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Voici un sommaire de la discussion avec des indications temporelles basées sur l'ordre d'apparition dans le transcript :
- Introduction et présentation d'Albert Moukheiber (Docteur en neurosciences et psychologue clinicien). Il explique qu'il essaie d'allier la compréhension du fonctionnement du cerveau avec ses applications pratiques.
- Genèse du livre "Neuromania". L'idée initiale était de déconstruire des phrases courantes et simplistes entendues sur le cerveau et notre fonctionnement. Des exemples incluent l'idée que les gens n'aiment pas changer ou que la tristesse est due à un déséquilibre chimique. L'auteur cite Stanislas Lem sur le danger de la sursimplification.
- Pourquoi ces simplifications ont pris autant de place. Plusieurs raisons sont évoquées : le caractère récent des neurosciences, l'incertitude scientifique ouvrant la voie aux interprétations, et l'instrumentalisation des découvertes scientifiques (comme la radioactivité ou la physique quantique à des fins marketing).
- Remise en question du paradigme selon lequel "les gens n'aiment pas changer". Ce concept est davantage lié aux systèmes qu'aux individus. La résistance au changement est souvent utilisée pour justifier des passages en force. Le changement dépend du contexte et de ce qu'il implique.
- La possibilité de changer et la question de la patience. Changer de tempérament est différent de la résistance au changement organisationnel. Les traits de personnalité (stables) se distinguent des états (temporaires). Le changement prend du temps, ce qui peut être problématique pour quelqu'un d'impatient.
- Différences entre traits et états de personnalité. Des exemples sont donnés pour illustrer comment quelqu'un peut être colérique (trait) mais pas toujours en colère (état), et comment le contexte influence l'expression de ces traits.
- La stabilité des traits pour la prédictibilité et la coopération. Un changement trop rapide et constant rendrait la collaboration difficile. L'idée d'un "self" unique et constant est remise en question par la notion de "self switching" selon les contextes.
- Comment travailler sur l'impatience. Identifier les situations déclenchantes, les conditions propices et agir au niveau approprié. Accepter que le progrès se fait par étapes et prend du temps. La "cognition incarnée" souligne que nos réactions dépendent de notre corps et de notre environnement.
- Stratégies pour gérer l'impatience. "Think our way out of it" est possible dans certaines situations (exemple du métro en retard), mais pas dans d'autres. Distraction, relaxation corporelle et se souvenir des succès ("count the hits not the misses") sont des pistes. Il faut aussi accepter parfois de ressentir de la frustration.
- La dichotomie émotion/raison. L'auteur a toujours eu un problème avec la hiérarchisation de ces processus. Souvent, les pensées justifient les émotions. L'opposition frontale est rare.
- Distinction entre émotions (substrat biologique), ressenti phénoménologique (affects) et communication de l'émotion. Le langage français utilise souvent le même mot pour ces trois réalités, contrairement à l'anglais ("emotions" et "feelings"). Dans le cerveau, il y a des neurones, pas des émotions ou des pensées en soi.
- L'opposition se fait plutôt entre différentes émotions et pensées. L'exemple de la jalousie ou de l'énervement suivi d'un apaisement est donné. Penser en termes de diades ou de triades (incluant le ressenti corporel) est plus pertinent. Les personnes anosognosiques (ne reconnaissant pas leurs émotions) ne deviennent pas de meilleurs décideurs rationnels, car les émotions sont une forme de feedback.
- Rôle des émotions comme feedback pour adapter notre comportement. Le déficit émotionnel rend le comportement inopérant. Les bases biologiques des émotions sont dans le cerveau et le corps (cognition incarnée). L'opposition émotion/raison remonte à l'Antiquité (Platon).
- Les émotions peuvent être remplacées. Nous avons des émotions et des pensées automatiques, mais aussi des processus métacognitifs et métaémotionnels qui permettent de les modifier progressivement. La rumination (une cognition) nourrit l'émotion, montrant leur interdépendance.
- La porte d'entrée pour casser un cycle émotionnel/cognitif dépend des individus. Injonction émotionnelle, raisonnement, action corporelle, distraction attentionnelle ou acceptation peuvent être utilisés. Les émotions négatives sont importantes et adaptées dans certains contextes (deuil après un licenciement). Vouloir toujours aller bien est une forme de folie.
- L'idéologie de la maximisation et de l'efficience. Cette tendance, visible dans le minimalisme et la technologie, se reflète dans la volonté de maximiser les expériences positives et d'éliminer les émotions négatives. L'auteur ne cherche pas à se maximiser constamment dans tous les domaines.
- Apprendre plus vite est parfois une illusion. Il n'y a pas toujours de raccourcis, notamment pour l'apprentissage des langues. Des vendeurs profitent du désespoir pour vendre des méthodes inefficaces. L'immersion est souvent nécessaire.
- La quête d'amélioration et la comparaison aux autres. Admirer ceux qui apprennent vite ne doit pas nous faire oublier que les compétences varient. Il faut accepter les "règles du jeu" de notre esprit, comme on accepte les limites physiques de notre corps.
- Comparaison avec les capacités physiques. On n'aurait pas la même discussion sur la possibilité de sauter du troisième étage ou de soulever une voiture. L'amélioration du cerveau passe par son utilisation. La quête d'une amélioration constante peut être une source d'insatisfaction.
- La motivation et le changement constant. Ce qui motive l'auteur n'est pas une quête intense, mais plutôt l'intérêt. Le changement est inévitable ; la question est comment et à quelle vitesse.
- Philosophie de vie et éducation de sa fille. Ne pas se prendre au sérieux est une protection. Ne pas lui dire qu'elle est spéciale, mais normale.
- Remise en question du système scolaire. L'école n'est pas conçue pour le bien-être des enfants, mais pour permettre aux parents de travailler. L'heure de réveil est absurde. Malgré cela, sa fille ira à l'école comme les autres.
- Inculquer la tolérance à la frustration. La société actuelle cherche à éviter la frustration, ce qui pourrait être problématique. Le côté coercitif de l'école peut paradoxalement aider à développer cette tolérance.
- La période d'adaptation à l'école. L'objectif initial est la survie et l'adaptation. L'apprentissage viendra plus tard. L'auteur évite les pratiques éducatives qu'il juge néfastes. Il n'a pas lu de livres sur la parentalité pour éviter de se "mêler le cerveau".
- Le phénomène de l'éducation positive. L'enfant d'une amie, élevé sans se voir dire non, semble bien se développer, mais l'avenir reste incertain. Il faut éviter le piège de la cause unique : de nombreux facteurs influencent le développement d'un enfant (amis, professeurs, etc.). L'éducation positive reflète aussi le désir des adultes d'éviter la frustration.
- La notion de "bon niveau explicatif". Pour comprendre un phénomène, il faut l'observer au niveau pertinent (exemple de l'embouteillage, de la voiture, d'Alzheimer, de la dépression). Pour comprendre le développement d'un enfant, il faut considérer la famille, l'entourage et la société. Nous avons des pistes sur ce qu'il ne faut pas faire (manque d'affection) et quelques-unes sur ce qu'il faut faire, mais pas de feuille de route précise. La société actuelle produit de la frustration, d'où l'importance de la tolérance.
- L'approche translationnelle (aller-retour entre théorie et pratique). L'expérience clinique (thérapie) a montré que le déséquilibre chimique n'est pas le bon niveau explicatif pour la dépression, car des facteurs de vie concrets sont souvent en cause. La science a longtemps cherché à objectiver, mais la subjectivité humaine est essentielle.
- Le défi de développer une science de la subjectivité. La douleur est un exemple de phénomène subjectif difficile à objectiver. Les inégalités de traitement de la douleur entre hommes et femmes sont mentionnées. La recherche sur le cerveau se fait majoritairement en IRM, dans des conditions non naturelles. Il y a une surestimation de ce que l'on sait sur le cerveau ("Neuromania").
- Appel à refaire de la science avec émerveillement et imagination. La science actuelle est perçue comme trop aseptisée (blouses blanches et statistiques). L'imagination et l'émotion sont nécessaires pour faire avancer la science. La collaboration entre différentes expertises (philosophie, mathématiques, biologie) est cruciale.
- Paradoxe apparent entre la critique de la surresponsabilisation de l'individu et l'appel à une science de la subjectivité. Retour à la notion de niveau explicatif : selon le phénomène étudié, le niveau pertinent varie. S'intéresser à la subjectivité est important pour comprendre l'individu, mais pour certains phénomènes (comme un embouteillage ou une tendance sociétale), il faut considérer un niveau d'analyse plus large.
- ** L'exemple de la propriété émergente de l'eau (nécessité de six molécules pour "mouiller")**. Certains phénomènes n'apparaissent qu'à un certain niveau d'organisation. Pour comprendre le vote, regarder l'activité cérébrale individuelle est descriptif, pas explicatif.
- Importance de distinguer le bon niveau explicatif, la correspondance entre les niveaux et la différence entre description et explication (corrélation vs causalité). L'exemple de la corrélation entre le nombre de McDo et les cas de COVID est donné.
- Facteurs méta (sociétaux) sous-estimés. Organisation sociétale, rythme social, heures de travail, pression financière et matérielle. La perte des aides sociales et communautaires d'avant est évoquée. L'explosion des burnouts et des troubles anxieux ces dernières années est notable.
- Le biais des populations "WEIRD" (White, Industrialized, Educated, Rich, and Democratic). La majorité des études en psychologie et neurosciences sont réalisées sur ces populations, puis généralisées à toute l'humanité, ce qui est problématique car ces populations ne sont pas représentatives.
- Exemple de jeu économique (ultimatum game) montrant des différences culturelles dans les comportements. Les étudiants américains réagissent différemment des populations d'autres cultures face à des offres inéquitables.
- Remise en question de croyances psychologiques universelles basées sur des échantillons restreints. La culture a une influence profonde. L'exemple du faible taux de natalité en Corée, potentiellement lié au patriarcat, est donné.
- La complexité des problèmes et le rejet des solutions simplistes. L'auteur se sent dépassé par cette complexité. L'exemple de la dépression, parfois liée à l'environnement social et culturel, est mentionné.
- Nécessité d'une "thérapie de la société" plutôt que d'une sur-focalisation sur l'individu et le développement personnel. La volonté individuelle a ses limites face aux déterminants environnementaux et sociaux.
- Expérience de l'auteur face à des patients où il se sent impuissant à aider. Il en parle ouvertement avec le patient et l'oriente parfois vers d'autres thérapeutes plus adaptés. La psychologie clinique est encore une discipline jeune avec des limites. Il est important de reconnaître ces limites pour éviter de culpabiliser les patients.
- Reconnaissance des limites actuelles de la psychologie clinique. Le mythe d'une compréhension totale de la créativité, des émotions, etc., est dangereux. Il est crucial d'expliquer aux patients que leur souffrance n'est pas forcément de leur faute. La psychologie clinique n'est pas aussi mature que d'autres domaines de la santé.
- Le mensonge des cinq sens. Nous en avons neuf : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, la thermosception (chaleur/froid), la proprioception (position du corps), la nociception (douleur) et l'interception (organes internes). L'omission des quatre autres est un mystère.
- Le pseudo "sixième sens" (souvent associé à l'intuition). L'auteur pense que ceux qui ont popularisé cette idée ignoraient l'existence des quatre autres sens. Le sixième sens est interprété différemment par chacun.
- La fascination du réel déjà complexe. L'auteur ne comprend pas pourquoi on cherche à ajouter des artifices (comme des "auras") alors que le fonctionnement réel est déjà extraordinaire. La réalité est plus complexe à comprendre qu'à inventer. La facilité n'est pas nécessairement ce que les gens aiment, mais certains profitent de ce biais apparent.
- Les raisons du succès des solutions simplistes et erronées. Promesse de résultats rapides et faciles, détresse des personnes cherchant de l'aide, asymétrie argumentative (il est plus facile de convaincre de ne pas faire quelque chose en exagérant un risque que de convaincre de faire quelque chose en prouvant une sécurité à 100%). La loi du nombre explique le succès des démarcheurs téléphoniques.
- Les neuf sens et la misophonie (sensibilité excessive à certains sons). La question de savoir comment agir sur ces sens est posée. L'auteur partage son expérience de la misophonie et de la difficulté à la gérer.
- Le bon niveau explicatif pour la misophonie est l'interaction, pas seulement l'individu. Avant de chercher à changer, il faut évaluer l'impact du problème. Des solutions mécaniques (atténuation du son) peuvent être envisagées, mais sont contraignantes. Un travail sur la gestion émotionnelle peut aider. Parfois, l'acceptation est la meilleure voie.
- Fonctionnement "bottom-up" (des sens vers le cerveau) et découverte récente du fonctionnement "top-down" (du cerveau vers les sens). Notre cerveau "hallucine" activement le réel (processing prédictif).
- Le cerveau influence activement notre perception sensorielle. Les illusions d'optique illustrent ce phénomène. Il serait intéressant d'explorer si des processus "top-down" pourraient aider à moduler la sensibilité à certains sons comme dans la misophonie. Référence à Andy Clark et son livre "The Experience Machine" sur le cerveau prédictif.
- Expériences personnelles de l'auteur en matière de changement. Il a consciemment travaillé sur son anxiété, sa manière de parler et sa gestuelle. Il essaie d'avoir plus d'opinions et de ne pas être toujours indifférent aux choix collectifs. Le changement est constant.
- Recommandation d'une ressource marquante récente : la série "Severance" sur Apple TV+. Une série de science-fiction explorant la séparation entre vie professionnelle et personnelle au niveau cérébral.
- Le plus grand obstacle surmonté par l'auteur : son anxiété et son stress durant l'adolescence. L'acceptation de soi et le fait de moins se prendre au sérieux l'ont aidé.
- Personnes que l'auteur aimerait entendre au micro : Zoé Dubu (historienne des psychédéliques) ou Lucy Berkovitz (psychiatre travaillant sur la psilocybine).
- Définition de "ne pas prendre le pouvoir de sa vie" : la subir. Clarification importante : il ne s'agit pas de prôner la soumission, mais de souligner que vouloir tout contrôler et subir sont tous deux indésirables. Maximiser l'agentivité est essentiel, mais cela passe par un effort collectif et ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle.
- Conclusion et remerciements. Invitation à soutenir les librairies indépendantes.
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Voici un sommaire de la vidéo « One health : Alimentation infantile et santé globale » avec des indications temporelles approximatives basées sur la progression du discours dans le transcript :
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[Début] Introduction (Professeur Harvé) : Présentation de la 6ème conférence du cycle, mettant en avant l'approche multidisciplinaire avec la participation d'ingénieurs agronomes, en l'occurrence le professeur Daniel Tomé et la professeur Dalila Zout Marnich, qui vont parler de l'alimentation infantile et de la santé globale. Le professeur Tomé commence la présentation.
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[~0:01:00] Tour d'horizon sur les problèmes d'alimentation infantile (Professeur Daniel Tomé) :
- Catégories d'âge et conditions physiologiques pour les apports nutritionnels : nourrissons (0-6 mois), enfants (6 mois-3 ans), enfants et adolescents (3-18 ans), adultes.
- **Les trois ou quatre grands groupes de problématiques liés à l'alimentation :
- l'énergie,
- les macronutriments énergétiques (protéines, glucides, lipides), et
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les micronutriments (vitamines et minéraux)**.
- Présentation des Apports Nutritionnels de Référence (ANR) ou Dietary Reference Value (DRV).
- Définition des besoins nutritionnels de l'enfant et de l'adolescent basée sur le métabolisme de base, les besoins de croissance, et l'activité physique.
- La croissance : accroissement de la taille et de la masse corporelle (musculaire et osseuse), avec des besoins rapportés à la masse corporelle supérieurs à ceux de l'adulte. Impact de l'alimentation sur la santé à court et long terme.
- Gain de taille et de poids significatif pendant les trois premières années.
- Évolution de la masse maigre (musculaire et osseuse) et de la masse grasse pendant la croissance. Développement du cerveau, plus rapide dans les premières années.
- L'adiposité et l'indice de masse corporelle (IMC) chez l'enfant, avec la variation physiologique de la corpulence et le rebond d'adiposité, indicateur de risque ultérieur d'obésité.
- Évolution des tissus maigres et gras selon l'âge et le sexe.
- Les trois périodes critiques de l'alimentation infantile : oralité orale (0-6 mois, alimentation lactée), oralité secondaire (6-12 mois, diversification), et après 12 mois (évolution vers l'alimentation normale). Importance de la croissance pendant les premières années.
- L'alimentation infantile doit assurer un apport adéquat d'énergie et de nutriments pour l'expression optimale du potentiel génétique corporel et cognitif, en évitant la surconsommation énergétique et les risques de déficience (protéines, calcium, fer, iode, zinc, acides gras polyinsaturés, vitamines A, B9, E).
- Le lait maternel : composition évolutive, protection immunitaire, mais faible en vitamine D et K, nécessitant une supplémentation.
- Prévalence de l'allaitement en France, plus faible que dans d'autres pays.
- Les besoins énergétiques de l'enfant, variables selon l'âge, la corpulence et l'activité physique, exprimés en fonction du Physical Activity Level (PAL).
- Répartition des macronutriments énergétiques (glucides, lipides, protéines) : similarités avec les recommandations pour l'adulte, avec des besoins lipidiques plus élevés chez les très jeunes enfants.
- Besoins en protéines plus élevés chez l'enfant (par rapport au poids) pour la croissance des tissus maigres, avec un taux de dépôt protéique élevé chez le nourrisson qui diminue avec l'âge.
- Importance des acides gras polyinsaturés (oméga-6 et oméga-3) pour le développement cérébral pendant les premières années.
- Statut nutritionnel au cours du développement et risques : retards de croissance, maigreur, surpoids et obésité, anémie (carence en fer), carences en iode, vitamine A, vitamine D et zinc, avec une répartition géographique variable.
- Types d'études et de données disponibles : problèmes de carence, obésité, et déficiences en micronutriments.
- Augmentation mondiale de l'indice de masse corporelle (IMC) chez les adultes et les enfants.
- Lien entre la forte consommation de céréales/racines/tubercules et les retards de croissance.
- Relation entre la faible consommation de produits d'origine animale et les retards de croissance.
- Problèmes de déficiences en micronutriments même dans les pays développés (exemple de la Grande-Bretagne pour le fer, la vitamine D, le calcium, le magnésium, le zinc, le sélénium et l'iode).
- La fortification en micronutriments comme solution à la malnutrition, en particulier pour l'iode (sel iodé), le fer, la vitamine A et le zinc. Complémentation alimentaire pertinente en cas de carence avérée.
- Exemple du fer : rôle dans le transport de l'oxygène, conséquences de la carence (anémie, mauvais développement neurologique), prévention par l'alimentation diversifiée et fortification.
- Prévalence de l'anémie par carence en fer dans différents pays.
- Efficacité de la fortification en fer dans la réduction de l'anémie.
- Amélioration du développement cognitif des enfants et adolescents grâce à la supplémentation en fer, justifiant les recommandations de l'OMS.
- Résumé des points clés : enfance et adolescence, rôle crucial de l'alimentation pour le développement physique et cognitif, importance d'un apport adéquat en énergie et nutriments, nutriments particulièrement sensibles liés à la croissance, surveillance nécessaire.
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[~0:30:00] Focus sur le besoin en protéines (Professeur Dalila Zout Marnich) :
- Rôle fondamental des protéines : apport d'azote et d'acides aminés indispensables à la survie.
- Qualité de l'apport alimentaire : quantité d'azote et profil en acides aminés essentiels (neuf pour l'humain).
- Métabolisme protéique : renouvellement permanent des protéines corporelles (synthèse et dégradation). Rôles des protéines (hormones comme l'insuline).
- Besoins chez l'adulte (entretien) et besoins supplémentaires (croissance, gestation).
- Pertes azotées obligatoires (fécales, urinaires, non mesurables).
- Évaluation du besoin protéique basée sur le besoin azoté, bilan azoté nul.
- Besoin nutritionnel moyen (0,66 g/kg/jour) et apports recommandés (0,83 g/kg/jour) chez l'adulte.
- Besoins spécifiques de l'enfant pour la croissance : calcul par méthode factorielle (besoin d'entretien + besoin de croissance corrigé par l'efficacité de dépôt protéique). Efficacité de dépôt variable selon l'âge (66% puis 58%).
- Exemple de calcul du besoin moyen pour un enfant de 1 à 3 ans (0,86 g/kg/jour).
- Différences de dépôt protéique (masse maigre) entre garçons et filles, conduisant à des recommandations différentes par tranche d'âge.
- Qualité des protéines : importance de l'apport en acides aminés indispensables. Besoins en acides aminés indispensables (exemple de la lysine).
- Conséquences d'un apport déséquilibré en acides aminés essentiels (facteur limitant).
- Scores d'évaluation de la qualité des protéines : score chimique, PDCAAS (Protein Digestibility Corrected Amino Acid Score), et DIAAS (Digestible Indispensable Amino Acid Score).
- Exemple comparatif du blé (déficient en lysine, digestibilité moyenne) et du lait (équilibre en acides aminés, haute digestibilité) en termes de qualité protéique.
- Sources de protéines alimentaires : teneur variable (animale vs végétale), équilibre en acides aminés essentiels (sources animales plus complètes), et digestibilité.
- Déficiences spécifiques en acides aminés essentiels dans les sources végétales (lysine dans les céréales, méthionine dans les légumineuses).
- Résultats de digestibilité et de DIAAS pour différentes sources protéiques (tournesol, lin).
- Explication du lien entre forte consommation de céréales et retards de croissance (déficience en lysine).
- Risque d'inadéquation de l'apport protéique dans différents pays, aggravé par une faible digestibilité.
- Double enjeu : quantité et qualité des protéines, crucial pour la croissance de l'enfant.
- Dilemme : nécessité de réduire la consommation de protéines animales pour des raisons environnementales, alors qu'elles sont plus équilibrées et digestibles.
- Questions sur les sources végétales de protéines (équilibre en acides aminés, digestibilité, facteurs antinutritionnels, ultra-transformation).
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[~1:00:00] Discussion et Questions/Réponses :
- Commentaire sur la consommation de bœuf et son caractère historiquement récent en Occident. Question sur la possibilité de transformer ces pratiques.
- Réponses du professeur Tomé et de la professeur Azout Marnich sur la consommation de protéines animales et végétales, l'évolution de la consommation de bœuf, la possibilité de réduire la consommation animale (végétalisme possible mais plus complexe), la vitamine B12 et le fer, et le ratio entre sources animales et végétales.
- Réponse de la professeur Azout Marnich sur l'importance de l'équilibre et la prise en compte de l'obésité/surpoids, le rôle des protéines dans la régulation de la lipogénèse, et la question de l'ultra-transformation des produits végétaux.
- Question de la salle sur le quota de 0,66 g/kg de protéines, jugé bas. Clarifications sur le besoin nutritionnel moyen vs les recommandations, et l'apport énergétique des protéines (15-20%).
- Question de la salle sur l'approche "One Health", la compétition entre micronutriments et autres vertus des végétaux (fibres, etc.), les risques liés à la viande rouge, et la perception du besoin en protéines. Discussion sur la nécessité d'un rééquilibrage des sources (diminuer l'animal, augmenter le végétal), mais la question du "jusqu'à quel niveau" et la présence de populations carencées. Précisions sur les risques liés à la viande rouge (cancers colorectaux), les avantages des végétaux (fibres, absence de cholestérol), et l'effet satiétogène des protéines. Retour sur la question de l'ultra-transformation et l'intérêt de consommer des associations traditionnelles de végétaux (légumineuses et céréales).
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[~1:14:00] Conclusion (Professeur Harvé) :
- Importance de la connaissance scientifique et de sa transmission au grand public pour transformer les pratiques sociales.
- Nécessité de concilier une bonne nutrition infantile (quantitative et qualitative) et les enjeux climatiques (diminution de l'élevage intensif, consommation de bœuf).
- Responsabilité des futurs professionnels de santé dans la transformation des pratiques sociétales.
- Annonce de la prochaine conférence sur le réchauffement climatique et l'impact carbone. Remerciements.
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Voici un sommaire du webinaire avec des indications temporelles approximatives basées sur le déroulement de la présentation :
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[Début] Présentation de Solidatech (0:00 - 0:05)
- Solidatech est un programme de solidarité numérique qui aide les associations à renforcer leur impact grâce au numérique.
- L'organisation est née en 2008 d'un partenariat entre les Ateliers du Bocage (coopérative d'insertion membre d'Emmaüs) et TechSoup, un réseau international de solidarité numérique.
- Solidatech soutient principalement les associations loi 1901, mais aussi d'autres structures comme les fondations Reconnues d'Utilité Publique et les fonds de dotation.
- Depuis 2008, plus de 35 000 associations se sont inscrites gratuitement et ont bénéficié de plus de 540 000 outils à tarif solidaire, représentant une économie de près de 200 millions d'euros.
- Solidatech propose de l'outillage (solutions à tarif solidaire et matériel reconditionné) et de l'accompagnement (centre de ressources, webinaires, formations, support).
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[0:05 - 0:16] Introduction à Nüag
- Nüag est une société dont l'outil principal a deux ans et qui est issue du monde de la cybersécurité et de la cryptographie.
- Le cœur de métier de Nüag est le vote électronique sécurisé, enrichi de fonctionnalités pour l'organisation d'instances de gouvernance, notamment les assemblées générales.
- Nüag est une plateforme clé en main et dématérialisée, disponible en trois formats : 100% présentiel, 100% en ligne, et hybride.
- La plateforme est structurée en quatre modules : paramétrage/configuration, pilotage, tenue de la réunion et vote, et restitution/archivage.
- L'accès à Nüag se fait via le site nuage.fr, où les organisateurs doivent créer un compte personnel et un compte pour leur organisation.
- Il est possible de constituer une équipe d'organisateurs avec différents droits d'accès.
- La création d'une réunion peut se faire de zéro ou par duplication d'une réunion précédente.
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[0:16 - 0:25] Module de Configuration et Paramétrage
- Ce module permet de définir les généralités de la réunion (titre, date, heure, logo), les modalités de vote (en amont), la gestion des pouvoirs, l'espace documentaire, et la gestion des collèges de vote avec pondérations et rôles spécifiques.
- L'ordre du jour peut être créé avec autant de résolutions que souhaité, chacune avec un titre, un contexte, des choix de vote paramétrables, et la définition du quorum et des seuils de dépouillement.
- Des documents spécifiques peuvent être rattachés à chaque résolution pour améliorer la lisibilité pour les votants.
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[0:25 - 0:32] Module Participants
- La gestion des participants peut se faire de manière autonome ou avec l'accompagnement de l'équipe Nüag via un fichier Excel.
- Nüag analyse le fichier pour identifier les erreurs potentielles (doubles identités, mandats, format des emails) et fournit un rapport.
- Un accompagnement est disponible pour les organisateurs et les participants via chat, email et téléphone.
- L'espace participants est mis à jour par Nüag.
- La convocation est personnalisable (texte, bouton, ajout de pièces jointes) et un aperçu est disponible.
- Présentation de l'offre et de la facturation, avec différentes options selon le format (présentiel, distanciel, hybride) et l'inclusion de la visio intégrée.
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[0:32 - 0:49] Module de Pilotage (avant et pendant l'AG)
- Vérification de la configuration avant l'envoi des convocations.
- Possibilité d'activer ou désactiver le vote par correspondance.
- Gestion des délégations de pouvoir côté organisateur et participant.
- Suivi des statistiques de vote (mise à jour automatique, rapports complémentaires sur demande).
- Modification de l'ordre du jour possible tant que les votes ne sont pas ouverts.
- Traçabilité des actions des participants sur la plateforme.
- Fonctionnalités pour la gestion de l'émargement en présentiel et assistance au vote.
- Possibilité de modifier les informations d'un participant et de renvoyer sa convocation.
- Suivi des mailings (statuts d'envoi, relances ciblées et personnalisées).
- Espace votant accessible via un lien personnalisé dans l'email de convocation, avec identification sécurisée.
- Fonctionnalités de vote en amont, accès à la visioconférence, gestion des pouvoirs, et consultation des documents pour les participants.
- Déroulement du vote en séance : ouverture et clôture des résolutions, proclamation des résultats.
- Assistance technique disponible pendant la réunion pour les organisateurs et les participants.
- Validation des résultats permettant la prise en compte des votes hors plateforme (vote hybride).
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[0:49 - 0:50] Fin de la Démo et Offre d'Essai
- Possibilité de voter en amont ou pendant le direct, et de consulter l'état de ses votes.
- La plateforme est disponible en libre accès jusqu'à 5 personnes pour tester toutes les fonctionnalités (avec ou sans visio).
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[0:51 - 1:02] Questions et Réponses - Tarification
- L'offre Starter (jusqu'à 30 convocations) est à 50€ HT par réunion, avec un surcoût de 100€ HT pour l'option visio.
- Au-delà de 30 convocations, les prix de départ sont de 200€ HT (sans visio) et 300€ HT (avec visio), avec un coût par convocation dégressif au-delà de 500.
- Un simulateur de prix et des demandes de devis sont disponibles.
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[1:02 - 1:05] Questions et Réponses - Utilisation avec d'autres outils de visioconférence
- Il est possible d'utiliser Nüag pour le vote en parallèle d'un autre outil de visioconférence (Zoom, Teams, etc.). L'offre correspondante est appelée "vote numérique".
- Des répétitions sont proposées pour s'assurer de la bonne manipulation des outils.
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[1:05 - 1:07] Questions et Réponses - Participants allophones
- La plateforme est disponible en français et en anglais.
- L'interface pour les participants est conçue pour être simple.
- Un support est disponible, mais il est relativement limité pour des besoins spécifiques liés à la langue.
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[1:07 - 1:10] Questions et Réponses - Création de collèges sans droit de vote
- Il est possible d'inviter des personnes sans droit de vote, qui pourront assister à la réunion et consulter les documents, mais ne pourront pas voter.
- Cela peut être utile pour la gestion des cotisations et la communication autour des droits de vote.
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[1:10 - 1:13] Questions et Réponses - Secret des votes et nombre maximum de participants
- Le secret des votes est respecté ; l'organisateur sait qui a voté mais pas le contenu de leur vote.
- Il n'y a pas de limite au nombre de participants, même avec de nombreux collèges et spécificités.
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[1:13 - 1:18] Questions et Réponses - Suffrages multiples et gestion des pouvoirs
- Un votant peut avoir plusieurs droits de vote, paramétrables dans le fichier participants.
- La gestion des pouvoirs permet de voter pour soi-même et pour les personnes ayant donné procuration.
- Le panachage (ventilation d'un seul droit de vote sur plusieurs choix) est également supporté.
- La gestion des pouvoirs est intégrée à la plateforme.
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[1:18 - 1:22] Questions et Réponses - Mails de rappel
- Les mails de rappel sont ciblés sur la base des participants et peuvent être segmentés (par exemple, relance aux non-votants, remerciements aux votants) ou individualisés.
- Le lien de connexion personnalisé est automatiquement inclus dans les mails de relance.
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[1:22 - 1:27] Questions et Réponses - Problèmes de Wi-Fi
- Des outils de dégradation de la qualité de la visio sont prévus pour les connexions faibles.
- En cas de mauvaise connexion d'un intervenant distant, une fonctionnalité d'appel téléphonique est intégrée.
- L'application est généralement légère pour la gestion des votes.
- L'équipe Nüag peut anticiper les problèmes de Wi-Fi lors des répétitions et proposer des solutions.
- En cas de régie technique sur place, une collaboration est possible pour optimiser la connexion.
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[1:27 - 1:30] Questions et Réponses - Tenue des AG 2020 et 2021 le même jour
- Nüag ne peut pas fournir de conseils juridiques.
- Cependant, il est techniquement possible de tenir plusieurs AG à la suite sur la plateforme, et cela a déjà été fait.
- La duplication de séances facilite l'organisation dans ce cas.
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[1:30 - 1:33] Questions et Réponses - Archivage des résultats
- Nüag a une obligation d'archivage pendant 10 ans.
- L'accès aux résultats peut varier selon le type d'association, généralement entre 5 et 10 ans.
- Les organisateurs ont un contrôle sur la suppression des données après l'AG.
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[1:33] Questions et Réponses - Importation des participants par Excel
- Oui, il est possible de télécharger les participants via un import Excel.
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[1:33 - 1:36] Questions et Réponses - Tarification de l'offre Starter et offre illimitée
- L'offre Starter à 50€ HT n'inclut pas la visio intégrée, mais comprend l'accompagnement et les quatre modules en version numérique. La visio est une option à 100€ HT supplémentaires pour cette offre.
- Le tarif indiqué est bien par réunion.
- Un tarif d'usage illimité sous forme de forfait annuel ("pack gouvernance") est proposé sur devis en fonction des besoins (nombre de réunions, volume de participants).
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[1:36 - Fin] Conclusion et informations de contact
- Remerciements aux participants et aux présentateurs.
- Rappel de l'enregistrement du webinaire et de l'envoi d'un email avec le lien de replay et les informations de contact.
- Invitation à demander des devis et des démonstrations.
- Fin du webinaire.
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Briefing Doc : Faut-il en finir avec la démocratie participative ?
Introduction
Ce document présente une synthèse des principaux thèmes et idées ressortant de la discussion organisée par l'UNADEL (Union Nationale des Acteurs du Développement Local) autour de la question :
"Faut-il en finir avec la démocratie participative ?".
L'événement a réuni des personnalités aux expériences et points de vue divers, notamment * Nicolas Rio (politiste et co-auteur du livre éponyme), * Laurence Bart (maître de conférences et administratrice à l'UNADEL), et * Claire Touri (présidente du Mouvement Associatif).
La discussion a abordé les constats critiques de la démocratie participative actuelle, les attentes citoyennes révélées par les écoutes territoriales, et le rôle potentiel du mouvement associatif, tout en explorant des pistes pour revitaliser le fonctionnement démocratique.
Thème 1 : Critique de la démocratie participative actuelle
Nicolas Rio, s'appuyant sur son livre, a exposé une critique fondamentale de la manière dont la démocratie participative est souvent déployée aujourd'hui.
Son argument central est qu'elle tend à focaliser les efforts sur l'expression des citoyens, partant du principe que le problème réside dans un manque de voix citoyenne.
Or, selon lui, le problème majeur se situe davantage du côté de la "surdité des institutions" :
"...le problème c'est pas que les citoyens ne s'exprimeraient pas euh mais davantage que les pouvoirs publics dans leur diversité ne sont pas en capacité euh de d'entendre euh ce que les citoyens formulent..."
Rio souligne que la multiplication des dispositifs participatifs (conseils de quartier, conventions citoyennes, consultations en ligne) contraste avec un "constat d'impuissance" remontant du terrain, tant de la part des professionnels que des citoyens impliqués.
Il remet en question la "fausse équivalence entre participation et démocratie", arguant que plus de participation ne signifie pas nécessairement plus de démocratie, et inversement.
Un autre point critique majeur concerne l'égalité démocratique. Rio met en lumière le fait que les dispositifs participatifs ont tendance à attirer les mêmes profils de participants (diplômés, âgés, déjà engagés), renforçant ainsi les inégalités de représentation et laissant de côté les "inaudibles" :
"...globalement c'est euh souvent les mêmes profils qu'on retrouve dans la plupart des dispositifs participatifs euh les variables les plus discriminantes étant le niveau de diplôme et l'âge..."
Il soutient que ces dispositifs peuvent même "décupler ces inégalités de représentation" en donnant davantage la parole à ceux qui l'ont déjà, au détriment de ceux qui sont en retrait de la vie démocratique.
Enfin, Rio questionne la capacité transformatrice réelle de ces dispositifs, les considérant comme dépendants de l'institution initiatrice et soumis à un "biais de confirmation", où seuls les avis conformes aux orientations initiales ont tendance à être retenus.
Il alerte sur le risque que l'engouement pour la démocratie participative masque la "fragilisation de nos contrepouvoirs".
Thème 2 : Attentes citoyennes et la "démocratie du faire"
Laurence Bart a partagé les enseignements tirés des écoutes territoriales menées par l'UNADEL.
Ces écoutes révèlent un "formidable fourmillement d'initiative" et d'engagements citoyens diversifiés et souvent informels, participant parfois à l'attractivité des territoires.
Cependant, elles mettent également en évidence des "effets d'usure" liés aux difficultés rencontrées, un manque de connexion entre les initiatives, et une "difficulté à faire projet commun" avec les institutions.
Bart observe une transformation des modes d'organisation avec une "prime à l'informel" et des engagements à géométrie variable, une "quête de sens" individuelle et collective, une action tournée vers les dimensions de "l'habité" et les droits fondamentaux, une recherche de "reconnexion au territoire" sans enfermement, et une logique d'"expérience d'action pragmatique" qu'elle nomme "démocratie du faire".
Cette "démocratie du faire" est confrontée à trois défis majeurs :
- Le défi du "faire savoir" et de la reconnaissance de l'expertise citoyenne et de sa légitimité.
- Le défi de la "coopération" et de l'élargissement des cercles d'engagement.
- Le défi de la "coconstruction d'un projet politique" autour des communs et de l'habitabilité.
Thème 3 : Rôle et attentes du mouvement associatif
Claire Touri a apporté la perspective du mouvement associatif.
Elle reconnaît les tensions démocratiques actuelles (distance avec les représentants, défiance envers les institutions) tout en soulignant une forte mobilisation citoyenne (20 millions de bénévoles).
Pour elle, la démocratie participative ne doit pas se limiter à de la consultation mais doit mettre les citoyens en situation de "construire".
Elle estime qu'il n'est pas nécessaire de recourir à la démocratie participative "tout le temps et à tous les étages".
L'expérience de la Convention Citoyenne sur la Fin de Vie est éclairante.
Touri souligne que le recours à une telle instance se justifie sur des sujets complexes où les espaces de représentation traditionnels peinent à trouver un consensus.
La convention devient alors un "nouveau maillon dans la construction de la décision".
Cependant, elle pointe un problème majeur : le manque de pouvoir des assemblées citoyennes et des corps intermédiaires pour garantir que leurs travaux soient pris en compte, dépendant souvent de la "bonne volonté de quelques personnes".
Touri insiste sur la nécessité de "recréer des espaces de politisation" au sens d'espaces où se construit une "conflictualité positive".
Elle s'inquiète d'une "dépolitisation" alimentée par des dispositifs d'engagement parfois superficiels. Pour elle, les corps intermédiaires ont un rôle crucial à jouer dans cette repolitisation.
Elle conteste l'idée que la seule légitimité soit celle de l'élection, plaidant pour la reconnaissance de différentes sources d'intelligence et de légitimité dans la construction de la décision.
Pistes et Préconisations
Plusieurs pistes pour revitaliser la démocratie ont été évoquées :
- Renforcer la capacité d'écoute des institutions plutôt que de se concentrer uniquement sur l'expression citoyenne (Nicolas Rio).
- Redonner de la substance à la délibération politique au sein des institutions représentatives (Nicolas Rio).
- S'inspirer du rôle du Défenseur des Droits pour prendre en compte les sentiments d'injustice et les traduire en actions collectives (Nicolas Rio).
- Viser un objectif redistributif dans les dispositifs participatifs pour faire entendre la voix des "inaudibles" (Nicolas Rio).
- Travailler sur le "faire savoir" et la reconnaissance de l'expertise citoyenne (Laurence Bart).
- Développer la coopération et l'élargissement des cercles d'engagement (Laurence Bart).
- Coconstruire un projet politique autour des communs et de l'habitabilité (Laurence Bart).
- Revaloriser le rôle des corps intermédiaires comme espaces de démocratie du quotidien et de politisation (Claire Touri).
- Admettre différentes sources de légitimité au-delà de l'élection (Claire Touri).
- Envisager des assemblées politiques avec une part de citoyens tirés au sort pour une meilleure représentativité sociologique (Nicolas Rio).
- Former les élus à l'écoute et redéfinir les cadres participatifs avec des objectifs clairs (résultats du sondage).
- Réviser l'écosystème de la démocratie représentative, notamment au niveau local (intervention d'un élu).
- Réactiver le développement local comme espace de "politique du faire" (Jean-Louis Pinot).
- Réintroduire la "joie" dans la démocratie (citation d'une participante).
- Gérer la controverse comme moteur de progrès (conclusion).
Conclusion
La discussion a mis en lumière une insatisfaction partagée quant au fonctionnement actuel de la démocratie, y compris dans ses formes participatives.
Si la démocratie participative suscite un engouement et peut apporter des éclairages précieux, elle n'est pas exempte de critiques concernant son efficacité, sa représentativité et son impact réel sur les décisions publiques.
Les intervenants ont souligné la nécessité de ne pas opposer démocratie représentative et participative, mais plutôt de les envisager comme complémentaires, en insistant sur la nécessité de renforcer la première et de repenser la seconde pour qu'elle contribue véritablement à une démocratie plus inclusive, à l'écoute et capable de répondre aux défis contemporains.
La "conflictualité positive" et la reconnaissance de multiples légitimités apparaissent comme des éléments clés pour une revitalisation démocratique réussie.
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Voici un sommaire de la vidéo avec des indications temporelles approximatives basées sur le déroulement de la conversation :
- Introduction (environ 0:00 - 0:02) :
Claude Grivel, président de Lunadel, introduit la matinée "Jeudi du Développement Local" co-organisée avec les réseaux régionaux.
Il rappelle que ces rencontres mensuelles existent depuis le début de la COVID.
Il souligne l'importance des associations et les inquiétudes concernant leur gestion dans le contexte actuel suite à un rapport présenté au CE en mai 2024.
Il insiste sur le rôle essentiel des associations dans le développement local, le rassemblement des acteurs et la cohésion sociale.
Il annonce l'intervention de trois personnes : * Cécile Malot de la Fondation de France, * Jean-Baptiste Jobard et * Dominique Joseph, co-rapportrice du rapport au CE.
- Présentation de Cécile Malot (environ 0:02 - 0:23) :
Carole introduit Cécile Malot, responsable grande cause territoire à la Fondation de France. Cécile Malot évoque la baisse des financements publics et privés comme une urgence démocratique.
Elle rappelle l'importance des associations en termes d'emploi, de sens pour les bénévoles et salariés, de prise en charge de l'intérêt général, d'agilité, d'expérimentation et de cohésion sociale.
Elle souligne la fragilisation des associations par la baisse des financements publics, que la philanthropie ne pourra pas compenser, la mise en concurrence via les appels à projets et l'injonction à l'hybridation des ressources.
Elle nuance l'appel à projet, distinguant l'invitation à proposer des projets librement conçus de la commande publique, qu'elle juge dangereuse pour la démocratie.
Elle explique le virage stratégique de la Fondation de France, passant d'un financement majoritairement par appels à projets à une approche de coopération via des collectifs d'action.
Elle détaille la composition et les thèmes de ces collectifs. Elle précise les nouvelles modalités d'intervention : repérage direct, soutien structurel pluriannuel et logique de changement systémique.
Elle aborde les questions d'équité et d'ouverture soulevées par ce changement. Elle confirme l'augmentation des sollicitations à la Fondation de France.
- Questions et réponses avec Cécile Malot (environ 0:23 - 0:30) :
Anne relaie les questions du chat concernant la difficulté des petites associations face aux appels à projets, les autres acteurs philanthropiques participant aux collectifs d'action et la forme concrète des éventuels appels à projets.
Cécile Malot précise que les premiers partenaires des collectifs sont les fondations abritées par la Fondation de France et d'autres fonds et fondations rencontrés.
Concernant les appels à projets, elle indique qu'ils devraient prendre la forme d'un appel à initiatives dans le cadre du repérage direct. Elle évoque également la fatigue des élus locaux face aux appels à projets.
Elle précise que les coopérations et repérages se font à toutes les échelles territoriales.
Elle explique que la période de confinement n'est pas à l'origine du changement stratégique de la fondation mais l'a accéléré. Claude Grivel souligne l'expérience territoriale de Cécile Malot comme ayant influencé cette approche.
- Introduction et présentation de Dominique Joseph (environ 0:30 - 0:52) :
Claude Grivel accueille Dominique Joseph, membre du CE et co-rédactrice du rapport "Financement des associations : une urgence démocratique".
Il l'invite à aborder l'imaginabilité d'une France sans association, le lien entre la fin des subventions publiques et le risque démocratique, ce qui l'a le plus marquée lors de la rédaction du rapport et les réactions à sa publication.
Dominique Joseph estime qu'une France sans association est imaginable mais avec des conséquences majeures, notamment la rupture des liens sociaux et une perte de confiance.
Elle souligne la confiance accordée aux associations, au même titre que les élus locaux, face à la crise de confiance démocratique.
Elle insiste sur la diversité des associations et leur rôle essentiel dans le lien social et la réponse aux besoins. Elle met en avant le rôle des associations comme lieu d'apprentissage de la démocratie et de la vie en société.
Elle évoque l'étude empirique sur le lien entre absence d'associations et montée des votes extrêmes.
Elle rappelle que le rapport au CE met en avant le passage d'une analyse des associations sur ce qu'elles sont plutôt que sur ce qu'elles font, comme une urgence démocratique.
Ce qui l'a marquée est le parallèle entre le financement des associations et celui des mutuelles, ainsi que les difficultés et défis rencontrés par les associations de toutes tailles.
Le nombre de réponses à l'enquête du CE (6500) a été un élément marquant. Les réactions à la publication du rapport ont montré une reconnaissance des problématiques vécues par les associations.
Le rapport a permis de souligner la nécessité de coalition et de dialogue entre les associations et avec les décideurs. Des collectivités territoriales ont réagi en demandant la présentation de l'avis.
- Réactions et questions pour Dominique Joseph (environ 0:52 - 1:00) :
Cécile Malot exprime son accord avec les propos et souligne l'importance du regroupement des associations. Jean-Baptiste Jobard remercie pour l'espoir que représente ce rapport et son analyse de la situation des associations, y compris la dimension européenne. Anne relaie les réactions du chat, notamment le téléchargement du rapport, le témoignage du Conseil Départemental de Haute-Garonne, la suggestion d'un soulèvement formel du monde associatif et la proposition de formations à la vie associative dès l'école. Dominique Joseph réagit à la question de la formation, soulignant que l'engagement se fait naturellement dès le plus jeune âge mais qu'il y a un point d'interrogation dans la phase de travail.
Elle évoque la mise en concurrence des associations et la nécessité de distinguer les associations du secteur de l'ESS.
Elle aborde le cadre européen et la possibilité de subrogation pour les collectivités.
Elle commente la suggestion d'une journée sans association et mentionne les préconisations législatives du rapport.
Claude Grivel ajoute son point de vue sur la formation et le rôle des familles dans l'engagement, ainsi que la désignation des associations comme premières victimes des restrictions budgétaires.
- Introduction et présentation de Jean-Baptiste Jobard (environ 1:00 - 1:16) :
Carole introduit Jean-Baptiste Jobard du Collectif des associations citoyennes. Jean-Baptiste Jobard situe sa lecture du rapport du CE à partir du travail collectif "Quel monde associatif demain" (2021).
Il présente les deux scénarios du livre : l'affaiblissement et le renforcement. Il précise son point de vue à travers son rôle au CAC (Collectif des Associations Citoyennes) et ses travaux sur l'histoire des libertés associatives.
Il détaille le scénario de l'affaiblissement avec les mots clés : marchandisation, instrumentalisation (et la révolution invisible du financement public), managérialisation et répression.
Il évoque le néologisme de désadministration et ses conséquences pour le monde associatif. Pour chaque composante de l'affaiblissement, il propose une "antidote" : démarcheisation, coconstruction, renforcement démocratique interne et le droit.
Il cite des préconisations du rapport du CE, notamment sur le CER et la transformation de la déductibilité des dons en crédit d'impôts. Il résume le rapport avec le mot "subvention", envisagée comme l'autre nom de l'initiative citoyenne organisée, et la nécessité de sa sécurisation et démocratisation.
Il cite des exemples de collectivités pratiquant une délibération collective pour la répartition des fonds. Il établit un lien avec la perspective polanyienne d'une économie plurielle et le rôle de l'économie associative et solidaire. Il aborde la question de la défense de la civilisation incluant la solidarité démocratique.
- Réactions et discussion avec Jean-Baptiste Jobard (environ 1:16 - 1:23) :
Carole note l'efficacité de la présentation et le rôle des collectivités mises en avant. Dominique Joseph, avant de quitter la réunion, remercie Jean-Baptiste et souligne la convergence des analyses sur la nécessité d'une autre économie et d'un choix de société.
Elle mentionne son prochain rendez-vous avec des sénateurs sensibilisés à l'avis du CE. Carole relaie l'absence de nouvelles questions dans le chat et invite à consulter les ressources partagées par Jean-Baptiste.
Cécile Malot partage sa réflexion sur la manière concrète d'agir pour des acteurs comme la Fondation de France, notamment dans les territoires en perte d'associations et de services publics. Jean-Baptiste Jobard prend la parole pour évoquer le soulèvement associatif en préparation depuis février 2025, suite à l'adoption du budget.
Il explique les trois axes de cette mobilisation : informer, agir pour se faire entendre (avec une action symbolique le 1er juillet autour de la devise républicaine) et mettre en avant le rôle des associations comme porteuses de solutions.
Il mentionne les prochaines étapes de la mobilisation. Anne confirme l'absence d'autres questions et la suggestion de partager le rapport du CE aux élus.
- Conclusion (environ 1:23 - 1:27) :
Claire amorce la conclusion en invitant les participants à partager un mot clé de ce qu'ils retiennent. De nombreux mots sont partagés dans le chat.
Claude Grivel prend la parole pour sa conclusion, soulignant l'envie de continuer l'échange.
Il reprend l'idée d'économie réciprocitaire et le lien entre la défense des services publics et du secteur associatif.
Il insiste sur la nécessité d'une prise de conscience de la société entière quant à l'importance des associations.
Il met en avant quatre mots clés commençant par "C" : contractualisation (avec un besoin de sérénité), confiance (à reconstruire), créativité (indispensable) et consolidation (de la démocratie).
Il rappelle le rôle essentiel des associations dans la défense de la démocratie. Il remercie les intervenants, les participants et l'équipe d'animation.
Il annonce le prochain "Jeudi du Développement Local" le 24 avril sur le thème des 32 heures et de l'engagement. Claire remercie et clôture la matinée.
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Voici un sommaire de la vidéo "Réenchanter les maths à l’école (2) - Agir pour l'éducation (2024-2025)" avec une indication de la progression des sujets abordés, faute de timestamps précis dans le transcript :
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Introduction au programme "Réenchanter les maths" : Présentation de la deuxième séance du programme initié par Stéphane Mallat, Stanislas Dehaene et d'autres collègues, visant à redonner de l'attrait pour les mathématiques en les abordant par de multiples approches. L'objectif n'est pas de rendre les maths magiques, mais de montrer qu'elles méritent d'être apprises par différentes voies, en s'appuyant sur la pédagogie et l'innovation. Malgré une brillante école mathématique française, la réussite en mathématiques au collège et au lycée (et même au primaire) n'est pas optimale.
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Présentation des intervenants : Jean-Michel Blanquer introduit Stéphane Mallat, titulaire de la chaire Science des données au Collège de France, membre de l'Académie des Sciences et directeur d'équipe à l'École normale supérieure, soulignant son engagement à rendre la recherche accessible, notamment pour transformer l'éducation. Miguel Toket, inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régionale de mathématiques (académie de Lille), ayant enseigné au collège et à l'université et collaboré sur le rapport Villani-Torossian, est également présenté pour son travail sur le co-pilotage des labos maths et le déploiement de stratégies académiques concernant l'intelligence artificielle. Hakim Vienet, cofondateur et directeur de Matth a data, interviendra pour les questions et le débat.
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Le titre de la conférence : "Enseigner les mathématiques au lycée avec les challenges d'intelligence artificielle" est mis en avant comme un sujet d'actualité, allant de l'intuition à l'abstraction.
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Crise de l'enseignement des mathématiques en France : Stéphane Mallat aborde la crise, soulignant l'anxiété vis-à-vis des mathématiques (enquête PISA, notamment chez les filles et les élèves défavorisés) et le manque de motivation suite à la possibilité de choisir de ne plus faire de mathématiques. Une des explications est un enseignement trop formel, comparable à enseigner la musique uniquement par le solfège. L'intuition est fondamentale et se construit par l'expérience, avec un lien essentiel entre les mathématiques, la physique et le monde réel. L'abstraction doit avoir du sens, construit par le lien entre l'expérimentation et l'abstraction. L'expérience personnelle de Stéphane Mallat avec les mathématiques modernes et la découverte d'une approche plus expérimentale aux États-Unis sont mentionnées.
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Nécessité de passer à l'échelle pour introduire plus d'expérimentation : Malgré les recherches didactiques, peu d'initiatives ont réussi à généraliser l'introduction de plus d'expérimentation et de manipulation en mathématiques au collège et au lycée.
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L'approche par problème (Problem Based Learning - PBL) : Cette approche, initiée dans les années 70 (Canada, études médicales), met l'accent sur la construction du sens à travers la résolution de problèmes ouverts et liés au monde, favorisant la collaboration. Bien que présentant des avantages (meilleure compréhension, motivation, travail en équipe), elle nécessite beaucoup de temps et un changement de rôle pour les professeurs, ce qui a limité son passage à l'échelle.
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L'intelligence artificielle comme une réserve de problèmes : Les challenges d'intelligence artificielle offrent une nouvelle source de problèmes pour s'engager dans une pédagogie par problème, avec un potentiel de passage à l'échelle. L'intrusion de l'IA à l'école par les élèves (utilisation de modèles de langage) impose aux enseignants de réfléchir à son intégration pour l'apprentissage des fondamentaux.
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Utiliser l'IA comme un tuteur personnalisé : Bien que potentiellement intéressant, l'enseignement nécessite la présence de l'enseignant comme médiateur. Il est crucial que les professeurs comprennent la nature de l'IA pour en faire un objet de connaissance et non une "boîte noire". L'IA est une opportunité pour les mathématiques car elle repose sur de belles mathématiques.
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L'approche du programme matadata : Partir de problèmes du monde réel permettant un passage rapide aux mathématiques, contrairement à d'autres disciplines comme la physique qui nécessitent un enseignement préalable. Presque toutes les mathématiques du lycée peuvent être abordées par cette approche, centrée sur l'expérimentation numérique et la créativité des élèves.
L'aspect ludique (amélioration des scores, travail en groupe) est également important. Le modèle mathématique de l'apprentissage en IA offre un miroir pour l'enseignement, où l'erreur est fondamentale. L'enseignement est explicite et guidé, basé sur un co-développement avec l'Éducation nationale. Matadata apporte un savoir-faire en mathématiques liées au numérique et à l'IA, tandis que l'aspect pédagogique en classe est apporté par la collaboration avec les professeurs. L'enjeu est un passage à l'échelle nationale.
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Qu'est-ce qu'un challenge d'intelligence artificielle ? : Définition générale : à partir de données (D), répondre à une question (R) en développant un algorithme (séquence d'instructions). Exemples de challenges : reconnaissance de chiffres manuscrits, diagnostic médical à partir d'un électrocardiogramme fœtal, attribution d'auteurs de textes (Molière/Corneille), reconnaissance de chants de baleines. Chaque challenge implique des données et le développement d'un algorithme pour trouver une estimation de la réponse.
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Exemple détaillé : reconnaissance d'images de chiffres manuscrits : Les images sont des tableaux de nombres (niveaux de gris). L'enjeu est de reconnaître le chiffre (ex: 2 ou 7). Tous les challenges suivent le même cadre mathématique, centré sur l'apprentissage en IA. À partir des données, on calcule des caractéristiques pour donner une réponse avec un classificateur.
Les algorithmes dépendent de paramètres appris au fur et à mesure lors d'une phase d'apprentissage (minimisation des erreurs sur une base de données d'entraînement). L'objectif est la généralisation : l'algorithme doit bien répondre sur des données qu'il n'a jamais vues.
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Couverture des mathématiques du lycée à travers ce cadre :
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Statistiques : Avec une seule caractéristique (ex: somme des pixels), on peut aborder les écarts, l'échantillonnage, etc. La notion d'histogramme et le meilleur seuil (intersection des histogrammes) permettent de couvrir l'étendue, la variance, les quartiles.
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Géométrie : Avec deux caractéristiques (ex: valeur moyenne de l'image dans les parties supérieure et inférieure), l'image est représentée comme un point dans un plan. Un classificateur devient une droite à ajuster (paramètres : coefficient directeur et ordonnée à l'origine), permettant de couvrir la géométrie du plan (droites, vecteurs, produit scalaire). Trois caractéristiques permettent d'aborder la géométrie dans l'espace.
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Analyse de fonctions : La minimisation de l'erreur (fonction dépendant d'un paramètre) amène naturellement à la notion de dérivée (incrément local, pente) pour trouver le minimum (descente de dérivée, tableau de variation), couvrant l'analyse enseignée au lycée. Les notions de convexité et de suites convergentes sont également accessibles.
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Probabilités : La généralisation repose sur la loi des grands nombres, permettant d'aborder les probabilités, les probabilités conditionnelles, etc..
- Informatique et Intelligence Artificielle : Les réseaux de neurones permettent un enseignement de l'informatique et de l'IA.
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Cadre d'enseignement explicite proposé : Établi avec Hakim Vienet et Michel Toket, il comprend trois phases:
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Poser le cadre : Formalisation mathématique du problème d'apprentissage et de l'IA, rappel des notions essentielles (stats, géométrie, analyse).
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Manipulation : Expérimentation sur ordinateur pour résoudre le challenge avec les outils mathématiques et développer des solutions créatives améliorant le score.
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Retour sur les maths : Interprétation des résultats, approfondissement des mathématiques à travers des exercices et des démonstrations.
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Contraintes et adaptations pour l'enseignement au lycée : Respecter le temps imparti, s'assurer que cette approche s'intègre au programme (décliné suivant ce type de problèmes). Les contenus sont modifiables par les professeurs et créés en co-développement avec l'Éducation nationale (académie de Lille).
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Exemple d'expérimentation numérique : Structure en phases : découverte des données avec un premier algorithme, puis modification pour améliorer les performances. Exemple en géométrie : manipulation de deux caractéristiques, passage à la représentation dans le plan, manipulation de la droite de séparation (visualisation du lien entre paramètres et performance). L'accent est mis sur les mathématiques, sans programmation lourde. La phase finale vise à comprendre les bonnes caractéristiques (modélisation mathématique).
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Lien entre les expérimentations et le programme de mathématiques : Le retour sur les maths permet de comprendre les résultats des expérimentations (ex: seuil optimal, lien moyenne/variance/histogramme) et de faire le lien avec les exercices classiques du cours.
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Lien entre mathématiques et informatique : Souvent un parent pauvre de l'enseignement en France. L'objectif est de dépasser les tensions et de permettre aux élèves de découvrir les réseaux de neurones en comprenant les mathématiques sous-jacentes et en programmant un peu (plutôt pour les classes de SNT ou NSI).
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Présentation du challenge IA lié au Sommet IA : Accessible aux lycéens de toutes les filières via un site web. Parcours guidé pour comprendre les fondamentaux de l'IA, nécessitant les bases de Python de seconde. L'enjeu est la reconnaissance de tous les chiffres manuscrits.
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Explication simplifiée d'un neurone et d'un réseau de neurones (perceptron) : Un neurone prend plusieurs caractéristiques en entrée, effectue une moyenne pondérée (avec des poids à apprendre) plus une constante (biais), et produit un vote. Un réseau est une organisation de plusieurs neurones en couches, où chaque neurone vote pour une réponse possible. La réponse finale est l'index correspondant au vote le plus grand. L'apprentissage se fait à partir des erreurs, ajustant les poids (algorithme de Rosenblatt, 1957). Le challenge propose aux participants de trouver leurs propres caractéristiques pour minimiser l'erreur.
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Objectifs du programme et évaluation : Améliorer la motivation et la compréhension des maths au lycée, évalué avec le programme ID (évaluations randomisées). Encourager l'orientation vers des études scientifiques (suivi des parcours des élèves). Démystifier l'IA en montrant que derrière il y a des mathématiques et de l'informatique, remettant les mathématiques au centre.
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Évolution du projet : Travail initial en 2024 avec les académies de Lille et de Paris, et quelques expérimentations à New York (culture différente mais mêmes difficultés). Formation de 40 professeurs testée dans plus de 10 établissements (environ 300 élèves, quatre chapitres). Objectif pour l'année prochaine : plus de 100 professeurs et plus de 2000 élèves. L'enjeu majeur est le passage à l'échelle (nécessité de contenus simples à prendre en main, formations courtes, adaptation à la diversité des élèves).
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Formation des professeurs et modèle envisagé pour le passage à l'échelle : Formation initiale en présentiel, mais nécessité de passer à un modèle plus large (formation par vidéo avec mentorat, modèle proposé par Mathieu Nebra d'Open Classroom).
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Motivation des professeurs à s'engager : Confrontation inévitable à l'IA en classe, intérêt pour les belles mathématiques sous-jacentes (lien avec leurs études supérieures), plaisir de découvrir que les maths qu'ils enseignent sont connectées à l'IA. Optimisme quant au passage à l'échelle malgré les obstacles.
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Remerciements à l'équipe de matadata : Mathieu Nebra, Hakim Vienet (responsable pédagogique), Delphine Grison, l'équipe informatique, Louis Capietto et Andrada Chitan (développement de contenus et co-développement avec l'Éducation nationale). Transition vers l'intervention de Miguel Toket.
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Point de vue institutionnel de Miguel Toket (Inspecteur d'académie) : Approfondissement du propos en tant que mathématicien et perspective institutionnelle. Le programme rencontre les enjeux et problématiques du ministère, notamment le cheminement vers l'abstraction (approche "manipuler, représenter, abstraire" plus difficile au lycée). Matadata aborde ce point de vue avec une approche manipulatoire favorisant le franchissement des ruptures conceptuelles entre le collège et le lycée, y compris pour le formalisme des examens. Permet une compréhension en profondeur des concepts, contrairement à une compréhension de surface souvent rencontrée (ex: fractions au collège, fonctions et dérivées au lycée). Engagement des élèves observé en classe, développement de l'intuition. Relie les mathématiques aux évolutions technologiques (IA), répondant à la question "à quoi ça sert les maths ?". Redonne du lustre à la discipline.
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Exemples marquants pour l'institution :
- Statistiques : L'approche avec un seuil simple permettant 30% d'erreur pour la reconnaissance de chiffres est extraordinaire comparée aux exercices traditionnels peu motivants.
- Analyse (descente de dérivée) : L'algorithme enseigné en spécialité terminale est le même que l'algorithme de descente de gradient utilisé dans les grands modèles de langage (LLM), ce qui est inédit et constitue un levier de développement professionnel pour les enseignants.
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Impact sur les enseignants et les pratiques pédagogiques : Retours très positifs des formations (bouffée d'air), redonne du sens et de la puissance à une matière parfois décriée. Développement professionnel et compréhension du fonctionnement de l'IA. Plaisir de l'expérimentation en classe et impact positif sur les élèves. Changement de posture et d'approche pédagogique vers une approche expérimentale (complexe à mettre en place habituellement) facilitée par les blocs petits et clé en main de matadata.
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Réhabilitation de la place de l'erreur dans l'enseignement : L'approche progressive avec l'amélioration des scores permet de considérer l'erreur comme un jalon d'apprentissage. Lien avec le plaisir et l'intuition (compétences psychosociales). Explicitation de l'enseignement avec un contrat didactique interne favorisant l'apprentissage par l'erreur et l'échange entre élèves.
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Enjeu d'éducation à l'IA : Préparation aux métiers d'aujourd'hui et de demain, réponse à une problématique sociétale (sommet mondial de l'IA). Développement d'une culture de l'IA chez les élèves, même ceux qui abandonnent les maths en fin de seconde. Projet s'inscrivant dans une dynamique nationale (cadre d'usage de l'IA) et académique (stratégie autour de l'IA dans l'académie de Lille, s'appuyant sur les cadres de compétences de l'UNESCO).
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Dynamique de co-développement : Collaboration entre l'équipe matadata, l'inspection académique et les enseignants (logique de co-construction et de c-éveloppement). Triple regard (pédagogique, didactique et institutionnel) pour construire des ressources adaptées. Importance de l'itération et de l'équilibre entre les différentes parties prenantes. Sélection d'enseignants avec des profils variés pour tester et adapter les ressources. Volonté de mutualiser les expertises et d'assurer la pérennisation des usages.
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Perspectives du passage à l'échelle : Accompagnement des enseignants et des inspecteurs (formations développées, développement pluriannuel, acculturation des inspecteurs). Structuration du déploiement avec le choix de professeurs formateurs locaux. Articulation avec les politiques nationales et perspectives académiques (égalité filles-garçons, orientation, réduction des inégalités).
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Modalités envisagées pour le passage à l'échelle : Pensé par paliers (15, puis 50 professeurs, puis académie autonome). Accompagnement personnalisé et suivi des équipes par matadata. Principe de l'Académie autonome permettant un passage complet à l'échelle avec des ajustements continus grâce au retour d'expérience et aux tests de nouveaux défis. Logique de réseau croissant facilitant le passage à l'échelle. Ressources robustes et éprouvées dès les premières phases. Potentiel d'atteindre un grand nombre d'élèves rapidement. Création à l'intérieur des classes avec des retours de professeurs aux profils variés, rendant les ressources adaptées à différents contextes d'enseignement (mathématiques, numérique, IA).
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sommaire de la conférence avec des indications temporelles approximatives basées sur le déroulement du discours :
•Début (environ 0:00 - 0:03) : Introduction par l'animateur du Collège de France pour la première conférence de la série "Agir pour l'éducation 2024-2025" consacrée à réenchanter les maths à l'école.
Il remercie la Fondation du Collège de France et présente le cycle de six conférences avec les noms des intervenants et leurs sujets respectifs.
L'objectif est de faire un panorama des recherches et de dégager des idées pour améliorer l'enseignement des mathématiques.
L'animateur présente ensuite la professeure Elisabeth Spelke de Harvard, une figure majeure en psychologie du développement, à l'origine du concept de "core knowledge" (noyau de connaissance) montrant que les jeunes enfants possèdent déjà des connaissances abstraites sur le monde, y compris mathématiques.
Il mentionne également le livre récent de Liz Spelke, "What Infants Know". Il établit un lien avec les travaux de Jacques Meller en France sur la cognition des bébés.
•Introduction de la recherche d'Elisabeth Spelke (environ 0:03 - 0:07) :
Elisabeth Spelke exprime sa joie d'être invitée et son admiration pour la capacité d'apprentissage des enfants dès la naissance.
Elle explique que sa recherche porte sur des expériences avec les tout-petits et dans les écoles.
Elle se concentre sur un projet d'enseignement des maths en Inde et donne trois raisons pour ce choix : la richesse culturelle et linguistique de l'Inde, la présence de grandes ONG éducatives comme J-PAL et Pratham, et les défis posés par les résultats des sondages sur la maîtrise des mathématiques par les enfants indiens.
Ces sondages montrent qu'un faible pourcentage d'enfants maîtrise les concepts de mathématiques enseignés l'année précédente. La question est de savoir pourquoi et comment aider ces enfants.
•Bases des sciences cognitives du projet (environ 0:07 - 0:13) :
Elisabeth Spelke explique que le projet est fondé sur des capacités cognitives présentes dès la naissance, révélées par les sciences cognitives du développement, notamment les travaux de Jacques Meller. Ces systèmes cognitifs se concentrent sur des concepts abstraits et universels.
Elle illustre ces systèmes avec l'exemple du nombre, en mentionnant des expériences à Paris montrant une sensibilité aux quantités numériques chez les nouveau-nés et les nourrissons.
Elle distingue deux systèmes de nombres (approximatif et exact pour les petits nombres) ainsi que des systèmes de géométrie, qui soutiennent l'apprentissage des maths. Un cinquième élément crucial est l'acquisition du langage et des symboles.
L'apprentissage du langage commence très tôt et permet la transmission de perspectives distinctes.
Une expérience est décrite pour illustrer comment le langage aide les enfants à comprendre le point de vue des autres. L'éducation, notamment en maths, consiste à présenter de nouvelles perspectives.
•Jeux mathématiques et expériences en Inde (environ 0:13 - 0:18) :
L'hypothèse est qu'en présentant des activités ludiques qui suscitent les concepts intuitifs mathématiques et en les associant au langage et aux symboles, on peut faciliter l'apprentissage. Des jeux de maths ont été créés et testés à Boston puis en Inde avec des résultats surprenants de similarité dans l'engagement des enfants.
Une première expérience avec 1500 enfants dans des écoles maternelles a utilisé des jeux de nombres et de géométrie basés sur le "core knowledge", comparés à un programme normal et à des jeux sur des concepts sociaux.
Les résultats montrent un effet positif sur les intuitions mathématiques, mais limité pour les compétences symboliques à long terme.
Une deuxième expérience en maternelle a comparé des jeux purement intuitifs, purement symboliques et mixtes. Les jeux mixtes (alternant intuitif et symbolique) ont montré une synergie en renforçant à la fois les intuitions et la maîtrise des symboles.
Une troisième expérience a été menée dans des classes de CP et CE1 à Delhi avec des jeux mixtes adaptés pour des grands groupes et des enseignants peu formés. Des modifications ont été apportées aux jeux et à la procédure pour faciliter l'engagement des enfants et le suivi par les enseignants.
•Résultats et perspectives futures (environ 0:18 - fin) : Les résultats de l'expérience en CP et CE1 montrent un effet positif des jeux mathématiques, notamment pour les élèves de CE1.
Ces jeux sont en cours d'intégration dans les programmes de l'école primaire dans plusieurs états en Inde, posant des défis d'adaptation, de portabilité et de motivation des enfants.
Des améliorations suggérées par les enseignants, comme l'utilisation de pailles pour la géométrie et la création de jeux de navigation réels, sont mentionnées.
La question de l'efficacité des jeux reste ouverte, mais plusieurs hypothèses sont avancées : ils s'appuient sur des connaissances de base universelles, les affiches donnent de l'autonomie aux enfants, le jeu en groupe favorise la coopération et l'enseignement mutuel, et leur caractère ludique et social crée de bonnes conditions d'apprentissage.
Elisabeth Spelke conclut en soulignant l'importance du sentiment d'appartenance et de confiance pour l'apprentissage.
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- Mar 2025
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Briefing Document : "Balado « Prendre soin de soi »" Source : Excerpts from the podcast "Prendre soin de soi"
Date : Information not explicitly provided in the text.
Participants :
- Animatrice : Arianne Fiset, collaboratrice auprès du Comité Québécois pour les jeunes en difficulté de comportement.
- Invitées :Nancy Goyette, professeure titulaire en sciences de l'éducation à l'Université du Québec à Trois-Rivières.
- Marie-Hélène Veronau, professeure titulaire au département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire UQAM sur la promotion du bien-être durant les transitions scolaires et post-scolaires.
- Florence Lacroix, coordonnatrice du service en milieu éducatif de l'Institut Pacifique.
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Public Cible : Jeunes du troisième cycle du primaire et du secondaire.
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Objectif du Balado : Sensibiliser à l'importance de prendre soin de soi et d'expliquer ce qu'est la santé mentale positive.
Principaux Thèmes et Idées Clés :
- Définition de "Prendre soin de soi" et de la Santé Mentale Positive :
- Prendre soin de soi ne se limite pas au bien-être physique ("sentir bien dans son corps") mais inclut également le bien-être psychologique et émotionnel ("sentir bien dans sa tête et dans son cœur"), ce qui constitue la santé mentale.
- La santé mentale positive, selon l'Organisation mondiale de la santé, est "vraiment un état de bien-être dans lequel la personne elle peut se réaliser donc on surmonte là vraiment les petits défis de la vie quotidienne ça nous aide aussi à accomplir notre travail tu sais à l'école puis aussi ça nous aide à à contribuer à la collectivité tu sais dans la vie communautaire si on veut quand on est avec les amis".
- Les manifestations de la santé mentale positive incluent l'optimisme, la gratitude, l'empathie, la joie de vivre, la connaissance de ses forces et talents, et la capacité à identifier et utiliser des ressources en cas de difficulté.
- Importance de Cultiver le Bien-être :
- Des statistiques révèlent que parmi les élèves du secondaire, une proportion significative rapporte des difficultés de santé mentale, soulignant l'importance pour chacun de cultiver son bien-être, quel que soit son état actuel.
- "Peu importe notre état de santé mentale c'est important de cultiver notre bien-être puis c'est un des moyens en fait pour faire ça c'est de prendre soin de soi."
- La Normalité des Émotions Désagréables :
- Il est normal d'éprouver des émotions désagréables de temps en temps, et cela ne signifie pas nécessairement que notre santé mentale va mal si c'est occasionnel.
- Les émotions, qu'elles soient agréables ou désagréables, sont des indicateurs de notre position par rapport à nos objectifs et nous aident à mieux nous connaître et à choisir des actions alignées avec nos valeurs.
- "Toutes les émotions qu'elles soient agréables ou désagréables sont importantes c'est des outils pour nous aider à mieux nous connaître et à choisir des actions dans notre vie qui nous amènent vers des la réussite de nos buts qui sont les plus importants pour nous."
Facteurs Influant sur la Santé Mentale :
- Des difficultés relationnelles (famille, école), la violence, les injustices, et les défis majeurs de la vie (maladie, handicap) peuvent augmenter le risque de problèmes de santé mentale.
- Même l'inquiétude face au changement climatique peut avoir un impact sur la santé mentale des jeunes.
- Stratégies pour Prendre Soin de sa Santé Mentale :
- Gestion des Émotions : Il est préférable de faire face aux émotions désagréables plutôt que de les éviter. Il est conseillé de prendre le temps de les calmer, de les vivre, et de réfléchir à leurs causes. Ne pas hésiter à en parler à des adultes de confiance ou à des professionnels.
- Développement d'un Discours Intérieur Positif : Être plus tolérant envers soi-même, comme on le serait avec un ami. Se poser la question de ce que l'on dirait à un ami dans une situation similaire et appliquer ce discours à soi-même.
- Prendre du Recul : Face à une situation difficile, évaluer si c'est momentané et si cela impacte notre bien-être. Se demander s'il y a d'autres aspects de notre vie qui vont bien.
- Construire des Relations Positives et une Communication Bienveillante : Être conscient des limites de la communication écrite (manque d'indices non verbaux, difficulté à saisir le sarcasme) et de l'impact potentiel de nos paroles sur les autres.
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Connaissance de ses Forces et Qualités et celles des Autres : S'appuyer sur le soutien de son entourage.
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Bénéfices de Prendre Soin de Soi :
- Augmentation de la qualité de vie et capacité à vivre des expériences joyeuses et enrichissantes.
- Bienfaits physiques (activité sportive, bonne alimentation) et mentaux/émotionnels (détente, repos, meilleure concentration, disposition à l'apprentissage).
- Développement de la confiance en soi, meilleure gestion des défis, réalisation du potentiel.
- Amélioration des relations sociales et interpersonnelles.
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Contribuer au bien-être collectif : "si on se sent bien ben on va être capable de de refléter un état d'esprit des attitudes qui vont favoriser le bien-être de la collectivité des amis de notre famille".
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Le Bien-être est Collectif :
- Prendre soin de soi est important pour soi-même, mais a également un impact positif sur le bien-être des autres (famille, amis, entourage).
Conseils Pratiques et Ressources :
- Être à l'écoute de ses besoins et de ceux des autres.
- Développer la confiance en soi pour s'épanouir.
- Adopter des stratégies de bien-être comme se reposer, faire du sport, bien manger, agir pour améliorer le monde autour de soi (rendre service, gestes écologiques, prendre des nouvelles de ses proches).
- Une liste de ressources pour en apprendre davantage est disponible dans la description de l'épisode.
Citations Clés :
- "prendre soin de soi c'est pas seulement une question de sentir bien dans son corps [...] mais c'est aussi de sentir bien dans sa tête et dans son cœur" - Arianne Fiset
- "la santé mentale positive si on se fit là à l'Organisation mondiale de la santé c'est vraiment un état de bien-être dans lequel la personne elle peut se réaliser donc on surmonte là vraiment les petits défis de la vie quotidienne ça nous aide aussi à accomplir notre travail tu sais à l'école puis aussi ça nous aide à à contribuer à la collectivité" - Nancy Goyette
- "c'est normal vraiment d'avoir des émotions désagréables quelquefois ça arrive à tout le monde aux enfants aux adultes alors ça veut pas nécessairement dire que notre santé mentale va pas bien si c'est occasionnel" - Marie-Hélène Veronau
- "on a plus de risque d'avoir des problèmes de santé mentale quand on vit des difficultés dans nos relations [...] ou encore quand plus globalement on est dans un environnement où il y a la violence ou des injustices ou encore quand on doit faire face à des grands défis dans la vie" - Marie-Hélène Veronau
- "quand on vit des émotions il faut le prendre le temps peut-être de les calmer si on les trouve trop intenses prendre des grandes respirations trouver un endroit tranquille pour bien les vivre puis réfléchir à pourquoi on vit ces émotions" - Marie-Hélène Veronau
- "avoir le filtre du ou de la meilleure amie et de se poser la question par exemple si mon ami vivait ça en ce moment qu'est-ce que je lui dirai dans le fond" - Florence Lacroix
- "prendre soin de soi ça nous aide à s'épanouir comme personne à ressentir du bien-être malgré les difficultés malgré les expériences un petit peu moins agréables et ça fait en sorte aussi de cultiver une santé mentale positive" - Nancy Goyette
- "prendre soin de nos relations avec les adultes et les autres jeunes de notre entourage c'est aussi une façon de prendre soin de soi" - Arianne Fiset (conclusion)
Conclusion :
Le balado "Prendre soin de soi" aborde de manière accessible et informative l'importance de la santé mentale positive chez les jeunes. Il démystifie le concept, souligne la normalité des émotions et propose des stratégies concrètes pour cultiver le bien-être individuel et collectif.
L'accent est mis sur la connaissance de soi, la gestion des émotions, la qualité des relations et l'adoption d'un discours intérieur bienveillant.
Les interventions des expertes apportent une perspective scientifique et pratique, encourageant les jeunes à prendre activement soin de leur santé mentale et de celle de leur entourage.
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Briefing Document : Accessibilité de la méthodologie de recherche pour les élèves ayant des troubles des fonctions cognitives
Source : Excerpts de la présentation "Session parallèle 5 : "Expérimenter les marges"..."
Présentatrice : J., Maîtresse de conférences à l'Université de Caen, membre du CNEF et co-directrice du Laboratoire International pour l'Inclusion Scolaire.
Thème principal : Réflexion sur la manière de rendre accessible la méthodologie de recherche, notamment à travers l'entretien biographique, pour permettre aux élèves ayant des troubles des fonctions cognitives (TFC) d'exprimer leur vision du monde et de se réapproprier leur parcours.
Introduction et Contexte :
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La présentation s'inscrit dans le prolongement du travail doctoral de J., soutenu en 2020, portant sur les dispositifs ULIS dans le second degré et l'accueil des élèves estampillés TFC. Cette catégorie est définie comme large et hétérogène, incluant des jeunes avec des troubles autistiques, des troubles multiples, une déficience intellectuelle, des troubles du comportement, et des situations où le diagnostic est moins clair. Le choix du second degré se justifie par la phase charnière entre la poursuite scolaire et l'insertion professionnelle. La préoccupation centrale est de donner la parole à ces jeunes pour qu'ils partagent leur propre perspective.
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J. s'appuie sur l'approche des récits biographiques, en écho aux travaux de Lorim Mon Berger, comme moyen de recueillir leur parcours de vie et de formation. Elle qualifie ce public comme un "public à la communication entre", soulignant la nécessité d'une approche spécifique pour faciliter leur expression.
Position et Posture de la Chercheuse :
- L'expérience professionnelle antérieure de J. en tant qu'enseignante spécialisée, notamment dans le premier dispositif lycée professionnel accompagnant les jeunes de 18 à 22 ans, puis comme formatrice pour les enseignants spécialisés, influence sa posture actuelle de chercheuse. Cette trajectoire lui a permis d'endosser différentes postures (enseignante, conseillère, accompagnatrice), ce qui se ressent dans sa manière d'aborder la recherche et la prise en compte de la parole des jeunes.
Préoccupations Centrales de la Recherche :
J. expose trois préoccupations imbriquées :
- Ne pas s'engager dans la "voix de la prise en charge de la parole du narrateur" : Il s'agit d'éviter un recueil de données superficiel où le jeune se contente de répéter ce qu'il pense devoir dire. L'objectif est d'aller au-delà et de permettre aux jeunes de retrouver une place dans le processus de recherche.
- "moi ce que j'aimerais bien c'est vraiment me questionner sur comment on leur permettre de de retrouver une place"
- Penser l'environnement de la rencontre et de l'entretien biographique : À l'image d'un enseignant qui aménage un environnement d'apprentissage, le chercheur doit concevoir un cadre propice à la relation et à l'échange dans le cadre de l'entretien biographique. Celui-ci vise à ce que le jeune mette en mots et en sens son parcours de vie pour envisager l'avenir.
- "l'enseignant doit penser l'environnement d'apprentissage moi en tant que chercheur en fait je dois penser l'environnement de la rencontre en fait et particulièrement vis-à-vis de l'entretien biographique"
- L'objectif n'est pas de vérifier la véracité des propos, mais de comprendre la perspective du jeune : "moi ce qui m'intéresse c'est voilà comment lui voit les choses comment il les interprète comment il les comprend et comment il me les rapporte c'est-à-dire qu'on est vraiment vraiment pas sur un jugement de valeur moi je prends les choses en fait telles qu'elles me sont tel qu'elles me sont"
- Conséquences de l'engagement du chercheur dans l'accessibilisation de la relation et de l'espace d'échange : Cela conduit à la nécessité de définir un "environnement capacitant" (ou affordant), qui soit non délétère, prenne en compte les différences interindividuelles (anthropométrie, sexe, âge, culture, compensation des déficiences), et permette le développement de nouvelles connaissances et savoirs.
- "quand je vais penser mes temps d'entretien il me faut que je puisse créer un environnement dit non délétaire pour l'individu avec cette idée que ça puisse le le préserver ses capacités d'action"
- Cela implique de gérer le lieu, le stress, le timing, et d'adapter l'approche aux besoins spécifiques des jeunes ayant des difficultés de mémorisation, d'expression verbale, ou de passage de l'abstrait au concret.
L'Importance de la Coconstruction :
- La démarche prône une coconstruction de la recherche, allant au-delà d'une simple consultation. Il s'agit d'un cheminement où le chercheur se place aux côtés du jeune, se laissant guider et questionner, reconnaissant l'apport unique de sa perspective.
Entraves à la Communication dans le Contexte de l'Entretien :
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J. identifie plusieurs types d'entraves spécifiques à la situation d'entretien avec ces jeunes :
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Aspects émotionnels : Stress, timidité, potentielle signification du vouvoiement initial comme marque d'importance.
- Obstacles situationnels : Nature particulière du face-à-face avec un chercheur perçu comme sachant, habitude d'être systématiquement accompagné par un tiers (éducatif, familial, scolaire) entraînant des difficultés à se projeter et à parler en "je", manque d'habitude d'être regardé directement.
- Aspects culturels et sociologiques : Manque de connaissance des droits et des processus de recherche impliquant les jeunes.
- Conséquences des troubles ou du handicap : Difficultés à formuler, mémoriser, raconter, pouvant se traduire par un langage limité à des mots-clés.
Questions Cruciales Concernant les Modalités d'Entretien :
- Distance et proximité dans la relation : Nécessité d'une flexibilité méthodologique, pouvant aller de l'entretien directif au semi-directif, voire biographique, en fonction de la relation et des contraintes.
- Distance et proximité du lieu de la rencontre : Importance du choix du lieu (établissement scolaire, domicile, etc.) en fonction du sentiment de sécurité et de confort du jeune.
- Distance et proximité par rapport à la compréhension de leur propre parcours de vie : Adaptation à la manière dont le jeune perçoit son parcours (principalement scolaire ou plus large).
- Distance et proximité des supports et outils : Adaptation de l'utilisation de supports (visuels, matériels, etc.) en fonction des besoins et des préférences du jeune.
- "il y a une dose de flexibilité qui est qui est importante en fait pour pouvoir euh avoir on va dire un un retour un récit qui soit au plus proche de la réalité de la réalité du jeunne"
Trois Exemples Illustratifs :
- Nathanaël ou comment se réapproprier son parcours de vie : Un jeune initialement décrit comme peu loquace s'engage pleinement dans l'entretien réalisé à son domicile (choix du lieu et de l'heure, tenue soignée). Il valide ensuite la transcription en occultant les passages qu'il ne souhaite pas voir utilisés. Cet entretien a eu un "effet collatéral" inattendu : Nathanaël a pris la parole pour la première fois lors de son équipe de suivi de scolarisation, s'appropriant son parcours à travers le document créé et exprimant son ras-le-bol d'entendre les autres parler pour lui.
- Fleur ou la première fois où elle va parler en "je" (majuscule) : Une jeune qui initialement déclare n'avoir rien à dire se révèle grâce à la mise à disposition de matériel (post-it, feutres). L'utilisation de ces supports déclenche le récit. À la fin de l'entretien, elle demande à ce qu'on utilise le prénom "Fleur" pour la désigner, marquant une distinction entre son image publique et sa véritable identité, révélant des choses jamais dites auparavant.
- John et son père ou comment faire face au récit de son parcours sentiè protecteur : John exprime son agacement face à l'attitude surprotectrice des adultes qui l'accompagnent ("J'en ai pas besoin, je vais bien, faut arrêter de me prendre pour un gosse"). Son récit révèle une conscience de son potentiel et un désir d'autonomie qui n'étaient pas forcément perçus par son entourage. Le père de John, lors d'un entretien séparé, exprime également un sentiment de ne pas avoir été entendu concernant le parcours de son fils, soulignant une libération de la parole favorisée par le contexte de la recherche.
Responsabilité du Chercheur (Conclusion et Points de Discussion) :
Ces exemples soulignent la responsabilité du chercheur face aux effets parfois inattendus de la recherche. Il s'agit de prendre en considération la singularité des participants et d'accessibiliser l'environnement d'échange pour que leur parole puisse s'exprimer. Cela implique :
Une méthodologie "en situation" qui s'ajuste à la qualité de l'échange. Une réflexion sur les "dommages collatéraux" ou "effets secondaires" de l'entretien (prise de parole nouvelle, remise en question du vécu, etc.).
La question de la limite de la responsabilité du chercheur face aux conséquences de la prise de parole des participants.
La présentatrice conclut en ouvrant la discussion et en sollicitant des pistes de réflexion et des questions sur ces enjeux importants de la recherche avec des publics dits vulnérables.
Elle souligne la nécessité d'une approche flexible et attentive, reconnaissant que son expérience professionnelle antérieure est un atout fondamental dans cette démarche.
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chronologie détaillée des événements principaux mentionnés dans la source, suivie d'une liste des personnages principaux avec leurs bios :
Chronologie des Événements Principaux
- 11 février 2005 : Mention de la loi du 11 février 2005 (relative aux droits des personnes handicapées), dont on célèbre les 20 ans au moment de l'intervention. Cette loi est présentée comme ayant profondément modifié l'école et engagé des personnels, des moyens et des partenariats.
- 1994 : Mention de la Déclaration de Salamanque, un texte fondateur soulignant que chaque enfant a des caractéristiques, des intérêts et des besoins d'apprentissage propres, et que les différences humaines sont normales, impliquant une adaptation de l'apprentissage aux besoins de chacun. Ce texte introduit la notion de "besoin".
- Avant la loi de 2005 (implicite) : L'école est perçue comme une "accumulation d'enfants à profil" nécessitant une "accumulation de structure ou de réponse", plutôt qu'une structure inclusive par essence.
- Période actuelle (post-loi de 2005) :Développement de l'idée d'"école inclusive" et d'"école pour tous". La question se pose de savoir pourquoi il est encore nécessaire d'ajouter ces adjectifs au mot "école" si l'objectif est que l'école soit inclusive par définition.
- Augmentation du nombre d'élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire.
- Nécessité de dépasser une vision de l'enfant centrée sur son handicap ou une "étiquette" pour se concentrer sur ses besoins éducatifs particuliers et son identité.
- Mise en place de dispositifs et de moyens pour l'école inclusive, incluant des services médico-sociaux intervenant en milieu scolaire.
- Création d'équipes mobiles d'appui à la scolarité (EMAS) dans toute la France, préfigurant les futurs pôles d'appui à la scolarité (qui remplaceront les PI - non explicitement définis). Ces équipes sont composées de professionnels du médico-social.
- Existence d'enseignants référents pour les élèves en situation de handicap, financés par l'Éducation Nationale, chargés du suivi des projets personnalisés de scolarisation (PPS).
- Mobilisation d'auxiliaires de vie scolaire (AVS), dont le rôle et les missions sont encadrés par la MDPH. La distinction est faite entre les AVS pour les actes de la vie quotidienne, pour l'aide à la scolarisation et pour l'accompagnement médico-social.
- Développement de dispositifs spécifiques comme les ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire) pour différents types de besoins (TSA, troubles moteurs, troubles des fonctions cognitives, etc.).
- Stratégie nationale pour les troubles du neuro-développement (TND), avec la création de plateformes d'orientation et d'appui financées par les Agences Régionales de Santé (ARS). Les PCPE (Pôles de Compétences et de Prestations Externalisées) sont mentionnés dans ce cadre.
- Rôle des établissements médico-sociaux (IME, IEM, ITEP, etc.) qui accueillent des enfants et adolescents avec des handicaps majorés nécessitant une prise en charge pluriprofessionnelle. Les SESSAD (Services d'Éducation Spécialisée et de Soins à Domicile) sont également mentionnés.
- Évocation de la stratégie "zéro solution" visant à ce qu'aucune personne en situation de handicap ne se retrouve sans solution d'accompagnement.
- Importance de l'accessibilité (rendre les choses accessibles à tous) comme première étape, suivie de la compensation (mesures complémentaires décidées individuellement).
- Principe de la "gradation des réponses" pour l'autonomie des enfants.
- Réflexion sur le projet de société inclusive, tel que défini par Charles Gardou, visant une société sans privilège ni exclusion, où l'environnement est adapté à chacun.
- Amélioration perçue de l'école et de la société dans l'apport de réponses adaptées aux besoins des élèves, malgré des questions de moyens persistantes.
- Utilisation du numéro vert "École inclusive" et de plateformes d'information comme "Mon parcours handicap" pour les familles.
- Discussion autour des aménagements d'examens pour les élèves en situation de handicap, soulignant la complexité de la réglementation et la nécessité d'équilibrer les adaptations individuelles avec le cadre national.
- Évocation du manque de places dans certains dispositifs spécialisés, comme les ITEP, dans certaines régions.
- Mention des RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté) dans le premier degré, soulignant leur non-généralisation et le rôle du directeur de circonscription dans leur gestion.
- Discussion autour de la notion de "refus scolaire anxieux" et de la nécessité d'une réponse adaptée et globale, impliquant le médical.
- Le webinaire actuel est présenté comme une action visant à informer et à promouvoir l'école inclusive vers l'école pour tous.
Cast des Personnages Principaux
- L'Intervenante (Inspectrice Conseil Technique École Inclusive) : Elle est au centre de la présentation et partage son expertise sur l'école inclusive, la loi de 2005, les dispositifs existants, les défis et la philosophie de l'inclusion. Elle travaille sous l'autorité de la rectrice et des DAEN (Directeurs Académiques des Services de l'Éducation Nationale).
- Les Parents : Ils sont mentionnés à plusieurs reprises comme étant des acteurs essentiels et les destinataires de nombreuses informations et dispositifs présentés. Leurs besoins et leurs questions sont une préoccupation constante.
- Les Personnels de l'Éducation Nationale : Cela inclut les enseignants, les enseignants référents, les inspecteurs de circonscription (dont les inspecteurs SH), les directeurs d'établissement, les personnels des RASED, et les conseillers techniques du recteur et du DASEN. Ils sont présentés comme des acteurs engagés dans la mise en œuvre de l'école inclusive.
- Les Professionnels du Médico-Social : Ils interviennent de plus en plus dans l'école, notamment à travers les EMAS et les futurs pôles d'appui à la scolarité. Les professionnels des IME, IEM, ITEP et SESSAD sont également cruciaux pour la prise en charge des élèves avec des besoins spécifiques.
- Charles Gardou : Il est cité pour sa définition de la société inclusive comme une société sans privilège ni exclusion, où l'environnement est adapté à chacun. Cette définition sert de cadre philosophique à la discussion sur l'école inclusive.
- Les Élèves en Situation de Handicap : Ils sont au cœur du sujet de l'école inclusive. La présentation insiste sur la nécessité de considérer leurs besoins individuels, leur identité et leur potentiel, au-delà de leur handicap.
- Isabelle (Participant) : Elle pose des questions spécifiques sur les RASED dans le premier degré et sur la situation des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), témoignant des préoccupations des participants.
- Madame Pin (Participant) : Elle intervient pour partager son accord sur l'importance des RASED et évoque la nécessité d'une sectorisation moins rigide pour l'accès aux aides.
- Un Représentant de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) (Participant) : Il témoigne du manque de places dans certains dispositifs en Île-de-France et se présente comme un partenaire pour interpeller les autorités en cas de besoin.
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Briefing webinaire fcpe sur l'École Inclusive
Date : 8 mai 2024
Source : Excerpts from "Texte collé" (Transcription d'une intervention orale)
Objet : Analyse des principaux thèmes, idées importantes et faits marquants concernant l'école inclusive en France, présentés lors d'une intervention.
Introduction :
Ce document synthétise les principaux points abordés dans l'extrait d'une intervention orale portant sur l'école inclusive.
L'intervenant, qui semble être un Inspecteur Conseil Technique en charge de l'école inclusive, partage sa vision, les évolutions récentes, les défis persistants et les moyens mis en œuvre pour favoriser une école pour tous en France.
L'intervention se situe dans le contexte du 20ème anniversaire de la loi du 11 février 2005, une législation marquante pour les droits des personnes en situation de handicap.
Thèmes Principaux et Idées Clés :
- Définition et Philosophie de l'École Inclusive :
- L'intervenant souligne la nuance entre "école pour tous" et "école inclusive", cette dernière étant perçue comme une extension nécessaire pour atteindre l'objectif d'une école unique pour tous les enfants, sans distinction. Il remet en question la nécessité d'ajouter un adjectif à "école" si l'objectif est réellement l'inclusion de tous.
- L'école inclusive ne doit pas être vue comme une simple "accumulation d'enfants à profil et avec une accumulation de structure ou de réponse". Il s'agit d'un changement de paradigme dans la perception de l'école.
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L'intervenant insiste sur l'importance de considérer chaque enfant d'abord comme un élève, avec une identité propre et des besoins éducatifs particuliers, plutôt que de se focaliser sur des étiquettes liées à un potentiel ou un handicap. "D'abord, je reconnais, c'est qu'il a des besoins, tu besoins éducatifs particuliers et vous voyez que essayer de sortir de cette idée de l'étiquette et de la et de l'identification, ça nous oblige nous aussi dans l'école à se demander d'abord quelle est l'identité de cet enfant?" (00:08:30-00:08:48).
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Il rappelle les textes fondateurs comme la Déclaration de Salamanque (1994) qui pose les principes que "chaque enfant a des caractéristiques, des intérêts, des aptitudes et des besoins d'apprentissage qui lui sont propres" (00:11:29-00:11:38) et que "les différences humaines sont normales et par conséquent, l'apprentissage doit être adapté aux besoins de chaque femme" (00:11:49-00:11:55).
La Notion de Difficulté et l'Écart à la Norme :
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La difficulté est définie comme un "écart entre les compétences et les performances de l'élève et ce qui est attendu de lui par rapport à son âge et aux attentes du système éducatif" (00:13:27-00:13:53).
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L'intervenant perçoit ces enfants en difficulté non pas comme un problème, mais comme une "force" (00:14:43) qui oblige les professionnels à interroger, adapter et répondre aux projets de l'école.
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L'École Inclusive comme Projet de Société :
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L'école inclusive n'est pas uniquement l'affaire de l'école, mais engage la société dans son ensemble pour "faire une place dans la société à tous" (00:15:50-00:15:58).
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L'enjeu est de passer d'une logique d'accessibilité ("je rends les choses accessibles") à une logique de compensation ("mesures complémentaires qui vont être décidées") et idéalement vers une société où l'environnement est adapté à chacun, sans nécessité de privilèges ou d'exclusion. Selon Charles Gardou, une société inclusive est une "société sans privilège ni exclusivité ni exclusion ni exclusion, chacun dans sa place et dans la société ni exclusivité" (00:21:36-00:22:29).
Évolution de la Loi de 2005 et Nécessité d'Interrogation :
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La loi de 2005 a "bouleversé, elle a modifié, elle a engagé énormément les personnels, les moyens, mais aussi les partenariats" (00:03:25-00:03:37).
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Après 20 ans, il est nécessaire d'interroger cette loi et de la regarder avec un œil nouveau en se projetant sur les prochaines années, notamment en ce qui concerne l'application du "droit commun".
- Moyens et Leviers pour l'École Inclusive :
- L'intervenant détaille différents moyens humains et dispositifs mis en place :
- Services d'écoute et d'information pour les familles : Numéro vert national, services dans chaque département sous l'autorité des DAEN (Directeurs Académiques des Services de l'Éducation Nationale).
