés).

      Le reste finance les campus nécessaires à l'attractivité internationale.

      • Recettes : 80 % du budget provient des frais de scolarité.

      Les subventions publiques et les aides des Chambres de Commerce et d'Industrie (CCI) sont devenues marginales ou nulles.

      • Le statut juridique : Beaucoup de grandes écoles (comme l'EDHEC) sont des associations loi 1901 à but non lucratif, réinvestissant leurs revenus dans l'institution.

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      IV. La Promesse d'Insertion et de Rentabilité

      Retour sur investissement (ROI)

      La question centrale pour les familles est de savoir si le diplôme "en vaut pour son argent".

      • Salaires annoncés : Les classements internationaux (Financial Times) évoquent des salaires bruts annuels allant de 70 000 € à plus de 120 000 € trois ans après la sortie.

      • Contestations des chiffres : Les critiques remettent en cause la fiabilité de ces données, soulignant que les frais de scolarité augmentent deux fois plus vite que les salaires réels constatés par la Conférence des Grandes Écoles

      .- Alternatives : Les Instituts d'Administration des Entreprises (IAE) à l'université offrent des taux d'insertion similaires pour un coût nettement moindre pour l'étudiant, bien que financés par la collectivité.

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      V. Évolution et Perspectives du Secteur

      Le secteur de l'enseignement supérieur privé est en pleine expansion :

      • Croissance quantitative : Le nombre d'écoles de commerce est passé de 333 en 2018 à 423 en 2024.

      • Part de marché : Elles représentent aujourd'hui un tiers des étudiants du secteur privé, soit environ 8 % de l'ensemble des étudiants français (contre 3 % en 1990).

      Citations Clés

      "Les étudiants d'école de commerce ne deviendront des bons managers que à partir du moment où ils cesseront d'être de bons étudiants." — Maurice Midena

      "Notre mission, c'est de mettre le business au service du bien commun." — Emmanuel Métais

      "La réussite scolaire est intimement corrélée à l'origine sociale... l'idée même de méritocratie va pour certains élèves se heurter au fait que les portes des banques ne s'ouvrent pas automatiquement." — Marianne Blanchard

      Conclusion

      Le débat souligne une mutation profonde : les écoles de commerce ne sont plus de simples centres de formation au négoce, mais des institutions hybrides cherchant à légitimer leur coût par une recherche de pointe et un discours éthique.

      Si l'insertion professionnelle reste leur point fort incontesté, leur viabilité sociale et la qualité réelle de leur contenu académique demeurent des points de friction majeurs.

  3. May 2025
    1. https://www.youtube.com/watch?v=IWpB1r1B-A0&list=PLX_ensLRxEWDQzzjNvGf2OJPNN3BuNCmv&index=3

      Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:21:12][^2^][2]:

      La vidéo présente une analyse approfondie de la méritocratie, en se concentrant sur les grandes écoles et les classes préparatoires scientifiques en France. Pierre-Michel Menger discute des inégalités d'accès basées sur le genre et l'origine sociale, et explore le fonctionnement interne de ces institutions élitistes.

      Points forts: + [00:00:28][^3^][3] Les grandes écoles et la méritocratie * Examen des concours nationaux comme mécanisme de sélection * Importance historique et universelle des concours + [00:02:16][^4^][4] Avantages et inconvénients des concours * Objectivité et transparence des critères de sélection * Risques liés à la conception des concours et à la chance + [00:03:01][^5^][5] Le rôle de la chance dans la méritocratie * Influence de facteurs aléatoires sur les résultats des concours * Distinction entre mérite et chance dans le succès + [00:06:18][^6^][6] Inégalités dans les classes préparatoires * Accès inégal aux préparations de concours * Hiérarchie et émulation au sein des classes préparatoires + [00:11:09][^7^][7] Classes de niveau et redoublement * Sélection des élèves pour les classes étoilées après la première année * Impact des classes de niveau sur les opportunités et les inégalités + [00:14:27][^8^][8] Classes de niveau et performance éducative * Débat sur l'efficacité des classes de niveau dans l'éducation * Conséquences des classes de niveau sur le classement final des élèves Résumé de la vidéo [00:21:15][^1^][1] - [00:43:18][^2^][2] : La vidéo aborde la méritocratie dans le système éducatif français, en se concentrant sur les classes préparatoires et leur impact sur les inégalités sociales. Pierre-Michel Menger analyse les résultats des concours d'entrée aux grandes écoles et la répartition des élèves selon leur statut socio-économique.