- Équipes Mobiles d'Appui à la Scolarité (EMAS) : Professionnels du médico-social intervenant dans les écoles pour observer, étayer et former, préfigurateurs des futurs pôles d'appui à la scolarité.
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Enseignants référents : Experts académiques (une centaine dans l'académie de Montpellier) qui suivent les enfants et les familles.
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Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap (AESH) : Distinction entre différentes missions (aide aux actes de la vie quotidienne, aide à la scolarisation, aide à l'autonomie). La MDPH doit nommer clairement le type de mission.
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Dispositifs spécifiques en établissement ordinaire : ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire) pour différents types de besoins (TFC, TED, TSA, TSL, Troubles moteurs, Déficience visuelle, Déficience auditive, Troubles des fonctions cognitives).
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Dispositifs pour les Troubles du Neuro-Développement (TND) : Stratégie nationale, plateformes de diagnostic et d'orientation (PCO), dispositifs d'accompagnement médico-social (CAMSP, CMPP, SESSAD).
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Établissements Médico-Sociaux (EMS) : IME, ITEP, etc., indispensables pour les enfants avec des handicaps majorés nécessitant une prise en charge pluriprofessionnelle. Un identifiant national est donné à tous les élèves, y compris ceux scolarisés en EMS, soulignant leur statut d'élève avant tout.
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Adaptation pédagogique : Nécessité d'interroger la pédagogie pour répondre aux besoins de tous.
- Formation des professionnels : Essentielle pour une meilleure compréhension et prise en charge des besoins spécifiques.
Défis et Points de Vigilance :
- Équité territoriale : Bien qu'une équité nationale dans la répartition des moyens soit affirmée, des manques criants de places dans certains dispositifs sont signalés, notamment en Île-de-France.
- Articulation entre les différents acteurs : Difficultés d'articulation entre l'éducation nationale, le médico-social et les familles.
- Refus scolaire anxieux (RSA) : Souligné comme un "fléau" nécessitant une réponse adaptée et globale (médicale, scolaire, familiale). L'idée que "l'enfant n'est pas à sa place" est rejetée.
- Aménagements d'examens : Question complexe avec une tension entre la nécessité de compensation et le risque de créer des aménagements trop spécifiques et difficiles à structurer. L'objectif reste pédagogique, visant l'autonomie de l'élève.
- Rased (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté) : Inégale répartition sur le territoire, fonctionnement par circonscription et non par école.
- Importance du Partenariat :
- La collaboration avec les familles et les associations (comme la FCPE) est essentielle pour faire remonter les besoins et les difficultés.
- Le médico-social est de plus en plus envisagé comme une "fonction ressource, un appui de l'école" (00:29:51-00:30:01).
Conclusion :
L'intervention met en lumière une volonté affirmée de faire progresser l'école inclusive en France, en s'appuyant sur un cadre législatif existant et des moyens humains et financiers en développement.
L'accent est mis sur une approche centrée sur les besoins individuels de chaque enfant, au-delà des étiquettes, et sur une vision de l'inclusion comme un projet sociétal.
Cependant, des défis importants subsistent en termes d'équité d'accès aux dispositifs, d'articulation entre les acteurs et de réponse à des problématiques spécifiques comme le refus scolaire anxieux.
La formation des professionnels et le partenariat avec les familles sont identifiés comme des leviers essentiels pour une école véritablement pour tous.
Citation Pertinente pour la Diffusion :
"Ce n'est pas juste de la du vocabulaire que j'utilise... on voit bien que c'est un paradigme qui modifie absolument tout dans la perception que l'on doit voir de ce qu'est l'école, pas une accumulation d'enfants à profil et avec une accumulation de structure ou de réponse..." (00:05:07-00:06:31)
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Voici un sommaire de la présentation avec les horodatages correspondants :
- 00:00:03 - 00:00:13 : Introduction du webinaire intitulé "une école inclusive pour tous, présentation des dispositifs et des structures".
- 00:00:14 - 00:00:37 : Présentation des intervenants, notamment la secrétaire général adjointe et la vice-présidente de la FCPE, ainsi que Valérie Bareau, Isabelle Thomas Pinatel et Philippe Potre.
- 00:02:28 - 00:02:42 : Présentation de Monsieur Laffitte qui déroulera la présentation.
- 00:04:01 - 00:04:14 : Présentation du logo "national école inclusive" et du poste de Monsieur Laffitte en tant qu'inspecteur conseil technique.
- 00:05:52 - 00:07:00 : Le concept d'école inclusive où tout le monde se retrouve dans une même organisation, visant à terme une "école tout court". L'importance de considérer tous les enfants d'âge scolaire comme des élèves.
- 00:10:56 - 00:12:47 : Les textes fondateurs de l'école pour tous, notamment la déclaration de Salamanque en 1994 et la question du besoin, du respect de l'identité.
- 00:12:47 - 00:14:00 : La notion de difficulté dans le système éducatif. La présentation est organisée pour les familles.
- 00:19:15 - 00:21:21 : Adaptations et aménagements dans la classe, comme les pictogrammes pour les enfants avec autisme. L'inclusion se fait en donnant les moyens de grandir avec des aménagements. Une vision philosophique et un engagement envers un projet de société.
- 00:23:20 - 00:26:32 : Moyens et leviers pour l'école inclusive. Les informations sont disponibles sur des sites spécialisés.
- 00:26:33 - 00:27:04 : Coopération étroite avec le médico-social comme avenir. Travail avec l'agence régionale de santé.
- 00:28:46 - 00:30:15 : Explication des acronymes (avec une annexe dans le guide) et présentation des équipes mobiles d'appui à la scolarisation (EMAS) financées par l'agence régionale de santé et mises à disposition de l'école. Elles sont accessibles aux familles et saisies par les établissements.
- 00:30:35 - 00:32:29 : Moyens du droit commun qui ne nécessitent pas d'étiquette MDPH. Les élèves sont scolarisés dans le secteur mais aussi dans les IME et ITEP.
- 00:35:06 - 00:37:29 : Le rôle des AESH (Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap) et les trois missions définies par la MDPH : actes de la vie quotidienne, accès aux activités d'apprentissage, et activités de la vie sociale et relationnelle.
- 00:37:29 - 00:40:48 : Dispositifs et professionnels présents dans les écoles et établissements, notamment les ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire).
- 00:40:49 - 00:43:18 : Plateformes de repérage et de diagnostic précoce des troubles du neurodéveloppement, notamment l'autisme.
- 00:43:19 - 00:45:20 : Les UEMA (Unités d'Enseignement Maternelle Autisme), les UEEA (Unités d'Enseignement Élémentaire Autisme) et les DSA (Dispositifs d'Autorégulation). Augmentation de ces dispositifs.
- 00:46:00 - 00:47:39 : Autres dispositifs spécifiques, comme ceux pour les enfants sourds et les SESSAD (Services d'Éducation Spécialisée et de Soins à Domicile). Présentation d'un outil en ligne pour trouver les établissements médico-sociaux.
- 00:48:40 - 00:52:00 : Développement des SESSAD, services intervenant sur notification MDPH à l'école ou dans la famille, et évolution vers des SESSAD plus généralistes. Présentation des ESE (Établissements Spécialisés pour Enfants) et des ITEP (Instituts Thérapeutiques, Éducatifs et Pédagogiques) pour les handicaps majorés et les troubles du comportement.
- 00:52:00 - 00:53:11 : Rapprochement entre les ITEP et les établissements ordinaires.
- 00:53:12 - 00:55:46 : Moyens dans le premier degré pour les parents. Présentation des IME (Instituts Médico-Éducatifs) et des IEM (Instituts d'Éducation Motrice).
- 00:55:46 - 00:57:07 : Les EA (Établissements Adaptés) avec des classes à effectif réduit et des enseignements adaptés. Les LEA (Lycées d'Enseignement Adapté).
- 00:57:07 - 00:59:09 : Leviers pour l'école inclusive, notamment la Conférence Nationale du Handicap d'avril 2023. Déploiement de matériel pédagogique adapté. Augmentation des professionnels du médico-social dans l'école.
- 00:59:10 - 01:02:41 : Importance de la pédagogie et adaptations nécessaires. Le levier de la formation initiale et continue des personnels, y compris les AESH et les personnels d'encadrement.
- 01:02:41 - 01:03:20 : Ressources nationales et sites d'information accessibles à tous.
- 01:05:13 - 01:07:11 : Présentation de l'outil Capco Inclusive, un espace de ressources pour observer l'enfant, ses besoins, trouver des aménagements pédagogiques et s'informer.
- 01:07:11 - 01:08:25 : Conclusion partielle sur l'importance de regarder ce qui fonctionne et exemple d'inauguration d'un dispositif d'autorégulation.
- 01:08:25 - 01:12:24 : Questions et réponses, notamment sur les dispositifs d'autorégulation (DSA) et le nombre de places.
- 01:12:24 - 01:14:00 : Question sur les LEA et le cumul avec une situation sociale nécessitant un internat.
- 01:14:00 - 01:18:36 : Question sur les aménagements des examens, explication des évolutions et des difficultés liées à l'accumulation des mesures de compensation. Un guide sur les aménagements des examens sera partagé. Nécessité d'une anticipation importante. Exemples d'aménagements parfois aberrants.
- 01:18:36 - 01:29:45 : Suite des questions et réponses. Question sur l'orientation et la réponse "il n'est pas à sa place". L'idée de lien entre les murs des établissements spécialisés et ordinaires. Des enfants en IME pourraient être en milieu ordinaire. Question sur la formation initiale des enseignants. Importance de casser les étiquettes.
- 01:29:45 - 01:32:32 : Question sur les RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté) dans le premier degré, leur manque de présence partout et la mauvaise information aux familles. La FCP dénonce ce problème.
- 01:32:32 - 01:39:20 : Réponse concernant les RASED et confirmation du problème. Réflexion sur la formation des personnels avec des séminaires et des formations spécifiques sur l'école inclusive. Importance de la formation, de l'accompagnement et de l'information.
- 01:39:20 - 01:44:12 : Suite des questions et réponses, notamment sur la communication apaisée entre les familles et l'école. Le travail avec les familles est stratégique.
- 01:44:12 - 01:49:31 : Information sur d'autres accompagnements possibles pour les enfants en décrochage scolaire et sur des sites internet dédiés. Les liens vers les ressources seront partagés.
- 01:49:31 - 01:53:21 : Dernière question sur un film traitant de l'école inclusive (la réponse sera donnée ultérieurement). Conclusion du webinaire par Florence de la FCP, remerciements et rappel de la vision d'une école inclusive comme projet de société. Importance du partenariat avec les familles. Rôle des FCPE au niveau départemental et national. Appel au partage des informations.
- 01:53:21 - 01:53:21 : Fin du webinaire.
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Briefing Doc : Émotions, relations, bien-être et bonheur à l'école : liens et perspectives
Source : Excerpts de la transcription de la conférence "Émotions, relations, bien-être et bonheur à l'école : liens et perspectives" par Madame Gaël Espinoza, professeure en Sciences de l'éducation et de la formation à l'Université de Lorraine (France), membre du laboratoire LISEC et associée au réseau Réverbère (Québec) et à l'Observatoire du bien-être à l'école (France).
Date de la conférence : Indiquée comme faisant partie de la "deuxième partie du coloc tac" (date précise non mentionnée dans les extraits).
Introduction :
La conférence de Madame Gaël Espinoza aborde les concepts d'émotions, de relations, de bien-être et de bonheur dans le contexte scolaire, en explorant leurs liens et en offrant des perspectives pour leur prise en compte.
L'introduction par Louis Houde (responsable des instituts et coordonnateur de la série Impact 3 au Centre Franco) et Paul Cadieu (présentateur) met en lumière l'importance de ces thématiques dans le milieu éducatif et présente l'expertise de Madame Espinoza.
Paul Cadieu souligne que "ce sont les émotions des élèves et également les émotions des enseignants [qui sont] vraiment déterminantes aujourd'hui" et que "le bien-être et les émotions c'est ce qui rend possible l'apprentissage".
Thèmes principaux et idées importantes :
- Définition et distinction des concepts clés :
- Affectivité : Définie comme l'ensemble des sentiments, des émotions et des humeurs. Madame Espinoza souligne la difficulté de les distinguer clairement dans le langage courant, notamment chez les enfants, d'où son usage privilégié du terme "affectivité" dans ses recherches. Scientifiquement, elles se différencient par leur durée (émotions courtes, humeurs moyennes, sentiments longs) et leur stimulus (déclencheur précis pour les émotions et sentiments, plus diffus pour les humeurs). Les "affects" sont présentés comme un terme générique pour les regrouper.
- Elle présente également une définition québécoise de l'affectivité (Louise Lafortune et Lis Saint-Pierre) incluant cinq composantes : la motivation ou l'engagement, la confiance en soi, l'attitude, les émotions et l'attribution (croyances attributionnelles de contrôle). Ceci met en évidence que les émotions sont une composante de l'affectivité et que des notions comme la motivation ont une dimension affective.
- Émotions : Sont présentées comme des phénomènes multicomposants et adaptatifs. L'existence de six émotions de base (joie, tristesse, colère, peur, dégoût, surprise) est mentionnée, avec une prédominance d'émotions désagréables. L'émotion survient suite à une évaluation cognitive de l'environnement ou de nos pensées et se manifeste par un sentiment, des réactions motrices, des réactions du système nerveux autonome et une impulsion à agir. Madame Espinoza insiste sur la rapidité et la fugacité des émotions.
- Bien-être : Deux perspectives sont distinguées :
- Bien-être hédonique (subjectif) : Défini par Edward Diener comme un état final composé de la satisfaction à l'égard de la vie, des affects positifs et des affects négatifs. Ces trois composantes sont liées. Le bonheur est souvent opérationnalisé à travers ce bien-être subjectif. Un modèle du bien-être à l'école (Anna-Liisaেরা) est brièvement évoqué, soulignant l'importance des relations sociales ("aimé") aux côtés des conditions scolaires, de l'épanouissement ("être") et de la santé.
- Bien-être éudémonique (psychologique) : Défini par Carole Ryff comme un processus d'accomplissement et de réalisation de soi, comprenant six composantes : l'autonomie, la maîtrise de l'environnement, la croissance personnelle, les relations positives avec les autres, les buts dans la vie et l'acceptation de soi. Ce bien-être est plus projectif et orienté vers l'avenir, contrairement au bien-être subjectif plus ancré dans le présent. Les relations positives sont communes aux deux perspectives.
- L'importance des relations positives (constructives, de qualité) à l'école :
- Elles font écho à la composante humaine et affective des relations.
- La "relation affective enseignant-élève" est présentée comme bénéfique pour la performance, la persévérance et les comportements scolaires des élèves, ainsi que pour leur bien-être en dehors de l'école (baisse de la dépression, de l'anxiété, de la délinquance). Elle repose sur la confiance, l'intimité, la communication, le partage, l'affect positif, le soutien émotionnel, la chaleur émotionnelle et l'acceptation.
- Madame Espinoza insiste sur le fait que cette relation doit être bénéfique pour les enseignants également, leur permettant d'exercer correctement leur métier et de trouver du sens.
- Les notions d'empathie et de bienveillance sont abordées. L'empathie est vue comme pertinente pour les relations entre pairs (égalité), tandis que la bienveillance, impliquant une asymétrie (veiller sur l'autre), est plus adaptée à la relation enseignant-élève, mais doit s'inscrire dans une posture éthique (se questionner sur ce qui est réellement bien pour l'autre).
- Concernant les relations entre pairs (enfants), deux types de travaux sont mentionnés : la psychologie s'intéressant aux facteurs de risque/protection des pairs, et la sociologie se concentrant sur le climat scolaire (justice scolaire, stabilisation des équipes pédagogiques). L'importance de faire dialoguer ces deux approches complémentaires est soulignée.
- L'intérêt de s'intéresser aux émotions, relations, bien-être et compétences psychosociales à l'école :
- Permet à l'enfant (et à l'adulte) de mieux comprendre ce qu'il ressent, ce qui favorise la réussite scolaire et l'adoption de comportements sociaux de qualité.
- La régulation émotionnelle, facilitée par la compréhension des émotions, rend l'individu plus disponible intellectuellement.
- L'expression adéquate des émotions communique les besoins et les demandes, facilitant le développement de relations apaisées.
- La capacité à exprimer, discriminer, identifier et réguler ses émotions fait partie des "compétences émotionnelles", un aspect important du développement cognitif lié aux comportements sociaux, aux performances scolaires et à la santé. Il est possible d'entraîner ces compétences dès le plus jeune âge.
- Les compétences psychosociales (CPS) :
- Sont présentées comme un ensemble de compétences cognitives, émotionnelles et sociales interconnectées.
- Un document de Santé publique France est mentionné, définissant ces compétences et leurs différentes catégories (avec 21 compétences spécifiques).
- Les travaux sur les émotions et les relations sont antérieurs au concept de CPS, mais ce dernier peut être un outil utile pour les enseignants.
- D'autres approches pour travailler sur les émotions et les relations sont possibles (communication non violente, techniques de respiration et de relaxation, activités ludiques, artistiques, sportives).
- La formation et la posture réflexive de l'enseignant :
- Pour s'occuper au quotidien de ces éléments, il est essentiel que cela devienne un objet de formation pour les professionnels de l'éducation.
- Il faut encourager la réflexion sur sa propre posture professionnelle (relation aux élèves, aux collègues, à la direction) et sur ses propres compétences psychosociales, émotions et affectivité.
- Inviter les enseignants à devenir des "enseignants réflexifs" est crucial, en leur permettant de construire progressivement leur posture, d'expérimenter et d'échanger.
- La posture évolue avec l'âge et l'expérience.
- Les CPS de l'enseignant peuvent être des protections de soi (détection des limites).
- Des exercices de recul réflexif sont proposés : se questionner après une journée scolaire sur ses interactions et son vécu, et mettre en place des moments de discussion et d'échange avec des collègues.
Conclusion :
Les concepts abordés sont interconnectés et essentiels pour le bien-être et le fonctionnement harmonieux de l'école.
S'intéresser quotidiennement à ces aspects rend les individus (élèves et enseignants) plus disponibles intellectuellement et plus apaisés dans leurs relations.
L'intégration de ces thématiques dans la formation des enseignants et la promotion de la réflexivité professionnelle sont souhaitables. Le bien-être et le bonheur sont une construction individuelle, nécessitant de trouver son propre équilibre.
Points à retenir :
La distinction claire entre affectivité, émotions, humeurs et sentiments est importante pour une compréhension approfondie. Le bien-être, qu'il soit subjectif ou psychologique, est étroitement lié aux émotions et aux relations positives.
La relation enseignant-élève affective et de confiance a des impacts significatifs sur la réussite et le bien-être des élèves (et des enseignants). Développer les compétences émotionnelles et sociales des élèves (et des enseignants) est crucial pour un climat scolaire apaisé.
La formation des enseignants doit intégrer ces dimensions et encourager la réflexion sur la posture professionnelle. Une prise en compte quotidienne et proactive de ces aspects est plus efficace qu'une intervention ponctuelle en cas de problème.
Citation notable :
Paul Cadieu : "ce sont les émotions des élèves et également les émotions des enseignants [qui sont] vraiment déterminantes aujourd'hui" et "le bien-être et les émotions c'est ce qui rend possible l'apprentissage".
Définition de l'affectivité par Louise Lafortune et Lis Saint-Pierre incluant la motivation, la confiance en soi, l'attitude, les émotions et l'attribution. Définition de l'émotion comme un "phénomène multicomponentiel adaptatif".
Citation sur les compétences émotionnelles soulignant leur lien avec le développement cognitif, les comportements sociaux, les performances scolaires et la santé, et la possibilité de les entraîner dès le plus jeune âge.
Suites potentielles :
Explorer plus en détail les stratégies concrètes pour développer les compétences psychosociales à l'école.
Approfondir la question de la formation des enseignants sur ces thématiques.
Examiner les liens entre le bien-être des enseignants et la qualité de leur enseignement et de leurs relations avec les élèves.
Analyser les approches et outils spécifiques pour favoriser un climat scolaire positif et prévenir le harcèlement.
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Voici un sommaire de la conférence avec des estimations de timestamps basées sur le déroulement de la discussion :
- [0:00 - ~2:30] Introduction par Louis Hou : Louis Hou, responsable et coordonnateur des instituts au Centre franco, ouvre la conférence. Il remercie l'audience et présente brièvement le Centre franco, un organisme œuvrant pour le développement de l'éducation en français en Ontario depuis plus de 50 ans. Il souligne que le Centre franco est une référence en création de ressources pédagogiques et soutient le personnel des 12 conseils scolaires de langue française de l'Ontario.
Il mentionne les 150 spécialistes du centre qui ont créé de nombreuses ressources et formations. Il invite à consulter le site web du Centre franco et remercie le ministère de l'Éducation de l'Ontario pour son financement.
- [~2:30 - ~4:30] Présentation de Gael Espinoza par Paul Cadiieu : Paul Cadiieu présente la conférencière, Madame Gael Espinoza, professeure en Sciences de l'éducation et de la formation à l'université de Lorraine en France et membre du laboratoire LISEC.
Il met en avant ses domaines de recherche : l'expérience scolaire des élèves, leur rapport à l'école et au savoir, la relation enseignant-élève, et l'affectivité et les émotions dans ces expériences.
Il insiste sur l'importance des émotions des élèves et des enseignants, ainsi que sur le lien entre bien-être et apprentissage. Il explique le déroulement de la conférence et invite à poser des questions via le clavardage.
- [~4:30 - ~5:30] Introduction de Gael Espinoza : Madame Gael Espinoza remercie pour l'introduction et se présente brièvement.
Elle ajoute qu'elle travaille également avec le réseau Réverbère au Québec et l'Observatoire du bien-être à l'école en France. Ces affiliations lui permettent de mener des recherches et de rencontrer d'autres professionnels intéressés par les mêmes sujets.
- [~5:30 - ~8:00] Le concept d'affectivité : Gael Espinoza aborde le concept d'affectivité, le définissant comme l'ensemble des sentiments, des émotions et des humeurs.
Elle explique les différences scientifiques entre ces trois termes en se basant sur la durée et le stimulus déclencheur. Les émotions sont plus courtes, suivies des humeurs, puis des sentiments. Le stimulus est identifiable pour les sentiments et les émotions, mais diffus pour l'humeur.
Elle note que dans ses recherches auprès des enfants, il est difficile de distinguer précisément ce dont ils parlent, c'est pourquoi elle utilise souvent le terme générique d'affectivité.
Elle présente ensuite une définition de l'affectivité proposée par des chercheurs québécois (Louise Lafortune et Lis Saint-Pierre) qui inclut cinq composantes : la motivation ou l'engagement, la confiance en soi, l'attitude, les émotions, et l'attribution. Elle souligne que la motivation est influencée par des éléments affectifs.
- [~8:00 - ~9:30] Le concept d'émotion : La conférencière se penche sur le concept d'émotion et mentionne les six émotions de base (joie, tristesse, colère, peur, dégoût, surprise).
Elle remarque la prédominance des émotions désagréables. Elle définit l'émotion comme un phénomène multicomponentiel adaptatif, déclenché par une évaluation de l'environnement ou par des pensées.
Elle détaille les cinq composantes d'une émotion : l'évaluation cognitive, le sentiment subjectif, les réactions motrices, les réactions du système nerveux autonome, et les tendances à l'action. Elle insiste sur la rapidité avec laquelle une émotion survient.
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[~9:30 - ~10:30] Lien entre affectivité/émotions et bien-être : Gael Espinoza fait la transition vers le concept de bien-être et son lien avec les émotions et l'affectivité.
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[~10:30 - ~13:00] Le bien-être selon une perspective hédonique (bien-être subjectif) : Elle présente la perspective hédonique du bien-être, ou bien-être subjectif, selon Edward Diener.
Ce modèle tripartite comprend la satisfaction à l'égard de la vie, les affects positifs et les affects négatifs. Ces trois composantes sont liées. Elle distingue le bien-être cognitif (satisfaction de la vie) et le bien-être émotionnel (affects positifs et négatifs).
Elle mentionne que le bien-être subjectif est souvent utilisé pour mesurer le bonheur.
Elle évoque ensuite le modèle du bien-être à l'école d'Anna Koulu, qui met en évidence quatre dimensions : les conditions scolaires, le sentiment d'être aimé (relations sociales), les moyens d'épanouissement (être), et l'état de santé. Elle souligne la place importante des relations sociales dans ce modèle.
- [~13:00 - ~14:30] Le bien-être selon une perspective eudémonique (bien-être psychologique) : Elle aborde la perspective eudémonique du bien-être, ou bien-être psychologique, selon Carole Ryff.
Ce modèle considère le bien-être comme un processus d'accomplissement de soi et identifie six composantes : l'autonomie, la maîtrise de l'environnement, la croissance personnelle, les relations positives avec les autres, les buts dans la vie, et l'acceptation de soi.
Elle compare les deux perspectives, notant que le bien-être subjectif est plus axé sur le présent, tandis que le bien-être psychologique inclut une projection vers l'avenir. Elle insiste sur l'importance des relations positives dans les deux modèles.
- [~14:30 - ~19:00] Les relations positives à l'école : Gael Espinoza se concentre sur les relations positives à l'école, notamment les relations enseignant-élève et les relations entre pairs.
Elle parle de relations constructives ou de qualité et de leur lien avec l'affectivité. Elle évoque ses recherches sur la relation affective enseignant-élève et ses bénéfices pour les élèves (performance, persévérance, comportements scolaires, bien-être en dehors de l'école).
Cette relation est basée sur la confiance, l'intimité, la communication, le partage, l'affect positif, la proximité, le soutien émotionnel, la chaleur émotionnelle et l'acceptation.
Elle souligne que cette relation doit être bénéfique pour les élèves et les enseignants, permettant à chacun de se sentir à sa place et de trouver du sens.
Elle aborde les notions d'empathie et de bienveillance en éducation. Elle note que l'empathie (rapport d'égalité, rôle de l'émotion) est pertinente pour les relations entre pairs, tandis que la bienveillance (asymétrie, questionnement éthique) l'est davantage pour la relation enseignant-élève.
Elle discute également des relations entre pairs, distinguant les travaux en psychologie (facteurs de risque/protection) et en sociologie (climat scolaire).
Elle regrette le manque de communication entre ces deux domaines et souligne leur objectif commun de créer un environnement scolaire serein.
- [~19:00 - ~21:00] L'intérêt de s'intéresser aux émotions, relations, bien-être et compétences psychosociales à l'école :
Gael Espinoza explique que permettre aux enfants de comprendre leurs affectivités et leurs émotions favorise la réussite scolaire et des comportements sociaux de qualité.
La compréhension des émotions rend l'enfant plus disponible intellectuellement et plus apaisé dans ses relations.
Elle illustre cela par l'importance de l'expression émotionnelle pour communiquer ses besoins et faciliter des relations apaisées.
Elle souligne que l'expression émotionnelle adéquate favorise un développement émotionnel sain.
Elle cite une définition des compétences émotionnelles et leur lien avec le développement cognitif, les comportements sociaux, la performance scolaire et la santé.
Elle mentionne qu'il est possible de travailler sur ces aspects à l'école au bénéfice du climat scolaire et du bien-être.
Elle présente des ouvrages sur l'empathie et la prévention de la violence à l'école. Elle explique que les compétences émotionnelles et sociales (relationnelles) ainsi que les compétences cognitives forment les compétences psychosociales.
Elle mentionne un document français de Santé publique France qui détaille ces compétences.
Elle met en avant l'importance de l'identification, de la compréhension, de l'expression, de la régulation et de l'utilisation des émotions pour soi et pour les autres.
- [~21:00 - ~22:00] Comment travailler sur les émotions et les relations à l'école :
La conférencière indique que la France a choisi la voie des compétences psychosociales, mais que d'autres approches existent (communication non violente, techniques de respiration, relaxation, yoga, activités ludiques, artistiques, sportives).
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[~22:00 - ~22:30] Quand s'occuper des émotions et des relations à l'école : Elle insiste sur le fait qu'il faut s'en occuper au quotidien et non pas seulement quand des problèmes surviennent.
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[~22:30 - ~25:00] Formation et posture réflexive des professionnels : Gael Espinoza souligne l'importance de la formation des professionnels de l'éducation concernant ces aspects, ainsi que leur propre posture et réflexivité enseignante.
Elle croit qu'il faut du temps pour devenir enseignant et invite à réfléchir sur la relation avec les élèves, les collègues, la direction, et sur ses propres compétences psychosociales et son affectivité.
Elle regrette que l'approche réflexive ne soit pas suffisamment proposée dans la formation en France. Elle explique que la posture professionnelle évolue avec le temps et l'expérience.
Elle note que les compétences psychosociales peuvent protéger l'enseignant en l'aidant à détecter ses limites.
- [~25:00 - ~26:30] Exemples d'exercices pour développer un recul réflexif :
Elle propose deux exemples d'exercices : se questionner sur sa journée scolaire et ses interactions avec les élèves, et mettre en place des moments de discussion et d'échange avec des collègues.
Elle insiste sur l'importance de parler de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas avec des collègues de confiance.
- [~26:30 - ~27:00] Conclusion de Gael Espinoza :
Gael Espinoza récapitule le cheminement de la conférence, partant des définitions de concepts pour montrer leurs liens et l'intérêt de s'y intéresser à l'école.
Elle exprime son souhait que ces éléments fassent partie intégrante de la formation des enseignants et qu'ils aient des moments pour s'interroger sur leur posture et leur réflexivité.
Elle conclut en soulignant l'importance pour chacun de construire son propre bien-être.
- [~27:00 - ~32:30] Questions et réponses : Suivent des remerciements et une première question sur le droit d'être indulgent dans la profession enseignante, à laquelle Gael Espinoza répond en soulignant l'importance de l'indulgence envers soi-même.
Une autre question porte sur comment aider un élève trop gentil à s'affirmer, et la conférencière suggère une discussion pour comprendre pourquoi il cherche toujours à faire plaisir aux autres et l'encourager à exprimer ses propres désirs. Monsieur Jacques pose une question sur le lien entre le bien-être et le compromis, notamment dans le contexte de la fatigue et des difficultés personnelles des enseignants.
Gael Espinoza répond en soulignant que le bien-être de l'enfant ne doit pas se faire au détriment de celui de l'enseignant et insiste sur la nécessité pour les enseignants de trouver leur compte et un équilibre. Une dernière question est posée sur les premières actions à privilégier par les nouveaux enseignants en termes de la thématique abordée.
Gael Espinoza conseille de privilégier l'honnêteté et l'authenticité dans la relation avec les élèves et de se laisser du temps pour apprendre le métier.
- [~32:30 - ~34:00] Remerciements et annonces de clôture :
Paul remercie Gael Espinoza pour son excellente conférence et lit des commentaires positifs du public. Il rappelle de remplir le formulaire de rétroaction et annonce la fin de la conférence TAC pour la journée, tout en mentionnant la poursuite des instituts divers et la planification des instituts d'été. Il invite à s'abonner à l'infolettre du Centre franco.
Une participante exprime sa gratitude. Une question est posée concernant le partage de la présentation, et Gael Espinoza accepte de l'envoyer.
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Briefing Document : Analyse du concept de "Documenteur" et de son potentiel pédagogique pour l'esprit critique Source : Transcription d'une intervention orale intitulée "Les documenteurs : un outil pour enseigner l'esprit critique ?"
Auteur de l'intervention : Non spécifié dans l'extrait.
Date de l'intervention : Non spécifiée dans l'extrait, mais contexte d'une conférence.
Introduction et Contexte de la Recherche :
L'intervenant(e) introduit sa recherche portant sur les liens entre le cinéma et l'esprit critique, en s'appuyant sur une thèse antérieure concernant l'histoire de l'enseignement du cinéma et l'utilisation de la notion d'esprit critique depuis l'après-guerre. La question centrale actuelle de sa recherche est de déterminer comment le cinéma, et plus spécifiquement le genre du "documenteur", peut être utilisé pour enseigner et développer l'esprit critique. Cette conception de l'esprit critique est envisagée sous deux angles :
Factuel et scientifique : Développer la capacité à distinguer le vrai du faux, en lien avec le mouvement du scepticisme scientifique. Politique : Donner un sens aux faits, favoriser l'autoréflexivité et la compréhension des normes et valeurs qui influencent notre analyse du monde. La "Septicotèque" : Un Outil Pédagogique Central :
L'une des premières actions concrètes de cette recherche a été la création de la "septicotèque", une liste de films jugés intéressants pour aborder les différents aspects de l'esprit critique. Cette liste est disponible en ligne et est conçue pour être participative. Les personnes qui identifient un film pertinent peuvent le soumettre avec une argumentation, et après validation, il est inclus dans la liste avec la contribution de la personne. L'objectif est de permettre aux utilisateurs de piocher des films pour explorer des thématiques liées à l'esprit critique.
"Une de de mes premières actions là-dessus ça été de créer ce que j'ai ce que j'ai appelé la septicotèque donc la septicotèque c'est une liste de films qui sont à notre sens intéressants pour traiter des divers aspects de ces différents aspects de l'esprit critique donc qui est une liste de voilà de de films qui est disponible sur Internet [...] vous pouvez d'ailleurs participer si vous voyez un film qui vous semble intéressant du point de vue de l'esprit critique euh vous nous contactez donc via nos réseau avec une petite argumentation pour nous dire en quoi c'est intéressant selon vous et nous l'inclurons dans dans la liste avec votre votre remarque."
Art et Culture comme Intrinsèquement Politiques :
L'intervenant(e) souligne que l'art et la culture sont intrinsèquement politiques, car quasiment aucune œuvre ne traite de faits purement factuels sans les inscrire dans un cadre sociologique, politique ou culturel particulier. Le cinéma et la culture en général favorisent donc une conception globale de l'esprit critique, au-delà des définitions plus restreintes que l'on peut trouver dans les milieux sceptiques. Il est précisé que le terme "politique" n'est pas utilisé ici dans un sens partisan (exclusivement "de gauche").
"Forcé de constater d'ailleurs que l'art et la culture sont à mon sens donc intrinsèquement euh politique et donc puisque don en fait il y a quasi aucune œuvre qui peuvent traiter en fait des faits purement factuels en fait il y a aucune œuvre qui fait ça toute œuvre a un point de vue sur le monde et ça je vais y revenir à peu près ensuite euh et donc voilà ces œuvres ne peuvent pas juste traiter des faits montrer des faits comment est-ce qu'on a démontré des faits sans les inscrire forcément dans un cadre sociologique euh politique ou culturel particul."
Le Podcast Associé : Un Lieu d'Analyse :
Pour rendre la septicotèque plus vivante, une association a été créée, donnant naissance à un podcast mensuel. Chaque épisode est consacré à l'analyse d'un film différent, avec l'objectif de mettre en lumière des œuvres méconnues et de discuter de leur intérêt éducatif et pédagogique dans une approche de l'esprit critique. Des films comme Matrix, Don't Look Up, Le Village, et Piku (film indien) ont déjà été traités, témoignant d'une approche large des questionnements. Les films de procès et les documentaires sont des genres particulièrement pertinents dans cette démarche.
Intérêt pour le Genre du Documentaire et la Rencontre avec Alain Krivine :
L'intérêt spécifique pour le genre documentaire a été déclenché par le film Opération Lune. Une rencontre avec Alain Krivine (directeur de Science et pseudo-sciences à l'époque, il s'agit en réalité d'Alain Cirou) a été un catalyseur. La définition proposée par ce dernier du documentaire comme un "film complotiste" a suscité un désaccord et a poussé l'intervenant(e) à approfondir la littérature scientifique sur le cinéma et les documentaires.
Clarification des Définitions du "Documentaire" :
La conférence se concentre ensuite sur la nécessité d'éclaircir les différentes définitions du "documentaire", car il n'existe pas une compréhension unique de ce terme. Deux définitions principales sont identifiées :
Le "Documenteur" comme faux documentaire : Définition originellement liée au film Documenteur d'Agnès Varda (bien que Varda n'ait pas théorisé le concept tel qu'on l'entend aujourd'hui). Cette définition a été popularisée dans les années 2000 et désigne une fiction qui adopte les apparences et les codes du genre documentaire. L'objectif de ces films est souvent de révéler progressivement leur nature fictionnelle après avoir créé l'illusion du réel. Des exemples cités incluent La Bombe, Punishment Park, Spinal Tap, Forgotten Silver, Opération Lune, Bye Bye Belgium, et C'est arrivé près de chez vous. Nicolas Landais (directeur du festival Envoûtement) y inclut même parfois les found footage.
L'intervenant(e) note que le terme "documenteur" pourrait avoir ressurgi via le Québec, où le terme anglais "mocumentary" (combinant "mockery" et "documentary") pourrait avoir trouvé une traduction équivalente. Une mention de la revue québécoise 24 images et d'un réalisateur nommé Robert Morin est faite à cet égard.
Le "Documentaire" comme documentaire mensonger : Utilisée notamment dans les milieux de la "zététique" (militantisme en ligne autour des questions scientifiques et du scepticisme), cette définition rapproche le "documentaire" des films qui présentent de fausses informations, comme les documentaires complotistes et pseudoscientifiques (exemples : La Révélation des Pyramides, Hold Up, et certaines productions diffusées sur RMC Découverte). Analyse Critique des Définitions et Proposition Terminologique :
L'intervenant(e) souligne la contradiction fondamentale entre ces deux définitions. La première définit un outil potentiellement utile pour développer l'esprit critique en stimulant la méfiance de manière ludique, tandis que la seconde désigne des productions manipulatrices.
Une référence est faite à l'ouvrage Les documenteurs des années noires de Jean-Pierre Bertin-Maghit (2004), qui utilise le terme "documentaire" pour désigner des documentaires de propagande. Cependant, l'intervenant(e) note que Bertin-Maghit ne théorise pas véritablement le concept et que cette définition n'a pas été largement reprise dans la recherche. Bertin-Maghit lui-même indique que dans la propagande, la vérité est payante et le mensonge se situe au niveau des intentions et des interprétations, ce qui ne correspond pas nécessairement aux films ouvertement mensongers.
L'intervenant(e) critique l'utilisation du terme "documentaire" par certains acteurs de la zététique (mention de l'émission de la Tronche en Biais "L'air des documenteurs" et d'un article publié dans la Revue internationale d'intelligence économique intitulé "Les Documenteurs nouvelle arme dans la guerre de l'information"). Bien qu'il soit reconnu que le langage évolue, l'absence d'un terme clair en français pour définir les documentaires complotistes et pseudoscientifiques est soulignée. L'hypothèse est que le développement de ces productions est lié à l'accès facilité aux outils de tournage et de diffusion numériques.
L'intervenant(e) propose de conserver le terme "documentaire" pour désigner le faux documentaire à visée critique (comme défini par François Niney dans Le documentaire et ses faux semblants) et de créer un nouveau terme pour les "mauvais documentaires" qui mentent et falsifient les faits. Des suggestions incluent "pseudo-documentaire" (par analogie avec "pseudo-science") ou "documentaire moisi" (comme utilisé par Christophe Michel d'Hygiène Mentale). Il est rappelé que la recherche sur le documentaire et les questions de réel et de croyance au cinéma est déjà riche.
"Ainsi donc le terme documentaire tel qu'il est utilisé parfois dans la spère sceptique ne semble correspondre ici en fait à aucune définition réelle [...] on sait également que la langue et ses usages fluctuent et qu'aucun mot et qu'aucune définition n'est finalement gravée dans le marbre [...] là là en fait il y a bien ici un vide sémantique c'està dire qu'en fait il y a pas de mot en fait en français en tout cas à ma connaissance pour l'instant pour définir des documentaires complotistes pudoncientifique et mentend en fait ouvertement en fait en falsifiant des faits."
Usages Possibles du Documentaire pour l'Éducation à l'Esprit Critique (Exemple d'Opération Lune) :
La deuxième partie de l'intervention se concentre sur la manière dont le documentaire, en tant que faux documentaire (ou "documenteur"), peut aider à développer l'esprit critique, notamment dans le cadre de l'éducation aux médias. Le principe fondamental repose sur le canular.
Le canular est défini comme une construction en trois temps :
Dimension ludique. Dimension sociale (mettant à défaut l'institution visée). Médiation de la plaisanterie (révélation de la supercherie). Le canular permet de mettre à jour les phénomènes de croyance et les systèmes de valeurs. Il interroge la frontière entre le réel et la fiction, la vérité et la croyance. Le canular médiatique peut être considéré comme une initiation au fonctionnement inconscient de notre rapport avec la machine médiatique.
L'exemple central utilisé est le film Opération Lune. L'analyse porte sur les effets de mise en scène utilisés pour faire adhérer le spectateur au propos du film :
Présence d'intervenants réels (experts, anciens de la NASA, etc.) qui apportent une caution de crédibilité. Utilisation d'images d'archives qui semblent attester ce qui est dit (mais dont le lien peut être manipulé). Le commentaire et l'image s'auto-entretiennent, créant une boucle de croyance. Le "mythe de l'image d'archive" (promesse d'un accès direct et non filtré au passé) est souligné comme fallacieux.
Présence d'une voix off qui incarne une figure d'autorité et de savoir omniscient. Rythme narratif rapide qui ne laisse pas le temps à la réflexion et à la vérification.
Champ sémantique et éléments de langage qui peuvent influencer la perception. Mise en place d'un énonciateur (le documentariste hors champ) qui sert de filtre et de garant du discours.
Utilisation des codes visuels du documentaire (caméra non diégétique, etc.). La manière dont le faux est inséré dans le réel est également analysée :
Insertion de faux témoins (comme la secrétaire dans Opération Lune interprétée par une actrice) dont le discours fait le lien entre les propos réels mais hors contexte des autres intervenants. Montage suggestif qui donne l'impression de conversations ou de liens qui n'existent pas. Utilisation de musiques qui accompagnent et peuvent influencer l'émotion et l'adhésion. La façon dont le "documentaire" révèle sa supercherie est examinée à travers Opération Lune :
Indices subtils disséminés dans le montage (incohérences, faux raccords, etc.). Exagération progressive des éléments invraisemblables jusqu'à l'absurde (scènes de traque au Vietnam). Contradiction croissante entre le commentaire et les images. Utilisation de l'humour de plus en plus marqué. Présence d'un bêtisier à la fin qui révèle la nature fictionnelle de certaines scènes et interventions. Mélange assumé de vrais et faux éléments jusqu'à la fin. Limites et Précautions dans l'Utilisation Pédagogique :
L'intervenant(e) souligne plusieurs limites à l'utilisation des documenteurs pour enseigner l'esprit critique :
Réceptivité du public au canular : Le public doit être disposé à se faire tromper pour ensuite prendre conscience de ses mécanismes de croyance. Un public braqué ou non réceptif peut ne pas tirer les bénéfices attendus. Nécessité d'un accompagnement : Le film seul ne suffit pas. Il est crucial de l'accompagner d'un discours et d'une analyse pour décrypter les procédés utilisés et encourager la réflexion.
Risque de neutralisation de la posture critique : L'impression d'avoir compris les mécanismes de manipulation peut paradoxalement conduire à une forme de désengagement critique vis-à-vis du documenteur lui-même, qui reste une œuvre avec un point de vue.
Délégation de l'esprit critique à l'auteur : Le spectateur peut passivement accepter la "leçon" du film sans développer sa propre capacité d'analyse critique. Il est rappelé que toute œuvre, y compris le documentaire, défend un discours et une position qu'il est essentiel d'analyser.
Conclusion :
Le "documentaire" peut être un outil puissant pour l'éducation aux médias et le développement de l'esprit critique, en nous rendant conscients des dispositifs et des esthétiques utilisés par les médias et en nous incitant à remettre en question ce que nous prenons pour acquis.
Cependant, il est crucial de l'utiliser avec précaution, en l'accompagnant d'une analyse critique et en encourageant le spectateur à conserver son propre esprit critique, non seulement face aux médias traditionnels, mais aussi face à la forme et au discours du "documentaire" lui-même.
Questions et Échanges (Points saillants) :
La diffusion d'Opération Lune à la télévision et son potentiel impact sur les théories du complot lunaires sont évoqués. Il est confirmé que les théories complotistes préexistaient au film, qui s'en est surtout moqué. Le risque d'une réception au premier degré par un public non averti est souligné.
La question de l'utilisation du terme "documentaire" et de sa pertinence face aux avancées technologiques comme l'intelligence artificielle est soulevée. La nécessité de rester vigilant face à toutes les formes de manipulation d'images, qu'elles soient issues d'IA ou de montages traditionnels, est rappelée.
L'intérêt pour des "documentaires" destinés à un jeune public est exprimé. Des exemples comme un court-métrage sur le dahu et une vidéo YouTube sur le "complot des chats" sont mentionnés comme pistes. L'idée de faire réaliser des faux documentaires par des jeunes est également suggérée comme exercice pédagogique.
La ressource pédagogique du Brass Bruxell s'appuyant sur Opération Lune est mentionnée. Le film canadien Vendre la guerre est cité comme exemple de documentaire dont le propos peut être déconstruit pour révéler des mécanismes de manipulation.
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sommaire de la présentation avec des estimations de timestamps basées sur la lecture du transcript : • [0:00 - 0:50] Introduction de la conférence : Remerciements, présentation du sujet de recherche de l'intervenant (liens entre cinéma et esprit critique depuis l'après-guerre) et de l'objectif de la présentation (comment le cinéma, et plus particulièrement le documentaire, peut aider à développer l'esprit critique). • [0:50 - 1:55] La "Septicotèque" : Présentation de la "Septicotèque", une liste de films intéressants pour traiter divers aspects de l'esprit critique, disponible en ligne et participative. L'art et la culture sont intrinsèquement politiques. • [1:55 - 2:50] Le podcast associé à la "Septicotèque" : Création d'un podcast mensuel par l'association "Sceptique" pour discuter de films méconnus sous l'angle de l'esprit critique (exemples : Matrix, Don't Look Up, Le Village, un film indien). Intérêt pour les films de procès et les documentaires. • [2:50 - 3:50] Intérêt pour les documentaires et rencontre avec Alain Krivine : Fascination pour le genre documentaire depuis le film "Opération Lune". Discussion avec Alain Krivine (Science et Pseudosciences) et désaccord sur sa définition du documentaire comme film complotiste, ce qui a poussé l'intervenant à approfondir la question. • [3:50 - 4:25] Plan de l'intervention : Éclaircir les définitions du documentaire et leurs enjeux, puis examiner les usages possibles du documentaire dans l'éducation à l'esprit critique, notamment dans l'éducation aux médias, avec l'exemple d'"Opération Lune". Conclusion avec des nuances. • [4:25 - 5:55] Définition du mot "documenteur" : Étymologie du mot "documenteur" (documentaire + menteur), inventé a priori par Agnès Varda dans son film "Documenteur" (1981), un film de fiction avec des éléments documentaires. Varda n'a pas théorisé le concept. • [5:55 - 7:05] Première définition de "documenteur" : le faux documentaire : Définition d'un "documenteur" comme une fiction habillée des apparences du genre documentaire, soit un faux documentaire. Exemples : La Bombe, Punishment Park, Spinal Tap, Forgotten Silver, Opération Lune, Bye Bye Belgium, C'est arrivé près de chez vous. • [7:05 - 9:45] Deuxième définition de "documenteur" : le documentaire mensonger : Définition alternative du "documenteur" dans les milieux zététiques comme des documentaires mensongers mettant en avant de fausses informations (documentaires complotistes et pseudoscientifiques). Exemples : La Révélation des Pyramides, Hold Up, documentaires sur RMC Découverte. • [9:45 - 12:00] La résurgence du mot "documenteur" et hypothèse québécoise : Le mot "documenteur" ressurgit dans les années 2000, potentiellement via le Québec et le croisement avec le terme anglais "mocumentary". Première utilisation retrouvée dans la revue québécoise "24 Images" en lien avec le réalisateur Robert Morin. • [12:00 - 13:00] L'ouvrage de Jean-Pierre Bertin-Maghit : "Les Documenteurs des années noires" : Présentation de l'ouvrage qui utilise "documenteur" dans le sens de documentaire de propagande (films vichystes), mais le terme n'est pas réellement théorisé. L'ouvrage est excellent sur le cinéma de propagande. • [13:00 - 14:30] Le terme "documenteur" dans la sphère sceptique et le vide sémantique : Le terme "documenteur" tel qu'utilisé parfois (ex : émission "L'Heure des Documenteurs") ne correspond à aucune définition réelle. Il y a un vide sémantique en français pour définir les documentaires complotistes et pseudoscientifiques. • [14:30 - 16:00] Propositions de termes alternatifs et retour à la définition du faux documentaire : Proposition de continuer à parler de documentaire de propagande ou de "pseudo-documentaire" ou "documentaire moisi". La définition de "documenteur" comme faux documentaire est privilégiée par les chercheurs en cinéma et les cinéphiles (Festival Envisions, Festival Documentaire de l'Abitibi-Témiscamingue). • [16:00 - 17:30] Définition de François Niney du "documenteur" : Présentation de la définition de François Niney : un faux documentaire qui révèle progressivement son illusion (proche du "mocumentary" anglais et du canular). • [17:30 - 19:00] Contradiction entre les définitions et position personnelle : Les deux définitions de "documenteur" sont contradictoires. L'intervenant préfère utiliser "documenteur" pour les faux documentaires à visée critique et regrette son utilisation pour les documentaires mensongers. • [19:00 - 21:15] Difficulté de définir le "documenteur" comme genre et exemple de "Bye Bye Belgium" : Difficulté de définir un genre par l'intention du créateur et la réception du spectateur. Présentation de "Bye Bye Belgium" comme exemple de "documenteur" parodiant les codes télévisuels pour inciter à la méfiance envers les médias. • [21:15 - 24:30] Introduction à l'analyse d'"Opération Lune" : Comment le "documenteur" peut développer l'esprit critique en fonctionnant comme un canular (tromperie révélée). Introduction à l'analyse des effets de mise en scène dans "Opération Lune" pour faire adhérer au propos. • [24:30 - 27:00] Analyse d'un extrait d'"Opération Lune" (jusqu'à 21:45 du film) : Identification des éléments qui poussent à l'adhésion : interviews de vrais témoins, musique, images d'archives (et d'illustration), voix off (comme voix omnisciente), montage, champ sémantique (mafia), mise en place d'un énonciateur (le documentariste), caméra non diégétique. Le mythe des images d'archives est déconstruit (images comme construction sociale et point de vue). Critique du traitement des images d'archives dans "Apocalypse". • [27:00 - 33:00] Comment le faux est inséré dans "Opération Lune" (extrait à 27:30 du film) : Le canular doit avoir un fond réaliste. L'image d'archive et le discours s'auto-alimentent. Analyse d'un deuxième extrait où une fausse témoin (une actrice) est utilisée pour créer le lien entre les propos réels mais hors contexte d'autres intervenants. Critique du montage qui ne correspond pas à la réalité. Importance du rythme rapide du film qui ne laisse pas le temps de la réflexion. Discours des hommes politiques parfois vides et réinterprétables. Le vrai soutient le faux dans le montage. Effets de montage (fondu enchaîné sur une photo) pour accréditer la fausse témoin. • [33:00 - 37:30] Comment "Opération Lune" révèle la supercherie : Indices dans le montage. L'humour devient de plus en plus présent, contradiction entre le narrateur et les images (exagérations, situations absurdes au Vietnam). Faux sous-titres. Le film se termine par un bêtisier. Mélange de rires de vrais intervenants dans le bêtisier. • [37:30 - 40:45] Le "documenteur" et l'éducation à l'esprit critique : Le "documenteur" sert à l'éducation aux médias en faisant prendre conscience des dispositifs utilisés. Citation de Jérémy Hur sur le bénéfice éducatif de la prise de conscience de la lecture "documentarisante". Limites de l'utilisation des "documenteurs" : réceptivité du public (risque de blocage ou d'adhésion totale), nécessité d'un accompagnement discursif. Risque de neutralisation de la posture critique par excès de dévoilement et de délégation de l'esprit critique au réalisateur. Importance de garder un esprit critique sur le film lui-même (discours politique). Exemples de "documenteurs" militants (Peter Watkins). Le degré d'adhésion peut révéler le caractère potentiellement réaliste de certaines situations ("Bye Bye Belgium"). Conclusion : toute œuvre défend un discours et une position. • [40:45 - 42:45] Question 1 : Influence d'"Opération Lune" sur les croyances concernant le programme Apollo ? Difficile à dire. Le film ne dit pas qu'on n'a jamais marché sur la lune, mais que les images sont fausses. Les théories du complot lunaire préexistaient au film. Diffusion du film en France et risque de mauvaise interprétation si le spectateur ne voit pas le début. Exemples d'éléments humoristiques dans le film qui passent inaperçus pour certains. • [42:45 - 45:20] Question 2 : "Documenteur" et intelligence artificielle ? L'IA crée une illusion de vérité, mais la manipulation des images et des discours existait déjà avant. Importance de toujours se méfier des images, même non générées par des IA. Exemple d'exercice pédagogique possible avec des sujets télévisés sans le son. • [45:20 - 47:35] Question 3 : Existe-t-il des "documenteurs" pour un jeune public ? Difficulté à trouver des exemples précis. Mention d'un court-métrage documentaire humoristique sur le dauphin fait par des étudiants. Problème d'accessibilité de certains "documenteurs". Exemple de "Vendre la guerre" (Gulf War Syndrome). Mention d'un outil pédagogique (codes) du Brass à Bruxelles utilisant "Opération Lune". Exemple de la vidéo YouTube "Le complot des chats" faite par des adolescents pour des adolescents pour expliquer les mécanismes complotistes. Suggestion de réaliser directement un "documenteur" à des fins pédagogiques. • [47:35 - Fin] Remerciements.
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Briefing Document : Exploration de la Nature Humaine et du Concept d'Essence Source : Extraits de "De la nature humaine (1) - Claudine Tiercelin (2024-2025)"
Date : 20 octobre 2024 (date du cours mentionnée dans l'introduction)
Introduction : La Question Obsédante de la Nature Humaine
Claudine Tiercelin entame son dernier cycle de cours au Collège en s'attaquant à la question complexe et controversée de la nature humaine.
Dès son introduction, elle souligne l'audace qu'il y aurait aujourd'hui à rédiger un traité sur ce sujet, tant la notion est considérée par beaucoup comme obsolète, voire réactionnaire.
Elle note un clivage persistant entre ceux qui nient l'existence d'une nature humaine et ceux qui, principalement en psychologie cognitive et philosophie expérimentale, en défendent l'urgence de la compréhension.
Face à ce "déluge passionnel" et ces "raccourcis en tout genre", Tiercelin annonce son intention d'"enquêter" sur cette notion, s'inscrivant dans la continuité de ses travaux antérieurs sur la connaissance, les vertus épistémiques et la vérité.
Thème 1 : Le Scepticisme Contemporain Face à la Notion de Nature Humaine
Tiercelin met en évidence un scepticisme généralisé quant à la pertinence et même à l'existence de la nature humaine.
Elle cite Maria Kronfeldner et son livre "What's Left of Human Nature?" (Que reste-t-il de la nature humaine ?), dont le titre reflète l'état d'esprit dominant. Kronfeldner elle-même dresse une liste étendue des domaines et des questions auxquels la notion de nature humaine est connectée (évolution, culture, animalité, génétique, IA, morale, etc.), soulignant ainsi la complexité et les multiples angles d'approche.
"qui oserait aujourd'hui rédiger un volumineux Traité de la nature humaine qui aurait le culot d'intitulé un livre d'Aristote à Darwin et retour qui sent passer pour un FIFé réactionnaire... prendrait le risque de s'intéresser à la nature humaine notion obsolète pure superstition voilà bien une notion parfaitement inutile au dire du plus grand nombre d'ailleurs c'est bien connu la nature humaine cela ne correspond à rien cela n'existe pas"
Tiercelin relève également la division disciplinaire sur cette question, avec les biologistes et psychologues souvent plus enclins à défendre le concept, tandis que les historiens et anthropologues se montrent plus sceptiques.
Elle mentionne les travaux de Steven Pinker ("The Blank Slate") qui critique le déni moderne de la nature humaine, s'appuyant sur une perspective évolutionniste, et l'anthropologue Marshall Sahlins qui considère que la civilisation occidentale s'est construite sur une idée erronée de la nature humaine.
"le chercheur en sciences cognitive stevenen pinger signale à ses lecteur qu'une perspective évolutionniste appropriée nous apprend que nous ne sommes som pas des ardoises vierges et en qu'en conséquence on ne saurait nier la nature humaine."
"l'antrop l'anthropologue Marshall sins a défendu la conclusion modeste selon laquelle comme il le dit la civilisation occidentale s'est largement construite sur une idée erronée de la nature humaine"
Cependant, Tiercelin nuance cette division, rappelant que même au sein de la théorie de l'évolution, les avis divergent.
Elle cite David Hull, dont le travail a influencé de nombreuses critiques du concept, mais souligne aussi des perspectives nuancées venant des sciences sociales, comme celle de Sahlins qui ne nie pas l'existence d'une nature humaine, mais insiste sur sa dépendance à la culture.
"Salins d'ailleurs ne prétend pas qu'une telle nature n'existe pas mais affirme plutôt que je cite son mode d'existence et son efficacité sociale dépendent de la culture concernerné fin de citation"
Thème 2 : Les Sources et la Complexité des Désaccords
Tiercelin identifie plusieurs sources aux désaccords concernant la nature humaine.
Polysémie du terme "humain" : Le terme peut se référer à l'espèce biologique Homo sapiens, à des espèces plus anciennes du genre Homo partageant certaines propriétés, aux humains modernes sur le plan comportemental (symbolisme, outils complexes, etc.), ou même aux humains contemporains vivant dans des structures sociales complexes.
Cette variation de référence complexifie les discussions. "l'hypothèse naturelle peut sembler être que nous parlons de spécimen de l'espèce biologique Homo sapiens n'est-ce pas, c'est-à-dire d'organismes appartenant au taxon qui s'est séparé euh et bien du reste de la lignée hinine il y a environ pardon 150000 ans." "toutefois certaines affirmations semblent mieux se comprendre comme faisant au moins potentiellement référence à des organismes appartenant à diverses espèces plus anciennes au sein de la sous-tribu homo avec lesquels les spécimes d'Homo sapiens partagent des propriétés qui ont souvent été jugé significatives"
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Confusion entre caractéristique typique et distinctive : On mélange souvent ce qui est commun ou typique de l'humanité avec ce qui la distingue des animaux et lui conférerait une supposée supériorité.
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Différentes conceptions du mot "nature" dans "nature humaine" : On peut s'intéresser au concept lui-même (sa signification, son utilité, ses implications) ou à ce que signifie être humain (les traits caractéristiques de l'homme). Tiercelin annonce qu'elle privilégiera la première approche, l'analyse conceptuelle.
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"il est deux manières en effet d'aborder évidemment la question de la nature humaine en mettant l'accent soit sur la nature humaine soit sur la nature humaine si vous optez pour la seconde question vous vous intéresserez au concept de nature humaine à son contenu à sa signification explicative le plus important étant de savoir si l'expression nature humaine se réfère à quoi que ce soit aut dit vous vous demanderez par exemple ce que signifie avoir une nature humaine ce concept est-il comme la monarchie britannique la relique d'un âge révolu correspondt-il seulement à quelque chose de réel n'est-ce pas qu'un pur mot quelle est l'utilité d'un tel concept quels sont les engagements épistémiques et ontologiques et ajoutons sociau et politique que l'on prend lorsqu'on utilise un tel terme et de t"
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Influence des traditions philosophiques et des préjugés : Les débats sont souvent surdéterminés par un "lourd bagage de tradition" et les connotations normatives attachées au terme.
Thème 3 : Le Débat Historique et Philosophique Illustré par Voltaire et Hartog
Tiercelin illustre la complexité du débat à travers deux exemples :
- Voltaire contre Pascal : L'analyse de la critique voltairienne de l'anthropologie pascalienne (péché originel comme fondement de la nature humaine) met en lumière l'opposition entre une métaphysique "raisonnable" (à la Locke et Newton) et une métaphysique spéculative. Voltaire rejette l'idée que la nature humaine, avec ses contradictions, puisse prouver la nécessité de la religion chrétienne. Il défend une vision plus empirique de l'homme, dont la sociabilité naturelle est un antidote au concept de péché originel. Cependant, Tiercelin souligne que Voltaire ne fait que substituer sa propre anthropologie à celle de Pascal.
- "mon idée est donc que le péché originel ne peut être prouvé par la raison et que c'est un point de foi la proposition qu'il faut rendre solidaire de celle-ci pour ce qui concerne la connaissance de la nature humaine dit pour sa part que comme tout ce qui es t comme le reste de la nature l'homme je cite est ce qu'il doit être"
- "La sociabilité naturelle de l'homme vous le voyez est donc chemin faisant aussi le plus puissant antidote de Voltaire contre le péché originel de Pascal"
- L'Enquête Historique de François Hartog : Tiercelin présente l'ouvrage récent de François Hartog, "Départager l'humanité", qui adopte une perspective historique et conceptuelle pour analyser les différentes figures de l'humain (Homo Graecus, Homo Romanus, Homo Christianus, Homo Humanus, Homo Inhumanus) et les "partages" (séparations et créations de commun) qui les définissent à travers l'histoire. Hartog met l'accent sur la construction historique de l'idée d'humanité plutôt que sur une essence naturelle. Il montre comment les critères d'inclusion et d'exclusion ont évolué, culminant avec la période de l'inhumain au XXe siècle et les défis contemporains posés par les non-humains et la crise de l'humanitaire.
- "L'homme est une idée historique et non pas une espèce naturelle" (citation de Merleau-Ponty en exergue du livre d'Hartog)
- "partager dit-il c'est tranché séparé mais c'est aussi selon l'autre sens du verbe partagé avec créer du commun il en va ainsi de la vie en cité police ce commun qu'à la différence des non grec les Grecs se ventent de partager mais du même mouvement ce geste d'ouverture à d'autres emporte aussi avec lui la fixation de limite de hiérarchie voire le prononcer d'exclusion"
- "plus que jamais l'homo inumanus et les violences qui font son ordinaire sont donc de retour autrement dit la progression considérable de l'humanitaire va de pair avec la faillite d'un nombre croissant d'État la multiplication des catastrophes naturelles l'extension des guerrias l'intensification des guerres et leur cortège de violence extrême et l'écart ne cessent de croître entre d'une part les progrès de l'inhumanité et de l'autre ce de l'humanitaire au détriment du second bien entendu"
Thème 4 : La Portée Normative et les Inquiétudes Liées au Concept de Nature Humaine
Tiercelin souligne que la violence des débats autour de la nature humaine provient souvent moins d'un désaccord sur son contenu que sur le rôle normatif qu'on lui accorde (descriptif, comparatif, mais surtout normatif). On craint qu'il ne serve de base à l'exclusion, à la négation de l'égalité et à des interdictions morales.
"pour beaucoup vous voyez ce qui met tant de monde mal à l'aise hein c'est la portée normative considérable de l'expression on y voit une source possible d'exclusion de négation de possibilités sociales en terme notamment d'égalité et d'interdiction morale bref le simple déploiement d'un concept typiquement voire nécessairement pernicieux"
Elle présente l'analyse de Maria Kronfeldner, qui identifie trois rôles épistémiques (classification, description, explication) et des fonctions pragmatiques de la nature humaine, la plus importante étant selon elle la déshumanisation. Kronfeldner lie cette fonction à l'essentialisme, à l'évolution, à l'hérédité, au clivage nature-culture et aux hypothèses de normalité.
Elle propose de dépasser ces difficultés en adoptant une conception "post-essentialiste, pluraliste et interactive" de la nature humaine.
"la plus importante étant selon elle que la référence à la nature humaine est utilisée pour la déshumanisation c'est-à-dire pour considérer les autres comme moins humains"
"elle répond pour sa part ce qui incidemment n'est pas ma position je la cite une conception antiessentialiste post essentialiste pluraliste et interactive de la nature humaine"
Thème 5 : La Question de l'Essence et de l'Essentialisme
Tiercelin aborde ensuite la notion d'essence, souvent au cœur des critiques de la nature humaine.
Elle constate une "forme de consensus anti-essentialiste" et souligne la mauvaise presse générale de l'essentialisme, souvent associé à une vision téléologique dépassée.
Elle mentionne la critique de Quine qui remet en question la possibilité de distinguer les propriétés essentielles des propriétés accidentelles sans une explication claire de ce qui détermine le statut modal des propriétés.
"quin n'avait-il pas raison d'être sceptique quant à la possibilité d'expliquer comment et pourquoi un objet à telle propriété essentiellement et teles autres accidentellement et d'en conclure que nous n'avions besoin de rien d'aut autre que d'une explication naturelle de ce pourquoi nous attribuons certaines propriétés modales d'éré à certains objets"
"l'essentialisme dixitquin sont incapables de répondre à la demande de conditions nécessairire et suffisante permettant d'identifier la même entité à travers différents scénarios ou monde poss possible"
Cependant, Tiercelin note un regain d'intérêt pour la métaphysique et un "renouveau de l'essentialisme" dans les années 70 (Kripke, Putnam), ainsi que des formes contemporaines d'essentialisme (scientifique, aristotélicien, "liquiditisme" qu'elle défend elle-même).
La question centrale devient alors de savoir si ces nouvelles formes d'essentialisme peuvent éclairer le concept de nature humaine.
Thème 6 : Clarifications Conceptuelles sur l'Essence et l'Essentialisme
Tiercelin propose plusieurs clarifications concernant les termes d'"essence" et d'"essentialisme" :
- Propriété essentielle comme propriété nécessaire : Une propriété essentielle est souvent vue comme nécessairement attachée à une entité, découlant de son identité ou constitutive de sa nature.
- Essence et existence : Une propriété essentielle est ce qu'une entité doit posséder pour exister. Sa perte entraînerait la cessation d'existence de l'entité.
- Essentialisme superficiel vs. profond : L'essentialisme profond considère que les propriétés essentielles d'une chose déterminent son identité et son caractère unique, tandis que l'essentialisme superficiel se montre plus contextualiste.
- Essence générale (de genre/espèce) vs. essence individuelle : Une essence générale est partagée par les membres d'un même genre ou espèce, tandis qu'une essence individuelle est propre à un individu.
- Essence et définition réelle : Une définition réelle vise à saisir ce qu'est une entité, indépendamment de nos représentations, contrairement à une définition nominale qui porte sur la signification d'un mot ou d'un concept.
- Essentialisme concernant les individus vs. les espèces (kind) : Il est crucial de distinguer ces deux niveaux d'essentialisme, car ils n'impliquent pas nécessairement les mêmes affirmations.
- Tiercelin illustre cette distinction avec l'exemple de l'or (essence de l'espèce) et de la bague en or (essence individuelle), ainsi qu'avec l'exemple des tigres (essence de l'espèce Panthera tigris ne signifiant pas que les tigres individuels sont essentiellement membres de cette espèce).
Conclusion Provisoire : Vers une Nouvelle Compréhension ?
En guise de conclusion de cet extrait, Tiercelin pose la question de savoir si les nouvelles formes d'essentialisme peuvent renouveler notre compréhension de la nature humaine.
Elle suggère que la distinction entre l'essentialisme concernant les espèces et celui concernant les individus sera importante pour la suite de sa réflexion.
Elle annonce que la semaine prochaine, elle explorera plus en détail les objections issues de la biologie contre tout essentialisme.
Ce briefing met en lumière la complexité et la richesse du débat autour de la nature humaine, ainsi que le rôle central qu'y joue le concept d'essence.
L'approche de Tiercelin, privilégiant l'analyse conceptuelle et s'inscrivant dans une perspective métaphysique, promet une exploration approfondie des enjeux épistémiques et ontologiques soulevés par cette question persistante.
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conférence vidéo produite par le CEA, intitulée "Le cerveau : une forteresse imprenable ?".
Elle explore les mystères, les pathologies et les nouvelles pistes de traitement concernant cet organe complexe, à travers une discussion entre un radiopharmacien et un expert en neurotechnologie.
La conversation aborde la structure et le fonctionnement cérébral, les défis posés par la barrière hémato-encéphalique pour l'administration de médicaments, et les stratégies innovantes telles que les ultrasons focalisés pour la franchir, soulignant ainsi la collaboration essentielle entre différentes disciplines scientifiques. :
- [0:00-0:40] Introduction : Présentation des invités,
- Nicolas Tournier (radiopharmacien, directeur de recherche au CEA, membre de l'Académie nationale de pharmacie) et
- Benoît Lara (cofondateur de la start-up Terrasonic, spinoff du CEA, expert en neurotechnologie).
Le sujet de la conférence est l'exploration des mystères du cerveau, ses pathologies et les nouvelles possibilités de traitement.
- [0:40-2:20] Structure et fonctionnement général du cerveau :
Benoît Lara décrit le cerveau comme un organe vital composé de matière grise, de matière blanche et de liquide céphalorachidien, avec des zones aux rôles sensoriels, moteurs et cognitifs bien identifiés. Il souligne l'importance des neurones (environ 100 milliards) connectés par des synapses et des échanges chimiques, ainsi que le rôle crucial et longtemps sous-estimé des cellules gliales, plus nombreuses que les neurones.
- [2:20-3:40] Fragilité et protections du cerveau :
Discussion sur la fragilité du cerveau (organe mou, très évolutif, constitué à 75% d'eau) et les différentes couches de protection : physique (crâne, liquide céphalorachidien, méninges) et biologique/physiologique.
- [3:40-6:30] La barrière hémato-encéphalique (BHE) :
Nicolas Tournier explique que les principaux échanges se font entre le sang et le cerveau via une vascularisation dense (650 km de tuyaux, 20 m² de surface d'échange). La BHE est présentée comme une interface vitale et sélective qui nourrit et protège le cerveau. Benoît Lara la décrit comme une "petite forteresse" qui empêche le passage de la plupart des médicaments (moins de 2% des médicaments passent naturellement). Les difficultés à prédire et à surmonter cette barrière pour développer de nouveaux traitements sont soulignées.
- [6:30-9:30] Stratégies pour franchir la BHE :
Discussion des différentes approches pour contourner la BHE : voies invasives (injections directes), administration intranasale, perturbation de la BHE (chimique, ultrasons) et méthodes utilisées par l'industrie pharmaceutique (molécules lipophiles, non chargées, de taille appropriée, vectorisation, transporteurs actifs). Le coût et le temps nécessaires au développement de médicaments capables de passer la BHE sont mentionnés comme des freins importants.
- [9:30-10:00] Découverte de la BHE :
Historique de la découverte de la BHE au 19ème et début du 20ème siècle par Paul Ehrlich et Lina Stern.
- [10:00-16:30] Pathologies impactant le cerveau : Oncologie (tumeurs cérébrales) :
Présentation des tumeurs primaires et secondaires (métastatiques), de leur incidence (25 000 nouveaux cas par an en France), de leur mauvais pronostic général et des limites des traitements actuels (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie limitée par la BHE). Les glioblastomes sont cités comme particulièrement agressifs.
- [11:30-13:30] Pathologies impactant le cerveau : Maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson) :
Description de ces maladies caractérisées par l'accumulation anormale de protéines et des pertes fonctionnelles.
Les difficultés d'accès thérapeutique, le temps nécessaire pour évaluer l'efficacité des traitements et les coûts importants sont soulignés.
Le nombre croissant de patients atteints de maladies neurodégénératives avec le vieillissement de la population est également mentionné.
- [13:30-15:40] Pathologies impactant le cerveau : Maladies psychiatriques (dépression, schizophrénie) :
Complexité de ces maladies basées sur les symptômes, avec des mécanismes probablement liés à la chimie des synapses (neuromédiateurs) et potentiellement au nombre de synapses.
Les traitements innovants ciblant la croissance des synapses (médicaments psychédéliques) et l'efficacité variable et le délai d'action des antidépresseurs sont discutés.
L'hétérogénéité de la réponse aux traitements et le rôle potentiel de l'imagerie pour la comprendre sont évoqués.
- [15:40-16:30] Influence de l'environnement et de l'histoire individuelle :
Impact de la connectivité cérébrale, potentiellement affectée par la prise de substances prohibées à l'adolescence, sur la prédisposition à certaines maladies.
Parallèle avec les progrès de la médecine personnalisée en cancérologie.
- [16:30-17:50] Rôle de l'imagerie : IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) :
Présentation de l'IRM comme modalité de choix pour visualiser la structure du cerveau, la connectivité et détecter des anomalies dans diverses pathologies.
Les biomarqueurs IRM tardifs dans la maladie d'Alzheimer et l'utilisation de produits de contraste pour les tumeurs sont expliqués.
- [17:50-19:30] Rôle de l'imagerie : TEP (Tomographie par Émission de Positons) :
Comparaison avec l'IRM : la TEP utilise des molécules radiomarquées pour cibler des éléments spécifiques dans le cerveau, offrant une information biologique et moléculaire quantitative mais avec des images moins "jolies".
Exemples d'utilisation de la TEP dans la maladie d'Alzheimer (suivi des plaques amyloïdes, densité des synapses) et pour évaluer l'efficacité des traitements.
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[19:30-20:00] Radiomarquage : Explication du processus de radiomarquage par des chimistes utilisant des isotopes radioactifs pour rendre les molécules détectables par les caméras TEP.
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[20:00-21:00] Révolution et histoire de la TEP : La TEP existe depuis un certain temps (années 80 pour les appareils, explosion dans les années 2000), mais l'évolution se concentre sur les radiotraceurs. Description étape par étape du fonctionnement d'une TEP.
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[20:00-21:00] Exemple d'application de la TEP : Visualisation d'un médicament radiomarqué ciblant une tumeur pulmonaire, montrant la difficulté du passage de ce médicament à travers la BHE et le potentiel pour une médecine plus personnalisée.
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[21:00-23:30] Collaboration CEA-Terrasonic et technologie des ultrasons : Présentation de la collaboration entre les équipes de Nicolas Tournier (CEA) et Benoît Lara (Terrasonic). Benoît Lara décrit la technologie Terrasonic, un robot médical utilisant des ultrasons transcrâniens combinés à des microbulles pour augmenter temporairement et localement la perméabilité de la BHE sans chirurgie ni anesthésie. L'objectif est de faciliter le passage de médicaments pour traiter des zones spécifiques du cerveau, notamment les métastases cérébrales. Un premier essai clinique chez l'homme est prévu.
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[23:30-24:00] Description du robot Terrasonic : Machine mobile avec un bras robotique manipulable par l'homme et capable de cibler précisément des zones du cerveau repérées par imagerie (IRM, potentiellement TEP). La procédure est envisagée en ambulatoire.
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[24:00-26:30] Complémentarité TEP et ultrasons : Nicolas Tournier explique comment la TEP permet de prouver le concept de l'amélioration du passage des médicaments grâce à la technologie de Benoît Lara et d'observer les effets de l'ouverture de la BHE. Discussion des bénéfices potentiels en oncologie (immunothérapie) et dans la maladie d'Alzheimer (mécanismes de réparation). Surprise de l'inefficacité du passage de certaines petites molécules malgré l'ouverture des jonctions serrées, due à l'action des transporteurs d'efflux ("le garde"). La combinaison de l'ouverture de la BHE et de l'inhibition des transporteurs d'efflux est évoquée. L'importance du contrôle spatio-temporel de l'ouverture de la BHE est soulignée.
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[26:30-28:30] Perspectives futures : Efforts continus pour la translation clinique de la technologie des ultrasons, démonstration de l'efficacité et du bénéfice patient pour différentes molécules thérapeutiques. Collaboration continue et exploration d'autres approches comme la vectorisation (le "cheval de Troie").
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[28:30-31:00] Fascination pour le cerveau et engagement des nouvelles générations : Les intervenants partagent leur fascination pour le mystère du cerveau et leur motivation par le potentiel thérapeutique de leurs recherches. Importance de la collaboration multidisciplinaire et de l'engagement des nouvelles générations de chercheurs (ingénieurs, pharmaciens, médecins, biologistes, chimistes). Présentation d'un "nounours pharmacien" pour encourager les vocations en pharmacologie, essentielle dans la recherche et le développement de médicaments.
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[30:00-31:30] Exemples de capteurs et conclusion : Présentation d'un dispositif ultrasonore sous forme de casque et d'un photomultiplicateur utilisé en TEP.
Remerciements et invitation à commenter, partager et s'abonner à la chaîne YouTube du CEA.
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Briefing Document : Le Cyberharcèlement au Périscope Source : Excerpts de l'émission "Le cyberharcèlement au périscope" diffusée sur l'IH2EF.
Date d'émission : 2024.
Participants :
- Fabrice Poli : Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche, membre de la mission enseignement primaire et du groupe des lettres.
- Séraphin Alava : Professeur émérite en sciences de l'éducation à l'Université de Toulouse 2 Jean Jaurès.
- Frédéric Vedren : Chef d'établissement du collège André Chénier au Bouscat (Académie de Bordeaux).
- Anne Philipson : Directrice territoriale de Canopé Occitanie (en visioconférence).
Thèmes Principaux :
Définition et formes du cyberharcèlement :
- Le cyberharcèlement est défini comme un "acte malveillant répétitif qui est commis par une personne ou par un groupe de personnes de manière électronique dans le but de nuire à cette personne et à l'égard justement d'une personne qui a du mal à se défendre toute seule" (Fabrice Poli).
- Les formes incluent : intimidations, insultes, moqueries, menaces, propagation de rumeurs, usurpation d'identité, focalisation groupée sur une personne, et transmission de photos ou vidéos dévalorisantes ou intimes.
Prise en charge du cyberharcèlement par l'Éducation Nationale :
- Le programme PHARE (programme de lutte contre le harcèlement à l'école) est le dispositif principal. Ses objectifs sont : éduquer pour prévenir, développer les compétences psycho-sociales (empathie), former une communauté protectrice, intervenir pour résoudre les problèmes, et associer parents et communauté éducative.
- Une prise en charge "nourrie" et "extrêmement attentive" est mise en œuvre (Fabrice Poli).
Contexte du monde adolescent et numérique :
- Les adolescents sont immergés dans la culture numérique depuis leur plus jeune âge, avec ses bons usages mais aussi ses pratiques "plus intimes, plus dangereuses, plus violentes" (Séraphin Alava).
- Le rapport à l'image et à la perception par les autres ("peau numérique") est fondamental à l'adolescence. Les actions en ligne, même impulsives, peuvent avoir des répercussions importantes.
- Le monde numérique adolescent est parfois perçu comme un "nom numérique de la chambre", un espace d'intimité où les parents se sentent désarmés. Paradoxalement, ces vies numériques sont souvent publiques, et les jeunes manquent de compétences pour en mesurer les dangers.
Distinction entre agressivité, violence et harcèlement :
- Agressivité : naturelle, liée à la différenciation des groupes.
- Violence : dépasse la simple altercation, devient ciblée et violente.
- Harcèlement : présence évidente d'une cible, de malveillance et d'une volonté de nuire.
- Environ 20% des jeunes se disent témoins de propos dangereux ou violents, mais les formes de harcèlement violent sont estimées autour de 5 pour 1000 (Séraphin Alava). La perception de la violence est plus forte en ligne.
Formes spécifiques de violence dans le cyberharcèlement :
- Violences discriminatoires (racisme, grossophobie) : près de 30% des actes violents (Séraphin Alava).
- Violences de genre : centrées sur la relation sexuelle ou homme-femme.
- Violences de refus du vivre ensemble : liées à des oppositions identitaires (origine, religion).
- Le quotidien : même des disputes entre amis sur les réseaux peuvent devenir très violentes.
Articulation entre harcèlement scolaire et cyberharcèlement :
- Il n'y a pas de cloisonnement étanche. Un acte de harcèlement (physique, verbal) peut être révélateur d'un cyberharcèlement et inversement (Fabrice Poli). Les deux vont souvent de pair.
- Le cyberharcèlement peut venir de l'intérieur ou de l'extérieur de l'établissement et impacter ce qui s'y passe.
- Cadre juridique du cyberharcèlement (Minute Juris) :
- Le cyberharcèlement relève de la catégorie juridique générale du harcèlement, défini dans le Code pénal comme le fait de "faire subir à autrui des propos ou des comportements négatifs voir violent" (Raphaël Mata du Vigot).
- Le harcèlement peut être moral, physique ou sexuel et entraîne une dégradation des conditions de vie de la victime. La répétition n'est pas obligatoire.
- Le cyberharcèlement est le harcèlement exercé via les nouvelles technologies (téléphones, messageries, forums, réseaux sociaux, etc.). Il permet une diffusion massive et répétée de messages humiliants. Exemples : envois répétés de messages insultants, publication sans consentement de contenus intimes, diffusion de rumeurs.
- La loi du 7 octobre 2016 a introduit un article sur le "revenge porn". La loi du 3 août 2018 a renforcé la répression du harcèlement en ligne (article 222-33-2-2 du Code pénal).
- Le harcèlement scolaire est une catégorie juridique spécifique (Loi du 26 juillet 2019 et Loi du 2 mars 2022). L'article L 111-6 du code de l'éducation stipule qu'"aucun élève ou étudiant ne doit subir de fait de harcèlement résultant de propos ou comportement commis au sein de l'établissement d'enseignement ou en marge de la vie scolaire universitaire".
- Le cyberharcèlement scolaire est une faute pénale spécifique (article 222-33-2-3 du Code pénal), s'ajoutant aux sanctions disciplinaires. Les peines peuvent aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende en cas de suicide ou tentative de suicide de la victime.
- L'arsenal répressif inclut des peines complémentaires (bannissement des réseaux sociaux), la saisie de matériel, des stages de sensibilisation. Les chefs d'établissement ont l'obligation d'engager des actions disciplinaires. Les personnels ont l'obligation de signaler les faits de harcèlement (article 40 du Code de procédure pénale). Les personnels sont également protégés contre le harcèlement et le cyberharcèlement.
Témoignages et leviers pour lutter contre le cyberharcèlement :
- Anne Philipson (Canopé) : La formation est essentielle pour accompagner les personnels éducatifs et ouvrir le dialogue avec les jeunes. Canopé propose des ressources, webinaires et formations. Une veille active est nécessaire face à l'évolution rapide des technologies et des problématiques (IA, fake news). Impliquer les parents est crucial.
- Frédéric Vedren (Chef d'établissement) : Réagir vite aux signalements (sans précipitation) est primordial pour rassurer la victime et sa famille. Mettre en place des processus clairs (comme le programme PHARE) et professionnaliser la gestion du harcèlement. Former et informer tous les personnels (enseignants, vie scolaire, agents) et les partenaires extérieurs. Agir en classe et individuellement avec les élèves. Les ambassadeurs et la journalisation autour du programme PHARE portent leurs fruits. La question des parents est centrale, souvent axés sur la sanction immédiate alors que l'objectif est la compréhension de l'erreur et la non-répétition.
Acteurs de la lutte contre le cyberharcèlement :
Formateurs (Canopé, Clémi), collectivités, personnels périscolaires, conseillers pédagogiques, inspecteurs, réseau régalien (IPREV), cellules départementales/académiques de prévention du harcèlement, gendarmerie/police (BPDJ), associations, centres sociaux. * Fabrice Poli : Importance de la prévention et de l'éducation dès le plus jeune âge (séances d'empathie dès la maternelle). 10 heures annuelles dédiées à la lutte contre le harcèlement (programme PHARE). Intégration dans l'enseignement moral et civique (respect d'autrui) et l'éducation aux médias et à l'information (Clémi). Le collège est un lieu central de détection. La dépendance des jeunes aux boucles de messagerie est forte, car constitutive de leur appartenance au groupe. * Séraphin Alava : L'alliance parents-enseignants-chefs d'établissement est obligatoire. Agir rapidement mais sans empressement (protéger, instruire, éduquer). Le temps de résolution peut être une angoisse pour les parents, le dialogue est essentiel. Une grande partie du cyberharcèlement se passe en dehors de l'établissement. Le cyberharcèlement progresse avec l'âge d'accès aux portables. Les formes spécifiques (vidéos/images fausses, rumeurs) sont très violentes car persistantes et largement diffusées. Les enseignants en sont aussi victimes.
Stratégies d'approche dans les établissements :
Éducation des élèves et des parents. Travail au sein du CESC (comité d'éducation à la santé, la citoyenneté et l'environnement) pour un programme d'action.
Pédagogie pour apprendre à reconnaître les situations, le rôle du témoin, les sanctions.
Progression et cohérence des actions selon l'âge des élèves. Mobilisation des enseignants en lien avec leur discipline (conseil pédagogique, comité numérique, égalité filles-garçons, EMI).
Acculturation des personnels aux outils numériques. Rôle des cadres dans l'accompagnement et la formation.
Cercles restauratifs comme approche complémentaire.
- Résistances rencontrées : Crainte des enseignants de s'éparpiller, surcharge de travail perçue, sentiment d'incompétence face aux outils numériques et à la gestion émotionnelle des situations et des parents, attente de solutions immédiates parfois irréalistes.
Évolution et impact du cyberharcèlement :
- Le cyberharcèlement pourrait potentiellement descendre en âge avec l'usage plus précoce des réseaux sociaux.
- L'essor de l'IA et la création massive de contenu pourraient complexifier la perception et l'impact du cyberharcèlement (désensibilisation ?), mais l'éducation reste cruciale pour développer un esprit critique. Les jeunes victimes sont souvent dans une phase sensible de leur développement.
Développement de la citoyenneté numérique :
- Nécessité de développer une citoyenneté juvénile et numérique, en s'appuyant sur les valeurs de l'école et de la République. Aider les élèves à maîtriser leur image, leur discours et leur empreinte numérique. Ne pas moraliser mais accompagner. Des outils comme les passeports numériques existent. L'IA représente un nouveau défi à intégrer dans la réflexion.
Temps consacré à l'éducation numérique :
- C'est une préoccupation transdisciplinaire. Des temps spécifiques sont dédiés (ex : 10 heures annuelles dans le programme PHARE), mais chaque heure de cours peut être l'occasion d'aborder le sujet. Des ressources pédagogiques existent pour accompagner les enseignants (programme PHARE, Clémi, kit empathie).
Élèves harcelés devenant harceleurs :
Un élève victime peut devenir agresseur (perception de la loi de la jungle, vengeance, mimétisme). Il est important de prendre en compte cette dynamique pour éviter le surharcèlement et identifier les causes profondes (problèmes familiaux). L'objectif est que l'auteur comprenne son erreur et retrouve une voie pacifique.
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Vulnérabilité des élèves en situation de handicap :
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Ils constituent une proie plus facile pour le harcèlement et nécessitent une attention particulière.
Citation Clé :
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"Le cyberharcèlement c'est un acte malveillant répétitif qui est commis par une personne ou par un groupe de personnes de manière électronique dans le but de de nuire à cette personne et à l'égard justement d'une personne qui a du mal à se défendre toute seule" (Fabrice Poli).
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"Aujourd'hui les jeunes sont dans la culture numérique ils sont totalement immergés dans la culture numérique et dans cette culture numérique ils en on les bons usages et l'éducation nationale fait beaucoup pour les aider à être des citoyens numériques mais ils en on aussi les pratiques plus intimes plus dangereuses plus violentes" (Séraphin Alava).
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"Il faut former les personnels il faut fermer former et informer les parents les élèves" (Frédéric Vedren).
- "Liker c'est harceler et il faut éduquer les les jeunes à tous les gestes qu'ils peuvent avoir parfois parce qu'ils pensent être soucouvert d'anonymat" (Anne Philipson).
Conclusion :
L'émission "Le cyberharcèlement au périscope" met en lumière la complexité et l'omniprésence du cyberharcèlement dans le monde adolescent.
Elle souligne l'engagement de l'Éducation Nationale à travers des programmes comme PHARE, la nécessité d'une approche globale impliquant l'ensemble de la communauté éducative et les parents, et l'importance cruciale de la formation et de la sensibilisation.
Le cadre juridique se renforce pour mieux appréhender et punir ces actes.
Face à l'évolution constante des technologies et des usages, une veille active et une adaptation des stratégies de prévention et d'intervention sont indispensables pour protéger les jeunes et promouvoir une citoyenneté numérique responsable.
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Voici un sommaire de la vidéo "Le cyberharcèlement au périscope" avec des indications temporelles approximatives basées sur le déroulement de l'émission :
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[0:00 - 4:20] Introduction et définition du cyberharcèlement et de ses enjeux : Présentation des intervenants. Fabrice Poli donne une définition simple du cyberharcèlement comme un acte malveillant répétitif commis électroniquement dans le but de nuire à une personne ayant du mal à se défendre. Il cite différentes formes de cyberharcèlement : intimidations, insultes, moqueries, menaces, propagation de rumeurs, usurpation d'identité, focalisation groupée, transmission de photos ou vidéos dévalorisantes ou intimes. Il mentionne la prise en charge du cyberharcèlement par l'Éducation nationale, notamment via le programme PHARE axé sur l'éducation, la prévention, la formation d'une communauté protectrice, l'intervention et l'association des parents.
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[4:20 - 9:30] Contexte du monde adolescent et distinction entre agressivité, violence et harcèlement : Séraphin Alava évoque le contexte du monde adolescent, immergé dans la culture numérique avec ses bons et mauvais usages. Il souligne l'importance de la perception et de la présentation de soi pour les adolescents dans leur "peau numérique". Il distingue l'agressivité naturelle, la violence ciblée et l'harcèlement caractérisé par une cible et une malveillance. Il mentionne que 20% des jeunes disent avoir été témoins de propos dangereux, tandis que les formes de harcèlement violent concernent environ 5 pour 1000. Il aborde les formes de violence dans le cyberharcèlement : discriminations (racisme, grossophobie), violences de genre et violences liées au refus du vivre ensemble. Fabrice Poli souligne qu'on ne peut pas cloisonner harcèlement et cyberharcèlement, car ils sont souvent liés.
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[9:30 - 15:30] Cadre juridique du harcèlement et du cyberharcèlement : Présentation de la "minute juris" par Raphaël Mata du Vigot. Il rappelle que le harcèlement n'est pas nouveau mais a pris une dimension numérique. Le cyberharcèlement relève de la catégorie juridique générale du harcèlement, défini dans le code pénal comme le fait de subir des propos ou comportements négatifs ou violents, fondé sur le rejet de la différence. Le harcèlement peut être moral, physique ou sexuel et entraîne une dégradation des conditions de vie de la victime. Contrairement aux idées reçues, la répétition n'est pas obligatoire pour constituer du harcèlement. Le cyberharcèlement s'exerce via les technologies numériques et porte atteinte à la dignité de la victime, créant une situation intimidante ou hostile. Il cite différentes formes de cyberharcèlement (messages humiliants, diffusion de contenus intimes sans consentement, publication d'insultes, divulgation d'informations personnelles). Il mentionne les lois de 2016 et 2018 renforçant la lutte contre le "revenge porn" et le harcèlement en ligne. Il aborde ensuite le harcèlement scolaire, introduit dans le code de l'éducation, et la loi de 2022 visant spécifiquement à combattre le harcèlement scolaire. Le cyberharcèlement est constitutif d'une faute pénale dans le cadre scolaire, avec des sanctions pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement en cas de suicide de la victime. Des mesures répressives complémentaires existent (bannissement des réseaux sociaux, confiscation de matériel, stages de sensibilisation). Les chefs d'établissement ont l'obligation d'engager une action disciplinaire en cas de harcèlement, et les personnels ont l'obligation de signaler ces faits. Le cyberharcèlement est une forme du harcèlement scolaire et est puni par la loi.
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[15:30 - 22:50] Témoignages et leviers pour lutter contre le cyberharcèlement : Anne Philipson (Canopé) partage la vision des intervenants et souligne le rôle de la formation des personnels éducatifs. Elle insiste sur la nécessité de rester en veille face à l'évolution du cyberharcèlement et à l'impact de l'IA et des "fake news". Elle rappelle le slogan "liker c'est harceler" et l'importance d'éduquer les jeunes à leurs gestes en ligne. Frédéric Vedren (chef d'établissement) insiste sur la nécessité de réagir vite face aux signalements des parents et de mettre en place des process (programme PHARE). Il souligne l'importance de la formation et de l'information de tous les personnels, y compris la vie scolaire. Il évoque les acteurs pouvant intervenir dans la lutte contre le cyberharcèlement : formateurs, Clémi, collectivités, personnels du périscolaire. Il détaille les acteurs au sein de l'établissement (enseignants, direction, vie scolaire, assistants sociaux, infirmières) et les partenaires externes (collectivités, centres sociaux, forces de l'ordre, associations, cellules de prévention du harcèlement). Fabrice Poli met en avant le travail de prévention et d'éducation de l'Éducation nationale, notamment les séances d'empathie dès le premier degré, les 10 heures annuelles dédiées à la lutte contre le harcèlement dans le programme PHARE et l'enseignement moral et civique intégrant l'éducation aux médias et à l'information (ÉMI). Il souligne l'importance du collège comme lieu de détection et le besoin d'appartenance des adolescents aux groupes en ligne. Séraphin Alava confirme la progression du cyberharcèlement dès l'école primaire avec l'accès plus précoce aux téléphones portables. Il insiste sur l'alliance nécessaire entre parents et enseignants, soulignant les principes d'action de l'Éducation nationale (protéger, instruire, éduquer) et le temps nécessaire à la résolution des situations, souvent en dehors de l'établissement. Il évoque un dispositif étranger intégrant des adultes dans les groupes de messagerie des élèves à des fins de prévention. Frédéric Vedren revient sur les stratégies d'abord du cyberharcèlement dans les établissements, insistant sur l'éducation des élèves et des parents plutôt que la simple sanction. Il met en avant le rôle du CESCE et la pédagogie pour apprendre aux élèves à reconnaître les situations de harcèlement et le rôle des témoins. Il détaille les types de sanctions et l'importance de l'acceptabilité par les élèves. Il souligne l'adaptation des actions de prévention aux différents niveaux (6e, 5e, 4e, 3e) et aux problématiques spécifiques (égalité filles-garçons, consentement, réputation en ligne). Il cite des exemples d'intervenants externes (BPDJ, associations) et de partenaires locaux (centres sociaux) pour la sensibilisation et la responsabilisation. Il insiste sur la formation de tous les personnels pour repérer les signaux faibles de mal-être pouvant être liés au harcèlement. Séraphin Alava met en lumière la spécificité des actes de cyberharcèlement avec la production et la diffusion de fausses vidéos et images, amplifiées par l'IA, et le fait que les enseignants en sont aussi victimes. Il nuance l'idée d'une réduction de l'impact du cyberharcèlement avec l'augmentation des contenus, car les victimes sont souvent dans une phase sensible de leur vie. Anne Philipson plaide pour le développement d'une citoyenneté juvénile et numérique, basée sur les valeurs de l'école et de la République, et l'importance d'aider les jeunes à maîtriser leur image et leur empreinte sociale. Elle évoque les passeports numériques et la nécessité de se pencher sur les enjeux de l'IA. Fabrice Poli précise le temps consacré à l'éducation numérique et à la lutte contre le cyberharcèlement : 10 heures annuelles dans le cadre du programme PHARE, de la maternelle à la terminale, intégrées à l'enseignement moral et civique et à l'éducation aux médias et à l'information. Il souligne que ces interventions sont accompagnées de ressources pédagogiques. Il met en garde contre le fait qu'un élève harcelé peut devenir harceleur et inversement, et que l'harcèlement peut être le symptôme de problèmes familiaux. Il insiste sur l'importance de la compréhension et de la responsabilisation de l'agresseur. Il attire l'attention sur la vulnérabilité des élèves en situation de handicap face au harcèlement. Frédéric Vedren rappelle que chaque heure de présence dans l'établissement peut être un moment pour travailler sur le harcèlement. Il évoque les résistances des enseignants (crainte de s'éparpiller, manque de compétences perçu) et l'importance de les accompagner et de les rassurer. Séraphin Alava identifie trois inquiétudes subjectives des enseignants : la gestion de la relation aux parents, le sentiment d'incompétence à la décision et l'inquiétude face au retour de l'agresseur dans l'établissement. Anne Philipson conclut sur l'importance de la communauté éducative, du dialogue entre adultes et de la reconnaissance des besoins en formation. Elle rappelle que le cyberharcèlement est transversal aux disciplines (ÉMI, EMC, égalité filles-garçons, éducation affective et sexuelle). Fabrice Poli synthétise en soulignant la nature polymorphe du cyberharcèlement, touchant à différents aspects de la personne, et l'importance de l'éducation pour distinguer la moquerie de l'harcèlement et faire prendre conscience aux élèves de leurs actes.
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[29:30 - 32:30] Minute bibliographique : Présentation de ressources sur le cyberharcèlement : site Eduscol et kit d'accompagnement pédagogique sur l'empathie, site education.gouv.fr et guide sur la prévention de la cyberviolence, site Réseau Canopé et ressources bibliographiques ainsi qu'un parcours de formation "Cyberharcèlement" sur Magister, site du Clémi et les aventures de la famille Tout Écran, site Internet sans crainte et les fiches conseils de Vin et Lou, ouvrage "Cyber harcèlement sortir de la violence à l'école et sur les écrans" de Béranger Stassin et son blog, jeu sérieux "Le quartier des légendes" de Séraphin Alava et l'association militant des savoirs.
- [32:30 - Fin] Conclusion de l'émission.
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Briefing Doc : "Le parcours de l'élève au périscope" Source : Excerpts from the radio show "Le parcours de l'élève au périscope"
Date de diffusion : 11 mars 2025
Participants :
- Jean-Marc Moulet : Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche
- Philippe Montoya : IEN en scolarisation des élèves en situation de handicap, conseiller technique école inclusive du recteur de l'académie de Toulouse
- Patrick Avogadro : Personnel de direction, Lycée professionnel Les Grippeaux (académie de Poitiers)
- Noémie Olympio : Enseignante-chercheuse sur les trajectoires des élèves (LEST CNRS, Université Aix-Marseille)
- Raphaël Mata Duvignot : Présentateur de la minute juris
- Thème principal : Le parcours de l'élève, ses enjeux, les dispositifs d'accompagnement, les inégalités et les perspectives.
Structure de l'émission (d'après l'extrait) :
- Enjeux autour du parcours de l'élève : Définition, étapes clés, accompagnement du système éducatif, objectifs au-delà de l'insertion professionnelle, influence du territoire et position de la recherche.
- Minute Juris : Présentation des cadres légaux et administratifs du parcours de l'élève (socle commun, redoublement, orientation, classes et groupes spécifiques).
- Témoignages de terrain (Table ronde) : Expériences dans le premier et second degré, forces du système, enjeux territoriaux, discriminations, découverte des métiers, inclusion des élèves en situation de handicap, formation des enseignants et partenaires.
- Minute Bibli : Présentation de ressources bibliographiques.
Principaux thèmes et idées clés :
1. Définition et complexité du parcours de l'élève :
- Le parcours de l'élève englobe "tout ce qu'un élève va vivre à l'intérieur de l'école à l'extérieur de l'école pour se construire réussir son orientation et arriver à une insertion professionnelle la meilleure possible." (Jean-Marc Moulet)
- Il existe une distinction avec les "parcours éducatifs" (réforme de 2008) qui sont plus axés sur les éducations transversales, au sein desquels figure le "parcours avenir", central pour l'orientation au collège.
- Le parcours est différencié selon les niveaux (primaire, collège, lycée), avec des dispositifs spécifiques pour accompagner les difficultés (plans personnalisés au primaire, SEGPA au collège, spécialisations au lycée).
- Au lycée (surtout professionnel), l'éventail des parcours s'élargit avec des secondes thématiques et des possibilités d'approfondissement ou d'immersion professionnelle en terminale. Le lycée général et technologique offre une multiplication des choix de disciplines et de couplages.
- Le système éducatif accompagne via des heures dédiées à l'orientation dès la 4ème, l'accompagnement personnalisé au lycée et le rôle des équipes éducatives et des psychologues de l'Éducation nationale.
2. Objectifs multiples du parcours :
- L'objectif n'est pas uniquement l'insertion professionnelle, mais aussi la "fabrication de citoyens qui soient heureux" et la "diversification des possibles". (Jean-Marc Moulet)
- Il s'agit de lutter contre le déterminisme social et les pressions de genre en élargissant le "panel des possibles" pour que les élèves se révèlent dans ce qui est le meilleur pour eux.
- Le socle commun assure l'acquisition des compétences nécessaires à l'orientation pour tous les citoyens à la fin de la scolarité obligatoire.
3. Personnalisation et choix :
- L'idée est d'avoir un parcours "le plus personnalisé proche des envies possibles des jeunes". (Jean-Marc Moulet)
- L'offre de choix est aujourd'hui beaucoup plus large qu'auparavant, correspondant à une plus grande diversité de profils.
- La valorisation du lycée professionnel est un enjeu éducatif et économique fort, en lien avec les besoins du marché du travail.
4. Influence du territoire et mobilité :
- La proximité du secteur économique influence l'orientation. L'information sur l'orientation est déléguée aux régions (loi de 2018) pour tenir compte des enjeux économiques locaux et favoriser la mobilité régionale.
- La mobilité des élèves est centrale, et informer sur les opportunités régionales peut engager certains élèves à s'y orienter.
- Les projets éducatifs de territoire (PEDT) sont des leviers importants pour lutter contre les inégalités culturelles et favoriser la mobilité dès le primaire.
- Des initiatives comme les cordées de la réussite et les internats d'excellence visent à pallier les inégalités territoriales et à élever les ambitions des élèves.
5. Le regard de la recherche : Inégalités et déterminismes :
- La notion de parcours renvoie aux "périodes charnières" (aménagements précoces, premiers paliers d'orientation en 3ème et seconde). (Noémie Olympio)
- Malgré la volonté d'uniformité (tronc commun), le système est marqué par des "éléments d'inégalité" et un fort "déterminisme scolaire et social des trajectoires".
- La performance scolaire en fin de primaire est un bon prédicteur des possibilités futures. L'orientation est socialement marquée (à performance égale, un enfant de parents diplômés du supérieur a plus de chances de faire un bac général).
- Les données de la DEP (panel d'élèves) montrent l'importance du "capital informationnel des familles", du "niveau d'aspiration des familles" et du "maintien des aspirations" (phénomène de "refroidissement des aspirations" parfois non lié à la performance scolaire).
- La "représentation de l'utilité des diplômes" est également inégalement répartie et corrélée à la résilience scolaire.
- Le système actuel, avec des aménagements précoces (comme la SEGPA), peut rendre les trajectoires "peu réversibles" et socialement marquées.
- Le "capital informationnel" se constitue par la catégorie socio-professionnelle, la représentation du monde, le rapport à la mobilité et les "stratégies éducatives des parents" (plus ou moins "opérantes").
6. Cadre légal et administratif (Minute Juris) :
- L'article L 111-1 du code de l'éducation garantit l'organisation des parcours en fonction des élèves.
- Le socle commun de connaissances, de compétences et de culture (défini par la loi de 2005 et refondé en 2013) est au cœur du système et évalué à la fin de chaque cycle.
- Le redoublement est un dispositif rare et exceptionnel (codifié à l'article L 31-7), privilégiant des stratégies de prévention et d'accompagnement. Il est interdit en maternelle. La décision fait l'objet d'un dialogue avec les familles et peut être contestée.
- L'orientation scolaire (articles L331-7 et D331-31) est encadrée par des voies définies par arrêté ministériel et implique un dialogue entre familles et équipes pédagogiques. En cas de désaccord, une procédure de recours existe.
- Des classes et groupes spécifiques (article D 332-5), comme les SEGPA (article D 332-7) et les ULIS (article L12-1), permettent un parcours différencié pour répondre aux besoins des élèves, y compris en situation de handicap. La différence de traitement basée sur les besoins n'est pas considérée comme une rupture d'égalité.
- Le principe de mutabilité du service public d'éducation implique une innovation et un ajustement continu des pratiques pédagogiques.
7. Témoignages de terrain et solutions :
- Les parcours diffèrent déjà au primaire en fonction du territoire et des projets menés (y compris le temps périscolaire). La distance au collège et au lycée impacte également les parcours.
- Les projets éducatifs de territoire (PEDT) et le regroupement de collectivités sont essentiels pour offrir des opportunités culturelles et de mobilité.
- Les cordées de la réussite lient les collèges à des grandes écoles pour susciter l'ambition. Les internats d'excellence lèvent l'obstacle de la distance.
- Les campus des métiers d'excellence (CMQ) favorisent la mobilité et le lien avec l'économie des territoires, en produisant des ressources pour les collèges (jeux, plateformes numériques, accueil).
- Il est crucial de travailler sur l'ouverture du champ des possibles et le capital informationnel sans paternalisme, en s'appuyant sur des données fiables (taux d'employabilité, mobilité professionnelle).
- La découverte des métiers dès la 5ème (voire plus tôt, comme dans les pays anglo-saxons) est essentielle pour contrer les déterminismes. La rencontre avec des professionnels a un impact déterminant (l'exemple d'une heure d'intervention d'une scientifique sur l'orientation des filles).
- Des actions locales (forums des métiers, visites d'entreprises, mini-stages, stages de seconde) permettent aux élèves de découvrir la diversité des professions.
- Le soutien au parcours dans les lycées professionnels (ateliers CV, rencontres avec des professionnels et anciens élèves) vise à faciliter l'insertion et la poursuite d'études. Le parcours différencié en fin d'année permet des stages de professionnalisation ou des ateliers de préparation à la vie étudiante.
- La formation d'initiatives locales (FIL) rapproche les enseignants des différents niveaux pour harmoniser les attentes.
8. Inclusion des élèves en situation de handicap :
- La mobilité est un enjeu crucial, nécessitant des outils spécifiques (applications d'aide au déplacement).
- L'ambition pour ces élèves doit être élevée (faible taux en lycée général et technologique). Il existe un "plafond de verre" à faire sauter.
- Les universités et grandes écoles développent une forte dynamique inclusive (référents handicap, aménagements). La convention "A tout pour tous" à Toulouse et les initiatives pour les étudiants avec TSA sont des exemples.
- Des plateformes d'accompagnement à l'inclusion professionnelle sont mises en place.
- La connaissance des dispositifs par les enseignants est fondamentale. L'action "Enseignement supérieur et handicap, c'est possible" vise à informer.
9. Formation des enseignants et partenaires :
- Les psychologues de l'Éducation nationale et les CIO ont un rôle central.
- Il est important d'associer les médecins de l'Éducation nationale pour anticiper les contre-indications dans certaines filières professionnelles.
- La région (information, orientation mobile), l'ONISEP (compétences à s'orienter, plateforme "Avenir"), les professeurs principaux et les DDFPT (en lycée professionnel) sont des partenaires clés.
- Le travail en équipe et en réseau (campus des métiers et des qualifications) est essentiel.
- Il faut renforcer les partenariats entre le collège et le lycée, ainsi qu'avec l'enseignement supérieur (continuum Bac-3 / Bac+3).
- La gestion algorithmique de l'orientation peut alimenter l'autocensure, nécessitant une meilleure explicitation des stratégies et des accompagnements pour les élèves les moins favorisés.
- Le bureau des entreprises dans les lycées professionnels renforce le lien avec le monde du travail. Le réseau associatif peut apporter une expertise complémentaire.
- Il est important de lier le stage de seconde aux expériences vécues au collège.
Conclusion et perspectives (Jean-Marc Moulet) :
- Le système éducatif évolue pour faciliter et mieux accompagner les parcours, en aidant les familles les plus fragiles.
- L'objectif ne doit pas être uniquement l'insertion professionnelle, mais aussi la formation à la mobilité professionnelle et à la plasticité face aux évolutions du marché du travail.
- La question du décrochage scolaire, souvent lié à des difficultés d'orientation, pourrait faire l'objet d'une prochaine table ronde.
Ressources bibliographiques (Minute Biblie) :
Rapport de l'Inspection générale sur la découverte des métiers au collège (mai 2024).
Articles de Noémie Olympio sur l'orientation en lycée professionnel, les aspirations et le capital social et culturel.
Site de l'ONISEP et plateforme "Avenir".
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Voici un sommaire de la vidéo "Le parcours de l'élève au périscope" avec des indications temporelles approximatives basées sur la structure du transcript :
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[0:00 - 1:30] Introduction : Présentation de l'émission "Au Périscope" consacrée au parcours de l'élève, des intervenants (Jean-Marc Moulet, Philippe Montoya, Patrick Avogadro, Noémie Olympio) et du déroulement de l'émission (enjeux puis témoignages, séparés par la minute juris).
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[1:30 - 3:20] Définition et enjeux du parcours de l'élève : Jean-Marc Moulet définit le parcours de l'élève comme tout ce qu'un élève vit à l'intérieur et à l'extérieur de l'école pour se construire, réussir son orientation et son insertion professionnelle. Il distingue cela des parcours éducatifs et souligne l'importance du parcours Avenir au collège.
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[3:20 - 4:55] Différentes étapes du parcours : Évolution du parcours de l'élève de l'école primaire (soutien en classe) au collège (structures spécifiques comme les SEGPA, options) et au lycée (diversification des parcours au lycée professionnel et général/technologique).
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[4:55 - 6:40] Accompagnement et objectifs du système éducatif : Le système éducatif accompagne les élèves dès la 4ème avec des heures d'orientation et un accompagnement personnalisé. L'objectif n'est pas uniquement l'insertion professionnelle mais aussi la formation de citoyens heureux et la diversification des possibles en tenant compte de l'origine sociale et des pressions de genre. Le socle commun inclut les compétences à s'orienter.
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[6:40 - 8:15] Évolution des choix et enjeux économiques : Comparaison du nombre de filières aujourd'hui par rapport au passé, valorisation du lycée professionnel et liens avec les enjeux économiques et les métiers en tension. L'information sur l'orientation est déléguée aux régions pour tenir compte des spécificités économiques locales.
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[8:15 - 9:55] Position de la recherche sur le parcours de l'élève : Noémie Olympio présente la vision de la recherche, axée sur les périodes charnières (aménagements précoces, 3ème et seconde) et la spécificité française d'un tronc commun jusqu'à 15 ans. Elle souligne les limites de cette uniformité et le déterminisme scolaire et social des trajectoires.
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[9:55 - 13:05] Le panel de la DEP et les inégalités : Présentation du panel d'élèves de la DEP et des variables intéressantes : capital informationnel des familles, niveau d'aspiration et maintien des aspirations. Le phénomène de "refroidissement des aspirations" est mis en évidence, non toujours lié à la performance scolaire. Inégalités liées à la représentation de l'utilité des diplômes.
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[13:05 - 14:20] Question sur l'évolution du tronc commun et le capital informationnel : Discussion sur un éventuel recul de l'âge du tronc commun et explication de la constitution du capital informationnel des familles (catégorie socio-professionnelle, rapport à la mobilité, stratégies éducatives).
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[14:20 - 21:00] Minute Juris (Raphaël Mata duvignot) : Présentation des dispositifs administratifs qui ponctuent juridiquement le parcours de l'élève : socle commun de connaissances, compétences et de culture (article L 111-1), redoublement (article L 31-7, D 321-6, D 331-62), orientation scolaire (article D 331-2, L331-7, D331-31, D331-34), et classes et groupes spécifiques (article D 332-5, D 332-7, L12-1). Conclusion sur l'importance de l'adaptation du système.
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[21:00 - 25:05] Table ronde - Expériences de terrain et inégalités territoriales : Patrick Avogadro évoque l'impact du territoire sur le parcours dès le primaire et les synergies avec les collectivités. Philippe Montoya souligne le rôle des projets éducatifs de territoire, des cordées de la réussite et des internats d'excellence pour lutter contre les inégalités et favoriser la mobilité. Exemple de l'action "écolier citoyen" à Toulouse.
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[25:05 - 27:15] Forces nationales et mobilité : Jean-Marc Moulet présente les campus des métiers d'excellence (CMQ) comme un levier pour la mobilité et le lien avec l'économie locale, produisant des ressources pour les collèges.
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[27:15 - 30:25] Enjeux liés au territoire (suite) et gommer les discriminations : Noémie Olympio développe les enjeux liés aux inégalités sociales et spatiales, le rôle du niveau de diplôme des parents sur la mobilité et les dispositifs comme les internats d'excellence et les cordées de la réussite. Elle met en garde contre la notion d'élève méritant et la rhétorique néolibérale. Jean-Marc Moulet aborde l'importance d'une découverte précoce des métiers dès la 5ème et cite des exemples d'actions menées dans les collèges pour élargir l'éventail des possibles et favoriser la mobilité.
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[30:25 - 34:00] Découverte des métiers dans les établissements professionnels : Patrick Avogadro décrit les actions mises en place dans son lycée professionnel pour élargir les perspectives des élèves : découverte des métiers des parents, immersions en entreprise, mini-stages, stage de 3ème et stage de seconde. Objectif de passer de 15 à 45 métiers connus.
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[34:00 - 37:00] Inclusion des élèves en situation de handicap et poursuite d'études : Philippe Montoya aborde les difficultés spécifiques de mobilité pour les élèves en situation de handicap et les initiatives pour favoriser leur autonomie. Il souligne le faible taux de poursuite d'études dans le supérieur et les actions menées au niveau de l'académie de Toulouse pour l'inclusion dans l'enseignement supérieur et professionnel.
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[37:00 - 42:00] Découverte des métiers (suite) et formation des acteurs : Patrick Avogadro évoque le "soutien au parcours" et le parcours différencié en lycée professionnel, ainsi que les rencontres avec des professionnels et d'anciens élèves. Jean-Marc Moulet insiste sur l'impact déterminant de la rencontre avec des professionnels et cite une étude sur l'orientation des filles vers les sciences. Exemples d'actions locales. Noémie Olympio met en garde contre le paternalisme et le "refroidissement des aspirations" et souligne l'importance de données fiables (CREDOC).
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[42:00 - 47:05] Partenaires pour l'accompagnement et formation des enseignants : Philippe Montoya présente les partenaires internes (psychologues EN, CIO, IEN) et externes (médecins EN, région, ONISEP). Il insiste sur la co-éducation avec les familles. Patrick Avogadro cite les professeurs principaux et les DDFPT. Jean-Marc Moulet évoque les compétences à s'orienter de l'ONISEP et la plateforme "Avenir", ainsi que les bureaux des entreprises et les associations. Noémie Olympio souligne l'importance du travail en équipe et en réseau (CMQ), la collaboration collège-lycée et lycée pro-enseignement supérieur, et l'impact de la gestion algorithmique sur l'autocensure.
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[47:05 - 51:00] Conclusion et perspectives : Jean-Marc Moulet résume les points clés, soulignant la tendance à faciliter et accompagner les parcours, l'importance de ne pas se limiter à l'insertion professionnelle, la nécessité de développer la plasticité et l'enjeu du décrochage scolaire.
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[51:00 - 54:00] Minute Biblie (Sylven Paul) : Présentation de ressources bibliographiques : rapports de l'Inspection générale (notamment sur la découverte des métiers au collège par Jean-Marc Moulet), articles de Noémie Olympio, et le site de l'ONISEP avec la plateforme "Avenir".
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[54:00 - Fin] Conclusion de l'émission et remerciements.
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Briefing Doc : Prévention et gestion des conflits au périscope
Source : Excerpts de l'émission "Prévenir et gérer les conflits au périscope" (Transcription textuelle)
Date de diffusion (implicite) : Avant février 2025
Thématique principale : La prévention et la gestion des conflits dans divers environnements, notamment l'éducation nationale et le secteur de la santé.
Participants :
- Animation : (Nom non mentionné explicitement, mais présente le studio Joseph et l'émission "Au Périscope")
- Leticia Chardavoine : Chef d'établissement au lycée général et technologique Joseph des Fontaines à Melle (79).
- Michel Keré : Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche.
- Stéphane Maré : Directeur de la communication et du mécénat du CHU de Poitiers et médiateur diplômé.
- Jean Pralon : Enseignant-chercheur en gestion des ressources humaines à l'École de Management de Normandie (en distanciel).
- Raphaël Mata du Vigot : (Présentateur de la "minute juris").
- Sylvain Paul : (Propose le "point ressources" ou "minute biblie").
Structure de l'émission :
- Introduction et enjeux : Présentation des invités et introduction de la thématique par Michel Keré et Jean Pralon.
- Minute Juris : Présentation des aspects juridiques de la gestion des conflits, notamment les modes alternatifs de règlement des différends (MARD) dans l'administration.
- Débat : Discussion entre les quatre invités sur la prévention et la gestion des conflits, avec des exemples concrets et des perspectives variées.
- Point Ressources (Minute Biblie) : Présentation de ressources documentaires et d'ouvrages pertinents sur la thématique.
I. Enjeux de la prévention et de la gestion des conflits (Introduction)
- Universalité du conflit : Michel Keré souligne que le conflit est une caractéristique universelle de l'activité humaine, présente même dans les sociétés animales (violence ou évitement). Cependant, dans les sociétés humaines civilisées, le conflit est organisé par des règles (lois, acceptation des comportements).
- "Cette question, cette thématique est effectivement universelle, elle existe depuis toujours, euh c'est le propre de l'activité humaine, le conflit n'ayons pas peur de le dire parce que si on fait un peu j'allais même dire si on fait de l'anthropologie de bazar on pourrait dire que le conflit c'est y compris le propre des sociétés animales où le conflit se réglait de deux manières hein soit par la violence le combat ou par l'évitement on allait dans une autre tribu quand on était euh animal le cas échéant ou entre espèces animalière d'ailleurs aussi."
- Le conflit comme interaction humaine : La parole et l'échange distinguent les conflits humains, offrant des outils d'argumentation et de résolution.
- "La différence avec les sociétés animales d'ailleurs c'est nous avons la parole et nous avons du coup l'argumentation et l'échange et la parole et l'échanges sont le propre de l'interaction de l'activité humaine et donc de caractère universel du conflit par définition."
- Organisation et canalisation du conflit dans la société : Les règles collectives (lois) lissent et diminuent le conflit. Des institutions comme l'entreprise, l'association, l'éducation nationale et l'hôpital sont des "creusets de sociétés" où les conflits se manifestent. L'éducation nationale a un rôle particulier dans la formation aux valeurs qui font société et canalisent les conflits.
- "Dans l'état de société que nous formons le conflit est organisé c'est-à-dire que il y a des règles comme point de repère, il y a une acceptation des comportements de l'autre dans une certaine mesure et qui l'interaction individuelle est régie finalement par des règles collectives qui lissent qui diminuent nécessairement le conflit qu'il s'agisse de la loi..."
- Définition du conflit : Nécessite un émetteur, un récepteur, une interaction (verbale, écrite) et une argumentation non partagée, menant à des frictions et potentiellement à une gradation (échanges d'opinion, tensions interpersonnelles/professionnelles, conflits explicites, crise).
- Déterminants du conflit : Manque d'écoute, argumentations excessives, enjeux de négociation.
- Dualité du conflit : Peut être salutaire et positif (source d'innovation et de convergence de vues) mais aussi négatif et destructeur (rupture de communication, situations frictionnelles structurelles).
- Perspective du management (Jean Pralon) :Les conflits basés sur les goûts personnels sont moins importants. Dans les organisations, les conflits prennent des formes institutionnelles liées à la distribution du pouvoir.
- "Si le conflit porte sur des goûts des préférences des intérêts personnels c'est pas très grave au fond... en revanche ce qui serait important c'est de considérer que dans les les organisations dans une institution le conflit prend des formes un peu différentes et que pour ça il faut essayer de de décoder les choses d'une façon un peu plus institutionnelle."
- Les organisations distribuent du pouvoir, et les conflits sont souvent l'expression d'un conflit de pouvoir entre ceux qui tentent de l'exercer et ceux qui n'ont pas envie de le subir.
- Il faut se méfier de l'interprétation qui voit toute résistance ou opposition comme une résistance au changement basée sur des intérêts personnels, car elle peut ignorer les questions de légitimité des contraintes imposées.
- "Très souvent la question du conflit il faut la penser dans un contexte qui va être avant tout un contexte de distribution du pouvoir... c'est l'expression d'un conflit de pouvoir entre des gens sur lesquels on essaie d'exercer du pouvoir et qui n'ont pas envie qu'on les qu'on les manipule et qu'on les maltraite..."
- Le conflit peut également être lié à des conflits de statut (ex: chef d'établissement exprimant son rôle).
II. Gestion des conflits : Aspects juridiques (Minute Juris)
- Évolution de la gestion des conflits : Du duel judiciaire à un règlement plus procédural et respectueux du droit.
- Définition juridique du conflit : Une décision administrative contestée par son destinataire.
- Modes Alternatifs de Règlement des Différends (MARD) : Existent en dehors du recours au juge, permettant un règlement plus rapide, souple, accessible et personnalisé.
- Types de MARD :Recours administratif (gracieux ou hiérarchique) : Mode classique régi par le Code de justice administrative.
- Arbitrage : Un tiers tranche la contestation.
- Conciliation : Un tiers rapproche les parties et fait des propositions.
- Médiation : Un tiers restaure la communication pour que les parties trouvent elles-mêmes une solution. L'accord peut prendre la forme d'une transaction (concessions réciproques) et parfois nécessiter une homologation judiciaire.
- Encouragement des MARD par les pouvoirs publics : Raisons sociales (règlement pacifique, redonner le pouvoir aux citoyens) et économiques (désengorger les juridictions).
- Focus sur la médiation administrative :Médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur (depuis 1999) : Nommé par arrêté ministériel.
- Médiateurs académiques : Institués dans chaque ressort académique, coordonnés par le médiateur national.
- Compétences : Le médiateur national traite les réclamations relatives aux services centraux et aux établissements non rattachés à un recteur ; les médiateurs académiques sont compétents pour les services et établissements de leur circonscription.
- Statut : Organe intégré au ministère, mais agissant de manière impartiale et neutre (adhère à la charte du club des médiateurs du service public).
- Mission : Médiation et traitement extrajudiciaire des réclamations (questions financières, affectation, carrière, statut, recrutement, retraite, protection sociale pour les personnels ; inscription, orientation, vie scolaire/universitaire, examens, questions sociales, inclusion pour les usagers).
- Procédure de saisine : La réclamation doit être précédée de démarches auprès de l'établissement concerné.
- Pouvoirs d'investigation du médiateur : Peut faire appel aux services du ministère et aux inspections générales.
- Issues de l'intervention du médiateur : Refus d'appuyer la réclamation ou appui avec recommandations (non contraignantes) à l'établissement ou au service concerné.
- Articulation avec le Défenseur des droits : La saisine du Défenseur des droits met fin à la procédure devant le médiateur de l'Éducation si la réclamation entre dans sa compétence.
- Médiation préalable obligatoire (MPO) : Expérimentée puis pérennisée par la loi pour la confiance dans l'institution judiciaire.
- Principes fixés par le Code de justice administrative : Articles R213-10 et suivants.
- Déclenchement : Engagée auprès du médiateur compétent dans les délais du recours contentieux (2 mois suivant la notification de la décision contestée, qui doit mentionner l'obligation de saisir le médiateur et ses coordonnées).
- Effets de la saisine : Interruption du délai de recours contentieux et suspension des délais de prescription.
- Champ d'application : Recours formés par les agents publics à l'encontre de certaines décisions administratives individuelles défavorables (éléments de rémunération, refus de détachement/disponibilité/congé parental, réemploi d'un contractuel, refus de promotion interne/accès à la formation).
- Développement de l'éducation aux MARD : Nécessaire pour leur progression, inscrit dans l'objectif de l'article L11-1 du Code de l'éducation.
- Dispositifs existants : Enseignement moral et civique, médiation par les pairs dans certains établissements.
- Limites : La généralisation des MARD est encore un chemin long.
III. Débat : Prévention et gestion des conflits (Points clés)
- Prévention des conflits (Leticia Chardavoine) :Poser un cadre de confiance et de respect : Cadre de communication entre tous les personnels, respect de la diversité, reconnaissance de l'humain avant le professionnel, prise en compte des parcours et expériences différents.
- "Pour moi le ça passe par euh le fait de poser un cadre euh de confiance et de respect c'est-à-dire un cadre de communication entre les personnels entre la direction et les personnels les personnels la direction et entre l'ensemble des personnels qui soit vraiment euh respectueux de la diversité des personnes qui constituent ses personnels."
- Modélisation par le chef d'établissement : Être soi-même respectueux et garder son calme pour être légitime à exiger cela des autres.
- "Ce cadre je vais moi-même m'astreindre à le respecter c'est-à-dire qu'à partir du moment où j'explique à mes personnels que on peut tous dire mais qu'il y a la manière de le dire ça sous-entend que que moi à aucun moment je ne peux me permettre de perdre mon calme envers un personnel..."
- Développement des "soft skills" : Écoute active, empathie, assertivité, communication claire et précise (orale et écrite), formulations respectueuses, donner du sens aux demandes.
- "Le deuxième point il est très en lien avec ce qu'on appelle les soft skill c'est-à-dire les les compétences douces avec la notion d'écoute active d'empathie d'assertivité tout ce qui tourne autour de de la communication..."
- Cohérence entre le dire et le faire : Expliciter les actions et les décisions, respecter les engagements pour éviter l'incertitude et le terrain propice aux conflits.
- "L'expression dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit c'est-à-dire que les personnels aujourd'hui ne fonctionnent plus à l'aveugle... on veut savoir pourquoi on fonctionne dans quel but et quand une décision est prise euh savoir qu'elle est prise et savoir pourquoi elle est prise et dans quel objectif à quelle durée..."
- Attention au poids du non-verbal : Être conscient de sa communication non verbale et de celle des autres, veiller à la cohérence avec le verbal dans une attitude de respect.
- "Je leur rappelle que dans une communication euh orale il n'y a que 30 % de la communication qui va être verbal et 70 % qui va être non verbal..."
- Valorisation des instances : Les instances (conseil d'administration, etc.) sont des lieux de prévention en permettant l'expression des divergences d'opinion et en régulant les conflits potentiels. Le conflit d'idées est vu comme fondamental pour l'évolution.
- "Les instances pour moi c'est le lieu euh de prévention des conflits dans le sens où très souvent les conflits ils apparaissent parce qu'ils ne sont pas exprimés..."
- Être attentif aux signaux faibles : Écouter les remarques, les tensions, les incompréhensions pour réagir rapidement avant l'escalade.
- "Le dernier point je dirais sur la prévention du conflit c'est d'être très attentif aux signaux faibles..."
- Analogie entre le secteur de la santé et l'éducation (Stéphane Maré) : Les deux environnements impliquent la prise en charge d'humains par des humains, créant des contextes où les conflits peuvent survenir. La médiation est un outil développé plus récemment dans la santé pour la prévention et la gestion des conflits entre agents.
- Importance du contexte (Michel Keré) : Les solutions standardisées pour gérer les conflits sont limitées. Il faut tenir compte du contexte spatial et temporel. L'écoute empathique et le respect partagé sont fondamentaux. L'exemplarité et la conviction du responsable sont essentielles.
- "Je suis un peu frappé par la multiplicité des solutions standardisées qu'on vous propose les 60 recettes pour gérer les conflits les 30 conseils pour et cetera et et moi je je suis pas là c'est-à-dire que je trouve que la manière dont Madame Chardavoine l'a amené est tout à fait juste c'est-à-dire que le le conflit qu'on essaie de le prévenir ou de le gérer il est contextualisé à la fois dans l'espace et dans le temps..."
- La capacité à convaincre est une garantie de la prévention et de la gestion des conflits. L'argument d'autorité est un dernier recours moins efficace que le pouvoir de conviction.
- Gestion des conflits par la médiation (Stéphane Maré) :La médiation est un outil structuré proposé au personnel (parmi d'autres MARD comme la conciliation).
- Vertus de la médiation : Permettre aux personnes en difficulté de communication de se retrouver, de s'exprimer, de s'écouter et de se comprendre ; permettre aux intéressés de trouver eux-mêmes des solutions durables à leurs conflits.
- Rôle du médiateur : Neutre, impartial, indépendant, accompagnateur (pas un arbitre).
- Processus de médiation : Entretiens individuels préalables (expliquer le processus, s'assurer de l'engagement volontaire), séances plénières (réunion des acteurs, durée de 2-3 heures, plusieurs séances possibles). Durée moyenne d'une médiation : 3 mois.
- Confidentialité : Garantie de sécurité pour l'expression des participants.
- Médiation de projet : Application du processus de médiation pour accompagner des équipes dans la conduite de projets, anticiper les réticences au changement et faciliter la communication.
- Nombre de participants : Peut concerner deux personnes ou des groupes importants (jusqu'à 40 avec plusieurs médiateurs).
- Taux de réussite : Environ 70% (évalué par la concrétisation d'un accord écrit). Le simple fait de reprendre le dialogue peut être considéré comme un succès.
- Gestion des conflits par le chef d'établissement (Leticia Chardavoine) :Objectif : Revenir à une situation sans conflit et sans perdant (éviter la rancœur et la reprise du conflit).
- Différer la gestion : Laisser le temps pour que les émotions s'apaisent.
- Recueillir le ressenti individuel : Permettre à chaque partie d'exprimer son point de vue et ses émotions.
- Entretiens individuels et réunions spécifiques : Organiser des moments pour la verbalisation des ressentis et des opinions divergentes.
- Accompagnement à la formulation : Aider à trouver des expressions respectueuses, distinguer les faits des ressentis, identifier les problèmes de communication et les mauvaises interprétations.
- Laisser la solution émerger des parties : Le chef d'établissement n'est pas un juge, mais un facilitateur pour trouver un compromis ou des excuses.
- Retour en différé : Vérifier si la situation est complètement résolue et prendre la température pour éviter une reprise du conflit.
- Approche systémique du conflit (Stéphane Maré) : Le conflit est un système où chacun se positionne différemment. Il est important de considérer les besoins et d'aider les personnes à sortir de ce système. L'aspect émotionnel est crucial.
- Rôle des enquêtes administratives (Michel Keré) : L'Inspection Générale peut mener des enquêtes en cas de dysfonctionnement organisationnel, offrant un regard externe et une analyse de la gestion des conflits. Cela permet de libérer la parole et d'apaiser l'organisation.
- Principes de la gestion des conflits (Jean Pralon) :Distinguer l'accord sur les idées du conflit de position : On peut être d'accord avec quelqu'un mais le conflit peut venir d'une question de position (statut, intérêts personnels).
- Ne pas hésiter à ne pas négocier : Lorsque des directives institutionnelles s'imposent, la marge de négociation peut être limitée.
- Faire sens aujourd'hui : Ne plus seulement rappeler les grands principes, mais aussi faire appel à des justifications alternatives et variées qui trouvent un écho dans les intérêts personnels des individus, tout en respectant les grands principes.
- Décoder les intérêts personnels et les positions : La lecture du conflit doit se faire au niveau où il se pose (rarement des conflits de personne, souvent des conflits de statut et de position).
- L'assertivité : Règle de comportement impliquant de ne ni agresser, ni se soumettre, ni manipuler dans sa communication. Assumer son rôle et son statut, expliquer les choses en tenant compte des légitimités institutionnelles et des besoins des personnels.
- Formation à l'assertivité : Possible pour améliorer sa communication.
- Importance de la culture professionnelle (Michel Keré) : L'adhésion, la volonté d'avancer sur des projets partagés, la conviction de l'utilité de son action dans le service public (éducation et santé) facilitent la gestion et la prévention des conflits. Le partage de valeurs et de convictions est une force.
IV. Point Ressources (Minute Biblie)
- Ressources institutionnelles :Site education.gouv.fr : Informations sur le médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, carte des médiateurs académiques.
- Actes du colloque des 20 ans de la médiation de l'éducation nationale (2018) : "La médiation pour une société de la confiance".
- Rapports annuels de la médiation de l'éducation nationale :
- 2019 : "Prendre soin, une autre voie pour prévenir les conflits".
- 2023 : "Faire alliance, redonner confiance".
- Ouvrages suggérés :"Les modes alternatifs de règlement des conflits" (3e édition, 2019) de Loïc Cadiet et Thomas Clay (Dalloz).
- "La médiation" (Nouvelle édition, 2015) de Jacques Faget (Érès).
- "La médiation pour tous en France : Comment gérer relations et conflits" (2022) (L'Harmattan).
- Définition du mot "conflit" dans "Les 100 mots de la sociologie" (2022) de Sandrine Rui.
- "Les mots sont des fenêtres ou bien ce sont des murs : Initiation à la communication non violente" (2016) de Marshall B. Rosenberg (La Découverte).
- "Chevaucher son tigre ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simples" (2008) de Giorgio Nardone (Seuil).
Conclusion (implicite) :
L'émission met en lumière la complexité et la diversité des approches pour prévenir et gérer les conflits.
Que ce soit par la mise en place d'un cadre relationnel basé sur le respect et la communication (dans les établissements scolaires), par l'utilisation d'outils structurés comme la médiation (dans les secteurs de la santé et de l'éducation), par une analyse managériale des enjeux de pouvoir et de statut, ou par le recours à des dispositifs juridiques alternatifs, la gestion des conflits nécessite une compréhension des dynamiques humaines et organisationnelles, ainsi qu'une adaptation des méthodes au contexte spécifique.
La valorisation du dialogue, de l'écoute, et de la recherche de solutions mutuellement acceptables apparaît comme essentielle pour construire des environnements de travail plus sereins et productifs.
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Voici un sommaire de la vidéo "Prévenir et gérer les conflits au périscope" avec une indication approximative des moments clés abordés par les intervenants :
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[Début - environ 1:00] Introduction de l'émission par l'animateur, présentation du thème de la prévention et de la gestion des conflits, et des quatre invités : Laticia Chardavoine, Michel Keré, Stéphane Maré (en présentiel) et Jean Pralon (à distance).
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[Environ 1:00 - 7:00] Introduction et enjeux de la thématique :
- Michel Keré introduit le sujet en soulignant l'universalité du conflit comme propre à l'activité humaine et aux sociétés organisées. Il aborde la définition du conflit (émetteur, récepteur, désaccord), la gradation des conflits (échanges d'opinions, tensions, conflits explicites, crises) et les déterminants (manque d'écoute, argumentations excessives, enjeu de négociation). Il met également en avant le potentiel salutaire et positif du conflit s'il est bien géré, tout en insistant sur la nécessité de maîtriser les formes négatives et destructrices.
- Jean Pralon apporte la perspective du management, expliquant que dans les organisations, le conflit est souvent lié à la distribution du pouvoir plutôt qu'à des désaccords d'opinions. Il évoque la notion de résistance au changement et la nécessité de considérer le conflit dans un contexte institutionnel de distribution du pouvoir et de statuts.
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[Environ 7:00 - 10:00] La minute juris présentée par Raphaël Mata du Vigot, qui traite de la gestion juridique des conflits, évoquant l'évolution du duel judiciaire vers des règlements plus procéduraux. Il présente les modes alternatifs extrajudictionnels de règlement des différends (recours administratifs, conciliation, arbitrage, médiation) encouragés par les pouvoirs publics. Il se concentre sur la médiation administrative dans l'éducation nationale et l'enseignement supérieur, en présentant le rôle du médiateur national et des médiateurs académiques, leur mission, les types de réclamations et la procédure de saisine. Il aborde également la médiation préalable obligatoire pour certains recours contentieux des agents publics de l'éducation nationale suite aux lois de 2016 et 2021. Il conclut sur la nécessité de développer l'éducation aux modes alternatifs de règlement des différends.
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[Environ 10:00 - 14:30] Prévention des conflits :
- Laticia Chardavoine partage sa conception de la prévention des conflits en tant que chef d'établissement. Pour elle, cela passe par poser un cadre de confiance et de respect dans la communication entre tous les personnels. Elle insiste sur l'importance de la modélisation par la direction, le développement des "soft skills" (écoute active, empathie, assertivité) et une communication claire et respectueuse. Elle souligne l'importance de "dire ce qu'on fait et faire ce qu'on dit", la prise en compte du poids du non-verbal, et le rôle des instances dans l'expression des divergences d'opinion. Elle insiste sur l'importance d'être attentif aux signaux faibles pour réagir rapidement aux tensions.
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[Environ 14:30 - 17:30] Analogies entre secteurs (santé et éducation) et approfondissement sur la prévention :
- Stéphane Maré établit des analogies entre le secteur de la santé et l'éducation nationale car tous deux impliquent la prise en charge d'êtres humains. Il partage l'expérience de l'hôpital où la médiation a été introduite plus tardivement comme outil de prévention après avoir géré des conflits.
- Michel Keré se reconnaît complètement dans les propos de Laticia Chardavoine et met en garde contre les solutions standardisées pour la gestion des conflits, insistant sur la contextualisation, le fait de rester soi-même dans l'écoute empathique, l'exemplarité et le respect partagé. Il souligne l'importance d'une expression maîtrisée, de la réflexion et de la capacité à convaincre pour la prévention et la gestion des conflits, tout en reconnaissant le recours possible à l'autorité en dernier ressort, privilégiant cependant le pouvoir de conviction.
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[Environ 17:30 - 23:00] Gestion des conflits : prisme de la médiation :
- Stéphane Maré explique la médiation comme un outil structuré proposé au personnel, distinct de la conciliation. Il met en avant ses deux vertus : permettre la reprise de communication et aider les personnes à trouver elles-mêmes des solutions. Il précise le rôle du médiateur (neutre, impartial, indépendant, accompagnateur et non arbitre) et la valeur ajoutée des solutions durables trouvées par les parties elles-mêmes. Il insiste sur l'importance du cadre sécurisant, de la confiance et de la confidentialité dans le processus de médiation. Il décrit l'application de la médiation dans l'accompagnement de projets et le déroulement typique d'une médiation (entretiens individuels, séances plénières, durée moyenne, taux de réussite). Il nuance la notion de "taux de réussite", expliquant que la prise de conscience et la reprise de dialogue peuvent être des succès en soi.
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[Environ 20:30 - 23:00] Gestion des conflits : prisme du chef d'établissement :
- Laticia Chardavoine partage sa vision de la gestion des conflits, visant une situation sans conflit et sans perdant. Elle distingue les situations de conflit des cas de harcèlement ou de violence. Ses méthodes incluent des entretiens individuels différés pour laisser passer l'émotion et recueillir le ressenti de chacun. Elle privilégie ensuite des rencontres (individuelles ou en instance) pour permettre la verbalisation des ressentis opposés, accompagner à la formulation respectueuse, distinguer le factuel du ressenti et favoriser la recherche de solutions par les parties elles-mêmes. Elle évoque l'importance d'un retour en différé pour s'assurer que la situation est apaisée.
- Stéphane Maré rebondit sur l'importance de l'aspect émotionnel, du besoin et de l'approche systémique dans la gestion des conflits.
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[Environ 23:30 - 25:00] Gestion des conflits : perspective de l'Inspection Générale :
- Michel Keré présente les enquêtes administratives menées par l'Inspection Générale comme un outil externe d'analyse et de gestion des dysfonctionnements et conflits au sein de l'éducation nationale. Il souligne la richesse de cette approche qui permet une écoute large et un regard à 360 degrés, favorisant la libération de la parole et l'apaisement des organisations.
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[Environ 25:00 - 27:30] Gestion des conflits : prisme de la recherche en management :
- Jean Pralon aborde les principes de la gestion des conflits, insistant sur la distinction entre désaccord d'idées et conflit de position (statut et intérêts personnels). Il souligne la complexité de "faire sens" aujourd'hui et la nécessité de justifications variées, tout en considérant les intérêts personnels. Il présente le principe d'assertivité comme une règle de comportement (ni agresser, ni se soumettre, ni manipuler) pour une communication efficace et respectueuse des statuts. Il suggère qu'il est possible de se former à l'assertivité.
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[Environ 27:30 - 28:30] Conclusion partielle et transition vers les ressources :
- Michel Keré complète en rappelant la contextualisation des conflits et souligne la culture professionnelle du service public (adhésion, volonté de projets partagés, conviction de l'utilité de l'action) comme un facteur facilitant la prévention et la gestion des conflits dans l'éducation et la santé. Il y voit une force et un honneur du service public.
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[Environ 28:30 - 30:30] Point ressources : la minute biblie présentée par Sylvine Paul, qui propose une sélection de ressources sur la médiation et la gestion des conflits. Elle présente le rôle du médiateur de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, des actes de colloque, des rapports annuels, et des ouvrages de référence sur les modes alternatifs de règlement des conflits, la médiation, la définition du conflit en sociologie, la communication non violente et la résolution de problèmes complexes.
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[Environ 30:30 - Fin] Remerciements et conclusion de l'émission par l'animateur, remerciant les quatre intervenants et annonçant le prochain numéro.
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Briefing Document : Analyse des enjeux et perspectives de l'école inclusive en France
Ce document de briefing synthétise les principaux thèmes, idées et faits saillants issus de l'émission "L'école inclusive au périscope".
L'émission a exploré l'évolution, les enjeux, les défis et les perspectives de l'école inclusive en France, en s'appuyant sur l'expertise d'acteurs clés du secteur.
Thèmes Principaux et Idées Clés :
1. Évolution Historique de l'École Inclusive en France : Un Long Cheminement
- L'idée d'une école inclusive est le fruit d'une longue évolution historique en France.
- Début du 20ème siècle : Création de classes spécialisées, perçue rétrospectivement comme une forme d'exclusion des enfants handicapés ("une école de la séparation").
- 1975 : Étape de l'intégration des enfants en situation de handicap dans le milieu ordinaire avec une loi importante. Cependant, cette loi n'a qu'un impact limité initialement.
- 2005 : Loi marquant un tournant fondamental. Deux changements majeurs sont introduits :
- La notion de handicap évolue : elle n'est plus uniquement liée à la personne mais aussi au contexte.
- La gestion de l'accompagnement est confiée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), auparavant relevant uniquement de l'Éducation Nationale.
- Ces évolutions ont fait émerger trois droits fondamentaux :
- Le droit de vivre parmi les autres.
- Le droit de participer sans exclusion à la vie collective.
- Le droit de décider de sa vie et de choisir son projet de vie.
- Confirmations législatives :2013 (Loi de refondation pour l'école) : Inscrit la notion d'école inclusive dans le code de l'éducation et établit la nécessité de la réaliser (obligation de résultat).
- 2019 (Loi pour une école de la confiance) : Réaffirme le principe de l'école inclusive, précise de nombreux points, notamment :
- Le droit à une scolarité pour tous les enfants.
- L'institution des Pôles Inclusifs d'Accompagnement Localisés (PIAL) pour un accompagnement au plus près des enfants.
- La favorisation de la coopération avec le médico-social.
- La création d'un service départemental de l'école inclusive.
2. L'École Inclusive dans un Cadre International : Un Mouvement Global
- Le mouvement inclusif n'est pas spécifique à la France et s'inscrit dans un cadre international depuis une trentaine d'années.
- 1994 : Déclaration de Salamanque. La France, avec de nombreux autres pays, réfléchit à la question des besoins éducatifs spéciaux et émerge l'idée de construire une "école pour tous", allant au-delà de la seule question du handicap pour inclure tous les enfants à risque d'exclusion.
- Début des années 2000 : UNESCO. Publication de principes directeurs en faveur de l'inclusion, insistant sur l'idée de processus et s'adressant à tous les élèves, pas seulement ceux en situation de handicap.
- 2010 : Convention relative aux droits des personnes handicapées (ratifiée par la France). Pose le principe d'accessibilité (pas seulement physique mais aussi aux services et systèmes de communication), engageant la France à rendre son école accessible. Cette convention a une valeur juridique supérieure aux lois nationales.
3. Bilan et Points de Blocage Depuis 2005 : Entre Avancées et Défis Persistants
- Évolutions Positives :Augmentation significative du nombre d'enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire (environ 500 000, dont près de 90% en classes ordinaires).
- Amélioration de l'accueil avec des structures médico-sociales et des classes spécialisées plus ouvertes (passage de l'intégration à l'inclusion).
- Développement de l'accompagnement humain, qui a permis l'accueil de nombreux enfants.
- Points de Blocage et Défis :Accompagnement Humain : Développement exponentiel parfois peu maîtrisé (statuts, salaires, conditions de travail).
- Déséquilibre Accessibilité/Compensation : La France a peut-être trop mis l'accent sur la compensation (accompagnement humain) au détriment de l'accessibilité de l'environnement scolaire.
- Relation Médico-Social/École : Questionnement et retard de la France selon l'ONU quant au rapprochement entre ces deux secteurs.
- Relation MDPH/Éducation Nationale : Nécessité d'amélioration et fortes disparités territoriales en termes de délais et d'accueil.
4. Engagements Internationaux et Réalités Nationales : Un Décalage Persistant
- Bien qu'il y ait des évolutions quantitatives (nombre d'élèves scolarisés, modalités), la France peine à répondre pleinement à ses engagements internationaux, notamment en matière d'accessibilité et de réduction des exclusions.
- Rapport de l'ONU (2017) : Pointe la nécessité pour la France de passer d'une approche individuelle compensatrice à une approche collective de mise en accessibilité du système éducatif et enjoint la fermeture des établissements spécialisés.
- D'autres rapports d'inspections générales vont dans le même sens.
- La construction de l'école inclusive est un "processus transformatif" visant à faire évoluer le système pour accueillir a priori tous les élèves et leur permettre de prendre leur place.
5. La Minute Juris : Cadre Législatif et Évolutions du Droit
- Principe d'inclusion scolaire (devenu scolarisation inclusive) : L'école doit s'adapter à l'élève, et non l'inverse. Ce droit à l'éducation a une valeur constitutionnelle et est exigible de la collectivité.
- Obligation de l'État : Assurer une formation scolaire aux enfants présentant un handicap, avec les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire. Jusqu'en 1975, l'obligation scolaire n'était pas effective pour ces enfants.
- Responsabilité de l'État : La justice administrative reconnaît l'obligation légale de l'État d'offrir une prise en charge éducative au moins équivalente à celle du milieu ordinaire, adaptée aux besoins spécifiques. Le défaut de scolarisation d'un enfant handicapé engage la responsabilité de l'État.
- Scolarisation en établissement de référence : Principe de proximité, l'orientation en établissement spécialisé ne se fait qu'en cas de besoin et avec l'accord des parents.
- Collaboration Médico-Sociale : Institutionnalisée par décret, avec des conventions précisant les modalités d'intervention.
- Droit Créance des AESH : Reconnu par le Conseil d'État, la privation de scolarisation adaptée constituant une atteinte grave à une liberté fondamentale.
- Questions de Genre (Élèves Trans) : Formalisation progressive du droit à l'éducation, axée sur :
- Protection contre le harcèlement : Inclus dans les dispositifs généraux de lutte contre le harcèlement scolaire (lois de 2013 et 2022). Le harcèlement moral est reconnu comme atteinte à une liberté fondamentale.
- Reconnaissance du droit : Respect du prénom d'usage choisi par l'élève (avec accord parental pour les mineurs) dans les documents internes. Aménagements pratiques possibles concernant les espaces d'intimité (simple possibilité, pas obligation de résultat).
- Si la consécration juridique de l'inclusion ne fait aucun doute, sa pleine effectivité demeure un idéal.
6. Témoignages de Terrain : Mise en Œuvre et Défis Concrets (Académie de Nantes)
- Pilotage : Intégration de l'école inclusive dans le projet d'établissement, coordination des moyens, sensibilisation dès la rentrée, utilisation d'outils de communication (Pronote), adaptation aux dispositifs (PIAL), évaluations régulières. Rôle central du chef d'établissement.
- Collaboration/Coopération/Coordination : Travail avec le médico-social (CESSAD), les familles (rendez-vous, entretiens), intégration des AESH à l'équipe éducative (participation aux ESS, conseils de classe, réunions). Rapprochement Rectorat/ARS au niveau académique (stratégies communes, unités d'enseignement externalisées, équipes mobiles d'appui à la scolarisation). Nécessité d'apprendre à travailler en intermétiers.
- Maillage Territorial et Dispositifs d'Accompagnement : Complexité des niveaux d'intervention et diversité des territoires. Enjeu de rendre l'environnement accessible pour limiter le recours à la compensation. Expérimentation des pôles d'appui à la scolarité. Importance de la coopération avec les familles et de la lisibilité des dispositifs. Intégration des PIAL dans les établissements. Travail en réseau avec différents services.
- Formation et Sensibilisation : Nombreuses formations déployées (AESH, enseignants, cadres). Nécessité de mieux former pour répondre à la diversité des besoins. Accent sur l'accessibilité plutôt que sur la connaissance exhaustive des troubles. Importance de la formation initiale et continue, ainsi que de la sensibilisation des personnels de service.
7. Conclusion et Perspectives
- Points Positifs : Engagement des personnels, augmentation du nombre d'enfants accueillis, engagement localisé.
- Défis Majeurs : Augmentation continue du nombre d'enfants en situation de handicap à accueillir, nécessité d'améliorer la communication avec les familles (parcours perçu comme un "parcours du combattant").
- Enjeux d'Accessibilité : Passer d'une logique de compensation individuelle à une logique d'accessibilité collective de l'environnement scolaire et pédagogique. Les mesures compensatoires peuvent parfois être sources d'obstacles supplémentaires.
- Transformation Nécessaire : L'école inclusive nécessite une transformation réelle de l'école, impliquant une réflexion à tous les niveaux du système éducatif (politiques publiques, pilotage, établissement, pratiques pédagogiques) et une action conjointe des différents acteurs. Reconnaissance des "petits pas" quotidiens.
- Ce briefing met en lumière la complexité et la richesse des débats autour de l'école inclusive en France, soulignant à la fois les progrès accomplis et les défis importants qui restent à relever pour garantir une éducation de qualité et véritablement inclusive pour tous les élèves.
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Voici un sommaire de la vidéo "L'école inclusive au périscope" avec des estimations de timestamps basées sur le déroulement de l'émission :
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[0:00 - 1:15] Introduction de l'émission et des intervenants
- Présentation de l'émission "Au Périscope" consacrée à l'école inclusive.
- Introduction des quatre intervenants : Yannick Ten (Inspecteur général de l'éducation, du sport et de la recherche), Virginie Legal (Principale adjointe au collège Trémolière à Cholet), Stéphane Bertrou (Conseiller technique école inclusive pour la rectrice de l'académie de Nantes), et Frédéric Dupré (Maître de conférence à l'INSEI).
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[1:15 - 2:00] Introduction à la thématique de l'école inclusive
- Annonce d'une première partie consacrée aux enjeux et d'une seconde partie aux témoignages de terrain.
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[2:00 - 4:25] Retour historique sur la thématique de l'école inclusive (Yannick Ten)
- Début des années 1900 : Création de classes spécialisées perçue comme de l'exclusion.
- 1975 : Étape de l'intégration des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire (loi de 75).
- 2005 : Loi posant véritablement les principes d'une école inclusive, avec deux changements majeurs : la notion de handicap liée au contexte et la gestion confiée à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).
- Émergence de trois droits : vivre parmi les autres, participer sans exclusion, et décider de sa vie.
- 2013 (Loi de refondation pour l'école) et 2019 (Loi pour une école de la confiance) : Confirmation et précision du principe de l'école inclusive, obligation de résultat, institution des pôles inclusifs d'accompagnement localisés, coopération avec le médico-social, et création du service départemental de l'école inclusive.
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[4:25 - 6:50] Vision internationale de l'école inclusive (Frédéric Dupré)
- Mouvement inclusif global depuis une trentaine d'années.
- 1994 : Déclaration de Salamanque sur les besoins éducatifs spéciaux et l'idée d'une école pour tous.
- Début des années 2000 : Principes directeurs de l'UNESCO en faveur de l'inclusion.
- 2010 : Ratification par la France de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, principe d'accessibilité (non uniquement physique) et valeur juridique supérieure aux lois nationales.
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[6:50 - 10:00] Évolutions depuis 2005 et points de blocage (Yannick Ten & Frédéric Dupré)
- Évolutions positives : augmentation du nombre d'enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire (environ 500 000, majoritairement à 90% en classes ordinaires), accueil amélioré avec des structures médico-sociales et des classes spécialisées plus ouvertes.
- Point de blocage : l'accompagnement humain (développement exponentiel mais parfois non maîtrisé, questions de statuts, salaires, conditions de travail).
- Déséquilibre entre accessibilité et compensation (la France n'a pas assez développé l'accessibilité).
- Relation avec le médico-social qui pose question (retard de la France selon l'ONU).
- Relation MDPH et Éducation Nationale à améliorer, avec de fortes disparités territoriales.
- Engagement international : évolutions quantitatives mais nécessité de progresser sur l'accessibilité.
- Rapports (ONU, inspections générales) pointant la nécessité de passer d'une approche compensatrice à une approche privilégiant l'accessibilité et enjoignant à fermer les établissements spécialisés.
- La construction de l'école inclusive est un processus transformatif visant à accueillir a priori tous les élèves.
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[10:00 - 11:05] La Minute Juris (Raphaël Mata duvgot)
- Loi du 8 juillet 2013 intégrant l'inclusion scolaire dans le code de l'éducation.
- Loi du 26 juillet 2019 (école de la confiance) transformant "inclusion scolaire" en "scolarisation inclusive" : ce n'est plus l'élève qui s'adapte à l'école, mais l'école qui s'adapte à l'élève.
- Droit à l'éducation à valeur constitutionnelle.
- Obligation pour l'État d'assurer l'égalité de traitement et des dispositions appropriées pour l'accès de chacun en fonction de ses besoins particuliers.
- Focus sur les élèves souffrant d'un handicap : obligation de formation scolaire, moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire (loi de 2005).
- Responsabilité de l'État en cas de défaut de scolarisation adaptée.
- Collaboration avec le secteur médico-social institutionnalisée (décret de 2009).
- Droit créance à la charge de l'éducation nationale pour les AESH (ordonnance de 2010).
- Focus sur les questions de genre et le droit à l'éducation des élèves trans : protection contre le harcèlement (lois de 2013 et 2022), reconnaissance du droit (circulaire Blanquer sur le prénom d'usage), aménagements pratiques (usage des espaces d'intimité).
- La pleine effectivité de l'inclusivité demeure un idéal.
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[11:05 - 12:10] Transition vers les témoignages de terrain
- Introduction de la seconde partie avec Stéphane Bertrou et Virginie Legal.
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[12:10 - 13:10] Orientations nationales et mise en œuvre locale (Stéphane Bertrou)
- L'école inclusive comme question socialement vive, nécessitant un cadrage du supranational au national.
- Conférence nationale du handicap de 2023 (CNH 23) et ses 10 engagements, dont l'école pour tous.
- Engagement dans l'acte 2 de l'école inclusive.
- Déploiement sur le territoire de l'Académie de Nantes (cinq départements, environ 25 000 jeunes reconnus handicapés scolarisés en établissements ordinaires et 3 500 dans le médico-social).
- Quatre thématiques pour le transfert du national au territoire : pilotage, travailler avec le médico-social, maillage territorial, et formation.
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[13:10 - 14:00] Pilotage de l'école inclusive (Stéphane Bertrou & Virginie Legal)
- Au niveau académique : projet académique intégrant l'école inclusive, création des services départementaux de l'école inclusive (SDUI) et des comités départementaux de suivi de l'école inclusive (CDSI).
- Au niveau de l'établissement (Collège Trémolière) : intégration dans le projet d'établissement, rôle central du chef d'établissement, sessions de sensibilisation, utilisation de Pronote pour le partage d'informations, intégration des PIAL, évaluations régulières.
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[14:00 - 16:00] Collaboration, coopération, coordination (Stéphane Bertrou & Virginie Legal)
- Nécessité de "travailler avec" différents acteurs (médico-social, familles, PIAL).
- Rapprochement rectorat-ARS, stratégies communes (troubles neurodéveloppementaux, unités d'enseignement autisme, dispositifs d'autorégulation).
- Équipes mobiles d'appui à la scolarisation (EMAS).
- Apprendre à travailler ensemble entre enseignement et médico-social, exemples de plateaux du médico-social implantés dans des établissements scolaires.
- Dans l'établissement : collaboration avec les CESSAD et les familles, intégration des AESH à l'équipe éducative, rôle crucial du coordinateur ULIS.
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[16:00 - 17:30] Réaction de Frédéric Dupré sur les pratiques effectives et la complexité
- Constatation de la présence du vocabulaire inclusif.
- Importance de regarder les pratiques effectives et leur correspondance aux enjeux d'accessibilité.
- Évolution de la forme scolaire classique avec plusieurs professionnels travaillant ensemble.
- Complexité des dispositifs et du travail conjoint (enseignant-AESH, etc.).
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[17:30 - 18:00] Complexité des niveaux d'intervention et des dispositifs (Yannick Ten)
- Complexité des niveaux d'intervention (académie, département, établissement, écoles) et nécessité d'une compréhension partagée.
- Complexité des dispositifs (acronymes, etc.) pour les enseignants, les acteurs et les familles.
- Importance de visualiser le parcours de l'élève de la maternelle au lycée.
- Question de la mesure et de l'évaluation de l'autonomie progressive des enfants en situation de handicap.
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[18:00 - 19:45] Maillage territorial et dispositifs d'accompagnement (Stéphane Bertrou & Virginie Legal)
- Le maillage territorial en écho à la complexité et aux différents niveaux d'intervention, permettant de visualiser le parcours.
- Enjeu premier : rendre l'environnement (spatial, classe, enseignement) accessible.
- Pôle d'appui à la scolarité (expérimentation nationale) : concentration des regards pour rendre les établissements plus accessibles.
- Nécessité pour l'Éducation Nationale d'apporter les réponses de premier niveau.
- Coopération avec les familles, rendre lisible le parcours.
- Dans l'établissement : intégration des PIAL, travail en réseau avec les établissements environnants et les services éducatifs et de soins, anticipation de la mise en place des pôles d'appui.
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[19:45 - 22:40] Formation et sensibilisation des personnels (Stéphane Bertrou, Yannick Ten & Virginie Legal)
- Importance de la formation face à la diversité des élèves.
- Nombreuses formations déployées (AESH, enseignants, cadres) au niveau académique et départemental.
- Accent mis sur l'accessibilité plutôt que sur la connaissance approfondie de chaque trouble.
- Bémol de Yannick Ten : évolution positive des processus de formation mais insuffisance et écart entre intentions et réalité.
- Nécessité de renforcer la formation initiale et continue, et de former les personnels de service et d'intervention des collectivités territoriales.
- Dans l'établissement : importance accordée à la formation et à la sensibilisation de tous les personnels, sessions de sensibilisation dès la rentrée, réunions pluridisciplinaires, encouragement à la participation aux formations académiques et départementales, rôle central du chef d'établissement dans l'impulsion de cette dynamique.
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[22:40 - 23:30] Autres aspects essentiels de l'école inclusive (Stéphane Bertrou)
- Importance de la communication pour rendre l'existant lisible et mieux accueillir les familles.
- Nécessité d'anticiper pour que l'école soit suffisamment accessible et éviter les demandes de compensation à la MDPH.
- Enjeu des adaptations des pratiques pédagogiques, appui sur les ressources existantes (enseignants spécialisés), transformation réelle de l'école nécessaire.
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[23:30 - 25:45] Conclusion (Yannick Ten & Frédéric Dupré)
- Yannick Ten : engagement des personnels, augmentation du nombre d'enfants en situation de handicap accueillis (tendance à la hausse), importance de comprendre le "parcours du combattant" des familles.
- Frédéric Dupré : la loi de 2005 évalue les besoins pour proposer des mesures compensatoires et non une mise en accessibilité de l'environnement, choix du système éducatif français s'appuyant sur l'accompagnement humain et les dispositifs "inclusifs", vigilance sur le fait que les mesures compensatoires peuvent être sources d'obstacles supplémentaires, importance de réfléchir à l'accessibilité (à l'école, pédagogique, didactique) à tous les échelons du système éducatif, reconnaissance des petits pas réalisés au quotidien, nécessité d'une action conjointe pour une école pour tous.
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[25:45 - 28:30] La Minute Biblique (Sylvien Paul)
- Présentation de ressources sur l'école inclusive : site education.gouv.fr, ouvrages (Agir pour les réussites scolaires, Inclusion scolaire dispositif et pratique pédagogique, L'autisme à l'école, Éducation inclusive privilège ou droit, Gouvernance et inclusion scolaire), revue (La Nouvelle Revue éducation et société inclusive), portail Canopé (Cap école inclusive), et les anciens numéros du Périscope.
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[28:30 - Fin] Mot de la fin et annonce du prochain numéro
- Remerciements aux invités et annonce du prochain numéro du Périscope le 11 mars sur le parcours de l'élève .
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Voici un sommaire des idées fortes du webinaire sur le RGPD pour les associations:
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Introduction à Solidatech:
- Solidatech est un programme de solidarité numérique qui aide les associations à renforcer leur impact grâce au numérique.
- L'organisme propose des logiciels et du matériel informatique à tarif réduit.
- Solidatech offre également un accompagnement aux usages numériques à travers des ressources en ligne, des ateliers, un service de hotline, et un outil de diagnostic numérique.
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Présentation des intervenants:
- Laurine, assistante en communication et marketing chez Solidatech, présente l'organisme.
- Sandrine Mang, chef de projet transformation numérique, anime le webinaire sur le RGPD.
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Enjeux du RGPD pour les associations:
- Le RGPD concerne les entreprises, le secteur public et les associations.
- Il s'applique aux données numériques et physiques sur le territoire de l'Union Européenne.
- L'objectif principal est de rendre le contrôle des données aux citoyens.
- Se conformer au RGPD est obligatoire et témoigne de l'éthique de l'association.
- Les sanctions en cas de non-conformité peuvent être financières ou inclure des dommages et intérêts.
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Délégué à la Protection des Données (DPO) et référent RGPD:
- Le DPO est obligatoire pour les collectivités et les structures traitant des données à grande échelle ou des données sensibles.
- Il est fortement conseillé d'avoir un référent RGPD pour coordonner la mise en conformité et répondre aux questions.
- Le rôle du DPO inclut informer, conseiller, contrôler le respect du règlement, coopérer avec la CNIL, etc.
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Définition et types de données personnelles:
- Une donnée personnelle est toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable.
- Cela inclut les informations directes (nom, prénom, photo) et indirectes (numéro de téléphone, adresse mail).
- Les données sensibles sont celles à potentiel discriminatoire fort (origine ethnique, opinions politiques, etc.), à l'exception des coordonnées bancaires dans ce contexte.
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Traitement de données, finalité et responsable de traitement:
- Un traitement de données est toute opération effectuée sur des données personnelles (collecte, utilisation, conservation, etc.).
- La finalité est l'objectif de l'utilisation des données.
- Le responsable de traitement est la personne qui définit les objectifs et les modalités pratiques du traitement (souvent le représentant légal de la structure).
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Principes de la protection des données:
- Licéité, finalité, pertinence, minimisation, transparence, durée de conservation limitée, confidentialité et sécurité.
- Six bases légales pour le traitement des données : consentement, obligation légale, contrat, mission d'intérêt public, sauvegarde des intérêts vitaux, intérêt légitime.
- Le consentement doit être positif, libre et éclairé.
- Les données ne doivent être conservées que pendant une durée limitée.
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Devoirs des collecteurs de données:
- Principe de redevabilité : montrer des preuves de conformité.
- Principe de responsabilité en chaîne : s'assurer que les prestataires respectent également le RGPD.
- Sécurisation des données et confidentialité : limiter les accès et les risques.
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Étapes pour se mettre en conformité RGPD:
- Recenser les fichiers avec un registre des traitements.
- Faire le tri dans les données personnelles traitées.
- Faire preuve de transparence et communiquer sur la mise en conformité.
- Organiser et faciliter l'exercice des droits des personnes.
- Sécuriser les données.
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Registre des traitements:
- C'est un document qui répertorie tous les traitements de données personnelles effectués par l'organisme.
- Il contient un sommaire, les finalités, les catégories de données, les destinataires, les mesures de sécurité, etc.
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Diagnostic de sa structure au regard du RGPD:
- Il est conseillé de faire un diagnostic numérique de son association via l'outil en ligne gratuit de Solidatech.
- Cet outil permet d'évaluer la conformité de l'association et de recevoir des recommandations personnalisées.
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Prochaines étapes et ressources:
- Construire un plan d'action en identifiant les impacts du RGPD, les actions à mettre en place, les personnes clés à impliquer, etc.
- Solidatech propose des formations et un accompagnement pour se mettre en conformité.
- L'adresse mail formation@solidateek.fr est disponible pour toute question.
- Il est important de consulter le guide de la CNIL pour les associations et d'identifier les risques.
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- Feb 2025
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Voici un sommaire minuté basé sur la transcription du webinaire Solidatech:
- 0:00-0:12: Introduction du webinaire et présentation du programme Solidatech, une initiative de solidarité numérique.
L'objectif est de présenter en détail les offres de Solidatech, incluant logiciels, services, accompagnement et matériel, ainsi que d'expliquer leur fonctionnement.
- 0:26-1:51: Présentation globale de Solidatech par Laurine.
Solidatech est un programme de solidarité numérique visant à aider les associations à renforcer leur impact grâce à une meilleure utilisation du numérique.
Créé en 2008, le programme est géré par une équipe d'une douzaine de personnes réparties entre Paris et les Deux-Sèvres, appartenant aux Ateliers du Bocage, une coopérative d'insertion.
Les Ateliers du Bocage se spécialisent dans la collecte et le réemploi de matériel informatique, de smartphones et de cartouches. Solidatech fait partie du réseau international TechSoup, ce qui lui permet d'offrir des réductions sur divers logiciels.
- 1:58-2:28: Bénéficiaires de Solidatech. Principalement, Solidatech accompagne les associations loi 1901, mais aussi d'autres structures comme les fondations RUP, les fonds de dotation et les bibliothèques publiques.
L'inscription à Solidatech est gratuite via leur site internet, et le programme est accessible quel que soit le secteur d'activité ou le mode de fonctionnement de la structure.
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2:35-3:25: Modes d'action de Solidatech. Solidatech intervient de trois manières : en facilitant l'accès au numérique par des tarifs réduits sur les logiciels et le matériel informatique, en accompagnant les associations dans le développement de leurs usages numériques (centre de ressources, diagnostic numérique, formations), et en participant à la coproduction et à la diffusion de savoirs sur la transition numérique des associations, notamment à travers des études triennales.
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3:25-4:25: Logiciels et solutions proposés par Solidatech. Solidatech offre une variété de logiciels couvrant divers besoins des associations, allant de la comptabilité aux antivirus, en passant par les outils collaboratifs.
Le catalogue inclut des acteurs internationaux comme Zoom, Adobe et Microsoft, ainsi que des solutions françaises comme Net Explorer. Solidatech propose également du matériel informatique reconditionné provenant des Ateliers du Bocage, ainsi que du matériel neuf via des partenaires comme Cisco et Dell.
- 4:32-5:27: Accompagnement aux usages numériques.
Solidatech met à disposition des ressources pour une utilisation autonome, comme un centre de ressources et des newsletters.
Des webinaires thématiques sont aussi proposés, comme celui sur le RGPD prévu à la fin du mois. Un accompagnement individuel est également disponible, avec un catalogue de formations et des enjeux de sensibilisation au numérique.
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5:27-5:53: Chiffres clés et transition vers la présentation du site web. Solidatech accompagne plus de 42 000 associations.
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5:53-6:23: Transition vers la présentation du site web par Elodie.
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6:23-9:54: Visite guidée du site Solidatech.fr. Le site Solidatech.fr est la porte d'entrée vers le programme de solidarité numérique, présentant les offres, services et accompagnements.
Le site oriente également vers des plateformes secondaires pour les logiciels à tarif réduit et l'achat de matériel. L'inscription gratuite est nécessaire pour bénéficier de ces offres.
- 9:54-11:32: Processus de connexion et présentation de l'espace utilisateur. Après l'inscription, les utilisateurs peuvent se connecter via le site Solidatech ou directement lorsqu'ils cliquent sur une offre.
La connexion redirige vers la plateforme TechSoup.fr, où les associations accèdent à leur interface utilisateur.
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11:32-12:16: Présentation de la plateforme TechSoup.fr. TechSoup.fr est la plateforme principale pour commander des logiciels à tarif solidaire et du matériel neuf, grâce aux partenariats internationaux. D'autres partenariats et offres spécifiques sont disponibles sur d'autres plateformes.
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12:16-15:38: Catalogue de logiciels à tarif réduit. Le catalogue de logiciels peut être consulté sans être connecté, mais la connexion est nécessaire pour commander.
Les utilisateurs peuvent rechercher des logiciels par nom ou filtrer par catégorie pour identifier les solutions répondant à leurs besoins. Le catalogue inclut plus de 260 offres, mais l'éligibilité varie en fonction des critères définis par les éditeurs, tels que le budget annuel ou le secteur d'activité.
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15:38-17:22: Fiche produit et modalités de l'offre. Chaque fiche produit détaille les caractéristiques du logiciel et les modalités de l'offre Solidatech, incluant les réductions, les critères de restriction et les conditions d'éligibilité. Il est conseillé de lire attentivement l'onglet "Modalités de l'offre" pour comprendre les conditions spécifiques.
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17:22-19:20: Fonctionnement des coupons de réduction. Pour certaines offres, l'achat d'un coupon de réduction est nécessaire pour bénéficier d'un tarif réduit sur l'abonnement au logiciel, comme pour Adobe Creative Cloud.
Le paiement des frais administratifs à Solidatech permet d'acquérir ce coupon, donnant accès à la réduction sur le site du partenaire. Pour d'autres solutions, comme l'antivirus Bitdefender, le paiement se fait uniquement auprès de Solidatech.
- 19:20-20:36: Équipements neufs. L'offre d'équipement neuf concerne principalement le matériel réseau de la marque Cisco, proposé avec des réductions importantes, ainsi que quelques caméras de surveillance.
Des coupons d'achat permettent d'accéder à des réductions sur le matériel neuf chez Dell. Le matériel réseau Cisco est proposé avec une réduction d'environ 90 % par rapport au prix du marché.
- 20:36-23:33: Matériel reconditionné. Le matériel reconditionné est accessible via la plateforme TechSoup ou directement depuis le site Solidatech.
La boutique de matériel reconditionné propose du matériel informatique reconditionné au sein des ateliers, incluant des ordinateurs portables, des unités centrales, de la téléphonie, des tablettes, ainsi que des accessoires et périphériques. Des articles et conseils sur le reconditionné sont également disponibles.
- 23:33-26:10: Informations sur les produits reconditionnés.
Les produits reconditionnés sont garantis 12 mois et sont effacés et testés. Pendant le mois de février, l'extension de garantie est offerte, passant de 12 à 24 mois.
Des informations détaillées sur les produits, leurs performances et les conditions de garantie sont fournies sur le site. Une demande de devis peut être faite pour des commandes spécifiques ou en grande quantité.
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26:10-27:50: Processus de commande de matériel reconditionné. Pour la première commande sur la boutique de reconditionné, il est nécessaire de créer un compte client et de renseigner un jeton de validation pour vérifier l'éligibilité de l'association. Ce jeton est unique et peut être généré sur le compte Solidatech.
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27:50-29:49: Explication du jeton de validation.
Le jeton de validation est un code permettant de vérifier que la structure est bien une association. Il est disponible sur le compte Solidatech et peut être généré autant de fois que nécessaire.
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29:49-30:42: Utilisation du jeton de validation pour accéder aux offres. Le jeton de validation est souvent demandé pour accéder à des offres logicielles ou à certains services.
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30:42-31:51: Formations et conseils. Solidatech propose des formations certifiées Qualiopi, destinées aux salariés et bénévoles des associations, couvrant les enjeux du numérique et l'utilisation d'outils. Les formations peuvent être suivies à distance ou en présentiel dans les locaux de l'association.
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31:51-33:51: Services de migration vers le cloud.
Solidatech propose des services de migration vers le cloud avec des partenaires comme IT for Life et Se Consulting, pour accompagner les associations vers Workspace ou Microsoft 365. De nouveaux services et formations seront proposés prochainement.
- 33:51-35:23: Prestatech.
Prestatech est un annuaire de prestataires de confiance, préqualifiés par Solidatech, offrant des services de conseil, de prestation informatique et de formation. Les prestataires sont classés selon leur domaine d'expertise et leurs modalités de financement.
- 35:23-37:20: Centre de ressources.
Le centre de ressources est un blog contenant des articles conseils, des cas d'usage et des comparatifs d'outils, classés par thématique. Il inclut également les replays des webinaires.
- 37:20-38:35: Autodiagnostic numérique.
L'autodiagnostic numérique est un outil gratuit permettant d'évaluer la maturité numérique de l'association à travers un questionnaire interactif organisé autour de sept piliers stratégiques.
Il aide à prioriser les chantiers à mener et propose une sélection de logiciels et de ressources pertinentes.
- 38:35-38:47: Étude nationale sur le numérique associatif. Solidatech mène une étude tous les trois ans sur la place du numérique dans le projet associatif, en partenariat avec Recherche et Solidarités.
- 38:47-49:23: Questions/réponses.
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Voici un document de synthèse pour un briefing basé sur la transcription du webinaire Solidatech:
Présentation Générale de Solidatech
- Solidatech est un programme de solidarité numérique qui aide les associations à améliorer leur impact grâce à une meilleure utilisation du numérique.
- Le programme existe depuis 2008 et est géré par une équipe d'une douzaine de personnes.
- Solidatech fait partie du réseau international TechSoup, ce qui lui permet d'offrir des réductions sur des logiciels.
- Les bénéficiaires sont principalement les associations loi 1901, mais aussi les fondations, les fonds de dotation et les bibliothèques publiques. L'inscription est gratuite.
Offres et Services de Solidatech
- Accès au numérique facilité: Solidatech propose des logiciels et du matériel informatique à tarif réduit.
- Logiciels et solutions: Couvrent divers besoins (comptabilité, antivirus, outils collaboratifs) avec des acteurs internationaux et français.
- Matériel informatique: Offre du matériel reconditionné et neuf.
- Accompagnement au développement des usages numériques.
- Centre de ressources: Outil de diagnostic numérique et formations.
- Formations: Certifiées Qualiopi, en présentiel ou à distance.
- Coproduction et diffusion de savoirs sur la transition numérique des associations.
Fonctionnement du Site et Plateformes
- Le site Solidatech.fr est la porte d'entrée principale.
- Oriente vers des plateformes secondaires comme TechSoup.fr pour les logiciels à tarif réduit.
- L'inscription est gratuite pour vérifier l'éligibilité.
Catalogue de Logiciels
- Plus de 260 offres, mais l'éligibilité varie.
- Il est possible de rechercher par nom ou de filtrer par catégorie.
- Il est important de consulter les modalités de l'offre pour chaque produit.
- Certaines offres nécessitent l'achat d'un coupon de réduction.
Matériel Informatique
- Matériel neuf: Principalement du matériel réseau Cisco avec des réductions importantes.
- Matériel reconditionné: Disponible sur une boutique en ligne avec garantie de 12 mois (extension à 24 mois offerte en février).
Jeton de Validation
- Nécessaire pour vérifier l'éligibilité de l'association.
- Disponible sur le compte TechSoup.fr.
- Souvent demandé pour accéder aux offres logicielles.
Accompagnement et Services
- Formations: Aux enjeux du numérique et aux outils, pour salariés et bénévoles.
- Services de migration vers le cloud: Avec des partenaires spécialisés.
- Prestatech: Annuaire de prestataires de confiance.
Ressources Utiles
- Centre de ressources: Blog avec articles conseils, cas d'usage et replays des webinaires.
- Autodiagnostic numérique: Outil gratuit pour évaluer la maturité numérique de l'association.
- Étude nationale: Étude triennale sur la place du numérique dans le secteur associatif.
Points de Contact
- FAQ disponible en ligne.
- Équipe support: contact@solidatec.fr.
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Briefing Document: Autonomie des établissements et réussite scolaire : le paradoxe français Source: Excerpts from "Autonomie des établissements et réussite scolaire : le paradoxe français" (Podcast interview with Éric Charbonnier, analyst at the OECD and member of the Conseil d'évaluation de l'école).
Thèmes principaux:
L'autonomie des établissements scolaires en France: Un sujet sensible et souvent mal compris, source de peurs et de résistances.
Le lien entre autonomie et performance des élèves: Les études internationales (PISA) montrent une corrélation positive entre autonomie des établissements et réussite des élèves, particulièrement lorsque l'autonomie est accordée aux acteurs de terrain (chefs d'établissement, enseignants).
L'importance d'une culture d'établissement: La création d'un esprit d'équipe, de coopération, et d'échange de bonnes pratiques est essentielle pour la progression des élèves.
Les freins à l'autonomie en France: Centralisation excessive, rôle limité du chef d'établissement, programmes scolaires rigides, manque de flexibilité dans la gestion des ressources humaines.
La nécessité d'une évaluation cohérente des politiques éducatives: Manque de constance et de cohérence dans les réformes, absence d'évaluation rigoureuse de leur impact, conduisant à un sentiment de découragement chez les acteurs de terrain.
Le rôle crucial du bien-être: Le bien-être des personnels et des élèves est un facteur déterminant de la réussite scolaire, souvent négligé au profit d'une focalisation excessive sur les fondamentaux. Idées et faits importants:
La peur de l'autonomie est infondée: "Je crois que c'est important de partir du en terme de début sur le fait qu'il y a des mots qui font peur en France quand on parle d'autonomie [...] il y a tout de suite une peur qui qui se crée dans la communauté éducative [...] Je crois qu'il faut qu'on sorte déjà de de de cette idée que dès qu'on parle d'autonomie ça va être forcément au détriment du système éducatif." L'autonomie ne doit pas être perçue comme une menace mais comme un levier d'amélioration.
L'autonomie locale est bénéfique, la centralisation est contre-productive: "Ce qui est assez fascinant c'est qu'on voit quand l'autonomie est donnée aux établissements et à leurs acteurs [...] les résultat des élèves s'en trouvent systématiquement améliorés.
À contrario quand l'autonomie est donné aux autorités nationales dans des pays centralisés comme le nôtre on voit qu'il y a un effet négatif sur la performance." Les décisions doivent être prises au plus près du terrain pour être efficaces.
Les exemples internationaux montrent la voie: Des pays comme le Portugal, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, le Japon et la Corée ont réussi à améliorer la performance de leurs élèves grâce à une forte culture de l'autonomie des établissements, à la formation des chefs d'établissement et des enseignants, et à la coopération.
La France souffre d'une culture individualiste: "On voit qu'on a encore une culture très individualiste dans nos collèges, l'enseignant a la liberté pédagogique mais finalement il est seul face à ces problèmes et ça l'autonomie ça peut apporter ça aussi créer de la coopération [...]"
L'autonomie doit favoriser le travail d'équipe et l'échange de bonnes pratiques.
L'autonomie RH, un tabou français: Dans un tiers des pays de l'OCDE, le chef d'établissement est responsable du recrutement d'une partie des enseignants. Cette flexibilité permet de souder les équipes pédagogiques et de mieux adapter les compétences aux besoins de l'établissement. "Est-ce qu'on imagine ça en France avoir un chef d'établissement au collège et lycée qui peut choisir ces enseignants [...] c'est monnaie courante dans beaucoup de pays et ça permet de la flexibilité."
L'autonomie budgétaire est un levier de performance:
L'autonomie permet aux établissements d'utiliser leur budget de manière plus efficace en fonction de leurs priorités et de leurs besoins spécifiques. "L'autonomie ça offre au pays la possibilité d'utiliser leur budget comme ils le souhaitent de décider du contenu de la formation continue."
L'effet chef d'établissement est mesurable: Des études montrent que les chefs d'établissement performants ont un impact significatif sur la réussite des élèves, notamment dans les établissements les plus difficiles. "Il y a beaucoup d'études qui ont été faites notamment si on prend aux États-Unis ou dans les établissements les plus difficiles on on affectait les meilleurs chefs d'établissement [...] et ça conduisaient à l'amélioration des résultats des élèves."
Le bien-être est une condition essentielle de la réussite: "Quel que soit le métier euh s'il y a pas un environnement où les gens puissent s'épanouir être heureux [...] on tombe facilement dans dans l'ennui si c'est pas le cas et le bien-être est ultra important." Le bien-être des personnels et des élèves doit être au cœur des politiques éducatives.
La cohérence et la constance des réformes sont indispensables: "Il faudrait avoir une obligation de garder un cap au moins une dizaine d'années pour éviter que on on détricote en permanence qu'on ce qu'on a pu faire avant et que finalement on puisse jamais juger le bénéfice de ces réformes." Les changements de cap fréquents et l'absence d'évaluation rigoureuse des réformes nuisent à leur efficacité.
Les programmes scolaires doivent être allégés et recentrés sur l'essentiel: "Il faut équiper les jeunes avec les compétences du 21e siècle [...] et finalement la solution qui a été choisi dans beaucoup de pays c'est d'alourdir les programmes on rajoute et on rajoute [...] et du coup ça crée du stress pour tout le monde."
L'alourdissement des programmes crée du stress et entrave l'acquisition des compétences essentielles. La qualité des enseignants est le facteur clé de la réussite: "La qualité d'un système éducatif n'excède jamais la qualité de ces enseignants et de son chef d'établissement voilà c'est le levier premier de la réussite." La formation, le bien-être et la valorisation des enseignants sont des priorités absolues.
Il faut mieux utiliser les données disponibles: La France dispose de données de qualité, tant au niveau national qu'international, mais il faut les utiliser de manière plus systématique pour identifier les bonnes pratiques et adapter les politiques éducatives aux besoins spécifiques des établissements.
Conclusion:
L'interview met en lumière le paradoxe français : un système éducatif centralisé et rigide, malgré une volonté affichée d'autonomie.
Les études internationales montrent que l'autonomie des établissements, lorsqu'elle est associée à une culture de coopération, à la formation des personnels, et à une évaluation rigoureuse des politiques, est un facteur clé de la réussite des élèves.
Il est impératif de lever les freins à l'autonomie en France, de valoriser le rôle des chefs d'établissement et des enseignants, et de se concentrer sur le bien-être de tous les acteurs de l'éducation.
La valorisation et la diffusion des études de l'OCDE sont un pas important vers cette direction.
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Voici un sommaire minuté de la vidéo "Autonomie des établissements et réussite scolaire : le paradoxe français"
- 0:00-2:22: Introduction sur l'autonomie des établissements et la nécessité de comprendre comment la gérer face aux réformes successives.
Éric Charbonnier de l'OCDE est présenté comme expert sur le sujet.
- 2:22-6:12: Définition de l'autonomie des établissements et son impact sur la performance des élèves selon les études de PISA.
L'autonomie donnée aux établissements améliore les résultats, contrairement à une autonomie centralisée.
- 6:12-9:24: Exemples internationaux (Royaume-Uni, Portugal, Canada, Australie, Japon, Corée) où une forte culture de l'autonomie des établissements favorise la coopération et la progression des élèves.
En France, une culture individualiste persiste.
- 9:24-14:27: Discussion sur l'autonomie pédagogique et des moyens, incluant l'autonomie RH (recrutement des enseignants), inexistante en France.
L'autonomie permettrait une meilleure adaptation aux besoins spécifiques des établissements et une plus grande flexibilité.
- 14:27-17:22: Importance des conditions de travail et de la qualité de l'environnement architectural pour les enseignants.
La pénurie d'enseignants n'est pas uniquement liée à l'autonomie, mais aussi à la culture de l'établissement et à la solidarité entre enseignants.
- 17:22-22:48: Nécessité de favoriser le travail et les échanges entre établissements pour partager les bonnes pratiques.
Le Conseil d'évaluation de l'école tente de créer cette culture de l'évaluation et du partage.
- 22:48-25:55: Critique de la mise en œuvre des réformes en France, souvent incohérentes et sans évaluation rigoureuse.
Importance d'une approche basée sur la recherche et l'expérimentation avant de généraliser une réforme.
- 25:55-29:19: L'autonomie offre la possibilité d'utiliser le budget de manière plus efficace, en accord avec les besoins spécifiques de chaque établissement.
Les politiques d'éducation doivent être couplées avec des initiatives municipales, comme au Portugal.
- 29:19-32:39: L'effet chef d'établissement est mesurable et crucial pour la réussite des élèves.
Il est important de réduire la surcharge administrative des chefs d'établissement pour leur permettre de se concentrer sur le développement pédagogique et le lien avec les équipes.
- 32:39-36:11: La stabilité des équipes et la valorisation des bonnes pratiques sont essentielles pour éviter le turnover des enseignants.
Il faut valoriser les projets innovants et créer une culture de collaboration où les difficultés peuvent être partagées et résolues collectivement.
- 36:11-41:30: Importance du bien-être des personnels et des élèves pour favoriser un climat scolaire positif et éviter le stress lié à des enjeux comme Parcoursup.
Le bien-être est un facteur clé pour l'épanouissement et la réussite.
- 41:30-45:41: Nécessité de se recentrer sur l'essentiel face à l'empilement des réformes.
L'exemple de la ministre estonienne qui définit les grandes règles et laisse les établissements définir leur politique pour atteindre les objectifs.
- 45:41-51:18: Critique de l'approche quantitative des réformes en France (ex : redoublement) et importance de la qualité de l'éducation et de la pédagogie.
La cohérence des réformes et la stabilité des objectifs sont essentielles.
- 51:18-56:02: Débat sur les programmes scolaires, souvent trop chargés, et la nécessité de se concentrer sur les compétences essentielles.
Exemples de pays (Canada, Finlande, Slovénie) qui simplifient les programmes ou les organisent autour de compétences.
- 56:02-59:05: L'influence de Napoléon sur le système éducatif français et l'importance accordée à l'élitisme.
Nécessité de rééquilibrer le système en faveur de l'équité et de la lutte contre les inégalités sociales.
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59:05-1:04:21: Comment les chefs d'établissement peuvent agir concrètement pour améliorer la situation dans leurs établissements, notamment en utilisant les évaluations du Conseil d'évaluation de l'école comme feuille de route.
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1:04:21-1:12:50: Discussion sur les difficultés rencontrées lors des évaluations et l'importance de la participation de tous les acteurs de l'établissement.
Les chiffres et études de l'OCDE sont accessibles en ligne et peuvent fournir des idées et des pistes d'amélioration.
- 1:12:50-1:20:41: Importance de la formation des enseignants et de l'amélioration de leurs conditions de travail.
La qualité d'un système éducatif dépend de la qualité de ses enseignants et de ses chefs d'établissement.
- 1:20:41-1:24:44: Nécessité d'une réforme globale du métier d'enseignant et d'une meilleure utilisation des données et recherches disponibles.
L'intelligence artificielle peut être une opportunité pédagogique pour personnaliser l'enseignement.
- 1:24:44-1:26:04: Conclusion sur l'importance de l'autonomie et du rôle du chef d'établissement pour favoriser la progression et l'épanouissement des élèves.
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Cette source est la transcription d'une vidéo vulgarisant des concepts biologiques fondamentaux liés à la reproduction et à la biodiversité.
L'objectif principal est de démystifier des idées fausses sur la reproduction, comme l'idée du père plantant une graine, en expliquant le rôle réel des gènes et l'investissement maternel.
La vidéo aborde ensuite la nature dynamique de la biodiversité, soulignant qu'elle n'est pas un équilibre statique mais un processus constant d'apparition et de disparition d'espèces.
Un thème central est l'effondrement actuel des effectifs des populations, qui menace cette dynamique et pourrait mener à une crise de la biodiversité, avec une forte insistance sur le fait que la perte de diversité en elle-même n'est pas un problème si elle est compensée par la dynamique globale de la nature, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
- Reproduction et hérédité : La reproduction est une caractéristique majeure des êtres vivants, permettant de produire des descendants ressemblant à leurs parents tout en étant différents.
Cette variation illimitée et héritable est essentielle pour l'évolution et l'adaptation des organismes. La reproduction n'est pas une simple reproduction à l'identique des individus, mais plutôt une reproduction des gènes.
- Reproduction sexuée vs asexuée : La reproduction sexuée implique la combinaison de matériel génétique de deux parents, tandis que la reproduction asexuée produit des descendants génétiquement identiques à un seul parent.
La reproduction asexuée est plus efficace à court terme, mais la reproduction sexuée favorise la diversité génétique nécessaire à l'adaptation à long terme.
- Rôles des parents dans la reproduction : Chez de nombreuses espèces, la femelle contribue davantage à la reproduction en fournissant l'ovule et les ressources nécessaires au développement de l'embryon.
Chez les mammifères, la mère transmet la moitié des gènes du noyau et l'intégralité de l'ADN mitochondrial. Le rôle du mâle peut être perçu comme celui d'un "parasite" qui injecte ses gènes dans la femelle.
- Différences entre mâles et femelles : La sélection naturelle favorise les gènes qui permettent aux individus de se reproduire avec succès.
La sélection sexuelle peut entraîner des différences morphologiques entre mâles et femelles, comme des ornements chez les mâles pour attirer les femelles ou des adaptations pour les combats entre mâles.
Les préférences esthétiques des femelles peuvent influencer l'expression de certains gènes chez les mâles.
- Consanguinité et diversité génétique : La consanguinité peut entraîner des problèmes de santé chez les descendants en augmentant la probabilité d'hériter de gènes récessifs défavorables.
Cependant, la consanguinité n'est pas problématique en soi si elle est pratiquée de manière constante, car les gènes défavorables sont progressivement éliminés.
- Diversité des sexes : Il existe une binarité mâle/femelle basée sur la taille des gamètes, mais il existe de nombreuses variations dans les systèmes de reproduction.
Chez certaines espèces, il peut y avoir plusieurs "sexes" définis comme des groupes d'individus qui ne peuvent se reproduire qu'avec d'autres groupes spécifiques.
Certaines espèces peuvent alterner entre reproduction sexuée et asexuée en fonction des conditions environnementales.
- Biodiversité et son évolution : La biodiversité est en constant mouvement, avec des espèces qui apparaissent et disparaissent.
L'équilibre de la biodiversité est dynamique et dépend du mouvement évolutif.
L'extinction d'espèces n'est pas un problème en soi tant que la dynamique de divergence et d'apparition de nouvelles espèces est maintenue.
- Effondrement de la biodiversité : La diminution des effectifs de nombreuses espèces est un signe d'effondrement de la biodiversité.
La perte de biomasse d'insectes volants est un exemple de ce phénomène.
L'effondrement des effectifs menace la dynamique de la biodiversité et peut entraîner une augmentation des extinctions.
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Voici un résumé minuté des idées principales de l'exposé de Sidarta Ribeiro sur le sommeil, le rêve et l'apprentissage :
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0:00-4:01 Introduction par Stanislas Dehaene présentant Sidarta Ribeiro et ses travaux sur le sommeil, les rêves, l'apprentissage et les psychédéliques. Dehaene mentionne le livre de Ribeiro, The Oracle of the Night, et son nouveau livre sur les psychédéliques et le cannabis.
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4:14-6:09 Les différentes phases du sommeil (N1, N2, N3, REM) et leur relation avec le rêve. Le sommeil paradoxal (REM) est associé à des rêves intenses, et le sommeil en général est crucial malgré la vulnérabilité qu'il induit.
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6:09-7:54 Évolution du sommeil et du rêve chez les animaux, des invertébrés aux mammifères. Le sommeil actif, précurseur du sommeil paradoxal, est présent chez de nombreux animaux. Les mammifères se distinguent par des épisodes de sommeil paradoxal plus longs, suggérant des rêves plus complexes.
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8:00-9:36 Lésions cérébrales et comportements oniriques chez les animaux. La théorie de la simulation des menaces propose que le rêve ait évolué pour avertir des dangers futurs.
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9:36-11:42 Le rêve comme avertissement contre les menaces imminentes. Exemples historiques de rêves prémonitoires dans la littérature mésopotamienne et romaine.
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11:42-12:25 Importance des rêves dans les cultures autochtones, notamment chez les peuples combattant l'invasion américaine au XIXe siècle. Sitting Bull a utilisé ses rêves pour anticiper les attaques et défendre son peuple.
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12:25-13:52 Impact des rêves sur la société et la science. Élias Howe a inventé la machine à coudre grâce à un rêve, et Kekulé a découvert la structure du benzène grâce à une vision onirique.
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13:52-14:42 Salvador Dalí utilisait ses rêves pour la création artistique. Il se réveillait en laissant tomber une cuillère pour peindre ce qu'il avait vu.
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14:42-15:42 Rôle du rêve dans les cultures indigènes et rejet relatif dans la tradition occidentale. Chez les Shavante et les Yanomami, le rêve est une activité communautaire.
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15:42-16:38 L'interprétation des rêves par Sigmund Freud et son impact sur la science. Freud considérait les rêves comme la voie royale vers l'inconscient.
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16:38-17:40 Premières preuves que le sommeil favorise l'apprentissage. L'étude de Jenkins et Dallenbach en 1924 a montré que le sommeil protège les souvenirs de l'interférence.
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17:40-18:33 Preuve que la privation de sommeil nuit à l'apprentissage. L'expérience de Stickgold a démontré que le sommeil est essentiel pour la consolidation de la mémoire visuelle.
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18:33-19:13 Le sommeil favorise la créativité et la résolution de problèmes. Des études ont montré que le sommeil paradoxal et la phase N1 du sommeil sont bénéfiques pour la créativité.
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19:13-20:12 Le rêve est également important pour l'apprentissage. L'étude de Wamsley a révélé que les personnes qui rêvent d'une tâche l'améliorent davantage après le sommeil.
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20:12-22:01 Expériences sur les siestes et l'apprentissage chez les enfants. Les siestes aident à retenir les informations apprises, en particulier pour la discrimination des lettres miroirs.
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22:01-22:55 L'importance des siestes pour la consolidation de l'apprentissage et leur absence dans les écoles. L'intégration des siestes dans les écoles pourrait améliorer la rétention des connaissances.
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22:55-23:45 La nécessité de deux processus différents pour encoder une mémoire à long terme. La réverbération neuronale et le changement structurel (plasticité synaptique) sont essentiels.
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23:45-26:07 La réverbération neuronale ou électrique a été démontrée par des expériences sur l'hippocampe du rat. L'étude de Wilson et McNaughton a mis en évidence la relecture des schémas neuronaux pendant le sommeil lent.
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26:07-27:28 La relecture neuronale parfaite chez le zebrafinch. Les neurones codant le chant de l'oiseau présentent le même schéma d'activation pendant le sommeil que pendant le chant.
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27:28-28:22 Désengagement de l'hippocampe et engagement cortical pendant le sommeil post-apprentissage. Une étude sur des rats explorant un environnement inconnu a montré une augmentation de l'activité dans le cortex somatosensoriel pendant le sommeil.