      Points forts : + [00:21:15][^3^][3] Les résultats des concours * Les boursiers sont en moyenne plus en difficulté * Les non-boursiers ont tendance à mieux réussir * Questionnement sur le système de classes préparatoires et son rôle dans la création d'inégalités + [00:22:01][^4^][4] Caractéristiques des élèves * Fort pourcentage d'élèves avec mention très bien au bac * Peu de filles et de boursiers dans les classes préparatoires * Accès aux internats et entraînements supplémentaires + [00:26:04][^5^][5] Répartition en classes étoilées * Les élèves étoilés ont un taux de réussite plus élevé aux concours * Question sur l'effet causal de la répartition en classes étoilées * Impact significatif de l'accès aux classes étoilées sur les résultats aux concours + [00:38:00][^6^][6] Inégalités entre boursiers et non-boursiers * Les boursiers accèdent moins aux classes étoilées * L'écart de réussite aux concours est en partie expliqué par cet accès limité * Importance de considérer l'effet des classes étoilées sur les inégalités sociales Résumé de la vidéo [00:43:20][^1^][1] - [00:49:30][^2^][2]:

      Cette partie de la vidéo discute de la méritocratie dans le contexte des classes préparatoires en France, en se concentrant sur l'institution du redoublement et son impact sur les résultats des concours, en particulier le concours Mines-Ponts. Pierre-Michel Menger analyse les données et révèle des différences de genre dans les taux de redoublement, ainsi que l'attitude des étudiants envers les hiérarchies des écoles d'ingénieurs.

      Points saillants: + [00:43:20][^3^][3] Le redoublement et son impact * Le redoublement a un impact positif sur les résultats en 3e année * Les filles redoublent moins que les garçons * Les non-boursiers redoublent plus que les boursiers + [00:45:30][^4^][4] Les résultats au concours Mines-Ponts * Les résultats varient selon les écoles et les rangs obtenus * Le redoublement peut améliorer significativement les rangs * L'admissibilité est fortement influencée par le redoublement + [00:47:00][^5^][5] Les différences de genre dans la persistance * Les filles montrent moins de persistance dans les environnements compétitifs * Les garçons sont plus sensibles aux hiérarchies des écoles * Les filles sont moins attachées aux hiérarchies entre écoles

  4. Feb 2024
    1. Résumé vidéo [00:00:05][^1^][1] - [01:34:40][^2^][2]:

      Cette vidéo est une conférence sur la gestion de classe, organisée par l'Institut d'Administration de Soleil. Le conférencier est le professeur Michel Bissonnette, un expert en efficacité des enseignants et des écoles. Il présente les six chemins de la réussite scolaire, basés sur des données probantes issues de la recherche. Il donne des exemples concrets et des conseils pratiques pour mettre en œuvre ces stratégies dans sa classe.

      Temps forts: + [00:00:05][^3^][3] Le contexte et les objectifs de la conférence * Présentation du conférencier et de son parcours * Lien avec le pacte pour un enseignement d'excellence * Importance de la gestion de classe comme condition préalable à l'apprentissage + [00:08:15][^4^][4] Les six chemins de la réussite scolaire * Présentation du modèle des six chemins, basé sur les travaux de Wang, Haertel et Walberg * Les six chemins sont : la relation enseignant-élève, l'environnement sécuritaire, ordonné, prévisible et positif, l'encadrement des élèves, l'organisation de la classe, l'enseignement efficace et le renforcement positif * Chaque chemin a un effet mesurable sur la réussite des élèves + [00:34:40][^5^][5] La relation enseignant-élève * Le facteur le plus important pour influencer la motivation des élèves * Comment établir une relation de confiance, de respect et d'empathie avec les élèves * Comment utiliser l'humour, le langage non verbal, le feedback et la communication positive + [00:48:18][^6^][6] L'environnement sécuritaire, ordonné, prévisible et positif * Le facteur le plus important pour influencer le climat de classe * Comment créer des règles de classe claires, cohérentes et consensuelles * Comment faire respecter les règles avec des conséquences logiques et proportionnelles + [01:05:10][^7^][7] L'encadrement des élèves * Le facteur le plus important pour influencer le comportement des élèves * Comment assurer une surveillance bienveillante et imprévisible des élèves * Comment intervenir rapidement, fermement et calmement face aux écarts de conduite + [01:17:00][^8^][8] L'organisation de la classe * Le facteur le plus important pour influencer le temps d'enseignement et d'apprentissage * Comment planifier et structurer les activités pédagogiques * Comment gérer les transitions, le matériel, les déplacements et les places des élèves + [01:28:18][^9^][9] L'enseignement efficace * Le facteur le plus important pour influencer les apprentissages des élèves * Comment utiliser des stratégies d'enseignement explicite, direct, interactif et différencié * Comment favoriser l'engagement, la participation, la compréhension et la mémorisation des élèves + [01:34:40][^10^][10] Le renforcement positif * Le facteur le plus important pour influencer l'estime de soi des élèves * Comment renforcer les comportements et les performances souhaités des élèves * Comment utiliser des renforcements matériels, sociaux, symboliques et intrinsèques

    1. Dans le cadre de son séjour à l’Institut d’Administration scolaire de l’Université de Mons, le Prof. Bissonnette a donné une conférence intitulée « L’enseignement explicite pour gérer les comportements des élèves en classe et dans l’école : pour un milieu de vie sécuritaire favorisant l’enseignement-apprentissage » le 27/11/18. Cette conférence présente des stratégies concrètes pour gérer efficacement les comportements des élèves en classe et dans l’école. Ces stratégies sont de deux types : préventives et correctives. Ainsi, une gestion efficace des comportements en classe et dans l’école implique la mise en place d’un ensemble d’interventions proactives permettant de prévenir les écarts de conduite des élèves, mais également l’utilisation de stratégies correctives pour intervenir auprès de ceux qui manifestent des écarts de conduite.

      Plus d’informations sur le site http://www.enseignementexplicite.be