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28:22-29:34 Oscillations cérébrales et neurotransmetteurs impliqués dans l'apprentissage dépendant du sommeil. Les oscillations lentes, les fuseaux corticaux, les ondes acérées-rides, l'activité thêta et les ondes ponto-géniculo-occipitales (PGO) jouent un rôle important.
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29:34-31:10 Rôle de la dopamine et de la noradrénaline dans la régulation de l'apprentissage et de la mémoire pendant le sommeil. La dopamine, libérée par l'aire tegmentale ventrale, et la noradrénaline, produite par le locus cœruleus, ont un impact sur l'apprentissage dépendant du sommeil.
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31:10-32:37 Cibler la réactivation de la mémoire (TMR). L'appariement d'un certain type d'apprentissage avec un certain type de stimulus réactive la mémoire.
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32:37-34:36 Changement structurel du cerveau par la plasticité synaptique et neuronale. Les gènes à expression précoce immédiate (IEG) sont essentiels à la consolidation à long terme des souvenirs. L'hypothèse de l'homéostasie synaptique.
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34:36-37:30 Contrairement à l'hypothèse d'homéostasie synaptique, il a été constaté que l'expression des gènes immédiats précoces est réinduite pendant le sommeil paradoxal.
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37:30-37:44 Les résultats ont mené à une hypothèse d'estampage.
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37:44-39:36 L'hypothèse d'estampage dit que le sommeil ne se contente pas de diminuer l'échelle généralisée, mais qu'il favorise la diminution d'échelle globale avec une augmentation d'échelle localisée. Une étude d'imagerie a montré que le sommeil paradoxal élimine les synapses nouvellement formées et renforce une fraction des nouvelles épines.
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39:36-40:37 Il existe un canal calcique dépendant de la tension qui est significativement régulé à la baisse dans l'hippocampe, mais pas dans le cortex.
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40:37-42:28 Rêver et psychose. Une étude a démontré que les personnes atteintes de lésions à l'aire tegmentale ventrale peuvent entrer en sommeil paradoxal, mais ne sont pas capables de rêver.
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42:28-44:52 Comparaison de l'hypnogramme d'un patient sain avec celui d'un patient schizophrène. L'étude a révélé qu'il existe un chevauchement entre les schémas spectraux de l'éveil et du sommeil paradoxal.
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44:52-47:17 Le contenu des rêves peut être utilisé pour diagnostiquer la schizophrénie. La revue des déclarations de Freud sur les rêves.
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47:17-50:21 Découvertes électrographiques sur les rêves. La neutralisation de la valence émotionnelle pendant le sommeil hypnagogique.
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50:21-52:47 L'étude a révélé une activation dans l'hippocampe qui est corrélée négativement avec le résidu d'image, et de nombreuses autres régions qui montrent un grand chevauchement avec le réseau de mode par défaut. Le manque de sommeil peut entraîner une perte d'empathie.
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52:47-55:23 Le monde devient de plus en plus pollué, les gadgets et les machines prennent la place des humains, et les gens sont complètement accros à l'argent et aux objets, et souffrent d'un manque de but et de liens. Une crise de dépression et d'anxiété dans le monde.
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55:23-57:01 Espoir dans l'utilisation de psychédéliques. Il existe de fortes preuves que l'ayahuasca est un antidépresseur.
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57:01-58:10 L'intime relation entre les visions psychédéliques et le rêve.
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58:10-1:00:18 L'expérience psychédélique avec la 5-MeO-DMT a trois sous-états : état d'éveil, état léthargique et état de visions intérieures.
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1:00:18-1:04:15 Une crise de la société qui se caractérise par la pollution, les gens accros à l'argent et les relations brisées. Nous devons reprendre cet ancien art du rêve.
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1:04:15-1:11:20 Conclusion et appel à l'action : restaurer l'art ancien du rêve pour améliorer la société. L'importance du sommeil et du partage des rêves pour résoudre les problèmes mondiaux.
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1:11:20-1:19:00 Questions et discussion.
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1:19:00-1:28:45 Discussion continue.
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Voici un résumé des idées principales de la vidéo, avec les horodatages correspondants :
- Introduction [00:00:01]
- Le professeur Stanislas Dehaene présente le professeur Stéphanie Maza, spécialiste du sommeil et de son impact sur l'apprentissage.
- Il souligne l'importance du sommeil pour l'éducation et le bien-être des élèves.
- Le sommeil et la consolidation des apprentissages [00:00:23]
- Le sommeil est un pilier essentiel de l'apprentissage. La qualité du sommeil affecte la vigilance et la mémorisation.
- Le sommeil qui suit les sessions d'apprentissage joue un rôle crucial dans la consolidation de la mémoire. L'expression « la nuit porte conseil » illustre ce processus.
- Recherches anciennes sur le sommeil et la mémoire [00:02:53]
- Les premières études dans les années 1920 par Jenkins et Dallenbach ont examiné l'oubli en lien avec l'éveil et le sommeil.
- Ils ont constaté que l'oubli est moins important après une période de sommeil, suggérant que le sommeil protège contre l'oubli en réduisant les interférences.
- Protocole expérimental et effet protecteur du sommeil [00:04:51]
- Les participants apprennent des paires de mots, puis sont testés après une période de sommeil ou d'éveil.
- Les résultats confirment que le sommeil a un effet protecteur sur l'apprentissage.
- Interférence et transformation de la trace mnésique [00:05:34]
- Le sommeil transforme la trace mnésique pour la rendre moins sensible aux interférences.
- Études de l'équipe de Yan Born [00:06:16]
- Le rappel d'informations est facilité lorsque le sommeil suit rapidement l'apprentissage, même avec une quantité d'interférence identique.
- La privation de sommeil a un effet néfaste sur la mémoire, même avec une nuit de récupération.
- Consolidation de la mémoire et hypothèses [00:07:54]
- La consolidation transforme les représentations récemment encodées en une trace mnésique plus stable.
- L'hypothèse du système actif de consolidation suggère que le sommeil est le moment idéal pour ce processus.
- Réactivation neuronale et renforcement de la trace mnésique [00:08:58]
- Pendant le sommeil, les représentations neuronales dans l'hippocampe se réactivent, induisant la réactivation des modules corticaux.
- Les réactivations successives renforcent la trace mnésique, stabilisant et intégrant les souvenirs.
- Homéostasie synaptique et fonction de tri du sommeil [00:09:29]
- L'hypothèse concurrente de l'homéostasie synaptique propose que le sommeil renormalise les forces synaptiques, permettant aux traces fortement potentialisées de rester actives et effaçant les souvenirs moins importants.
- Le sommeil garde les traces consolidées et efface les souvenirs anciens, agissant comme un tri.
- Les stades du sommeil et leur rôle dans la consolidation [00:10:08]
- Stade 1 : Transition sommeil-éveil.
- Stade 2 : Sommeil léger, le thalamus isole des stimulations extérieures.
- Sommeil lent profond : Activité neuronale oscillant entre silence et excitation, difficile de réveiller le dormeur.
- Sommeil paradoxal : Réactivation de l'activité corticale.
- Rôle du sommeil lent profond et du sommeil paradoxal [00:11:08]
- Le sommeil lent profond favorise la réactivation de l'hippocampe, essentielle pour le transfert d'informations vers le cortex.
- Le sommeil paradoxal participe aux modifications synaptiques et est impliqué dans la consolidation des souvenirs émotionnels.
- Observation du Replay chez l'animal [00:12:03]
- Des études chez le rongeur montrent que les cellules de lieu dans l'hippocampe se réactivent pendant le sommeil, représentant les séquences vécues à l'éveil.
- L'hippocampe rejoue les mélodies mentales des apprentissages.
- Études chez l'homme et cas d'un patient tétraplégique [00:13:15]
- Une étude par IRMf montre que l'hippocampe des dormeurs s'active, et cette réactivation est corrélée aux performances du lendemain.
- L’étude d’un patient tétraplégique équipé de microélectrodes montre la reproduction de mouvements pendant le sommeil, suivant les séquences pré-enregistrées.
- Fonctions mnésiques du sommeil [00:15:07]
- Le sommeil permet le stockage à long terme, l'intégration dans des représentations corticales préexistantes, et l'émergence de nouvelles connaissances.
- Expérience sur l'apprentissage de vocabulaire en swahili [00:15:18]
- Le groupe ayant dormi se souvient de plus de paires de mots et a besoin de moins d'efforts pour réapprendre.
- La consolidation nocturne améliore les performances à long terme.
- Intégration des nouvelles traces dans les représentations corticales [00:17:04]
- Le sommeil permet l'intégration de nouveaux mots de vocabulaire dans le lexique existant, augmentant la compétition lexicale.
- Émergence de nouvelles connaissances [00:17:37]
- Le sommeil facilite la découverte de règles cachées, comme dans l'expérience avec des séries de chiffres.
- Consolidation chez les nourrissons [00:19:00]
- Après une sieste, les nourrissons se souviennent mieux des noms spécifiques des objets et généralisent mieux les nouveaux objets à des catégories.
- Les fuseaux de sommeil sont impliqués dans la plasticité cérébrale dépendante du sommeil dès le plus jeune âge.
- Sieste et performances de mémoire chez les enfants [00:20:36]
- La sieste améliore les performances de mémoire chez les enfants d'âge maternel, et cet effet est visible 24 heures plus tard.
- Consolidation à l'adolescence [00:21:38]
- La consolidation s'améliore avec l'âge, et le couplage fuso-ondelante devient plus efficace.
- Narcolepsie et troubles de la consolidation [00:22:19]
- Les enfants narcoleptiques ont des troubles de la consolidation nocturne, ce qui affecte leur mémoire.
- Consolidation chez l'adulte et le senior [00:23:29]
- Les seniors montrent une perte d'informations plus marquée pendant le sommeil, et une réduction de l'activité à ondes lentes.
- La réduction de matière grise frontale participe à la réduction de l'activité à ondes lentes, affectant la consolidation.
- Comment booster la consolidation [00:24:22]
- L'utilisation de fonds odorants pendant l'apprentissage et le sommeil peut améliorer la consolidation.
- L'amélioration du sommeil grâce à des programmes d'éducation est essentielle.
- Programmes d'éducation au sommeil [00:25:05]
- Un programme pour apprendre aux élèves l'importance du sommeil améliore significativement leur temps de sommeil.
- Conclusion [00:26:17]
- Le sommeil est essentiel pour la consolidation des souvenirs et le bien-être général.
- Questions et réponses [00:26:46]
- Importance de dormir immédiatement après l'apprentissage : Réviser avant de dormir et au réveil améliore la consolidation [00:27:07].
- Facteurs environnementaux : La régularité des horaires de sommeil est essentielle [00:27:58].
- Apnée du sommeil : Impact sur le développement cérébral et les performances scolaires [00:28:18].
- Goulot d'étranglement dans le sommeil : Question de la capacité limitée de consolidation [00:28:44].
- Mélatonine et somnifères : Impact variable sur la consolidation [00:29:09].
- Différents stades de sommeil : Rôle du sommeil paradoxal pour les apprentissages émotionnels [00:29:38].
- Sommeil local : Vision plus précise de l'activité cérébrale pendant le sommeil [00:30:48].
- Introduction [00:00:01]
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Voici un bref résumé de la présentation sur le sommeil, le replay et l'apprentissage :
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Introduction au sommeil et à la conscience La limite entre l'éveil et le sommeil est paradoxale. Le sommeil est défini comme un état de non-réponse réversible.
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Physiologie du sommeil L'activité électrique du cerveau ralentit et les muscles se détendent. Le thalamus filtre les informations sensorielles, mais ce filtrage n'est pas total.
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Traitement de l'information pendant le sommeil Le cerveau continue d'encoder et de réagir aux sons extérieurs, même pendant le sommeil. L'EEG permet d'étudier l'activité cérébrale en réponse à des stimuli. Les stimuli importants, comme son propre nom, continuent d'être traités.
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Étapes du sommeil Le sommeil n'est pas uniforme et le traitement sensoriel varie selon les étapes. Le thalamus s'endort en premier, suivi par le cortex. L'endormissement prend du temps et les capacités cognitives varient.
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Prise de décision Il est possible de prendre certaines décisions pendant le sommeil. Certaines zones du cerveau peuvent être éveillées pendant le sommeil. Le dormeur peut essayer de se protéger des perturbations extérieures.
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Sommeil profond vs. paradoxal En sommeil profond, une forte sensibilité aux sons peut empêcher le traitement de l'information. En sommeil paradoxal, le rêve pourrait distraire le cerveau des stimuli extérieurs.
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Différents filtres Différents filtres (thalamique, cortical et attentionnel) peuvent empêcher le traitement de l'information pendant le sommeil.
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Réponses pendant le sommeil Il est possible de répondre à des stimuli pendant le sommeil. Les rêveurs lucides peuvent communiquer. La vigilance fluctue, impactant la perméabilité aux stimuli.
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Apprentissage L'apprentissage explicite est limité pendant le sommeil, mais il existe une trace implicite. L'apprentissage du bruit blanc est affecté différemment selon les phases de sommeil. L'acétylcholine pourrait jouer un rôle dans la plasticité synaptique pendant le sommeil, favorisant à la fois la consolidation et l'oubli. Le conditionnement pendant le sommeil pourrait réduire les addictions.
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Le sommeil local Le sommeil n'est pas uniforme et des états hybrides existent. Le principe de localité du sommeil s'applique aussi à l'éveil, influençant l'attention. Des ondes lentes pendant l'éveil peuvent causer impulsivité ou erreurs.
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Conclusion Le sommeil et l'éveil sont un continuum. L'étude du sommeil révèle des informations importantes sur le fonctionnement du cerveau.
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Voici un sommaire minuté de la présentation, mettant en évidence les idées fortes :
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0:00-0:01:50: Introduction de Thomas Andrillon et de son équipe de recherche, la "dream team", qui étudie le sommeil et les rêves à l'Institut du cerveau. Le séminaire se concentrera sur ce que le cerveau fait pendant le sommeil : se coupe-t-il du monde extérieur ou continue-t-il à traiter des informations ?.
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0:01:50-0:03:00: Le paradoxe du sommeil : comment définir la limite entre l'éveil et le sommeil ? Le sommeil est un état de non-réponse réversible.
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0:03:00-0:04:20: Étude du réveil et de l'intensité sonore nécessaire pour réveiller quelqu'un. Il est plus difficile de se réveiller en début de nuit qu'en fin de nuit. La saillance du stimulus est importante.
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0:04:20-0:05:00: La physiologie du sommeil : ralentissement cérébral et relaxation musculaire. Le thalamus joue un rôle clé dans la perception sensorielle. L'endormissement a été longtemps considéré comme un état de déconnexion sensorielle à cause du filtrage thalamique.
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0:05:00-0:06:00: Disséquer les différentes étapes du traitement du son, de l'entrée vers la sortie, et voir comment le sommeil impacte ces étapes. La notion de filtrage thalamique n'est pas complète.
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0:06:00-0:07:00: Le cerveau continue d'encoder et de recevoir les informations du monde extérieur pendant le sommeil. Le cortex auditif réagit à l'information auditive même pendant le sommeil.
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0:07:00-0:09:00: Utilisation de l'électroencéphalographie (EEG) pour inférer les traitements cognitifs pendant le sommeil. Présentation de stimulis audio et alignement de l'activité cérébrale. Les stimulis familiers continuent d'être traités même pendant le sommeil.
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0:09:00-0:11:00: Étude des différents niveaux de sommeil et de leur impact sur le traitement sensoriel. Le cerveau humain a une transition éveil/sommeil non instantanée. Le thalamus est la première région à s'endormir, suivi par différentes régions du cortex.
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0:11:00-0:12:00: L'endormissement est un processus qui prend du temps, avec des variations dans les capacités de traitement cognitif.
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0:12:00-0:14:00: Étude de la prise de décision pendant le sommeil. Les individus en sommeil peuvent continuer à sélectionner la bonne réponse à des tâches de décision lexicale et sémantique.
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0:14:00-0:15:00: Toutes les aires du cerveau ne dorment pas de la même manière au même moment. Des aires cérébrales peuvent se réveiller dans un contexte de cerveau globalement endormi.
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0:15:00-0:16:00: Le dormeur se protège des perturbations en surexprimant des rythmes de sommeil. Modulation fine du sommeil et concept de sommeil local.
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0:16:00-0:17:00: En sommeil profond, plus on est sensible à l'information auditive, moins on est capable de la traiter. Le cortex en sommeil profond est bistable, avec des phénomènes d'auto-inhibition.
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0:17:00-0:18:00: Absence de préparation motrice en sommeil paradoxal. L'hypothèse : on est distrait par le rêve. La complexité cérébrale corrèle avec la capacité à répondre à l'éveil et en sommeil lent léger, mais inversement en sommeil paradoxal.
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0:18:00-0:19:00: Les mouvements oculaires pendant le sommeil paradoxal sont associés au contenu visuel du rêve. Les cortex sensoriels répondent à des activations endogènes.
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0:19:00-0:21:00: Différents types de filtres empêchent de traiter les informations pendant le sommeil : thalamique, cortical et attentionnel. Le paradigme de cocktail party montre qu'on peut sélectionner ce qu'on veut traiter pendant le sommeil. Les ondes lentes ont un double rôle : couper du monde extérieur et créer des fenêtres d'éveil.
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0:21:00-0:23:00: On peut répondre pendant le sommeil. Le somnambulisme est interprété comme un réveil brutal du sommeil profond. Les rêveurs lucides peuvent communiquer depuis leur rêve en utilisant des codes.
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0:23:00-0:24:00: Fluctuations de la vigilance pendant le sommeil et impact sur la perméabilité aux informations extérieures. Difficulté d'étudier l'incorporation des stimuli dans les rêves.
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0:24:00-0:25:00: L'apprentissage pendant le sommeil : un vieux rêve. Les mots entendus pendant le sommeil sont traités comme des mots nouveaux au niveau de la mémoire explicite, mais il y a une trace implicite.
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0:25:00-0:27:00: Étude de l'apprentissage de bruit blanc pendant le sommeil. Les sons entendus pendant le sommeil lent profond donnent des performances encore moindres que des sons nouveaux.
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0:27:00-0:29:00: Le sommeil pourrait avoir une influence sur la plasticité synaptique. L'acétylcholine joue un rôle clé. Le sommeil favorise à la fois la consolidation des souvenirs et l'oubli.
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0:29:00-0:30:00: Conditionnement pendant le sommeil : association d'odeurs chez les fumeurs. L'apprentissage pendant le sommeil est limité, de bas niveau, implicite et fragile.
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0:30:00-0:33:00: Le sommeil n'est pas uniforme. On peut être dans des états hybrides. Le principe de localité du sommeil s'applique aussi à l'éveil. Étude de l'impact des ondes lentes sur l'attention pendant l'éveil.
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0:33:00-0:34:00: Conclusion : le sommeil et l'éveil sont sur un continuum. Importance d'étudier le sommeil pour comprendre le fonctionnement du cerveau.
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0:34:00-0:36:30: Questions et discussion sur le statut de la conscience durant le sommeil.
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Voici un bref compte rendu de la vidéo, qui traite du sommeil, du replay et de l'apprentissage :
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Introduction Le séminaire porte sur le sommeil, le replay et l'éducation, en particulier sur la façon dont le cerveau se modifie par l'apprentissage. Le sommeil pourrait avoir pour fonction de modifier nos circuits cérébraux et d'approfondir les connaissances acquises pendant la journée. Le replay est un phénomène où le cerveau rejoue ce qu'il a appris.
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Gilles Laurent Gilles Laurent étudie le sommeil dans l'évolution, en particulier la place de l'évolution dans le sommeil. Il aborde l'évolution du sommeil chez les animaux et certains travaux sur le sommeil chez les reptiles.
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Le mystère du sommeil Une des principales raisons pour lesquelles le sommeil est intéressant, c'est qu'on ne sait pas très bien pourquoi il existe et que ses fonctions sont encore un mystère. La question abordée est de savoir si les humains sont les seuls à dormir.
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Évolution de la vie et du cerveau La vie a commencé il y a environ 4 milliards d'années, et le cerveau est apparu il y a 700 millions d'années. Il existe de nombreuses façons de construire un cerveau, avec une histoire commune et une histoire spécifique à chaque lignée.
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Convergence et divergence La convergence fonctionnelle est une obligation de l'évolution. Les cerveaux ont commencé avec l'invention de la motricité et des récepteurs sensoriels, nécessitant une interface entre les deux pour la prise de décision. La convergence fonctionnelle fait que l'on observe des phénomènes similaires dans différentes espèces, qui ne sont pas nécessairement le résultat d'un ancêtre commun.
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Sommeil universel? Si le sommeil est universel, cela peut être dû à des origines communes ou à une convergence fonctionnelle.
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Rythmes biologiques Le cerveau est adapté à la physique du monde, et les rythmes biologiques répondent à la rotation de la Terre. Les rythmes circadiens ont une période de 24 heures, et les rythmes saisonniers sont liés à la rotation autour du soleil. Les rythmes circadiens ont été découverts par Jean-Jacques d'Ortous de Mairan. Les mécanismes des rythmes circadiens sont maintenant bien compris grâce aux travaux sur la mouche.
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Histoire de l'étude du sommeil L'étude scientifique du sommeil a commencé il y a environ 100 ans avec les travaux de Nathaniel Kleitman. Le sommeil est soumis à une pression circadienne et une pression homéostatique.
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Définition du sommeil Le sommeil requiert un système nerveux. Il existe trois types de définitions du sommeil : comportementale, électrophysiologique et fonctionnelle.
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Définitions comportementales Les définitions comportementales du sommeil comprennent l'immobilité, le changement de posture, la réversibilité, un seuil d'éveil élevé et la régulation homéostatique.
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Définitions électrophysiologiques Les définitions électrophysiologiques utilisent l'EEG, l'EOG et l'EMG pour classifier les états du cerveau : l'état éveillé, le sommeil lent et le sommeil paradoxal (REM).
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Définitions fonctionnelles Les définitions fonctionnelles du sommeil incluent l'homéostasie métabolique, le développement, l'apprentissage, la mémoire et l'immunité.
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Difficultés de comparaison Il est difficile de comparer l'électrophysiologie du sommeil entre les espèces en raison des différences cérébrales et des méthodes d'enregistrement.
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Exemples de sommeil chez les animaux Il existe un accord général sur la présence de sommeil chez les vertébrés, les insectes et les céphalopodes. Des exemples incluent le sommeil chez le lézard et le poulpe. La mouche est un modèle important pour l'étude du sommeil.
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L'hydre L'hydre, un animal primitif sans système nerveux central, montre des signes de sommeil.
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Problèmes et variabilité Il existe des problèmes liés aux définitions du sommeil et à la généralisation des résultats obtenus chez les espèces de laboratoire. Les phénotypes du sommeil sont extrêmement variables.
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Évolution du sommeil Au début de l'évolution biologique, il y a eu l'invention des rythmes circadiens intracellulaires. Chez les eucaryotes pluricellulaires, il est nécessaire de synchroniser toutes les cellules. Le sommeil commence avec l'invention des systèmes nerveux chez les métazoaires.
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Fonctions primitives Les fonctions primitives du sommeil pourraient être liées à la régulation du métabolisme et de l'immunité. Plus tard, il y a eu une complexification de l'activité du cerveau pendant le sommeil, avec l'apparition du sommeil lent, puis du sommeil paradoxal.
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Pression du sommeil La mouche est utilisée comme modèle pour étudier la pression du sommeil et le rôle potentiel de l'adénosine. Des neurones dans le "fan-shaped body" du cerveau de la mouche sont impliqués dans la régulation du sommeil. Une hypothèse est que les protéines modifiées par l'oxydation et les canaux potassiques jouent un rôle dans l'excitabilité des neurones et le déclenchement du sommeil.
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Questions sur les fonctions du sommeil Quelles sont les fonctions respectives du sommeil lent et du sommeil paradoxal? Le sommeil lent est lié à l'apprentissage, et le sommeil paradoxal pourrait être lié aux aspects émotionnels de la mémoire. Il existe une diversité des périodes de sommeil entre les espèces, liée à leur adaptation aux niches écologiques.
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Sommeil et développement Les jeunes ont besoin de plus de sommeil pour la construction de représentations internes. Le cerveau est peu développé à la naissance et a beaucoup de choses à construire.
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Voici un sommaire minuté des idées principales de la vidéo :
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0:08-4:00 Introduction au séminaire sur le sommeil, le "replay" et l'apprentissage, soulignant l'importance du sommeil dans la modification des circuits cérébraux et l'approfondissement des connaissances acquises. Présentation de Gilles Laurent, neuroscientifique spécialiste du sommeil chez différentes espèces animales.
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4:00-6:00 Le sommeil est un mystère, on ne sait pas pourquoi il existe. La question centrale est de savoir si les humains sont les seuls à dormir. Aperçu de la présence du sommeil chez divers animaux, des mammifères aux invertébrés. Questionnement sur la définition du sommeil et son évolution.
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6:00-8:00 L'évolution de la vie et du cerveau : la vie a commencé il y a environ 4 milliards d'années, mais le cerveau est apparu plus tard, il y a 700 millions d'années. Diversification des plans d'organisation des cerveaux pendant le Cambrien. Importance de la convergence fonctionnelle due à la pression sélective de l'évolution.
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8:00-12:00 Le cerveau est adapté à la physique du monde, y compris aux rythmes de rotation de la Terre. Discussion des rythmes circadiens et saisonniers, et de leur découverte par Jean-Jacques d'Ortous de Mairan. Explication des mécanismes des rythmes circadiens, avec l'exemple de la mouche et des travaux de Ron Konopka et Seymour Benzer.
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12:00-15:00 Le sommeil est-il un héritage d'une origine commune ou d'une convergence fonctionnelle? Les biorythmes sont le résultat de l'adaptation à la planète. L'étude scientifique du sommeil a commencé il y a environ 100 ans avec Nathaniel Kleitman. Le sommeil est influencé par une pression circadienne et une pression homéostatique. Définition du sommeil basée sur des observations chez l'humain et d'autres mammifères, nécessitant un système nerveux.
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15:00-18:00 Définitions comportementales du sommeil (immobilité, changement de posture, réversibilité, seuil d'éveil élevé, régulation homéostatique) proposées par Henri Piéron. Définitions électrophysiologiques (EEG, EOG, EMG) et identification des phases du sommeil : sommeil lent et sommeil paradoxal (REM). Définitions fonctionnelles du sommeil : homéostasie métabolique, développement, apprentissage, mémoire et immunité.
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18:00-22:00 Difficultés de comparer l'électrophysiologie du sommeil entre espèces différentes en raison des différences cérébrales et des méthodes d'enregistrement. Accord général sur la présence du sommeil chez les vertébrés, les insectes et les céphalopodes. Exemples de sommeil chez le lézard (reptile) et le poulpe (invertébré), illustrant différentes manifestations du sommeil. La mouche est un modèle important pour l'étude du sommeil, avec des critères spécifiques et des actogrammes pour mesurer l'activité. L'hydre, un animal primitif sans système nerveux central, montre également des signes de sommeil.
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22:00-25:00 Problèmes liés aux définitions du sommeil et à la généralisation des résultats obtenus chez des espèces de laboratoire. Variabilité des phénotypes du sommeil (durée, rythme, proportion de sommeil lent et paradoxal). Résumé conceptuel de l'évolution du sommeil : rythmes circadiens intracellulaires, synchronisation cellulaire chez les eucaryotes pluricellulaires, et apparition du sommeil avec les systèmes nerveux chez les métazoaires. Fonctions primitives du sommeil liées à la régulation métabolique et de l'immunité. Complexification du sommeil avec l'évolution des cordés et l'apparition du sommeil paradoxal.
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25:00-30:00 Exemples illustrant l'évolution : le sommeil paradoxal et la pression du sommeil. La mouche comme modèle pour étudier la pression du sommeil et le rôle potentiel de l'adénosine. Identification de neurones dans le "fan-shaped body" du cerveau de la mouche, impliqués dans la régulation du sommeil. Hypothèse sur le rôle des protéines modifiées par l'oxydation et des canaux potassiques dans l'excitabilité des neurones et le déclenchement du sommeil.
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30:00-34:00 Questions sur les fonctions respectives du sommeil lent et du sommeil paradoxal, et sur leur lien avec l'apprentissage et les rêves. Discussion sur la diversité des périodes de sommeil entre espèces et leur adaptation aux niches écologiques. Déficits cognitifs observés chez les mouches privées de sommeil.
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34:00-38:00 Sommeil et développement : les jeunes ont besoin de plus de sommeil pour la construction de représentations internes. Comparaison avec le sommeil chez les larves de nématodes.
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Voici un résumé de la source, avec les idées principales en gras :
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0:01-2:15 Introduction de l'épisode 4 de la saison 4 d'Intention Pédagonumérique, qui portera sur comment rendre les apprentissages concrets et signifiants pour les élèves.
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2:15-2:40 Intention Pédagonumérique est une présentation de la COPS (association québécoise des utilisateurs d'outils technologiques à des fins pédagogiques).
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2:40-4:35 Présentation des coanimateurs : Marie-Hélène, Matthieu Mercier et Mira Auvergnat. On souligne l'importance de rendre les apprentissages concrets et signifiants.
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4:35-5:47 Les intentions pédagogiques des animateurs sont discutées. Pour Mira, il s'agit de favoriser un discours axé sur la progression plutôt que sur les notes, en rendant l'apprentissage visible, tangible et concret.
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5:47-6:12 Mathieu souhaite trouver plus de temps dans sa journée.
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6:12-8:34 Marie-Hélène souhaite structurer l'information sur l'IA et travailler sur l'agentivité de ses élèves de secondaire 2, en ayant des discussions courageuses avec eux.
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8:34-9:20 Le sujet de l'épisode est né de discussions avec des parents sur TikTok concernant l'algèbre et son utilité perçue. L'objectif est de rendre l'apprentissage plus signifiant pour les jeunes.
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9:20-12:29 Mira explique qu'il est important d'aider les élèves à faire le lien entre la théorie et la pratique, en leur montrant à quoi les apprentissages vont leur servir dans la vie. Il faut rendre l'apprentissage concret dans le présent et faire des liens entre les matières.
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12:29-14:44 Marie-Hélène souligne que rendre les apprentissages concrets augmente la compréhension et la rétention. Elle insiste sur l'importance de laisser des traces de la progression des élèves et de rendre cette progression concrète.
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14:44-16:19 Mathieu explique que pour que les apprentissages soient concrets, les élèves doivent en saisir le sens et comprendre l'intention derrière l'acquisition de connaissances. Il faut les impliquer dans le processus et leur demander pourquoi ces apprentissages sont nécessaires.
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16:19-19:07 Sylvain mentionne qu'un apprentissage ne doit pas toujours être utile au quotidien, mais qu'il développe le raisonnement, la prise de décision et la résolution de problèmes. Il faut accepter que l'on développe chez les jeunes des compétences qui vont au-delà des concepts. Il faut avoir des discussions honnêtes avec les élèves sur le sens des apprentissages.
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19:07-22:13 Marie-Hélène ajoute qu'il faut développer la capacité des élèves à réfléchir, à structurer leurs pensées, à avoir un jugement critique. Elle souligne l'importance de miser sur la créativité plutôt que sur un processus rigide. Elle note que l'arrivée du numérique a d'abord suscité un intérêt pour les outils, avant de se concentrer sur leur valeur ajoutée pédagogique.
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22:13-26:42 Comment développer le sens du concret chez les élèves? Mira suggère d'utiliser la ludification et de donner du sens à ce qu'ils font, en leur montrant l'impact de leurs apprentissages et en leur offrant un public. Il faut développer chez l'enfant un sentiment de fierté et d'appartenance à une communauté d'apprentissage.
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26:42-29:41 On discute de l'importance du jeu et de l'état de "flow" dans l'apprentissage, où l'on est complètement immergé dans une activité avec une concentration intense et une sensation de maîtrise et de plaisir.
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29:41-35:20 Mathieu explique qu'il faut permettre aux élèves de mettre en application les connaissances et les compétences acquises en classe dans des situations concrètes. Il donne des exemples de projets où les élèves utilisent Minecraft Éducation et Icogram pour travailler sur des concepts liés au territoire, à l'aménagement urbain et au développement durable.
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35:20-41:30 Sylvain explique qu'il est important de partir d'images et de situations concrètes pour enseigner les mathématiques. Il mentionne l'activité "Math en 3 temps" et l'importance d'utiliser des outils comme Excel pour travailler sur des notions d'économie et de gestion budgétaire.
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41:30-47:30 Marie-Hélène raconte qu'elle a demandé à Chat GPT de l'aider à trouver des idées sur le sujet. Elle raconte sa visite à l'école Madeleine Bergeron où les élèves utilisent Planva et l'intelligence artificielle pour générer des images pour illustrer un récit. Elle souligne la puissance de rendre les apprentissages concrets et l'importance de la collaboration et de la pensée critique.
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47:30-51:03 Marie-Hélène insiste sur l'importance de manipuler les outils et de mettre les mains à la pâte pour que les apprentissages deviennent concrets. Elle souligne que l'IA peut faire certaines choses à notre place, mais que cela nous permet de développer d'autres compétences. Elle note que l'on a échappé la compétence numérique avec les élèves, avec trop d'usage passif des outils.
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51:03-57:00 Mira partage des exemples de projets qu'elle a réalisés en classe, comme la création de balados d'entrevues avec des membres du personnel de l'école, des jeux de fonctions exécutives et la planification d'une sortie en famille.
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57:00-58:33 Mathieu mentionne l'importance d'impliquer la littérature jeunesse pour rendre concret les apprentissages, notamment sur des sujets sensibles comme l'Holocauste.
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58:33-1:03:10 Les animateurs remercient les auditeurs et mentionnent qu'Intention Pédagonumérique fait partie de la grande famille Balado Pédago. On présente le podcast Les ingénieurs pédagogiques.
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1:03:10-1:04:15 Les animateurs partagent ce qui les anime. Pour Marie-Hélène, c'est l'intelligence artificielle générative au service de l'inclusion et de l'adaptation scolaire et la collaboration entre collègues. Pour Mira, c'est la mobilisation pour évaluer autrement. Pour Mathieu, c'est de transmettre la passion à sa stagiaire et de concevoir du matériel pédagogique.
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Voici un résumé de la transcription du webinaire organisé par l'Association Européenne de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent (AEPEA): * Introduction Le webinaire, organisé par Marie Rose Morau, porte sur la question du transculturel. Il s'agit du premier webinaire organisé par l'AEPEA. L'objectif est de transmettre, de discuter et d'échanger des idées en psychopathologie avec des collègues de tous âges et de différents pays. D'autres webinaires sont prévus en 2025 sur divers modèles en psychopathologie, notamment les écrans, l'identité de genre et la périnatalité. * Présentation du Thème Le titre du webinaire invite à réfléchir sur le développement et le soin des bébés, des enfants et des adolescents, ainsi que sur l'accompagnement des familles. Le transculturel implique d'intégrer des dimensions du contexte, de la relation, de l'organisation, de la langue et des manières de penser pour comprendre la subjectivité des familles et des enfants. * Intervenants Experts Les experts qui interviennent partagent leurs expériences en intégrant une dimension transculturelle dans leur travail clinique, que ce soit à l'école, en clinique avec les bébés et les pères, ou avec les mineurs non accompagnés. L'idée est de réfléchir sur sa propre culture et celle des patients pour favoriser le développement et le soin de tous les enfants. * Bien s'occuper des femmes enceintes et des bébés Ramet radjac et Awa Camara discutent de l'importance d'améliorer l'accompagnement des femmes enceintes migrantes, en tenant compte des spécificités culturelles et des parcours migratoires. Ces femmes sont souvent confrontées à la violence, à l'isolement et à des difficultés d'accès aux soins. Elles sont également plus vulnérables sur le plan physique et psychique, avec un risque accru de césariennes, de prématurité et de troubles de l'humeur. Une équipe dédiée à la périnatalité avec une approche transculturelle propose des médiations, des groupes de parole et des dispositifs spécifiques pour accompagner ces familles. * Compétences Transculturelles Il est essentiel d'acquérir des compétences transculturelles pour prendre en compte la dimension culturelle dans les soins et éviter les incompréhensions mutuelles. Cela passe par l'adaptation du cadre, l'interrogation authentique, la créativité, le travail avec des interprètes, la prise en compte du clivage migratoire, l'instauration de la familiarité, la reconstitution des réseaux d'appartenance, la prise en compte de la dimension traumatique, et une posture qui met la famille en position d'expert. * Bien s'occuper des enfants de migrants à l'école Christine Pergo souligne que les approches transculturelles peuvent bénéficier à tous les enfants à l'école, en particulier pour l'accueil des enfants migrants et la formation des enseignants. Malgré les recommandations institutionnelles, les enfants de migrants sont souvent surreprésentés en échec scolaire et peu d'enseignants se sentent préparés à enseigner en milieu multiculturel. Il est crucial de valoriser les langues des enfants et des familles à l'école, de lutter contre l'insécurité linguistique et de favoriser le métissage linguistique. * L'exil et la famille Noémie cuissard de grê présente un dispositif d'aide aux familles migrantes à Genève, qui propose un accès facilité aux soins en santé mentale et une évaluation systématique. Une consultation transculturelle multidisciplinaire permet d'explorer les besoins actuels, les repères qui changent et les blessures du passé, en créant un climat de confiance et en travaillant en réseau avec différents partenaires. * Ne pas oublier les pères Elodie inameni insiste sur l'importance de ne pas oublier les pères dans l'accompagnement des familles migrantes. Devenir père dans un contexte migratoire peut être une expérience marquante, à la fois riche en émotion et traversée de nombreux défis. Il est essentiel de prendre en considération les aspects psychologiques et culturels des pères pour le bien-être des enfants et des familles migrantes. * Prise en charge des mineurs non accompagnés Fatima toami et c'estvane minaan mettent en évidence les spécificités de la prise en charge des mineurs non accompagnés, en soulignant les paradoxes, les vulnérabilités et les troubles spécifiques auxquels ils sont confrontés. Il est crucial de mettre en œuvre une clinique de l'hospitalité, de favoriser la remise en continuité identitaire et de travailler en collaboration avec les éducateurs et les médiateurs culturels.
En conclusion, ce webinaire souligne l'importance d'une approche transculturelle dans l'accompagnement des familles migrantes, en tenant compte de leur singularité, de leur vulnérabilité et de la nécessité de créer des espaces de rencontre et de dialogue.
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Voici un sommaire minuté des idées fortes qui ressortent de l'entretien avec Éric Debarbieux:
- 0:00-1:13 Introduction Éric Debarbieux, spécialiste du climat scolaire, a publié "Zéro pointé ? Une histoire politique de la violence à l'école". L'ouvrage dresse un bilan mitigé des politiques menées pour prévenir la violence scolaire et s'inquiète des difficultés croissantes de l'école à gérer les troubles du comportement.
- 1:14-2:41 Intérêt pour la question de la violence à l'école: Debarbieux explique son intérêt pour la violence à l'école par son expérience de praticien en tant qu'éducateur spécialisé et instituteur spécialisé auprès de jeunes en difficulté. Il a voulu comprendre la violence plutôt que de se laisser submerger par elle.
- 2:42-3:41 Ce livre n'est pas sur "comment on fait" mais "comment on fait politiquement": Debarbieux précise que son livre ne se concentre pas sur des solutions pédagogiques, mais plutôt sur une analyse politique de la violence à l'école. Il continue d'intervenir sur le terrain, mais souhaite laisser la place aux jeunes chercheurs.
- 3:42-6:25 Évolution du regard sur la violence à l'école: Historiquement, la violence à l'école n'était pas une question politique et personne ne voulait la voir. Debarbieux retrace l'évolution du regard sur la violence à l'école, en commençant par le phénomène du chahut dans les années 60, qui était une forme de violence acceptée et ritualisée contre les professeurs.
- 6:26-7:42 Démocratisation du lycée et nouveaux publics: L'arrivée de nouveaux publics dans les lycées, suite à une volonté politique de démocratisation, a entraîné une contestation de l'ordre et une perte de sens pour certains élèves. Cette violence est devenue une violence antiscolaire.
- 7:43-9:17 Massification, exclusion sociale et ghettoïsation: La massification de l'école, l'exclusion sociale, les problèmes d'exclusion urbaine ont également eu un impact sur la violence à l'école. Initialement, cette violence était perçue comme venant uniquement de l'extérieur, ce qui était une erreur.
- 9:18-10:21 La violence vient aussi de l'intérieur: Une rupture claire se produit avec les manifestations de lycéens au début des années 90 contre la violence dans les établissements scolaires et pour plus de sécurité. Cela marque le début des politiques publiques et des plans antiviolence.
- 10:22-11:01 La puissance publique s'y intéresse: La puissance publique commence à s'intéresser à la question de la violence à l'école en raison de faits divers et de la pression médiatique.
- 11:02-12:55 Mesurer la violence: Un des grands combats scientifiques des années 90 est la mesure de la violence à l'école, ce qui implique de la définir. Un premier appel d'offre est lancé pour mieux comprendre le phénomène. Debarbieux et son équipe mènent une enquête auprès de 14000 élèves sans financement initial.
- 12:56-13:41 Expérience du terrain: L'expérience de Debarbieux est partie du terrain et il est resté en contact avec le terrain en permanence, ce qui lui a permis de poser de nouvelles questions et d'articuler la recherche avec la pratique.
- 13:42-16:21 Être un médiateur dans les équipes: Face à des enseignants qui ne veulent pas entendre parler de pédagogie coopérative ou d'élèves difficiles, il fallait être en mesure d'être un médiateur dans les équipes. La question de la violence n'est pas seulement celle de la violence des élèves, mais aussi des conflits d'équipe.
- 16:22-17:07 Enquête de victimation et de climat scolaire: Debarbieux et son collègue Yves Montoya ont créé une méthode d'enquête de victimation et de climat scolaire pour recueillir l'avis de tous les élèves. L'objectif était de restituer les enquêtes au terrain et de réfléchir avec les personnels sur ce qu'il pouvait faire.
- 17:08-18:39 Violence en milieu scolaire: La violence en milieu scolaire est souvent présentée comme un problème lié au comportement des élèves ou aux problèmes familiaux, mais rarement comme un problème de relations entre adultes. Or, le premier facteur de risque de violence à l'école est l'instabilité des équipes éducatives et la qualité de ces équipes, liée à la conflictualité.
- 18:40-19:52 Instabilité des équipes éducatives: Denise Godfredson a montré que le premier facteur de risque sur la violence à l'école est l'instabilité des équipes éducatives. Les équipes qui se déchirent ne peuvent pas prendre en charge les problèmes de violence, ce qui entraîne un repli dans la classe et une incivilité.
- 19:53-21:06 Violences entre adultes: Des travaux montrent l'importance des violences entre adultes. Une enquête menée par Debarbieux en Seine-Saint-Denis a quantifié le lien entre les conflits en équipe et les agressions subies par les élèves.
- 21:07-22:20 Aggravation des conflits: On observe une aggravation des conflits entre les directions et les enseignants, avec une augmentation du nombre de personnels qui se disent harcelés. Les enseignants se plaignent d'être harcelés par la hiérarchie, et les personnels de direction, par les enseignants.
- 22:21-23:05 Méfiance envers la hiérarchie: Ce que révèle aussi cette situation est la méfiance envers la haute hiérarchie et le personnel politique à la tête du ministère de l'Éducation nationale. Une grande majorité du personnel ne se sent pas soutenue, voire méprisée, par la haute hiérarchie.
- 23:06-24:28 Climat scolaire et conflits internes: Le climat scolaire, qui inclut la bonne entente d'équipe, est un facteur de protection contre la violence. Les conflits au sein de l'administration et des cabinets ministériels ont un impact direct sur les politiques publiques. Derrière cette conflictualité, il y a une conflictualité sociétale globale.
- 24:29-26:13 Harcèlement à l'école: Le harcèlement à l'école est un phénomène de groupe où des individus se liguent contre un autre, souvent motivé par le racisme, la xénophobie ou la transphobie. Les discours haineux tenus dans la société ont des répercussions dans les cours de récréation.
- 26:14-27:25 Difficulté à gérer les enfants en difficulté: L'institution a de plus en plus de mal à gérer les enfants en grande difficulté comportementale.
- 27:26-28:22 Stabilité des enquêtes de victimation: Les enquêtes de victimation montrent une stabilité, voire une petite aggravation récente, de la violence à l'école. Un des phénomènes préoccupants est la difficulté de l'école primaire face aux enfants à troubles du comportement, en lien avec l'école inclusive.
- 28:23-29:22 Augmentation des problèmes avec les enfants à troubles: On observe une augmentation du nombre d'enseignants qui disent avoir des problèmes fréquents avec des enfants à troubles du comportement, passant de 40% à plus de 70%.
- 29:23-30:47 Craintes des enseignants: Les enseignants expriment un cri de désespoir et demandent de l'aide. En 2023, une partie d'entre eux souhaitent que ces enfants soient placés dans des centres spécialisés. Debarbieux souligne que cela ne se fera pas pour des raisons économiques et que l'école inclusive ne suffit pas.
- 30:48-32:36 Désespoir des enseignants: Le désespoir d'un nombre incroyable d'enseignants du premier degré fait craindre un danger réel pour le maintien de l'offre éducative dans le primaire. Il y a une désaffection pour le métier d'enseignant, notamment en raison de la difficulté à gérer les enfants difficiles.
- 32:37-33:12 Sentiment d'impuissance: Pour Debarbieux, cette désaffection est liée au découragement et au sentiment d'impuissance des enseignants. Une majorité d'entre eux estime ne pas avoir été suffisamment formée.
- 33:13-34:09 Formation continue: Il est important de proposer une formation continue de qualité, dispensée par des personnes connaissant le terrain et capables de sortir des discours théoriques.
- 34:10-35:27 Désintérêt pour les questions scientifiques: Debarbieux constate un désintérêt pour les questions scientifiques dans les sphères politiques et un intérêt pour le court-termisme. Il nuance en précisant qu'il a souvent été appelé à la rescousse, mais que l'intérêt pour la science arrive souvent tardivement.
- 35:28-36:24 Claude Allègre: Claude Allègre a été le premier à s'intéresser véritablement au point de vue scientifique, mais sa communication maladroite a nui à ses efforts.
- 36:25-37:22 La communication l'emporte: La communication l'emporte souvent sur la science, surtout depuis l'avènement du web 2.0 et de la réponse immédiate. Luc Chatel, par exemple, était dans le court-termisme et la réponse musclée.
- 37:23-38:02 Tentative d'informer les politiques publiques par la science: Luc Chatel a ensuite tenté d'informer les politiques publiques par la science, avec les États généraux sur la sécurité à l'école et les Assises contre le harcèlement. Cette politique a été continuée par la gauche au pouvoir.
- 38:03-39:02 Arrivée de Blanquer: L'arrivée de Blanquer a mis fin à cette continuité et a imposé un autre programme, cassant notamment la délégation ministérielle dirigée par Debarbieux.
- 39:03-40:00 Instabilité ministérielle: L'instabilité ministérielle et la volonté de chaque ministre de laisser sa marque lassent le terrain et nuisent à l'action publique. Même ceux qui essaient de faire quelque chose deviennent prisonniers de ce climat de rejet et d'autoritarisme. Gabriel Attal, par exemple, a commencé par des plans sur l'empathie et a terminé par une loi contre la jeunesse.
- 40:01-41:13 Moment harcèlement en politique: Le "moment harcèlement" en politique marque une bascule où l'on comprend que la violence n'est pas forcément extérieure aux établissements et qu'il faut la prévenir. Il y a un intérêt pour les victimes que l'on ne sentait pas trop avant.
- 41:14-42:27 Vision de la violence à l'école: Jusqu'en 2010-2011, la vision de la violence à l'école est celle d'une violence provenant de l'extérieur, nécessitant de se protéger en renforçant la sécurité et le partenariat avec la police et la justice.
- 42:28-43:12 Essentiel de la violence à l'école: L'essentiel de la violence à l'école n'est pas constitué d'intrusions, mais de violences banales et ordinaires qui, lorsqu'elles s'accumulent, ont des effets délétères sur les victimes, les témoins et les agresseurs.
- 43:13-44:40 Enquête pour l'UNICEF: Une enquête menée par Debarbieux pour l'UNICEF a révélé qu'environ 10% des élèves sont victimes à répétition de harcèlement. Ces chiffres ont été fortement médiatisés et ont conduit à l'organisation des Assises nationales contre le harcèlement.
- 44:41-46:17 Basculement: Ce moment a aussi été la révélation d'un phénomène où tout le monde s'est dit "c'est bien sûr", en lien avec le harcèlement au travail et le mouvement #MeToo. On ne supporte plus les micro-violences qui étaient auparavant considérées comme banales. Il y a une évolution sociétale intéressante, mais on observe un retour de bâton dramatique.
- 46:18-47:06 Mesures inefficaces: Certaines mesures politiques prises sont inefficaces, comme la sanctuarisation de l'école ou le regroupement des enfants difficiles.
- 47:07-48:01 Discipline militaire: L'exemple de la discipline militaire, proposée par différents responsables politiques, a été essayé et évalué, et s'est avéré inefficace et coûteux. Les militaires eux-mêmes reconnaissent ne pas savoir faire.
- 48:02-50:04 Boot camps: Les "boot camps" aux États-Unis ont également montré leur inefficacité. Le regroupement des individus difficiles, par exclusion interne ou externe, augmente leur capacité à faire bande. C'est un principe de criminologie de base.
- 50:05-51:13 Internat: Debarbieux n'est pas contre l'idée d'internat, mais celui-ci doit être souhaité et ne pas devenir une punition. De même, l'enseignement professionnel ne doit pas devenir une punition pour les mauvais élèves.
- 51:14-53:07 Programmes importés: La transposition directe de programmes contre le harcèlement ou la violence provenant d'autres pays, notamment d'Europe du Nord, est également inefficace. Il n'y a pas de programme miracle et il faut tenir compte des contextes et de la manière dont les équipes s'en emparent.
- 53:08-54:27 Responsabilité sur le harcelé: Mettre toute la responsabilité du harcèlement sur le harcelé est un effet pervers. Les adultes doivent être présents et aider les élèves à s'aider eux-mêmes.
- 54:28-55:11 Prévention indirecte: Une prévention indirecte, basée sur des choses triviales mais montrant que l'on fait attention aux élèves et à leur bien-être corporel, peut être plus efficace. L'exemple des toilettes est souvent cité.
- 55:12-56:17 Question politique: Quoi qu'il en soit, la question politique doit être posée majoritairement. Debarbieux se dit en désaccord avec l'idée que la violence est due à l'ensauvagement de la jeunesse. Il ne s'agit pas d'être laxiste, mais de ne pas voir la situation uniquement à travers le prisme de la répression policière.
- 56:18-57:12 Syndicalisme policier: Debarbieux s'inquiète de l'évolution du syndicalisme policier, où l'on a tendance à réduire le rôle du policier à "petites tête, gros bâton".
- 57:13-58:30 Ce qui fonctionne: Il faut agir sur le terrain en favorisant une approche climat scolaire globale, où l'on veille au bien-être de l'équipe, à la communication, à la qualité du leadership, et où l'on met en place un système disciplinaire cohérent et appliqué par tous.
- 58:31-59:06 Climat scolaire: Le climat scolaire ne doit pas être enfermé dans l'établissement, mais doit prendre en compte l'environnement extérieur, les parents et le quartier. Il faut se demander si l'on veut une école "du" quartier ou une école "dans" le quartier.
- 59:07-1:00:05 Actions possibles au ministère: Au niveau du ministère, il est possible d'agir à condition d'éviter la circularité et les discours théoriques, et en apportant une aide maximale à la formation de long terme.
- 1:00:06-1:00:13 Être combatif: Malgré les difficultés, il faut rester combatif et continuer à se battre.
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Voici un sommaire minuté de la conférence-débat "Cosmétiques : Lever le voile sur les perturbateurs endocriniens", mettant en évidence les idées forces:
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0:03-0:31 Introduction de la conférence sur les perturbateurs endocriniens (PE) dans les cosmétiques et annonce d'un bar pour continuer la discussion.
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0:37-2:01 Définition des perturbateurs endocriniens par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme des substances altérant le système endocrinien, présents dans divers produits du quotidien, y compris les cosmétiques. Le marché mondial des cosmétiques est en essor, avec la France en leader. L'utilisation de PE est courante pour la conservation des produits, malgré leurs effets néfastes potentiels sur la santé et l'environnement.
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2:06-3:07 Présentation des intervenants : Aurélie Portefaix (pédiatre), Luc Jugla (chimiste), Céline de Laurens (adjointe à la santé de Lyon), et Edouard Raffin (avocat en droit de l'environnement).
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3:14-8:52 Définition du système endocrinien et explication de son fonctionnement par Aurélie Portefaix. Les PE sont des substances ou mélanges de substances hétérogènes. Certains PE ont une durée de vie courte, tandis que d'autres persistent longtemps dans l'organisme. L'étude Esteban a révélé une exposition généralisée aux parabènes, phtalates et pesticides. Les PE peuvent mimer ou bloquer l'action des hormones, altérer la synthèse des protéines ou provoquer des mutations épigénétiques transmissibles à la descendance.
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8:58-10:14 Importance de la question des PE dans les cosmétiques en raison de leur utilisation fréquente, de la perméabilité de la peau et de l'interaction contenant-contenu.
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10:14-11:25 Effets des PE sur l'environnement : le juriste se base sur les analyses scientifiques pour légiférer. Le mécanisme juridique encadre la mise sur le marché des produits contenant des PE, avec identification, restriction ou interdiction.
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11:25-14:02 Les effets sur l'environnement sont aussi nombreux que les types de PE. Le risque est extrêmement répandu et grave, avec des implications de plus en plus fortes découvertes au fil des ans. Les PE perturbent le système hormonal et sont invisibles et insidieux.
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14:02-14:42 Effets des PE sur la faune : troubles de la reproduction.
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15:25-17:39 Raisons de l'utilisation des PE dans les cosmétiques : conservation, résistance, absorption des rayons solaires. Les parabènes sont utilisés comme conservateurs à large spectre et peu coûteux. L'industrie s'adapte en réduisant l'utilisation de certaines familles de PE.
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17:39-20:55 Enjeux politiques liés aux PE, tant au niveau de la pollution environnementale que de l'exposition individuelle. Les réglementations visent à protéger la santé, mais les autorisations de mise sur le marché reposent souvent sur des estimations négociées avec les industriels.
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20:55-23:35 Nécessité de recréer un lien avec la science et de renforcer la confiance des citoyens dans le fonctionnement de la société.
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23:35-25:36 Catégorisation des substances comme perturbateurs endocriniens : PE avérés, présumés ou suspectés. Preuve scientifique d'un effet néfaste, mode d'action compatible et lien de causalité établi sont nécessaires.
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25:36-29:32 Mécanismes législatifs et réglementaires existants pour encadrer l'utilisation des PE. Le droit est influencé par les lobbyes, nécessitant un équilibre entre réglementation protectrice et compétitivité. Le règlement REACH encadre l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques.
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29:32-34:45 Le but est de protéger les consommateurs et leur santé en interdisant ou en restreignant les substances selon leur classification. La France a été pionnière avec les stratégies nationales sur les perturbateurs endocriniens (SNPE). La loi anti-gaspillage et économie circulaire de 2020 impose une meilleure information sur les produits. Un décret de 2023 relatif à l'information sur certains produits de protection intime est un exemple concret.
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34:45-37:29 Rôle de l'ANSES : Agence de l'État qui répond à une commande, parfois en retard par rapport aux risques. Les avis de l'ANSES sont parfois timorés et la temporalité n'est pas la même que celle des chercheurs académiques. L'ANSES doit tenir compte des réalités économiques et prend des pincettes sur certains sujets.
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37:29-46:37 Actions de la ville de Lyon : Participation à des instances de coordination, signature de la charte des villes et territoires sans perturbateur endocrinien. Mise en place d'une politique publique locale avec un plan d'action axé sur les écoles et les crèches. Actions concrètes : bio dans les cantines, fin du plastique, nettoyage sans chimie. La ville se concentre sur les 1000 premiers jours et les enfants.
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46:37-51:33 Choix de ne pas utiliser de PE : Prise de conscience des problématiques environnementales. Dès qu'il y a suspicion, on a décidé de ne pas les utiliser. Transparence dans la composition des produits cosmétiques. Adaptation rapide de la profession aux demandes des clients.
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51:33-54:03 Progrès scientifiques pour identifier et prouver les effets des PE : Essais randomisés contrôlés difficiles à mettre en place. Études épidémiologiques sur le temps long, biomarqueurs, tests in vitro et in vivo. Recherche sur l'exposome, c'est-à-dire l'ensemble des expositions au cours de la vie.
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54:03-58:22 Alternatives aux PE : Utilisation d'huiles essentielles (avec prudence), reformulation des conservateurs. Difficultés à remplacer les dérivés fluorés dans le maquillage et les filtres solaires organiques.
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58:22-1:03:26 Adaptation du consommateur, harmonisation des pratiques, remise à jour de REACH. Libre arbitre et responsabilité individuelle.
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1:03:26-1:04:46 Les pouvoirs publics et les autorités vont chercher un équilibre avec la compétitivité économique et un caractère raisonnable.
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1:04:46-1:11:30 Prise de conscience dans la population et des applications comme Yuka.
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1:04:46-1:17:20 Les risques de non-conformité et les conséquences légales : Les agences européennes ou les agences françaises vont subir à la fois des sanctions administratives et pénales.
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1:17:20-1:35:27 Les consommateurs qui vont être atteints de symptômes qu' ils ne comprennent pas vont voir leurs médecins et vont ensuite chercher des réponses et vont peut-être intenter un procès administratif ou pénal contre un fabricant ou un distributeur.
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1:35:27-1:43:23 On manque d'études épidémiologiques, donc il est très difficile à rapporter.
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1:43:23-1:46:12 Travail sur l'amélioration de cette évaluation scientifique qui passe par une transparence dans les produits qu'on va consommer.
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1:46:12-1:48:14 Discussion avec le public.
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Voici un sommaire de la vidéo avec les idées fortes, organisé chronologiquement:
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Introduction
- Présentation de David Colon, historien et professeur.
- Thèmes abordés: désinformation, propagande et manipulation de masse.
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Définition de la manipulation
- La propagande est une communication de masse qui influence les attitudes et les comportements.
- La manipulation est une influence ou persuasion cachée en masse.
- Types de propagande: blanche (officielle), noire (cachée) et grise (transparente mais manipulatrice).
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Traces de la manipulation noire
- Les services de renseignement laissent des archives consultables après plusieurs décennies.
- Les propagandistes laissent des traces de leurs actions, même s'ils ne sont pas toujours fiers.
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Publicité et manipulation
- La publicité est une forme de propagande commerciale qui modifie la perception d'une marque ou encourage à acheter.
- Les publicitaires appliquent leurs techniques à la politique et à la propagande d'état.
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Origine de la désinformation
- La désinformation vient d'une tradition militaire russe d'intoxication de l'adversaire.
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La propagande en démocratie
- La propagande est née dans la Grèce antique et a été utilisée pendant la Révolution française.
- Les démocraties libérales ont eu besoin de persuasion de masse pour obtenir le consentement de leurs populations.
- Aux États-Unis sont nés les instituts de sondage, la publicité scientifique, les relations publiques et le marketing.
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Nécessité de la propagande
- Les citoyens ont besoin de propagande pour comprendre un monde complexe.
- Les outils algorithmiques actuels participent à une forme de propagande.
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Propagande positive
- La propagande et la manipulation ne sont pas toujours négatives si elles servent un but utile.
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Manipulation électorale
- Les élections peuvent être manipulées en encourageant ou décourageant le vote de certains électeurs.
- La Russie a dissuadé les électeurs afro-américains de voter pour les démocrates lors des élections de mi-mandat.
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Techniques de persuasion
- Les techniques de persuasion efficaces font appel aux affects, aux émotions et aux biais psychologiques.
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Les maîtres de la manipulation
- Les manipulateurs de masse ont l'intention de manipuler et obtiennent des résultats concrets.
- L'industrie du tabac et les industries polluantes ont utilisé la propagande et la manipulation pour occulter des faits.
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Religion et propagande
- La propagande a une origine religieuse (congrégation pour la propagation de la foi).
- Les cultes religieux font appel à l'esprit et aux affects des croyants.
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Sondages et manipulation
- Les sondages par échantillons n'ont aucune valeur scientifique.
- L'effet bandwagon influence les gens à suivre le candidat en tête des sondages.
- L'industrie des sondages est née aux États-Unis pour adapter les programmes politiques à l'opinion.
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La manipulation au XXe siècle
- La notion de manipulation apparaît dans le débat public dans l'entre-deux-guerres aux États-Unis.
- Les manipulateurs utilisent la psychologie et la psychanalyse pour la persuasion.
- Edward Bernays a utilisé des principes freudiens pour associer des symboles à des produits.
- Bernays a encouragé les femmes à fumer en attribuant à la cigarette un symbole d'émancipation féminine.
- Il a promu le principe d'un petit déjeuner copieux pour vendre du bacon.
- Il a changé la couleur à la mode pour vendre des cigarettes Lucky Strike.
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Traits communs des manipulateurs
- Ils sont rarement très éduqués, mais s'intéressent aux sciences et aux techniques.
- Ils cherchent des applications concrètes à la persuasion.
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Psychanalyse et manipulation
- La psychologie sociale et le comportementalisme ont contribué à l'art de la persuasion.
- Ernest Dichter a utilisé la psychanalyse pour rechercher les mobiles inconscients des consommateurs.
- Dichter a recommandé de retirer l'œuf des préparations à gâteaux Betty Crocker pour valoriser la personne qui fait le gâteau.
- Il a encouragé la notion de cycle de vie symbolique des produits et l'obsolescence programmée.
- Aujourd'hui, le big data permet une exploitation micro-ciblée des désirs inconscients.
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Ciblage psychologique et propagande
- Ceux qui véhiculent la propagande russe véhiculent souvent des théories du complot.
- Les propagandistes ciblent les individus avec des profils psychologiques de la "dark triade" (narcissisme, machiavélisme, psychopathie).
- La propagande numérique cible l'individu dans la masse.
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Guerre psychologique
- Techniques militaires utilisées pour organiser des coups d'état et des insurrections.
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Numérique et manipulation
- L'avènement des réseaux sociaux a entraîné un recul démocratique.
- Les algorithmes de Facebook encouragent les contenus violents, les théories du complot et les fausses informations.
- Une minorité peut influencer une masse énorme de gens grâce au numérique.
- Facebook privilégie la rentabilité publicitaire à la réduction de la viralité des contenus.
- Le capitalisme de surveillance prélève nos données comportementales pour agir sur nos comportements.
- La propagande totale est difficile à éviter.
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Conclusion
- Présentation des livres de David Colon sur la manipulation.
- Remerciements et annonce du prochain live.
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Voici un résumé minuté des idées principales concernant le harcèlement scolaire, basé sur la transcription d'une vidéo de Sciences Humaines:
- 0:04 Définition du harcèlement scolaire: La définition n'est pas si simple. Il est à noter que le harcèlement scolaire est un sujet de plus en plus commenté.
- 0:48 Chiffres et statistiques: Environ 10% des élèves de la maternelle au collège sont victimes de harcèlement. Cependant, les dernières estimations seraient plutôt autour de 6%. Les attaques verbales sont les plus fréquentes (36%), suivies par les agressions physiques (20%).
- 1:22 Critères de définition: Agressivité (verbale ou physique) et répétitivité sont deux critères essentiels. Un troisième critère est la relation dominant-dominé. L'isolement de la victime face à ses agresseurs est également un critère important.
- 2:08 Escalade de la violence: La violence augmente à mesure que la victime cède du pouvoir à l'agresseur. La souffrance de la victime est le principal critère de harcèlement.
- 2:38 Début du harcèlement: Souvent par la stigmatisation de l'apparence physique ou de l'appartenance à un groupe social particulier. La passivité de la victime donne le signal aux harceleurs.
- 3:28 Caractéristiques physiques et groupes sociaux: Il n'y a pas de liste exhaustive de critères. N'importe quel critère physique ou d'appartenance à un groupe social peut être utilisé.
- 4:14 Sévérité du harcèlement: 6% des cas de harcèlement sont considérés comme sévères, impliquant des agressions multiples et quotidiennes. Il existe aussi des micro-agressions.
- 4:35 Mise à l'écart: Ignorer un enfant ou le considérer comme impopulaire peut être une forme de harcèlement.
- 4:52 Évolution du phénomène: La notion de harcèlement scolaire est relativement récente (1973). La médiatisation du phénomène a surtout commencé dans les années 2000.
- 5:37 Intérêt croissant: Le harcèlement suscite de plus en plus d'intérêt, notamment médiatique. L'école n'est plus seulement perçue comme un lieu de socialisation, mais aussi comme un lieu de développement de comportements violents.
- 6:04 Études et enquêtes: Les enquêtes auprès des élèves sont privilégiées pour évaluer le harcèlement. Ces enquêtes révèlent une faible proportion de violences graves, mais un nombre important de micro-violences.
- 6:34 Action de l'Éducation Nationale: L'Éducation Nationale s'est emparée de la question à partir de 2011. L'observatoire national de la violence à l'école a été créé.
- 6:55 Effets sur les élèves: La victime préfère souvent se taire. Les raisons incluent la peur de faire de la peine aux adultes ou la crainte de représailles.
- 7:22 Signes d'alerte: Changements de comportement, somatisations, refus d'aller à l'école, chute des notes.
- 8:26 Conséquences émotionnelles: Baisse de l'estime de soi, pensées négatives, agressivité envers les autres.
- 8:53 Effets à long terme: Le harcèlement peut entraîner un stress cumulatif et des difficultés psychologiques profondes. Cela peut mener à des dépressions voire des pensées suicidaires.
- 9:22 Impact sur la perception de l'école: Les victimes ont une perception négative de l'école, ce qui entraîne absentéisme et décrochage scolaire.
- 9:47 Effet sur les témoins: Les enfants témoins de harcèlement peuvent développer une méfiance envers les enseignants.
- 10:14 Conséquences pour les agresseurs: Risque plus élevé de chômage, de délinquance et de difficultés relationnelles à l'âge adulte.
- 10:54 Profil du harceleur: Le harceleur recherche souvent la popularité en montrant son pouvoir sur la victime. Il est souvent à l'aise socialement et physiquement plus fort. Les comportements de harcèlement sont souvent des comportements d'opportunité.
- 11:44 Facteurs sociaux: Le niveau de vie, l'environnement urbain et la violence au sein du foyer peuvent augmenter le risque d'être impliqué dans le harcèlement.
- 12:04 Répartition par âge et sexe: Le harcèlement est plus fréquent au collège (plus de 10%) qu'en primaire (6%) ou au lycée (1-3%). Les garçons sont plus souvent victimes de harcèlement que les filles.
- 12:46 Motivation du harceleur: Cherche à construire sa réputation et à se faire respecter, quitte à passer pour un tyran.
- 13:27 Inefficacité de la morale: Faire la morale à un enfant harceleur est rarement efficace. La quête de popularité est une priorité pour les jeunes.
- 14:06 Aider les victimes: Seules 14% des victimes sont satisfaites de la manière dont leur problème est réglé. Les collégiens préfèrent souvent régler le problème eux-mêmes.
- 14:50 Recours judiciaire: Une loi punit les harceleurs de peines d'emprisonnement. Les victimes peuvent porter plainte jusqu'à l'âge de 38 ans.
- 15:42 Causes et origines: Il n'y a pas de liste exhaustive de critères. Le harceleur trouvera toujours quelque chose à critiquer.
- 16:27 Rapport de force: Le harcèlement est un rapport de force et de pouvoir. Les normes sociales et la violence ambiante peuvent influencer les comportements.
- 17:59 Violence symbolique: La violence symbolique de l'institution scolaire peut pousser les élèves à devenir violents à leur tour.
- 19:06 Inefficacité des méthodes répressives: Les sanctions administratives, exclusions et plaintes réduisent rarement le harcèlement.
- 20:44 Importance des relations: Il faut se concentrer sur les relations entre enfants plutôt que sur la répression.
- 21:08 L'exemple finlandais: La Finlande a réduit de plus de 50% les cas de harcèlement en se concentrant sur l'empathie et la formation des enseignants.
- 22:02 Méthode PIKAS: Prendre à part les harceleurs sans les accuser ni leur faire la morale pour leur faire comprendre les conséquences de leurs actes.
- 22:56 Rééduquer les enfants harcelés: Leur apprendre à réagir et à trouver des solutions face aux harceleurs. L'humour et l'autodérision peuvent être utilisés.
- 25:24 Recours aux adultes: Les enseignants et personnels de direction peuvent aider les victimes, surtout si elles sont incapables de se défendre.
- 25:57 Facteurs favorisants: Le harcèlement augmente dans les établissements relégués et moins dotés.
- 26:44 Numéro d'aide: Le 30 20 est un numéro à contacter si vous êtes victime ou si vous connaissez des victimes.
- 27:44 Éducation: Il faut éduquer les enfants dans les deux sens, pour qu'ils ne soient ni harceleurs ni victimes.
- 29:00 Travail complexe: Le harcèlement est une question complexe qui se joue à de multiples niveaux.
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Bien sûr. Voici un résumé de la vidéo avec les idées fortes en gras :
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[00:00:06] Introduction de l'émission et des participants. François Dubet, sociologue et directeur d'études, est l'invité pour discuter de son livre "Tous égaux, tous singuliers", qui traite des inégalités et de la solidarité.
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[00:00:39] Évolution de la notion d'inégalité sociale : Les inégalités sont mesurables, mais la question centrale est de comprendre pourquoi certaines sont acceptées et d'autres suscitent l'indignation. Depuis une trentaine d'années, deux grands changements ont marqué les sociétés : l'explosion des classes sociales et le passage d'une conception de la justice sociale axée sur la réduction des inégalités de conditions à une conception axée sur l'égalité des chances.
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[00:01:44] Justice sociale vs. égalité des chances : La justice sociale est liée à l'affirmation que les hommes naissent libres et égaux, mais vivent dans des sociétés inégalitaires. Deux modèles existent : un modèle européen axé sur la réduction des inégalités de position et un modèle américain axé sur l'égalité des chances. Le second modèle tend à dominer, car les supports sociaux du premier (syndicats, classe ouvrière) s'affaiblissent. L'injustice sociale majeure est perçue comme la discrimination plutôt que l'exploitation.
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[00:02:28] Régime des inégalités vs. inégalités : Les inégalités sont mesurables, tandis que le régime des inégalités est le mode de construction et de justification de ces inégalités. Le premier régime d'inégalités était celui des castes, où les inégalités étaient considérées comme naturelles. Les révolutions démocratiques ont aboli ce régime, mais des traces subsistent, notamment dans les inégalités entre les sexes. Les sociétés industrielles ont ensuite structuré les inégalités autour des fonctions sociales et du marché capitaliste.
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[00:03:15] L'expérience des inégalités : Dans l'ancien régime, les inégalités étaient vécues collectivement, avec une fierté et une culture de classe. Aujourd'hui, les mutations du capitalisme ont individualisé l'expérience des inégalités. Chacun se sent inégal en fonction de multiples facteurs (niveau d'études, lieu de résidence, âge, etc.) plutôt qu'en tant que membre d'une classe sociale.
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[00:03:44] Le mouvement des "gilets jaunes" : Ce mouvement est caractérisé par une colère collective, mais sans revendications claires ni sentiment d'appartenance à une classe. Il y a une hostilité envers les élites et une difficulté à formuler des revendications. Le sentiment dominant est le mépris, où chacun se sent dévalorisé et non reconnu.
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[00:04:18] Déconnexion entre inégalités mesurées et inégalités perçues : L'expérience des inégalités est la rencontre entre les inégalités objectives, la représentation qu'on en a et les conceptions de la justice mobilisées. Les inégalités hommes-femmes ont diminué, mais le sentiment d'injustice est plus fort, car les femmes sont davantage confrontées aux inégalités et ont une plus grande conscience de l'égalité. De même, les inégalités scolaires sont perçues comme plus intolérables, car l'école est devenue une compétition où chacun doit jouer et où les petites inégalités deviennent décisives.
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[00:05:16] L'égalité des chances et ses limites : Les Américains croient en l'égalité des chances, mais la mobilité sociale y est plus faible qu'en France ou en Scandinavie. Il est crucial de comprendre comment les acteurs vivent et se représentent les inégalités pour pouvoir les combattre efficacement. Les inégalités qui créent le moins d'indignation sont les moins importantes à traiter.
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[00:06:05] Repenser la solidarité : L'enjeu est de fabriquer une représentation démocratique où les colères trouvent une expression politique. Il faut rendre lisibles les transferts de solidarité, car le mécanisme actuel est illisible et crée un sentiment d'être lésé. Il est urgent de simplifier les mécanismes de redistribution et de revenir à des politiques universelles plutôt que de cibler des publics particuliers. Il faut également fabriquer des sentiments de solidarité plus actifs, en s'appuyant sur la vie associative locale et en intégrant l'apprentissage de la solidarité dans l'expérience scolaire.
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[00:07:39] Le mécanisme des petites inégalités qui s'agrègent : Autrefois, le parcours scolaire était un destin fixé à la naissance. Aujourd'hui, il est le résultat d'une accumulation de petites différences (notes, choix d'options, établissement fréquenté, etc.). Chacune de ces inégalités n'est pas très forte, mais elle s'accumule et donne l'impression que l'individu est responsable de son propre destin.
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[00:08:28] Les pistes d'action politique : Pour repenser la solidarité, il faut que les colères trouvent une expression politique. Il faut rendre lisibles les transferts de solidarité et simplifier les mécanismes de redistribution. Il faut fabriquer des sentiments de solidarité plus actifs, en s'appuyant sur la vie associative et en intégrant l'apprentissage de la solidarité dans l'école.
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[00:09:16] La sociologie face aux inégalités multiples : La sociologie s'est dispersée dans une multitude d'objets et de théories, perdant sa vision globale de la société. Il faudrait qu'elle refabrique une image de la société et qu'elle s'intéresse à la fois aux acteurs et aux mécanismes qui les structurent. Il faut tenir ensemble les épreuves individuelles et les enjeux collectifs.
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[00:10:13] La sociologie et la stigmatisation : Il y a parfois une posture avantageuse dans la dénonciation des stigmatisations et des discriminations. Il est important d'écouter les acteurs sociaux et de ne pas surinterpréter leurs propos. Les sociologues de la génération actuelle sont peut-être plus techniques et professionnalisés, mais ont peut-être perdu en imagination sociologique. Les laboratoires de recherche devraient favoriser le travail collectif plutôt que de se contenter d'être des plateformes de services individuels.
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Voici un sommaire de la vidéo avec les idées fortes, en gras:
- Introduction
- Présentation des invités : Bruno Humbeeck, psychopédagogue et spécialiste de l'hyper parentalité et de l'éducation positive, et Béatrice Kammerer, journaliste spécialisée en éducation positive.
- L'émission explore l'éducation positive, un sujet de plus en plus répandu mais controversé, en famille et à l'école.
- Les invités ne sont ni pour ni contre l'éducation positive, mais proposent une approche mesurée.
- Définition et historique de l'éducation positive
- L'éducation positive a commencé comme un champ de recherche étudiant les aspects positifs de l'être humain, puis est devenue une forme pédagogique.
- Le terme est apparu en 2006 avec une recommandation du Conseil de l'Europe définissant une parentalité visant à élever et responsabiliser l'enfant de manière non-violente, en favorisant son plein développement.
- Cette définition large a permis à divers courants éducatifs de s'y agréger, rendant la notion difficile à cerner précisément.
- Confusion avec les pédagogies nouvelles et critique de l'approche "recette"
- L'éducation positive est parfois confondue avec les pédagogies nouvelles comme Montessori, issues de l'après-guerre.
- L'idée de laisser croître les enfants vient de Rousseau, mais il prônait aussi une éducation négative, par exemple en laissant l'enfant subir les conséquences de ses actes.
- L'éducation positive a parfois le défaut de considérer qu'il n'y a qu'une seule façon d'éduquer, alors que toutes les formes pédagogiques ont une intention bienveillante.
- L'éducation positive est critiquée pour ses "recettes" simplistes et ses injonctions comme "soyez des parents zen".
- Évolution du regard sur l'enfant et valeurs de l'éducation positive
- L'éducation positive est une évolution du regard sur l'enfant, notamment la reconnaissance de l'enfant comme personne à part entière.
- Les châtiments corporels ne sont plus acceptables, et l'on vise l'épanouissement de l'enfant, en tenant compte de ses émotions et de ses besoins.
- Il faut faire attention à ne pas centrer l'enfant sur lui-même au point de négliger le souci collectif, ce qui pourrait être un danger pour la démocratie.
- Les dérives de l'éducation positive : parents "zen", hyper communicants et hyper tolérants
- La pédagogie positive peut mener à des enfants tyrans si elle n'est pas modulée par l'empathie.
- Une des dérives est le parent "zen" qui réprime ses émotions, même quand l'enfant fait une bêtise.
- Le parent hyper communicant est constamment à la disposition de son enfant, sans sélectionner ce qui est digne d'intérêt.
- Le parent hyper tolérant ne fixe plus de limites, oubliant tout principe d'autorité, ce qui peut mener à un déni démocratique.
- Principes et pratiques recommandées par l'éducation positive
- Interdiction de toute forme de violence éducative et de coercition.
- Pas de punition ni de récompense, car cela nuit à la motivation intrinsèque de l'enfant.
- Valoriser l'expression des émotions et formuler des demandes mesurées, sans violence.
- Attention à l'estime de soi de l'enfant : ne pas juger l'enfant, mais ses comportements.
- Être tourné vers les besoins de l'enfant dès la petite enfance, en s'inspirant de la théorie de l'attachement.
- L'importance de nuancer et de ne pas rejeter en bloc l'éducation positive
- Il serait dommage de rejeter en bloc l'éducation positive sous prétexte de ses excès.
- Il faut éviter d'être dans un monde binaire qui dirait l'éducation positive c'est bien ou c'est mal.
- L'attention portée sur les violences ordinaires est un acquis de la pédagogie positive qu'il faut préserver.
- Critiques de l'école "bienveillante" et nécessité d'un cadre et de règles
- L'école de la bienveillance est critiquée lorsqu'elle se transforme en école de la complaisance, où les enfants font ce qu'ils veulent sans limite.
- Il faut exercer une forme d'autorité sur l'enfant, car il a besoin de règles et de lois pour faire société.
- L'attention portée sur les violences ordinaires est un acquis de la pédagogie positive qu'il faut préserver.
- Les différentes critiques adressées à l'éducation positive : la question de l'autorité
- Certains parents veulent abolir toute forme de contrainte, considérant que toute imposition est une violence.
- L'éducation positive a contesté l'autoritarisme, mais a parfois demandé aux parents de ne plus faire preuve d'autorité, ce qui peut mener à d'autres types de comportements critiquables.
- La bienveillance : un concept à nuancer
- Il faut nuancer le discours autour de la bienveillance éducative, en évitant de transformer les évaluations en "écoles des fans".
- L'école est un laboratoire permanent, il faut être attentif aux innovations, mais les encadrer.
- Le besoin de cadres et de limites pour l'enfant et l'adulte
- Les enfants ont besoin d'un cadre et de balises, et une éducation dérégulée ne profite à personne.
- Il faut des règles et un système de punitions pour que ces règles soient respectées.
- Renoncer à la triple perfection et accepter l'imperfection du monde
- Il faut renoncer à la triple perfection : ne pas être soi-même parfait, ne pas avoir des enfants parfaits, et accepter que le monde est imparfait.
- L'inquiétude climatique et le contexte mondial incertain rendent la pédagogie positive difficile à vivre.
- Il faut accepter l'incertitude et le fait que nos enfants ne seront pas parfaits.
- Les injonctions paradoxales faites aux parents et la difficulté d'être parent aujourd'hui
- Les parents sont soumis à des injonctions paradoxales : être attentif à son enfant sans l'envahir, répondre à ses besoins tout en lui permettant d'explorer.
- Il est difficile d'être parent aujourd'hui, car il y a des attentes très diverses de toute la société.
- Les parents sont tiraillés entre la peur du déclassement social et le désir de voir leur enfant s'épanouir.
- Les inégalités entre pères et mères et la charge mentale des mères
- L'éducation positive a plutôt tendance à renforcer les inégalités entre pères et mères.
- Les femmes ont souvent la mission d'être les "chargées de développement" du foyer, et l'éducation positive se dirige énormément vers elles.
- On demande aux mères de prendre en charge les compétences de communication et l'expression des émotions.
- Dès la naissance, on adresse aux femmes des injonctions sur l'accouchement, l'allaitement, la disponibilité, etc..
- Le danger du "coaching" parental et l'importance du soutien
- Le "coaching" est dangereux car il donne l'idée qu'il y aurait une performance à atteindre, alors qu'il faut accepter d'être des parents imparfaits.
- La parentalité est le mécanisme par lequel chacun de nos enfants transforme l'éducation qu'il reçoit en quelque chose de personnel.
- La pédagogie positive a sans doute été dans le mur quand elle s'est voulue prescriptive.
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L'enjeu de la coéducation et de la complémentarité des expertises
- Il faut accepter l'idée qu'on n'éduque pas seul ses enfants et qu'on doit utiliser tous les supports que nos sociétés mettent à notre disposition.
- La coéducation repose sur la complémentarité des expertises : celles des parents et celles des spécialistes.
- Il faut redonner de la valeur aux pratiques parentales, même si elles ne suivent pas forcément les manuels d'éducation positive.
- Les techniques de la coéducation ne sont pas les mêmes que celles du soutien à la parentalité.
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Conclusion
- Présentation du numéro de Sciences Humaines sur l'éducation positive et d'autres ressources sur le sujet.
- Remerciements aux invités et aux participants.
- Introduction
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Voici un sommaire minuté des idées fortes de la conférence sur le Hand à 4 et le numérique éducatif :
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0:07-1:15 : Remerciements à l'AEEPS pour son rôle crucial dans le développement du Hand à 4. Souligne l'importance de l'association pour les rencontres et la formation continue des enseignants d'EPS.
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1:33-3:09 : L'importance de la formation continue dans un contexte de réforme éducative. Remerciements pour l'accueil et la participation.
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3:16-4:13 : Introduction au vif du sujet : Hand à 4, numérique et citoyenneté. Questionnement initial sur l'approche à adopter.
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4:13-5:54 : Complexité de la relation entre le hand, le numérique et la citoyenneté selon Edgar Morin. Nécessité d'une approche globale et interconnectée.
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5:54-7:50 : Questionnement sur le développement de compétences motrices, méthodologiques et sociales à travers le hand à 4. Référence à la pratique fédérale sans révérence.
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8:01-12:15 : Différences réglementaires entre le Hand Ball à 7 et le Hand Ball à 4. Adaptation des règles en fonction du niveau des élèves. Mixité et labellisation par la Fédération Française de Handball.
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12:15-14:55 : L'exclusion temporaire comme sanction et l'aménagement des règles en fonction des besoins des élèves. Différenciation pédagogique possible grâce à la modularité des terrains.
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14:55-17:27 : Illustrations vidéo de la pratique du Hand à 4 de la 6e au Master 2. Démonstration de l'adaptabilité du Hand à 4 à différents niveaux.
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17:27-19:57 : Objectifs de formation : quel élève/étudiant en handballeur à la fin du secondaire/Master 2. Développement de compétences spécifiques : traverseur, marqueur, etc..
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19:57-22:31 : Numérique et citoyenneté : asservir le numérique à des fonctions éducatives. Former un citoyen numérique responsable.
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22:31-27:52 : Trois aspects clés du numérique en EPS : autoscopie, conflit socio-cognitif et autodétermination. Importance de l'esprit critique face à l'intelligence artificielle.
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27:52-30:59 : Engagement et théorie de l'autodétermination (compétence, autonomie, proximité sociale). Importance du collectif dans l'approche du Hand à 4.
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30:59-32:17 : Découpage de la présentation en trois parties : compétence, autonomie et proximité sociale. Priorité à l'égalité et au rôle de marqueur. Utilisation du feedback quantitatif enrichi par le numérique.
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Voici un résumé minuté des idées fortes de la conférence de François Taddei sur les enjeux de l'IA pour l'éducation :
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0:04-1:35 L'IA impacte tous les pays et niveaux d'éducation, nécessitant une adaptation des systèmes de formation pour les jeunes, les étudiants, les professionnels et les enseignants.
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1:41-2:53 Les machines deviennent apprenantes grâce au machine learning, remettant en question ce que l'on doit apprendre, comment et pourquoi, et nécessitant une remise en question de nos systèmes éducatifs.
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3:00-3:36 L'IA a un impact plus fort que le numérique sur le marché du travail, faisant évoluer les professions intellectuelles, ce qui nous interpelle à différents niveaux.
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3:36-4:45 Le Festival Learning Planet a mis en évidence la nécessité d'enseigner différemment à l'heure de l'IA, en tenant compte de ce qui fait la spécificité des humains par rapport aux machines.
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5:02-6:00 Il faut apprendre au sujet de l'IA, comprendre son fonctionnement, ses limites et ses potentiels, ce qui est bien traité dans le supérieur avec des formations dédiées.
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6:12-7:23 Il faut apprendre grâce à l'IA, en utilisant des outils comme PhiloGPT pour faciliter les apprentissages, tout en développant les compétences propres aux êtres humains comme la coopération, la compassion et la créativité.
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7:23-8:40 Il faut développer des compétences essentielles comme l'expression orale, et mettre l'accent sur l'agentivité, c'est-à-dire le pouvoir d'agir et d'avoir un impact sur les collectifs.
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8:40-9:31 L'éthique doit être au cœur du système éducatif, car l'IA pose d'énormes questions éthiques.
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9:31-10:43 Il est essentiel d'intégrer les trois formes de connaissance selon Aristote : épistémè (connaissance du monde), technè (agir sur le monde) et phronesis (éthique de l'action).
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10:43-11:30 Il faut développer l'éthique dans nos programmes et notre capacité à penser, car l'intelligence sans conscience n'est que ruine de l'âme.
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11:30-12:16 Les enjeux éthiques sont de plus en plus nécessaires face aux logiques de puissance et d'impérialisme, et pour favoriser le vivre ensemble entre humains et entre espèces.
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12:16-14:06 Il est important d'accompagner l'arrivée de l'IA dans les établissements, de dissiper les oppositions et les a priori, et de fournir une formation adéquate aux enseignants.
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14:06-15:32 Il faut repenser les systèmes d'évaluation, développer l'esprit critique des élèves et les éduquer aux dangers potentiels de l'IA.
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15:32-16:20 Il est de notre devoir d'éducateurs et de citoyens de transmettre des attitudes critiques et constructives face à l'IA, et d'adapter l'éducation à la citoyenneté et aux médias à l'ère de l'IA.
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16:20-17:09 Il faut créer des communautés apprenantes et des dynamiques où ceux qui sont en avance partagent leurs connaissances et contribuent à faire évoluer les pratiques.
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17:09-18:05 Des modalités pédagogiques comme la classe inversée et l'oral sont adaptées à l'ère de l'IA, permettant d'évaluer les élèves dans un environnement accompagné.
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18:05-19:00 L'oral est essentiel pour évaluer l'apprentissage, et l'IA peut permettre de gagner du temps pour avoir un dialogue oral avec les élèves.
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19:00-20:03 Il est crucial de s'interroger sur l'évolution technologique et son impact sur nos rôles et nos missions en tant qu'enseignants, afin de mieux former les élèves.
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20:03-21:31 L'IA nous oblige à nous interroger sur nos pédagogies, le sens d'être un être humain et d'éduquer un être humain, et à résister aux nouvelles formes d'impérialisme et de domination.
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21:31-22:33 Le triptyque de Condorcet (démocratie, éducation, savoir) est toujours d'actualité à l'ère des fake news, et il faut se réinterroger sur nos intentions et éventuellement changer nos pratiques sans changer nos valeurs.
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22:33-23:31 Il faut avoir conscience que l'héritage des Lumières n'était pas le plus inclusif, et repenser l'universalisme dans un monde où la planète est menacée.
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23:31-24:33 La technologie n'est pas la solution par défaut, et il faut être vigilant face à la désinformation et développer l'esprit critique.
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24:33-26:05 Il est important de prendre du recul historique pour comprendre d'où l'on vient, où l'on est et où l'on va, et de repenser le vivre ensemble à toutes les échelles.
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26:05-27:01 Il faut s'interroger sur nos finalités et enseigner différemment l'histoire du vivant, de notre espèce et de notre culture.
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27:01-34:05 L'exemple de Grigny montre comment les compétences humaines et l'agentivité des élèves peuvent être des leviers pour relever des défis et devenir acteurs de leurs apprentissages.
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34:05-35:21 Il est essentiel d'articuler savoir et compétences, de créer des espaces de créativité pour les élèves et de dépasser les habitudes de travail collectives.
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35:21-36:42 Des initiatives comme Model UN peuvent être repensées à l'ère de l'IA pour aider les jeunes à comprendre la complexité du monde et les enjeux géopolitiques.
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36:42-39:22 L'IA peut aider à faire des synthèses dans les conventions citoyennes et à augmenter les débats, en trouvant des sources et en faisant des synthèses locales et internationales.
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39:22-41:34 Il est important de prendre en compte la déclaration de la jeunesse sur l'avenir de l'éducation et de coconstruire l'avenir avec les jeunes, en ne prenant plus de décisions qui ne soient pas dans l'intérêt des générations futures.
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41:34-43:55 Il faut faire passer à l'échelle les actions qui permettent un vrai dialogue intergénérationnel et de prendre des décisions dans l'intérêt des générations futures.
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43:55-45:32 Il est important d'inviter les jeunes à utiliser l'IA dans un cadre défini, de dialoguer avec eux et de réfléchir sur le sujet, et de créer un collectif pour avancer ensemble.
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45:32-47:02 Il faut créer des chartes et des règlements intérieurs qui soient des lieux de débat démocratique, et avancer avec bienveillance en admettant que l'on ne sait pas tout.
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47:02-48:31 Il est important d'utiliser des IA éthiques et de confiance, comme Mistral AI, et de privilégier les modèles open source qui peuvent être installés sur des serveurs locaux.
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48:31-51:18 Des initiatives comme Phil GPT montrent comment l'IA peut être utilisée pour dialoguer avec différents philosophes et faciliter l'évaluation personnalisée.
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51:18-53:00 Il est important de dialoguer avec les collègues qui sont méfiants vis-à-vis de l'IA et de prendre le temps de voir ce qu'elle peut apporter ou pas à la création artistique.
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53:00-56:23 Il faut raison garder, expérimenter certaines choses, mais ne pas tout remplacer, car l'interaction avec la matière reste essentielle pour développer le sens artistique.
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56:23-58:04 Il est important de prendre en compte les inégalités sociales et l'accès aux outils numériques, et de voir comment l'IA peut être un levier pour réduire ces écarts.
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58:04-59:26 Il faut être pragmatique et comprendre les besoins de chaque élève, et éventuellement mutualiser les équipements ou utiliser les smartphones dans un cadre pédagogique.
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59:26-1:00:51 Il est important de prendre en compte les difficultés d'accès à internet à la maison et de s'adapter aux besoins de chaque élève.
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1:00:51-1:04:27 Il est essentiel d'agir sur la fracture liée à l'IA et de prendre en compte les disparités sociales et de compétences, en donnant une place plus importante à l'humain et à l'agentivité des élèves.
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1:04:27-1:06:19 Il faut aller au-delà de la prise en main des outils et transformer l'école, en personnalisant les apprentissages et en s'adaptant aux spécificités de chacun.
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1:06:19-1:08:59 Il est important de créer de l'intelligence collective pour réfléchir à la mise en place de chartes et de mobiliser les éducateurs, les parents et les jeunes.
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1:08:59-1:11:13 Il est essentiel de coconstruire les chartes et de faire communauté autour d'un document socle, en s'inspirant des modèles existants et en adaptant l'IA aux besoins de chacun.
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Voici des documents de synthèse pour un briefing sur le Cadre d'action et de coopération pour la transformation écologique (CACTÉ), en tirant parti des sources et de notre conversation précédente :
Titre : Briefing sur le Cadre d'action et de coopération pour la transformation écologique (CACTÉ)
Introduction (0:00-1:31):
- Le CACTÉ est un cadre d'action et de coopération pour la transformation écologique.
- Il a été élaboré par la direction générale de la création artistique (DGCA) du ministère de la Culture.
- Objectif principal : intégrer les enjeux écologiques dans le secteur de la création artistique.
- Les intervenants clés sont Frédérique Sarre, responsable de la mission Transformation écologique de la création au Ministère de la Culture, et Maxime Gueudet, Chargé de mission transition écologique de la création au Ministère de la Culture.
Contexte et Stratégie Globale (1:43-3:22):
- Le CACTÉ est une mesure du plan d'action de la DGCA pour la transition écologique du secteur de la création.
- Il s'inscrit dans la stratégie "mieux produire, mieux diffuser".
- Il est aligné avec les accords internationaux et la feuille de route ministérielle.
- Il constitue le volet écologique de "mieux produire, mieux diffuser".
Élaboration du Plan d'Action (3:29-4:26):
- Le plan d'action a été élaboré à partir de 2020.
- Il a impliqué une approche transversale avec les services de la DGCA et les DRAC.
- Une mission dédiée à la transformation écologique a été créée.
Objectifs du Plan d'Action et du CACTÉ (4:32-5:22):
- "Éviter l'ingérable et gérer l'inévitable".
- Contribuer à la réduction des impacts environnementaux du secteur de la création.
- Assurer la robustesse du secteur face aux crises écologiques.
- Respecter les valeurs du secteur, notamment la liberté de création.
Principes Clés du CACTÉ (6:28-7:26):
- Souplesse : Adaptation aux réalités et priorités locales.
- Structuration : Engagement obligatoire et méthodologie imposée.
- Pédagogie : Présentation sous forme de guide.
Application du CACTÉ (7:32-8:22):
- Obligatoire pour les structures ayant une convention pluriannuelle d'objectifs (CPO) de 3 ans ou plus avec la DGCA.
- Recommandé pour les structures financées de manière régulière depuis plus de 3 ans.
- Utilisable par toute autre structure du secteur public ou privé.
Calendrier (8:29-9:06):
- Expérimentation en 2024 dans cinq régions.
- Publication de la version révisée.
- Généralisation prévue en 2025-2026 lors des renouvellements de CPO.
Bilan de l'Expérimentation (9:11-10:13):
- Réception positive et adaptabilité aux réalités locales.
- Association des partenaires financiers.
- Nécessité d'accompagnement et crainte d'un manque de disponibilité des équipes.
Réponses aux Craintes (10:13-11:25):
- Accompagnement par les DRAC et la DGCA.
- Webinaires et outils de soutien.
Documents du CACTÉ (11:31-12:21):
- Document présentant le dispositif.
- Guide thématique pour l'action avec des fiches action.
- Volet ressources (réglementation, sites internet, guides, rapports).
Fonctionnement Détaillé du CACTÉ (12:26-13:53):
- Deux types d'engagements :
- Engagement méthodologique obligatoire.
- Engagements thématiques au choix.
- Engagement méthodologique obligatoire :
- Définir une stratégie basée sur des données objectives (évaluation des impacts environnementaux).
- Formation (minimum une journée pour toute l'équipe).
- Coopération en interne et en externe.
Importance de la Formation (13:59-14:23):
- La formation est essentielle pour développer les questions de transition écologique.
- Elle doit inclure les enjeux de la transition écologique et leur application au secteur de la création.
Nécessité de Coopération (14:23-15:18):
- La coopération interne et externe est cruciale pour une démarche écoresponsable efficace.
- Impliquer l'ensemble de l'équipe dans l'élaboration et la mise en œuvre du plan d'action.
- S'associer avec des acteurs locaux, y compris ceux hors du secteur culturel.
Engagements Thématiques (15:25-17:06):
- Dix engagements thématiques au choix.
- Les structures choisissent les engagements qu'elles souhaitent mettre en œuvre.
- Les engagements sont choisis en fonction des impacts estimés, de la réalité de la structure, de son contexte local, et en concertation avec les partenaires financiers.
- Le nombre d'engagements minimum varie selon le type et la taille de la structure.
- Exemples d'engagements thématiques: mobilité, réduction de la consommation des fluides, alimentation, écoconception des œuvres, numérique, communication, gestion des déchets, bâti et sites, biodiversité.
Leviers d'Action (17:31-19:57):
- Pour chaque engagement, des leviers d'action sont proposés pour assurer que l'engagement est rempli dans son intégralité.
Fiches Action (20:02-20:46):
- Les fiches action sont des guides thématiques et des supports d'auto-évaluation.
- Elles permettent de visualiser rapidement les actions mises en œuvre.
- Elles développent des leviers et exemples d'actions pour chaque engagement.
Évaluation et Certification (20:46-21:47):
- L'évaluation donne lieu à une certification (niveaux 1, 2, 3, 3+) correspondant au nombre d'engagements thématiques mis en œuvre.
- Le niveau 3+ inclut l'intégration des questions écologiques dans la programmation ou les actions d'EAC.
Absence d'Indicateurs Chiffrés Obligatoires (21:47-23:53):
- L'évaluation ne repose pas sur des indicateurs chiffrés obligatoires, mais sur une obligation de moyens.
- Cela est dû à la difficulté de définir des indicateurs pertinents et à la capacité limitée des structures à les renseigner.
Processus d'Évaluation (23:53-26:22):
- L'évaluation associe les collectivités territoriales et permet un suivi régional.
- Auto-évaluation par la structure.
- Réunion d'un groupe régional d'évaluation coopérative.
Groupe Régional d'Évaluation Coopérative (26:22-27:31):
- Le groupe donne un avis sur le niveau de certification.
- Il recommande des actions aux structures et à la puissance publique.
Instances de Suivi et Attribution de la Certification (27:31-28:27):
- La discussion revient aux instances de suivi (comité de suivi, conseil d'administration).
- La DRAC attribue la certification.
Questions Fréquentes et Réponses :
- Rôle des collectivités : Application par les DRAC en lien avec les collectivités, dialogue au sein des comités de suivi.
- Exemples de déploiement : Diversité des structures concernées (centres nationaux, FRAC, scènes dramatiques, équipes indépendantes).
- Calendrier pour les festivals : Se rapprocher de la DRAC, Coprog comme outil possible, pas de "carotte" ou de "bâton", mais écoconditionnalité douce.
- Possibilité pour une compagnie non conventionnée d'être certifiée : Oui, en adressant une demande à la DRAC.
- Accompagnement : privilégier un accompagnement collectif, en s'appuyant sur des écoconseillers, des dispositifs existants (Avdas), ou les DLA.
- Empilement des dispositifs : le CACTÉ doit s'adapter aux priorités politiques locales et aux démarches déjà en place.
Ces documents devraient fournir une base solide pour un briefing complet sur le CACTÉ.
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Voici un sommaire minuté des idées fortes du webinaire sur le Cadre d’action et de coopération pour la transformation écologique (CACTÉ) :
- 0:00-1:05: Introduction par Antoine Dunan de la FNADAC, remerciant les intervenants et soulignant l'importance du CACTÉ pour les associations.
- 1:12-1:31: Présentation de Frédérique Sarre et Maxime Gueudet du Ministère de la Culture, exprimant leur enthousiasme à partager les résultats de leurs travaux sur le CACTÉ.
- 1:43-3:22: Contexte et stratégie globale du CACTÉ, le positionnant comme une mesure du plan d'action de la DGCA pour la transition écologique du secteur de la création, intégré à la stratégie "mieux produire, mieux diffuser" et aligné avec les accords internationaux et la feuille de route ministérielle.
- 3:29-4:26: Élaboration du plan d'action de la DGCA depuis 2020, soulignant la transversalité, la formation aux enjeux écologiques, et la création d'une mission dédiée à la transformation écologique.
- 4:32-5:22: Objectifs du plan d'action et du CACTÉ : éviter l'ingérable et gérer l'inévitable, assurer la robustesse du secteur face aux crises écologiques, tout en respectant les valeurs du secteur, notamment la liberté de création.
- 5:28-6:21: Les mesures du plan d'action sont fondées sur une enquête préalable, des auditions, et un repérage des initiatives existantes, avec une approche itérative et évolutive.
- 6:28-7:26: Le CACTÉ est construit sur trois piliers : souplesse (adaptation aux réalités et priorités locales), structuration (obligation d'engagement et méthodologie imposée), et pédagogie (présentation sous forme de guide).
- 7:32-8:22: Application du CACTÉ : obligatoire pour les structures ayant un document de contractualisation de 3 ans ou plus avec la DGCA, recommandé pour les autres, et utilisable par toute structure.
- 8:29-9:06: Calendrier : expérimentation en 2024 dans cinq régions, révision, et publication de la nouvelle version, généralisation prévue en 2025-2026 lors des renouvellements de CPO.
- 9:11-10:13: Bilan de l'expérimentation : réception positive, adaptabilité aux réalités locales, association des partenaires financiers, mais nécessité d'accompagnement et crainte d'un manque de disponibilité des équipes.
- 10:13-11:25: Réponses apportées aux craintes : accompagnement par les DRAC et la DGCA, webinaires, etc.
- 11:31-12:21: Présentation des trois documents du CACTÉ : un document présentant le dispositif, un guide thématique pour l'action avec des fiches action, et un volet ressources.
- 12:26-13:53: Détail du fonctionnement du CACTÉ : deux types d'engagements, un engagement méthodologique obligatoire (définir une stratégie basée sur des données objectives, formation, coopération en interne et externe), et des engagements thématiques.
- 13:59-14:23: Importance de la formation pour développer les questions de transition écologique, avec un minimum d'une journée pour toute l'équipe.
- 14:23-15:18: Nécessité de coopération interne et externe pour une démarche écoresponsable efficace.
- 15:25-17:06: Présentation des 10 engagements thématiques au choix, à sélectionner en fonction des impacts estimés, de la réalité de la structure, de son projet, de son contexte local, et en dialogue avec les partenaires financiers.
- 17:06-17:31: Le nombre d'engagements minimum varie selon le type et la taille de la structure.
- 17:31-19:57: Pour chaque engagement, des leviers d'action sont proposés pour assurer que l'engagement est rempli dans son intégralité.
- 20:02-20:46: Les fiches action sont des guides thématiques et des supports d'auto-évaluation, permettant de visualiser rapidement les actions mises en œuvre.
- 20:46-21:47: L'évaluation donne lieu à une certification (niveaux 1, 2, 3, 3+) correspondant au nombre d'engagements thématiques mis en œuvre, le niveau 3+ incluant l'introduction des questions écologiques dans la programmation ou les actions d'EAC.
- 21:47-23:53: L'évaluation ne repose pas sur des indicateurs chiffrés obligatoires, mais sur une obligation de moyens, en raison de la difficulté de définir des indicateurs pertinents et de la capacité limitée des structures à les renseigner.
- 23:53-26:22: L'évaluation associe les collectivités territoriales et permet un suivi régional, avec une auto-évaluation par la structure et la réunion d'un groupe régional d'évaluation coopérative.
- 26:22-27:31: Le groupe régional d'évaluation coopérative donne un avis sur le niveau de certification et recommande des actions aux structures et à la puissance publique.
- 27:31-28:27: La discussion revient ensuite aux instances de suivi (comité de suivi, conseil d'administration) pour confirmer le niveau de certification et envisager des solutions aux problèmes rencontrés, puis attribution de la certification par la DRAC.
- 28:46-32:30: Questions sur le rôle des collectivités et la déclinaison du CACTÉ au niveau régional (PACA), réponse sur l'application par les DRAC en lien avec les collectivités, et sur le dialogue au sein des comités de suivi et conseils d'administration.
- 32:30-34:55: Questions sur les récits d'expérience de la phase d'expérimentation, réponse sur l'observation de la mise en œuvre et l'enclenchement de la démarche, et sur les principaux engagements choisis (biodiversité moins choisie, mobilité des professionnels et des œuvres plus fréquente).
- 34:55-38:41: Questions sur le travail avec les référentiels carbone (FRAC, centres d'art), réponse sur le lien entre ces référentiels et le CACTÉ, et sur la création d'un outil pour estimer facilement le profil d'émission des structures.
- 38:41-40:03: Questions sur des exemples de déploiement du CACTÉ dans des structures labellisées et des festivals, réponse sur la diversité des structures concernées et la possibilité d'obtenir des détails par mail.
- 40:03-45:35: Questions sur le calendrier de mise en place du CACTÉ pour un festival de cirque, réponse sur l'absence d'obligation dans ce cas, mais l'invitation à se rapprocher de la DRAC, sur l'intégration de Coprog comme outil possible, et sur l'absence de carotte ou de bâton, mais une écoconditionnalité douce et une évaluation qui fait partie des critères de poursuite de la subvention.
- 45:35-47:31: Questions sur la mise en place du groupe régional d'évaluation coopérative et les autres lieux de coopération, réponse sur une mise en place réelle en 2027, une préfiguration possible en 2026, et sur les discussions au sein des CLTC et COREPS.
- 47:31-50:19: Questions sur la possibilité pour une compagnie non conventionnée d'être certifiée, réponse positive avec une demande à adresser à la DRAC, et sur une communication en direction de l'ensemble des structures du secteur, réponse sur un webinaire prévu et des présentations par les DRAC.
- 50:19-54:27: Questions sur l'empilement des strates d'implication des collectivités, réponse sur l'adaptabilité du CACTÉ et l'importance de choisir les engagements correspondant aux priorités politiques locales, et sur la synchronisation progressive avec les conseillers DRAC.
- 54:27-59:10: Questions d'Olivier, il représente une compagnie musicale. Il demande si le conseiller référent des DRAC pour le CACTE serait le conseiller musique. La réponse est "oui".
- 59:10-1:03:27: Il n'y aura pas de formations obligatoires imposées par le ministère, mais que l'AVDAS a intégré le CACTÉ dans son programme de formation.
- 1:03:27-1:05:53: Demande sur le volet lié à l'intégration des questions de transition dans les programmations et projets EAC, la réponse est que le principe du CACTÉ est avant tout de permettre de contraindre les structures de s'engager dans une démarche d'écoresponsabilité de leurs activités..
- 1:05:53-1:07:20: Une structure d'accompagnement demande si elle peut être référencée pour délivrer les formations obligatoires dans le cadre du CACTÉ, la réponse est que pour le moment, toute structure est agrée en quelque sorte.
- 1:07:20-1:08:46: Une question par rapport aux engagements thématiques les plus et moins populaires, la réponse est que l'engagement sur la biodiversité est assez peu choisi, mais la prudence reste de mise.
- 1:09:05-1:12:09: Antoine Dunan a expérimenté en PACA et trouve qu'il y a des montagnes à déplacer pour traiter certains objets et demande comment financer et mettre en place des nouvelles infrastructures. La fnadaac a mis en place un groupe de travail qui s'appelle crisealide.
- 1:12:16-1:16:41: Y a-t-il des écoconseillers ? La réponse est l'appropriation du sujet par chacun est essentiel, et ils peuvent accompagner un certain nombre de structures.
- 1:16:54-1:18:12: Les interlocuteurs remercient les participants et se tiennent à disposition.
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Voici les éléments clés à considérer, organisés thématiquement pour faciliter la compréhension et la présentation.
Concepts et Définitions Clés
Distinction entre méthodologie et méthodes, ainsi que la notion de recherche créative.
- Méthodologie : Cadre large et cohérent, guidé par les valeurs et les croyances du chercheur, influençant les choix tout au long de la recherche.
- Méthodes : Outils utilisés à différents niveaux de la recherche (conception, collecte, analyse, rédaction, présentation). Un même outil, comme l'interview, peut être utilisé avec différentes méthodologies.
- Recherche Créative : Production visant à construire de nouvelles connaissances en adaptant les conventions et en s'ancrant dans le monde social.
La créativité n'est pas synonyme d'innovation et n'est pas réservée à l'art ou aux sciences sociales.
Il faut également distinguer la recherche création (partant des pratiques artistiques) de la méthodologie de recherche créative (utilisant une pratique créative à différentes étapes de la recherche).
Types de Méthodes de Recherche Créative
Il existe un large éventail d'approches, souvent basées sur l'art, visant à perturber les habitudes, susciter le changement, rechercher l'empathie et explorer l'identité des participants. Hélène Kara (2020) identifie cinq grands types de méthodes:
- Méthodes basées sur les arts : Incluant les arts visuels, du spectacle et textiles.
- Recherches incarnées : Liées à une implication totale du corps, notamment pour les thèmes liés au toucher ou à l'écoute.
- Recherches basées sur la technologie : Utilisant les médias sociaux, applications, jeux et vidéos.
- Approches multimodales : Combinant différentes méthodes qualitatives et quantitatives.
- Approches transformatives : Visant à questionner ou changer un statu quo, en lien avec les recherches participatives, actions ou communautaires.
Intérêts et Enjeux des Approches Créatives
Ces méthodes présentent plusieurs avantages:
- Facilitation de l'écoute de points de vue multiples.
- Amélioration de la réflexivité des chercheurs.
- Vision holistique des expériences.
- Promotion de l'autonomisation des participants.
- Positionnement du participant comme expert.
- Perturbation des relations de pouvoir.
Cependant, elles soulèvent également des enjeux importants:
- Gestion de la relation chercheurs-participants.
- Production et analyse de données de différentes formes (2D, 3D, audio, etc.).
- Accessibilité des résultats pour les participants et les non-participants.
- Mobilisation des connaissances en conservant leur complexité.
Exemples Concrets
La présentation illustre l'utilisation de ces méthodes à travers une recherche sur la transition des jeunes enfants ayant des besoins éducatifs particuliers vers l'école. Deux exemples sont particulièrement détaillés:
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Approche mosaïque avec les enfants:
- Méthode participative où les enfants sont considérés comme experts.
- Basée sur six composantes centrales : participation, réflexivité, adaptabilité, expérience, intégration à la pratique et multiméthode.
- Utilisation d'outils variés : marionnette, micro, appareil photo, matériel créatif.
- Collecte de données à travers des observations, dialogues, photos et créations.
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Focus groupes créatifs avec des professionnels:
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Utilisation de la métaphore du voyage pour faciliter la participation.
- Fourniture de matériel artistique varié (papier, couleurs, ciseaux, colle, etc.).
- Analyse des données en quatre étapes : description des créations, familiarisation avec les présentations, codage et élaboration de récits analytiques.
- Prise en compte des aspects visuels, textuels et sensoriels des créations.
Forces et Questions
Les chercheuses soulignent trois forces principales dans leur utilisation des approches créatives:
- Promotion d'une participation significative et éthique.
- Création de portraits holistiques et empathiques.
- Importance des représentations visuelles dans toutes les phases de la recherche.
Elles mentionnent également des questions importantes qui les habitent:
- Comment reconnaître et affronter les dilemmes éthiques ?
- Dans quelle mesure le matériel fourni facilite-t-il l'élaboration du sens ?
- Comment s'assurer de la pertinence des outils cocréés pour les différents acteurs ?
En structurant votre briefing autour de ces thèmes, vous offrirez une vue d'ensemble claire et approfondie des méthodes de recherche créatives présentées, tout en soulignant leurs avantages, leurs défis et les questions qu'elles soulèvent.
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Voici un sommaire minuté du webinaire sur les recherches aux méthodologies créatives, en m'appuyant sur les informations fournies:
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0:00-0:32: Introduction de Sacha Stolov, qui présente le webinaire comme un souffle nouveau dans les traditions de recherche et souligne l'importance d'intégrer de nouvelles perspectives. Il introduit les quatre chercheuses de la Haute École Pédagogique du canton de Vaud à Lausanne.
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0:37-1:27: Présentation des chercheuses Delphine Odier-Guedj, Lisa Lefèvre, Floriane Moulin et Rashmi Rangarajan, et de leurs travaux interdisciplinaires autour de l'éducation inclusive, de la participation et du bien-être des élèves. Elles collaborent dans un projet de recherche subventionné par le Fond national suisse, portant sur la transition des jeunes enfants ayant des besoins éducatifs particuliers vers l'école, en utilisant des méthodes de recherche qualitative créatives et participatives.
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1:34-2:20: Sacha Stolov détaille l'organisation de la présentation, comprenant une présentation de 30 minutes suivie d'une session de questions-réponses. Les participants sont invités à poser leurs questions dans le chat.
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2:20-2:58: Remerciements de Sacha Stolov au CRIFPE et introduction de Delphine Odier-Guedj, qui présente ses collègues Floriane Moulin, Lisa Lefèvre et Rashmi Rangarajan.
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3:05-3:15: Delphine Odier-Guedj explique que la présentation se concentrera sur les méthodes créatives plutôt que sur la méthodologie en général.
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3:22-5:27: Aperçu des méthodes de recherche créatives et clarification des termes. La méthodologie est envisagée comme un cadre large et cohérent, guidé par les valeurs et les croyances du chercheur, tandis que les méthodes sont considérées comme des outils utilisés à différents niveaux de la recherche. L'exemple de l'interview est utilisé pour illustrer comment un même outil peut être utilisé avec différentes méthodologies.
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5:33-7:32: Explication du terme "créativité" dans le contexte de la recherche. Une recherche créative est une production qui vise à construire de nouvelles connaissances en adaptant les conventions, tout en étant ancrée dans le monde social. La créativité n'est pas forcément synonyme d'innovation et n'est pas réservée à l'art ou aux sciences sociales.
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7:38-9:12: Distinctions entre "recherche création" et "méthodologie de recherche créative". La recherche création part des pratiques artistiques et chemine vers la recherche, tandis que la méthode créative de recherche utilise une pratique créative à différentes étapes du cycle de recherche.
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9:12-9:31: Annonce des deux exemples qui seront présentés : l'approche mosaïque avec les enfants (Floriane) et l'analyse des données avec un focus groupe créatif (Lisa et Rashmi).
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9:31-11:10: Informations supplémentaires sur la recherche création et présentation de l'éventail des approches des méthodes de recherche créatives. Ces méthodes visent à perturber l'habitude, à susciter un changement, à rechercher l'empathie et à explorer l'identité et l'engagement des participants.
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11:10-14:20: Les différents types de méthodes de recherche créative sont décrits, basés sur la classification de Hélène Kara (2020) : les méthodes basées sur les arts, les recherches incarnées, les recherches basées sur la technologie, les approches multimodales et les approches transformatives.
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14:24-16:36: Les intérêts de ces approches créatives sont discutés, notamment la facilitation de l'écoute de points de vue multiples, l'amélioration de la réflexivité des chercheurs, une vision holistique des expériences, et la promotion de l'autonomisation des participants. L'objectif est de positionner le participant comme expert et de perturber les relations de pouvoir.
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16:36-19:05: Les enjeux liés à ces approches sont abordés, notamment la relation chercheurs-participants, la production et l'analyse de données de différentes formes, et l'accessibilité des résultats. Une visualisation des différents éléments (types de méthodes, intérêts, enjeux) est présentée.
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19:05-21:14: Présentation de la recherche en cours sur la transition des jeunes enfants ayant des besoins éducatifs particuliers vers l'école, financée par le Fond national suisse. La recherche vise à établir un portrait croisant les expériences des parents, des professionnels et des enfants, en vue de créer des outils favorisant cette transition. Elle se déroule en deux études successives : une recherche descriptive et une recherche action.
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21:14-27:32: Floriane Moulin explique l'approche mosaïque utilisée avec les jeunes enfants. L'approche mosaïque est une méthode participative où les enfants sont considérés comme experts de leur vie. Elle se base sur six composantes centrales : participation, réflexivité, adaptabilité, expérience, intégration à la pratique et multiméthode. Les outils utilisés incluent une marionnette, un micro, un appareil photo et divers matériaux créatifs.
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27:32-31:28: Illustrations de la multiméthode employée dans la recherche, avec des exemples de dessins, de dialogues enregistrés, de photos prises par les enfants et du livre de transition.
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31:28-34:42: Lisa et Rashmi présentent le deuxième exemple : les focus groupes créatifs avec des professionnels de l'éducation. La métaphore d'un voyage a été utilisée pour rendre ces focus groupes accessibles et amusants.
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34:42-37:36: Analyse des données issues des focus groupes créatifs. Une méthode adaptée en quatre étapes a été utilisée : description des créations, familiarisation avec les présentations des participants, codage des descriptions et des transcriptions, et élaboration de récits analytiques pour chaque création.
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37:36-41:16: Détails sur le processus de codage, la génération de catégories et l'élaboration de récits analytiques. Les récits analytiques, associés aux représentations visuelles des créations, sont devenus un outil permettant de réengager les participants et de mobiliser un savoir coconstruit.
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41:16-44:02: Delphine Odier-Guedj souligne les trois forces de ces approches créatives : la promotion d'une participation significative et éthique, la création de portraits holistiques et empathiques, et l'importance des représentations visuelles. Elle aborde également les enjeux liés à la complexité des données, la réflexivité critique, le stockage des données, et la création d'espaces créatifs dans des environnements structurés.
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44:02-45:01: Les questions qui continuent d'habiter les chercheuses sont présentées, notamment les dilemmes éthiques, l'efficacité du matériel fourni aux participants, et la pertinence des outils cocréés pour les différents acteurs de l'éducation.
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45:01-54:02: Remerciements, questions et discussion avec les participants. Les conférencières soulignent l'importance de la voix des participants dans l'interprétation des créations et l'utilisation de ces méthodes avec des enfants ayant des besoins spéciaux. Elles encouragent les participants à explorer davantage ce domaine et se disent ouvertes à poursuivre la discussion.
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Voici un sommaire de l'entretien avec Grégoire Borst, avec les horodatages correspondants :
- Introduction []
- L'animateur présente Grégoire Borst, professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives, directeur du laboratoire de psychologie du développement et de l'éducation de l'enfant (Lapsid), un laboratoire du CNRS.
- Borst a fait sa thèse en psychologie en 2005, puis a passé 4 ans en post-doctorat à Harvard, avant de revenir en France en 2010.
- Le Lapsid est le premier laboratoire français en psychologie scientifique, créé il y a 135 ans.
- Recherches du laboratoire []
- Le laboratoire étudie le rôle des mécanismes de contrôle, des automatismes, de la détection de conflits et de doutes dans le développement cognitif et socio-émotionnel de l'enfant et de l'adolescent, ainsi que dans les apprentissages scolaires, en combinant approches comportementales et neuroimagerie.
- L'objectif est d'intégrer différents niveaux d'explication, du génétique aux contextes sociaux et culturels.
- Borst explique qu'il s'intéresse aux différences entre les individus et que l'adolescence est la période où l'hétérogénéité est la plus forte.
- Il souligne l'importance de combiner les approches de la psychologie, des neurosciences, de la linguistique, de l'informatique, de la sociologie, de l'économie et de la didactique pour comprendre le développement de l'enfant.
- Interventions et publications []
- Borst intervient auprès du monde de l'éducation et est membre du bureau international de l'éducation à l'UNESCO.
- Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et de livres, dont "Le cerveau et les apprentissages" et "Explore ton cerveau" avec Olivier Houdé.
- Il mentionne également "Mon cerveau questions-réponses" pour les moins de 10 ans et "C'est pas moi, c'est mon cerveau" avec Mathieu Cassoti pour les adolescents.
- Ce dernier ouvrage décrypte le fonctionnement du cerveau des adolescents à travers 14 situations quotidiennes, en utilisant des jeux, des quiz et des récits.
- Le développement cérébral à l'adolescence []
- Le cerveau se développe très tôt, dès les premiers jours après la fécondation, et continue de se transformer longtemps après la naissance.
- Le cerveau n'est pas structuré comme un cerveau adulte avant 20 à 25 ans.
- La plasticité cérébrale permet aux cerveaux de se transformer tout au long de la vie.
- Une étude sur l'apprentissage du jonglage montre comment l'acquisition de nouvelles compétences transforme le cerveau.
- Le cerveau humain contient environ 86 milliards de neurones connectés par 1 million de milliards de connexions.
- L'adolescence est une période de forte plasticité cérébrale qui dure de 10 à 12 ans.
- L'entrée dans la puberté marque le début de cette période, avec la réouverture du filet périneuronal qui augmente la plasticité cérébrale.
- Le développement du cerveau est asynchrone, avec le système limbique (émotions, récompense) qui mature plus tôt que le cortex préfrontal (régulation).
- Ce décalage rend difficile la régulation des émotions et l'impulsivité chez les adolescents.
- Gratification différée et prise de risque []
- La tâche de gratification différée (test du marshmallow) montre la capacité des enfants à se maîtriser.
- La capacité à différer son plaisir est un prédicteur de la réussite éducative future, plus que le milieu social ou le QI.
- L'adolescence est une période de mortalité plus élevée que l'enfance en raison des risques suicidaires et des conduites à risque.
- Les adolescents sont plus sensibles aux récompenses que les enfants et les adultes, comme le montre une expérience en IRM.
- Les adolescents évaluent le ratio coût-bénéfice différemment, en accordant plus d'importance à la récompense, notamment sociale.
- Les liens sociaux avec les pairs deviennent primordiaux à l'adolescence.
- Les comportements à risque, comme le fire challenge, sont une façon de maximiser sa position sociale.
- L'adolescence est une période où il est difficile de réguler ses émotions, comme une "cocotte-minute émotionnelle" sans valve.
- Les adolescents sont plus orientés vers les récompenses immédiates, surtout en groupe.
- Une expérience de conduite simulée montre que les adolescents prennent plus de risques lorsqu'ils sont observés par leurs pairs.
- Les campagnes de prévention doivent tenir compte de la psychologie des adolescents.
- Influence sociale et altruisme []
- Les adolescents sont très influençables par les autres et plus sujets au conformisme social.
- L'altruisme devient plus stratégique à l'adolescence, avec un partage de ressources surtout avec les amis.
- Le cerveau adolescent a une grande capacité d'apprentissage, mais est aussi très vulnérable.
- La consommation d'alcool avant 15 ans a des effets irréversibles sur le développement cérébral, tout comme le cannabis, qui peut entraîner une perte de points de QI.
- Après la COVID, 40% des adolescents présentent des symptômes dépressifs.
- Les écrans et les adolescents []
- L'idée que les écrans sont responsables de la baisse du QI, des troubles de l'attention, des difficultés de concentration, des problèmes psychologiques et de l'addiction est fausse.
- Il n'y a pas d'addiction aux écrans, ni de lien direct entre les réseaux sociaux et la dépression.
- Les écrans peuvent même avoir un effet positif sur le développement de l'intelligence entre 8 et 10 ans et le développement de l'empathie.
- Les écrans ont surtout un impact négatif sur le sommeil et la sédentarité.
- La lumière artificielle des écrans perturbe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil.
- Il est recommandé de couper les écrans au moins une heure avant de se coucher.
- Les rythmes scolaires ne sont pas adaptés au rythme de sommeil des adolescents, qui ont un décalage de phase de 2 heures.
- Il faudrait décaler la première heure de cours d'une heure pour respecter leur rythme physiologique.
- Un rapport de l'Élysée sur les enfants et les écrans propose 29 recommandations.
- Questions et réponses []
- Les hormones et les transformations physiques expliquent en partie la fatigue et la maladresse des adolescents.
- Les études sur les écrans ne sont pas encore assez probantes, et la question du contenu est complexe.
- L'adolescence cérébrale est universelle, mais des différences culturelles et sociales peuvent exister.
- L'impact des écrans sur les relations sociales est nuancé.
- Il ne faut pas jouer sur les récompenses pour motiver les ados, mais plutôt développer leur motivation intrinsèque.
- Les recommandations des 3-6-9-12 sont des repères mais ne sont pas basées sur des études scientifiques solides.
- Il faut surtout un parcours de parentalité en France qui explique comment se développe un enfant et un adolescent.
- Il est essentiel de développer les compétences psychosociales dès l'enfance pour prévenir les problèmes de santé mentale.
- Introduction []
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur l'entretien avec Grégoire Borst&;:
Titre : Comprendre le cerveau de l'adolescent : enjeux et implications
Introduction
- Grégoire Borst est professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives à l'université Paris Cité, et directeur du Lapsid, un laboratoire du CNRS.
- Ses recherches portent sur les mécanismes du développement cognitif et socio-émotionnel de l'enfant et de l'adolescent, en lien avec les apprentissages.
- Il combine des approches comportementales et de neuroimagerie pour étudier le développement du cerveau.
Développement cérébral à l'adolescence :
- Le cerveau continue de se développer et de se réorganiser jusqu'à l'âge de 20-25 ans. L'adolescence est une période de grande plasticité cérébrale, qui dure environ 10 à 12 ans.
- L'entrée dans la puberté marque le début de cette phase, avec une réouverture du filet périneuronal, ce qui rend le cerveau plus malléable.
- Le développement du cerveau est asynchrone : le système limbique (émotions, récompenses) mature plus tôt que le cortex préfrontal (régulation, contrôle). Ce décalage rend la régulation des émotions et l'impulsivité plus difficiles à gérer pour les adolescents.
- Le cerveau de l'adolescent est très sensible aux récompenses, notamment sociales, ce qui peut l'amener à prendre des risques pour maximiser sa position dans son groupe social.
Prise de risque et influence sociale :
- Les adolescents sont plus susceptibles de prendre des risques en groupe que lorsqu'ils sont seuls. Ils sont très influençables par leurs pairs et plus sujets au conformisme social.
- Le besoin d'appartenance au groupe social devient primordial à l'adolescence.
- Les adolescents ne sont pas irrationnels, mais ils évaluent les situations avec une pondération différente, en accordant plus d'importance aux récompenses immédiates et sociales.
- L'altruisme devient plus stratégique à l'adolescence, avec un partage de ressources surtout avec les amis.
Vulnérabilité et apprentissages :
- Le cerveau de l'adolescent est très plastique, mais aussi très vulnérable aux facteurs environnementaux.
- La consommation d'alcool et de cannabis avant 15 ans peut avoir des effets irréversibles sur le développement cérébral et le QI.
- Après la pandémie de COVID-19, 40 % des adolescents présentent des symptômes dépressifs, ce qui souligne leur vulnérabilité.
- Malgré les idées reçues, les adolescents ont une grande capacité d'apprentissage et acquièrent des connaissances et des compétences complexes au collège et au lycée. Ils apprennent à interagir avec les autres et à s'adapter aux situations sociales.
Les écrans et les adolescents :
- Contrairement à ce qui est souvent affirmé, il n'y a pas de preuve scientifique d'une addiction aux écrans. De même, les écrans ne sont pas la cause directe de la baisse du QI, des troubles de l'attention ou des difficultés de concentration.
- Les écrans peuvent même avoir des effets positifs sur le développement de l'intelligence et de l'empathie.
- Cependant, les écrans ont des effets négatifs sur le sommeil et la sédentarité. La lumière artificielle perturbe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil.
- Il est recommandé de couper les écrans au moins une heure avant d'aller se coucher.
- Les rythmes scolaires ne sont pas adaptés au rythme de sommeil des adolescents, et il faudrait décaler la première heure de cours d'une heure.
- Le rapport de l'Élysée "Enfants et écrans" propose 29 recommandations pour aborder cette problématique.
Recommandations pour l'accompagnement des adolescents :
- Développer les compétences psychosociales dès l'enfance pour prévenir les problèmes de santé mentale.
- Responsabiliser les adolescents face à leur utilisation des écrans et encourager des temps sans écrans, notamment pendant les repas.
- Adapter les rythmes scolaires au rythme biologique des adolescents.
- Fournir des informations claires et scientifiquement fondées aux adolescents sur les effets de l'alcool, du cannabis, et des écrans sur leur cerveau en développement.
- Adopter une approche bienveillante et compréhensive face aux comportements des adolescents.
- Mettre en place un parcours de parentalité pour informer et accompagner les parents sur le développement de l'enfant et de l'adolescent.
- Ne pas diaboliser les écrans, mais se concentrer sur les problèmes réels, comme le sommeil et la sédentarité.
Conclusion
L'adolescence est une période de changements importants sur le plan cérébral et socio-émotionnel.
Il est crucial de comprendre les spécificités du fonctionnement du cerveau adolescent pour pouvoir les accompagner au mieux et mettre en place des politiques publiques adaptées.
Les idées reçues sur les écrans doivent être remises en question et les actions doivent se concentrer sur des problèmes réels (sommeil, sédentarité) et sur le développement des compétences psychosociales des jeunes.
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Voici un sommaire minuté du webinaire "Comment mettre en place une newsletter associative ?" basé sur la transcription fournie :
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0:00-0:02: Introduction d'Élodie, chargée de communication chez Solidatech, et de Laoren, responsable marketing chez Solidatech. Présentation du webinaire et aspects pratiques (utilisation du chat, questions via l'onglet QR, enregistrement et disponibilité du replay et du support de présentation).
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0:02-0:04: Présentation du programme Solidatech : solidarité numérique pour aider les associations à renforcer leur impact grâce au numérique. Solidatech fait partie d'une coopérative d'insertion, Les Ateliers du Bocage.
Plus de 42 000 associations bénéficiaires.
Les trois domaines d'activité de Solidatech : équiper à moindre coût (logiciels à tarif réduit, matériel informatique), accompagner dans le développement des usages du numérique (autodiagnostic numérique, formations, webinaires, centre de ressources), et coproduire et diffuser des savoirs sur la transition numérique des associations.
Remerciements au partenaire Caisse d'Épargne.
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06:52: Laoren explique comment mettre en place une newsletter associative, en particulier pour ceux qui n'ont pas de formation en communication.
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Il faut d'abord se demander pourquoi envoyer une newsletter et quels objectifs atteindre (créer du trafic, lever des fonds, mobiliser des bénévoles).
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Bien définir les cibles (bénévoles, donateurs, adhérents, etc.).
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10:06 Première étape : base de données propre. Désigner un responsable de la base de données. Identifier les informations utiles à stocker et uniformiser les données. Privilégier une solution dédiée à la gestion de base de données plutôt qu'un tableur.
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Deuxième étape : conformité au RGPD. Obtenir le consentement des contacts (cases non précochées), être en mesure de prouver l'obtention du consentement, permettre aux contacts de se désabonner facilement, être transparent sur la raison pour laquelle les gens reçoivent la newsletter.
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17:00 Mettre en place un calendrier éditorial. Il permet d'avoir une vision d'ensemble sur le contenu, de regrouper les idées et les dates clés, de garantir la régularité des envois et de répartir la charge de travail. Définir les différents types de mailing et leur fréquence. Lister les grands événements et prévoir le contenu à l'avance.
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Créer une trame de mailing aux couleurs de l'association. Rédiger des phrases courtes, claires et concises. Terminer chaque sujet par un appel à l'action (CTA). Soigner l'objet de la newsletter et ne pas négliger l'aperçu.
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Conseils pour éviter de finir en spam.
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0:19-0:26: Outils d'emailing :
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0:29 Outils gratuits pour tous (avec limites sur le nombre de contacts et d'envois).
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Solutions de mailing avec tarifs réduits pour les associations. GetResponse, CleverReach, Mailchimp, Mailjet, ActiveTrail.
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34:25 Solutions pour organiser un planning éditorial : Google Sheets, Airtable, Trello, Asana.
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0:37: Exemples de templates et indicateurs clés à suivre.
Taux d'ouverture, taux de clic, taux de désabonnement.
Importance de construire son propre référentiel.
Récapitulatif des étapes clés pour lancer une newsletter.
Formations Solidatech.
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0:40-0:59: Questions/réponses.
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Différence entre messagerie classique et outil d'emailing dédié.
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Difficulté de faire un calendrier éditorial quand on est bénévole.
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Avenir de la lettre d'information papier.
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Comment s'assurer du consentement des inscrits (RGPD).
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Accès à la base de données pour les bénévoles/stagiaires (RGPD).
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Cookies et indicateurs clés.
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Indicateurs clés disponibles dans les versions gratuites des logiciels.
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Plusieurs bases de données avec Mailchimp.
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Démonstration de Mailchimp.
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Formation thématique sur la communication digitale.
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Langues différentes dans une newsletter.
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Canvas pour créer des newsletters.
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Partage d'informations intéressantes dans le chat.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur la mise en place d'une newsletter associative, basé sur le webinaire de Solidatech :
Objectifs et Cibles
- Avant de se lancer, il est crucial de définir les objectifs de la newsletter : création de trafic vers le site web, levée de fonds, mobilisation de bénévoles, etc..
- Il faut également identifier les cibles : bénévoles, donateurs, adhérents.
Base de Données et RGPD
- Base de données propre : désigner un responsable, identifier les informations utiles et uniformiser les données. Privilégier une solution dédiée plutôt qu'un tableur.
- RGPD : obtenir le consentement (cases non précochées), prouver l'obtention du consentement, faciliter le désabonnement, être transparent sur la raison de l'envoi.
Calendrier Éditorial
- Mettre en place un calendrier éditorial pour avoir une vision d'ensemble, regrouper les idées, garantir la régularité et répartir le travail.
- Définir les types de mailing et leur fréquence, lister les événements importants et prévoir le contenu.
Création et Rédaction
- Créer une trame de mailing aux couleurs de l'association.
- Rédiger des phrases courtes, claires et concises. Ajouter un appel à l'action (CTA) à chaque sujet.
- Soigner l'objet et l'aperçu de la newsletter.
Conseils Anti-Spam
- Éviter les majuscules dans l'objet, les pièces jointes, et les listes de contacts achetées.
Outils d'Emailing
- Choisir un outil adapté aux besoins et au budget.
- Outils gratuits (avec limites) ou tarifs réduits pour les associations (GetResponse, CleverReach, Mailchimp, Mailjet, ActiveTrail).
- Pour le planning éditorial : Google Sheets, Airtable, Trello, Asana.
Suivi et Analyse
- Suivre les indicateurs clés : taux d'ouverture, taux de clic, taux de désabonnement.
- Construire son propre référentiel et optimiser les pratiques.
Étapes Clés
- Réfléchir au projet en équipe.
- Désigner un responsable.
- Mettre au propre la base de données.
- Choisir un outil de mailing.
- Créer une trame de mailing.
- Établir un planning éditorial.
- Rédiger et relire le premier mailing.
- Envoyer et suivre les indicateurs.
Ressources Complémentaires
- Formations Solidatech sur la communication digitale et les outils de newsletter.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur l'intégration des STIAM et des compétences du XXIe siècle, basé sur la transcription de la vidéo "Les STIAM et les compétences du XXIe siècle":
- Introduction aux STIAM et compétences du XXIe siècle : Les STIAM (sciences, technologie, ingénierie, arts et mathématiques) sont un cadre idéal pour développer les compétences du XXIe siècle.
- Intervenants précédents: Joenado et Serge Gagné ont partagé leurs expériences sur les laboratoires créatifs et l'interdisciplinarité dans les STIAM.
- Importance de l'IA: Margarida Romero souligne l'importance de considérer les approches STIAM à l'ère de l'intelligence artificielle (IA). L'IA générative a créé un bouleversement dans l'éducation, nécessitant une adaptation des méthodes d'enseignement et d'apprentissage.
- Ressources Utiles Romero met en avant un livre blanc en accès ouvert sur l'enseignement et l'apprentissage à l'ère de l'IA, qui aborde les défis et propose des activités STIAM pour se familiariser avec l'IA. Le blog escolia est une autre ressource utile.
- Compétences Transversales Essentielles :
- Créativité: La créativité est une compétence clé, particulièrement dans la résolution de problèmes complexes.
- Pensée informatique: Il ne suffit pas de maîtriser les usages du numérique en tant qu'utilisateur, il faut être capable d'utiliser l'informatique pour résoudre des problèmes et créer.
- Résolution de problèmes: La résolution de problèmes est étroitement liée à la créativité et à la pensée informatique.
- Collaboration: La collaboration est essentielle, que ce soit entre élèves ou avec des experts extérieurs.
- Pensée critique: La pensée critique est primordiale, surtout à l'ère de l'IA générative, pour maintenir un jugement moral et une perspective humaine. Il est important d'amener les élèves à réfléchir de manière critique aux outils numériques qu'ils utilisent et à leur impact écologique.
- Intégration de l'IA dans l'éducation: L'IA peut être utilisée comme assistance à l'apprentissage, mais il est crucial de laisser la place à l'enfant dans sa démarche. Il faut veiller à ce que les outils ne remplacent pas la tâche enseignante et encourager une utilisation consciente et réfléchie de la technologie.
- Nutri-score Technologique: Un "nutri-score" peut être utilisé pour évaluer les usages de la technologie dans l'éducation, en mettant l'accent sur une utilisation consciente.
- Approches Pédagogiques:
- Travail en équipe: Pour faire face à la complexité des projets STIAM, il est important de travailler en binôme ou en petite équipe. Le co-teaching est également encouragé.
- Adaptation aux petits classes: Les approches STIAM peuvent être adaptées aux petites classes en ajustant le niveau de complexité.
- Activités manuelles: Les activités manuelles offrent des opportunités d'apprentissage interdisciplinaire.
- Activités techno-créatives: Mettre en place des activités techno-créatives en évitant les activités trop dirigées et la décontextualisation des connaissances.
- Agentivité et Espoir: L'objectif est de développer l'agentivité des élèves, c'est-à-dire leur capacité d'agir face aux défis sociétaux. Il est important de donner aux élèves l'espoir et les compétences nécessaires pour résoudre les problèmes.
- Climat de Classe: Un climat de classe positif est essentiel, incluant la bienveillance, l'entraide, la confiance, l'autonomie et la curiosité.
- Évaluation:
- Priorisation des compétences: Dans les séances STIAM, il est conseillé de se focaliser sur un ou deux aspects à chaque fois pour gérer la charge cognitive.
- Contextualisation: L'évaluation des compétences doit être contextualisée et continue. Il est important de travailler l'évaluation avec les élèves, en créant des grilles de critères spécifiques à chaque activité.
- Collaboration dans l'évaluation: Impliquer les élèves dans la création de grilles d'évaluation favorise la collaboration.
- Changement de Posture de l'Enseignant: La complexité des activités STIAM nécessite un changement de posture de l'enseignant, qui doit accepter de ne pas tout contrôler et de chercher de l'aide.
- Valeurs Essentielles Bienveillance, entraide, confiance, autonomie, curiosité, sens de l'initiative, persévérance, tolérance à l'ambiguïté, sens de l'humour et capacité à tolérer l'erreur.
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Les points suivants résument les informations importantes du live de l'Académie de Grenoble sur l'orientation post-bac, en mettant l'accent sur les conseils et les ressources disponibles pour les étudiants:
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Rôle des Centres d'Information et d'Orientation (CIO) Les CIO sont des lieux d'accueil ouverts à tous les publics, y compris les jeunes scolarisés et les adultes, offrant un accompagnement personnalisé dans la réflexion sur l'orientation. Ils mettent à disposition de la documentation de l'ONISEP et du CIDJ, accessible en consultation libre ou en prêt.
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Psychologues de l'Éducation Nationale (PsyEN) Les PsyEN, anciennement conseillers d'orientation psychologues, sont des psychologues formés au système éducatif et à l'orientation. Ils offrent un accompagnement bienveillant et sans jugement, aident à identifier les points forts, les centres d'intérêt, et les compétences des étudiants, et informent sur les différentes voies de formation et les secteurs professionnels.
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Importance de la connaissance de soi et de l'information Il est essentiel de bien se connaître (qualités, compétences, centres d'intérêt) et de s'informer sur les formations et les métiers. Les PsyEN peuvent aider à travers des questionnaires d'intérêt, mais soulignent que ces outils ne sont pas des solutions miracles.
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Parcoursup comme ressource d'information Parcoursup est une mine d'or d'informations sur les formations : présentation, apprentissage, matières enseignées, critères d'analyse des candidatures, taux de bacheliers recrutés, etc.. Il est possible de consulter Parcoursup même sans l'utiliser pour postuler, et ce dès la seconde.
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Journées portes ouvertes Les journées portes ouvertes sont des occasions importantes pour se familiariser avec les lieux, discuter avec les étudiants et les professeurs, et poser des questions. Les dates de ces événements sont disponibles sur Parcoursup et les sites des CIO.
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Ne pas rester seul et oser demander de l'aide Il est important de ne pas rester isolé face aux questions d'orientation et de solliciter l'aide des PsyEN, que ce soit au CIO ou dans les établissements scolaires. Les parents peuvent également prendre rendez-vous.
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Droit à l'erreur et réorientation L'orientation est un processus qui peut nécessiter du temps, et il est normal de changer d'avis ou de se tromper de voie. La réorientation est possible, et il existe des passerelles entre les formations. Se tromper une fois peut même renforcer la motivation à mieux s'informer par la suite.
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Ressources en ligne Plusieurs ressources en ligne sont disponibles, telles que la plateforme Avenir, le site de l'ONISEP (avec ONISEP TV), et le site Côté Formation pour la région Auvergne-Rhône-Alpes.
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Dépasser les idées reçues et les conseils Il est important de tenir compte des conseils de l'entourage, mais la décision finale revient à l'étudiant. Il ne faut pas s'autocensurer ni prendre pour argent comptant les idées reçues sur les formations et les métiers.
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Spécialités au lycée et orientation Le choix des spécialités au lycée peut être important pour certaines formations scientifiques, mais il existe des solutions de remise à niveau pour les étudiants qui souhaitent se réorienter vers ces domaines. Il ne faut pas se mettre trop de pression sur ce choix et se renseigner sur les attendus des formations visées.
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Voici un sommaire avec horodatages de la transcription de la conférence "Le plurilinguisme vu par les neurosciences":
- Introduction
- Mot de bienvenue et présentation du webinaire dédié au plurilinguisme dans le cadre du fil rouge MLF.
- Présentation de l'intervenante, Johanna Baste, formatrice et experte en sciences cognitives, élèves allophones et élèves à besoins éducatifs particuliers.
- Johanna Baste est l'heureuse créatrice et pilote du projet l’anuro pour tous.
- Intérêt d'une approche par les neurosciences (0:40)
- Les neurosciences étudient le fonctionnement et le développement du cerveau de manière transdisciplinaire.
- L'imagerie cérébrale (IRM) a permis de grands progrès dans ce domaine depuis les années 1980.
- Les neurosciences permettent de dépasser les approximations sur le fonctionnement cérébral et de développer des stratégies d'apprentissage plus efficaces.
- Cette approche s'intègre à d'autres disciplines comme la psychologie, la sociologie, la didactique et la philosophie.
- Le plurilinguisme vu par les neurosciences (10:07)
- Neuromythe: Le bilinguisme ne freine pas le développement des capacités langagières de l'enfant.
- Différence entre l'oral (inné) et l'écrit (acquis).
- Période critique pour l'acquisition d'une première langue : jusqu'à l'âge de 10 ans, mais il n'est jamais trop tard pour apprendre.
- Dès la naissance, le cerveau est ouvert à toutes les langues, mais se spécialise ensuite pour la langue maternelle.
- Le plus tôt est le mieux pour apprendre une nouvelle langue.
- Le cortex auditif est plus développé chez les bilingues précoces.
- Plus le niveau de maîtrise d'une seconde langue s'améliore, plus les zones d'activation du cerveau deviennent similaires à celles de la première langue.
- Importance de la qualité de l'interaction pour l'acquisition d'une nouvelle langue.
- L'acquisition du langage est conditionnée par l'âge, le taux d'exposition et l'équilibre entre les pratiques langagières.
- Les émotions et les biais cognitifs impactent l'apprentissage.
- Les émotions influencent notre capacité à nous adapter et peuvent parfois prendre le dessus sur la raison.
- Exemple du plurilinguisme à Saint-Martin : conflit entre la langue française (langue d'examen) et les langues identitaires des élèves (anglais, espagnol, créole).
- L'acquisition précoce et simultanée de deux langues développe certaines capacités cognitives, notamment les fonctions exécutives (attention, mémoire de travail, flexibilité mentale, capacités inhibitrices).
- Stratégies pour accompagner les élèves plurilingues (31:36)
- Faire connaître le processus d'acquisition du langage aux élèves (séances de type "conic class").
- S'appuyer sur le principe de la neuroplasticité : activer les neurones pour renforcer les apprentissages (tests de type QCM, outil cuisinière).
- Miser sur la mémorisation en réactivant les connaissances dans différents contextes et en espaçant les révisions (flashcards).
- Éviter la surcharge cognitive en aménageant les activités et en automatisant certains apprentissages.
- Développer un état d'esprit dynamique ou de croissance chez les élèves et les enseignants.
- Accompagner la déconstruction des biais cognitifs (vidéo illustrative).
- Accompagner les émotions en faisant preuve d'une vraie empathie (distinguer empathie et contagion émotionnelle).
- Conclusion (45:02)
- L'intérêt des neurosciences réside dans la qualité des données produites, adaptables aux apprentissages (neuroéducation).
- Les conditions d'apprentissage influencent la qualité de l'acquisition des langues.
- Les stratégies issues des neurosciences reposent sur le fonctionnement des fonctions cognitives et exécutives.
- Introduction
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur la classe préparatoire TSI (Technologie et Sciences Industrielles), basé sur la transcription de la vidéo "Les rendez-vous de la techno : Promotion de la classe préparatoire TSI".
Présentation générale
La classe préparatoire TSI est une prépa scientifique dédiée aux bacheliers STI2D et STL (spécialité SPCL). Elle a pour but de préparer les étudiants aux concours d'entrée des écoles d'ingénieurs.
Objectifs de la prépa TSI
- Aide à l'orientation
- Démystifier l'image de la prépa
- Préparer aux concours d'entrée des écoles d'ingénieurs
- Acquisition de connaissances et de compétences
- Découverte de soi à travers le travail, l'organisation et la gestion du stress
- Inculquer des méthodes de travail, de l'autonomie et de la prise d'initiative
Immersion en prépa TSI
Des lycéens de terminale STI2D et STL ont la possibilité de participer à des immersions dans les classes de TSI pour découvrir le fonctionnement de la prépa et échanger avec les étudiants. Ces immersions permettent de :
- Réaliser des ateliers encadrés par des professeurs de TSI.
- Découvrir les matières enseignées en prépa.
- Comprendre l'ambiance de classe et les méthodes de travail.
- Se projeter et confirmer leur orientation.
Ateliers proposés lors des immersions
- Intelligence artificielle dans le domaine de la santé (prédiction de maladies)
- Modélisation de systèmes présents dans les salles de TSI (ouvre-portails, mixeurs, etc.)
- Mise en équation de la chute d'un objet (un Playmobil) pour illustrer les activités en sciences de l'ingénieur et en physique
Témoignages d'étudiants
- La charge de travail est plus importante qu'en terminale (1h30 à 2h de devoirs par soir).
- Il est important de trouver un équilibre entre le travail, les résultats et le temps de repos.
- La prépa permet de se découvrir à travers le travail et l'organisation.
Accès aux écoles d'ingénieurs après une prépa TSI
Plusieurs voies d'accès aux écoles d'ingénieurs sont possibles après une prépa TSI :
- Concours :
- CCINP (Concours Commun INP) : donne accès à une soixantaine d'écoles. En 2024, 419 places sont réservées aux TSI.
- Centrale Supelec : donne accès à une trentaine d'écoles. En 2024, 318 places sont proposées.
- E3A-EPI (anciennement EPITA, IPSA, ESME)
- SAEIV
- Dossier (pour des écoles en formation initiale ou en alternance)
Écoles d'ingénieurs par alternance
De plus en plus d'écoles d'ingénieurs proposent des formations en alternance, qui permettent de suivre des cours tout en travaillant et en percevant un salaire. L'alternance est basée sur la présentation d'un dossier.
Les Colles
La présence de colles est une plus-value qu'on ne retrouve qu'en prépa et pas en école. Les colles sont des interrogations orales d'une heure avec 3 étudiants et un professeur qui reprennent les éléments vus précédemment. Cela permet de conforter les compétences, les connaissances et de débloquer les étudiants.
Réorientation
En fin de première année, les étudiants ont la possibilité de se réorienter vers d'autres cursus (BTS, BUT, université, écoles sur dossier). La prépa TSI leur aura apporté des méthodes de travail, de l'autonomie et de la prise d'initiative qui leur seront utiles pour la suite de leurs études.
Conseils
- Se renseigner sur les possibilités et les taux de réussite des différentes voies d'accès aux écoles d'ingénieurs.
- Être stratégique dans ses choix d'orientation et prévoir un plan B.
- Être sérieux, volontaire, motivé et persévérant.
- Ne pas hésiter à contacter les établissements, les professeurs principaux et les psychologues de l'Éducation Nationale.
- Cadrer sa recherche d'entreprise et démarcher les entreprises sur LinkedIn.
- S'y prendre à l'avance dans sa recherche d'alternance.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur la filière STI2D, basé sur la transcription de la vidéo "Les rendez-vous de la techno : Promotion de la série STi2D".
Présentation générale
La filière STI2D (Sciences et Technologies de l'Industrie et du Développement Durable) est un baccalauréat technologique destiné aux élèves intéressés par les sciences, la technologie, l'ingénierie et le développement durable. Cette filière met l'accent sur l'apprentissage par projet, le travail en équipe et la recherche de solutions à des problèmes concrets.
Accès à la filière
- Les élèves de 3e doivent obtenir un avis favorable pour passer en seconde générale et technologique.
- En fin de seconde, ils doivent obtenir un avis favorable du conseil de classe pour être admis en première technologique STI2D.
À qui s'adresse cette filière ?
Le bac STI2D s'adresse aux élèves qui:
- Aiment les sciences et la technologie.
- Sont intéressés par le métier d'ingénieur et l'industrie en général.
- Aiment travailler en groupe et sur des projets.
- Aiment trouver des solutions à des problèmes.
- Sont curieux et inventifs.
Compétences développées
Les élèves de STI2D développent des compétences solides en:
- Sciences et technologies.
- Ingénierie.
- Mathématiques.
- Créativité, approche design et innovation.
Secteurs d'activité
Après un bac STI2D, les élèves peuvent s'orienter vers des secteurs d'activité variés tels que:
- Bâtiment, travaux publics, architecture.
- Construction navale, maintenance, matériaux.
- Énergies renouvelables.
- Audiovisuel, informatique, télécommunications, numérique.
- Recherche et développement.
Poursuites d'études
Les principales voies d'études après un bac STI2D sont:
- BTS (Brevet de Technicien Supérieur) : formations de 2 ans, spécialisées et professionnalisantes. Plusieurs BTS sont proposés au lycée Louis-Vincent, comme CPI (Conception des Processus de Réalisation de Produits), CRSA (Conception et Réalisation de Systèmes Automatiques), CIRA (Contrôle Industriel et Régulation Automatique), électrotechnique (lycée Cormontaigne), FED fluides énergies domotique (Talange) et environnement nucléaire (Thionville).
- BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) : formations de 3 ans, plus généralistes que les BTS, avec une insertion professionnelle ou une poursuite d'études possibles.
- Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) :
- TSI (Technologie et Sciences Industrielles) : prépare aux écoles d'ingénieurs. Cette formation est notamment proposée au lycée Louis-Vincent.
- ATS (Adaptation Technicien Supérieur) : Prépare les étudiants de BTS à intégrer une école d'ingénieur.
- Écoles d'ingénieurs : accessibles après une prépa ou directement après le bac pour certaines écoles.
- Licences universitaires : dans les domaines des sciences, de l'informatique, des mathématiques, etc., avec possibilité de poursuivre en master.
Spécialités en terminale
En classe de terminale, les élèves de STI2D doivent choisir une spécialité parmi les quatre suivantes:
- Architecture et Construction (AC) : Étude de l'architecture et de la construction.
- Énergie et Environnement (EE) : Étude des systèmes énergétiques et des enjeux environnementaux.
- Systèmes d'Information et Numérique (SIN) : Étude des systèmes informatiques et numériques.
- Innovation Technologique et Éco-conception (ITEC) : Étude de l'innovation et de la conception de produits respectueux de l'environnement.
Enseignement et projets
- L'enseignement en STI2D combine des cours théoriques, des travaux dirigés (TD) et des travaux pratiques (TP).
- Les élèves réalisent des projets concrets, souvent en groupe, qui leur permettent de mettre en application leurs connaissances et de développer leurs compétences. Par exemple, ils peuvent concevoir un robot suiveur de ligne, un système de gestion d'énergie, ou un générateur d'électricité pour ferme-portes.
Atelier de Fabrication (FabLab)
Les lycées proposant la filière STI2D disposent souvent d'un FabLab, un espace équipé de machines de fabrication numérique (découpe laser, imprimantes 3D, etc.). Les élèves peuvent y prototyper et réaliser leurs projets.
Témoignages
- Des élèves apprécient la filière STI2D pour la possibilité de mettre en pratique les connaissances acquises en cours.
- Les projets réalisés en STI2D permettent de développer l'esprit d'équipe, la créativité et l'autonomie.
Ce document de synthèse donne un aperçu global de la filière STI2D. Pour plus d'informations, il est conseillé de consulter les ressources mentionnées dans la vidéo, telles que le site de l'Onisep et le diaporama interactif de la région Grand Est. Il est également recommandé de contacter les professeurs principaux et les psychologues de l'éducation nationale.
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Puisant dans la source, voici un sommaire avec horodatage basé sur la transcription de la vidéo YouTube « Les rendez-vous de la techno : Promotion de la série STi2D »:
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Présentation de l'émission et des intervenants
- Présentation des élèves des collèges Philippe de Vignol et de l'Arsenal et des lycéens du lycée Louis-Vincent.
- Présentation de Mme Morau pour la présentation d'un PowerPoint sur la filière STI2D.
- Présentation de Mme Gris et M. Fouchet, enseignants, qui parleront de la typologie des élèves, du contenu de la formation, et de la manière dont les compétences et les connaissances sont acquises.
- Présentation de M. Vanam qui représente la nouvelle composante de la filière STI2D, la filière AC.
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Accéder à la filière STI2D
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Les élèves de 3e doivent obtenir un avis favorable pour le passage en seconde générale et technologique.
- Le passage en première technologique est conditionné à la décision positive du chef d'établissement à l'issue du conseil de classe du 3e trimestre.
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À qui s'adresse le bac STI2D ?
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Aux élèves qui aiment les sciences et la technologie, qui aiment travailler en groupe sur des projets et qui aiment trouver des solutions à des problèmes.
- Aux élèves qui ont envie de découvrir le métier d'ingénieur.
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Compétences développées en STI2D
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Compétences et connaissances en sciences de l'ingénierie et en mathématiques.
- Mise en œuvre de ces connaissances dans les secteurs de l'industrie et de l'environnement.
- Développement de la créativité, de l'approche design et de l'innovation.
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Secteurs d'activité après un bac STI2D
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Mécanique, construction navale, ferroviaire, aéronautique, maintenance, matériaux.
- Énergie, électronique et environnement.
- Audiovisuel, informatique, télécoms, numérique.
- Bâtiment, travaux publics, architecture.
- Recherche et développement, secteur paramédical.
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Études après un bac STI2D
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BTS (majorité des formations demandées).
- BUT.
- Licence.
- Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE TSI dédiée aux bacs techno STI2D).
- Écoles d'ingénieurs.
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Spécificités de l'enseignement en STI2D
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Enseignement dispensé en groupe permettant la manipulation et l'utilisation de logiciels.
- En première, trois spécialités dont deux liées à la STI2D : innovation technologique et développement durable.
- En terminale, choix entre quatre spécialités : systèmes informatique et numérique (SIN), innovation technologique et écoconception (ITEC), énergie environnement (EE), et architecture et construction (AC).
- Projet à réaliser tout au long de l'année de terminale, basé sur la spécialité choisie.
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Démonstration dans l'atelier de découpe laser du lycée Louis-Vincent
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Présentation du Fab Lab et des machines utilisées (découpe laser, imprimante 3D, etc.).
- Réalisation d'un porte-téléphone en direct.
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Témoignages d'élèves et d'étudiants
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Impressions d'un élève de collège sur la filière STI2D.
- Parcours et motivations d'élèves de terminale dans les différentes spécialités (SIN, EE, ITEC, AC).
- Présentation des BTS CRSA et CPI par des étudiants.
- Témoignage d'un étudiant en classe préparatoire TSI.
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Conclusion sur la filière STI2D
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La filière STI2D offre de nombreuses possibilités d'orientation.
- Rendez-vous pour les prochains événements de la techno STI2D.
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Voici un sommaire avec horodatage basé sur la transcription de la vidéo YouTube « Les rendez-vous de la techno : Découvrez la série STL »:
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Présentation de l'émission et des intervenants
- Présentation de M. Vincent. Des collégiens du collège Mermoz, des lycéens des lycées Corot, Montaigne et Schuman, ainsi que quelques lycéens de seconde du lycée Louis-Vincent ont découvert les laboratoires de physique et de chimie pour la filière STL SPCL, ainsi que les BTS Métiers de la chimie et CIRA. Les mêmes découvertes ont été faites pour la filière STL biotechnologie au lycée George de Latour.
- Présentation de Mme Villaume, psychologue de l'éducation nationale, qui va parler de la filière STL, de son accès et des débouchés possibles.
- Présentation de M. Janati, professeur de physique au lycée Louis-Vincent, qui va aborder le contenu et les spécificités de la filière STL SPCL.
- Présentation de Mme Loger, enseignante au lycée George de Latour, qui parlera de la filière STL biotechnologie.
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Accéder à la filière STL
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Après la 3e, les élèves vont en seconde générale et technologique, et ce n'est qu'à la fin de la seconde qu'ils peuvent demander une première technologique STL.
- Il existe deux spécialités en bac STL : biotechnologies (proposées au lycée George de Latour) et sciences physiques et chimiques en laboratoire (SPCL) (présentée au lycée Louis-Vincent).
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À qui s'adresse le bac STL ?
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Aux élèves qui aiment les sciences, notamment les sciences du vivant, qui ont envie de manipuler et de faire des expérimentations en laboratoire.
- Aux élèves curieux, dynamiques et autonomes.
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Compétences développées en STL
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Acquisition de savoirs scientifiques et de savoir-faire applicables dans de nombreux domaines.
- Développement de compétences méthodologiques en physique, chimie et biotechnologies.
- Développement de capacités de travail en équipe et d'adaptabilité aux demandes.
- Apprentissage des protocoles expérimentaux en physique et en chimie.
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Secteurs d'activité après un bac STL
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Santé, paramédical, chimie, bio-industries, environnement, agroalimentaire, traitement des matériaux et recherche.
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Études après un bac STL
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BTS (2 ans) : Métiers de la chimie, métiers de l'eau, opticien lunetier, biologie médicale, diététique, esthétique, cosmétique, parfumerie. L'objectif est d'obtenir un poste de technicien en laboratoire, dans le domaine du contrôle qualité ou d'assistant d'ingénieur en recherche et développement.
- DTS (Diplôme de Technicien Supérieur) (3 ans) : Imagerie médicale et radiologie thérapeutique pour être manipulateur en radiologie.
- Formations d'infirmier en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) (3 ans).
- BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) (3 ans) : Génie biologique, chimie, génie chimique, mesures physiques, matériaux, hygiène sécurité environnement, packaging. Les débouchés sont des postes de techniciens dans la formulation, le contrôle de la pollution, les matériaux. Des places sont réservées aux bacheliers technologiques en IUT.
- DUST (Diplôme d'Études Universitaires en Science et Technologie) (2 ans) : Technicien préparateur en pharmacie pour exercer en officine avec les pharmaciens.
- Écoles d'ingénieurs (5 ans) : Accessibles directement après le baccalauréat ou après une CPGE (TSI, TPC, TB). Elles permettent de se spécialiser dans l'industrie, la chimie, l'agronomie. La prépa TB peut ouvrir une passerelle vers les écoles vétérinaires.
- Licences générales (3 ans) : Physique, chimie, sciences de l'ingénieur, sciences de la vie, sciences pour la santé, informatique, STAPS. L'objectif est de poursuivre en master (bac +5) pour se professionnaliser.
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Informations complémentaires
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Ressources pour découvrir la voie technologique.
- Psychologues de l'Éducation Nationale disponibles dans les collèges et lycées.
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Spécificités de l'enseignement en STL SPCL
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Enseignement en groupe avec beaucoup de manipulations.
- En physique, une heure de cours et cinq heures de TP.
- Enseignement de l'optique, de la chimie organique, de la chimie générale et de l'instrumentation.
- Apprentissage des protocoles expérimentaux en physique et en chimie.
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Spécificités de l'enseignement en STL biotechnologies
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Utilisation du vivant ou des produits issus du vivant (bactéries, virus, cellules végétales ou animales, lait, fromage).
- Techniques utilisées : microbiologie (identification et comptage de bactéries, antibiogrammes), biologie cellulaire (recherche d'anticorps ou d'antigènes), biologie moléculaire (PCR, recherche d'OGM).
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Témoignages d'élèves et d'étudiants
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Élèves de 3e ayant participé à des ateliers et découvert des manipulations (dosage assisté par un pH-mètre, utilisation d'indicateurs de couleur).
- Élèves de seconde ayant découvert les TP de physique-chimie.
- Élèves de première STL appréciant la filière pour son aspect scientifique et pratique.
- Élèves de terminale STL témoignant de leur intérêt pour la filière et de leurs projets d'orientation (BTS Métiers de la chimie, prépa TPC).
- Étudiants en BTS CIRA (Contrôle Industriel, Régulation et Automatisme) et en BTS Métiers de la Chimie décrivant leurs parcours, leurs stages et leurs motivations.
- Étudiant en première année de prépa TSI (Technologie et Sciences Industrielles) après une STL.
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Conclusion sur la filière STL
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Diversité d'orientation après une STL : BTS, classe préparatoire.
- Il existe une classe préparatoire spécifique à la filière STL.
- Portes ouvertes le 6 février de 16h à 20h.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur la filière STL, basé sur la transcription de la vidéo YouTube « Les rendez-vous de la techno : Promotion des séries STL » :
Présentation générale
- La filière STL (Sciences et Technologies de Laboratoire) est une voie d'enseignement technologique axée sur la pratique expérimentale et les sciences. Elle s'adresse aux élèves qui aiment les sciences, les sciences du vivant, qui ont envie de manipuler et d'expérimenter en laboratoire, et qui sont curieux, dynamiques et autonomes.
- Deux spécialités sont proposées en bac STL : biotechnologies (lycée George de Latour) et sciences physiques et chimiques en laboratoire (SPCL) (lycée Louis-Vincent).
- L'accès à la filière STL se fait après une seconde générale et technologique.
Objectifs et compétences développées
- La STL vise à développer une démarche scientifique et de projet grâce à l'expérimentation. Les élèves acquièrent des compétences en chimie, physique, biochimie, biologie et biotechnologie. Ils apprennent à doser, classifier et effectuer des mesures en utilisant des appareils sophistiqués.
Déroulement de la formation (SPCL)
- L'enseignement est basé sur l'expérimentation avec des travaux pratiques en effectif réduit. En première, les matières sont la spécialité SPCL, physique-chimie et mathématiques, biologie et biochimie. En terminale, il ne reste plus que la spécialité SPCL et physique-chimie et mathématiques. Les thématiques abordées incluent les ondes, les capteurs, l'instrumentation, la chimie organique et la mécanique.
Poursuites d'études après un bac STL
- Les études possibles après un bac STL sont variées :
- BTS (2 ans) dans des métiers de la chimie, de l'eau, opticien-lunetier, systèmes photoniques, contrôle industriel, etc.. Les débouchés possibles sont technicien de laboratoire, contrôle qualité, traitement de déchets, assistant ingénieur en recherche et développement.
- BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) (3 ans) en génie biologique, chimie, génie chimique, mesures physiques, génie des matériaux, hygiène sécurité environnement, etc.. Des places sont réservées aux bacheliers technologiques en BUT.
- DUST (bac + 2) de préparateurs en pharmacie en alternance.
- École d'ingénieur (bac + 5) : accessible directement après le bac, après une CPGE (TSI, TPC, TB), ou après un BTS, BUT ou licence. Les écoles d'ingénieur sont dans l'industrie, la chimie, l'agronomie ou écoles vétérinaires.
- Licences (bac + 3) : physique, chimie, sciences pour l'ingénieur, sciences de la vie, sciences pour la santé, informatique, STAPS.
- CPGE TSI (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles Technologie et Sciences Industrielles).
Secteurs d'activité
- Après un bac STL, les élèves peuvent travailler dans des secteurs d'activité variés : recherche et développement, industries pharmaceutiques, contrôle qualité, santé, paramédical, énergies, environnement, traitement des matériaux, industries chimiques, bio-industries et agroalimentaire.
Témoignages
- Des élèves de 3e ayant participé à des ateliers ont découvert des expériences comme la toise à ultrason et le radar de recul. Des élèves de première STL apprécient la manipulation et les sciences. Des élèves de terminale STL témoignent de l'intérêt de la filière et de leurs projets d'orientation (prépa TPC, BTS métiers de la chimie). Des étudiants en BTS Sira (contrôle industriel, régulation et automatique) et en BTS métiers de la chimie décrivent leurs parcours, leurs stages et leurs motivations. Un étudiant en première année de prépa TSI (technologie et sciences industrielles) après une STL témoigne également.
Informations complémentaires
- Pour plus d'informations, il est possible de consulter les sites web de l'Onisep (choisir la voie technologique) et Avenir. Des psychologues de l'Éducation Nationale sont également disponibles dans les collèges et lycées.
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Voici un document de synthèse pour un briefing basé sur la transcription de la vidéo YouTube "L'orientation à la fin de la classe de seconde en 2025" de la chaîne "Louis Vincent" :
Introduction
- Le webinaire porte sur l'orientation des élèves de seconde, un choix complexe nécessitant des informations claires.
Service National Universel (SNU)
- Les élèves peuvent candidater au SNU et choisir leurs dates sur le site dédié.
- Le SNU de fin d'année (juin/juillet) peut remplacer le stage de seconde, ce qui est un choix populaire.
Stage de Seconde
- Le stage est obligatoire pour tous les élèves de seconde.
- Les élèves doivent rechercher une entreprise et découvrir des métiers, comme en troisième.
- Une convention de stage est distribuée et doit être remplie par l'élève et l'entreprise.
- Les élèves peuvent rendre leurs conventions avant les vacances de février, de Pâques, et au plus tard le 16 mai.
- Si les élèves ont des difficultés à trouver un stage, ils peuvent consulter le site du ministère ou une liste d'entreprises ayant déjà accueilli des stagiaires.
- Les parents doivent signer la convention pour qu'elle soit valide.
- Le SNU effectué en juin ou juillet peut remplacer le stage, de même qu'un stage de langue. Les stages de langue sont à la charge des parents.
- Après le stage, les élèves doivent remplir un questionnaire numérique.
Vidéo sur les Métiers
- Les élèves doivent réaliser une vidéo de 3 minutes sur un métier, en interrogeant un professionnel ou en présentant eux-mêmes le métier.
- L'objectif est de les faire réfléchir à leurs aspirations professionnelles.
Procédure d'Orientation
- La procédure se déroule en ligne sur le site téléservice.education.gouv.fr.
- Les élèves doivent réfléchir à ce qu'ils veulent faire après la seconde.
- Il est conseillé de prendre rendez-vous avec les psychologues de l'Éducation nationale (PsyEN) via Mon Bureau Numérique (MBN). Il est recommandé de réserver deux créneaux horaires.
Choix d'Orientation
- Les options après la seconde sont la première générale, technologique ou professionnelle.
- En première générale, les élèves doivent choisir des spécialités.
Spécialités
- Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP) : Étude de la géopolitique et des sciences politiques, différente de l'histoire-géographie classique.
- Numérique et Sciences Informatiques (NSI) : Initiation à l'informatique et au codage.
- Il est important de choisir des spécialités en accord avec ses intérêts et ses capacités, car elles ont un poids important au baccalauréat.
Outils d'Aide à l'Orientation
- Horizon 21 : Permet de visualiser les poursuites d'études possibles en fonction des spécialités choisies.
- Subtracker : Fournit des statistiques sur les spécialités choisies par les étudiants dans différentes formations post-bac.
Premières Technologiques
- STMG, STI2D, STL, ST2S sont des options généralistes.
- STAV, STHR, S2TMD, STD2A sont des filières plus spécifiques.
- La filière STI2D prépare aux écoles d'ingénieurs.
Dates Importantes
- Les parents ont jusqu'aux vacances de février pour faire leurs premiers vœux.
- Possibilité de modifications jusqu'à mi-mars.
- Le conseil de classe se prononcera ensuite sur les choix.
Procédure de Vœux
- La procédure se fait sur les téléservices avec les codes EduConnect.
- Il faut classer les vœux par ordre de préférence et les valider.
S'informer et Découvrir
- Il est important de s'informer lors des journées portes ouvertes.
- Les stages d'immersion sont également une bonne option.
Changement d'Établissement
- Si une spécialité n'est pas offerte au lycée Louis Vincent, un changement d'établissement est possible, mais pas automatique.
Plateforme Avenir de l'Onisep
- Un outil d'accompagnement de la seconde à la terminale.
Présentation des Filières Technologiques
- Des présentations de la filière STI2D seront organisées en collaboration avec d'autres lycées.
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Voici un sommaire minuté basé sur la transcription de la vidéo YouTube "L'orientation à la fin de la classe de seconde en 2025" de la chaîne "Louis Vincent":
- 0:00-0:24: Introduction de l'émission sur l'orientation en seconde et remerciements aux participants.
- 0:24-1:12: Présentation du Service National Universel (SNU), les dates de candidature, et la possibilité pour le SNU de remplacer le stage de seconde.
- 1:13-4:04: Discussion sur le stage obligatoire de seconde, incluant la distribution de la convention de stage, les dates de remise, et les responsabilités des élèves et des parents. Il est conseillé de rendre la convention dès qu'elle est complétée. Les conventions sont à rendre avant les vacances de février, de Pâques, et au plus tard le 16 mai.
- 4:05-5:08: Informations supplémentaires sur le stage, notamment la possibilité de trouver des offres sur le site du ministère, et un bilan des stages précédents. Les entrepreneurs ont généralement une bonne opinion des stagiaires. Un code QR permet d'accéder à une FAQ sur le site du ministère.
- 5:09-6:12: Clarification sur le remplacement du stage par le SNU (si effectué en juin/juillet) ou par un stage de langue. Les stages de langue sont à la charge des parents.
- 6:13-7:54: Annonce d'une vidéo à réaliser par les élèves sur un métier, avec des outils et des questions suggérées pour les aider à réfléchir à leur orientation.
- 7:55-9:12: Introduction à la procédure d'orientation qui se fait en ligne sur le site téléservice.education.gouv.fr. Les élèves doivent réfléchir à ce qu'ils veulent faire après la seconde.
- 9:13-9:58: Les élèves peuvent prendre rendez-vous avec les psychologues de l'Éducation nationale (PsyEN) pour discuter de leur orientation.
- 9:59-11:21: Démonstration de la prise de rendez-vous avec les PsyEN via Mon Bureau Numérique (MBN). Il est conseillé de réserver deux créneaux horaires.
- 11:22-12:10: Présentation des différentes options après la seconde: première générale, technologique, ou professionnelle. En première générale, il faut choisir des spécialités.
- 12:11-14:10: Explication de la spécialité Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques (HGGSP), son contenu, et comment elle diffère des cours classiques d'histoire-géographie.
- 14:11-17:08: Présentation de la spécialité Numérique et Sciences Informatiques (NSI), son contenu, et son utilité pour les études supérieures.
- 17:09-18:30: Importance de bien choisir ses spécialités en fonction de ses intérêts et de ses capacités, car elles ont un poids important au baccalauréat.
- 18:31-19:27: Présentation de l'outil Horizon 21, qui permet de visualiser les poursuites d'études possibles en fonction des spécialités choisies.
- 19:28-20:10: L'importance du choix de la spécialité SI (Sciences de l'Ingénieur) pour les écoles préparatoires et les écoles d'ingénieurs.
- 20:11-21:18: Présentation de l'outil Subtracker, qui donne des statistiques sur les spécialités choisies par les étudiants dans différentes formations post-bac.
- 21:19-23:00: Présentation des premières technologiques, notamment STMG, STI2D, STL, et ST2S, ainsi que des filières plus spécifiques comme STAV, STHR, S2TMD, et STD2A.
- 23:01-24:04: Détails sur la filière STI2D, son contenu, et les perspectives d'études supérieures.
- 24:05-25:56: Rappel des dates importantes de la procédure d'orientation, et de l'importance de choisir des spécialités en accord avec ses capacités.
- 25:57-27:06: Les élèves peuvent faire des vœux pour la première générale et technologique. Discussion sur la possibilité de changement d'établissement si une spécialité n'est pas offerte au lycée Louis Vincent.
- 27:07-28:03: Les élèves peuvent faire des vœux à la fois pour la première générale et technologique.
- 28:04-29:15: Explication de la procédure de vœux sur les téléservices et l'importance de valider ses choix.
- 29:16-31:14: Importance de s'informer sur les différentes orientations, notamment lors des journées portes ouvertes. Les stages d'immersion sont aussi importants.
- 31:15-33:37: Informations sur la procédure de demande de changement d'établissement, et présentation de la plateforme "avenir" de l'Onisep.
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Puisant dans la transcription de la vidéo YouTube, voici un sommaire minuté des principaux thèmes abordés par les anciens élèves de la classe prépa TSI :
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Présentation des anciens élèves : Les anciens élèves de TSI présentent leur parcours, incluant leur bac d'origine (souvent STI2D ou STL), leur expérience en prépa, et l'école d'ingénieur qu'ils ont intégrée.
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Difficultés en prépa : Plusieurs anciens élèves évoquent le choc ressenti en prépa, notamment la nécessité de travailler plus qu'auparavant. Certains ont rencontré des difficultés dès la première année, tandis que d'autres ont connu un "mur" en deuxième année. La charge de travail et la pression sont souvent mentionnées.
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Réussite et échecs aux concours : Les témoignages varient, certains ont réussi les concours et intégré de bonnes écoles, tandis que d'autres ont échoué et se sont réorientés vers des BUT ou d'autres formations. L'importance de ne pas se décourager en cas d'échec est soulignée.
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Expérience en école d'ingénieur : Les anciens élèves partagent leurs impressions sur les écoles d'ingénieurs, soulignant les aspects positifs comme le travail par projets, la pratique, et la vie associative. Certains apprécient l'autonomie, tandis que d'autres regrettent le manque d'encadrement par rapport à la prépa. Certains anciens élèves soulignent que certaines écoles demandent plus d'exigence.
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Stages : Les stages sont considérés comme une opportunité d'apprentissage et de découverte du monde de l'entreprise. Ils permettent de développer des compétences et de préciser son projet professionnel.
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Importance de l'anglais : L'importance de l'anglais est soulignée à plusieurs reprises, notamment pour l'obtention du diplôme et les opportunités à l'étranger.
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Vie associative : La participation à la vie associative est encouragée, car elle permet de développer des compétences (gestion de projet, travail en équipe, etc.) et de valoriser son CV.
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L'ENIM: L'ENIM est citée comme une école à "double tranchant", où certains étudiants se réorientent après l'avoir intégrée.
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Réorientation : Certains anciens élèves témoignent de leur réorientation après la prépa ou l'école d'ingénieur.
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Conseils aux futurs élèves : Les anciens élèves donnent des conseils aux futurs élèves de TSI, notamment bien choisir son orientation, travailler régulièrement, ne pas négliger les langues, s'entraider, et profiter de la vie étudiante.
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Aptitudes acquises en prépa : La prépa apprend à apprendre et à s'adapter.
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Le rôle des professeurs: L'importance des professeurs est soulignée, notamment leur disponibilité et leur encadrement.
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À partir de la transcription de la vidéo YouTube, voici un document de synthèse pour un briefing sur les classes préparatoires TSI, incluant des horodatages pour faciliter la référence aux témoignages spécifiques.
Thèmes Généraux
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Présentation des Parcours [0:00-0:03]:
- Les anciens élèves de TSI présentent leurs parcours diversifiés après la prépa.
- Importance du bac d'origine, souvent STI2D ou STL, comme base de leur formation.
- Expériences variées en école d'ingénieur, en BUT ou en réorientation.
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Difficultés et Défis en Prépa [1:00-2:00]
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Le "choc" initial est un thème récurrent, lié à une charge de travail accrue.
- Certains élèves rencontrent des difficultés dès la première année, d'autres en deuxième année.
- La pression et la charge de travail sont identifiées comme des défis majeurs.
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Concours, Réussite et Échecs [2:00-3:00]:
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Les résultats aux concours varient, certains réussissent, d'autres échouent.
- L'importance de la persévérance face à l'échec est soulignée.
- La réorientation vers d'autres formations comme les BUT est une option viable.
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Expérience en École d'Ingénieur [3:00-4:00]:
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Le travail par projet et la pratique sont valorisés en école d'ingénieur.
- La vie associative est un atout majeur pour le développement personnel.
- Certains regrettent le manque d'encadrement comparé à la prépa.
- Les écoles demandent de plus en plus d'exigence.
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Stages et Expérience Professionnelle [4:00-5:00]:
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Les stages sont vus comme des opportunités d'apprentissage et de découverte.
- Ils permettent de développer des compétences et de préciser son projet professionnel.
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Importance des Langues, Anglais en Tête [5:00-6:00]:
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L'anglais est crucial pour l'obtention du diplôme et les opportunités à l'étranger.
- Il ne faut pas négliger les langues.
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Vie Associative et Engagement Étudiant [6:00-7:00]:
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La vie associative développe des compétences et valorise le CV.
- Elle offre des opportunités de gestion de projet et de travail en équipe.
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Réflexions sur l'ENIM [7:00-8:00]:
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L'ENIM est perçue comme une école à double tranchant, avec des réorientations possibles.
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Réorientation et Adaptabilité [8:00-9:00]:
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Des anciens élèves témoignent de leur réorientation après la prépa ou l'école d'ingénieur.
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Conseils aux Futurs Élèves [9:00-10:00]:
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Bien choisir son orientation et travailler régulièrement sont essentiels.
- Il ne faut pas négliger les langues et s'entraider.
- Il faut profiter de la vie étudiante.
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Aptitudes acquises en prépa [10:00-11:00]:
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La prépa apprend à apprendre, elle apprend la méthodologie pour maîtriser des sujets et pour sortir de sa zone de confort.
- La prépa apprend à s'adapter.
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Le rôle des professeurs [11:00-12:00]:
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Les professeurs sont disponibles et offrent un bon encadrement.
Points Spécifiques et Anecdotes
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Expériences Personnelles :
- Certains étudiants ont intégré la prépa un peu par hasard, poussés par leurs professeurs.
- D'autres avaient ce choix en tête dès la seconde.
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Stages à l'étranger:
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De nombreuses écoles d'ingénieurs proposent des stages à l'étranger.
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VIE:
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Le Volontariat International en Entreprise est un contrat de 10 à 24 mois.
- Il permet de travailler à l'étranger pour une entreprise tout en étant sous la protection de l'État.
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L'importance du réseau:
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Les anciens élèves peuvent aider les nouveaux à trouver des stages.
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L'IA:
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L'intelligence artificielle va transformer le monde du travail, il faut apprendre à l'utiliser.
Conclusion
Ce briefing vise à donner une vue d'ensemble des classes préparatoires TSI à travers les expériences de ceux qui les ont vécues. Il met en évidence les défis, les opportunités et les compétences clés pour réussir dans cette voie exigeante.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur Parcoursup, basé sur la transcription d'une vidéo YouTube. Ce briefing aborde les aspects cruciaux de Parcoursup, allant de la constitution du dossier à la formulation des vœux, en passant par les types de formations et les dates clés. Il souligne également l'importance de l'accompagnement et des ressources disponibles pour les élèves.
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Présentation de Parcoursup et Offre de Formation
- Parcoursup offre une offre de formation riche et diversifiée, avec plus de 24000 formations dans le supérieur.
- La plateforme vise à centraliser le dossier, le calendrier et la procédure pour les vœux dans l'enseignement supérieur.
- Parcoursup met l'accent sur la transparence des critères de sélection et des profils des admis. Les données chiffrées des années précédentes sont accessibles.
- La plateforme insiste sur l'égalité d'accès et la réussite des étudiants.
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Accompagnement et Ressources Disponibles
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Chaque élève de terminale bénéficie de l'accompagnement de deux professeurs principaux et des psychologues de l'Éducation Nationale.
- Des heures spécifiques sont dédiées à l'orientation, et la participation est obligatoire.
- La plateforme "Avenir" de l'ONISEP est un outil supplémentaire pour accompagner les lycéens de la seconde à la terminale.
- Parcoursup met à disposition des lives et tutoriels disponibles sur son site.
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Calendrier et Étapes Importantes
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Avant le 15 janvier 2025 : Consultation de l'offre de formation.
- Phase d'inscription, de formulation des vœux et de finalisation du dossier : Du 15 janvier à mi-mars. Les élèves doivent activer leur dossier via un lien envoyé par e-mail. La date limite pour la formulation des vœux est le 13 mars à 23h59.
- À partir du 14 mars : Finalisation des dossiers et confirmation des vœux. Les notes du deuxième trimestre doivent être ajoutées après le conseil de classe. La date limite de validation est le 2 avril inclus.
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Types de Formations Proposées
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Formations sous statut étudiant : Formations non sélectives (licences, parcours préparatoires, PASS) et sélectives (BTS, BUT, classes préparatoires).
- Formations sous statut d'apprenti : BTS, BUT, mentions complémentaires. Il est conseillé de rechercher un employeur dès que possible.
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Focus sur les Cartes d'Identité des Formations
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Les cartes d'identité des formations sont riches en informations et demandent du temps pour être étudiées. Un livret intitulé "Les bons réflexes" est disponible pour aider à s'y repérer.
- Six onglets principaux : découvrir la formation, comprendre les critères d'analyse, consulter les modalités de candidature, visualiser les chiffres d'accès, les poursuites d'études et les débouchés, et comment contacter l'établissement.
- Nouveautés 2025 : Accès aux chiffres d'accès sur les trois dernières années et données chiffrées sur les poursuites d'études.
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Conseils pour la Formulation des Vœux
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L'élève est libre de choisir ses vœux, mais il est conseillé de consulter les données chiffrées et d'écouter les conseils des enseignants.
- Possibilité de formuler jusqu'à 10 vœux sous statut scolaire et 10 vœux supplémentaires en apprentissage.
- La lettre de motivation n'est pas toujours obligatoire.
- Il est inutile de classer les vœux.
- Il est important de diversifier les vœux et de ne pas se limiter à un seul.
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Vœux Multiples et Sous-Vœux: Implications
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Un vœu multiple regroupe plusieurs formations similaires (ex : BTS dans différents établissements).
- Un candidat est limité à 20 sous-vœux au total, sauf exceptions (IFSI, écoles spécialisées).
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Secteur Géographique de Recrutement
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Pas de secteur géographique pour les formations sélectives.
- Pour les formations non sélectives, priorité aux candidats de l'académie. Un pourcentage maximum de candidats hors secteur est fixé (souvent 5 %).
- Possibilité d'avoir plusieurs académies de rattachement si les parents résident dans des académies différentes.
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Année de Césure: Conditions et Démarches
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Possibilité de demander une année de césure après l'obtention du bac, mais cela doit être fait dans les règles.
- L'accord de la formation est nécessaire, et les modalités varient.
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Finalisation du Dossier et Confirmation des Vœux
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À partir du 14 mars, finalisation du dossier et confirmation des vœux.
- Un dossier ne pourra être finalisé que lorsque les notes du deuxième trimestre seront remontées.
- Il faut compléter toutes les parties du dossier et ne pas attendre la dernière minute.
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Lettre de Motivation: Recommandations
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Si elle est demandée, elle doit être adaptée à la formation visée.
- Il est déconseillé d'utiliser des intelligences artificielles pour la rédiger.
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Rubrique "Autres Projets": Informations Essentielles
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Cette rubrique est obligatoire pour les élèves ayant d'autres projets en dehors de Parcoursup.
- Les informations sont confidentielles.
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Activités et Centres d'Intérêt
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Cette rubrique permet d'indiquer des informations non liées à la scolarité.
- Elle sert à valoriser son profil.
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Éléments Transmis par l'Établissement
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Bulletins scolaires, notes du baccalauréat, moyenne des trimestres 1 et 2, appréciations des enseignants.
- Fiche Avenir : positionnement de l'élève par rapport à des compétences transversales, avis du chef d'établissement.
- Niveau obtenu à la certification Pix.
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Égalité des Chances et Spécificités
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Parcoursup met en œuvre une politique d'égalité des chances.
- Des places sont priorisées pour les bacs professionnels en BTS et les bacs technologiques en BUT.
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Prochaine Étape
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Fin mai/début juin : Accompagnement spécifique pour anticiper les réponses des formations.
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Voici un sommaire minuté avec des horodatages basés sur la transcription de la vidéo YouTube, mettant en évidence les points clés de la présentation sur Parcoursup:
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0:00-2:37: Introduction et présentation des intervenants.
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2:37-3:14: Présentation générale de Parcoursup.
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3:14-4:04: Transparence des critères de sélection et des profils des admis.
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4:04-4:24: Parcoursup agit pour l'égalité d'accès et la réussite des étudiants.
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4:24-5:03: Mise à jour de Parcoursup et dates des portes ouvertes. Les portes ouvertes permettent aux élèves d'obtenir des réponses à leurs questions.
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5:03-5:52: Calendrier Parcoursup et étape actuelle.
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5:52-7:12: Accompagnement à l'orientation au lycée. L'accompagnement à l'orientation est obligatoire pour les élèves.
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7:12-7:57: Ressources en ligne pour l'orientation (ONISEP, Parcoursup).
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7:57-9:22: Types de formations : statut étudiant (sélectives et non sélectives) et statut apprenti. Il est conseillé de diversifier les vœux en incluant des formations sélectives et non sélectives.
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9:22-11:04: Informations sur les formations en apprentissage et rôle des CFA. Les CFA peuvent aider à trouver un employeur pour les formations en apprentissage.
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11:04-12:00: Complément sur l'apprentissage et possibilité de passer d'un statut scolaire à apprenti en cours d'année. Il est possible de commencer une formation sous statut scolaire et de continuer en apprentissage si une entreprise est trouvée.
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12:00-15:34: Focus sur les cartes d'identité des formations et les six onglets principaux. Il est important de prendre le temps d'examiner chaque formation.
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15:34-16:20: Nouveautés 2025 concernant les chiffres d'accès et les données chiffrées sur les poursuites d'études.
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16:20-17:18: Modalités d'examen et rôle des commissions d'analyse des dossiers. Les commissions d'analyse des dossiers sont composées d'enseignants.
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17:18-17:54: Visibilité des critères de candidature et données chiffrées.
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17:54-18:26: Rappel de l'étape 2 : inscription, formulation des vœux et finalisation du dossier.
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18:26-21:45: Activation du dossier Parcoursup et vérification des informations. L'activation du compte doit être faite par l'élève.
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21:45-24:58: Formulation des vœux : liberté de choix, conseils des enseignants et données chiffrées.
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24:58-27:41: Nombre de vœux possibles et vœux multiples. Il est possible de formuler jusqu'à 10 vœux sous statut scolaire et 10 vœux supplémentaires en apprentissage.
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27:41-31:46: Focus sur les vœux multiples et les sous-vœux. Un vœu multiple compte pour un seul vœu parmi les 10 possibles.
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31:46-34:23: Exemples de vœux multiples (BTS Métiers de la Chimie) et exceptions (IFSI).
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34:23-35:55: Concours et regroupements d'écoles (écoles d'ingénieurs).
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35:55-37:11: Vœux en apprentissage et absence de date limite pour les formations en apprentissage.
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37:11-38:00: Le secteur géographique de recrutement et son impact.
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38:00-41:41: Secteur géographique : formations sélectives vs non sélectives et académies de rattachement. Pour les formations non sélectives, une priorité est donnée aux candidats de l'académie.
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41:41-44:34: Gestion des situations particulières : parents résidant dans des académies différentes.
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44:34-45:34: Secteur géographique : cas de l'Île-de-France.
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45:34-48:24: Année de césure : conditions et démarches. L'année de césure n'est pas accordée de droit et nécessite l'accord de la formation.
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48:24-50:06: Rappel de la date limite pour formuler les vœux (13 mars) et importance de ne pas attendre le dernier moment.
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50:06-51:15: Accompagnement pour les lettres de motivation.
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51:15-54:48: Finalisation du dossier et confirmation des vœux : rôle du lycée et du candidat.
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54:48-57:22: Conseils pour la lettre de motivation et importance de l'adapter à la formation. Il est déconseillé d'utiliser des intelligences artificielles pour rédiger la lettre de motivation.
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57:22-58:46: La rubrique "Autres projets" : caractère obligatoire et confidentialité des informations.
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58:46-1:01:20: Activités et centres d'intérêt : valorisation du profil et engagements extrascolaires.
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1:01:20-1:02:32: Attestation spécifique pour les licences de droit.
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1:02:32-1:07:25: Éléments transmis par l'établissement : bulletins scolaires, fiche Avenir, appréciations des enseignants. La fiche Avenir est remplie par les professeurs principaux et le chef d'établissement.
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1:07:25-1:08:33: Fiche Avenir : compétences transversales et avis du chef d'établissement.
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1:08:33-1:10:20: Parcours spécifiques, certifications (Pix) et importance de la certification Pix.
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1:10:20-1:11:41: Précisions sur les absences et leur prise en compte.
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1:11:41-1:13:03: Fiche Avenir : consultation à partir du 2 juin 2025.
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1:13:03-1:13:42: Accompagnement pour les élèves en situation de handicap.
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1:13:42-1:14:13: Rappel de la date limite du 2 avril et conséquences du non-respect de cette date.
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1:14:13-1:15:16: Ce n'est pas Parcoursup qui décide de l'affectation, mais une commission.
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1:15:16-1:15:40: Question sur la remontée de la certification Pix.
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1:15:40-1:17:11: Politique d'égalité des chances et places priorisées pour certains bacs. Des places sont priorisées pour les bacs professionnels en BTS et les bacs technologiques en BUT.
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1:17:11-1:18:03: Prochaine étape : accompagnement spécifique pour anticiper les réponses.
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1:18:03-1:20:28: STAPS : formation sélective ou non sélective et demandes de bourse.
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1:20:28-1:21:29: Bourses : le CROUS gère les bourses et il est possible de faire une simulation.
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1:21:29-1:22:33: Calendrier du CROUS et contact pour les questions sur les bourses.
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1:22:33-1:23:00: Remerciements et prochain YouTube live.
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Voici un sommaire de l'entretien avec Gabrielle Légeret, fondatrice de l'association "De l'or dans les mains", avec les horodatages:
- Vrai ou faux sur la perception des métiers manuels [0:00]:
- L'orientation vers les filières professionnelles est souvent perçue comme un échec [0:00].
- L'intelligence manuelle est moins valorisée que l'intelligence intellectuelle [0:06].
- Les jeunes ne s'intéressent plus aux métiers de l'artisanat (Faux) [0:11].
- L'artisanat et les métiers manuels sont incompatibles avec l'innovation (Faux) [0:17].
- Les métiers manuels sont associés à un manque d'intelligence [0:24].
- La valorisation des métiers manuels pourrait réduire le chômage [0:31].
- Les jeunes préfèrent les carrières intellectuelles aux manuelles (Faux) [0:37].
- Les métiers manuels peuvent offrir des salaires compétitifs [0:42].
- Les compétences manuelles sont de plus en plus demandées [0:48].
- Interventions de "De l'or dans les mains" dans les collèges [1:07]:
- Le mépris pour les métiers manuels est ancré dans la société et l'éducation [1:09-1:18].
- Comment redonner leurs lettres de noblesse aux métiers manuels? [1:35]
- Présentation du programme phare "Je découvre les métiers manuels" [2:04].
- Programme de 15h en classe de 5ème [2:10].
- Création de liens entre les programmes scolaires et la pratique artisanale [2:19-2:26].
- Intervention d'artisans dans les classes pour fabriquer des objets liés au programme scolaire [2:41-2:50].
- Découverte de neuf métiers à travers la pratique artisanale [3:18-3:27].
- Les élèves découvrent qu'ils ont des pouvoirs avec leurs mains et réussissent à l'école [3:55-4:02].
- Les interventions changent le regard des enseignants sur leurs élèves [4:02-4:11].
- Les élèves en difficulté peuvent se retrouver en situation de réussite [4:11].
- Un bon élève peut découvrir la menuiserie comme option [5:14-5:25].
- Le système scolaire n'est adapté qu'à une certaine typologie de cerveaux [5:25-5:43].
- Importance de la manipulation et de l'expérimentation pour l'apprentissage [5:43-5:52].
- L'intelligence du geste sollicite aussi l'intellect [6:14-6:19].
- Il faut apprendre aux enfants à connecter leur corps à ce qu'ils vivent [6:27-6:41].
- Reconnecter la tête et les mains [7:00]:
- L'opposition entre la tête et les mains fait beaucoup de mal et place des jeunes en situation d'échec scolaire [7:17-7:23].
- Nécessité de replacer l'intelligence manuelle au cœur du projet de société [7:32-7:39].
- Importance d'une culture matérielle face aux logiques de consommation [7:39-7:58].
- Faire des études supérieures n'assure plus une bonne place dans la société [8:10-8:16].
- Les métiers manuels peuvent répondre à la transition écologique et retisser du lien social [8:42-9:01].
- Les métiers de demain sont des métiers de la transition écologique et manuels [9:15-9:35].
- Importance de révéler les talents manuels des jeunes à équivalence avec les talents intellectuels [9:42-9:58].
- La pratique manuelle doit irriguer les savoirs fondamentaux [10:20-10:41].
- Importance de donner aux élèves un réel choix concernant ce qu'ils ont envie d'expérimenter [11:53-12:13].
- Les jeunes ne vont pas vers les métiers manuels par manque d'information et de valorisation de leurs compétences manuelles [12:21-12:50].
- Expliquer l’opposition [13:23]:
- Les origines de la dévalorisation des métiers manuels sont complexes et typiquement françaises [13:23-13:39].
- En Suisse et en Allemagne, l'orientation vers une filière professionnelle est moins dévalorisée et les passerelles sont plus intenses [13:39-14:13].
- Décisions politiques en France de délocaliser les industries et de devenir une société de services [14:22-14:34].
- Les métiers manuels étaient souvent pénibles [14:34-14:47].
- Il y a aussi des enjeux de pénibilité dans les métiers de bureau [14:53-15:06].
- Importance de sortir de la pénibilité dans les entreprises et d'avoir des salaires décents [15:16-15:53].
- La France place les enfants en situation de compétitivité et de comparaison dès le plus jeune âge [16:29-16:45].
- Sur un chantier, il y a une responsabilité collective face au métier et à la société [16:45-17:38].
- Importance de faire des projets collectifs à l'école [17:55-18:13].
- Une société qui ne regarde pas de façon condescendante les métiers va mieux [18:19-18:41].
- Beaucoup de jeunes se retrouvent à 40 ans à vouloir se reconvertir vers des métiers manuels [18:41-19:13].
- Un salarié sur trois dans les entreprises du patrimoine vivant est en reconversion [19:20-19:29].
- Il ne faut pas attendre d'avoir prouvé quelque chose à la société pour choisir un métier manuel [20:05-20:19].
- Changer la donne [20:27]:
- Réintégrer la pratique manuelle à l'école [20:48-20:53].
- L'objectif est de replacer l'intervention manuelle dans le système éducatif au profit des jeunes [21:19-21:40].
- Favoriser le développement de soi et la réussite académique [21:40].
- S'adosser aux politiques publiques éducatives existantes et venir au service des enseignants et des élèves [22:33-22:48].
- Changer le regard des pouvoirs publics, de l'opinion publique, des parents, des enfants, des enseignants [22:57-23:02].
- Mobiliser l'ensemble de la société sur cette question [23:29-23:36].
- Pour un autre futur [23:47]:
- Comment imaginer un système où l'orientation soit au service de la réalisation des citoyens? [23:47-23:58]
- Il faut désacraliser l'orientation et permettre de se tromper et de recommencer [24:06-24:19].
- Valoriser et évaluer d'autres compétences que les compétences académiques [24:42-24:50].
- Faire rentrer plus le monde du travail et de l'entreprise au collège [25:23-25:32].
- L'orientation a besoin d'être vécue [26:02].
- Mettre en pratique des expériences, des mini-entreprises [26:22-26:32].
- Faire en sorte que l'école soit plus ancrée sur son territoire et réponde à des projets d'intérêt général [26:38-26:50].
- Travailler au bien commun [27:24-27:33].
- Revaloriser le métier d'enseignant [28:00-28:05].
- Permettre et donner du temps et des moyens aux enseignants d'innover [29:10-29:19].
- Faire rentrer des artisans au sein du collège et faire travailler des artisans et des enseignants ensemble [30:12-30:34].
- Le monde de l'entreprise aurait tout intérêt à mieux venir pénétrer nos classes [30:45-30:50].
- Importance des partenariats avec l'Onisep et sa plateforme Parcours Avenir [31:34-31:43].
- Il y a des choses à changer et des prises de conscience [32:08-32:26].
- Le corps ne doit pas être utilisé qu'en sport [33:10-33:19].
- Importance de l'agencement des salles et de la pratique dans les cours [33:19-33:33].
- Apprendre aux enfants comment fonctionne leur cerveau et les encourager à développer des méthodes d'apprentissage qui mobilisent le corps [34:33-34:46].
- Une société qui est en mouvement dans son corps est une société qui est bien dans son corps [35:09-35:15].
- Importance d'une éducation à la nourriture [35:21-35:36].
- Retrouver un regard global sur ce qu'est la vie et ce dont on a besoin pour créer des individus en santé mentale et physique [36:13-36:31].
- Recréer un rapport holistique au monde qui nous entoure [36:59-37:05].
- Donner aux enfants les clés pour s'ancrer dans la société et avoir le pouvoir d'agir [38:06-38:14].
- Faire l'expérience du sensible et redonner la place au sensible [39:16-39:22].
- Vrai ou faux sur la perception des métiers manuels [0:00]:
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Voici les points saillants de l'entretien avec Gabrielle Légeret, fondatrice de l'association "De l'or dans les mains", qui pourraient être pertinents pour un briefing:
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Constat: Dévalorisation des métiers manuels:
- En France, l'orientation vers les filières professionnelles est souvent perçue comme un échec.
- L'intelligence manuelle est moins valorisée que l'intelligence intellectuelle dans la société et le système éducatif.
- Cette dévalorisation est une spécificité française, contrairement à des pays comme la Suisse ou l'Allemagne.
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L'action de l'association "De l'or dans les mains":
- L'association propose le programme "Je découvre les métiers manuels", un parcours de 15 heures en classe de 5ème.
- Des artisans interviennent dans les classes pour des ateliers pratiques liés au programme scolaire.
- Les interventions permettent aux élèves de découvrir leurs "pouvoirs" manuels et de réussir à l'école, changeant ainsi le regard des enseignants.
- L'association vise à reconnecter la tête et les mains, en montrant que l'intelligence manuelle est essentielle et complémentaire de l'intelligence intellectuelle.
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Arguments pour revaloriser les métiers manuels:
- L'opposition entre "tête" et "mains" est néfaste et source d'échec scolaire.
- Il est nécessaire de replacer l'intelligence manuelle au cœur du projet de société, notamment face aux enjeux de consommation et à la transition écologique.
- Les métiers manuels peuvent offrir des perspectives d'avenir intéressantes, même en comparaison avec des études supérieures.
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Comment changer la donne?
- Réintégrer la pratique manuelle à l'école en l'intégrant aux savoirs fondamentaux.
- Changer les mentalités en informant et en sensibilisant les pouvoirs publics, l'opinion publique, les parents, les enfants et les enseignants.
- Améliorer l'orientation en valorisant et en évaluant les compétences manuelles et psychosociales, et en faisant intervenir le monde du travail dans les collèges.
- Revaloriser le métier d'enseignant et leur donner les moyens d'innover et de travailler en partenariat avec des artisans.
- Remettre le corps à sa place en encourageant des méthodes d'apprentissage qui le mobilisent et en éduquant à la nutrition.
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En conclusion: Il est essentiel de retrouver un regard global sur la vie et de valoriser l'expérience du sensible pour créer une société en bonne santé mentale et physique, capable de répondre aux enjeux climatiques et de se reconnecter au monde qui l'entoure.
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Pour un document de synthèse pour un briefing, en utilisant les sources à disposition, on peut tirer les informations suivantes d'une présentation de Laurence Devillers sur l'intelligence artificielle:
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Démystification de l'IA : L'IA est avant tout de l'imitation à partir de données. Certains la comparent à un simple outil, mais il est crucial de comprendre qui contrôle cet outil et les risques sous-jacents. L'objectif est de démystifier l'IA pour éviter les fantasmes et les peurs, tout en reconnaissant les risques et les opportunités.
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Éducation et compréhension de l'IA : Il est essentiel d'éduquer et d'enseigner les concepts fondamentaux de l'IA, même sans apprendre à coder, afin de permettre à chacun de comprendre comment ces machines fonctionnent et de garder la faculté de décider. Cette éducation doit commencer dès l'école primaire pour démystifier l'IA auprès des jeunes, de leurs parents et des professeurs.
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Applications et risques de l'IA émotionnelle (Affective Computing) :
- L'affective computing vise à détecter les émotions humaines à travers le visage, la posture et la voix. Ces informations peuvent être utilisées pour adapter les interactions homme-machine, par exemple, avec des robots assistants pour personnes âgées.
- Il est crucial de comprendre la complexité des émotions et les différences culturelles dans leur expression. L'utilisation de ces technologies nécessite une éthique rigoureuse pour garantir la dignité de la personne et éviter la manipulation.
- Les émotions sont complexes et peuvent être un mélange de sentiments positifs et négatifs. La technologie actuelle n'est pas suffisamment mature pour être utilisée sans discernement.
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Réflexion éthique et collective sur l'IA :
- Il est nécessaire d'avoir une réflexion collective sur l'utilisation de l'IA, en considérant les dépendances potentielles et les implications sur la dignité humaine.
- Les principes éthiques tels que la vie privée, le consentement, la transparence, la responsabilité, la dignité et la justice doivent guider le développement et l'utilisation de l'IA.
- Il faut réglementer et normaliser la relation avec les objets numériques, en tenant compte des différences culturelles et des risques de manipulation émotionnelle.
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Projections et qualités morales : Les humains ont tendance à projeter des connaissances, des affects et des qualités morales sur les machines, ce qui peut être trompeur. Il est important de comprendre que les qualités morales d'une IA dépendent des données avec lesquelles elle a été entraînée.
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Évolution de l'IA : L'IA a connu des avancées significatives, notamment avec le deep learning et les transformers. L'émergence de Chat GPT a marqué une étape importante, mais il est essentiel de démystifier ces machines et de comprendre leurs limites.
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IA prédictive vs. IA générative : L'IA prédictive discrimine entre les formes en apprenant leurs différences, tandis que l'IA générative crée de nouvelles formes. Les IA génératives sont entraînées en auto-supervision, sans nécessiter d'annotations manuelles.
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Enjeux éthiques majeurs :
- L'absence de véracité des résultats et de sources est un problème majeur. Il est crucial de mettre en place des mécanismes de traçabilité et de transparence.
- La manipulation émotionnelle possible est un risque important, notamment dans le contexte du métavers et de la réalité virtuelle.
- Les biais cognitifs et émotionnels peuvent influencer notre perception de l'IA et nos décisions.
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Importance des normes et de la régulation : Il est essentiel de mettre en place des normes et des réglementations pour encadrer le développement et l'utilisation de l'IA, en s'alignant sur les lois existantes. L'Europe doit jouer un rôle actif dans l'élaboration de ces normes pour garantir la souveraineté technologique et le respect des valeurs éthiques.
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Vulnérabilité et acculturation : Il faut comprendre que nous sommes tous vulnérables face à ces machines et qu'une acculturation à ces objets est nécessaire. Cela passe par la démystification, la compréhension des concepts et la confiance dans l'intelligence collective.
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Limites des modèles actuels : Les modèles actuels d'IA, comme Chat GPT, ont des limites en termes de compréhension de l'espace, du temps et des intentions. Ils peuvent produire des erreurs et des incohérences, et sont influencés par la prédominance de l'anglais dans les données d'entraînement.
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Éducation à l'esprit critique : Il est crucial d'éduquer les enfants à l'esprit critique et à la remise en question des sources d'information. Il faut leur apprendre à déconstruire les informations produites par les machines et à comprendre les biais potentiels.
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Loi, normes et éthique : Les trois piliers pour une utilisation responsable de l'IA sont la loi, les normes et l'éthique. L'éthique ne consiste pas à dire ce qui est bien ou mal, mais à réfléchir aux conséquences et aux risques.
La présentation souligne l'importance d'une approche équilibrée et informée de l'IA, en mettant l'accent sur l'éducation, la réflexion éthique et la régulation pour garantir que ces technologies soient utilisées de manière responsable et bénéfique pour la société.
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Pour un document de synthèse pour un briefing, en utilisant les sources à disposition, on peut tirer les informations suivantes d'une table ronde intitulée "IA et Santé | "Prévention en santé : comment l'IA change la donne ?"":
- Contexte et Objectifs : La table ronde vise à faire le point sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé, en particulier dans la prévention.
Elle examine le potentiel croissant des solutions technologiques, les perspectives prometteuses qu'elles offrent, et leur valeur ajoutée pour les patients.
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Participants et leurs expertises :
- Dr. Xavier à la Coque : Médecin anesthésiste réanimateur, spécialiste des données, et directeur des datas de l'Institut Universitaire du Cancer de Toulouse Oncopole. Son travail actuel est d'implémenter l'entraînement d'algorithmes sur les données de santé.
Il s'intéresse à la médecine prescriptive, cherchant à utiliser l'IA pour éviter la décompensation des patients et préserver leur capital santé.
* **Dr. Guillaume Bataillon** : Médecin pathologiste à l'Oncopole de Toulouse, spécialisé en pathologie mère et gynécologique, impliqué dans l'implémentation d'algorithmes dans la gestion des données de sa spécialité. Il examine au microscope les tissus prélevés sur un patient pour établir un diagnostic et orienter le choix de traitement. * **Carole Ziza Gara** : Dirigeante de l'entreprise télégraphique, spécialisée dans les solutions connectées intelligentes et innovantes pour le bien-vieillir. Son entreprise analyse intelligemment les données pour le "Smart care", proposant des solutions aux personnes souhaitant rester à domicile le plus longtemps possible. * **Dominique Pont** : Directeur général autonomie et santé du groupe La Poste, en charge du développement des services de confiance numérique en santé. Il souligne l'importance de la souveraineté des algorithmes et des technologies en santé.
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Facteurs favorisant l'introduction de l'IA en médecine : L'augmentation des données disponibles (notamment grâce à la numérisation des images microscopiques), l'augmentation de la puissance des processeurs, et les avancées dans les algorithmes.
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Exemple d'application de l'IA en pathologie : Collecte de lames de prélèvements de col utérin dans toute la France pour constituer une base de données anonymisée, annotée par des pathologistes, et mise à disposition d'équipes d'ingénieurs pour développer des algorithmes de classification.
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Objectifs de l'IA en pathologie : Améliorer l'efficacité, la reproductibilité, et la fiabilité des diagnostics, ainsi que potentiellement découvrir de nouveaux biomarqueurs pour adapter la prise en charge des patients.
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IA comme assistance au diagnostic et au traitement : L'IA est vue comme une aide précieuse pour la récupération et la consolidation d'informations médicales issues de la littérature scientifique. Les algorithmes sont performants pour les tâches répétitives, mais la prédiction de la réponse à un traitement est plus complexe et nécessite des essais cliniques.
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Médecine prescriptive : L'IA est envisagée pour une médecine proactive, visant à préserver le capital santé et à éviter la décompensation, notamment dans les maladies chroniques. Cela implique une personnalisation des prescriptions basée sur les données du patient, incluant la génétique, la biologie, et l'évolution des données dans le temps.
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Défis et enjeux :
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Protection des données : Nécessité de garantir la sécurité et la confidentialité des données de santé, en les gardant dans le système de soins et en empêchant leur utilisation contre les patients.
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Éthique de l'IA : Importance de préserver l'éthique et de s'assurer que l'IA ne soit pas vulnérante, en évitant toute utilisation des données qui pourrait nuire aux patients.
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Maintien à domicile des seniors : L'IA est envisagée comme un complément à l'accompagnement humain pour aider les seniors à rester à domicile plus longtemps, en détectant les chutes et les activités anormales.
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Souveraineté technologique : Nécessité de maîtriser les plateformes technologiques pour garantir un contrôle éthique du système de santé, en développant une alternative européenne aux géants américains et chinois.
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Limites de la puissance de calcul : Face à la course à la puissance de calcul imposée par les modèles d'IA américains et chinois, il est suggéré de se concentrer sur des modèles plus ciblés et de qualité, adaptés aux besoins spécifiques de la santé, en privilégiant l'éthique et la maîtrise des données.
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Interopérabilité des systèmes : Nécessité d'améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information de santé pour faciliter l'échange de données et la coordination des soins.
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Explicabilité et biais des algorithmes : Importance de comprendre comment les algorithmes prennent leurs décisions et de contrôler les biais potentiels, en mettant en place une "garantie humaine" de l'IA.
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Applications potentielles de l'IA dans le diagnostic : Radiologie, dermatologie, échographie, endoscopie, neurologie (détection de maladies dégénératives et de crises convulsives), pneumologie (maladies chroniques).
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Jumeaux numériques : Utilisation de jumeaux numériques pour tester des algorithmes et simuler des scénarios, permettant de valider les modèles d'IA de manière plus efficace.
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Pour un document de synthèse pour un briefing, en utilisant les sources à disposition, on peut tirer les informations suivantes d'une présentation de Raphaël Besson sur la question de savoir s'il est possible d'imaginer des futurs désirables:
- Constat initial :
Dans les années 1960 et 1970, il était plus simple d'imaginer le futur car les projections étaient basées sur la prolongation des tendances existantes, avec une vision partagée par des acteurs homogènes.
Cette vision était axée sur l'extension des métropoles, le développement de l'automobile et un urbanisme fonctionnaliste.
On pensait alors la ville et les territoires sans le vivant, les écosystèmes naturels ou la société, et l'habitat comme un simple abri.
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Revanche des externalités : L'expression de Yan Moulier Bouton souligne que les externalités négatives, négligées dans cette vision du futur, ont pris leur revanche.
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Complexité actuelle :
Il est aujourd'hui difficile de se projeter dans des futurs désirables en raison de la complexité des enjeux et des difficultés à dépasser certains récits archétypaux.
Parmi ces récits, on retrouve ceux de l'effondrement, des "2030 glorieuses" (vision optimiste), de la fascination pour l'IA, ou encore de la vision de l'humain comme parasite des écosystèmes.
- Dilemmes des politiques urbaines et territoriales :
Il existe une difficulté à dépasser les dilemmes entre utopie et dystopie, entre approches artistiques/culturelles et technologiques, ou encore entre expérimentation et politiques de planification.
Les politiques culturelles sont tiraillées entre les lieux intermédiaires et les équipements labellisés, ou entre la défense des droits culturels et les cultures académiques.
- Importance de la complexité et du "gris" :
Il est essentiel de créer des espaces permettant de penser la complexité et de considérer les multiples nuances du "gris".
Cette approche invite à dépasser les oppositions simplistes et à explorer les zones intermédiaires.
- Rôle des acteurs culturels :
Les approches culturelles et artistiques des transitions territoriales ne sont pas suffisamment considérées par l'Académie et les sciences, alors qu'elles sont fondamentales pour penser des futurs souhaitables.
Il est nécessaire de bâtir des politiques culturelles des transitions territoriales, en accompagnant et en légitimant ces approches dans le cadre de politiques publiques.
- Dépasser l'acceptabilité :
Les artistes et acteurs culturels ne doivent pas se contenter d'œuvrer à l'acceptabilité des mesures radicales, mais plutôt créer des espaces de débats, de rencontres et d'interactions pour explorer la complexité des enjeux.
- Expérimentation collective :
Il est fondamental de permettre l'expérimentation collective et de favoriser la rencontre d'une diversité de savoirs (architectes, artistes, habitants, etc.) pour faire l'expérience de l'intelligence collective et de ce que pourrait être un avenir souhaitable.
L'exemple de la construction collective de mobilier urbain illustre cette démarche.
Ce briefing souligne la nécessité de repenser la manière dont on imagine et construit le futur, en intégrant la complexité, en valorisant les approches culturelles et artistiques, et en favorisant l'expérimentation collective et le débat public.
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table ronde ministérielle de haut niveau intitulée "L'IA en éducation : quel cadre pour quels usages ?".
- Contexte de la table ronde :
La table ronde s'est tenue en marge du Sommet pour l'Action sur l'intelligence artificielle et a été ouverte par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la Commission européenne.
L'événement a exploré le cadre d’usage de l’IA en éducation selon diverses approches, notamment celles de l'OCDE, de l'UNESCO, et du Conseil de l’Europe.
- Participants : Des représentants des États membres de l’UE et des chercheurs ont participé pour présenter leurs bonnes pratiques en Europe et dans le monde.
La Première ministre Élisabeth Borne a pris la parole pour l'ouverture de la conférence.
- Consultation nationale sur l'IA dans l'éducation :
Une consultation nationale a été lancée en janvier 2025 pour recueillir les points de vue de la communauté éducative (professeurs, personnel de direction, parents, lycéens) sur l'usage de l'IA dans l'éducation.
Un cadre d'usage sera finalisé et diffusé au printemps, précisant les conditions d'utilisation de l'IA dans les classes et dans le domaine administratif, tout en définissant des règles claires pour les élèves.
- Formation des enseignants :
Une première formation en ligne pour le second degré sera lancée dès la rentrée 2025, basée sur un parcours Pix.
- IA générative au service du ministère :
Un outil s'appuyant sur l'IA générative, inspiré du projet Cassandre de l'académie de Lyon, a été déployé pour aider les gestionnaires RH en prenant en charge les tâches administratives et réglementaires. Cette initiative sera généralisée à l'ensemble des académies.
- Initiative pour une IA souveraine :
Un appel à projets doté de 20 millions d'euros de France 2030 sera lancé à l'été 2025 pour concevoir une IA ouverte, transparente et pérenne, dédiée aux professeurs pour la préparation des cours, la correction des devoirs et l'enrichissement de leurs pratiques.
- Enjeux de compétitivité et de compétences :
L'IA est considérée comme un élément clé de la boussole de compétitivité présentée par la Commission européenne.
Il est nécessaire de préparer les Européens aux changements d'un monde numérisé, en maximisant les opportunités de la transition numérique tout en maîtrisant les risques.
- Formation et compétences en IA :
Les efforts doivent favoriser les compétences de base ainsi que les compétences spécialisées en IA.
Les enseignants devraient recevoir une formation pour savoir comment, quand et pourquoi utiliser les outils de l'IA.
La Commission européenne a publié des lignes directrices sur l'utilisation éthique de l'IA dans l'éducation en 2022, qui seront révisées.
- Coopération européenne :
L'accès universel à l'éducation numérique est favorisé, et l'IA est identifiée comme un sujet stratégique nécessitant une coopération étroite entre les États membres et la Commission.
De nombreux États membres ont lancé des plans d'action et des initiatives qui peuvent nourrir le partage d'expérience à l'échelle de l'Union européenne.
- Union des compétences :
L'Union des compétences comprendra un plan d'action pour aider les États membres à renforcer le développement des compétences numériques de base.
Les compétences numériques doivent s'acquérir dès la petite enfance et tout au long de la vie, en renforçant la coopération entre tous les secteurs de l'éducation.
- Plan stratégique pour l'enseignement des STEM :
Un plan stratégique pour l'enseignement des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) sera mis en place, intégrant les enjeux liés à l'IA.
- Feuille de route pour l'éducation numérique :
La revue en cours du plan d'action pour l'éducation numérique et de la feuille de route pour l'avenir de l'éducation et de la formation numérique, d'ici fin 2025, préparera des propositions sur l'utilisation efficace et éthique de l'IA dans l'éducation et la formation, ainsi que des actions de soutien aux États membres.
- Expérimentation et contrôle qualité :
Les services numériques innovants seront d'abord testés à petite échelle avant d'être déployés nationalement, en contrôlant la qualité et en respectant un cadre éthique et juridique.
Le partenariat d'innovation intelligence artificielle permet la mise à disposition de services numériques en français, notamment pour la lecture, l'écriture et les mathématiques.
Ce briefing donne un aperçu des discussions et des initiatives en cours concernant l'intégration de l'IA dans le système éducatif.
Il met en évidence l'importance d'un cadre éthique, de la formation des enseignants, et de la coopération internationale pour exploiter pleinement le potentiel de l'IA au service de l'éducation.
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Le webinaire portait sur la parentalité numérique et présentait des outils pour agir, notamment un kit de médiation créé par le CLEMI (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information). Voici les points clés concernant ce webinaire :
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Présentation du CLEMI Le CLEMI est un service de Réseau Canopé, dépendant du ministère de l'Éducation nationale, avec quatre missions principales : la formation des enseignants, la production de ressources pédagogiques en éducation aux médias et à l'information, l'accompagnement des médias dans le cadre scolaire, et l'organisation d'événements comme la Semaine de la presse et des médias dans l'école. Le CLEMI a également développé des ressources en éducation aux médias et à l'information pour un public plus large, incluant les parents et les grands-parents.
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Kit de médiation pour les professionnels Un kit de médiation a été créé suite à une campagne de sensibilisation intitulée "Les écrans : apprendre à s'en servir pour ne pas les subir". Ce kit est destiné aux professionnels souhaitant organiser des ateliers avec les parents sur la parentalité numérique. Il est disponible en téléchargement libre et gratuit sur le site du CLEMI. Le kit comprend un guide de médiation, quatre ateliers entièrement rédigés (scénarios), et 14 jeux de rôle. Il est conçu pour être abordé de manière modulaire.
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Objectifs du kit Le kit vise à donner des clés aux parents pour agir face aux problématiques liées aux écrans, en valorisant leurs compétences relationnelles et éducatives. Il cherche également à responsabiliser les parents sans les culpabiliser, et à améliorer la communication avec leurs enfants sur l'usage du numérique. Le kit s'appuie sur des analyses d'experts pour aider à résoudre les tensions liées aux écrans.
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Composants du kit
- Guide de médiation: Il contient des ressources en EMI, des témoignages d'experts, des approfondissements théoriques, et des conseils de posture pour sécuriser les parents et les rendre disponibles à la communication.
- Ateliers: Les quatre ateliers proposés sont : "Être parent à l'ère du numérique", "Maîtriser le temps d'écran en famille", "Accompagner son adolescent sur les réseaux sociaux", et "S'informer sur les réseaux sociaux". Chaque atelier est conçu pour être indépendant et modulable.
- Jeux de rôle: Les 14 jeux de rôle sont conçus pour expérimenter des clés de communication et aider à dénouer des situations tendues. Ils permettent de mettre en pratique les clés de communication proposées dans les ateliers.
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Affiches Une campagne d'affichage a été créée en collaboration avec divers acteurs tels que l'UNAF, le ministère de la Santé, des associations, des travailleurs sociaux et l'Internet sans crainte. Cette campagne se compose de cinq affiches abordant des questions centrales sur le rapport des enfants aux écrans, avec des réponses et un QR code pour aller plus loin. Les thèmes des affiches incluent : "Quel parent connecté êtes-vous ?", "Réseaux sociaux, vous en êtes où ?", "Que font vos enfants sur Internet ?", et "Parlez-vous de cyberharcèlement avec vos enfants ?".
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Mobilisation des parents Pour mobiliser les parents, il est important de passer par les structures qui sont déjà en lien avec eux, comme les centres sociaux, les programmes de réussite éducative, les écoles, les médecins, et les sages-femmes. Le bouche-à-oreille est également un facteur important.
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Adaptation du kit Le kit est conçu pour être adaptable en fonction des publics et des contextes. Il est possible de sélectionner les ressources et les activités les plus pertinentes en fonction des besoins.
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Ressources complémentaires Le CLEMI propose également un guide pratique intitulé "Le guide de la famille tout écran", ainsi que des vidéos illustrant des situations du quotidien rencontrées par les familles.
Le webinaire a souligné l'importance d'outiller les parents face aux défis de la parentalité numérique, en leur offrant des ressources pratiques et des outils de communication adaptés.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les sources fournies :
Thème central : La fragilité psychique des jeunes, mythe ou réalité ?
- Un webinaire, organisé par LISA et le Learning Planet Institute, a exploré la question de la fragilité psychique des jeunes, en se demandant si elle est un mythe ou une réalité.
L'objectif était de nuancer cette vision et de mieux comprendre les dimensions sociales, éducatives et psychologiques qui influencent le bien-être des jeunes.
Le dispositif LISA
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LISA est un dispositif conçu pour repérer et comprendre les besoins et les forces des élèves afin de mieux accompagner leur bien-être et leur santé mentale.
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Il est composé d'une plateforme numérique, d'un parcours de formation pour les enseignants et d'un réseau de collaboration multi-acteurs.
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Le projet LISA France 2030 vise à améliorer le bien-être d'environ 70 000 élèves dans 190 établissements.
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Le projet s'articule autour de la question de comment favoriser le bien-être de tous les élèves afin de leur permettre d'apprendre et de progresser ensemble en s'épanouissant.
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LISA offre des formations, des outils et des ressources élaborées à partir d'une collaboration interdisciplinaire d'enseignants, de cliniciens, de chercheurs et d'ingénieurs.
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Une plateforme numérique comprend un outil de repérage et une base de ressources avec des interventions concrètes pour la classe.
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Un questionnaire "facettes" de 12 questions permet aux enseignants de faire une observation structurée de chaque élève.
Un tableau de bord individuel est généré avec des suggestions pour les enseignants sous forme de fiches pratiques.
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Lisapédia est une base de ressources avec des fiches pratiques et des liens vers des ressources externes.
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Des formations pratiques en ligne et en présentiel sont proposées aux enseignants.
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La démarche s'appuie sur un programme de recherche mené par des spécialistes de la santé mentale et du neurodéveloppement, avec un comité éthique scientifique international.
Intervention de Christophe Ferveur
- Christophe Ferveur, psychologue clinicien, psychanalyste et psychodramatiste, a été invité à s'exprimer sur la question.
Il est spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux.
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Il travaille à la Fondation Santé des étudiants de France et dans un dispositif appelé "relais étudiant lycéen" avec une consultation pluridisciplinaire.
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L'adolescence et la jeunesse sont des périodes d'incertitude, un "entre-deux" avec un travail intérieur important.
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Ce travail comprend des aspects corporels, la recherche d'idéaux ou leur désidéalisation, l'affiliation à des groupes, et un apprentissage par tentatives et erreurs.
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Aujourd'hui, il y a une prolongation de l'immaturité combinée avec une précocité, créant des déséquilibres.
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Les jeunes sont confrontés à une injonction paradoxale : "fais ce que tu veux, mais sois performant".
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Le contexte sociétal est anxiogène, avec un climat de "tout s'effondre".
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Il y a un idéal contemporain du potentiel caché, où il faut s'épanouir et s'accomplir sans défaillance.
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On observe un désendettement du collectif au profit de l'individu.
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La société actuelle est marquée par l'accélération, avec l'idée de "ne rien manquer", créant des vulnérabilités.
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Cette accélération conduit à une fragmentation cognitive, rendant difficiles l'attention, la mémorisation et l'exécution des tâches.
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Le vécu de l'ennui est devenu un vide, et non plus un temps de maturation.
Il y a une dispersion et une simplification de la pensée, avec un risque de ne pas vérifier les informations.
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Il y a une idéologie de la connexion permanente, mais les relations sont labiles et fragiles.
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Les jeunes ont des difficultés à renoncer et sont plus dans le besoin et l'envie que dans le désir.
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Il y a une montée des "addictions" et des passages à l'acte, avec une intolérance à la frustration.
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Les jeunes sont dans une revendication de soutien car leur socle narcissique est fragile.
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Les jeunes ont des difficultés à se projeter dans l'avenir, pouvant mener à un enfermement dans une "rêvasserie".
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Le syndrome "hikikomori" (repli sur soi) est un exemple de refus de rentrer dans le monde adulte.
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Il faut se demander si cette génération est réellement si "fragile" ou si elle est "fragilisée" par son environnement. Il ne s'agit pas d'une fragilité de fond, mais d'une réaction à un environnement anxiogène.
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On observe une montée des troubles anxio-dépressifs.
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Une personne sur cinq rencontrera un épisode de trouble psychique nécessitant une prise en charge au cours de sa vie.
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40% des jeunes déclarent être en mal-être ou en détresse psychologique.
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La santé mentale est une construction intérieure complexe dépendant de l'histoire personnelle, de l'environnement et des aspects biologiques.
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Le trouble psychique est une zone grise où il faut intervenir sans tomber dans le catastrophisme.
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Dans les troubles psychiques, plus on va mal, moins on demande de l'aide.
Ils sont souvent invisibles, cachés, et fluctuants.
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Les troubles sont multifactoriels, liés à l'environnement familial, social et à la projection dans l'avenir.
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Le retrait social et le désinvestissement des études sont des signaux d'alerte majeurs.
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Les jeunes tentent souvent des auto-résolutions, notamment par des substances, avant de demander de l'aide.
Pistes d'action
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Repérer le plus tôt possible les signaux d'alerte, sans dramatiser.
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Proposer un accès rapide à une consultation, mais dans un cadre déstigmatisé.
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Ne pas se focaliser uniquement sur l'individu, mais considérer le contexte familial et social.
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En cas de retrait social, ne pas retirer brutalement les outils numériques, car ils peuvent être la seule connexion avec le monde pour les jeunes en difficulté.
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Il n'y a pas de recette miracle pour prévenir le mal-être, car les jeunes ne peuvent pas être super protégés de tout.
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Il faut permettre aux jeunes de rencontrer les difficultés et d'apprendre par eux-mêmes.
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Ne pas forcer un jeune à consulter, mais ne pas le laisser seul avec sa détresse.
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Proposer des cadres de consultation adaptés, comme le relais étudiant lycéen.
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La France est un pays où la prescription de médicaments est élevée.
La psychiatrie évolue vers la pharmacologie et la résolution rapide des symptômes.
La société se désengage et l'individu doit trouver des solutions rapidement.
Conclusion
- La question de la fragilité psychique des jeunes est complexe.
Il faut nuancer cette vision et comprendre l'impact de l'environnement sur leur bien-être.
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Il est important de repérer les signaux d'alerte, de proposer des cadres de consultation adaptés, et de ne pas stigmatiser les jeunes.
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Il faut aussi tenir compte du contexte sociétal et de ses injonctions paradoxales.
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Voici un document de synthèse pour un briefing sur le conflit sévère de séparation, basé sur les sources fournies :
Définition et enjeux du conflit sévère de séparation
- Le conflit sévère de séparation est une problématique relativement nouvelle, apparue il y a une trentaine d'années dans la littérature clinique et scientifique.
- Il s'agit d'un terme « parapluie » regroupant un ensemble de problématiques variées, tant par leur nature que par leur sévérité. Il inclut des enjeux tels que la judiciarisation importante des litiges, des signalements répétés à la protection de la jeunesse, des recours fréquents aux tribunaux et des impacts négatifs pour les enfants.
- Ces situations sont souvent décrites comme étant chroniques et enlisées dans le temps, avec des parents pouvant exprimer la même colère des années après la séparation.
- Les professionnels peuvent se sentir submergés et impuissants face à la complexité de ces situations.
- Il est crucial de distinguer le conflit sévère de séparation des situations de violence conjugale et de contrôle coercitif.
Ampleur du phénomène
- Le conflit sévère de séparation représente un défi important pour l'intervention et a été documenté dans plusieurs études.
- Les intervenants décrivent souvent cette problématique comme difficile à cerner, mettant en échec certaines interventions.
- Au Québec, les conflits sévères de séparation ont été en hausse lors de la pandémie.
- Bien que l'exposition à la violence conjugale demeure le motif de signalement le plus fréquent, les conflits sévères de séparation représentent une part importante des évaluations en protection de la jeunesse.
Services existants au Québec
- L'offre de services est morcelée et il y a un manque d'intégration entre les services.
- Il existe des solutions à la fois psychosociales et juridiques, avec des services parfois mixtes favorisant les partenariats sociojudiciaires.
- Les services de base incluent la séance d'information sur la parentalité après la rupture et la médiation familiale, qui sont très utilisés.
- Des programmes de groupe plus ciblés sont offerts par des organismes communautaires.
- Les services plus pointus incluent l'expertise, des programmes de groupe spécialisés, la supervision des échanges de garde et la coordination parentale.
- Les services les plus spécialisés sont concentrés dans les grands centres et souvent offerts en pratique privée.
- Il y a un manque d'évaluation des services les plus accessibles, notamment en prévention.
Bases d'une évaluation appropriée
- L'évaluation est cruciale dans les situations de conflit sévère de séparation en raison de la diversité des enjeux et des besoins des familles.
- Il est important de ne pas appliquer systématiquement l'idéal de la coparentalité et de prendre en compte la dynamique relationnelle entre les parents, leurs ressources et leur motivation.
- Il faut distinguer les situations où la coparentalité est possible de celles où elle ne l'est pas, en considérant notamment les antécédents de violence, les troubles de santé mentale sévères et l'échec d'un parent à collaborer.
- L'évaluation doit être neutre et objective, en prenant le temps de comprendre les points de vue de chacun.
- Il est important de distinguer les parents qui ont des conflits liés à un deuil compliqué de ceux qui ont un historique de problèmes psychosociaux complexes.
Interventions et approches
- Les groupes éducatifs pour parents séparés ont souvent une portée préventive ou universelle et peuvent ne pas être adaptés aux enjeux du conflit sévère de séparation. Il est donc important de les adapter.
- Il est crucial de clarifier son mandat lors d'interventions individuelles avec les parents et de rester neutre par rapport aux informations données sur l'autre parent.
- Il est important de tenir compte du fonctionnement psychologique des parents et des pronostics d'évolution.
- Les interventions individuelles auprès des enfants sont appropriées si l'enfant est demandeur ou si le conflit a des impacts importants sur son bien-être.
- L'approche de médiation ou de négociation sur intérêts peut être utilisée en protection de la jeunesse mais doit être évitée dans les situations de violence conjugale.
- Il est nécessaire de favoriser la collaboration et le respect, tout en centrant le processus sur les besoins plutôt que les positions.
- L'approche systémique et l'approche sensible aux traumas sont essentielles pour un travail pertinent auprès des familles vivant un conflit sévère de séparation.
- Il faut tenir compte du fait que les professionnels font partie du système familial et peuvent influencer son fonctionnement.
Points saillants
- Le conflit sévère de séparation est un problème complexe et croissant, avec des défis importants pour l'intervention.
- L'évaluation et l'adaptation des interventions aux besoins spécifiques des familles sont primordiales.
- Les professionnels doivent adopter une posture réflexive, être conscients de leur influence et tenir compte du vécu des familles.
Ce document de synthèse met en évidence la complexité du conflit sévère de séparation et la nécessité d'une approche multidimensionnelle pour accompagner les familles touchées par ce problème. Il est important que les professionnels comprennent les enjeux, les services disponibles et les différentes approches pour intervenir de manière efficace.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les informations de la transcription de la vidéo "Research Seminar - A child is a person - an introduction to Sudbury Valley School, M. Vahid" et notre conversation précédente.
Ce document met en lumière une approche alternative de l'éducation, contrastant avec les modèles traditionnels, et propose des pistes de réflexion pour une transformation éducative centrée sur l'enfant.
Titre : L'Éducation Centrée sur l'Enfant : L'Approche de Sudbury Valley School
Introduction
- L'objectif principal est d'explorer une approche éducative qui place l'enfant au centre de son propre apprentissage, en le considérant comme une personne à part entière, digne de respect et de confiance.
- L'approche de Sudbury Valley School remet en question les fondements de l'éducation traditionnelle, en prônant la liberté, l'autonomie et la responsabilité de l'apprenant.
Principes Fondamentaux de Sudbury Valley School
- L'enfant est une personne : L'idée centrale est que chaque enfant est un individu unique, avec ses propres besoins et aspirations, et qu'il doit être traité avec le même respect que tout autre être humain.
- Respect absolu : Tous les membres de la communauté scolaire (enfants et adultes) sont égaux et ont une voix égale dans la prise de décision.
- Absence de programme imposé : Il n'y a pas de programme scolaire standard, de notes, de classes d'âge, ou d'évaluations externes. Les enfants sont libres de choisir ce qu'ils veulent apprendre, quand et comment.
- Apprentissage auto-dirigé : L'initiative de l'apprentissage vient de l'enfant lui-même. Les adultes sont là pour soutenir, guider et répondre aux demandes, mais ne forcent pas l'apprentissage.
- Communauté démocratique : L'école fonctionne comme une démocratie où chaque membre a le droit de vote et participe aux décisions concernant tous les aspects de la vie scolaire.
- Responsabilité personnelle : Les enfants sont responsables de leurs propres actions, de leurs décisions, et des conséquences qui en découlent.
- L'importance du jeu et de l'exploration : L'école offre un environnement où les enfants peuvent explorer le monde à leur propre rythme et selon leurs propres intérêts, en prenant des risques calculés.
Fonctionnement de l'École
- Réunions scolaires : Toutes les décisions sont prises lors de réunions auxquelles tous les membres de la communauté scolaire participent et ont un vote.
- Absence de structure traditionnelle : Pas de cours, de devoirs, de notes, d'examens, ni de séparation des élèves par âge ou niveau.
- Rôle des adultes : Les adultes sont là pour fournir du soutien, des conseils et des ressources si on leur demande, mais ils ne sont pas là pour imposer un programme d'apprentissage.
- Apprentissage par l'expérience : Les enfants apprennent en vivant dans un environnement stimulant et en interagissant avec les autres.
- Gestion des conflits : Les conflits sont gérés par le biais du système judiciaire de l'école, où les enfants apprennent à résoudre leurs problèmes par eux-mêmes.
- Pas d'évaluation standardisée : L'évaluation est inhérente au processus d'apprentissage lui-même. Les enfants évaluent leur propre progression en fonction de leurs objectifs personnels.
Réactions et Défis
- Questions fréquentes : Les gens se demandent souvent comment les enfants apprennent sans programme, comment ils sont évalués, et s'ils sont préparés à la vie adulte.
- Idée fausse sur la paresse : L'idée que les enfants deviendront paresseux s'ils ne sont pas forcés d'apprendre est fausse. Les enfants sont naturellement curieux et actifs.
- Préjugés sur la sécurité : Il est essentiel de différencier la sécurité de l'enfant et la responsabilité de son éducation. Les adultes interviennent pour assurer la sécurité, mais laissent les enfants gérer leur propre apprentissage.
- Défis de l'évaluation : Évaluer les résultats de cette approche est complexe, car les compétences développées sont souvent qualitatives et individuelles. Il n'y a pas d'évaluation externe mais une auto-évaluation continue.
Les Résultats et leur Interprétation
- Développement de l'autonomie : Les élèves développent une forte capacité à s'auto-diriger, à prendre des initiatives, et à résoudre des problèmes.
- Préparation à la vie adulte : Les diplômés de Sudbury Valley School sont généralement bien préparés à la vie adulte, car ils ont appris à se connaître, à identifier leurs forces et leurs faiblesses, et à s'adapter aux défis de la vie. Ils sont aptes à définir leurs objectifs, à identifier les étapes pour atteindre ces objectifs et à apprendre ce qui est nécessaire pour y parvenir.
- Diversité des parcours : Les diplômés de Sudbury Valley School suivent des parcours professionnels très variés, certains allant à l'université, d'autres choisissant des voies alternatives.
- Études et recherches : Bien qu'il existe peu d'études indépendantes sur Sudbury Valley School, les travaux de Peter Gray montrent que les enfants qui suivent des approches d'apprentissage auto-dirigé réussissent aussi bien que ceux qui sont scolarisés.
Conclusion
- Sudbury Valley School propose un modèle d'éducation radicalement différent, basé sur le respect de l'enfant et la confiance en sa capacité à apprendre.
- Cette approche met l'accent sur l'apprentissage auto-dirigé, la responsabilité personnelle et la participation démocratique à la vie scolaire.
- Bien que cette approche puisse être déroutante pour ceux qui sont habitués aux modèles d'éducation traditionnels, elle offre une perspective intéressante sur la manière d'éduquer les enfants pour un avenir incertain.
- Il est essentiel de continuer à explorer ces alternatives pour construire un système éducatif plus adapté aux besoins des enfants et aux défis du monde contemporain.
Ce document de synthèse met en évidence une approche éducative alternative, qui pourrait inspirer des réflexions sur les transformations à opérer dans le système éducatif pour le rendre plus centré sur l'enfant et sur ses besoins uniques.
Il souligne l'importance d'une approche collaborative et inclusive pour construire un avenir éducatif plus durable et souhaitable pour tous.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur la transcription de la vidéo "8/9 "Transformer l'éducation" - L'espace des solutions" et notre conversation précédente :
Titre : Transformer l'Éducation pour un Avenir Soutenable
Introduction
- L'objectif principal est de transformer l'éducation pour un monde plus durable, en se concentrant sur la manière dont nous apprenons à prendre soin de nous-mêmes, des autres et de la planète.
- L'éducation doit viser trois axes principaux : le développement personnel, le vivre ensemble et la contribution à la transformation du monde.
- L'école a un rôle fondamental, mais doit être repensée pour mieux répondre aux besoins actuels.
Problématiques Actuelles
- Crise éducative mondiale : 170 millions d'enfants non scolarisés et une majorité de ceux scolarisés ne maîtrisent pas les bases de la lecture.
- Les méthodes d'enseignement actuelles sont souvent obsolètes et contre-productives.
- Les systèmes éducatifs peuvent même nuire à des compétences essentielles telles que l'empathie et la créativité.
- Le système éducatif actuel tend à créer des individus conformistes plutôt que des acteurs du changement.
- Il est nécessaire d'une réforme radicale et urgente de l'éducation au niveau mondial.
Objectifs et Modèles d'Apprentissage
- Il faut distinguer ce qui est nécessaire pour un avenir durable et ce dont l'école doit se charger.
- Deux modèles d'apprentissage sont à considérer :
- Un modèle axé sur le bien-être et le vivre-ensemble.
- Un modèle axé sur le développement durable avec trois axes : la relation à soi, le vivre ensemble et la compréhension du monde.
- Les compétences clés à développer sont : la connaissance de soi, l'empathie, la coopération, la résolution de problèmes et la capacité d'action.
- L'enseignement doit inclure les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) ainsi que les compétences socio-émotionnelles.
Exemples d'Initiatives Innovantes
- Des initiatives remarquables existent déjà à travers le monde :
- Escuela Nueva en Colombie : apprentissage actif et coopératif.
- BRAC au Bangladesh : éducation alternative à grande échelle.
- Friendship au Bangladesh : approche systémique via la santé et l'éducation.
- Sierra Leone : transformation du système éducatif vers l'inclusivité et le développement de compétences.
- Apprentissage socio-émotionnel : programmes d'empathie au Danemark et initiatives comme le "curriculum du bonheur" en Inde.
- Coopération et mentorat : programmes de mentorat entre étudiants, entraide intergénérationnelle, et coopération entre enseignants.
- Apprendre par l'action : Design for Change (ressentir, imaginer, agir, partager), projets d'élèves, et apprentissage par la recherche.
- Apprentissage par le jeu : utiliser des jeux pour acquérir des compétences.
Le Rôle de l'Université
- L'université doit former des "chercheurs de solutions" capables de résoudre les défis mondiaux.
- Les universités doivent :
- Enseigner les enjeux de la transition.
- Aider les étudiants à trouver leur voie (méthode Ikigai).
- Engager les étudiants dans des projets et compétitions pour développer leurs compétences.
- S'inspirer des modèles universitaires innovants (Arizona State University, Ashesi University).
Apprentissage Tout au Long de la Vie
- L'apprentissage doit se faire à tous les âges et dans tous les contextes.
- Les universités peuvent proposer des formations continues.
- Les espaces numériques ouverts offrent des opportunités d'apprentissage.
- Les bibliothèques sont des lieux d'apprentissage.
- Les réseaux d'échanges réciproques de savoir favorisent l'entraide.
- Des initiatives existent même en prison et dans les camps de réfugiés pour assurer l'accès à l'éducation.
Transformation Systémique
- La transformation doit commencer par une évaluation des objectifs du système éducatif et un consensus sur les objectifs partagés.
- Il est crucial d'impliquer les enseignants dans la transformation du système.
- Exemples de transformations systémiques réussies :
- La Colombie-Britannique : abandon du programme au profit des compétences.
- Singapour : réforme axée sur le bien-être des élèves.
- L'apprentissage mutuel entre les différents acteurs est essentiel.
- Le Learning Planet Festival est un exemple de plateforme de partage d'expériences.
Conclusion
- Il est impératif d'entreprendre des transformations radicales dans les contenus, les compétences et les méthodes d'apprentissage pour construire un avenir durable.
- La clé est de s'inspirer des autres et de collaborer pour mettre en œuvre les solutions qui fonctionnent.
Ce document de synthèse met en lumière les enjeux, les solutions et les exemples concrets pour transformer l'éducation, en se basant sur une vision globale et intégrée de l'apprentissage.
Il souligne l'importance d'une approche collaborative et inclusive pour construire un avenir plus durable et souhaitable pour tous.
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webinaire du Learning Planet Institute présente une discussion autour de l’« apprenance », concept central exploré à travers six citations de penseurs variés.
L’objectif est de relier le désengagement à l’apprenance, en examinant les facteurs influençant l’engagement dans l’apprentissage, notamment chez les publics fragilisés.
La discussion explore des thèmes tels que le rôle de la reconnaissance sociale, l’autodétermination (besoins d’autonomie, compétence et appartenance), la prise en compte des enjeux, ressources et contraintes de l’apprenant, et la posture du formateur comme accompagnateur plutôt que simple transmetteur de savoir.
Finalement, un outil numérique, « Learning Coach », est présenté comme une solution pour soutenir l’autonomie et la performance de l’apprenant.
Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les informations de la transcription du webinaire "Chercheurs d'or #1" , en mettant l'accent sur les points clés :
Titre : Convictions pédagogiques : du désengagement à l'apprenance
Introduction
- Le Learning Planet Institute est un institut de recherche pluridisciplinaire axé sur les pédagogies actives et la recherche participative.
- Le webinaire "Chercheurs d'or" a pour but de créer un espace d'échange entre chercheurs et praticiens afin de partager des savoirs et de discuter des défis rencontrés dans l'accompagnement de l'apprentissage.
- Le séminaire se concentre sur l'engagement dans les processus d'apprentissage, en particulier chez les personnes en situation de vulnérabilité.
Problématique centrale
- Comment passer du désengagement à l'apprenance, en particulier chez les personnes en situation non désirée, ayant des blocages liés à des expériences passées ou un manque de confiance en soi ?
- Le désengagement est défini comme le fait de quitter une formation, tandis que le non-engagement est le fait de ne pas s'engager dans une formation. Les deux sont liés à la motivation et à la capacité de maintenir son intention.
- L'apprenance est définie comme un ensemble de dispositions favorables à l'acte d'apprendre.
Définition et composantes de l'apprenance
- L'apprenance est composée de facteurs :
- Affectifs (ce que j'aime ou pas apprendre)
- Cognitifs (l'importance de l'apprentissage tout au long de la vie)
- Conatifs (l'engagement et la capacité à saisir les opportunités d'apprentissage)
- L'apprenance est un facteur interne qui favorise l'engagement et inhibe le désengagement, mais des facteurs externes (comme la distance, le contexte économique) influencent également l'apprentissage.
Six phrases clés pour une vision pédagogique
- "On apprend toujours seul, mais jamais sans les autres." : Même en autodidaxie, on se base sur le travail des autres et la dimension sociale est importante. La reconnaissance par les autres est un facteur important pour l'engagement.
- "On apprend bien que ce qu'on a étudié par soi-même." : L'expérience personnelle et intime du savoir est essentielle pour l'intégrer. La connaissance est plus que le savoir, c'est l'expérience de l'objet étudié.
- "On apprend par intérêt, par valeur ou par besoin." : La motivation est un levier essentiel. Il y a trois niveaux principaux de motivation : l'intérêt (plaisir), les valeurs (convictions personnelles), et le besoin (nécessité). Il est important d'identifier les motivations profondes de l'apprenant.
- "On apprend selon ses enjeux, ses ressources et ses contraintes." : L'apprentissage est influencé par la perception de l'environnement. Il est important de prendre en compte les ressources, les contraintes et les enjeux de l'apprenant. Le sentiment d'efficacité personnelle (SEP) est important mais peut être un frein s'il est trop élevé.
- "On doit pouvoir apprendre aussi vite que le monde change." : La quantité de savoir augmente rapidement, il est donc nécessaire de développer les capacités d'apprentissage des individus.
- "Renoncer à fabriquer, accompagner la liberté d'apprendre." : Le rôle du formateur est d'accompagner l'apprenant vers sa propre liberté d'apprentissage, et non pas de le formater. Il est important de donner à l'apprenant les moyens de choisir et d'apprendre en toute autonomie.
Outil "Learning Coach"
- Un compagnon d'apprentissage qui vise à développer l'autonomie de l'apprenant et à supporter sa performance d'apprentissage.
- Il offre des modules pour le profil de l'apprenant, un coach virtuel, des activités et une IA pédagogique.
- Il permet de personnaliser l'accompagnement et s'adapte au profil de l'apprenant en utilisant l'IA.
Enjeux et perspectives
- Il est nécessaire d'adapter les formations aux besoins de chacun et de favoriser l'apprentissage collaboratif.
- L'importance de l'autonomie de l'apprenant est centrale dans l'apprentissage tout au long de la vie.
- La technologie peut être un outil pour aider les apprenants à apprendre à apprendre, mais il faut faire attention à ne pas exclure les personnes non numérisées.
Ce document de synthèse devrait vous fournir une base solide pour votre briefing, en mettant en évidence les concepts clés et les enjeux liés à l'apprentissage et à l'apprenance.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur la transcription de la vidéo "Chercheurs d'or #2 - Comment les gens font-ils face à l'exclusion ?, avec Marie-Pierre Fayant" :
Introduction : L'exclusion sociale, un phénomène complexe et multidimensionnel
- L'exclusion sociale est un sujet fréquemment abordé, mais elle revêt de multiples facettes et ne se limite pas à une simple image de personnes sans-abri.
- Elle englobe diverses situations, allant de l'isolement à la précarité, en passant par la marginalisation et la discrimination.
- Il est essentiel de distinguer l'exclusion sociale de notions connexes comme le harcèlement, la stigmatisation ou la vulnérabilité psychologique.
Définition de l'exclusion sociale : Être mis à l'écart
- La définition simple de l'exclusion sociale est le fait d'être mis à l'écart des autres.
- Cette mise à l'écart peut être le fait d'un petit groupe (amis, famille) ou d'un grand groupe, voire de la société dans son ensemble.
- Elle peut être spontanée ou chronique, temporaire ou permanente.
Formes d'exclusion sociale : Ostracisme et rejet
- Il existe différentes formes d'exclusion sociale, notamment l'ostracisme et le rejet.
- L'ostracisme se manifeste par le fait d'être ignoré, comme si l'on n'existait pas. Il peut être implicite, comme ne pas être pris en compte dans une conversation ou dans un groupe.
- Le rejet est une déclaration explicite que la présence d'une personne n'est pas souhaitée.
- La distinction entre ces deux formes n'est pas toujours évidente et peut faire l'objet d'interprétations.
- Il est important de considérer l'intentionnalité derrière les actes et les systèmes qui peuvent conduire à l'exclusion sociale, tout en reconnaissant le ressenti de la personne concernée.
L'impact de l'exclusion sociale : Au-delà du simple fait d'être mis à l'écart
- L'exclusion sociale ne se résume pas à la simple mise à l'écart, elle engendre une multitude de phénomènes.
- Elle peut entraîner une vulnérabilité psychologique, des problèmes de santé mentale (dépression, anxiété), et une augmentation de l'agressivité ou de la violence.
- L'exclusion sociale peut être liée à la consommation de substances.
- Elle peut également conduire à un retrait social, à une perte d'engagement, et à des difficultés d'ordre économique.
- Les effets de l'exclusion sociale ne sont pas toujours linéaires et peuvent être bidirectionnels, rendant parfois difficile l'établissement de liens de causalité.
Le besoin d'appartenance : Un besoin fondamental menacé par l'exclusion sociale
- Le besoin d'appartenance est un besoin fondamental de l'être humain, défini comme la nécessité de maintenir des relations positives et fréquentes avec un minimum de personnes.
- L'exclusion sociale met à mal ce besoin d'appartenance, ce qui peut entraîner des réactions négatives et un sentiment de menace.
- Ce besoin est particulièrement important à l'adolescence, période où les pairs jouent un rôle crucial dans la construction de l'identité.
L'expérience de l'exclusion sociale : Un vécu subjectif et omniprésent
- L'expérience de l'exclusion sociale est un vécu subjectif qui peut être influencé par la perception et l'interprétation des événements.
- Ce vécu est omniprésent et peut toucher tout le monde, à des degrés divers, tout au long de la vie.
- Contrairement aux idées reçues, les jeunes sont particulièrement touchés par l'isolement et l'exclusion sociale, notamment les adolescents.
- La perception de l'exclusion est un facteur clé à prendre en compte, car elle peut avoir des conséquences plus importantes que l'intentionnalité ou la réalité objective de la mise à l'écart.
Mesurer l'exclusion sociale : Un défi méthodologique
- Il est complexe de mesurer l'exclusion sociale en raison de sa nature subjective et de ses différentes manifestations.
- Les études se basent souvent sur des données déclaratives, qui peuvent être influencées par des biais de perception ou de mémoire.
- Il est donc essentiel d'utiliser des outils et des méthodologies rigoureuses pour appréhender ce phénomène dans toute sa complexité.
- Les chercheurs combinent différentes sources d'information : le ressenti des personnes concernées, les observations d'enseignants, des pairs, des proches.
Conséquences de l'exclusion : Des réactions variées et des enjeux de régulation
- Les conséquences de l'exclusion sociale sont variées : retrait social, dépression, anxiété, agressivité, consommation de substances.
- L'exclusion chronique peut engendrer des comportements antisociaux, mais aussi un besoin de reconnexion et d'affiliation à d'autres groupes.
- Il est crucial de comprendre comment les individus régulent leurs émotions et leurs comportements face à l'exclusion, afin de proposer des pistes d'intervention appropriées.
- La recherche vise à identifier les facteurs qui peuvent favoriser des comportements positifs (reconnexion, affiliation) ou négatifs (retrait, agressivité) en réponse à l'exclusion.
La régulation de l'exclusion sociale : Un enjeu de recherche et d'intervention
- La régulation de l'exclusion sociale est un enjeu central, tant pour la recherche que pour l'intervention.
- L'objectif est de comprendre les mécanismes psychologiques et sociaux qui sous-tendent les réactions à l'exclusion, afin de mettre en place des stratégies d'accompagnement et de prévention efficaces.
- Il est important de prendre en compte les différences individuelles, les contextes et les buts des personnes concernées pour proposer des réponses adaptées.
- Les pistes d'intervention incluent la création d'environnements inclusifs, le développement de compétences sociales, et la promotion de la bienveillance et de la compréhension mutuelle.
- Il est important de comprendre que même dans un environnement inclusif, des situations d'exclusion peuvent avoir lieu, et donc il est primordial de comprendre comment les gens régulent leurs émotions et leurs comportements dans ce contexte.
Conclusion : Vers une meilleure compréhension de l'exclusion sociale et de ses enjeux
- L'exclusion sociale est un phénomène complexe, aux multiples facettes, qui a des conséquences importantes sur la vie des individus.
- Il est essentiel de prendre en compte les dimensions objectives et subjectives de l'exclusion sociale pour en saisir toute la complexité.
- La compréhension des mécanismes psychologiques et sociaux qui sous-tendent l'exclusion sociale est cruciale pour mettre en place des interventions efficaces et promouvoir l'inclusion.
- Il est nécessaire de poursuivre les recherches et les réflexions sur ce sujet afin de mieux accompagner les personnes touchées par l'exclusion sociale et construire des sociétés plus justes et inclusives.
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Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:19:25][^2^][2]:
La vidéo présente une avocate spécialisée dans la défense des enfants atteints de troubles neurodéveloppementaux.
Elle explique son approche flexible en droit pour s'adapter aux besoins spécifiques de ses clients, souvent confrontés à des diagnostics erronés et à des prises en charge inadaptées.
Elle souligne l'importance de lutter contre la stigmatisation et de promouvoir des soins adaptés, en mettant l'accent sur la formation des professionnels et l'écoute des parents.
Points forts: + [00:00:11][^3^][3] Défense des enfants atypiques * Troubles TDAH, TSA * Syndrome d'alcoolisation fœtale + [00:01:00][^4^][4] Flexibilité en droit * Droit diversifié * Centré sur le neurodéveloppement + [00:02:01][^5^][5] Lutte contre les diagnostics erronés * Responsabilité médicale * Prises en charge inadaptées + [00:03:02][^6^][6] Droits des handicapés * Allocations via MDPH * Prise en charge adaptée + [00:04:01][^7^][7] Importance de l'accompagnement humain * AESH individuels * Besoin d'attention soutenue + [00:05:03][^8^][8] Contentieux en droit administratif * Éducation nationale * Conseils de discipline + [00:07:00][^9^][9] Responsabilité pénale des jeunes * Discernement * Alternatives à la prison + [00:09:01][^10^][10] Protection de l'enfance * Formations obsolètes * Importance du diagnostic + [00:11:01][^11^][11] Rôle des parents * Observations parentales * Collaboration avec professionnels + [00:12:01][^12^][12] Risques de placement abusif * Informations préoccupantes * Mesures administratives + [00:15:46][^13^][13] Assistance éducative * Évaluations sociales et psychologiques * Importance des soins adaptés + [00:17:00][^14^][14] Départ des CMP * Risque d'IP pour défaut de soins * Importance de la prise en charge en libéral + [00:19:00][^15^][15] Écoute des parents * Non-toxicité * Besoin de répit, pas de retrait Video summary [00:20:00][^1^][1] - [00:39:54][^2^][2]:
La vidéo présente une avocate spécialisée dans la défense des enfants avec des troubles neurodéveloppementaux.
Elle explique son approche flexible en droit pour s'adapter aux besoins spécifiques de ses clients et aborde les défis liés à la responsabilité médicale, les droits des handicapés, et la protection de l'enfance.
Highlights: + [00:20:00][^3^][3] Défense des enfants * Troubles neurodéveloppementaux * Flexibilité en droit + [00:21:01][^4^][4] Responsabilité médicale * Diagnostics inadaptés * Culpabilisation des parents + [00:22:26][^5^][5] Droits des handicapés * Allocations via MDPH * Prise en charge adaptée + [00:24:02][^6^][6] Protection de l'enfance * Évaluation des besoins * Formations pour professionnels + [00:27:44][^7^][7] Enjeux du placement * Impact sur les familles * Importance du diagnostic + [00:30:03][^8^][8] Rôle du juge des enfants * Lien entre services et familles * Compréhension des troubles
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur le webinaire LISA et l'intervention de Thierry Hergueta sur le TDAH :
I. Le Dispositif LISA et son Objectif (source)
- LISA est un dispositif conçu pour identifier et comprendre les besoins et les forces des élèves, afin de mieux accompagner leur bien-être et leur santé mentale.
- Il se compose d'une plateforme numérique, d'un parcours de formation pour les enseignants et d'un réseau de collaboration soutenu par l'État.
- Le projet vise à améliorer le bien-être d'environ 70 000 élèves dans 190 établissements en France et à l'international.
- L'objectif principal est de favoriser le bien-être de tous les élèves afin de leur permettre d'apprendre et de progresser ensemble en s'épanouissant.
- LISA reconnaît que chaque élève est unique, avec ses propres forces et besoins, tout en évoluant au sein d'un collectif.
II. Les Outils et Ressources LISA (source)
- Plateforme numérique : Comprend un outil de repérage et une base de ressources.
- Questionnaire "Facettes" : Permet aux enseignants de faire une observation structurée de chaque élève à travers 12 questions.
- Tableau de bord individuel : Généré à partir des réponses au questionnaire, il offre un résumé des forces et des besoins de chaque élève, ainsi que des suggestions pour les enseignants.
- Fiches pratiques : Les suggestions sont présentées sous forme de fiches simples et pratiques, prêtes à l'emploi.
- Lzapédia : Base de ressources composée de fiches pratiques et d'hyperliens vers des ressources externes pédagogiques et théoriques.
- Formations : LISA propose des formations pratiques en ligne et en présentiel, adaptées aux besoins des enseignants.
- Programme de recherche : La démarche s'appuie sur un programme de recherche mené par des spécialistes de la santé mentale et du neurodéveloppement, avec un comité éthique scientifique international.
III. Le TDAH : Compréhension et Enjeux (source)
- Le TDAH (Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) est un trouble du neurodéveloppement qui touche environ 2 millions de personnes en France.
- Il existe trois formes de TDAH : inattentive prédominante, hyperactive prédominante, et combinée.
- La prise en charge du TDAH s'apparente à celle des maladies chroniques nécessitant une acceptation pour engager un changement.
- Le TDAH n'est pas un problème de volonté ; il est important de comprendre ce trouble pour accompagner les personnes concernées.
- Les enfants et adolescents atteints de TDAH peuvent réagir de trois manières face à leur trouble : combat (fight), fuite (fly), ou figement (freeze).
- L'origine du TDAH est génétique dans 80% des cas, avec des parents présentant souvent des symptômes similaires.
- La sévérité du TDAH varie selon les problèmes de régulation, de contrôle et d'activation.
- L'environnement (physique et social), le niveau de QI et l'insight sont des facteurs importants à considérer.
- Le TDAH est souvent associé à des comorbidités comme les troubles "dys", le trouble du spectre de l'autisme, l'anxiété, la dépression et les addictions.
IV. Les Adaptations Éducatives et Pédagogiques (source)
- Nécessité d'une approche personnalisée : Il est crucial de comprendre le fonctionnement spécifique du TDAH et de ne pas chercher à transformer les enfants atteints de TDAH en un modèle uniforme.
- Analogie des moutons et des vaches : Les personnes atteintes de TDAH fonctionnent comme des moutons ayant besoin d'un berger bienveillant, tandis que les personnes non-TDAH peuvent être comparées à des vaches plus autonomes.
- Adaptations en classe :
- Attention : Placer l'enfant stratégiquement, loin des distractions (fenêtres) ; utiliser des casques antibruit.
- Hyperactivité/Hypoactivité : Fournir des balles antistress, des coussins dynamiques ; intégrer des pauses motrices ; favoriser l'activité physique.
- Impulsivité : Ne pas prendre les réponses intempestives pour de l'insolence ; reformuler les propos ; moduler la prosodie.
- Gestion des émotions : Éviter l'escalade émotionnelle ; ne pas mentionner les symptômes liés au TDAH dans les appréciations ; valoriser les comportements positifs.
- Fonctions exécutives : Fournir des supports écrits ; limiter les prises de notes ; diviser les tâches en étapes ; offrir du temps additionnel encadré.
- Stratégies pour la maison :
- Enchaîner le travail personnel après l'école ; déléguer les devoirs si besoin ; organiser le travail en blocs de temps.
- Utiliser des outils visuels (sablier électronique) ; accepter la musique pendant le travail ; proposer des pauses dynamiques.
- Faire appel à des professionnels (ergothérapeutes, orthopédagogues, psychopédagogues).
- Importance de l'alimentation, de l'activité physique et du sommeil.
- Encadrer le temps d'écran et aider à l'initiation des activités.
V. La Procrastination et la Motivation (source)
- La procrastination est un élément central dans le TDAH, et peut être active (faire autre chose) ou passive.
- Il est important d'aider les enfants et les adolescents à mentaliser l'intention de départ pour passer à l'action.
VI. Points Clés à Retenir
- Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental complexe qui nécessite une approche personnalisée.
- Le dispositif LISA offre des outils et des ressources pour mieux comprendre et accompagner les élèves.
- Les adaptations pédagogiques doivent tenir compte des spécificités du TDAH.
- La collaboration entre enseignants, parents et professionnels est essentielle.
- Il faut favoriser l'acceptation du trouble pour permettre aux personnes concernées de développer des stratégies d'adaptation efficaces.
Ce document de synthèse est conçu pour servir de base à un briefing. Il met en lumière les points clés abordés lors du webinaire et fournit des informations essentielles pour comprendre le TDAH et le dispositif LISA. Il souligne également l'importance d'une approche personnalisée et de la collaboration pour favoriser le bien-être et la réussite des élèves concernés.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les informations du webinaire LISA avec Yasser Khazaal, concernant le rapport des jeunes aux écrans :
Introduction au projet LISA * LISA est un dispositif conçu pour identifier et comprendre les besoins et les forces des élèves afin d'améliorer leur bien-être et leur santé mentale. * Il se compose d'une plateforme numérique, d'un parcours de formation pour les enseignants et d'un réseau de collaboration. * Le projet LISA France 2030 vise à améliorer le bien-être d'environ 70 000 élèves dans 190 établissements en France et à l'international. * L'objectif principal est de favoriser le bien-être de tous les élèves pour qu'ils puissent apprendre et progresser ensemble. * L'école joue un rôle essentiel dans le bien-être et l'épanouissement des enfants et des adolescents.
Outils et ressources LISA * Plateforme numérique : Elle comprend un outil de repérage et une base de ressources. * Questionnaire Facettes : Un questionnaire de 12 questions permet aux enseignants de faire une observation structurée de chaque élève. * Tableau de bord individuel : Un tableau de bord est généré à partir des réponses au questionnaire, offrant un résumé des forces et des besoins de chaque élève ainsi que des suggestions pour les enseignants. * Base de ressources Lzapédia : Elle contient des fiches pratiques prêtes à l'emploi et des hyperliens vers des ressources externes pédagogiques et théoriques. * Formations : LISA propose des formations pratiques en ligne et en présentiel adaptées aux besoins des enseignants.
Le monde digital et les jeunes * Les services digitaux sont variés et chacun propose des interactions différentes. Ils incluent les jeux vidéo, les réseaux sociaux, les sites de rencontre, etc.. * Les réseaux sociaux répondent à un besoin humain essentiel de relations sociales et d'élargissement du réseau. * La métrique (nombre de likes, de suivis) peut changer la relation à soi-même et aux autres. * Les services digitaux sont en constante évolution, s'adaptant aux usages et captant les données des utilisateurs. * Les services digitaux peuvent créer un risque de sollicitation permanente, avec une offre illimitée et des réponses immédiates.
Usage des écrans par les adolescents * Une étude a montré que la majorité des adolescents ont été exposés à de la pornographie, des réseaux sociaux ou des jeux vidéo. * Certains adolescents passent plus de 20 heures par semaine sur les réseaux sociaux ou les jeux vidéo. * Il y a une inquiétude sur le fait de passer trop de temps sur les écrans, et sur les risques d'addiction
Addiction aux écrans * La science a repris les critères habituels des addictions pour les appliquer au domaine des écrans. * Les critères comme la préoccupation, le sevrage, la tolérance, la régulation émotionnelle, la perte de contrôle ont été examinés. * L'OMS a reconnu le trouble du jeu vidéo comme une addiction. * Les motivations à jouer incluent l'avancement dans le jeu, la compétition, les relations sociales, l'évasion. * L'évasion est souvent un facteur lié aux conduites addictives.
Bien-être digital * Le bien-être est une expérience et un fonctionnement psychologique optimaux. * Le bien-être numérique est devenu central, car de nombreuses dimensions du bien-être passent par le numérique. * L'objectif est de trouver un équilibre entre les avantages et les inconvénients de la connectivité, avec un soutien fonctionnel maximal et des difficultés minimales. * Il est important de considérer les difficultés fonctionnelles liées aux interactions digitales, au harcèlement et à la gestion des conflits.
Régulation et outils * Les smartphones proposent des outils de contrôle du temps d'écran, de limitation des notifications, et de blocage d'applications. * Ces outils sont utilisés par une partie de la population, mais leur efficacité est jugée modérée. * Il est essentiel d'optimiser l'usage des écrans pour qu'ils soient au service du bien-être, en étant conscient des avantages et des inconvénients de chaque usage. * Il faut prendre du recul par rapport à un usage spécifique, en identifiant les bonnes et les mauvaises choses et en décidant des changements possibles pour améliorer son bien-être digital.
Recommandations pour les enseignants et les parents * Il est important d'échanger avec les élèves et les enfants sur leur usage des écrans. * Les parents doivent aussi être un modèle dans leur propre utilisation des écrans. * Il est crucial de comprendre les motivations des jeunes à utiliser les écrans, comme le plaisir, l'évasion, et le besoin de relations sociales. * Il faut diversifier les sources de satisfaction en proposant d'autres types d'activités. * Il est important d'intégrer la question de l'usage harmonieux des outils numériques dans les compétences transversales à l'école. * Il faut encourager la conscience de l'usage et sa modulation pour ne pas interférer avec les autres priorités. * Il faut adapter les approches en fonction de l'âge de l'enfant, avec une diversification des activités pour les plus jeunes et une approche plus participative pour les plus âgés * Il est suggéré de mettre en balance le temps passé sur les écrans avec les autres aspects de la vie
En conclusion * Le rapport des jeunes aux écrans est complexe, avec des avantages et des inconvénients. * L'approche doit être individualisée, en considérant les besoins et les motivations de chaque personne. * L'objectif est de favoriser un usage harmonieux et conscient des outils numériques, au service du bien-être et de l'épanouissement. * Il est important de discuter avec les jeunes pour les amener à prendre conscience de leur usage et à moduler leur comportement. * Il faut proposer une diversité d'activités pour qu'ils puissent avoir un équilibre dans leur vie et pour pouvoir faire un choix éclairé * Il faut diversifier les sources de satisfaction * Il ne faut pas oublier les fondamentaux.
Ce document de synthèse peut servir de base pour un briefing, en soulignant l'importance du bien-être digital et en proposant des pistes d'action pour les enseignants et les parents.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les informations des sources et notre conversation précédente :
Titre : Améliorer le Bien-être et la Santé Mentale des Élèves : Initiatives et Stratégies
Introduction * Ce document synthétise les informations clés concernant l'amélioration du bien-être et de la santé mentale des élèves, en s'appuyant sur deux initiatives principales : le dispositif LISA et le projet "Bar à Bonheur". Il met en lumière l'importance de ces approches dans le contexte scolaire et offre des stratégies pratiques pour les enseignants.
Le Dispositif LISA : Un Cadre Structuré pour le Bien-être * Objectif principal : Identifier les besoins et les forces des élèves pour un meilleur accompagnement de leur bien-être et de leur santé mentale. * Composantes clés : * Plateforme numérique : Outil de repérage et base de ressources pour des interventions concrètes en classe. * Parcours de formation : Destiné aux enseignants pour les outiller dans l'accompagnement des élèves. * Réseau de collaboration : Impliquant divers acteurs et soutenu par l'État. * Projet LISA France 2030 vise à améliorer le bien-être de 70 000 élèves dans 190 établissements. * Question centrale : Comment favoriser le bien-être de tous les élèves afin de leur permettre d'apprendre et de progresser ensemble ? * Outils et ressources : * Questionnaire "facettes" : Observation structurée de chaque élève, générant un tableau de bord individuel avec des suggestions pour les enseignants. * Lzapédia : Base de données de fiches pratiques et liens vers des ressources externes. * Formations pratiques en ligne et en présentiel adaptées aux besoins des enseignants. * Approche scientifique : Le dispositif s'appuie sur un programme de recherche rigoureux avec un comité d'éthique scientifique international.
Le Projet "Bar à Bonheur" : Une Approche Innovante et Participative
- Origine : Issu de la démarche "Bâtisseurs de Possible", qui encourage l'élève à être acteur de ses apprentissages et à développer l'intelligence collective.
- Objectifs : Lutter contre la violence scolaire et l'isolement, promouvoir le bien-être et l'épanouissement des élèves.
- Les élèves sont invités à identifier des problématiques qui les touchent dans leur quotidien et à proposer des solutions.
- Les 17 objectifs de développement durable de l’ONU servent de cadre pour les problématiques.
- Démarche :
- Identification d'un problème par les élèves.
- Recherche de solutions par les élèves.
- Réalisation d'un prototype (le bar à bonheur).
- Essaimage du projet pour une approche durable.
- Fonctionnement du "Bar à Bonheur" :
- Espaces dédiés dans l'école (cour de récréation, préau, bibliothèque, salle de musique) pour diverses activités.
- Activités proposées par les élèves : jeux de société, relaxation, musique, lecture, créativité, débats, exposés, spectacles, etc.
- Les élèves s'engagent à partager leurs passions et à offrir de leur temps pour le bien-être des autres.
- Les élèves sont responsables à 100% de l’organisation et de l’animation des activités proposées au bar à bonheur.
- Le bar à bonheur est un lieu où les enfants introvertis et timides peuvent se sentir à l’aise et s’ouvrir aux autres.
- Bénéfices observés :
- Diminution des conflits.
- Facilitation des apprentissages.
- Renforcement de l'estime de soi.
- Meilleure compréhension de l'autre.
- Développement de l'esprit critique et des compétences psychosociales.
- Capacité à trouver des solutions aux problèmes.
- Développement de l'entraide et de la collaboration.
- Implication des parents : Les parents de l'école ont décidé de créer leur propre bar à bonheur à partir de 2025 pour proposer leurs propres ateliers et activités aux élèves sur le temps scolaire.
Stratégies Clés pour la Prévention de l'Anxiété en Classe [7:40-13:00 du sommaire] * Régulation positive de la classe : * Créer un climat émotionnel positif et sécurisant [7:40-13:00]. * Favoriser des relations positives et des retours constructifs [7:40-13:00]. * Intégrer des activités axées sur le bien-être émotionnel [7:40-13:00]. * Acceptation des émotions : * Encourager l'expression des émotions [7:40-13:00]. * Développer l'empathie et les comportements prosociaux [7:40-13:00]. * Modélisation : * Accepter les erreurs comme faisant partie de l'apprentissage [13:00-16:00]. * Se concentrer sur les progrès plutôt que sur les erreurs [13:00-16:00]. * Modéliser la gestion des émotions en classe (techniques de respiration, etc.) [13:00-16:00].
Accompagnement des Élèves [16:00-19:00 du sommaire] * Observation attentive : Identifier les élèves en difficulté et ne pas minimiser leur ressenti [16:00-19:00]. * Intégration : Favoriser leur participation et leur intégration dans le groupe [16:00-19:00]. * Anxiété liée aux tests : Donner plus de temps, aider à la préparation, clarifier les critères d'évaluation, éviter les interrogations surprises [16:00-19:00].
Conclusion * Les dispositifs LISA et le projet "Bar à Bonheur" offrent des approches complémentaires pour améliorer le bien-être et la santé mentale des élèves. * L’implication des élèves est essentielle pour la réussite de telles initiatives. * Les stratégies de prévention et d'accompagnement peuvent être mises en œuvre en classe pour créer un environnement d'apprentissage plus serein et inclusif. * Il est recommandé d’impliquer les élèves dans la mise en place d’un tel projet pour assurer son succès. * Il est essentiel d’offrir aux enseignants des formations pour qu’ils puissent appliquer ces stratégies efficacement.
Ce document devrait servir de base pour un briefing efficace, en fournissant une vue d'ensemble des initiatives et des stratégies clés pour améliorer le bien-être et la santé mentale des élèves.
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur les informations des sources fournies :
Le Dispositif LISA
- LISA est un dispositif conçu pour identifier les besoins et les forces des élèves afin de mieux accompagner leur bien-être et leur santé mentale.
- Il est composé d'une plateforme numérique, d'un parcours de formation pour les enseignants et d'un réseau de collaboration multi-acteur soutenu par l'État.
- Le projet LISA France 2030 vise à améliorer le bien-être d'environ 70 000 élèves dans 190 établissements en France et à l'international.
- Le projet s'articule autour de la question de comment favoriser le bien-être des élèves pour leur permettre d'apprendre et de progresser ensemble en s'épanouissant.
- Chaque élève est unique avec ses propres forces et besoins, et évolue au sein d'un collectif, le groupe classe.
- L'objectif pour les enseignants est de transmettre des connaissances et de veiller à leur acquisition pour chaque élève au sein d'un groupe.
Outils et Ressources LISA
- LISA offre des formations, des outils et des ressources élaborées en collaboration interdisciplinaire.
- Une plateforme numérique comprend un outil de repérage et une base de ressources avec des interventions concrètes pour la classe.
- Le questionnaire "facettes" (12 questions) permet aux enseignants de faire une observation structurée de chaque élève.
- Un tableau de bord individuel est généré, offrant un résumé des forces et des besoins de chaque élève, ainsi que des suggestions pour les enseignants.
- Les suggestions sont présentées sous forme de fiches simples et pratiques, prêtes à l'emploi.
- Lzapédia, la base de ressources, contient toutes les fiches pratiques et des hyperliens vers des ressources externes pédagogiques et théoriques.
- Des formations pratiques en ligne et en présentiel sont proposées, adaptées aux besoins des enseignants.
- La démarche s'appuie sur un programme de recherche mené par des spécialistes de la santé mentale et du neurodéveloppement, avec un comité éthique scientifique international.
L'Anxiété : Généralités
- Les émotions sont des états particuliers de l'organisme, parfois conscients, qui ont été conservés et façonnés pour nous diriger vers des actions adaptatives.
- L'anxiété est déclenchée par des informations internes et externes, suscitant une chaîne de réactions cérébrales et physiologiques.
- Les formes d'anxiété et leurs déclencheurs diffèrent selon le patrimoine génétique et l'histoire développementale.
- Il existe une expérience consciente des émotions et un enregistrement avec des indicateurs physiologiques et des modifications de l'activité cérébrale.
- L'anxiété est liée à l'activation du système défensif, qui a pour but de nous aider à faire face aux menaces.
- L'anxiété est ressentie en amont ou après la rencontre avec une menace, tandis que la peur est l'émotion ressentie lors de la confrontation directe avec une menace.
Le Système Défensif et l'Anxiété
- Le système défensif nous dirige de manière automatisée vers des réponses comme la fuite, le combat, ou l'immobilisation.
- Ce système active l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe du stress), entraînant une cascade de modifications physiologiques (accélération du rythme cardiaque, etc.).
- Il met en pause les fonctions non essentielles pour faire face à la menace (digestion, système reproductif).
- L'anxiété est une émotion normale, mais certaines personnes sont plus sensibles en raison de prédispositions génétiques ou d'événements de vie.
- L'anxiété sociale survient dans des situations sociales, notamment lorsqu'on est observé par autrui.
- Les personnes anxieuses évitent ces situations, ce qui alimente le trouble.
- Le mutisme sélectif est un trouble spécifique où les personnes n'arrivent pas à prendre la parole en dehors de la sphère intime.
- L'anxiété de performance est ressentie lors de la réalisation d'une tâche devant un public.
- Le trouble d'anxiété sociale est courant, particulièrement entre 13 et 25 ans.
- Ce trouble est souvent associé à d'autres troubles mentaux (dépression, etc.) et peut avoir des impacts négatifs sur la performance scolaire et le développement.
Anxiété et Tests
- L'anxiété durant les tests n'est pas un trouble mental connu, mais elle peut être importante et invalidante.
- Cette anxiété a un impact négatif sur la performance scolaire.
Facteurs de Maintien de l'Anxiété
- L'anxiété sociale est maintenue par l'association des pensées, des émotions et des comportements.
- Les pensées typiques de l'anxiété sociale incluent la peur du jugement, de l'échec, etc..
- Les comportements d'évitement (éviter des situations sociales) et de micro-évitement (regarder le sol, utiliser son téléphone) soulagent à court terme, mais alimentent l'anxiété à long terme.
- Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) travaillent sur les pensées, les émotions et les comportements pour briser ce cercle vicieux.
Prévention de l'Anxiété en Classe
- La régulation de la classe par les enseignants est cruciale : un climat positif minimise les difficultés de l'ordre de la santé mentale.
- Des relations positives avec les élèves et des feedbacks positifs sont importants.
- Les enseignants doivent intégrer des activités pédagogiques dédiées au bien-être émotionnel.
- Il est essentiel de créer une communauté apprenante où l'acceptation des émotions et l'empathie sont encouragées.
- Les enseignants peuvent se former aux compétences psychosociales (CPS) et utiliser des programmes comme "École des émotions".
- Modéliser l'acceptation des erreurs est important pour minimiser l'anxiété de performance.
- Il faut se concentrer sur les progrès et l'amélioration plutôt que sur les erreurs.
- Modéliser l'acceptation et la régulation collective des émotions en parlant des émotions et en enseignant des techniques de régulation (respiration calme, etc.).
- L'apprentissage de la régulation émotionnelle peut se faire en utilisant des personnages de fiction ou des modèles réels pour illustrer que les difficultés émotionnelles peuvent être surmontées.
- Pour les élèves à risque, les placer en binôme avec des élèves bienveillants et éviter l'évitement sont des stratégies utiles.
- Pour l'anxiété liée aux tests, donner plus de temps, aider à la préparation, et rendre le cadre d'évaluation clair sont recommandés.
- Les interventions comme la TCC sont très efficaces pour accompagner ces troubles.
- Il peut y avoir des groupes d'affirmation de soi ou d'habiletés sociales.
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Voici un sommaire minuté avec les idées principales en gras, basé sur les sources fournies :
Introduction (0:00-2:00)
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Présentation du dispositif LISA : outil de repérage des besoins et des forces des élèves pour améliorer leur bien-être et leur santé mentale. Le projet inclut une plateforme numérique, une formation pour enseignants, et un réseau de collaboration.
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Objectif de LISA France 2030 : améliorer le bien-être de 70 000 élèves dans 190 établissements.
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Question centrale du projet : comment favoriser le bien-être des élèves pour leur permettre d'apprendre et de s'épanouir collectivement ?.
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Constat : la santé mentale des jeunes est une problématique croissante, avec une augmentation des colères, des déceptions, et du pessimisme.
Le projet LISA en détail (2:00-5:00)
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LISA propose des formations, des outils et des ressources, issus d'une collaboration entre enseignants, cliniciens, chercheurs et ingénieurs.
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La plateforme numérique comprend un outil de repérage (questionnaire "facettes") et une base de ressources (Lzapédia).
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Le questionnaire permet une observation structurée, générant un tableau de bord individuel avec des suggestions pour les enseignants.
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Formations pratiques en ligne et en présentiel adaptées aux besoins des enseignants.
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Démarche basée sur un programme de recherche avec un comité éthique scientifique international.
L'importance de l'apprentissage socio-émotionnel (ASE) (5:00-10:00)
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La santé mentale des jeunes est un problème urgent : souffrance accrue, anxiété et manque de motivation.
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Rôle crucial de l'école dans le bien-être et l'épanouissement des enfants.
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Développement des compétences psychosociales (CPS) : essentiel pour la réussite.
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Les compétences psychosociales sont non techniques et non académiques, incluant la créativité et la régulation émotionnelle.
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Les troubles d'apprentissage et de santé mentale affectent les individus et l'environnement scolaire.
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Les enseignants manquent de ressources pour aider les élèves ayant des besoins spécifiques.
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L'objectif de LISA est de fournir aux enseignants des outils pour accompagner les jeunes.
Compétences émotionnelles et modèles (10:00-18:00)
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Plusieurs théories : intelligence émotionnelle (Salovey et Mayer), compétence émotionnelle (identification, compréhension, expression, régulation, utilisation).
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Intelligence émotionnelle : capacité à identifier, utiliser, comprendre et réguler les émotions.
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Compétence émotionnelle : capacité pratique à identifier, comprendre, exprimer, réguler et utiliser ses émotions et celles des autres.
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Niveaux d'approfondissement des compétences : connaissances, aptitudes, disposition.
Bénéfices de l'ASE (18:00-20:00)
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Impacts positifs : réduction du tabagisme, de la consommation d'alcool, des comportements violents.
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Réduction des problèmes de comportement, des problèmes avec la justice, tentatives de suicide, prises de risques sexuels.
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Amélioration du contrôle de la colère, de la concentration, de la résolution de problèmes, et de la connaissance en santé mentale.
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Réduction du stress, de l'anxiété, des symptômes dépressifs, du harcèlement, et amélioration des relations interpersonnelles.
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Amélioration des résultats scolaires et de l'attitude envers l'école, surtout si l'enseignant est impliqué.
Référentiels et modèles de compétences psychosociales (20:00-23:00)
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Divers référentiels :
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UNESCO et ODD (bien-être),
- OCDE (modèle Big Five), modèle d'éducation en quatre dimensions,
- CASEL (conscience de soi, gestion de soi, conscience sociale, compétences relationnelles, prise de décisions),
- OMS (life skills),
- Santé Publique France (compétences cognitives, émotionnelles et sociales).
Bien-être (23:00-25:00)
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Le bien-être est subjectif (hédonique) et psychologique (eudémonique).
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Bien-être subjectif : plaisir, émotions positives, satisfaction de la vie.
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Bien-être psychologique : réalisation du potentiel, sens de la vie.
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Modèles de bien-être : motivations, équilibre défis/habilités, épanouissement PERMA.
Recherche et études (25:00-27:00)
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Études : "Children World Survey" en France, impact de la drama pédagogie, enseignement des émotions par les enseignants, prévention du décrochage scolaire.
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Sentiment d'efficacité personnelle : déterminant pour la performance scolaire.
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Recherche actuelle : développement du bien-être des enseignants pour améliorer le bien-être des élèves.
Conclusion (27:00-28:00)
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Qualité de vie liée aux compétences psychosociales, à l'ASE, au bien-être et au sentiment d'efficacité personnelle.
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Gestion des émotions : améliore l'empathie, la communication, la résolution de conflits et la prise de décisions.
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L'ASE favorise la réduction de l'anxiété, des relations positives, le soutien social, la persévérance, la résilience et la réussite pour une école plus inclusive.
Ce sommaire met en évidence l'importance de l'ASE et du bien-être dans le contexte scolaire, ainsi que le rôle du projet LISA pour répondre à ces enjeux.
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Voici un résumé des points clés concernant le projet LISA, l'apprentissage socio-émotionnel (ASE) et le bien-être, en vue d'un briefing :
Le projet LISA
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LISA est un dispositif conçu pour identifier et comprendre les besoins et les forces des élèves, afin de mieux accompagner leur bien-être et leur santé mentale.
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Il se compose d'une plateforme numérique, d'un parcours de formation pour les enseignants, et d'un réseau de collaboration multi-acteurs soutenu par l'État.
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Le projet LISA France 2030 vise à améliorer le bien-être d'environ 70 000 élèves dans 190 établissements en France et à l'international.
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Le projet LISA cherche à favoriser le bien-être des élèves pour leur permettre d'apprendre et de progresser ensemble en s'épanouissant.
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LISA propose des formations, des outils et des ressources élaborées à partir d'une collaboration interdisciplinaire d'enseignants, de cliniciens, de chercheurs et d'ingénieurs.
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La plateforme numérique de LISA inclut un outil de repérage (questionnaire "facettes" avec 12 questions) et une base de ressources.
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Le questionnaire permet aux enseignants de faire une observation structurée de chaque élève.
- Un tableau de bord individuel est généré, offrant un résumé des forces et des besoins de chaque élève, ainsi que des suggestions pour les enseignants.
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Les suggestions sont présentées sous forme de fiches pratiques prêtes à l'emploi. La base de ressources "Lzapédia" est composée de fiches pratiques et d'hyperliens vers des ressources externes.
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LISA propose également des formations pratiques en ligne et en présentiel, adaptées aux besoins des enseignants.
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La démarche s'appuie sur un programme de recherche mené par des spécialistes de la santé mentale et du neurodéveloppement, avec un comité éthique scientifique international.
L'importance de l'apprentissage socio-émotionnel (ASE)
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La santé mentale des jeunes est un problème qui requiert une intervention immédiate, avec une souffrance accrue observée dans les rapports ministériels et internationaux.
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Les jeunes expriment de plus en plus de colères, de déceptions et de pessimisme, menant à l'anxiété et au manque de motivation.
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L'école joue un rôle crucial dans le bien-être et l'épanouissement des enfants et des adolescents, passant la majorité de leur temps à l'école.
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Le développement des compétences socio-émotionnelles (CSE), également appelées compétences psychosociales (CPS), est essentiel.
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Les compétences psychosociales (CPS) sont un ensemble de compétences non techniques et non académiques, incluant
- la créativité,
- le travail en équipe,
- l'identification et la régulation des émotions.
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Les troubles de l'apprentissage et de la santé mentale sont de plus en plus présents dans les établissements scolaires, affectant à la fois les individus et l'environnement scolaire et familial.
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Les enseignants manquent de ressources pour aider les élèves ayant des besoins particuliers, et le projet LISA vise à leur fournir des outils pour accompagner ces jeunes.
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L'intégration des compétences socio-émotionnelles dans le cursus scolaire est un enjeu important, bien que des réticences persistent.
Les compétences émotionnelles
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Plusieurs théories et modèles existent pour définir et comprendre les compétences émotionnelles.
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Le modèle de l'intelligence émotionnelle de Salovey et Mayer (4 branches) : * perception, * utilisation, * compréhension et régulation des émotions.
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Le modèle de la compétence émotionnelle (5 branches) : * identification, * compréhension, * expression, * régulation et utilisation des émotions (versants intrapersonnel et interpersonnel).
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Il existe 3 niveaux d'approfondissement de ces modèles : * les connaissances, * les aptitudes, et * la disposition.
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L'intelligence émotionnelle n'est pas l'antithèse de l'intelligence générale; les émotions ne sont pas opposées à la pensée.
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Les compétences émotionnelles peuvent être développées et enseignées, bien que certaines personnes soient naturellement plus compétentes.
Les bénéfices de l'apprentissage socio-émotionnel
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Les interventions psychosociales à l'école ont des impacts positifs sur la santé mentale des jeunes.
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On observe * une réduction de l'entrée dans le tabagisme, de * la consommation d'alcool, * des comportements violents et * des problèmes de comportement en classe.
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L'ASE réduit également * les problèmes avec la justice, * les tentatives de suicide, * les prises de risques sexuels, * l'anxiété et le stress.
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Il améliore le contrôle de la colère, la capacité de concentration, la résolution de problèmes et la connaissance en santé mentale.
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L'ASE favorise une meilleure acceptation des personnes souffrant de problèmes psychiques.
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Il y a une réduction * des symptômes dépressifs légers, * des comportements à risque, * du harcèlement, et * une amélioration des relations interpersonnelles.
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L'ASE améliore * les résultats scolaires, * l'attitude générale envers l'école, * et est d'autant plus efficace si l'enseignant est impliqué.
Les référentiels et modèles de compétences psychosociales
- Il existe plusieurs référentiels et modèles de compétences psychosociales, chacun avec des approches différentes.
- UNESCO et ODD (Objectifs de Développement Durable) : focus sur le bien-être.
- OCDE : basé sur le modèle des "Big Five" de la personnalité.
- Modèle d'éducation en quatre dimensions (compétences, traits de caractère, apprentissage).
- CASEL (Collaborative for Academic, Social, and Emotional Learning) : conscience de soi, gestion de soi, conscience sociale, compétences relationnelles et prise de décisions responsables.
- OMS (life skills) : aptitude à maintenir un état de bien-être mental.
- Santé Publique France : compétences cognitives, émotionnelles et sociales.
Bien-être
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Le bien-être de l'enfant est à la fois subjectif (hédonique) et psychologique (eudémonique).
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Le bien-être subjectif se concentre sur le plaisir, les émotions positives et la satisfaction de la vie.
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Le bien-être psychologique se concentre sur la réalisation du potentiel, le sens de la vie et le développement personnel.
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Plusieurs modèles de bien-être existent (motivations, équilibre défis/habilités, épanouissement PERMA).
Recherche et études
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Des études ont été menées sur le bien-être des enfants en France, notamment avec la "Children World Survey".
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L'approche dialogique en pédagogie développe les émotions positives et la créativité.
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L'enseignement des émotions par les enseignants améliore leur propre bien-être et leur pratique professionnelle.
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L'ASE est fondamental pour prévenir le décrochage scolaire.
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Le sentiment d'efficacité personnelle est déterminant pour la performance scolaire.
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Un axe de recherche actuel vise à travailler les compétences psychosociales des enseignants pour développer le bien-être enseignant.
Conclusion
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La qualité de vie est liée aux compétences psychosociales, à l'apprentissage socio-émotionnel, au bien-être et au sentiment d'efficacité personnelle.
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La gestion des émotions permet d'améliorer l'empathie, la communication, la résolution de conflits et la prise de décisions responsables.
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L'ASE favorise la réduction de l'anxiété, des relations positives, un soutien social, la persévérance, la résilience et la réussite, créant une école plus inclusive.
Ce résumé met en évidence l'importance de l'ASE et du bien-être dans le contexte scolaire et souligne le rôle central du projet LISA pour répondre à ces enjeux.
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webinaire sur les adolescents et les fausses informations. Il explore l'enjeu crucial de l'éducation aux médias et à l'information (EMI) face à la profusion d'informations en ligne.
Le webinaire souligne la nécessité d'un regard critique chez les jeunes, à développer autant à la maison qu'à l'école, pour naviguer en toute sécurité dans la « jungle informationnelle ».
Enfin, il présente des exemples de sources d'information utilisées par les adolescents (réseaux sociaux, influenceurs), ainsi que les défis posés par les algorithmes et les bulles informationnelles.
Voici un sommaire minuté de la transcription de la vidéo :
Introduction (0:00-0:54)
- Le vice-président de la FCPE introduit le sujet du webinaire et souligne l'importance de l'éducation aux médias pour les adolescents, qui ont accès à une multitude d'informations en temps réel.
L'éducation aux médias dans le système éducatif (3:34-17:49)
- La FCPE demande la création d'une matière dédiée à l'éducation aux médias et à la vie numérique au sein de l'Éducation nationale.
- Il est nécessaire d'apprendre à utiliser les smartphones et les réseaux sociaux, et à développer un esprit critique pour décrypter l'information.
- L’éducation aux médias et à l’information (EMI) vise à développer l'esprit critique des élèves pour qu'ils puissent agir de manière éclairée et exercer une citoyenneté responsable.
- L'académie de Toulouse a mis en place un outil structurant les notions d’EMI pour aider les enseignants à mettre en place des progressions.
- Quatre facettes de l'EMI : la culture informationnelle, l'éducation à la citoyenneté, la création de contenu et la protection des données personnelles.
- Intervention des professeurs documentalistes pour accompagner les enseignants et co-animer des séances d’EMI.
- Formation des enseignants aux nouveaux contenus, notamment sur l'intelligence artificielle.
Comment les jeunes s’informent (17:52-23:36)
- Contrairement à une idée reçue, les jeunes se préoccupent de la fiabilité de l'information.
- Ils s'informent principalement via leur téléphone portable et les réseaux sociaux.
- L'influence de la famille et des médias traditionnels comme source d'information diminue.
- Les médias traditionnels s'adaptent aux nouveaux formats courts et aux vidéos.
Influenceurs et plateformes (23:36-33:38)
- L'émergence des journalistes influenceurs comme Hugo Décrypte, qui vulgarise l'actualité pour les jeunes.
- Tik Tok est devenu la plateforme la plus utilisée par les jeunes pour s'informer, avec un algorithme qui peut parfois diffuser des informations biaisées.
- L'importance de croiser les sources et de se méfier des contenus sensationnalistes.
- Exemples d'autres influenceurs et de chaînes YouTube comme Gaspar G et Arte Junior qui traitent l'actualité de manière accessible.
Désordres informationnels et vérification de l’information (33:38-45:25)
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Définition de l'information : un fait nouveau, vérifié et concernant un large public.
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Les différents types de désordres informationnels : la mésinformation (information erronée), la désinformation (information fausse intentionnellement), la malinformation (information vraie sortie de son contexte).
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La manipulation par l'image et l'importance de vérifier les sources.
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L'utilisation de l'intelligence artificielle pour créer de fausses informations et des outils pour les détecter.
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L'importance de la data visualisation et la vigilance face aux chiffres et aux graphiques.
Accompagner les enfants (45:25-fin)
- Être attentif aux usages numériques des enfants et dialoguer avec eux.
- Leur apprendre à identifier les sources, à lire au-delà du titre et à confronter les informations.
- Les signaler les contenus inappropriés et à ne pas les partager.
- Ressources pour les parents : les fiches d'Internet Sans Crainte et la série de courts métrages "Famille Tout Écran".
- L'importance de la sensibilisation au collège sur le partage de photos et de vidéos.
- La gestion du temps d'écran et l'utilisation des contrôles parentaux.
- La fiabilité de Wikipédia et l'utilisation de Vikidia pour les plus jeunes.
- L'importance de l'éducation aux médias dès le plus jeune âge pour développer un esprit critique.
Conclusion
Le webinaire met en lumière l'importance d'une éducation aux médias et à l'information dès le plus jeune âge pour aider les adolescents à naviguer dans un monde numérique complexe et à se prémunir contre les fausses informations.
La FCPE plaide pour une intégration de cette éducation au sein du système scolaire et encourage les parents à accompagner leurs enfants dans leur découverte du monde numérique.
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Briefing Doc: L'éducation aux médias et à l'information
Source: Extrait d'une présentation vidéo sur l'éducation aux médias et à l'information (EMI) destinée aux parents d'élèves.
L'intervenante est Mathilde, une enseignante-chercheuse spécialiste des usages numériques des jeunes, membre du Centre pour l'éducation aux médias et à l'information (CLEMI) de l'académie de Toulouse.
Thèmes principaux:
L'importance de l'EMI dans un monde saturé d'informations:
L'intervenante souligne d'emblée la nécessité d'une éducation aux médias et à l'information face à la multiplication des sources et la rapidité de circulation de l'information, en particulier pour les adolescents.
Elle insiste sur le rôle de l'école dans ce processus, "de donner les clés, les repères, le mode d'emploi, de former à l'usage d'internet, de former à l'usage des réseaux sociaux, à se faire un esprit critique autour de l'information et être en capacité de la décoder" (extrait de la vidéo).
Les usages numériques des jeunes:
Contrairement à certaines idées reçues, les jeunes sont conscients de la nécessité de vérifier la fiabilité de l'information.
Ils s'informent via des plateformes variées comme Instagram, TikTok et Snapchat, et développent leurs propres stratégies de validation des sources.
L'intervenante mentionne l'influence grandissante des "journalistes influenceurs" comme Hugo Décrypte, qui proposent une approche vulgarisée et accessible de l'actualité.
Les dangers de la désinformation et les biais cognitifs:
La présentation met en garde contre les dangers de la désinformation, notamment via les "bulles informationnelles" créées par les algorithmes de recommandation.
Ces bulles peuvent renforcer les biais cognitifs, en particulier le biais de confirmation qui pousse les individus à ne rechercher que des informations confirmant leurs opinions préexistantes.
Outils et stratégies pour accompagner les enfants:
La présentation propose une série de conseils et d'outils pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans le développement de leur esprit critique.
Il est notamment conseillé de:
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Expliquer la différence entre information, mésinformation et désinformation
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Apprendre aux enfants à vérifier les sources et les images (en utilisant des outils comme Google Lens et TinEye)
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Discuter avec eux de l'actualité et des informations qu'ils rencontrent en ligne
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Les sensibiliser aux dangers des contenus violents et haineux et les encourager à signaler ces contenus aux plateformes
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Les accompagner dans la construction de leur identité numérique et les sensibiliser à la permanence des informations publiées en ligne
Idées et faits importants:
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L'éducation aux médias et à l'information est une thématique transversale qui s'intègre à l'ensemble des disciplines et des cycles scolaires.
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Le CLEMI propose des formations pour les enseignants et des ressources pour les élèves et les parents.
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L'importance du dialogue et de la communication entre parents et enfants face aux enjeux de la désinformation est primordiale.
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Les jeunes développent des stratégies de validation des sources qui leur sont propres et qui ne correspondent pas toujours à celles des adultes.
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Il est important de sensibiliser les jeunes aux dangers des algorithmes de recommandation et à l'importance de diversifier leurs sources d'information.
Citations:
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"Ils ont accès en temps réel à des informations multiples."
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"On considère que c'est à l'école aussi de donner les clés, les repères, le mode d'emploi, de former à l'usage d'internet, de former à l'usage des réseaux sociaux, à se faire un esprit critique autour de l'information et être en capacité de la décoder."
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"La préoccupation des jeunes autour de la fiabilité de l'information est est une et est une est vraiment une priorité pour eux."
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"L'idée, en fait, c'est de se faire une idée de toutes de toutes qu'on nous offre et de piocher, un petit peu, tout ce qui qui est bon."
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"L'objectif de tik to, c'est toujours de vous, de vous, de vous laisser en tête, de vous laisser naviguer sur la plateforme et que vous y restiez le plus longtemps possible."
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"Essayer de les écouter, ils n'ont pas forcément les mêmes usages du numérique que vous, mais ils ont des stratégies en fait de sélection d'information, de repérage d'information et ils sont capables de se repérer."
Conclusion:
Cette présentation met en lumière la complexité de l'écosystème informationnel actuel et la nécessité d'une éducation aux médias et à l'information dès le plus jeune âge.
Elle propose des pistes concrètes pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans la navigation de cet univers et à développer leur esprit critique face à l'information.
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webinaire de la FCPE Nationale, axé sur la manière de remplir efficacement le dossier MDPH pour un enfant en situation de handicap.
Le webinaire, comprenant des interventions de spécialistes et des membres de la FCPE, détaille les étapes de la demande, du recueil des informations médicales et scolaires à la constitution du dossier administratif, incluant la gestion des recours en cas de refus.
L'objectif est de guider les parents dans cette démarche souvent complexe, en leur fournissant des conseils pratiques et des explications claires sur le fonctionnement de la MDPH.
Voici des éléments de synthèse pour un briefing sur le dossier MDPH, basés sur les sources fournies :
Objectif du dossier MDPH
- Le dossier MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est crucial pour définir les besoins de chaque enfant et mettre en place les dispositifs d'accompagnement nécessaires.
- Il permet d'évaluer les besoins et de proposer des aides adaptées.
Acteurs impliqués
- La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves) propose un webinaire pour aider les familles à remplir le dossier MDPH.
- Des professionnels de la MDPH, des équipes éducatives, des médecins, et des enseignants référents sont impliqués dans le processus d'évaluation.
- Des assistantes sociales peuvent être sollicitées pour compléter le volet social du dossier.
Constitution du dossier
- Le dossier comprend une demande administrative, un certificat médical récent (moins d’un an), et le GEVA-Sco (Guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation).
- Des bilans (orthophoniste, psychomotricien, psychométrique) peuvent être joints, ainsi que des devis pour certains professionnels (ergothérapeute).
- Un complément social est souvent requis, rempli par l’assistante sociale de secteur.
- Il est important de signer toutes les pages nécessaires, notamment la page quatre, car un oubli de signature peut entraîner un retour du dossier.
- Si les deux parents ne sont pas d'accord ou si le deuxième parent est absent, il faut le signaler par écrit.
- Un accusé de réception est important pour prouver que le dossier a été déposé.
- Il est préférable d’envoyer les documents par internet, via le portail de la MDPH, en créant un compte avec un numéro de dossier mais le dépôt papier reste possible avec accusé de réception.
- Il est conseillé de ne pas agrafer les documents si le dossier est envoyé en version papier.
Évaluation et décisions
- L'équipe pluridisciplinaire de la MDPH étudie le dossier. Elle est composée généralement d'un médecin, d'un enseignant référent, et éventuellement d'un coordonnateur.
- Elle fait une proposition d’aide ou de compensation.
- Un taux de handicap est déterminé par le médecin (inférieur à 50%, entre 50 et 79%, ou supérieur à 80%). Un taux supérieur à 50% ouvre droit à l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH).
- La proposition est présentée à la CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées), qui valide ou non les propositions faites par l'équipe pluridisciplinaire.
- La décision est notifiée aux parents dans les 15 jours.
Types d’aides et de prestations
- L’AEEH est une prestation financière versée par la CAF (Caisse d'Allocations Familiales) ou la MSA (Mutualité Sociale Agricole).
- La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) est une aide financière pour des besoins spécifiques (matériel, ergothérapie, etc.).
- Le dossier MDPH peut inclure une demande de matériel informatique ou adapté, ainsi que pour des soins en libéral (orthophonie, psychomotricité) ou en établissement.
- La MDPH peut financer des interventions de professionnels comme un ergothérapeute.
Recours
- En cas de refus ou d'insatisfaction, un recours administratif est possible.
- Il est nécessaire d'envoyer un recours gracieux à la personne indiquée sur la notification de refus, en y ajoutant des éléments nouveaux.
- Le recours gracieux peut aboutir à un nouvel examen du dossier, un appel téléphonique du coordonnateur, ou une proposition de PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation).
- En cas de litige, un médiateur de l’Éducation Nationale peut être sollicité.
- Un avocat peut être consulté pour aider dans les démarches.
- Il est conseillé de joindre une copie de la décision contestée au recours administratif.
Points importants
- Un enfant est considéré comme tel par la MDPH jusqu’à ses 20 ans.
- L’école est souvent à l’origine de la demande et réunit l’équipe éducative.
- Le GEVA-Sco est essentiel pour toute demande liée à la scolarisation, et doit être rempli par l’enseignant référent lors d'une demande de renouvellement de dossier.
- Il faut être précis dans la description des besoins et des difficultés de l'enfant.
- Les bilans ne sont pas financés par la MDPH, mais des aides peuvent être accordées pour les séances.
- Les parents doivent être impliqués et faire part de leurs observations.
- Il existe des centres référents qui peuvent aider à remplir le certificat médical.
- Le projet de vie est un document qui permet de faire le point sur les besoins et les aspirations de l’enfant ou de l’adulte.
- Un Livret Parcours Inclusif (LPI) est en cours de développement pour faciliter le suivi des dossiers, mais il n'est pas encore complètement opérationnel.
Ce briefing devrait permettre de mieux comprendre les étapes et les enjeux liés au dossier MDPH.
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Voici des points de synthèse pour un briefing sur Parcoursup, basés sur les sources et notre conversation précédente :
Fonctionnement et calendrier de Parcoursup :
- Les lycéens s'inscrivent sur la plateforme Parcoursup et peuvent formuler jusqu'à 10 vœux pour des formations sous statut étudiant et 10 vœux supplémentaires pour des formations en apprentissage. Il est important de noter que ces vœux ne sont pas classés.
- La date limite pour s'inscrire et formuler des vœux est le 13 mars 2025 à 23h59 (heure de Paris). Il est inutile de se précipiter pour formuler ses vœux au début de la période d'inscription, car la date de soumission n'a pas d'impact sur l'examen des dossiers.
- Après avoir formulé leurs vœux, les candidats doivent compléter leur dossier et confirmer leurs vœux avant le 2 avril 2025 à 23h59 pour qu'ils soient examinés par les formations. Les candidats recevront des messages de rappel avant ces échéances.
Types de formations disponibles sur Parcoursup :
- Parcoursup propose des formations sélectives (classes préparatoires, BTS, BUT, écoles) et non sélectives (licences universitaires). Les formations non sélectives accueillent les candidats jusqu'à leur capacité d'accueil.
- Il existe également des formations en apprentissage.
- Certaines formations ne sont pas sur Parcoursup, il faut donc être vigilant.
Recherche et sélection des formations :
- Le site de Parcoursup (parcoursup.gouv.fr) offre un accès à la carte des formations et à un guide "les bons réflexes pour choisir sa formation". Il est possible de filtrer les formations par type (apprentissage, public, etc.).
- Chaque formation a une "carte d'identité" avec des informations importantes. Il y a 6 rubriques: Présentation de la formation, critères d'examen, modalités de candidature et contacts.
- Les formations sélectives peuvent examiner les dossiers sur dossier, ou en plus sur des épreuves écrites ou orales. Pour les formations non sélectives, l'examen se fait uniquement sur dossier.
- Les critères d'examen sont regroupés en cinq thématiques : résultats scolaires, méthodes de travail, savoir-être, motivation et engagement. Le poids de chaque critère est indiqué en pourcentage. Les formations peuvent également préciser les éléments spécifiques pris en compte pour chaque critère.
- Parcoursup met à disposition des rapports d'analyse des candidatures pour chaque formation, signés par le président de l'établissement, avec des données très précises.
- Les candidats peuvent consulter des données sur l'admission (nombre de candidats, propositions d'admission, etc.) et sur le taux d'accès par type de baccalauréat. Le taux d'accès est la proportion de candidats d'un profil donné ayant reçu une proposition d'admission.
- Parcoursup affiche des données sur l'insertion professionnelle, telles que le taux d'emploi et le salaire indicatif après les études. Ces données sont calculées au niveau national par les services statistiques ministériels.
Le dossier Parcoursup :
- Le dossier Parcoursup comprend les bulletins scolaires (notes et appréciations) de première et terminale. Les notes sont remontées directement par les lycées.
- Les candidats doivent fournir une attestation PIX.
- Les formations peuvent demander une lettre de motivation.
- Les candidats peuvent renseigner une rubrique facultative "activités et centres d'intérêt".
- Le dossier comprend également une "fiche avenir" remplie par l'équipe pédagogique. Cette fiche contient des appréciations spécifiques des professeurs. Les lycéens n'ont pas accès aux appréciations de la fiche avenir.
Vœux et sous-vœux :
- Un vœu correspond à une formation dans un établissement donné.
- Certaines formations peuvent être regroupées en vœux avec des sous-vœux, notamment les PASS (Parcours d'accès spécifique santé). Un vœu de regroupement compte pour un seul vœu, mais chaque sous-vœu compte dans le nombre total de vœux que le candidat formule.
- Les formations en soins infirmiers et paramédicales peuvent être regroupées en voeux multiples.
Accompagnement et soutien :
- Parcoursup offre un accompagnement spécifique pour les étudiants en situation de handicap.
- Les candidats peuvent contacter les professionnels de Parcoursup via une messagerie et un numéro de téléphone.
- Les professeurs principaux des lycées ont également une visibilité sur les dossiers de leurs élèves.
Points importants à retenir :
- Parcoursup n'est pas un algorithme qui décide des affectations. Ce sont les enseignants des formations post-bac qui examinent les dossiers.
- Les formations sont libres de choisir leurs critères d'examen et de décider des modalités d'admission.
- Il est conseillé de diversifier ses vœux et d'éviter de n'en formuler qu'un seul.
- Parcoursup vise à favoriser l'égalité des chances et à soutenir les candidats qui en ont le plus besoin.
Ce briefing peut être complété avec les ressources disponibles sur le site de Parcoursup, notamment les vidéos explicatives.
Il est important de souligner que la plateforme a fait l'objet de tests avec des lycéens et que les données sont régulièrement mises à jour.
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webinaire, sur Parcoursup, la plateforme d'admission post-bac en France.
L'intervenant explique le fonctionnement de la plateforme, en détaillant les nouvelles fonctionnalités pour l'année 2025, notamment un comparateur de formations et une meilleure visualisation des données statistiques d'admission des années précédentes.
Il met l'accent sur la transparence de l'information et la collaboration avec les lycées, les fédérations de parents d'élèves, et les étudiants pour améliorer l'expérience utilisateur.
Le but principal est de rassurer les lycéens et leurs parents sur le processus d'admission et de leur fournir des outils pour faire des choix éclairés.
Voici un sommaire minuté des idées fortes de la transcription,
- [00:00:07] Présentation de l'événement, 2600 inscrits en France et dans les établissements d'enseignement français à l'étranger.
- [00:01:07] Les candidats s'inscrivent sur la plateforme et formulent leurs vœux.
- [00:02:51] Rappel des formations disponibles sur Parcoursup, important pour la réflexion des lycéens sur leurs vœux.
- [00:03:38] On distingue les formations sélectives (classes préparatoires, BTS, etc.) et les formations non sélectives (licences). Il y a plus de places proposées dans les licences non sélectives.
- [00:03:58] Il y a aussi des formations en apprentissage sur Parcoursup.
- [00:04:08] Certaines formations ne sont pas sur Parcoursup.
- [00:04:15] Un guide "les bons réflexes pour choisir sa formation" est disponible sur le site de Parcoursup.
- [00:04:44] 10 000 formations en apprentissage sont proposées, principalement en BTS et BUT.
- [00:06:19] Le site parcoursup.gouv.fr et la carte des formations sont mis en avant.
- [00:06:42] On peut rechercher des formations par mots-clés, zone géographique, type de formation, et en utilisant des filtres (apprentissage, public).
- [00:07:28] Il existe une rubrique "formations similaires" sur la plateforme.
- [00:08:29] Il est possible de se faire des annotations progressives sur la plateforme.
- [00:09:02] Il est possible de comparer jusqu'à cinq formations sur la plateforme.
- [00:10:49] Les informations utiles sur chaque formation sont : la présentation, les critères, les modalités de candidature.
- [00:11:29] Les modalités d'examen sont indiquées pour chaque formation. Les formations sélectives peuvent examiner les candidatures sur dossier, ou dossier plus épreuves écrites ou orales. Les universités pour les formations non sélectives examinent sur dossier.
- [00:13:57] Les critères d'examen sont regroupés en cinq thématiques : résultats scolaires, méthodes de travail, savoir-être, motivation, engagement.
- [00:14:47] Chaque formation précise les éléments pris en compte pour chaque critère.
- [00:15:38] Chaque formation publie un rapport d'analyse des candidatures.
- [00:16:52] Les candidats peuvent consulter les taux d'accès par type de baccalauréat.
- [00:19:42] Il est possible de consulter les réponses obtenues les années précédentes.
- [00:23:26] Les enseignements de spécialité sont pris en compte dans l'examen des candidatures.
- [00:24:06] Les données sur les taux d'accès doivent servir au dialogue et ne sont pas des garanties.
- [00:24:31] Les recherches montrent que les jeunes filles ont tendance à l'autocensure pour l'accès aux formations sélectives.
- [00:27:46] 75% des formations ont des statistiques sur l'insertion professionnelle.
- [00:28:15] Les données de salaire sont disponibles depuis le 15 janvier.
- [00:28:47] Les données sont calculées nationalement par les services statistiques ministériels.
- [00:30:33] Les informations disponibles sur les formations sont importantes pour la réflexion du lycéen et de sa famille.
- [00:30:45] Comment vérifier le sérieux d'une formation ?
- [00:32:37] Le ministère de l'enseignement supérieur travaille à améliorer l'appréciation de la qualité des formations.
- [00:33:02] Le guide "les bons réflexes" est disponible sur parcoursup.gouv.fr.
- [00:33:24] Il faut s'interroger sur les modalités pédagogiques de la formation.
- [00:33:53] Les formations sur Parcoursup doivent respecter une charte.
- [00:34:42] Les formations sur Parcoursup ne peuvent pas demander de frais de scolarité.
- [00:37:46] Il est possible d'échanger avec les professionnels de Parcoursup.
- [00:38:00] Les favoris créés avant la candidature sont importés.
- [00:38:54] L'apprentissage est financé par l'état.
- [00:39:55] Les bulletins scolaires et les appréciations des enseignants donnent des indices sur la capacité de travail de l'élève.
- [00:40:27] La progression de l'élève entre la première et la terminale est prise en compte.
- [00:41:23] Le taux d'accès est calculé par formation et par type de baccalauréat.
- [00:44:36] Les données sont calculées par Parcoursup et sont fiables et neutres.
- [00:47:27] Il faut d'abord se créer un compte sur Parcoursup avant de formuler des vœux.
- [00:49:14] Les parents peuvent accompagner leur enfant à tout moment de la procédure.
- [00:51:50] Une lettre de motivation est parfois demandée.
- [00:52:03] Les vœux ne doivent pas être classés pour éviter l'autocensure.
- [00:55:03] Il est possible de faire des regroupements de vœux multiples dans les formations en soins infirmiers et paramédicales.
- [00:55:14] Le sous-vœu correspond à un établissement dans une formation donnée.
- [00:56:24] Il est possible de faire 20 sous-vœux au global.
- [01:01:12] Il y a une grande diversité de formations sur Parcoursup.
- [01:01:40] Pour les formations sélectives, il n'y a pas de sectorisation géographique.
- [01:02:59] On peut être prioritaire dans une formation en fonction de son secteur géographique.
- [01:05:39] Il n'y a pas de sous-vœux pour les formations en apprentissage.
- [01:06:30] Dernier jour pour formuler des vœux : 13 mars 2025.
- [01:07:27] Les notes sont prises en compte par semestre ou trimestre selon les établissements.
- [01:08:42] La rubrique "éléments liés à ma scolarité" est une reprise d'informations du lycée.
- [01:10:38] Les spécificités des sous-vœux à l'internat sont expliquées.
- [01:13:52] Rappel de la date limite pour formuler les vœux : 13 mars 2025.
- [01:15:17] Un récapitulatif des vœux sera envoyé par message et SMS.
- [01:16:54] L'inscription sur Parcoursup est un moment de réflexion pour les lycéens.
- [01:17:02] La lettre de motivation n'est pas obligatoire pour toutes les formations.
- [01:21:55] Les expériences extra-scolaires et les engagements sont pris en compte.
- [01:24:39] L'attestation PIX est à fournir.
- [01:24:45] Les activités et centres d'intérêt sont à renseigner dans le dossier.
- [01:25:40] Les bulletins scolaires remontent la moyenne, le positionnement et les appréciations des enseignants.
- [01:25:58] Parcoursup ne remonte pas le taux d'absentéisme.
- [01:26:50] Les notes sont remontées par les lycées.
- [01:27:08] Les élèves doivent vérifier les notes saisies par leur établissement.
- [01:28:03] La "fiche avenir" comprend une appréciation littérale du professeur.
- [01:29:01] Les lycéens n'ont pas accès aux appréciations de la fiche avenir avant le 2 juin.
- [01:30:04] Il existe des dispositifs pour les étudiants en situation de handicap.
- [01:32:18] Les étudiants en situation de handicap peuvent demander un réexamen de leur dossier.
- [01:33:45] Il faut citer des informations plutôt que rédiger dans la rubrique "activités et centres d'intérêt".
- [01:35:22] Il faut être sincère dans la description de ses activités et de ses centres d'intérêt.
- [01:36:17] La lettre de motivation est souvent demandée par vœu et par sous-vœu.
- [01:36:52] La lettre de motivation doit être spécifique à la formation visée.
- [01:37:24] Il faut relire la lettre de motivation, mais ne pas la rédiger à la place de l'élève.
- [01:38:16] Les lycéens doivent parler d'eux dans la lettre de motivation.
- [01:38:25] Parcoursup ne décide pas de l'affectation.
- [01:39:33] Parcoursup soutient les étudiants qui en ont le plus besoin.
- [01:39:51] Il faut prendre connaissance du calendrier et des modalités de Parcoursup.
Ce sommaire permet de rapidement identifier les éléments clés de la procédure Parcoursup.
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Voici un sommaire minuté avec les idées fortes du texte, en gras:
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Introduction (0:00-1:50)
- Héloïse Junier, psychologue spécialisée dans la petite enfance (0-6 ans), présente son parcours et son intérêt pour le lien entre la recherche scientifique et la pratique sur le terrain.
- Elle a écrit une BD sur les émotions de l'enfant pour les adultes et anime des formations sur le sujet.
- Elle introduit la question des besoins fondamentaux de l'enfant pour son bien-être émotionnel.
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Les Besoins de l'Enfant (1:50-4:40)
- Les besoins physiques (manger, boire, dormir) sont importants, et leur non-satisfaction impacte la régulation émotionnelle.
- Le besoin de sécurité est un méta-besoin qui englobe tous les autres et doit être satisfait pour que l'enfant puisse explorer, jouer, et apprendre.
- Un enfant en insécurité peut avoir du mal à manger, dormir, et explorer son environnement, même si ses autres besoins sont satisfaits.
- Il est essentiel de combler les besoins physiques et psychologiques pour un bon fonctionnement de l'enfant.
- Les besoins psychologiques sont souvent oubliés car ils ne sont pas toujours visibles.
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Conséquences des Besoins Non Satisfaits (4:40-6:30)
- Les besoins non satisfaits entraînent un état d'alerte et un déséquilibre hormonal.
- Cela génère du stress, des émotions désagréables (colère, frustration, peur) et des comportements inadaptés (pleurs, cris, etc.).
- L'image de l'iceberg : les émotions désagréables visibles sont la partie émergée, et les besoins non satisfaits sont la partie immergée.
- Il faut se demander "pourquoi" l'enfant réagit ainsi, plutôt que de se concentrer sur le "comment" le faire arrêter.
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L'importance de l'Empathie (6:30-7:30)
- Se poser la question des besoins de l'enfant ouvre la porte à l'empathie.
- Cela permet d'éviter un rapport de force et de comprendre que le comportement de l'enfant est lié à un manque interne.
- Il est difficile de rester rationnel face à la colère de l'enfant, surtout en cas de fatigue ou de stress.
- L'absence de rationalité peut entraîner de la violence envers l'enfant.
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Le Décalage entre la Théorie et la Pratique (7:30-8:30)
- Il existe un décalage entre la théorie et la pratique.
- Il est impossible d'appliquer les conseils à 100%, mais il est important de tendre vers cet idéal.
- Il faut déculpabiliser les parents ou les professionnels qui ont des difficultés.
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Les Émotions : Utiles et Adaptatives (8:30-9:10)
- Toutes les émotions, même la colère, sont adaptatives et utiles pour comprendre que quelque chose ne va pas.
- Les émotions permettent de retrouver un état de bien-être et d'optimiser les chances de survie.
- Il faut rationaliser que les émotions sont essentielles.
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Combler les Besoins : Clé du Bien-être (9:10-9:45)
- Pour un enfant coopératif et tolérant à la frustration, il faut combler ses besoins physiques et psychologiques, notamment le besoin de relation.
- Un environnement sécurisant et affectueux favorise un bon état émotionnel chez l'enfant.
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Idées Reçues sur la Colère et le "Caprice" (9:45-12:00)
- La colère est l'émotion la moins bien supportée et a une mauvaise réputation.
- Le terme de "caprice" est un abus de langage et n'est pas scientifique.
- Le caprice est une interprétation adulte d'une émotion non comprise.
- Il y a une confusion entre l'élément déclencheur (l'envie) et l'élément inducteur (les besoins insatisfaits).
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Le Cerveau de l'Enfant en Colère (12:00-13:40)
- L'élément déclencheur met le cerveau en état d'alerte et déclenche une réaction en chaîne.
- L'amygdale cérébrale se met en alerte, comme si la survie de l'enfant était menacée.
- Les hormones de stress se libèrent, entraînant une explosion de colère.
- Le cortex préfrontal de l'enfant n'est pas mature pour réguler ses impulsions et ses émotions.
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L'enfant n'a pas le choix d'exprimer sa colère, comme le vomi.
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Comment Réagir à la Colère de l'Enfant (13:40-16:00)
- Sécuriser l'environnement.
- Se mettre à hauteur de l'enfant.
- Ne pas parler pendant le pic de colère, mais proposer un temps de câlin quand l'enfant redescend.
- Mettre des mots sur ce que l'enfant a ressenti et sur ce que vous avez ressenti aussi.
- Contenir l'enfant s'il se met en danger ou s'il agresse autrui, en privilégiant un contact oculaire.
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Que Ne Pas Faire en Cas de Colère (16:00-17:00)
- Ne pas réagir sous l'effet de ses propres émotions.
- Faire une pause et sentir les signes de stress chez soi.
- Utiliser des mantras pour rationaliser la situation.
- La respiration permet de se détendre.
- Renouveler l'air ambiant.
- Passer le relais si possible.
- Boire pour éviter la déshydratation.
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Conclusion (18:00-18:45)
- Devenir l'adulte que l'on aurait aimé avoir quand on était enfant.
- Se demander comment on aurait aimé que l'on réagisse face à notre propre colère enfantine.
- C'est un bon point de départ pour bien agir face à la colère des enfants.
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Voici des documents de synthèse pour un briefing, basés sur les informations de la source :
Thème Central : La Gestion des Émotions de l'Enfant
- L'importance des besoins fondamentaux : Pour qu'un enfant se sente bien et coopère, il est crucial de répondre à ses besoins, qu'ils soient physiques (manger, boire, dormir) ou psychologiques.
- Le besoin de sécurité comme méta-besoin : Le besoin de sécurité englobe tous les autres besoins et doit être comblé en priorité. Un enfant qui ne se sent pas en sécurité aura du mal à explorer, jouer, et apprendre. Un enfant qui sursaute au moindre bruit, qui a du mal à dormir ou qui est constamment accroché à son adulte de référence est probablement en état de vigilance par manque de sécurité.
- Les conséquences des besoins non satisfaits : Le manque de satisfaction des besoins engendre un état d'alerte, du stress, des émotions désagréables et des comportements inadaptés.
- L'image de l'iceberg : Les comportements (pleurs, cris, colère) sont la partie visible de l'iceberg, tandis que les besoins insatisfaits en sont la partie immergée. Il faut chercher le "pourquoi" derrière le comportement, et non seulement le "comment" le faire cesser.
- L'empathie comme clé : Se demander de quoi l'enfant a besoin permet d'ouvrir une porte vers l'empathie et d'éviter les rapports de force.
La Colère de l'Enfant
- La colère est une émotion adaptative : Toutes les émotions, y compris la colère, sont utiles et adaptatives. Elles signalent que quelque chose ne va pas et permettent de retrouver un état de bien-être.
- Le mythe du "caprice" : Le terme de "caprice" est un abus de langage non scientifique. Il s'agit d'une interprétation adulte d'une émotion non comprise.
- Confusion entre déclencheur et inducteur : Il ne faut pas confondre l'élément déclencheur (l'envie, comme un jouet refusé) et l'élément inducteur (les besoins non satisfaits, comme le manque de sommeil ou de calme).
- Le cerveau de l'enfant en colère : Face à un élément déclencheur, l'amygdale cérébrale se met en alerte et le corps produit des hormones de stress qui mènent à une explosion émotionnelle. Le cortex préfrontal de l'enfant, qui permet de réguler les émotions, n'est pas encore mature. La colère est un débordement émotionnel involontaire.
Comment Réagir Face à la Colère
- Sécuriser l'environnement : S'assurer que l'enfant ne se blesse pas.
- Rester calme et se mettre à hauteur de l'enfant : Éviter de parler pendant le pic de colère.
- Proposer un câlin et mettre des mots : Après le pic de colère, proposer un câlin et mettre des mots sur ce que l'enfant a ressenti, et aussi sur vos propres émotions.
- Contenir si nécessaire : Contenir l'enfant uniquement s'il se met en danger ou agresse autrui, en privilégiant un contact visuel.
- Ne pas réagir sous l'effet de ses émotions : Faire une pause, respirer, utiliser des mantras, boire de l'eau, et passer le relais si possible.
Conclusion
- Tendre vers l'idéal : Il est difficile d'appliquer ces conseils à 100%, mais il faut tendre vers cet idéal et déculpabiliser.
- Devenir l'adulte que l'on aurait aimé avoir : Se demander comment on aurait aimé être traité quand on était enfant est une bonne façon de réagir de manière adaptée face à la colère des enfants.
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- Jan 2025
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Voici un document de synthèse pour un briefing, basé sur la conférence de Sonia Lavadinho et les échanges qui ont suivi, en mettant en évidence les points clés :
Titre : La Ville Relationnelle : Un Nouveau Paradigme pour la Santé et le Bien-être Urbain
Introduction
- Sonia Lavadinho, anthropologue urbaine et fondatrice du cabinet Bfluid, a présenté une vision novatrice de la ville, en mettant l'accent sur la nécessité de repenser nos environnements urbains pour favoriser la santé physique et mentale.
- La ville relationnelle propose de remplacer le paradigme de la ville fonctionnelle, héritée du 20e siècle, par un modèle plus adapté aux défis du 21e siècle.
- L'objectif est de créer des espaces qui encouragent le mouvement, les interactions sociales et le lien avec le vivant.
Problématiques et Constats
- Déconnexion du corps biologique : Nous passons trop de temps assis, devant des écrans, et en voiture, ce qui nous déconnecte de nos corps et de nos besoins biologiques.
- Manque de mouvement : Les enfants passent moins de temps à l'extérieur que les prisonniers, et le contact avec la nature est de plus en plus rare.
- Solitude et manque d'empathie : Ces problèmes sont directement liés au manque de contact avec son propre corps et avec les autres.
- Zoning intergénérationnel : Les différentes générations sont séparées, ce qui entrave la mixité sociale et le développement d'une ville pour tous.
- Sédentarité : Le temps passé en voiture contribue à la sédentarité, et les enfants sont de plus en plus dépendants de la voiture pour leurs déplacements.
- Isolement et solitude: Ces phénomènes touchent toutes les catégories d'âge et augmentent les risques de maladies.
Concepts Clés
- Espaces "mielleux" : Des espaces publics où les gens ont envie de rester plus longtemps et de revenir plus souvent, favorisant les interactions sociales et le bien-être.
- La ville du dehors : Le contact avec l'eau, le vivant, et la nature est essentiel pour le bien-être.
- Ville amie de toutes les générations : Une ville qui permet de se connecter avec les personnes d'âges différents.
- Biodiversité des publics : La diversité des âges, des genres et des origines dans les espaces publics est un signe de santé et de vitalité.
- Ville comestible et communale: Une ville qui permet aux habitants de renouer avec leur alimentation et les circuits courts.
- Ville du temps libre : Une ville qui valorise le temps libre et notamment la nuit comme source d'activité et de bien-être.
Les Sept Figures de la Ville Relationnelle
- La ville du dehors.
- La ville amie de toutes les générations.
- La ville du faire et du tiers solidaire.
- La ville de la surprise.
- La ville comestible et communale.
- La ville du temps libre.
Cinq Leviers d'Action pour l'Existant
- Armature des rues : Transformer les grandes rues et avenues en "ruisseaux de fraîcheur" avec plus de végétation.
- Parcs et leur "deuxième peau" : Agir sur les rues qui entourent les parcs pour augmenter leur accessibilité et leur attractivité.
- Bandes ludiques : Intégrer le jeu dans l'espace public pour que les enfants puissent jouer librement.
- Carrefours vivants : Transformer les carrefours, souvent sources de stress, en lieux de vie en augmentant la convivialité et en y intégrant une diversité d'usages.
- Parkings prévenants : Améliorer les parkings pour que le premier pas hors de la voiture soit agréable.
Stratégies et Méthodes
- Double rue : Activer des boucles itinérantes pour les piétons afin d'animer un quartier et de favoriser le commerce.
- Balades croquées : Impliquer les citoyens en leur prêtant les crayons des dessinateurs pour qu'ils expriment leurs idées.
- Atelier "on se marie" : Un espace de discussion pour que tous soient d'accord avec le projet avant sa validation.
- Monitoring et évaluation : Suivre les indicateurs de qualité de vie dans les espaces publics pour mesurer l'impact des projets.
Recommandations
- Agir à grande échelle : Ne pas travailler rue par rue ou école par école, mais avoir une approche systémique.
- Travailler avec les "ninzagers" : Inclure les personnes qui bloquent les projets (architectes, urbanistes, etc.) dès le début, en les mettant sur le terrain avec les citoyens.
- Rapprocher le "soft" et le "hard" de la ville : Faire collaborer les acteurs de la santé, de la culture et du social avec ceux de l'urbanisme.
- Prioriser l'espace public : Aménager l'espace public avant de construire les bâtiments pour que les habitants puissent en profiter dès leur arrivée.
- La nuit comme levier : Investir le premier et le quatrième temps de la nuit pour amener plus de sécurité et de convivialité.
- Mettre l'accent sur la biodiversité des publics : Amener une variété de personnes dans la rue pour créer une surveillance naturelle et réduire la violence.
Conclusion
- La ville relationnelle est un concept essentiel pour améliorer la santé et le bien-être des populations urbaines.
- Les cinq leviers d'action proposés par Sonia Lavadinho offrent des pistes concrètes pour transformer nos villes.
- Il est crucial d'impliquer les citoyens dans les projets et de suivre leur impact.
- La ville de demain sera relationnelle ou ne sera pas.
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Voici un résumé minuté de la transcription de la conférence de Sonia Lavadinho, avec les idées fortes mises en évidence en gras :
- 0:00-0:21 : Introduction de la 2e journée des JASP, avec un accueil des participants.
- 0:31-1:50 : Remerciements et présentation de l'équipe organisatrice des Journées annuelles de santé publique.
- 1:50-2:46 : Reconnaissance du territoire autochtone ancestral sur lequel se déroule l'événement, et mention des 11 nations autochtones du Québec.
- 2:46-3:49 : Présentation des JASP comme événement de formation accrédité, et importance du réseautage, soulignant la collaboration au sein du réseau de santé publique.
- 3:55-4:32 : Annonce d'une plénière avec le Docteur Luc Boileau et Pierre Gerlier, axée sur les transformations en cours.
- 4:32-5:33 : Informations sur la traduction simultanée par IA, et sur des activités en marge comme une conférence sur les points de services locaux.
- 5:33-6:11 : Présentation d'un 5 à 7 organisé par une équipe de santé au travail, avec un jeu coopératif basé sur le thème de la pandémie.
- 6:11-7:06 : Remerciements à l'équipe de l'Institut, aux responsables d'activités, et mention des partenaires du consortium pour la formation continue en santé publique.
- 7:06-7:53 : Annonce du concours de la relève en 3 minutes, des présentations par affiche, et mention des gagnants dans les catégories nouvelles connaissances et pratiques inspirantes.
- 7:53-9:24 : Annonce d'une mention d'honneur catégorie nouvelle connaissance et pratique inspirante et du prix étudiant dans la même catégorie.
- 9:24-11:29 : Introduction de Sonia Lavadinho et de sa conférence sur la ville relationnelle. Ses objectifs sont d'ouvrir une réflexion sur les innovations urbanistiques favorables à la santé et d'illustrer les processus et résultats de ces innovations. Il est aussi précisé que Sonia Lavadinho est une anthropologue urbaine et géographe, fondatrice du cabinet Bfluid.
- 11:29-12:23 : Sonia Lavadinho commence sa conférence en insistant sur le lien entre l'environnement urbain et la santé, soulignant que nos environnements urbains peuvent nous rendre malades ou plus sains.
- 12:23-13:01 : Elle partage des données sur l'augmentation du taux d'obésité chez les migrants aux États-Unis, mettant en évidence l'impact du mode de vie urbain sur l'alimentation.
- 13:01-14:16 : Elle souligne que le manque de mouvement et la déconnexion de nos corps biologiques sont des problèmes majeurs, citant une étude anglaise sur le temps passé à l'extérieur par les enfants. Elle ajoute que le contact avec le vivant est aussi essentiel.
- 14:16-15:27 : Elle aborde la question de la solitude et du manque d'empathie, liés au manque de contact avec son propre corps et avec les autres, et met en avant une approche d'espaces "mielleux".
- 15:27-16:15 : Elle présente son livre "La ville relationnelle", qui insiste sur sept figures de la ville relationnelle.
- 16:15-17:31 : Elle souligne l'importance de la ville du dehors, de la ville amie de toutes les générations et le problème du zoning intergénérationnel.
- 17:31-19:04 : Elle parle du phénomène inédit de la cohabitation de toutes les générations sur terre, soulignant la nécessité d'une ville pour tous.
- 19:04-20:26 : Elle aborde des concepts comme la ville du faire, du tiers solidaire, de la surprise, la ville comestible, et la ville du temps libre, soulignant l'importance de la nuit pour lutter contre l'obésité.
- 20:26-21:22 : Elle met l'accent sur les cycles de vie, en particulier les enfants dès le ventre de la mère, et l'importance de l'accompagnement en cas de situation handicapante et de vieillissement.
- 21:22-22:20 : Elle propose trois manières de faire, notamment la balade nocturne, les dynamiques de proximité et le premier pas actif hors de chez soi en privilégiant le lien avec le vivant.
- 22:20-23:47 : Elle prend comme exemple un quartier de Bordeaux, pour montrer le lien entre la capacité à produire la ville du dehors et les espaces verts, la présence de l'eau, de l'animalité, et les rencontres informelles. Elle souligne l'importance de la biodiversité des publics et de liens de voisinage.
- 23:47-24:47 : Elle introduit cinq leviers pour agir dans l'existant, en vue de créer une ville relationnelle, active et en bonne santé, et mentionne le plan d'urbanisme favorable à la santé de la ville de Paris.
- 24:47-26:16 : Elle détaille le premier levier : l'armature des rues, en mentionnant l'exemple de Lyon et de Barcelone qui a lancé une refonte totale de ses grandes avenues.
- 26:16-27:57 : Elle illustre avec l'exemple de Buenos Aires, avec une carte mentale des problèmes de marchabilité, et une stratégie de relier les parcs aux gares et les gares entre elles. Elle attire l'attention sur le fait qu'il est possible d'avoir un impact sur la moitié de la population en travaillant seulement 3% des rues.
- 27:57-29:43 : Elle parle du second levier, qui est de travailler sur les parcs déjà existants et sur leur deuxième peau (les rues qui les entourent), pour répondre à des questions de vulnérabilité, de fragilité, d'isolement et de fraîcheur.
- 29:43-30:55 : Elle présente le troisième levier : les bandes ludiques, qui consistent à mettre le jeu à portée des enfants sans qu'ils aient à demander la permission. Elle mentionne l'exemple du Superkilen à Copenhague, qui relie trois quartiers populaires.
- 30:55-32:28 : Elle évoque l'opération "rue aux écoles" à Paris, pour amener plus de végétalisation et de jeux, et pour que les rues deviennent utilisables par tous. Elle souligne la nécessité d'agir massivement et pas école par école.
- 32:28-33:10 : Elle met en avant les bénéfices rétroactifs de ces actions pour les ainés, les actifs, et pour lutter contre le zoning intergénérationnel et la solitude.
- 33:10-34:47 : Elle parle du quatrième levier : les carrefours, en mentionnant un exemple à Mendrizio, puis à Bâle, où l'approche est d'apaiser les carrefours, car ils sont source de stress. Elle parle de l'impact cumulé du stress lié à la traversée des carrefours.
- 34:47-36:21 : Elle explique comment transformer les carrefours en lieux de vie, en libérant l'espace, en mettant des zones de rencontre, et en créant une situation d'attention mutuelle. Elle souligne qu'agir sur un carrefour a un impact exponentiel car il est à la croisée de plusieurs quartiers.
- 36:21-37:41 : Elle introduit le cinquième levier : les parkings prévenants, en s'inspirant de ce qui a été fait à Montréal pendant la pandémie, pour faire en sorte que le premier pas hors de la voiture soit agréable.
- 37:41-38:59 : Elle donne des exemples de parkings à Hambourg et à Copenhague qui incitent les automobilistes à quitter leur voiture et à être plus actif. Elle ajoute que le temps passé en voiture contribue à la sédentarité.
- 38:59-40:44 : Elle aborde la question de l'isolement et de la solitude, qui touchent toutes les catégories d'âge et qui augmentent les risques de maladies cardiaques ou d'AVC.
- 40:44-42:08 : Elle mentionne l'exemple de Bilbao qui a travaillé sur les coupures entre les quartiers en agissant notamment sur les ponts, et en créant des espaces confortables pour les piétons.
- 42:08-42:54 : Elle souligne l'importance de faire l'espace public avant les immeubles pour que les habitants puissent profiter de l'espace dès le premier jour.
- 42:54-43:57 : Elle présente les indicateurs mis en place pour la ville de Paris, comme la biodiversité, les sociabilités, les ralentissements, et la latéralisation, afin de déterminer si un espace public est réellement relationnel. Elle termine en disant que la ville de demain sera relationnelle ou ne sera pas.
- 43:57-44:33 : Elle pose la question aux participants sur ce qu'ils veulent emporter comme type d'actions et sur ce qu'ils ont retenu de sa conférence.
- 44:33-45:25 : Une participante de la Direction de santé publique prend la parole et pose deux questions, l'une concernant la gentrification et l'autre la préservation du patrimoine.
- 45:25-46:58 : Sonia Lavadinho explique que pour résoudre le problème de la gentrification, elle utilise un système de double rue, ce qui permet d'activer plusieurs rues à la fois et donc de mieux contrôler les prix.
- 46:58-48:33 : Concernant le patrimoine, elle admet que c'est un problème car il y a souvent des conflits avec les architectes des bâtiments de France. Elle recommande d'associer les acteurs du patrimoine dès le départ du projet.
- 48:33-50:05 : Elle mentionne les "ninzagers" (les personnes qui bloquent les projets) et recommande de les faire participer dès le début en les mettant sur le terrain avec les citoyens. Elle souligne la nécessité de rapprocher ceux qui font le "soft" de la ville (santé, culture, petite enfance, etc.) de ceux qui font le "hard" de la ville (voirie, espaces verts, etc.).
- 50:05-50:58 : Une participante de l'Office de participation publique de Longueuil questionne sur l'implication des citoyens dans les projets.
- 50:58-52:30 : Sonia Lavadinho explique comment elle implique les citoyens en allant sur le terrain, en filmant ce que les gens font et ne font pas, et en identifiant les comportements latents. Elle parle aussi du taux d'évaporation piéton, comme indicateur.
- 52:30-54:14 : Elle détaille la méthode des "balades croquées", où les dessinateurs prêtent leurs crayons aux gens pour qu'ils donnent leurs idées. Elle explique aussi l'atelier "on se marie" pour que les gens soient d'accord avec le projet.
- 54:14-55:40 : Elle parle de l'importance du monitoring et de l'évaluation des projets, avec des exemples de villes comme Barcelone et Zurich. Elle souligne le rôle du monde de la santé dans la mise en place d'indicateurs simples.
- 55:40-56:13 : Un participant questionne sur l'impact de l'insécurité et de l'itinérance sur la fréquentation des espaces publics.
- 56:13-58:29 : Sonia Lavadinho répond qu'en général, c'est l'inverse, car les espaces verts et la présence d'enfants augmentent la sécurité. Elle insiste sur l'importance d'amener une grande biodiversité de publics dans la rue pour créer un effet de surveillance.
- 58:29-1:00:05 : Elle ajoute que la ville de la nuit est aussi un levier, surtout en agissant sur le premier temps de la nuit (18h-21h) et sur le quatrième temps (5h-7h30). Elle recommande de travailler de façon contextuelle et non pas de manière défensive.
- 1:00:05-1:00:31 : Fin de la conférence et remerciements.
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Voici un document de briefing détaillé basé sur les extraits que vous avez fournis, en mettant en lumière les thèmes clés et les idées importantes :
Document de Briefing : Réseaux sociaux, harcèlement scolaire et perspective éducative
Introduction
Ce document vise à synthétiser les principaux points soulevés lors de l'émission "Génération parents" portant sur les réseaux sociaux, le harcèlement scolaire et l'éducation des enfants au 21e siècle.
L'émission a accueilli Emmanuelle Piquet, thérapeute spécialiste de la souffrance en milieu scolaire, aux côtés de Sophie et Mika, experts des médias et du gaming. Les discussions ont mis en évidence des problématiques complexes et ont proposé des pistes de réflexion pour les parents et éducateurs.
Thèmes Principaux
L'Actualité : TikTok et les Accusations de Nuisance
Le Contexte : TikTok est accusé d'être partiellement responsable de la dégradation de la santé mentale et physique d'adolescents. Des familles ont porté plainte contre le réseau social en France, remettant en cause son algorithme et sa politique de modération.
Citation: "En effet que ce soit aux États-Unis ou en France le réseau social est accusé d'être en partie responsable de la dégradation de la santé mentale et physique d'au moins SEP adolescentes et son algorithme et sa politique de modération sont remis en cause."
L'Amplification des Maux : Selon Emmanuelle Piquet, les réseaux sociaux peuvent amplifier le mal-être des adolescents, poussant la dépression vers des issues dramatiques.
Citation : "Moi ce que je pense c'est que l'algorithme de certains réseau en effet peut amplifier ce malaise et donc pousser vers le le continuum vers quelque chose de dramatique"
La Diabolisation des Réseaux : Piquet critique une approche simpliste qui consiste à faire des réseaux sociaux les seuls coupables.
Elle souligne l'importance d'une relation de confiance entre parents et enfants afin que ces derniers puissent parler de leurs problèmes.
Citation: "mais je pense que c'est vraiment une erreur de considérer que c'est le gros coupable enfin je trouve que c'est un peu facile en vrai notamment de la part des des services publics je trouve de de mettre en en comme dans une forme de diabolisation les les réseaux en disant en fait c'est eux les coupable je trouve que c'est tellement simple"
Les Réseaux comme Refuge : Il est rappelé que les réseaux sociaux peuvent également être une source de soutien pour certains adolescents, notamment ceux qui sont rejetés par leur famille.
Citation: "moi je connais des enfants et je je rencontre des enfants des adolescents qui ont été sauvés par les réseaux euh si on pense en en effet à des adolescents par exemple transgenre qui ont été complètement virés de leur famille ils ont été sauvés par par des des forums par ce qui se passe sur les réseaux"
Le Débat : Nos Enfants Vivent-ils dans un Monde Parallèle ? Différences Générationnelles : Les intervenants conviennent que les enfants d'aujourd'hui interagissent différemment, notamment à travers le numérique. Cependant, Piquet nuance cette idée de monde parallèle, soulignant que les émotions et les relations des jeunes restent comparables à celles des générations précédentes.
La Communication à l'Ère Numérique : La manière dont les jeunes communiquent (via messageries, jeux vidéo) diffère de celle des adultes. Ces nouveaux modes sont parfois mal compris par les parents, mais restent des moyens d'interactions pour les jeunes.
Responsabilité des Plateformes : Sophie souligne la responsabilité des plateformes numériques dans la diffusion de contenus nocifs (suicide, dépression) et remet en question l'efficacité des algorithmes qui favorisent ces contenus.
Citation: "mais moi j'irais dans le sens peut-être d'une responsabilité des plateformes quand même parce que je trouve ça quand même extrêmement compliqué de lutter contre des algorithmes qui sont conçus pour favoriser des des contenus alors là dans ce cas-là dans le cas de TikTok ici des contenus parlant de suicide ou de dépression"
Addiction et Manipulation: Des documents internes de TikTok ont révélé qu'après 260 vidéos visionnées, un utilisateur peut manifester des signes d'addiction. De plus, des effets négatifs sur les capacités cognitives et sociales sont reconnus par l'entreprise.
Le Rôle des Parents et de l'Éducation Numérique : Il est essentiel d'éduquer les enfants et les parents à l'utilisation responsable du numérique. Un manque d'information et de contrôle de la part des adultes est constaté, notamment concernant l'âge d'accès aux réseaux sociaux.
Harcèlement Scolaire : Approche Thérapeutique et Changement de Posture
L'École de Palo Alto : Emmanuelle Piquet explique l'approche de l'école de Palo Alto, qui vise à briser les cercles vicieux des problèmes relationnels. La méthode consiste à inverser les schémas d'interaction qui alimentent le harcèlement.
Citation: "souvent ce qu'on met en place pour résoudre un problème qui non seulement ne le résout pas mais l'alimente voir la grave".
La Mécanique du Harcèlement : Le harcèlement est décrit comme une escalade complémentaire entre un agresseur en position haute et une victime en position basse. L'objectif thérapeutique est de faire remonter la victime pour rétablir l'équilibre.
Ne pas Essencialiser : L'accent est mis sur la relation et non sur l'individu. On ne soigne pas des personnes mais des relations. Ni les harceleurs ni les harcelés ne sont considérés comme des "psychopathes" ou "victimes nées". L'importance de l'Autodérision et l'Humour: Utiliser l'autodérision et l'humour pour faire tomber l'agresseur de son piédestal.
Le Rôle des Témoins: La passivité des témoins est souvent liée à la peur d'être la prochaine victime, et non à un manque d'empathie. Il faut soutenir les témoins et mettre en place des stratégies pour qu'ils puissent aider les victimes sans se mettre en danger.
Citation : "ils ont peur en fait qu'ils ont peur d'être le prochain sur la liste et donc moi je ne seraai pas cet adulte qui va dire à des gamins tu devrais intervenir parce que c'est pas très risqué bien sûr que si c'est risqué"
Absence de Parole des Adolescents : Un échec collectif est constaté concernant la capacité des adultes à régler les problèmes de harcèlement, notamment au collège. Les adolescents se montrent très critiques envers les interventions des adultes.
Citation: "60 % des des collégiens plus de 60 % on est plutôt sur 62 considère que les adultes ne savent pas régler les problèmes de harcèlement c'est monstrueux"
Spécificités du Cyberharcèlement : Désinhibition : L'anonymat et le pseudonymat sur les réseaux sociaux favorisent une désinhibition qui permet de dire et faire des choses qui seraient impensables dans la vraie vie.
Citation: " ce que je crois surtout c'est que ça permet de le faire en se sentant beaucoup moins honteux en fait"
Amplification : Le cyberharcèlement amplifie les phénomènes de harcèlement en raison de la large diffusion et de la répétition des attaques.
Distinction Cyber-Violence et Cyber-harcèlement Le cyberharcèlement scolaire se distingue de la cyber-violence sexiste qui s'opère principalement dans le cadre de relations amoureuses ou de revenge porn.
Les Mots du Harcèlement (Rubrique "Qu'est-ce qu'ils disent") * Bashing: Insulter, se moquer, dénigrer. * Bullying: Attaques répétées et incessantes. * Doxing: Révéler des informations personnelles en ligne. * Flaming: Propos insultants visant à provoquer des conflits. * Haters: Personnes qui diffusent des messages haineux. * Mobbing: Harcèlement de groupe.
Conclusions et Pistes d'Action
Éducation Numérique : L'éducation numérique doit être une priorité pour les enfants et les adultes. Elle doit aborder la compréhension des algorithmes, les risques de l'addiction, la gestion de l'identité en ligne et la protection de la vie privée.
Confiance et Communication : Il est primordial de créer un climat de confiance entre parents et enfants pour encourager ces derniers à parler de leurs difficultés, sans crainte d'être jugés ou mal compris.
Posture Parentale : Les parents doivent adopter une posture d'écoute et de soutien, se positionnant aux côtés de leurs enfants et non au-dessus.
Approche Thérapeutique : Les approches thérapeutiques doivent privilégier l'analyse des interactions et la recherche de solutions adaptées aux situations individuelles, en s'appuyant sur les principes de l'école de Palo Alto.
Prudence vis-à-vis des généralisations : Ne pas voir les adolescents comme les détracteurs digitaux déconnectés du réel, mais comme des individus en développement avec leur propre mode d'interaction.
Ne pas diaboliser la technologie : Les réseaux sociaux ne sont qu'un outil, ni totalement bon, ni totalement mauvais. Il faut une éducation numérique pour permettre aux enfants de les utiliser de manière éclairée.
Humour : Préconiser l'humour et l'autodérision plutôt que la compassion et l'empathie.
Action collective: Agir en tant que société pour améliorer la situation, ne pas se reposer sur les numéros verts ou l'école.
Attention aux mots : L'usage d'un langage approprié est important pour une meilleure compréhension des problématiques du harcèlement, en distinguant les différents types de violences et de situations.
Ce briefing a pour but de fournir une vision globale des thèmes abordés, tout en invitant à la réflexion et à la mise en œuvre de solutions concrètes pour mieux accompagner les enfants et les adolescents face aux défis de notre époque.
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Voici un sommaire minuté des sujets abordés dans la vidéo, basé sur la transcription fournie :
- 0:00-0:55: Introduction de l'épisode du podcast "Génération parents" avec Solen, Sophie, Mika et Emmanuelle Piquet. Les sujets principaux de l'épisode sont introduits : l'actualité concernant TikTok, un débat sur la perception du monde des jeunes par les adultes, et des rubriques "au secours" et "qu'est-ce qu'ils disent".
- 0:55-4:15 : Actualité autour de TikTok : Poursuites judiciaires contre TikTok en France et aux États-Unis pour son rôle dans la dégradation de la santé mentale des jeunes. Discussion sur l'algorithme de TikTok qui pousse à la consommation de contenus déprimants et addictifs. Un expert de TikTok confirme qu'après 260 vidéos visionnées, des signes d'addiction apparaissent. Il est souligné que les plateformes sont conscientes des effets négatifs sur les jeunes. La nécessité de l'éducation numérique pour les parents et les enfants est également évoquée.
- 4:15-7:30 : Discussion sur la responsabilité des plateformes et l'éducation numérique : Les plateformes ont une responsabilité dans la diffusion de contenus nuisibles, et il est crucial d'éduquer les jeunes et les adultes à l'utilisation des réseaux sociaux. L'importance de la relation parent-enfant pour que les jeunes puissent parler de leurs problèmes est soulignée. Un participant de l'émission mentionne que des jeunes utilisent Instagram pour communiquer avec leurs parents qui ne leur donnent pas de carte SIM.
- 7:30-8:25 : Transition vers l'invitée principale, Emmanuelle Piquet, et présentation de son parcours de thérapeute spécialisée dans la souffrance en milieu scolaire.
- 8:25-10:10 : Explication de l'approche de l'école de Palo Alto, qui se concentre sur les interactions et les cercles vicieux dans les problèmes relationnels. L'idée est d'aider les gens à faire un virage à 180 degrés pour briser ces schémas.
- 10:10-16:00 : Débat sur la perception du monde des jeunes : Les enfants interagissent différemment des adultes, et il est essentiel d'éviter de juger leur monde avec des lunettes d'adultes. Il y a un débat sur le fait que les jeunes ne savent plus communiquer, mais une invitée explique qu'ils interagissent bien mais différemment. Les jeunes ont des amitiés et des chagrins d'amitié, comme les adultes à leurs âges. Il est noté qu'il y a une dramatisation de la part des adultes concernant le harcèlement en ligne. Les adultes ne sont pas toujours les plus aptes à régler les problèmes de harcèlement que vivent les jeunes. Le jeu vidéo est perçu comme une extension de la vie réelle avec ses aspects positifs et négatifs.
- 16:00-19:00 : Spécificités du cyberharcèlement et du rôle du pseudonymat : Le cyberharcèlement prolonge le harcèlement scolaire, mais avec des spécificités. La désinhibition due au pseudonymat peut amplifier les comportements agressifs. La notion de plaisir chez l'agresseur est liée à la souffrance de la victime. Il existe une distinction entre le harcèlement scolaire et le cybersexisme.
- 19:00-22:30: Définition du harcèlement scolaire et rôle des témoins : Le harcèlement est caractérisé par la répétition, le déséquilibre de pouvoir et la présence d'un collectif. Les enfants harceleurs ne sont pas des psychopathes, et les témoins ont souvent peur d'intervenir. Il est plus efficace de travailler avec les témoins pour les aider à élaborer des stratégies pour faire changer la relation entre harceleur et harcelé, sans les mettre en danger.
- 22:30-25:00 : Rubrique "au secours" : Conseils aux parents sur comment réagir face à un enfant qui pourrait être victime de harcèlement. Les enfants victimes de harcèlement n'en parlent pas pour ne pas inquiéter leurs parents ou par crainte de ce que feront les parents. Il faut rassurer l'enfant et ne pas agir sans son accord.
- 25:00-27:30 : Discussion sur l'inquiétude parentale : Les parents sont plus inquiets qu'avant et mettent la pression sur les équipes éducatives. Il est conseillé de ne pas poser trop de questions à son enfant et d'attendre qu'il en parle.
- 27:30-29:30: Rubrique "qu'est-ce qu'ils disent" : Définition de termes liés au harcèlement, souvent issus de l'anglais comme le "bâching", le "bullying", le "doxing", le "flaming", les "haters", et le "mobbing".
- 29:30-30:15 : Conclusion de l'épisode et remerciements aux invités.
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Voici un document de synthèse détaillé, reprenant les thèmes principaux et les idées clés des extraits que vous avez fournis, avec des citations pertinentes :
Document de Briefing : Analyse du Colloque du Conseil d'État sur la Notion d'Intérêt Général
Introduction
Ce document synthétise les principaux points abordés lors du colloque du Conseil d’État sur la notion d’intérêt général, en s'appuyant sur les extraits fournis.
Le colloque a exploré la nature, l'évolution, et les défis posés par cette notion centrale du droit public, en examinant son application par le juge administratif et son interaction avec les intérêts particuliers, les libertés publiques et l'action des différents acteurs, y compris les collectivités territoriales et la société civile.
Thèmes Principaux et Idées Clés
L’intérêt général comme dépassement des intérêts particuliers et rôle de l’État
Synthèse et perspectives : L'intérêt général est présenté comme un principe qui transcende les intérêts individuels et catégoriels. Il est la mission de l'État, notamment à travers le pouvoir public, de poursuivre des fins qui s’imposent à tous, incluant la prise en compte des générations futures. Cependant, l'intérêt général n'est pas une notion monolithique opposée aux droits fondamentaux et intérêts particuliers, qu'il englobe en réalité.
Citation: « dépassement des intérêts particuliers en conférant à l'État au pouvoir public la mission de poursuivre des fins qui s'imposent à l'ensemble des individus... l'État est dans cette conception seul capable non seulement de réaliser lorsque c'est nécessaire la synthèse des intérêts qui s'expriment au sein de la société civile mais de contribuer à dépasser les égoïsmes catégoriels et à prendre en compte les intérêts des générations futures »
L’intérêt général comme fondement de l'action administrative et du contrôle juridictionnel Base de la puissance publique : L'intérêt général justifie les prérogatives de puissance publique de l'administration. Il est le fondement de la compétence du juge et est une référence essentielle dans le contrôle juridictionnel des actes administratifs, notamment en matière de contrats publics.
Contrôle par le juge : Le juge administratif joue un rôle central en assurant le respect de l'intérêt général, que ce soit en amont (vérification de la légalité) ou en aval (contrôle des conséquences des décisions). Le juge effectue une mise en balance des différents intérêts (publics et privés), en tenant compte de la proportionnalité, du coût financier, etc.
Citation : « l'intérêt général est derrière les possibilités qui sont offertes au juges dans le procès...le juge du contrat est tenu avant de prononcer sa décision de résiliation d'annulation totale ou partielle... de vérifier qu'elle ne portera pas une atteinte excessive à l'intérêt général » Évolution et Plasticité de la Notion d'Intérêt Général Variabilité : L'intérêt général est par essence variable et adaptable, il n'est pas figé et s'enrichit progressivement. La jurisprudence administrative a joué un rôle important dans le façonnage de sa définition, en particulier à travers la théorie du bilan.
Citation: « l'intérêt général se caractérise essentiellement par sa variabilité et sa plasticité...le juge administratif détecte fréquemment un intérêt public s'attachant à la protection de l'environnement à l'aménagement du territoire ou à la conduite de projets économiques... » Introduction de la théorie du bilan : Le juge met en balance les différents intérêts publics et privés et les inconvénients d'un projet afin de décider de son utilité. Cette théorie marque une évolution dans l'appréciation de l'intérêt général.
Citation : « l'évolution de son contrôle a conduit le juge administratif à affiner sa conception de l'intérêt général par un enrichissement progressif de la notion jusqu'à l'introduction de la théorie du bilan...le juge met en balance les différents intérêts publics comme privés et les inconvénients d'un projet pour retenir ou non l'utilité » Prise en compte des motifs explicites: Le juge explicite souvent les motifs d'intérêt général en cause pour permettre au législateur de modifier le cadre d'appréciation si nécessaire.
L’Intérêt Général dans le Contexte Européen
Influence du droit européen : Le contrôle de conformité des normes internes au droit européen conduit le juge à examiner l'objet des dispositions nationales et sa proportionnalité, ainsi que l’impératif de respecter les objectifs fixés par le législateur européen (ex : lutte contre la pollution, réduction des émissions de gaz à effet de serre).
Citation : «le juge administratif est conduit à jouer un rôle de plus en plus marqué pour contraindre les les autorités nationales à respecter les objectifs d'intérêt général fixé par le législateur européen»
L'Intérêt Général et l'Office du Juge
Intégration de l'intérêt général : Le juge administratif intègre de manière croissante la recherche de l'intérêt général dans sa propre démarche, notamment en se prononçant comme juge de plein contentieux.
Extension des pouvoirs du juge : L'intérêt général est de plus en plus pris en compte dans la définition de l'office du juge, notamment dans les cas où une atteinte grave à l'intérêt général permet de ne pas prononcer une suspension même si les conditions légales sont remplies.
Citation : «la monté de l'intérêt général dans l'ofice du juget administratif est en quelque sorte le reflet de l'extension de ces pouvoirs discrétionnaires pour s'autoréguler dans leur usage »
Diversité des Formes de l’Intérêt Général et Expressions Afférentes
Nuances terminologiques : L’intérêt général est distingué d'autres notions telles que les intérêts fondamentaux de la nation, l'intérêt national, régional, local ou public et l'utilité publique. Ces distinctions témoignent de la complexité de la notion d'intérêt général.
Citation : « Il arrive dans la jurisprudence de parler...de l'intérêt général en tant que tel mais on voit apparaître des précisions sur l'intérêt général et on peut citer de jurisprudence sur l'intérêt national, l'intérêt local... » Rôle des collectivités locales : L'intérêt général n'est pas l'apanage de l'État, les collectivités territoriales jouent également un rôle clé dans sa mise en œuvre au niveau local.
Citation : « l'intérêt général s'il si on veut qu'il soit comment dire accepté par les intérêts particuliers notamment les intérêts individuels euh passe à la fois par un intérêt général appliqué plus localement et avec une décision locale plus forte... »
Les expressions de l'intérêt particulier : L’intérêt particulier n'est pas toujours incompatible avec l'intérêt général.
Les Défis et les Tensions autour de l'Intérêt Général Défis opérationnels : Il est difficile de concilier l'intérêt général avec les contraintes opérationnelles des différents acteurs, par exemple dans le domaine de la sécurité publique (police). Les problématiques liées à la protection des données, au terrorisme et aux libertés individuelles sont soulevées.
Citation : « l'intérêt général n'a sans doute pas été apprécié de la même façon en 2010 et en 2013 avant et après les attentats commis par Mohamed Merin... » Attentes citoyennes : Il est souligné que les citoyens ne comprennent plus les délais importants dans les procédures. De plus, certains territoires (ruralité, outre-mer) sont confrontés à des défis spécifiques en termes d'accès aux services publics.
L’évolution des droits individuels : L'exacerbation des droits individuels peut conduire à une opposition et une incompréhension de l'intérêt général.
Citation : « les intérêts particuliers s'expriment aujourd'hui avec une évolution de des droits individuels qui qui s'exacerb non plus sous la forme d'expression de droit mais mais sous la forme... d'une expression parfois parfois violente et qui non seulement comment dire s'oppose à l'intérêt général mais même le conteste et au fond ne le comprend plus »
Place de la société civile : La question de la légitimité de la société civile à contribuer à la définition de l'intérêt général est soulevée, notamment face aux risques de partialité. Le rôle des associations et autres acteurs non-étatiques est abordé.
L’Intérêt Général et la Protection des Consommateurs
L’intérêt du consommateur comme intérêt général : L’accès à des prix raisonnables pour les consommateurs est considéré comme un intérêt général, notamment en matière de fourniture d’énergie et de santé.
Citation : « l'intérêt du consommateur d'avoir accès à des prix raisonnables se trouve érigé comme intérêt général » Protection des consommateurs : L’intérêt général peut justifier des limitations à la liberté d'entreprendre pour protéger la santé et la sécurité des consommateurs.
Conclusion
Le colloque met en lumière la complexité et l'évolution de la notion d'intérêt général, en insistant sur son rôle central dans le droit administratif et l'action publique.
La discussion souligne la nécessité d'une approche nuancée, tenant compte des multiples enjeux et des divers acteurs impliqués dans sa mise en œuvre.
La nature dynamique de l’intérêt général, son adaptation aux nouveaux défis (environnement, sécurité, économie, etc.) et la légitimité des acteurs contribuant à sa définition restent des questions centrales.
Ce document de briefing fournit une base solide pour la compréhension des discussions du colloque.
Il permet d'appréhender les tensions et les enjeux liés à l'intérêt général dans le contexte contemporain.
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Voici un document de synthèse détaillé, reprenant les thèmes principaux et les idées clés des sources que vous avez fournies, avec des citations pertinentes :
Document de Synthèse : Colloque du Conseil d'État sur la Notion d'Intérêt Général
Introduction
Ce document synthétise les discussions et les réflexions issues du colloque du Conseil d’État sur la notion d’intérêt général.
L’objectif est de cerner la complexité de cette notion, son rôle dans l’action administrative et le contentieux, et son interaction avec les droits et libertés individuelles.
Le document explore les différentes perspectives sur l'intérêt général, depuis sa définition et son application par l'administration jusqu'à son interprétation et son contrôle par le juge.
I. Le Rôle Central de l'Intérêt Général
Boussole de l'Action Administrative: L'intérêt général est présenté comme la "boussole de l'action administrative" (citation de l'introduction). C'est la justification fondamentale de l'intervention des pouvoirs publics.
Rôle du Juge Administratif: Le juge administratif est le garant du respect de l'intérêt général par l'administration.
Il vérifie que l'action administrative est justifiée par un objectif d'intérêt général pertinent et que les pouvoirs sont utilisés dans le but pour lequel ils ont été confiés (évitant ainsi le "détournement de pouvoir").
Le juge est celui qui, en dernier ressort, identifie la "substance de l'intérêt général". Identification en Amont: L'identification de l'intérêt général ne se limite pas à l'intervention du juge.
L'administration, en amont, doit elle-même prendre position sur l'intérêt général qu'elle poursuit.
Les directions des affaires juridiques des ministères jouent un rôle de conseil dans cette identification.
Perspective Européenne et Internationale: La notion d'intérêt général est façonnée par le droit interne mais aussi par le droit européen et de l'OMC, ce qui crée des "difficultés" dues aux différences entre ces conceptions.
II. La Complexité et l'Évolution de la Notion
Notion Mal Définie: L'intérêt général est décrit comme une "notion difficile à cerner" et "mal définie en droit interne". Cette imprécision rend son maniement délicat. Motifs Invoqués : L'administration invoque des motifs généraux (sauvegarde des intérêts fondamentaux de la nation, ordre public économique, bon usage des deniers publics) ou sectoriels (protection de la santé, protection des consommateurs, protection de l’environnement).
La jurisprudence et la pratique incitent à mobiliser "plusieurs motifs" pour justifier une mesure.
Contrôle de Proportionnalité : Le contrôle de proportionnalité est central dans l’examen de la légalité des mesures administratives. Il s'agit de vérifier que l’atteinte à un droit ou à une liberté n'est pas disproportionnée par rapport à l'intérêt général poursuivi.
Hiérarchie des Intérêts: La question de la hiérarchie entre différents intérêts généraux est posée, notamment avec l'exemple de la loi littorale. Il y a un "travail de conciliation" entre ces intérêts.
III. Intérêt Général et Droits Fondamentaux : Tension et Équilibre
Prééminence de l'Intérêt Général: Le juge administratif se réserve le droit de faire primer l'intérêt collectif sur les intérêts privés par "la méthode de la mise en balance".
Tension Croissante : Il existe une tension grandissante entre l’intérêt général et les droits et libertés individuelles, ces derniers prenant une place de plus en plus importante. Il devient "de plus en plus difficile de faire triompher devant le juge administratif l'intérêt général prééminent".
Réticence du Juge: Le juge administratif semble moins enclin qu'auparavant à privilégier l'intérêt général face aux intérêts individuels. "Comme si leur objectif suprême était non plus ... de donner la priorité à un intérêt général indépassable, mais d'offrir des garanties accrues aux administrés."
Contrôle Plus Exigeant: Le juge est amené à examiner "plus minutieusement" la qualification d'intérêt général proposée par l'administration, "le fait que l’intérêt général ne puisse plus être parole autoritaire drapée exanté des habits de la vérité".
IV. La Prise en Compte de l'Intérêt Général dans l'Acte de Juger
Acteur de l'Intérêt Général : Le juge administratif est lui-même un acteur de l'intérêt général, son action participant à la défense de cet intérêt. L’acte de juger lui-même s’inscrit dans cette logique.
Définition Concrète: Le juge définit l'intérêt général "de manière très concrète" et "dossier par dossier". Il prend en compte "parfois des considérations à court terme".
Equilibre et Proportionnalité: Une fois l'intérêt général identifié, le juge recherche un "équilibre raisonnable" avec les intérêts privés. Le contrôle est de plus en plus "exigeant" et "affiné".
Plasticité de la Notion: La plasticité de la notion d’intérêt général permet au juge de faire émerger "des constructions juridiques nouvelles et fécondes".
Objectif de Sécurité Juridique : La modulation des effets des décisions dans le temps est fondée sur une exigence de "sécurité juridique".
V. Conséquences des Décisions du Juge
Modulation des Effets : Le juge administratif module dans le temps les effets de ses décisions pour limiter l'impact sur l'intérêt général. Ce pouvoir est devenu moins exceptionnel. Réserves d'Intérêt Général: Le juge peut limiter l'exécution de ses décisions au nom de l'intérêt général, accordant une "sorte d’immunité d’exécution" à l’administration.
Régularisation en Cours d'Instance: La régularisation en cours d'instance, bien qu'un peu à part, participe à la prise en compte des conséquences des décisions en permettant d'éviter l'annulation d'une illégalité si celle-ci peut être corrigée.
Juge Pragmatqiue: Le juge administratif est un "juge de plus en plus pragmatique", soucieux des conséquences de ses décisions. VI. L'Intérêt Général et les Droits Fondamentaux : Une Intrication
Droits Fondamentaux et Limites : Les droits fondamentaux posent des limites à la notion d'intérêt général, mais peuvent aussi être à l'origine d'obligations positives pesant sur l'État pour la sauvegarde d'un intérêt général.
Droits Fondamentaux comme Facteur de Normativité : L'intégration des droits fondamentaux implique des exigences formelles et matérielles dans l'élaboration des normes, ainsi qu'une flexibilité dans leur application.
Évolution de l'Office du Juge : L'essor des droits fondamentaux a conduit à une évolution du rôle du juge, qui est de plus en plus amené à faire un arbitrage entre droits fondamentaux et intérêt général, ce qui provoque une critique de son rôle, notamment chez le personnel politique. VII. Intérêt Général et Libertés Économiques/Droits des Détenus
Prééminence de l'Intérêt Général: L'intérêt général prime souvent sur les libertés économiques (droit de propriété et liberté d'entreprendre), ce qui est caractéristique du modèle français et de son interventionnisme.
Équilibre Délicat avec les Droits des Détenus: Le juge administratif doit trouver un équilibre délicat entre l'intérêt général (ordre public pénitentiaire) et le respect des droits fondamentaux des détenus (dignité, vie privée).
La jurisprudence est marquée par un examen concret des situations et une adaptation aux circonstances. Contrôle Rigoureux: Dans le cas des détenus, la jurisprudence révèle une application rigoureuse de la balance des intérêts, surtout face à des enjeux importants comme la dignité humaine.
VIII. La Convention Européenne des Droits de l'Homme et l'Intérêt Général
Pas d'Opposition Frontale : La Cour Européenne des Droits de l'Homme conçoit l'intérêt général comme incluant le respect des droits fondamentaux, ce qui évite une opposition frontale.
Équilibre et Proportionalité: La Cour vérifie l'existence d'un juste équilibre entre les droits individuels et l'intérêt général, en tenant compte du contexte de chaque affaire.
Intérêt Général comme Cadre Collectif: L'intérêt général doit être envisagé comme un cadre qui dépasse le simple intérêt individuel, et qui cherche à garantir un équilibre dans la société.
Subsidiarité : La Cour intervient en subsidiarité, après l'épuisement des recours internes, afin de vérifier le juste équilibre, et en cas de violation, elle reconnaît une atteinte tant au droit fondamental qu'à l'intérêt général.
Conclusion
Le colloque du Conseil d’État met en lumière la complexité de la notion d’intérêt général.
Il révèle que cette notion est en constante évolution, façonnée par les enjeux sociétaux, les développements du droit et l'interprétation jurisprudentielle.
L'équilibre entre l'intérêt général et les droits individuels reste un défi permanent pour l'administration et pour le juge, dans un contexte où la prise en compte des droits fondamentaux est de plus en plus prégnante.
L'intérêt général, loin d'être une notion figée, est un concept dynamique qui se redéfinit sans cesse et doit toujours être appréhendé de manière concrète et contextuelle.
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document de synthèse détaillé, reprenant les thèmes principaux et les idées clés de l'entretien avec Emmanuelle Piquet, tout en incluant des citations directes pour illustrer ses propos :
Document de Synthèse : "Comment faire baisser les conflits avec les adolescents ?" - Analyse de l'entretien avec Emmanuelle Piquet
Introduction :
L'entretien avec Emmanuelle Piquet, psychothérapeute spécialisée dans l'adolescence, explore les dynamiques complexes des conflits entre parents et adolescents, en mettant l'accent sur la nécessité de repenser l'approche parentale.
Loin d'une vision négative de l'adolescence, Piquet propose une perspective axée sur * l'autonomie, * la communication et * l'adaptation.
Thèmes Principaux :
L'Adolescence comme Quête d'Autonomie :
Piquet souligne que l'adolescence est avant tout une période de transition entre l'enfance et l'âge adulte, où l'aspiration à l'autonomie est centrale.
Citation : "La définition qui est la plus intéressante c'est de se dire que c'est un moment où, en effet, ils sont en train de passer de l'âge enfant à l'âge adulte et où [...] ils ont envie d'autonomie."
Cette quête d'autonomie est souvent perçue comme une mise à mal de l'autorité parentale, entraînant des tensions.
Citation : "Je pense qu'il y a quelque chose de l'ordre de notre autorité qui est mise à mal. Justement parce que, comme ils sont dans cette recherche d'autonomie [...] et bien ils nous mettent un peu en déséquilibre."
La Souffrance comme Indicateur Clé :
Piquet insiste sur l'importance de la souffrance comme indicateur d'une relation parent-adolescent dysfonctionnelle.
Citation : "Je pense qu'à partir du moment où, dans la relation, il y a quelqu'un qui souffre, c'est qu'elle n'est pas satisfaisante, cette relation."
Elle adopte une approche non normative, considérant que si une relation fonctionne pour toutes les parties prenantes, il n'y a pas lieu d'intervenir, même si les comportements peuvent sembler bizarres.
Citation: "Si on trouve que les gens font des choses extrêmement bizarres mais que pour autant ça a l'air d'être tout à fait satisfaisant de part et d'autre, alors nous on n'y touche pas en fait."
Autorité vs Faire Autorité :
Piquet distingue deux façons d'exercer l'autorité : par la force et la domination, ou en faisant autorité, c'est-à-dire en devenant un interlocuteur de confiance pour l'adolescent.
Citation: "Il y a une première façon qui consiste à imposer un certain nombre de choses par la force [...] et puis il y a une autre façon qui est celle que je nomme « faire autorité », c'est-à-dire être en fait l'adulte à qui l'adolescent a envie de parler."
Faire autorité implique de ne pas imposer son point de vue, mais d'offrir un espace d'échange et de soutien.
La Rigidité comme Cause de Conflit :
La psychothérapeute observe que les relations qui génèrent le plus de souffrance sont souvent caractérisées par la rigidité, où les parents ont du mal à adapter leurs règles et leurs attentes à l'évolution de l'adolescent.
Citation: "Souvent ce que je constate dans les relations qui créent de la souffrance c'est qu'il y a une des deux parties qui se met dans une rigidité [...] et quand on est très rigide comme ça dans une relation on est comme une espèce de statut de verre."
Elle insiste sur la nécessité d'une relation souple, où les règles sont en constante évolution pour accompagner la progression vers l'autonomie.
Les Parents "Hélicoptères" et la Responsabilisation :
Piquet critique les parents "hélicoptères", trop protecteurs et contrôlants, qui, paradoxalement, envoient un double message à leurs enfants : "je t'aime" et "tu n'es pas capable".
Citation: "Le premier c'est je t'aime. [...] Et le deuxième, c'est tu n'es pas capable."
Elle met l'accent sur la responsabilisation : "Je serai toujours là pour toi, mais je ne vais pas faire à ta place".
L'Importance de l'Écoute Inconditionnelle des Émotions :
Piquet souligne qu'il est crucial pour les parents d'accueillir les émotions de leurs adolescents, même négatives, sans les minimiser, ni les juger.
Citation: "Je pense qu'ils savent mieux que nous ce qu'ils ressentent. Et que dire à quelqu'un « tu ne ressens pas les choses correctement », c'est ultra violent."
Elle conseille de partager ses propres expériences pour normaliser les émotions de l'adolescent.
Le Mur de Briques du Conflit :
Les conflits parent-adolescent créent souvent un "mur de briques" qui empêche la communication.
Il est essentiel que les parents fassent le premier pas en retirant quelques briques, en manifestant une ouverture à la communication sans reproche, pour créer un espace de dialogue.
Citation: "C'est à vous d'enlever quelques petites briques à vous [...] et de dire à travers le trou que vous aurez fait, quoi qu'il arrive, si jamais à un moment donné t'as envie de me parler à nouveau, il n'y aura pas de reproches."
Les Peurs Parentales :
Les parents d'adolescents sont souvent submergés par des peurs : * la drogue, * la délinquance, * la prostitution, * l'exclusion sociale.
Piquet souligne que ces peurs, souvent projetées, ne correspondent pas toujours à la réalité.
Citation: "Le côté SDF, mon fils va finir SDF [...] ça c'est vraiment un truc qui fait super peur."
L'Approche Thérapeutique : "Virage à 180 Degrés" et "Psy Biodégradables"
Piquet et son équipe utilisent l'approche de l'école de Palo Alto, qui consiste à aider les gens à arrêter de faire ce qui alimente le problème et à essayer l'inverse.
Il s'agit d'un "virage à 180 degrés".
Citation: "L'école de Palo Alto consiste à aider les gens à arrêter de faire ce qu'ils font et qui alimentent le problème. Et parfois, [...] c'est le parent d'adolescent qui n'écoutant que son inquiétude et son amour fait un certain nombre de choses inopérantes."
Ils se considèrent comme des "psy biodégradables", cherchant à avoir le moins d'impact direct possible sur l'adolescent et à soutenir les parents pour qu'ils soient les acteurs du changement.
Citation: "Nous ce qu'on aime bien c'est vraiment ne pas laisser de traces pratiquement. C'est pour ça que, vraiment, notre première intention, c'est vraiment de travailler avec le parent, sans voir l'enfant."
Idées Clés :
L'adolescence n'est pas une maladie mais une période de transformation nécessaire.
L'autonomie est la clé pour accompagner l'adolescent vers l'âge adulte.
La relation parent-adolescent doit être souple et en constante évolution.
Il faut apprendre à faire confiance à son enfant.
Les parents doivent accueillir les émotions de leurs enfants et ne pas minimiser leurs souffrances.
Le conflit peut être dépassé si les parents font le premier pas.
La communication est essentielle, même lorsqu'elle est difficile.
Les parents doivent se concentrer sur ce que l'adolescent est en train de devenir plutôt que sur son apparence ou son comportement actuel.
Il est important que les parents se fassent aussi accompagner pour les aider dans cette phase difficile.
Conclusion :
L'entretien avec Emmanuelle Piquet offre une perspective rafraîchissante sur l'adolescence et les conflits qu'elle engendre.
En mettant l'accent sur l'autonomie, l'écoute et l'adaptation, elle propose une approche qui vise à transformer les relations parents-adolescents en des expériences plus sereines et enrichissantes.
Elle rappelle que la rigidité, le contrôle et la négation des émotions de l'adolescent sont souvent les principaux moteurs des conflits.
Ce document peut être utilisé pour informer, sensibiliser et fournir des pistes concrètes aux parents d'adolescents, aux éducateurs et à toute personne intéressée par cette phase de la vie.
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analyse détaillée des sources que vous m'avez fournies, sous forme de briefing document.
BRIEFING DOCUMENT : Analyse du débat sur la mixité sociale à l'école
Introduction
Ce document synthétise les principaux thèmes et arguments d'un débat sur la mixité sociale et scolaire, auquel ont participé des personnalités politiques, des experts, et des acteurs de terrain.
Le débat, animé par un journaliste spécialisé dans les sciences humaines, a abordé les enjeux de la ségrégation scolaire en France, en s'appuyant sur des analyses sociologiques et économiques.
Thèmes clés et idées principales
L'importance de la diversité et de l'ouverture
Citation : "pour autant il y en avait beaucoup moins mais je trouve ça très important pour avoir différents points de vue pour s'ouvrir au monde s'ouvrir aux autres et bah je pense que c'est une bonne chose" (19:19-19:25).
Le débat souligne que la diversité des points de vue est essentielle pour la construction des individus et pour le fonctionnement d'une société harmonieuse. La mixité est vue comme un facteur d'enrichissement et d'ouverture sur le monde.
L'isolement dans des environnements homogènes est critiqué. Il est nécessaire de ne pas "être que entre enfin dans le même milieu tout le temps pour pouvoir s'ouvrir à autre chose et être plus ouvert sur euh sur ce qui se passe" (23:23-23:37).
L'école comme enjeu politique et social
Citation : "il s'agit de politique au sens noble, il s'agit d'avenir, il s'agit de société ou plus exactement de faire société" (30:46-30:54)
L'éducation est présentée comme un enjeu politique majeur, voire comme "l'arme la plus puissante pour changer le monde" (31:10-31:16).
L'école est un lieu où se construit la société et où se posent des questions collectives fondamentales : "ouvrir la porte d'une école c'est toujours en quelque sorte sonder l'état de notre pacte social" (36:28-36:39).
L'objectif n'est pas seulement d'atteindre des taux de réussite au baccalauréat, mais de permettre à "chaque enfant puisse trouver sa place dans la société" (32:09). Le constat de la ségrégation scolaire et ses conséquences
L'école française est confrontée à une réalité de "vitesses", voire de "ghettoïsation", avec des établissements "pour pauvres" et "pour riches" (37:20-37:33).
La ségrégation scolaire engendre de "l'évitement scolaire" (37:38), une tendance à "l'entre-soi" (37:38) et un "stress parental" (37:38) lié à l'enjeu du diplôme et de l'orientation.
Ce phénomène touche l'ensemble du territoire français (54:07). Il y a un "séparatisme scolaire, un séparatisme de destin" (54:07), qui mine "la France entière" (54:13).
Les causes de la ségrégation scolaire
La ségrégation n'est pas seulement géographique.
Elle est aussi liée à des facteurs sociaux, historiques et à des mécanismes d'évitement et de stratégies parentales. Il ne suffit pas de regarder les statistiques, il faut "analyser justement derrière socialement j'allais même dire historiquement qui ce qu'il y a derrière ça" (46:04).
Le choix de l'établissement scolaire est une "décision très individuelle" (1:42:53) mais aux conséquences collectives, et la tendance à "l'entre-soi" (1:13:17) se retrouve dans d'autres domaines de la société.
La carte scolaire seule est inefficace : "on est resté sur l'idée que c'était la puissance publique au sommet de l'État qui allait trouver la solution pour tous les territoires et que on s'est contenté d'un seul levier qui était la carte scolaire et en fait ça ça marche pas" (56:05-56:23).
Les expérimentations et pistes de solutions
Des expérimentations locales, menées à partir de 2015, ont visé à adapter les solutions de mixité à la réalité des territoires : "on va lancer une série d'expérimentations avec une aine de collectivités locales... avec un panel de solutions à mettre en place au niveau territorial" (56:34-56:47).
Ces expérimentations ont inclus la fermeture de collèges "ghetto" pour redistribuer les élèves dans d'autres établissements plus mixtes (57:50-58:15).
L'attractivité des établissements, en particulier ceux en difficulté, est un levier important (1:16:25-1:16:37), via des "options sport études, charme, théâtre, etc." (1:16:55-1:17:00) qui doivent bénéficier à tous les élèves (1:22:57-1:23:04).
L'importance des "cités éducatives" a été soulignée, pour faire coopérer "l'ensemble des acteurs du territoire autour des enjeux de ce qu'on peut appeler les facteurs extrascolaires de la réussite scolaire" (1:04:21-1:04:39).
Il faut "veiller à mélanger vraiment les populations y compris dans la façon dont on construit les établissement" (55:03-55:16).
La stabilité des équipes éducatives est aussi importante (1:10:36). La nécessité de renforcer le travail avec les parents et d'améliorer l'orientation des élèves est également mise en avant (1:04:39-1:05:42, 2:07:30-2:07:42)
Le rôle du privé et la nécessité d'une régulation
Le débat soulève la question du financement public de l'enseignement privé et de son rôle dans la ségrégation scolaire (1:13:31-1:13:37, 1:26:17-1:26:23).
Il est question de "contreparties" (1:16:13-1:16:19) à demander au privé qui sont financés par des fonds publics. L'argument étant qu'il faut associer les acteurs privés aux missions de service public.
Il est aussi pointé que des choix individuels sont faits par les chefs d'établissement dans le recrutement de leurs élèves, sans qu'il y ait de transparence sur les critères.
La nécessité d'une régulation et de diagnostic des établissements privés est mise en avant, et notamment la nécessité de se demander ce que les familles financent via leurs inscriptions et si cet argent est bien mis au service des missions publiques d'enseignement et de formation (2:28:42-2:29:34)
Le privé ne peut être considéré comme une "solution miracle". "L'état de séparatisme socio-scolaire n'est pas que le fait de l'enseignement privé" (1:26:35-1:26:39)
L'importance d'une approche scientifique et objective L'apport des chercheurs et du conseil scientifique a été essentiel dans les expérimentations menées (1:45:14-1:45:36).
Il faut s'appuyer sur des données et des analyses objectives pour comprendre les dynamiques en jeu et proposer des solutions adaptées. L'objectivation des paramètres (2:22:39) permet de "d'avancer" (2:22:44).
Il est important de "convier la science avec un regard objectif qui se met à la fois à l'écoute de la réalité vécue des gens et qui en même temps est capable de mettre des mots dessus" (1:45:08-1:45:19).
Points de tension et divergences
Des tensions apparaissent sur la question du privé et de sa régulation.
Des désaccords existent sur l'évaluation des politiques publiques menées et l'efficacité des expérimentations.
La question des moyens alloués aux établissements les plus en difficulté est une source de débat.
Préconisations et perspectives
Volontarisme politique : Il est nécessaire de faire preuve de volontarisme politique et d'afficher clairement l'ambition d'une école plus inclusive.
Observatoires et outils : La mise en place d'observatoires locaux et d'outils de mesure (IPS) est nécessaire pour mieux comprendre les dynamiques de ségrégation et adapter les politiques publiques.
Évaluation des politiques : Un suivi rigoureux et une évaluation des politiques mises en place sont essentiels pour en mesurer l'impact et ajuster les mesures.
Objectifs quantifiés : Il est proposé de fixer des objectifs quantitatifs de mixité sociale, que ce soit pour les établissements publics comme privés.
Territoires et expérimentations : L'importance d'une approche territoriale et des expérimentations adaptées est soulignée.
Fermeture d'établissements ghetto : La nécessité de fermer les établissements "ghetto" est abordée comme une piste pour briser les logiques de ségrégation.
Moyens et attractivité : Il est souligné la nécessité de moyens supplémentaires, en particulier dans les établissements difficiles, mais aussi dans la nécessité de développer leur attractivité.
Travail avec les familles : Il est essentiel de travailler en étroite collaboration avec les familles pour lever les obstacles à la mixité.
Dépasser les clivages idéologiques : Le débat a montré qu'il était nécessaire de dépasser les clivages idéologiques pour se concentrer sur les solutions les plus adaptées à chaque situation locale.
Agir ensemble : La mixité sociale est un enjeu qui concerne l'ensemble de la société. Il est nécessaire de mobiliser tous les acteurs : les politiques, les enseignants, les parents, et les citoyens pour une école plus juste et inclusive.
Conclusion
Le débat souligne l'urgence d'agir contre la ségrégation scolaire, qui est un frein à la construction d'une société plus juste et égalitaire. Il met en évidence la complexité du problème, l'importance d'une approche multi-factorielle et la nécessité d'un engagement politique fort pour construire une école où la mixité sociale soit une réalité.
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Résumé Ce texte retranscrit une table ronde autour de la mixité sociale et scolaire en France, organisée par le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE).
Le débat, animé par une journaliste, met en lumière le constat d'une ségrégation scolaire croissante, avec des établissements scolaires de plus en plus séparés socialement, créant un écart grandissant entre élèves favorisés et défavorisés.
Plusieurs intervenants, dont des experts et des élus locaux, débattent des causes de ce phénomène et des solutions possibles, mettant l’accent sur la nécessité d’un diagnostic précis et territorialisé, et proposant des mesures concrètes telles que la création d'observatoires de la mixité scolaire, la mise en place de politiques d'attractivité pédagogique, et l'implication des collectivités locales.
La discussion aborde aussi le rôle complexe de l'enseignement privé dans cette ségrégation et la nécessité d’une coopération entre acteurs publics et privés.
Le but est d’identifier des leviers d’action pour une école plus juste et plus inclusive, contribuant à une meilleure cohésion sociale.
Voici un résumé minuté basé sur la transcription des sources :
- 0:07-1:35 : Introduction du CESE (Conseil économique, social et environnemental) ; le CESE est présenté comme la troisième assemblée citée dans la Constitution, assurant le lien entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le CESE est composé de 175 conseillers désignés pour 5 ans, représentant divers groupes d'intérêts.
- 3:11-4:03 : Explication sur le choix des sujets étudiés au CESE : le gouvernement, le Parlement, ou le CESE lui-même peuvent initier des sujets, et les citoyens peuvent soumettre des pétitions. Le CESE est un lieu de débat avec les représentants de la société civile et les citoyens.
- 17:27-18:20 : Début de la séquence sur l'éducation, avec la présentation d'un court film sur la mixité sociale à l'école. La mixité sociale est définie comme la cohabitation de personnes de tous les horizons dans les mêmes établissements.
- 19:19-20:39 : Des participants du film soulignent l'importance de la mixité sociale pour l'ouverture au monde et la construction des individus, notamment dès la maternelle. La mixité sociale favorise la découverte de différentes cultures.
- 22:10-23:37 : Des témoignages sur l'expérience de la mixité sociale au collège et en BTS ; la mixité sociale permet d'avoir différents points de vue et de s'ouvrir à d'autres manières de fonctionner.
- 24:02-25:31 : Ouverture officielle de l'événement par le président du CESE, qui met en perspective les grands sujets de société. Il souligne le problème de la sécession scolaire et de la ségrégation dans le système éducatif.
- 25:31-28:05 : Le président du CESE mentionne un rapport sur l'état de la France qui révèle une ségrégation croissante dans divers domaines, y compris l'éducation. Il insiste sur l'urgence et la nécessité de trouver des solutions à la ségrégation scolaire.
- 28:11-29:13 : Le président de la commission éducation précise que les images du film ont été tournées dans deux lycées différents, l'un à Paris et l'autre à Saint-Denis, avec une contribution des jeunes du lycée de Saint-Denis.
- 32:09-33:21 : Il est souligné que le CESE a un avis sur la réussite scolaire, disponible dans un document intitulé "Réussite à l'École, réussite de l'École", préparé par la commission éducation. Le CESE ambitionne d'organiser une manifestation annuelle sur l'éducation.
- 33:28-35:21 : Introduction de la table ronde, animée par Héloïse Lhérété. Remerciements aux organisateurs.
- 35:21-37:51 : L'animatrice explique que la table ronde abordera l'inquiétude d'une école à deux vitesses et de la ségrégation scolaire. L'objectif est d'expliquer ce phénomène et d'y apporter des solutions.
- 37:59-40:10 : Présentation des intervenants : Youssef Souidi, docteur en économie, auteur de « Vers la sécession scolaire ? », Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Michel Blanquer, anciens ministres de l'Éducation nationale. L'animatrice souligne l'importance d'un débat constructif.
- 40:10-40:36 : L'animatrice explique le déroulement de la table ronde, avec une première partie consacrée à la question de la sécession scolaire, puis une discussion sur les expérimentations et enfin des échanges avec la salle.
- 40:36-41:34 : L'animatrice demande aux intervenants pourquoi la mixité sociale est un sujet important pour eux.
- 41:34-42:37 : Najat Vallaud-Belkacem souligne l'importance du sujet en raison des résultats de l'étude PISA, qui révèle des inégalités scolaires importantes en France. Elle insiste sur l'importance d'agir et de ne pas se résigner.
- 44:00-46:04 : Jean-Michel Blanquer partage sa conviction qu'il y a une tendance à souligner ce qui ne va pas dans le système éducatif français, et qu'il faut aussi reconnaître les réussites, y compris en matière de mixité sociale. Il note que les élèves de seconde générale sont au niveau du Japon, alors que ceux en filière professionnelle sont au niveau de Porto Rico.
- 50:08-50:28: Najat Vallaud-Belkacem souligne que la loi impose de promouvoir la mixité sociale dans les établissements publics et privés sous contrat.
- 50:28-51:44 : Youssef Souidi explique pourquoi il a choisi le terme de "sécession scolaire" pour son livre, soulignant que le fossé social entre le privé et le public se creuse. Il mentionne la complexité pour les parents de choisir entre des principes abstraits de mixité sociale et les intérêts de leurs enfants.
- 51:51-54:20: Il est souligné que la ségrégation scolaire n'est pas uniquement un problème parisien ou de banlieue, mais qu'elle existe dans toute la France, y compris dans des villes moyennes.
- 58:52-59:18 : Najat Vallaud-Belkacem souligne qu'il n'y a pas de réponse simpliste, et qu'il faut agir différemment selon les territoires.
- 1:00:27-1:01:48 : Jean-Michel Blanquer critique les reproches faits sur le coût des expérimentations, soulignant que les moyens utilisés ne peuvent pas être employés ailleurs. Il reconnaît l'intérêt des expérimentations de Najat Vallaud-Belkacem.
- 1:01:54-1:04:32 : Il est souligné que les expérimentations de Najat Vallaud-Belkacem sont très intéressantes et que celles qui ont échoué nous apprennent des choses sur l'importance de la communication avec les familles. Il distingue les facteurs externes et internes à l'Éducation nationale.
- 1:04:32-1:05:42: Il est mentionné que les cités éducatives sont une initiative pour faire coopérer les acteurs du territoire autour des enjeux extrascolaires de la réussite.
- 1:05:42-1:07:04 : Jean-Michel Blanquer aborde les facteurs internes à l'Éducation nationale, notamment le niveau des élèves. Il note que la mixité sociale n'est pas seulement un enjeu des collèges urbains, mais aussi des collèges ruraux et des écoles primaires.
- 1:07:04-1:08:20 : Il souligne que le niveau des élèves est un facteur interne important. Il mentionne le volontarisme particulier du dédoublement des classes en CP et CE1. La carte scolaire est un outil, mais avec des limites dans certains territoires ruraux.
- 1:08:20-1:10:42 : Il souligne l'importance de l'offre scolaire dans les collèges défavorisés, en proposant par exemple des classes bilangues. Il mentionne également le problème du turnover des professeurs, mais souligne que la prime de 3000 € a amélioré la situation en REP+.
- 1:10:42-1:11:33 : Il est précisé que la France est au même niveau que l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie et l'Espagne dans les études PISA et a moins baissé que ces pays lors de la crise covid.
- 1:11:44-1:12:25 : Jean-Michel Blanquer insiste sur l'importance de reconnaître les réussites et de ne pas se concentrer uniquement sur les échecs du système éducatif.
- 1:12:25-1:13:17 : Youssef Sidi est interpellé sur l'évitement de l'enseignement public vers le privé, qui est particulièrement marqué entre le CM2 et la 6e.
- 1:13:17-1:16:10 : Il souligne que la puissance publique ne devrait pas favoriser l'enseignement privé. Il remet en question la pertinence de la loi Debré qui subventionne l'enseignement privé, dans la mesure où il a changé de fonction. Il mentionne l'existence d'élèves dans un collège très défavorisé situé près d'un collège favorisé (souvent privé).
- 1:16:10-1:17:00 : Il explique que la politique d'attractivité des établissements consiste à mettre des options (sport, théâtre, etc.) dans des établissements relégués.
- 1:18:27-1:20:10 : Najat Vallaud-Belkacem souligne qu'elle n'est pas d'accord avec l'idée que la mixité sociale n'est pas un sujet urgent, et met en avant le taux de résilience des élèves de milieux défavorisés. Elle reproche à Jean-Michel Blanquer de minimiser l'urgence de la situation.
- 1:20:19-1:21:08 : Jean-Michel Blanquer réfute les accusations de manque d'intérêt pour la mixité sociale, soulignant son engagement sur ce sujet depuis 20 ans. Najat Vallaud-Belkacem répond que si l'intention de travailler sur la mixité sociale existait, elle n'a pas été mise en œuvre.
- 1:21:08-1:24:50 : Discussion sur la question de l'attractivité des établissements scolaires. Il est expliqué que des options pédagogiques attractives peuvent servir à conforter la mixité sociale mais cela ne doit pas se faire au détriment des autres élèves de l'établissement. Il est souligné que des offres pédagogiques sont parfois captées par les classes moyennes et supérieures, ce qui creuse les inégalités dans un même établissement.
- 1:25:57-1:28:05: L'animatrice souligne que la mixité sociale ne peut être décrétée depuis Paris, mais qu'elle se joue dans des contextes locaux. Najat Vallaud-Belkacem explique que la ségrégation est due à la fois aux choix des familles et au fait que le privé concurrence déloyalement le public.
- 1:28:05-1:30:34 : Elle souligne que le privé n'accueille pas autant d'enfants en situation de handicap que le public et qu'il ne prend pas en charge certaines contraintes. Elle dénonce un tapis rouge déroulé au privé.
- 1:30:34-1:32:19: Jean-Michel Blanquer regrette les propos de Najat Vallaud-Belkacem qui selon lui, ne favorisent pas un débat constructif sur les différents facteurs à améliorer. Il nie vouloir moins de mixité sociale qu'elle et souhaite qu'on regarde les mesures avec objectivité pour plus d'efficacité. Il prend l'exemple de la scolarisation obligatoire à 3 ans, qui a permis de remettre 20 000 enfants à l'école et de valoriser l'école maternelle.
- 1:35:00-1:36:54: Najat Vallaud-Belkacem souligne que les oppositions à la scolarisation à 3 ans venaient de ceux qui n'y voyaient pas une priorité. Elle reproche la suppression des classes bilangues et sections européennes en 2015 qui étaient des éléments d'attractivité.
- 1:36:54-1:43:12: Témoignage de Yasmine Bouena, adjointe à l'éducation de Bagnolet, qui explique comment sa commune a embauché une chercheuse pour étudier la question de la mixité sociale et de l'évitement scolaire. Elle insiste sur la nécessité d'aborder cette question collectivement.
- 1:43:18-1:46:13 : Discussion sur les préconisations du rapport du CESE, notamment la mise en place d'observatoires de la mixité sociale. Najat Vallaud-Belkacem souligne l'importance de la présence de chercheurs pour changer les perceptions.
- 1:46:13-1:47:57: Il est souligné que les observatoires sont essentiels pour alerter les collectivités sur les problèmes de mixité et pour objectiver la situation. Les indices de position sociale (IPS) sont un outil pour nourrir le débat.
- 1:47:57-1:49:53: Il est mentionné l'importance d'un outil informatique pour les chefs d'établissement et le manque de moyens des départements pour gérer la carte scolaire. Le manque d'enseignants et l'état des bâtiments contribuent à l'évitement.
- 1:50:01-1:51:37 : Jean-Michel Blanquer souligne l'importance d'articuler l'observatoire de la mixité sociale avec d'autres analyses. Il prend l'exemple de la scolarisation des enfants brésiliens en Guyane qui peut aller à l'encontre de la mixité sociale.
- 1:53:32-1:55:46 : Najat Vallaud-Belkacem préconise la fermeture d'établissements ghetto pour favoriser la mixité.
- 1:55:52-1:56:21 : L'animatrice conclut que plusieurs points d'accord émergent, notamment l'urgence d'agir et l'importance d'avoir des outils pour mesurer la situation.
- 1:56:21-2:03:17 : Témoignage de Madame Belloc, maire adjointe à l'Ormon, sur la cité éducative et le travail sur les temps de l'enfant et la parentalité.
- 2:03:17-2:08:06: Témoignage de Marie Bean, ambassadrice de la santé du 93 et parent d'élève, sur le besoin d'appartenance, de reconnaissance, d'identité et de sécurité.
- 2:08:06-2:09:43 : Intervention de Benjamin Modui de la Fédération Léo Lagrange, sur le rôle des espaces de mixité en dehors de l'école.
- 2:09:43-2:11:40: Intervention de Sylvane Berel, représentante de la FCPE Île-de-France, sur le suivi des secteurs multi-collèges et le manque de suivi après le départ de Najat Vallaud-Belkacem.
- 2:12:25-2:16:03 : Najat Vallaud-Belkacem souligne qu'il faut parler de mixité socio-scolaire et non seulement sociale, et qu'il faut veiller à ce que la mixité sociale impacte les pratiques pédagogiques. Elle insiste sur la nécessité de la formation continue des enseignants et sur la déconsidération des professionnels de l'éducation.
- 2:17:03-2:21:33 : Jean-Michel Blanquer est d'accord avec ce dernier point. Il souligne qu'il faut reconnaitre les réussites et faire levier dessus. Il dit que les mesures de Najat Vallaud-Belkacem ressemblent à celles qu'il a mises en place, et qu'il faut dépolitiser les sujets pour être au plus près des besoins des élèves. Il explique les raisons de la liberté donnée aux communes sur les rythmes scolaires. Il réitère l'importance d'améliorer le niveau et de faire du volontarisme dans les zones défavorisées. Il insiste aussi sur le fait que l'école de la République fait bien son travail.
- 2:21:33-2:23:04 : L'animatrice conclut en soulignant qu'il faut objectiver les paramètres et appuyer sur les leviers pour plus de mixité sociale.
- 2:23:04-2:26:36 : Intervention de Colombe Brossel, sénatrice de Paris, sur l'importance de maintenir le sujet de la mixité à l'agenda.
- 2:26:36-2:30:40 : Témoignage d'une participante qui note les améliorations dans le système éducatif en 10 ans. Elle souligne que le privé doit justifier ses frais de fonctionnement et intégrer des classes spécialisées. Elle note aussi que les IPS permettent aux élus locaux de revoir leur carte scolaire.
- 2:30:40-2:32:58 : Intervention de Malik Saidi, inspectrice d'académie, qui propose de faire évoluer les options pour favoriser la mixité, notamment des options numériques.
- 2:32:58-2:36:19 : Intervention d'un ancien lycéen sur l'importance de la mixité et sur la nécessité de ne pas opposer le privé et le public.
- 2:36:19-2:39:23: Conclusion de Youssef Sidi, qui souligne le manque d'information sur la sélection des élèves dans le privé. Il relève aussi une mixité ethnique qui émerge dans le débat et l'importance des personnels non enseignants.
- 2:39:23-2:42:20 : Conclusion de Najat Vallaud-Belkacem, qui réaffirme l'urgence de la situation, félicite les participants et souligne les points d'accord notamment sur la nécessité d'une approche différenciée selon les territoires.
- 2:42:20-2:47:12 : Conclusion de Jean-Michel Blanquer, qui insiste sur la nécessité de construire un consensus, d'avoir un diagnostic clair et d'agir en cohérence avec les spécificités de chaque territoire.
- 2:47:12-2:48:10: L'animatrice remercie les intervenants et cite leurs livres respectifs. Elle souligne aussi l'importance de la fraternité et remercie les participants.
- 2:48:10-2:53:24: Conclusion de Bernadette Groison qui remercie les participants à cette table ronde. Elle insiste sur l'importance du débat, et de l'éducation dans les enjeux de la société.
Ce résumé minuté met en évidence les principaux points abordés lors de cette discussion sur la mixité sociale et scolaire, les désaccords et les pistes de solutions.
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Pour renforcer la relation école-famille, en s'appuyant sur les éléments de cette conférence, plusieurs axes peuvent être considérés :
- Comprendre les tensions et les défis du métier d'enseignant :
La conférence souligne que les enseignants sont confrontés à une tension constante entre le travail réel et l'imaginaire.
Ils doivent arbitrer entre des logiques parfois opposées, comme la socialisation et la subjectivation, le contrôle et la confiance, les significations et le sens.
Les familles doivent être sensibilisées à ces défis pour mieux comprendre les actions et les choix des enseignants.
- Dépasser la logique de l'obéissance : La conférence montre que l'école a longtemps été basée sur une logique d'obéissance et d'affiliation.
Or, l'objectif actuel est de former des sujets autonomes et capables de discernement.
Il est donc crucial de dépasser une vision où les parents doivent se soumettre aveuglément aux décisions de l'école.
Les parents peuvent être des partenaires actifs dans l'éducation, en encourageant leurs enfants à développer leur propre jugement.
- Valoriser le compromis et la négociation :
La conférence insiste sur l'importance des compromis.
Plutôt que d'opposer des visions tranchées,
il est préférable de chercher des terrains d'entente. Les parents et les enseignants peuvent par exemple dialoguer sur les objectifs d'apprentissage, les méthodes pédagogiques, ou les attentes réciproques.
- Reconnaître la diversité des approches pédagogiques :
Il existe une diversité de conceptions chez les enseignants, ce qui peut créer de la crispation.
Les parents doivent être conscients de cette diversité et être capables de discuter avec les enseignants pour comprendre leurs choix.
Il est important que les enseignants puissent expliquer leurs démarches et justifier leurs décisions, tout en étant ouverts au dialogue.
- Co-construire le sens :
La conférence souligne qu'il ne faut pas seulement transmettre des connaissances (significations) mais aussi faire en sorte que les élèves trouvent du sens à ce qu'ils apprennent.
Cette co-construction du sens peut aussi s'appliquer à la relation école-famille.
Les parents et les enseignants peuvent ensemble identifier les besoins des enfants et trouver des moyens de les satisfaire.
- Éviter les conflits de loyauté pour l'enfant :
Les enfants peuvent se trouver en conflit de loyauté quand les valeurs de la famille et celles de l'école sont trop divergentes.
Il est donc important de chercher des cohérences entre les deux univers pour favoriser l'épanouissement de l'enfant.
- Développer la confiance par le contrôle :
La confiance et le contrôle ne sont pas opposés, mais complémentaires.
Pour que les parents fassent confiance à l'école, il faut que les enseignants soient en mesure de rendre des comptes sur leur travail.
Cela passe par une réflexion collective sur les normes et les objectifs du métier d'enseignant. La confiance se construit sur la transparence et la responsabilité.
- Ne pas surestimer le rôle de l'école :
L'école est un élément important de l'éducation, mais elle n'est pas le seul.
Il est important de ne pas surestimer son rôle et de laisser de la place aux autres acteurs (familles, société).
L'école doit être un partenaire, et non un substitut, à l'éducation familiale.
- Accepter la complexité et l'incertitude :
Le monde est complexe, et il n'y a pas de solutions simples. Il faut accepter l'incertitude et être capable de s'adapter aux situations nouvelles.
L'objectif est de mener une "enquête collective" pour progresser ensemble.
En résumé, renforcer la relation école-famille nécessite de :
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Comprendre les défis du métier d'enseignant.
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Dialoguer sur les objectifs et les méthodes d'apprentissage.
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Co-construire le sens des apprentissages.
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Reconnaître la diversité des approches et des valeurs.
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Développer la confiance par le contrôle.
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Accepter la complexité du monde actuel.
En appliquant ces principes, il est possible de construire une relation école-famille plus solide et plus efficace au service de la réussite des élèves.
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Document de Briefing :
conférence d’Olivier Maulini sur le métier d’enseignant.
Maulini analyse la tension entre le travail réel des enseignants et l’imaginaire qui le façonne, soulignant la difficulté à concilier les attentes idéales (socialisation vs. subjectivation, transmission de significations vs. recherche de sens) avec les réalités complexes du terrain.
Il explore cette tension à travers une scène de classe fictive, mettant en lumière les transactions entre enseignants et élèves concernant le sens et la reconnaissance.
Enfin, il souligne l’importance d’une réflexion collective sur ces tensions, mettant en garde contre les risques du pur idéalisme ou du pur réalisme et plaidant pour un compromis pragmatique et une renormalisation collective du métier pour restaurer la confiance.
Introduction
Ce document analyse un échange oral centré sur la profession d'enseignant, ses défis et les tensions qui la caractérisent.
L'intervenant explore le statut de l'enseignant, l'expérience des enseignants, et les dynamiques en jeu entre enseignants et élèves.
Il aborde également les enjeux de la transmission des savoirs, les compromis nécessaires, et les tensions entre des visions différentes de l'éducation.
Thèmes Principaux
Le Double Statut de l'Enseignant : Objectivation et ExpérienceL'analyse commence par une distinction entre le statut "objectivable" de l'enseignant (la manière dont l'enseignement est perçu et normalisé par la société) et son expérience personnelle (ses sentiments de reconnaissance sociale).
Il est souligné que ces deux aspects ne sont pas toujours alignés, et des tensions peuvent émerger.
Citation: "c'est le versant du statut de l'enseignant qu'on pourrait qualifier de statut objectivable c'est-à-dire il y a des travaux qui vont chercher dans la société la manière dont les enseignants l'enseignement est considéré voir normalisé à partir d'injonction qui viennent de l'extérieur et puis il y a aussi tout le pan bien entendu de l'expérience des enseignants de leur sentiments d'être reconnu ou pas socialement et ces deux choses ne sont pas hipsof factcto corrélé"
La Remise en Question de l'Enseignant et le Rôle de l'Élève
L'intervenant utilise une scène où un enseignant, après avoir reçu une critique honnête de la part d'un élève sur l'ennui en classe, se remet en question de manière excessive. L'enseignant se blame, au lieu de blamer l'élève.
L'importance de se remettre en question avant de remettre en question l'élève est soulignée. Il y a un shift dans les dynamiques de pouvoir entre élèves et enseignants.
Citation : "mes étudiants si ça fonctionne pas il faut d'abord vous remettre en question avant de remettre en question l'élève"
Le Contrat Implicite Enseignant-Élève et son Évolution
Il y a une évolution du contrat implicite entre les enseignants et les élèves.
Autrefois, l'accent était mis sur la discipline et le respect de l'autorité. L'enseignant détenait le savoir et l'élève était passif.
Aujourd'hui, les enseignants veulent que les élèves s'intéressent et participent, et un manque d'intérêt est perçu comme un échec.
Citation: "tous les enseignants veulent que les élèves s'intéressent ils veulent que les élèves participent si les élèves ne participent pas ça veut dire que c'est pas intéressant si c'est pas intéressant ça veut dire que j'ai échoué comme enseignant"
La Transaction sur le Sens et la Reconnaissance
L'analyse introduit les concepts de "transaction sur le sens" (l'élève exprime son ennui, l'enseignant doit faire face à ce manque de sens) et de "transaction sur la reconnaissance" (l'élève cherche à être reconnu pour son potentiel, pas seulement comme élève).
L'enseignant doit valider l'élève, mais aussi le jeune.
Citation: "ici il y a deux transactions principales il y a une transaction sur le sens et une autre sur la reconnaissance c'est-à-dire que la TA transaction sur le sens c'est grosso modo clus dit tu ne participes pas et l'élève dit je m'ennuie"
Les Logiques de Socialisation et de Subjectivation
Deux logiques sont opposées : la socialisation (transmission des connaissances statutaires) et la subjectivation (reconnaissance de l'individu). L'enseignant oscille entre le maintien des normes et l'ouverture à l'individualité de l'élève.
Citation: "dans une logique de de socialisation ou dans une logique de de subjectivation et bien ici on va euh mettre l'accent sur la la transmission des des connaissances telles qu'elles sont instaurées statutairement par le programme par exemple hein"
Les Compromis Opératoires
L'intervenant souligne la nécessité pour les enseignants de faire des "compromis opératoires" entre ces différentes logiques et attentes.
Il met en lumière la différence d'état d'esprit entre les enseignants suisses et français, les premiers étant fiers des compromis qu'ils font, tandis que les seconds peuvent se sentir tiraillés.
Citation: "la grande différence entre le cor-enseignant l'État par exemple d'esprit du cor-enseignant en Suisse et l'état d'esprit du corp-enseignant en France c'est que quand les enseignants suisses font des compromis opératoires ils sont très fiers de faire des compromis"
La Tension entre les Significations et le Sens
L'intervenant questionne la tension entre la transmission des significations (savoirs codifiés, non négociables) et la recherche de sens par les élèves. Il souligne le danger d'abandonner les significations au nom du sens et vice-versa.
Citation: "si l'élève ne trouve pas de sens à la signification ben on lui enseigne quand même la signification moi c'est comme ça que je forme les enseignants aujourd'hui parce que je trouve qu'ils sont très très fragilisés quand quand il ils ont le sentiment que quand ils sanctionnent un élève ils ont échoué"
Les Pédagogies du Contrôle et de la Confiance
L'intervenant distingue deux approches pédagogiques : le contrôle (obéissance, autorité) et la confiance (autonomie, responsabilité).
Il suggère que la confiance inclut le contrôle et que ces deux aspects ne sont pas mutuellement exclusifs.
Citation: "ici voyez la confiance ne s'oppose pas au contrôle puisque comme je disais tout à l'heure la confiance ici elle inclurait le contrôle"
Le Travail Empêché et les Enjeux de l'Imaginaire
L'intervenant introduit le concept de "travail empêché", développé par les ergonomes, pour décrire le sentiment d'impuissance que peuvent ressentir les enseignants face aux contraintes du réel et aux attentes de l'imaginaire.
L'imaginaire du métier est constitué des idéaux exprimés (discours idéalistes) et des attentes à l'œuvre (idéaux inexprimés).
Citation: "le sentiment d'empêchement il est proportionnel à aux difficultés que vous impose le réel et aux idéaux que produit votre imaginaire"
Autres Idées Clés
La fragilité des enseignants : Les enseignants sont fragilisés par les injonctions contradictoires et les changements constants des politiques éducatives.
La recherche de la validation : Les enseignants dépendent de la validation des élèves pour évaluer la qualité de leur travail, alors même que ces élèves ne sont pas toujours considérés comme des "juges crédibles".
L'importance de la compréhension et de l'empathie :
L'intervenant souligne que les enseignants doivent être à la fois compréhensibles (clairs dans leurs explications) et compréhensifs (attentifs aux besoins et aux difficultés des élèves).
Les compromis nécessaires dans l'éducation des enfants :
Les parents jouent un rôle important dans la construction de la pensée autonome des enfants. Ils doivent trouver un compromis entre laisser l'enfant se faire à l'autorité et intervenir à chaque problème.
Le rôle de la comparaison : La comparaison du travail d'enseignant et du travail dans d'autres domaines, comme la médecine ou l'entreprise, met en lumière les attentes que la société a envers le système éducatif.
Conclusion
Cette analyse révèle la complexité du métier d'enseignant, tiraillé entre des logiques et des attentes parfois contradictoires.
L'intervenant met en évidence la nécessité pour les enseignants de développer leur propre autonomie, tout en assumant leur responsabilité dans la transmission des savoirs.
La réflexion sur le "travail empêché" et la gestion de l'imaginaire du métier sont des enjeux majeurs pour la profession enseignante.
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Voici un résumé minuté de la transcription, basé sur les informations fournies :
- 0:00-2:25 : Introduction par Olivier Maulini, qui présente le thème de sa conférence : l'enseignement à l'épreuve, entre travail réel et imaginaire. Il mentionne ses travaux de recherche sur le métier d'enseignant dans les pays francophones. Il introduit également une caricature qui inverse l'échelle des valeurs entre professeur et élève, pour souligner des phénomènes qui peuvent nous interroger.
- 4:13-4:41 : L'idée d'épreuve est définie, en soulignant l'aspect négatif que cela peut avoir sur le vécu au travail, et le risque de décrochage enseignant.
- 6:18-6:43 : Introduction d'une scène de film "Un métier sérieux" pour illustrer une situation ordinaire du travail enseignant.
- 7:56-9:45 : Analyse d'une scène du film où un enseignant (Cluset) interagit avec un élève (Antoine) peu motivé. Cette scène sert de point de départ à la discussion.
- 10:24-12:34 : Suite de l'analyse de la scène. Les réactions des enseignants sont évoquées, certains prenant le parti de l'élève. L'attitude de Cluset est analysée, soulignant son ouverture à la discussion et sa volonté de comprendre l'élève.
- 12:42-14:19 : Introduction du concept de distance entre le travail réel et l'imaginaire comme source de mise à l'épreuve pour les enseignants. Les attentes des enseignants et les réalités du travail sont souvent en tension.
- 14:19-14:50 : L'hypothèse est que cette tension entre réalité et imaginaire est constitutive de l'expérience du travail enseignant. Il est nécessaire d'en prendre conscience et de travailler collectivement sur cette tension.
- 15:55-17:52 : Discussion sur le concept de "métier d'élève". On attend d'abord des élèves qu'ils se tiennent correctement et qu'ils donnent des signes extérieurs de leur présence. Les enseignants supportent de moins en moins les comportements qui indiquent un manque d'intérêt.
- 17:52-20:30 : Les enseignants évaluent la qualité de leur travail en fonction de la présence des élèves. Dans les classes les plus difficiles, la présence physique est déjà une réussite. Il y a un changement fondamental dans le contrat entre enseignant et élève.
- 20:30-24:51 : Analyse de la scène de dialogue entre Cluset et Antoine. Cluset tente de se justifier, mais c'est l'élève qui débloque la situation en disant qu'il aime lire. Cluset fait une transaction en validant l'attitude de l'élève.
- 25:40-27:41 : Deux façons de concevoir la contractualisation avec les élèves : contraindre ou chercher le dialogue. Les débats entre enseignants sur ce qu'il faut faire lire aux élèves sont aussi évoqués.
- 27:41-28:52 : Les enseignants composent entre une logique de rupture et une logique de continuité. Les enseignants suisses et français ont des approches différentes face aux compromis.
- 30:37-31:19 : L'interaction entre Cluset et Antoine est analysée sous l'angle de deux transactions : une sur le sens et une autre sur la reconnaissance.
- 32:11-32:37 : Antoine fait aussi un compromis, en montrant son désintérêt sans perturber la classe.
- 33:53-34:21 : Les élèves qui réussissent à l'école sont souvent éduqués dans une logique différente à la maison.
- 34:21-36:03 : Analyse de la transaction sur la reconnaissance. Cluset finit par valider l'intérêt de l'élève pour la lecture.
- 36:03-36:11 : Les transactions existent dans les pratiques, mais il faut questionner le rapport entre le réel et l'imaginaire.
- 36:52-37:51 : Question de l'auditoire sur la différence entre le réel et la réalité. L'intervenant remet cette question à plus tard.
- 37:51-42:10 : Présentation de deux modèles éducatifs : un modèle de socialisation (Durkheim) où les jeunes entrent dans un monde qui les précède, et un modèle de subjectivation (Touraine) où l'objectif est de former des sujets humains. La subjectivation n'est pas l'inverse de la socialisation, mais une autre forme de socialisation.
- 42:10-44:51 : Dans les familles populaires, l'accent est souvent mis sur l'affiliation et la socialisation. On attend des enfants qu'ils se comportent bien et qu'ils respectent les règles.
- 44:51-46:57 : Les enfants de profs entendent souvent une autre logique : ils sont encouragés à remettre en question et à développer leur propre jugement. La figure d'autorité, basée sur un principe d'évidence, est remise en question.
- 46:57-49:16 : Dans une logique de socialisation, l'accent est mis sur la transmission des connaissances. Dans une logique de reconnaissance, on valide ce que l'élève fait, y compris en dehors de l'école. Les didacticiens insistent sur les significations non négociables.
- 49:16-51:38 : Si l'élève ne trouve pas de sens à la signification, on lui enseigne quand même la signification. Il y a une tension entre le sens et la signification. Le conférencier prône un compromis.
- 51:38-53:49 : L'instruction civique et l'éducation à la citoyenneté sont mises en opposition. L'exigence d'attention est une attente forte pour les enseignants, mais l'expression des élèves est aussi importante. Les enseignants veulent que les élèves s'expriment, mais l'enseignement doit aussi être basé sur l'attention.
- 53:49-55:29 : Opposition entre une pédagogie du contrôle et une pédagogie de la confiance. Si on tire une logique à l'extrême, on se retrouve dans des impasses. Une pédagogie de la reproduction ou une dérive "act"..
- 55:29-57:32 : L'alternative serait une pédagogie de l'alternance, où les moments d'enseignement vertical sont compensés par des moments plus "détendus". Mais certaines pédagogies tentent d'intégrer les deux logiques.
- 57:32-59:31 : L'exemple de la dictée coopérative est donné comme exemple de pédagogie intégrant la signification et le sens. On fait entrer les élèves dans des significations, mais on leur permet aussi de s'exprimer. L'objectif est d'éviter les transactions marchandes au profit de transactions plus cognitives.
- 59:31-1:00:15 : Opposition entre la sélection scolaire classique (méritocratie) et une logique d'intégration. L'échec scolaire est plus handicapant aujourd'hui.
- 1:00:15-1:02:31 : L'intervenant souligne que l'ensemble des enjeux du métier d'enseignant sont abordés à partir de l'expérience des enseignants. Ce qui fait souffrir un enseignant, c'est ce qu'il n'arrive pas à faire. Certains enseignants trouvent génial cette remise en question permanente.
- 1:02:31-1:04:02 : Un bon professeur est à la fois compréhensible et compréhensif. Il doit être un expert de la parole, mais il doit aussi comprendre les élèves.
- 1:04:02-1:05:28 : Le débat politique sur la compréhension et l'excuse est évoqué. Les deux pôles semblent contraires mais sont inclus l'un dans l'autre (système dialogique).
- 1:05:28-1:06:08 : Certains pensent que pour s'intégrer dans un monde brutal, il faut être brutal. Certains enseignants justifient leur dureté en invoquant le réalisme.
- 1:07:31-1:09:45 : L'idéal éducatif est de former des citoyens capables de discernement. Une question est posée du point de vue d'une mère, sur la diversité des conceptions chez les enseignants, ce qui peut créer de la crispation.
- 1:09:45-1:13:56 : Il est difficile pour les élèves d'intégrer les différents éléments et de comprendre ce que l'école attend d'eux. Le projet de socialisation démocratique place la barre très haut pour les élèves. Les adultes ne sont pas d'accord entre eux sur ce qui est important. Un siècle avant, c'était les profs qui décidaient. Le rôle de l'école est devenu très complexe pour les enfants.
- 1:13:56-1:17:18 : L'importance du dialogue avec l'enfant pour qu'il devienne autonome dans son jugement sur les professeurs. Les familles qui encouragent l'autonomie ont plus de succès.
- 1:17:18-1:20:20 : Deux logiques qui peuvent être liées ou en rupture. Les pratiques sont souvent d'un côté, et les débats de l'autre. Ce tableau s'adapte à la relation école-famille.
- 1:20:20-1:22:52 : Les parents n'ont pas d'obligation d'être à l'école, contrairement aux élèves. La confiance et le contrôle ne sont pas opposés, la confiance inclut le contrôle.. Il faut se méfier de la dictature du consommateur d'école.
- 1:22:52-1:26:01 : Comment demander aux parents de faire confiance à l'école si les enseignants enseignent de manière différente ? Il y a une crise de confiance. La confiance est subordonnée au fait de rendre des comptes sur la manière de normaliser le travail. Les enseignants doivent renoncer à une partie de leur liberté pour échanger cela contre de la sécurité.
- 1:26:01-1:28:52 : La confiance est subordonnée à une forme de contrôle. La médecine rend des comptes sur sa manière de normaliser le travail. La formation des enseignants est moins claire à ce sujet, notamment par comparaison internationale.
- 1:28:52-1:33:31 : Introduction du concept d'empêchement éprouvé, développé par les ergonomes. Les travailleurs transforment le monde pour autrui. L'empêchement fait partie intégrante du travail réel. La compétence, c'est l'écart entre le prescrit et le réel.
- 1:33:31-1:37:36 : Le travail réel a deux faces : l'activité réalisée et le réel de l'activité (ce que ça fait). Ce courant de recherche s'intéresse aux pratiques ordinaires des enseignants. Les enseignants sont des torturés qui se remettent sans cesse en question.
- 1:37:36-1:40:59 : L'intervenant ajoute à ce modèle l'imaginaire du métier. Les ergonomes pensent que le travail réel est le même pour tous. Il est important d'aborder l'enseignement sous l'angle du travail. L'empêchement est constitutif du travail réel.
- 1:40:59-1:42:24 : L'empêchement n'est pas seulement conditionné par le travail réel, mais aussi par l'imaginaire du métier. Les réalités deviennent de plus en plus dures pour les enseignants, et le contrat qui leur permettait de professer est en crise.
- 1:42:24-1:45:10 : L'imaginaire du métier a deux faces : les idéaux exprimés (les discours idéalistes) et les attentes à l'œuvre (les idéaux inexprimés).
- 1:45:10-1:51:19 : Les attentes à l'œuvre sont des idéaux inexprimés, des normes implicites qui sont perçues par les acteurs. Les enseignants sont sans arrêt dans des arbitrages entre idéal et réalité. L'autonomie doit être revendiquée pour les enseignants.
- 1:51:19-1:53:55 : Le ministère est aussi concerné. La complexité du travail aujourd'hui est due à ces tensions entre idéal et réalité. L'intervenant ne donne pas de conseils, mais tente de montrer les choix qui sont devant les enseignants.
- 1:53:55-1:57:53 : Il faut se reconnaître collectivement dans cette situation complexe. La situation de la France est analysée : plus on affirme que les inégalités scolaires sont justes, plus on développe l'emprise scolaire. Les enseignants sont dans une dislocation entre le travail réel et l'imaginaire.
- 1:57:53-2:02:21 : Conclusion en sortant de la France. Il faut choisir entre le mug Greta (les jeunes ne veulent plus aller à l'école) et le mug Donald (les non-éduqués sont les meilleurs). Il faut rester fidèle à l'enquête collective pour résister à ce double procès fait à l'instruction publique.
- 2:02:21-2:15:16 : Questions et échanges avec le public. Références à des ressources supplémentaires sur l'orthographe. Reconnaissance de la complexité du métier d'enseignant.
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Voici un document de briefing détaillé, reprenant les thèmes principaux, les idées clés et des citations pertinentes des sources que vous avez fournies, le tout en français :
Document de Briefing : Analyse du Webinaire sur les Pratiques de Gestion de Crise des Directions d'Établissement Scolaire au Québec
Introduction
Ce document vise à synthétiser les points saillants du webinaire intitulé "Réfléchir aux pratiques de gestion de crise des directions d’établissement scolaire au Québec," présenté par Olivier et Anne Michel, professeurs à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
Le webinaire a exploré les résultats d'un projet de recherche sur la gestion de crise dans le contexte scolaire québécois, en particulier pendant la pandémie de COVID-19.
Contexte et Objectifs de la Recherche
- Origine du projet: La recherche a été initiée suite à la crise sanitaire de la COVID-19, qui a mis en lumière la nécessité d'étudier la gestion de crise dans le milieu scolaire.
- Financement: Le projet a été financé par l'UQAM et le réseau PERISCOPE.
- Objectif général: Identifier les pratiques de gestion de crise des directions d'établissement scolaire, les évaluer et proposer des pistes d'amélioration, notamment en matière de formation.
Déroulement : Le projet s'est déroulé en plusieurs phases : * Phase 1 : Entretiens semi-dirigés avec des directions d'établissement pour identifier les pratiques de gestion de crise pendant la pandémie. * Phase 2 : Questionnaire en ligne pour évaluer l'importance accordée à ces pratiques en contexte de crise pandémique et globale, et pour identifier les besoins en formation des directions.
Constat Principal : Un Champ de Recherche Peu Documenté
La gestion du changement est un sujet largement étudié dans le domaine de l'éducation, mais les études sur la gestion de crise restent rares, surtout dans le monde francophone.
"…si la gestion du changement est un chantier largement documenté dans le champ de l'administration et des politiques de l'éducation … la gestion des risques et des crises telles que nous la définissons demeure relativement peu documentée dans le secteur de l'éducation."
La pandémie a stimulé l'intérêt pour ce champ de recherche, mais les études restent surtout menées aux États-Unis, conséquence des évènements tels que la fusillade de Columbine.
Définition de la Crise
Caractéristiques: Un événement imprévisible, indu, comportant un danger, une menace et des effets négatifs sur le fonctionnement normal de l'organisation.
Échelle de gravité (Libère): Incident → Accident → Crise → Catastrophe. La crise se situe entre l'accident et la catastrophe.
Risques: La crise est un risque, mais il existe des risques internes et externes multiples dans le milieu scolaire (violence, problèmes de santé mentale, catastrophes naturelles, épidémies, etc.).
La Gestion de Crise
- Définition: Un processus visant à prévenir ou amoindrir les effets négatifs des crises en protégeant les organisations et les parties prenantes.
- Importance de la préparation: Agir en prévention et réagir rapidement en cas de crise.
- Défis: Gérer les enjeux pédagogiques et administratifs, former les gestionnaires, etc.
- Constat: Les gestionnaires scolaires ne sont pas toujours formés à la gestion de crise.
- "...actuellement, pas seulement au Québec, mais également ailleurs à l'international, on remarque que les gestionnaires scolaires ne sont pas formés initialement à la gestion de crise, ce qui nuit à la réaction rapide et adéquate à celle-ci."
Résultats de la Phase 1 (Étude Qualitative)
- Méthodologie: Entretiens semi-dirigés avec 12 directions et directions adjointes, analyse de contenu inductive.
8 principes de gestion de crise dégagés:
- Dégager les ressources financières et matérielles.
- Mobiliser les ressources humaines (interne et externe).
- Veiller au bien-être du personnel.
- Motiver et mobiliser le personnel.
- Trouver des solutions et prendre des décisions (déléguer).
- Encourager le leadership du personnel enseignant.
- Assurer la poursuite des activités éducatives.
- Maintenir le lien avec le personnel, les parents et les élèves.
Résultats de la Phase 2 (Étude Quantitative)
- Méthodologie: Questionnaire en ligne auprès de 78 directions d'école et gestionnaires.
- Évaluation de l'importance des principes : Les principes sont jugés importants, voire très importants en contexte de crise sanitaire et globale, mais plus encore en contexte de crise sanitaire.
- " En effet, il y a une importance plus grande qui est accordée au principe en contexte de crise sanitaire plutôt qu'en contexte de crise globale, ce qui peut s'expliquer par le fait que notre guide présente certains principes qui ont été élaborés au moyen d'entretiens visant explicitement à documenter la crise pandémique. "
- Besoins de formation : L'offre de formation initiale et continue est jugée insuffisante pour développer les compétences en gestion de crise.
- "Ce que les données nous indiquent, c'est qu'à la fois pour la formation initiale et pour la formation continue, on semble peu apprécié, peu d'accord avec le fait que la formation initiale, voir même la formation continue, permet de développer présentement les compétences en gestion de crise de nos directions."
- Profils de leadership : Identification de deux profils (autoritaire et créatif), mais pas de différence significative dans le besoin de formation.
Discussion et Recommandations
- Importance de la contextualisation : Chaque crise est spécifique, mais des principes transversaux existent.
- Insuffisance de la formation : Les directions ont besoin d'une formation spécifique à la gestion de crise.
- "Nos résultats révèlent que la formation qui est présentement offerte, qu'elle soit initiale ou continue, elle est insuffisante en fait pour développer pleinement la gestion de crise chez nos candidats. Donc, il semble avoir un certain manque de préparation pour affronter différents types de crise."
Recommandations :
*Développer des formations spécifiques (initiale et co ntinue). * Utiliser des études de cas et des scénarios de crise. * Intégrer des exemples concrets et des classifications de crise. * S'inspirer des pratiques en administration et gestion de crise d'autres secteurs. * Documenter davantage les crises vécues par les directions pour élaborer des scénarios de formation pertinents.
"L'idée serait éventuellement donc de mener des entretiens pour décrire, pour qu'on puisse recenser ces différents types de crises là, les évaluer bien sûr au regard de différents paramètres, notamment leur niveau de gravité par exemple, en venir à faire une classification, donc une typologie également des crises qui ont été vécues."
Limites de l'Étude
- Échantillon de 78 participants, donc pas représentatif de toutes les directions du Québec.
- La notion de crise est subjective et interprétable.
- Le questionnaire est fermé, ne permettant pas d'approfondir la compréhension des expériences de crise vécues.
Prochaines Étapes
- Documenter les différentes crises scolaires vécues (entretiens).
- Évaluer le niveau de gravité des crises (échelle de Libère).
- Développer une typologie de crises.
- Créer des scénarios de crise pour la formation.
Conclusion
Le webinaire a mis en évidence l'importance d'une approche structurée et documentée de la gestion de crise dans le milieu scolaire québécois.
La recherche menée par Olivier et Anne Michel révèle un besoin criant en formation des gestionnaires d'établissement, et souligne la nécessité de s'inspirer des pratiques éprouvées dans d'autres secteurs, tout en tenant compte des spécificités du contexte scolaire.
Les prochaines phases de la recherche devraient apporter des éclairages supplémentaires et contribuer à améliorer la préparation des directions d'établissement face aux crises.
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Voici un résumé des points principaux de la présentation, avec une indication du moment où ils ont été abordés:
- Introduction [0:00-2:20]
- Présentation du webinaire par Mar, directeur du CRIFPE.
- Le webinaire porte sur la gestion de crise dans les établissements scolaires au Québec.
- Présentation des conférenciers, Olivier et Anne Michel, professeurs à l'Université Laval.
- Le webinaire est enregistré et sera disponible sur le site du CRIFPE.
- Contexte et origine du projet de recherche [2:20-3:15]
- Le projet a débuté lors de la crise sanitaire de la COVID-19 en 2020.
- La fermeture des écoles et les mesures sanitaires ont mis en évidence le besoin d'étudier la gestion de crise dans le secteur de l'éducation.
- La gestion de crise comme champ de recherche [3:15-4:30]
- Les études sur la gestion du changement se concentrent surtout sur les changements planifiés.
- La gestion des risques et des crises est peu documentée dans le secteur de l'éducation, surtout en français.
- La pandémie de COVID-19 a augmenté l'intérêt pour la gestion de crise dans la recherche en éducation.
- La fusillade de Columbine a également marqué les esprits et a conduit à des recherches majoritairement américaines dans ce domaine.
- Définition de la crise et des risques [4:30-5:45]
- Une crise est un événement imprévisible, endogène, avec un potentiel d'effets négatifs qui nuit au fonctionnement normal de l'organisation.
- Une échelle de gravité permet de distinguer l'incident, la crise et la catastrophe.
- Les risques internes et externes sont multiples (violence, problèmes de santé mentale, catastrophes naturelles, etc.).
- Un plan de gestion des risques permet de diminuer les impacts potentiels d'une crise.
- Gestion de crise : Définition et enjeux [5:45-6:30]
- La gestion de crise est un processus visant à prévenir ou amoindrir les effets négatifs des crises.
- La préparation est essentielle, mais nécessite des compétences et une formation des gestionnaires scolaires.
- Il est difficile d'agir rapidement si un gestionnaire n'est pas en mesure de reconnaître une crise.
- Les gestionnaires doivent gérer les enjeux pédagogiques et administratifs.
- Les gestionnaires scolaires ne sont pas toujours formés initialement à la gestion de crise.
- Phase 1 du projet : Pratiques de gestion de crise en contexte pandémique [6:30-8:00]
- Recherche qualitative basée sur des entrevues semi-dirigées avec 12 directions d'établissement.
- Les questions portaient sur les rôles et responsabilités des acteurs scolaires et les pratiques de gestion de crise.
- Huit principes de gestion de crise ont été dégagés à partir de l'analyse des entrevues.
- Les huit principes de gestion de crise dégagés [7:45-8:45]
- Dégager les ressources financières et matérielles.
- Mobiliser pleinement les ressources humaines.
- Veiller au bien-être du personnel.
- Motiver et mobiliser le personnel.
- Trouver des solutions et prendre des décisions en faisant confiance à l'équipe.
- Encourager le leadership du personnel enseignant.
- Assurer la poursuite des activités éducatives.
- Maintenir le lien avec le personnel, les parents et les élèves.
- Phase 2 du projet : Évaluation des principes et besoins de formation [8:45-10:00]
- Questionnaire en ligne administré aux directions d'école.
- Évaluation de l'importance accordée aux 8 principes en contexte de crise pandémique et globale.
- Évaluation des besoins de formation initiale et continue en gestion de crise.
- Résultats du questionnaire : Profil des participants [10:00-11:00]
- 78 répondants, majoritairement des directions d'école et des femmes.
- La tranche d'âge principale est de 35 à 54 ans, avec une expérience variable.
- Une partie des répondants n'a vécu que la crise pandémique, et d'autres plus de cinq crises.
- Résultats : Évaluation des principes [11:00-12:00]
- Les principes sont généralement considérés comme importants, voire très importants, tant en contexte de crise sanitaire que globale.
- Le bien-être du personnel et la prise de décision sont jugés particulièrement importants.
- Une importance plus grande est accordée aux principes en contexte de crise sanitaire, car le guide a été élaboré à partir d'entrevues sur la crise pandémique.
- Résultats : Besoins de formation [12:00-13:00]
- L'offre de formation actuelle, tant initiale que continue, est jugée insuffisante pour développer les compétences en gestion de crise.
- La majorité des directions sont d'accord pour que la formation initiale et continue travaille à développer et à accompagner la gestion de crise.
- Profils de leadership en contexte de crise [13:00-14:00]
- Deux profils dégagés : le leader autoritaire (prise de décision rapide) et le leader créatif (consultation et innovation).
- La plupart des répondants se situent davantage vers le profil autoritaire.
- Pas de différence significative entre les profils de leadership et le besoin de formation.
- Discussion et limites de l'étude [14:00-15:30]
- Chaque crise est unique, mais des principes transversaux existent.
- La formation actuelle est insuffisante, d'où l'importance d'outiller les directions.
- Les limites incluent la taille de l'échantillon, la conception de la crise et l'utilisation d'un questionnaire fermé.
- Recommandations et prochaines étapes [15:30-17:30]
- Il est nécessaire de former davantage les gestionnaires en gestion de crise.
- Distinguer la formation initiale et continue et offrir des modules spécifiques par type de crise.
- Documenter les différentes crises scolaires vécues pour identifier les actions et les habiletés nécessaires.
- Développer des scénarios de crise pour les formations.
- Appel à participation pour partager des expériences de crise.
- Collaboration avec des experts pour classifier les crises selon une échelle de gravité.
- Questions et réponses [17:30-28:45]
- Discussion sur les classes d'âge, les étonnements des chercheurs et les réactions des directions.
- Les participants se demandaient s'il existe une marge de manoeuvre pour les directions ou si des directives claires devraient être mises en place.
- Discussion sur la formation souhaitée, la pertinence des études de cas, et la possibilité d'évaluer la compétence en gestion de crise.
- Les mesures sont principalement auto rapportées par les directions.
- Les biais de désirabilité ont été pris en compte dans la recherche.
- La triangulation des données, à l'aide des témoignages des enseignants, est une piste possible.
Ce résumé minuté couvre les points principaux de la présentation, en mettant en évidence les objectifs, les méthodes, les résultats et les recommandations des recherches présentées.
- Introduction [0:00-2:20]
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colloque universitaire à La Réunion, axé sur le thème « Interroger les marges en éducation et en formation ».
Le colloque, quatrième édition des Journées de la recherche en éducation, réunit des chercheurs et praticiens de divers territoires ultramarins et métropolitains, pour explorer la diversité des contextes éducatifs et les inégalités.
Les intervenants soulignent l’importance de considérer les spécificités locales (plurilinguisme, contexte socio-économique), de dépasser une vision centralisée de l'éducation, et de valoriser les expériences des territoires ultramarins souvent perçus comme marginaux.
L'objectif est de favoriser des échanges collaboratifs et interdisciplinaires pour améliorer l’équité et l'inclusion dans le système éducatif.
Voici un résumé des points principaux abordés dans le discours d'ouverture du colloque, basé sur la transcription fournie:
- Remerciements et Bienvenue
- L'administratrice provisoire de l'INSPE de la Réunion remercie les partenaires, les laboratoires de recherche (ICAR et DIR), les membres du réseau R-LASS, les comités d'organisation et scientifiques.
- Des remerciements sont adressés aux co-organisateurs, Séverine Ferrié et Pierre-Éric Fagol.
- Le colloque accueille des chercheurs et praticiens de divers horizons géographiques.
- Contexte et Objectifs du Colloque
- Le colloque s'inscrit dans la continuité des journées de recherche en éducation organisées en Polynésie française.
- Le thème central est l'interrogation des marges en éducation et en formation, en considérant la diversité et les spécificités des lieux, espaces et groupes sociaux.
- Les participants examineront la contextualisation et l'adaptation des programmes, les commandes institutionnelles, les ressources pour enseigner, les représentations, les pratiques, et les relations famille-école.
- Réseau R-LASS
- Le réseau de recherche interdisciplinaire sur les interactions entre culture, langue et apprentissage scolaire (R-LASS) a été créé en 2022 pour encourager la recherche collaborative et revaloriser les pratiques éducatives locales.
- Le réseau vise à briser l'isolement des chercheurs des territoires ultramarins.
- Intervention du Recteur
- Le recteur souligne l'importance de l'INSPE dans la stratégie académique et le potentiel de l'Université de la Réunion.
- Il met en évidence que l'université est la première université ultramarine en nombre d'étudiants et d'enseignants-chercheurs.
- Il soutient l'idée que les marges sont des lieux d'innovation et de richesse.
- Le recteur insiste sur la nécessité de considérer les territoires ultramarins non pas comme des marges intellectuelles mais comme des sources de richesse.
- La situation socio-économique de la Réunion est abordée avec des chiffres sur la pauvreté, le chômage et les familles monoparentales, soulignant leur impact sur le système éducatif.
- Il note une surreprésentation des établissements en zones prioritaires et de la voie professionnelle, et évoque les grossesses précoces comme un enjeu majeur.
- Il mentionne l'augmentation d'élèves venant de Mayotte et l'importance de scolariser tous les enfants, sans discrimination.
- L'objectif du colloque est de mettre en commun les forces des différents territoires et de créer un espace de confiance.
- Il souligne l'importance de l'équité pour la réussite de tous les élèves, avec l'adaptation des pratiques pédagogiques, la prise en compte du plurilinguisme et de la diversité culturelle.
- Le recteur met en avant la nécessité de valoriser le créole à l'école.
- Il insiste sur l'importance de la coopération entre les acteurs de l'éducation.
- Il met en avant une approche collaborative et interdisciplinaire, en se concentrant sur les réalités vécues dans les territoires.
- Les marges sont vues comme des sources d'innovation, et le colloque doit permettre de repenser les modèles éducatifs.
- Le recteur rappelle l'objectif commun : l'égalité des chances pour tous les élèves.
- Intervention du Président du Conseil Académique
- Le président du conseil académique souligne l'importance des notions de marge, de frontières disciplinaires et géographiques, pertinentes pour la géographie.
- Il remercie les organisateurs et les participants, notamment ceux venant de loin.
- Il souligne l'importance des échanges pour l'écosystème de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR).
- Il rappelle l'intérêt du colloque sur les thématiques d'égalité des chances, du bilinguisme apaisé et du plurilinguisme.
- Il insiste sur le fait que les territoires ultramarins sont au cœur de la stratégie française indo-pacifique.
- Il rappelle que l'innovation naît aux interfaces disciplinaires.
- Il constate que les sciences humaines et sociales (SHS) sont moins soutenues par l'État malgré leur importance.
- Il souligne une prise de conscience de l'importance de la recherche dans les outremers.
- Il mentionne la création de consortias de recherche, avec les universités ultramarines comme chefs de file.
- Il met en avant la nécessité pour les grands organismes de travailler ensemble et avec les territoires.
- Il reconnait que les situations éducatives sont plurielles dans les outremers, mais qu'il y a des points communs.
- Intervention de la Directrice du Laboratoire de recherche DIR
- La directrice du laboratoire DIR présente son centre de recherche en soulignant qu'il signifie déplacement, identité, regard, écriture.
- Elle met en valeur le fait de venir de la marge comme une richesse.
- Elle souligne le développement des recherches en éducation au niveau supérieur.
- L'axe 2 du laboratoire, "identité en contexte pluriel", est au cœur de la recherche.
- Elle soutient que la périphérie peut jouer un rôle de modélisation pour les centres.
- Elle mentionne que ce colloque s'intègre dans la stratégie régionale de recherche sur les sociétés inclusives et la vulnérabilité des publics des régions ultramarines.
- Intervention de la Directrice Adjointe du Laboratoire ICAR
- La directrice adjointe du laboratoire ICAR souligne que le colloque s'inscrit dans les priorités du laboratoire en termes de partenariat.
- Elle présente l'ICAR, un institut de recherche en éducation, et ses axes de travail sur les différences, les inégalités et la vulnérabilité.
- Elle met en avant l'importance de ce colloque pour alimenter les réflexions et les projets du laboratoire.
- Intervention de la Co-organisatrice du Colloque
- La co-organisatrice remercie les intervenants, les participants, les institutions et les collaborateurs.
- Elle souligne l'importance des échanges entre les laboratoires et les acteurs de terrain.
- Elle insiste sur la valorisation des pratiques éducatives tenant compte des contextes locaux et de la diversité des territoires.
- Elle souligne que le décentrement du regard permet d'interroger les normes et le centre.
En résumé, ce colloque vise à explorer les marges en éducation, en se basant sur les expériences et les contextes des territoires ultramarins, en particulier la Réunion.
Il favorise la collaboration, l'innovation et une approche critique des pratiques éducatives afin de promouvoir l'égalité des chances pour tous.
- Remerciements et Bienvenue
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Voici un sommaire minuté de la présentation de Marie Jacobs, basé sur la transcription fournie :
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0:00-0:37 ** Introduction par Rola Kobisi, qui présente Marie Jacobs, professeure associée à la Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP Vaud), et le sujet de sa conférence : le nouveau référentiel de l'inclusion scolaire et ses enjeux en termes de développement des compétences psychosociales** des élèves.
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0:38-1:39 Rola Kobisi détaille le parcours de Marie Jacobs, notamment sa thèse sur la construction identitaire des élèves face à la différence.
Ses recherches actuelles portent sur le * développement des compétences professionnelles des enseignants, l * 'influence des cadres scolaires sur les relations entre pairs, et la * collaboration entre professionnels pour aider les élèves en difficulté.
La présentation durera environ 30 à 40 minutes, suivie d'une période de questions.
- 1:40-2:29 Marie Jacobs remercie Rola et introduit son sujet en précisant qu'il ne s'agit pas forcément d'un nouveau référentiel, l'inclusion scolaire étant un sujet discuté depuis 15 ans.
Elle annonce le plan de sa présentation en quatre parties : problématique, méthodologie, aperçu des données, et discussion.
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2:30-3:27 Marie Jacobs introduit la problématique de la conférence, centrée sur le développement des compétences psychosociales (CPS) et leurs enjeux pour l'inclusion scolaire.
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3:28-4:12 Elle définit les CPS comme un ensemble d'habiletés permettant à l'individu de coordonner ses ressources cognitives, affectives et comportementales pour atteindre ses objectifs.
Elle souligne que les CPS sont en évolution et impliquent un rapport à soi et aux autres dans un contexte donné.
- 4:13-5:11 Elle précise que les élèves n'ont pas tous la même capacité à identifier les éléments pertinents d'un contexte pour mobiliser leurs CPS.
Les CPS se déclinent en cinq ou dix compétences, fonctionnant en duo, selon l'OMS.
- 5:12-6:29 Elle présente des travaux de recherche sur le lien entre le développement des CPS et la réduction des inégalités scolaires, notamment en psychologie du développement et en sociologie de l'éducation.
Les CPS sont considérées comme des compétences transversales, des savoir-faire et des savoir-être.
- 6:30-7:52 Ces compétences sont liées à l'habitus de Bourdieu et peuvent être une cause d'inégalités scolaires.
Les enfants de milieux favorisés les acquièrent souvent avant l'école.
Elle mentionne également les travaux de M. Caco sur les stratégies des élèves pour demander de l'aide, qui varient selon le milieu social.
- 7:53-9:12 Elle cite des recherches en psychologie du développement et sociale qui montrent les effets des CPS sur le bien-être et la réussite éducative.
Le développement des CPS a un effet sur les relations entre pairs et le sentiment d'appartenance à l'école.
- 9:13-10:38 Elle évoque les programmes d'apprentissage socio-émotionnel (SEL) qui montrent l'impact des CPS sur l'
- amélioration des comportements sociaux, la
- réduction des problèmes de conduite, et l'
- amélioration des résultats scolaires.
Le développement des CPS favorise des relations positives entre élèves.
- 10:39-12:35 Elle souligne que le développement des CPS a un impact significatif sur la conscience de soi et des autres, et mentionne une revue de littérature montrant le lien entre bien-être individuel et collectif.
Elle présente ensuite l'enquête qualitative qu'elle a menée dans des classes primaires.
- 12:36-14:29 Elle décrit le contexte de l'enquête : des ateliers d'expression créatrice menés par des professionnels non enseignants.
L'objectif était d'accompagner la transition entre la 6e et la 7e primaire, de renforcer la cohésion du groupe et de favoriser la collaboration.
Le projet visait à mettre l'accent sur les ressources positives du groupe.
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14:30-15:11 La question de recherche était : en quoi ces ateliers d'expression créatrice constituent une occasion pour les élèves d'acquérir de nouvelles stratégies ou de renforcer leurs CPS pour dépasser des tensions vécues entre pairs ?.
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15:12-15:37 Elle détaille la récolte des données, l'organisation du projet, et les outils de récolte.
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15:38-16:38 Le projet a suivi 5 classes de 7e année, avec 6 ateliers organisés toutes les deux semaines.
Les activités proposées aux élèves ont évolué de l'individuel au collectif.
- 16:39-17:53 Description des activités créatrices :
- mise en place d'un référentiel commun,
- modelage de personnages,
- construction de maisons en sous-groupes, et
- construction du village de la classe.
Chaque séance était organisée en trois temps : accueil, création, et réflexivité.
- 17:54-19:32 L'enquête est de nature ethnographique, croisant différents types de données : observations des ateliers, rencontres avec les animatrices, entretiens avec les enseignants.
Les observations visaient à décrire comment les élèves s'ajustent aux contraintes de l'atelier.
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19:33-20:28 Elle présente la grille d'observation utilisée, avec des dimensions telles que la disposition des places, les comportements manifestes, les interactions, les types de paroles et les tensions.
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20:29-21:52 Elle donne un aperçu des données en se concentrant sur deux axes :
- les affinités et non-affinités entre pairs, et
- la superposition des territoires de l'action pédagogique.
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21:53-27:55 Elle présente des extraits d'observation de trois classes illustrant les affinités et non-affinités entre élèves, notamment des moments critiques où des tensions émergent.
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27:56-30:00 Elle continue de présenter des extraits d'observation des trois classes avec des tensions spécifiques.
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30:01-33:37 Elle aborde le deuxième axe : la superposition des territoires de l'action pédagogique, entre l'espace de la classe et celui des ateliers, qui sont construits autour de valeurs différentes et entrent en tension.
Elle évoque des sujets tabous qui ont émergé durant les ateliers et le désaccord des enseignants vis-à-vis de la liberté d'expression dans ce contexte.
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33:38-34:00 Elle introduit les deux éléments de synthèse de sa présentation, en lien avec le développement des CPS et l'inclusion scolaire.
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34:01-36:12 Le premier élément de synthèse porte sur le développement des compétences psychosociales pour soutenir une dynamique de groupe inclusive.
Le projet permet d'agir sur la dimension affective de l'expérience scolaire et de favoriser l'expression de la diversité.
Elle interroge l'impact du projet sur les inégalités en lien avec les enjeux scolaires.
- 36:13-39:38 Le deuxième élément de synthèse porte sur la nécessité de penser des dispositifs pédagogiques alternatifs pour questionner la forme scolaire et ce qui fait obstacle à l'inclusion scolaire.
Elle remet en question * l'évaluation, * les moyens d'expression, et * les normes de comportement à l'école.
Elle explique que l'espace de l'atelier est en rupture avec les codes traditionnels, et que la démarche artistique peut être un levier de renouvellement pédagogique.
- 39:39-fin Elle conclut sa présentation, s'excuse pour le flux rapide de son discours, et remercie l'audience pour son attention.
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Voici un document de briefing détaillé basé sur la transcription que vous avez fournie, en mettant en lumière les thèmes clés et les idées importantes :
Document de Briefing : Analyse de l'Entretien avec Anaïs, Directrice-Enseignante
Introduction
Ce document résume les principaux thèmes abordés lors d'un entretien avec Anaïs, directrice-enseignante, partageant son expérience et ses stratégies pour gérer les défis de sa double fonction.
L'entretien explore la réalité souvent méconnue de ce métier et propose des pistes pour transformer les difficultés en opportunités.
Thèmes Clés et Idées Principales
La Double Casquette :
Un Défi Constant Réalité du Terrain: Anaïs souligne la complexité de jongler entre les responsabilités administratives et l'enseignement direct en classe.
Être "au four et au moulin" est une métaphore récurrente. "Être directeur, c'est un peu comme être capitaine d'un navire qui doit à la fois être à la table à carte et ramer, bref, être au four et au moulin."
Rythme Effréné: Une journée type est caractérisée par un "tunnel" de tâches successives, sans pause, nécessitant une grande agilité et capacité d'adaptation à l'inattendu.
"Voilà ma journée, elle commence là et j'ai un tunnel et j'enchaîne les tâches."
L'Inattendu : Les journées sont rarement prévisibles, avec des imprévus réguliers (ex : engin de chantier dans la cour), exigeant une capacité constante de réagir et de s'adapter.
"Il n'y a pas une journée qui a ressemblé à une autre parce que ça peut arriver en plein milieu de ta cour de récréation était un engin de chantier, c'était pas prévu."
Stratégies pour "Ne Pas Perdre la Tête"
Organisation Rigoureuse: Anaïs insiste sur l'importance de noter et d'organiser toutes les tâches.
L'utilisation d'outils spécifiques, comme des cahiers de maîtresse et de directrice, est essentielle.
"Je note tout, c’est le principe." Cloisonnement Spatial et Temporel : Séparer clairement les espaces et les moments dédiés à la pédagogie et à la direction permet de maintenir la concentration et de prioriser.
La classe est son espace sacré pour l'enseignement.
"Moi, quand je suis en classe, je suis en classe et direction après."
Savoir Dire Non: Poser des limites est crucial. Anaïs a appris à dire non aux sollicitations extérieures pendant ses temps de classe, mettant en avant que la classe est sa priorité.
"Là stop, je suis en classe, le mail, l'appel de untel, il attendra."
Anticipation: C'est le maître mot pour gérer les urgences et éviter d'être débordé. Prévoir et anticiper chaque tâche permet de mieux gérer les imprévus.
"Tout est dans l'anticipation. Ça c'est vraiment le mot clé sur le poste de directeur."
Utilisation d'outils:
Elle utilise une matrice d'Eisenhower pour hiérarchiser ses tâches, des calendriers papier et numérique, et favorise la communication par mail pour centraliser les informations.
Climat de Confiance avec l'Équipe
Écoute et Observation : Il est essentiel d'observer et d'écouter l'équipe en place avant d'initier des changements.
"On ne va pas tout changer, tout révolutionner. Déjà tout de suite, on l'oublie, on observe, on écoute, on voit les habitudes qui sont déjà en place la première année."
Explicitation des Missions: Il est important d'expliquer clairement aux collègues les raisons des demandes et les tâches de la direction, afin de fluidifier les rapports.
"Un truc que je pourrais conseiller aux personnes qui arrivent sur une direction, c'est d'expliciter beaucoup."
Flexibilité et Adaptabilité : Être ouvert aux propositions de l'équipe et adapter l'organisation aux besoins de chacun est crucial.
Autorité Fonctionnelle : Anaïs rappelle que le directeur n'est pas un chef hiérarchique mais dispose d'une autorité fonctionnelle, ce qui nécessite une communication claire et un positionnement adapté.
Entre le Marteau et l'Enclume Sentiment de Solitude : La position de lien entre l'administration et les collègues peut être isolante. Le besoin de partager avec des pairs est crucial.
"C'est bien là le moment où on se sent seul, c'est là le moment de solitude."
Éviter de Choisir entre Loyautés: Il est essentiel de ne pas se sentir obligé de choisir entre la loyauté envers la hiérarchie et l'équipe, il est possible d'alterner entre différents rôles.
"J'ai appris que je n'avais pas à choisir entre la loyauté pour mes supérieurs hiérarchiques et la loyauté envers mon équipe."
Identifier et Assumer son Style de Direction : Anaïs reconnaît être "tyrannique" dans son approche mais souligne que c'est son style de direction, il doit être clair, structuré, pour son équipe.
Relations avec les Partenaires Extérieurs
Bienveillance et Écoute : Être bienveillant et à l'écoute est essentiel, non seulement avec les familles mais aussi avec les municipalités et les associations.
"La bienveillance je dirai. Mais être bienveillant avec tous les partenaires avec qui on travaille."
Clarté dans les Limites: Savoir dire non avec bienveillance reste important.
Pédagogie : Un Pilier Central
Priorité à la Classe : Lorsque en classe, Anaïs se consacre à 100% à ses élèves, reléguant les tâches administratives après.
Positionnement Clair : Être capable de dire "stop" à la direction pour se concentrer sur la pédagogie est crucial.
Formation Idéale pour Directeurs
Module Pédagogique: Animer les projets d'école, gérer les évaluations nationales et adapter l'enseignement aux besoins des élèves.
Module Relations Publiques: Développer des compétences relationnelles et partenariales.
Module Organisationnel: Fournir des outils et des astuces pour une gestion sereine de la direction.
Conclusion
L'entretien avec Anaïs offre un aperçu précieux des défis et des stratégies pour une direction d'école efficace et équilibrée.
L'accent mis sur l'organisation, l'anticipation, la communication, et la bienveillance souligne l'importance de développer des compétences multiples pour réussir dans ce rôle exigeant.
La capacité à se positionner correctement, à la fois comme directrice et comme enseignante, est essentielle pour ne pas "perdre la tête" et pour maintenir sa passion pour l'enseignement.
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Voici un sommaire minuté basé sur la transcription fournie, mettant en évidence les points clés de la discussion entre l'intervieweur et Anaïs, directrice d'école et enseignante:
- 0:00-1:43 : Introduction et Vrai ou Faux
- Un petit jeu de vrai ou faux lance l'entretien pour aborder les idées reçues sur le rôle de directeur.
- Il est souligné que le directeur est un lien entre l'administration et le terrain, et qu'il doit savoir gérer l'administratif et l'enseignement.
- La formation actuelle ne prépare pas les directeurs à cette double casquette.
- Être directeur c'est un peu comme être capitaine d'un navire qui doit à la fois être à la table à carte et ramer.
- 1:43-2:30 : Introduction et présentation d'Anaïs
- L'intervieweur présente Anaïs, connue pour son compte "Les maîtresses en baskets".
- L'objectif est d'explorer comment gérer la double mission de directeur et enseignant.
- La discussion portera sur l'organisation, la survie et la gestion de la charge de travail.
- 2:30-5:27 : Journée type d'une directrice-enseignante
- Anaïs décrit sa journée type, qui commence tôt avec la préparation de sa classe, suivie d'un temps avec ses collègues et de la surveillance.
- Les récréations sont consacrées à la gestion administrative et aux urgences.
- Après la classe, elle gère l'étude et les tâches de direction.
- Le rythme est effréné, avec un enchaînement constant des tâches.
- Il faut être agile et ne pas avoir peur de l'inattendu.
- Les journées sont rarement prévisibles.
- 5:27-12:58 : Ne pas perdre la tête
- L'importance d'une structure stable pour gérer l'imprévu est mise en avant.
- Anaïs note tout, utilise un cahier de maîtresse et un cahier de directrice.
- Elle sépare clairement les espaces : sa classe pour la pédagogie et son bureau pour la direction.
- Quand elle est en classe, sa priorité est sa classe.
- Elle ne prend pas le téléphone en classe.
- Il faut savoir dire non et poser ses limites, notamment face aux demandes des parents ou collègues.
- La première année est la plus difficile.
- L'entraide et le partage sont importants pour ne pas se sentir seul.
- Il faut expliciter aux collègues les missions et les raisons des demandes.
- 12:58-17:35 : Climat de confiance
- Il faut être à l'écoute de son équipe et ne pas vouloir tout changer.
- Les décisions sont prises en concertation avec l'équipe.
- Un dossier enseignant est donné en début d'année avec toutes les informations clés.
- Il faut savoir moduler et ne pas rester buté sur les textes.
- Il faut savoir dire non, ce qui est difficile mais nécessaire.
- Il n'y a pas de position hiérarchique dans le primaire, mais une autorité fonctionnelle.
- Il faut savoir dire non aux collègues, aux parents et aux partenaires.
- 17:35-22:16 : Clarification des prérogatives et soutien
- Il est important de connaître ses prérogatives pour ne pas se laisser embarquer dans des tâches qui ne sont pas de son ressort.
- Les textes sont là pour aider et protéger les directeurs.
- Il faut se faire accompagner par d'autres directeurs et par les conseillers pédagogiques.
- Il est possible de différer les demandes pour mieux les traiter.
- Il est important de vérifier les informations avant de répondre.
- Les urgences vitales sont rares.
- Beaucoup d'enseignants ont une fausse idée des missions de direction.
- Il faut expliquer les missions de la direction pour que chacun comprenne son rôle.
- 22:16-27:27 : Entre le marteau et l'enclume
- Le directeur se sent seul entre les demandes de l'administration et les attentes des collègues.
- Il faut savoir faire fonctionner l'école tout en n'étant pas supérieur hiérarchique.
- Il est important d'extérioriser et de parler à d'autres directeurs.
- Il n'est pas nécessaire de choisir entre la loyauté envers son équipe et envers sa hiérarchie.
- Il faut savoir alterner les casquettes de collègue et de directrice.
- Il ne faut pas se laisser enfermer dans une image rigide.
- Il faut savoir où on se situe selon les moments.
- Le directeur est un carrefour de tous les partenaires.
- Les attentes envers le directeur varient selon les moments de l'année.
- 27:27-34:19 : Relations avec les partenaires et animation de projets
- La bienveillance est essentielle dans les relations avec tous les partenaires.
- Il faut être explicite et savoir dire non avec bienveillance.
- Chacun doit trouver son propre style de direction.
- Le style de direction peut être perçu différemment selon le genre et l'âge.
- Il faut établir un cadre clair, comme on le fait avec les élèves.
- Les collègues peuvent percevoir un style comme tyrannique, mais pour leur bien.
- L'anticipation est nécessaire pour que les élèves ne pâtissent pas de la charge de direction.
- 34:19-42:15 : Anticiper et outils
- Il faut un calendrier de direction avec les rendez-vous de l'année.
- Les outils principaux sont le cahier de direction et le téléphone.
- Utilisation de la matrice d'Eisenhower pour hiérarchiser les tâches.
- Il faut anticiper les échéances et les demandes des collègues.
- Il est important de se donner des délais pour ne pas être en retard.
- Les rappels par mail sont efficaces.
- Il faut centraliser les informations.
- Il est important d'être clair avec son équipe sur son fonctionnement.
- Les collègues sont invités à rappeler les tâches à faire.
- Le jeu peut être un outil pour motiver les collègues, par exemple avec les cahiers d'appel.
- Il faut s'adapter à son équipe.
- 42:15-50:25 : Pédagogue avant tout
- Quand on est en classe, il faut rester en classe.
- Il faut savoir dire stop à la direction pour être pédagogiquement présent.
- Il faut savoir se positionner au bon endroit.
- Un déclencheur a été le fait de ne plus aimer comment Anaïs enseignait.
- Il a fallu couper avec la direction pour retrouver le plaisir d'enseigner.
- Il faut prendre le temps de répondre aux demandes.
- On a le droit de ne pas être là, l'école continue de fonctionner.
- Il faut se mettre des limites pour préserver sa santé mentale.
- Il est important de pouvoir différer les choses.
- L'organisation et les outils permettent de gérer le flux d'informations.
- 50:25-53:05 : Formation idéale pour les directeurs
- Il faudrait un module sur les compétences pédagogiques et l'animation des projets d'école.
- Un module sur les relations publiques et partenariales.
- Un module sur l'organisation et les outils pour être serein.
- Les trois piliers sont l'animation de l'équipe, les relations extérieures et l'organisation.
Ce sommaire détaillé met en évidence les défis et les stratégies d'une directrice-enseignante, ainsi que les compétences clés nécessaires pour exercer ce rôle.
- 0:00-1:43 : Introduction et Vrai ou Faux
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Résumé de la vidéo [00:00:06][^1^][1] - [00:24:15][^2^][2]:
Cette vidéo présente la 8ème Journée Départementale de la Parentalité à Agde en 2022, avec une conférence d'Isabelle Roskam. Elle aborde le burn-out parental et les défis de la parentalité au 21e siècle, en mettant l'accent sur les pressions sociétales et les attentes envers les parents.
Points forts: + [00:00:06][^3^][3] Introduction d'Isabelle Roskam * Présentation de son parcours professionnel * Expérience en psychologie du développement et recherche sur le burn-out parental * Auteur d'ouvrages sur la parentalité + [00:01:47][^4^][4] La parentalité et les émotions positives * La perception culturelle de la parentalité associée au bonheur * Les défis et le stress liés à l'éducation des enfants * La difficulté d'exprimer les aspects négatifs de la parentalité + [00:07:05][^5^][5] Parentalité comme un travail exigeant * Comparaison de la parentalité à un emploi sans possibilité de démission * L'évolution des rôles de genre et les défis de la coparentalité * L'impact des valeurs individualistes sur la parentalité + [00:10:38][^6^][6] Changements sociétaux affectant la parentalité * L'influence de la contraception et le concept de l'enfant choisi * L'évolution du statut de l'enfant et les droits de l'enfant * Les responsabilités parentales décrites dans la Convention internationale des droits de l'enfant + [00:16:57][^7^][7] Développement des sciences psychologiques et éducation * Pression sur les parents à travers les médias et les professionnels * L'importance de l'engagement parental et les recommandations sur la bonne parentalité * La nouvelle pression historique sur les parents et leurs responsabilités + [00:19:02][^8^][8] Le glissement vers le burn-out parental * La différence entre la pression sociétale et le burn-out parental * Description du burn-out parental et ses symptômes * L'importance de l'investissement parental et le contraste avec le burn-out Résumé de la vidéo [00:24:17][^1^][1] - [00:44:58][^2^][2]:
La conférence aborde le burn-out parental, ses symptômes, ses causes et ses conséquences sur les parents et les enfants. Elle souligne l'importance de l'équilibre entre les stresseurs et les ressources disponibles pour les parents, et propose des solutions pour prévenir et traiter le burn-out parental.
Points forts: + [00:24:17][^3^][3] Symptômes du burn-out parental * Témoignage d'une mère épuisée par les demandes constantes de ses enfants * Différenciation entre burn-out parental et dépression + [00:26:39][^4^][4] Causes du stress parental * Impact du stress sur la santé physique des parents * Comparaison des niveaux de cortisol chez les parents en burn-out et d'autres groupes stressés + [00:30:00][^5^][5] Prévalence du burn-out parental * Statistiques montrant une prévalence élevée dans les pays occidentaux * Discussion sur l'importance de s'occuper du burn-out parental comme un problème de santé publique + [00:38:01][^6^][6] Conséquences et traitement * Effets néfastes sur la santé des parents et le bien-être des enfants * Approches de prévention et de traitement efficaces pour réduire le stress parental Résumé de la vidéo [00:45:00][^1^][1] - [01:06:42][^2^][2]:
La conférence d'Isabelle Roskam aborde les défis de la parentalité moderne, contrastant avec les pratiques des années 80. Elle souligne la pression sur les parents pour répondre aux besoins académiques, émotionnels, nutritionnels et sociaux des enfants, tout en évitant la surstimulation et en favorisant une alimentation saine. Roskam discute de l'isolement croissant des parents dans une société individualiste et plaide pour un retour à la solidarité communautaire, rappelant le proverbe africain selon lequel il faut tout un village pour élever un enfant.
Points forts: + [00:45:00][^3^][3] Contraste entre la parentalité en 1982 et 2019 * Pression pour répondre à tous les besoins des enfants * Différences dans les attentes et les pratiques éducatives * Humour pour souligner les changements sociétaux + [00:46:25][^4^][4] Parentalité solitaire dans la société moderne * Individualisme et réticence à demander de l'aide * Importance de partager les responsabilités parentales * Nécessité de soutien communautaire et informel + [00:50:11][^5^][5] Réflexion sur les sociétés collectivistes * Comparaison avec les modèles éducatifs où l'enfant est élevé par la communauté * Discussion sur l'adaptation des sociétés occidentales à ces modèles * Soutien formel et informel et leur impact sur la parentalité + [00:59:31][^6^][6] Équilibre personnel et parentalité * Gestion du stress parental et importance de maintenir une identité diversifiée * Rôle du travail et de la carrière dans la prévention de l'épuisement parental * Influence du nombre d'enfants et de la dynamique familiale sur le bien-être parental
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Résumé de la vidéo [00:00:06][^1^][1] - [00:24:15][^2^][2]:
Cette vidéo présente la 8ème Journée Départementale de la Parentalité à Agde en 2022, avec une conférence d'Isabelle Roskam. Elle aborde le burn-out parental et les défis de la parentalité au 21e siècle, en mettant l'accent sur les pressions sociétales et les attentes envers les parents.
Points forts: + [00:00:06][^3^][3] Introduction d'Isabelle Roskam * Présentation de son parcours professionnel * Expérience en psychologie du développement et recherche sur le burn-out parental * Auteur d'ouvrages sur la parentalité + [00:01:47][^4^][4] La parentalité et les émotions positives * La perception culturelle de la parentalité associée au bonheur * Les défis et le stress liés à l'éducation des enfants * La difficulté d'exprimer les aspects négatifs de la parentalité + [00:07:05][^5^][5] Parentalité comme un travail exigeant * Comparaison de la parentalité à un emploi sans possibilité de démission * L'évolution des rôles de genre et les défis de la coparentalité * L'impact des valeurs individualistes sur la parentalité + [00:10:38][^6^][6] Changements sociétaux affectant la parentalité * L'influence de la contraception et le concept de l'enfant choisi * L'évolution du statut de l'enfant et les droits de l'enfant * Les responsabilités parentales décrites dans la Convention internationale des droits de l'enfant + [00:16:57][^7^][7] Développement des sciences psychologiques et éducation * Pression sur les parents à travers les médias et les professionnels * L'importance de l'engagement parental et les recommandations sur la bonne parentalité * La nouvelle pression historique sur les parents et leurs responsabilités + [00:19:02][^8^][8] Le glissement vers le burn-out parental * La différence entre la pression sociétale et le burn-out parental * Description du burn-out parental et ses symptômes * L'importance de l'investissement parental et le contraste avec le burn-out Résumé de la vidéo [00:24:17][^1^][1] - [00:44:58][^2^][2]:
La conférence aborde le burn-out parental, ses symptômes, ses causes et ses conséquences sur les parents et les enfants. Elle souligne l'importance de l'équilibre entre les stresseurs et les ressources disponibles pour les parents, et propose des solutions pour prévenir et traiter le burn-out parental.
Points forts: + [00:24:17][^3^][3] Symptômes du burn-out parental * Témoignage d'une mère épuisée par les demandes constantes de ses enfants * Différenciation entre burn-out parental et dépression + [00:26:39][^4^][4] Causes du stress parental * Impact du stress sur la santé physique des parents * Comparaison des niveaux de cortisol chez les parents en burn-out et d'autres groupes stressés + [00:30:00][^5^][5] Prévalence du burn-out parental * Statistiques montrant une prévalence élevée dans les pays occidentaux * Discussion sur l'importance de s'occuper du burn-out parental comme un problème de santé publique + [00:38:01][^6^][6] Conséquences et traitement * Effets néfastes sur la santé des parents et le bien-être des enfants * Approches de prévention et de traitement efficaces pour réduire le stress parental Résumé de la vidéo [00:45:00][^1^][1] - [01:06:42][^2^][2]:
La conférence d'Isabelle Roskam aborde les défis de la parentalité moderne, contrastant avec les pratiques des années 80. Elle souligne la pression sur les parents pour répondre aux besoins académiques, émotionnels, nutritionnels et sociaux des enfants, tout en évitant la surstimulation et en favorisant une alimentation saine. Roskam discute de l'isolement croissant des parents dans une société individualiste et plaide pour un retour à la solidarité communautaire, rappelant le proverbe africain selon lequel il faut tout un village pour élever un enfant.
Points forts: + [00:45:00][^3^][3] Contraste entre la parentalité en 1982 et 2019 * Pression pour répondre à tous les besoins des enfants * Différences dans les attentes et les pratiques éducatives * Humour pour souligner les changements sociétaux + [00:46:25][^4^][4] Parentalité solitaire dans la société moderne * Individualisme et réticence à demander de l'aide * Importance de partager les responsabilités parentales * Nécessité de soutien communautaire et informel + [00:50:11][^5^][5] Réflexion sur les sociétés collectivistes * Comparaison avec les modèles éducatifs où l'enfant est élevé par la communauté * Discussion sur l'adaptation des sociétés occidentales à ces modèles * Soutien formel et informel et leur impact sur la parentalité + [00:59:31][^6^][6] Équilibre personnel et parentalité * Gestion du stress parental et importance de maintenir une identité diversifiée * Rôle du travail et de la carrière dans la prévention de l'épuisement parental * Influence du nombre d'enfants et de la dynamique familiale sur le bien-être parental
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Voici un document de synthèse détaillé, reprenant les thèmes principaux et les idées clés de l'intervention d'Alain Depaulis, en incluant des citations et en français :
BRIEFING DOCUMENT : Analyse de la conférence "Comment penser (l')ensemble ?" d'Alain Depaulis
Source : Université Populaire Edgar Morin pour la Métamorphose - S01E05, 25 janvier 2025, Toulouse.
Intervenant : Alain Depaulis, Chercheur indépendant, psychothérapeute et psychanalyste, membre de l'école freudienne et du CIRET. Auteur de "Le complexe de Médée" et co-auteur de "Travailler ensemble, un défi pour le médico-social", "Complexité et altérité" et "L’agir pluridisciplinaire, Éthique et réflexivité".
Introduction
La conférence d'Alain Depaulis explore la question complexe du travail collectif et de la pensée conjointe, à travers le prisme de son expérience de terrain et de son engagement dans le champ médico-social.
L'objectif est de dépasser les cloisonnements disciplinaires pour atteindre une compréhension plus holistique des situations et favoriser le "mieux vivre ensemble". Depaulis s'appuie sur une analyse des obstacles au travail collectif pour proposer des pistes de réflexion et des outils concrets.
L'intervention est enrichie d'une analogie avec le processus de pacification en Afrique du Sud, mettant en lumière le rôle de la reconnaissance mutuelle, de l'éthique de la parole et de la réflexivité.
Thèmes Principaux et Idées Clés
Obstacles au travail collectif :
Hétérogénéité des positionnements : La diversité des corps de métier (médical, psychologique, social, etc.) rend difficile la conception d'un travail collectif cohérent. Méconnaissance mutuelle :
Chaque professionnel travaille dans son "pré carré", ignorant les impératifs, méthodes et contraintes de ses partenaires.
"Chacun travaille conduit par sa mission les impératifs de sa mission dans une ignorance complète de ce que sont les impératifs de ses partenaires".
Cloisonnement des services : Manque de communication, absence d'un langage commun, ce qui nuit notamment à la place de l'usager.
Passions humaines : Tendances à la certitude, à la maîtrise, rivalités entre services et professionnels, pervertissant les capacités professionnelles.
Contraintes extérieures : Contraintes économiques imposant une logique chiffrée, discours managérial imposant des protocoles, orientations politiques incohérentes, et enfin l'usager devient un "consommateur de service" ce qui modifie la relation.
La souffrance générée : L'absence de travail en commun peut générer de la souffrance chez l'enfant, ses parents et les professionnels eux-mêmes.
Le cheminement vers une pensée conjointe : De la question "Comment mieux travailler ensemble" à "Comment penser l'ensemble" : L'analyse institutionnelle du service a évolué d'une simple question pratique à une interrogation plus profonde sur la manière de penser au-delà des différences.
La clinique du partenariat : "Pour faire de la clinique en partenariat, il s'est trouvé inévitable à un moment de faire la clinique du partenariat".
Règles simples : Afin de pallier le manque de connaissance, l'équipe à mis en place une règle toute simple : celle de la rencontre physique avec les nouveaux partenaires, où chacun présente "les personnes, les formations, les statuts, les fonctions, les missions, les méthodologies et les contraintes".
Démarche transdisciplinaire : Mettre en pratique la transdisciplinarité au quotidien, soulignant les conditions permettant d'instaurer une dynamique transversale.
Plurict : L'association a crée un processus en 7 séances pour aider les équipes à réinterroger leur fonctionnement, en intégrant un espace d'auto-réflexion pour une amélioration collective.
Outils et principes pour la pensée collective :
Six axes critiques : L'analyse institutionnelle a mené à l'identification de six axes d'analyse, mis à l'épreuve dans divers contextes :
- État des lieux
- Objectif commun
- Permettre à l'usager d'être acteur
- Reconnaissance mutuelle
- Modalités de l'échange (éthique de la parole)
- Régulation des passions humaines (éthique et réflexivité).
Diagnostic en extension : Un outil pour mettre en commun des savoirs sans les dénaturer, en partant du principe que "chacun détient une part de la réalité complexe du sujet"
Deux principes de l'échange:Ne pas débattre : "Le premier principe de l'échange n'est pas de polémiquer... mais d'ouvrir un espace qui favorise la circulation des données".
Ne pas uniformiser : "Il consiste à chercher à ne pas unifier. Nous savons que la pratique de la synthèse conduit à l'amalgame, à la confusion et à la perte de singularité."
L'analyse pluridisciplinaire : Un document écrit où chaque expert expose son point de vue, ses acquis, ses doutes, la parole étant donnée à l'usager. Ce document devient un référentiel témoin de la vie du collectif, un "bien commun" permettant de dépasser le cloisonnement des expertises.
Vision en surplomb : L'analyse pluridisciplinaire offre une vision synchronique (instantanée) et diachronique (dynamique) permettant de prendre conscience du rôle de chacun, de ses actions et de leurs interdépendances.
Réflexivité :
Omniprésence de la réflexivité : "La réflexivité est la garantie de l'éthique". Présente dans le diagnostic en extension et dans les 6 axes, elle consiste à interroger notre propre façon d'agir, et pas seulement le contenu de l'échange.
Au-delà du "praticien réflexif" : Depaulis se distingue de l'approche du "praticien réflexif" à la mode, en s'inspirant de la tradition philosophique (Husserl, Habermas) et psychanalytique (Freud). "La réflexivité dont nous recommandons dans notre travail, elle a une autre source. On la trouve en particulier chez Husserl qui introduit le mot d'autoréflexion dans la philosophie".
Autoréflexion comme interrogation critique : Il s'agit d'interroger "toutes les illusions idéologiques, tous les errements dont on est victime" en s'inspirant de la psychanalyse où "le temps de la cure est une séance d'autoréflexion".
Réflexivité et pensée complexe : "La culture réflexive est, pour moi, indissociable de la pensée complexe, dans le sens où elle ne dissocie jamais l'acte de celui qui en est l'acteur dans son intime."
Réflexivité comme puissance d'agir : S'appuyant sur Paul Ricoeur, Depaulis souligne que la réflexivité permet "de recouvrer sa puissance d’agir, de penser, de sentir", puissance enfouie par les savoirs et les pratiques.
Analogie avec l'Afrique du Sud: Objectif commun malgré les divergences : De Klerk et Mandela avaient des objectifs politiques opposés, mais ils partageaient un objectif commun : sauver l'Afrique du Sud.
Reconnaissance mutuelle et dépassement de la haine : L'incarcération de Mandela lui a permis de "déposer sa haine" en apprenant la langue et la culture de ses adversaires, ainsi la reconnaissance était mutuelle.
Éthique de la parole : Lors des négociations, Mandela a affirmé sa position en accusant de Klerk de manquer de légitimité, démontrant la force d'une parole engagée.
Réflexivité : Mandela, par ses moments de distanciation et sa manière de prendre du recul, a su "se positionner au mieux par rapport à ses interlocuteurs"
Métamorphose : Malgré la complexité et les risques, l'expérience sud-africaine montre que l'aspiration à "penser ensemble" peut mener à une "métamorphose" collective.
Conclusion
La conférence d'Alain Depaulis offre une réflexion profonde sur les défis du travail collectif et la nécessité de développer une pensée conjointe.
En s'appuyant sur son expérience de terrain, il met en lumière les obstacles et les solutions possibles pour une véritable démarche transdisciplinaire.
La mise en pratique de la réflexivité, comprise non comme un outil de performance mais comme une interrogation philosophique, apparait comme la clé de voûte d'une pensée collective, qui favorise la reconnaissance de l'autre, le respect de la parole et l'acceptation des différences.
L'analogie avec le processus de pacification en Afrique du Sud illustre de manière poignante le potentiel d'une telle démarche pour une "métamorphose" collective.
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Voici un sommaire minuté basé sur la transcription de la conférence d'Alain Depaulis :
- 0:08-3:04 : Introduction par Pascal.
- Remerciements et présentation d'Alain Depaulis.
- Depaulis est un chercheur indépendant, psychothérapeute, psychanalyste, membre de l'école freudienne et du CIRET, et auteur de plusieurs ouvrages.
- Son travail est influencé par la pensée d'Edgar Morin et par une pratique interdisciplinaire, multidisciplinaire et transdisciplinaire.
- Ses ouvrages portent sur le travail en équipe, l'éthique et la réflexivité.
- 3:04-5:28 : Présentation du travail collectif.
- Le travail présenté remonte à une quarantaine d'années et a été présenté à plusieurs reprises.
- Il est issu d'un travail de terrain avec une équipe pluridisciplinaire, en partenariat avec d'autres services.
- Création d'une association nommée "plurict".
- 5:28-8:25 : Détour par l'Afrique du Sud.
- Référence au discours de Frédéric de Klerk en 1990 annonçant le début des négociations et la libération de Mandela.
- Rappel de l'histoire de l'apartheid à partir de 1948.
- Évocation de la culture africaine Ubuntu et des manifestations pacifiques.
- Nécessité d'éclaircir le processus qui a permis à l'Afrique du Sud de devenir un État démocratique multiracial.
- 8:25-11:02 : Origine du travail présenté.
- Le travail est né d'une réflexion sur la manière de mieux travailler ensemble au sein d'un service.
- Analyse institutionnelle des obstacles rencontrés et élaboration d'une "boîte à outils".
- Nécessité de soutenir l'éthique d'un collectif et d'avoir des effets de cohérence, en réponse au défi lancé par Nicolescou de penser au-delà des disciplines.
- Évolution de la question : comment mieux travailler ensemble → comment penser ensemble → comment penser l'ensemble → comment mieux vivre ensemble.
- 11:02-13:41 : Cadre de référence et difficultés.
- Le cadre est un service d'accompagnement pour enfants en situation de handicap, scolarisés en milieu ordinaire, mais souffrant de troubles variés.
- Difficulté d'obtenir un minimum de cohérence dans un panel d'intervenants aussi varié, et tentation de chacun de tirer la couverture à soi.
- L'intention plurielle d'améliorer le sort de l'enfant peut générer de la souffrance, chez l'enfant, ses parents et les professionnels.
- La société forme des professionnels compétents mais n'apprend pas à travailler ensemble.
- Volonté de faire de la clinique en partenariat et nécessité de faire la clinique du partenariat.
- 13:41-18:03 : Causes des difficultés de fonctionnement.
- Hétérogénéité des positionnements : difficultés à concevoir un travail collectif avec des corps de métier différents.
- Méconnaissance mutuelle : chacun travaille dans son pré carré, ignorant les impératifs des partenaires.
- Cloisonnement des services et manque de communication, en particulier un manque de langage commun.
- Difficulté à donner à l'usager un statut d'acteur.
- Passions humaines : tendances à la certitude, à la maîtrise, rivalités entre chefs de service.
- 18:03-19:55 : Facteurs extérieurs.
- Contrainte économique et exigences de rendre compte en termes chiffrés.
- Discours managérial imposant des référentiels et protocoles, sans tenir compte des singularités locales.
- Orientations politiques de l'État créant des incohérences.
- Évolution sociétale : l'usager devient un consommateur de service.
- 19:55-22:36 : Réponses aux difficultés.
- Reconnaissance mutuelle : importance des rencontres physiques pour se présenter et connaître les actions de chacun.
- L'investissement de temps au début permet de gagner du temps par la suite et facilite la communication en cas de problème.
- Diagnostic en extension : comment mettre en commun des savoirs différents sans les dénaturer.
- 22:36-24:52 : Analyse institutionnelle et axes d'analyse.
- L'analyse institutionnelle a permis de forger des instruments de navigation pour tenir le cap face aux turbulences.
- Identification de six axes d'analyse.
- Ces axes ont été mis à l'épreuve dans différents contextes : sanitaire, médico-social, social et judiciaire.
- La question posée est : existe-t-il un processus qui permette de soutenir l'éthique d'un collectif et qui favorise les effets de cohérence ?.
- Ce processus a été expérimenté dans divers services et a donné lieu à un ouvrage sur l'agir pluridisciplinaire.
- 24:52-29:33 : Processus proposé par Plurict.
- Le processus dure 7 mois, à raison d'une séance par mois.
- La première séance est un état des lieux du fonctionnement.
- Les six axes sont :
* Qu'avons-nous à partager ? Un objectif commun.
* Permettre à l'usager d'être acteur.
* Reconnaissance mutuelle.
* Modalités de l'échange, éthique de la parole.
* Comment réguler les passions humaines, éthique et réflexivité.
- Une septième séance invite les participants à un retour critique du processus.
- 29:33-32:35 : Enseignements du processus.
- Le processus suppose l'engagement de l'équipe et de ses membres.
- Les bénéfices : échange authentique, redécouverte du partenaire et de sa mission, apaisement de la souffrance au travail, appel à plus d'humanité.
- 32:35-40:07 : Comment penser entre, au-delà et à travers nos différences.
- Comment concevoir une démarche qui soutient l'acceptation de savoirs multiples, parfois contradictoires, sans les dénaturer.
- Deux principes :
- L'échange n'est pas un débat ou une polémique, mais un espace de circulation des données.
- Ne pas chercher à uniformiser ou unifier les points de vue.
- Inspiration du modèle du cartel de Lacan.
- Nécessité de ne pas tendre vers un accord, travail en spirale où de nouveaux éléments font évoluer le processus.
- Diagnostic en extension : outil fédérateur permettant à chacun de projeter son expertise sur un plan multidimensionnel.
- Le diagnostic en extension est l'acceptation d'un non savoir partagé, qui ouvre un espace transversal d'élaboration.
- 40:07-47:09 : Mise en œuvre du diagnostic en extension.
- Le diagnostic pluridisciplinaire est une première exposition qui peut déjà produire des effets.
- Cette saisie est portée à l'écrit dans un document nommé analyse pluridisciplinaire.
- Ce document expose l'objet de la rencontre, les différents protagonistes, les expertises, les pistes et questions.
- La parole est donnée à l'usager.
- Ce texte est un bien commun qui fait unité et lien.
- La répétition de l'opération dans le temps dynamise les points de vue, les échanges et modifie les interventions et positionnements.
- L'analyse renvoie à chacun sa pertinence et ses manques, et met en évidence les répétitions.
- Le processus ne permet pas d'échapper au réel.
- La méthode met en relief les dissonances, les contradictions et les interdépendances.
- Elle offre une vision globale sur un plan synchronique et diachronique.
- Elle permet un réajustement des actions et des membres du groupe.
- 47:09-52:00 : Principes clés et changements de position.
- Les outils permettent de penser ensemble les expertises dans leur complémentarité, antagonisme, continuité et discontinuité, en tenant compte des acteurs.
- L'intervenant fait référence aux principes dialogique, récursif et hologrammatique de Morin.
- Changement de position : le spécialiste n'est plus le centre, il met en veilleuse ses présupposés théoriques.
- Dans l'analyse transversale, chaque expertise est un élément de l'ensemble, et l'intelligibilité du problème nécessite un déplacement vers un niveau supérieur d'analyse.
- La difficulté de transmission de la démarche tient à la révolution de pensée qu'elle demande.
- 52:00-59:07 : Importance de la réflexivité.
- La démarche ne s'épanouit que dans un espace collégial et un esprit constant de distanciation.
- La cohérence polyphonique nécessite le respect des rythmes et des rites de chacun.
- L'aspiration à mieux travailler ensemble est soutendue par la reconnaissance de la différence et l'acceptation de l'altérité.
- L'omniprésence de la réflexivité dans le diagnostic en extension et les six axes.
- Le moment réflexif interroge la façon d'agir et non le contenu de l'échange.
- La réflexivité est un usage immodéré et est la signature du groupe plurict.
- La réflexivité est un mode exigeant de penser l'expérience.
- Référence à l'allégorie de Porthos.
- 59:07-1:00:18 : Réflexivité : au-delà de la pratique réflexive.
- La notion de praticien réflexif est en vogue dans les sciences de l'éducation, mais a été récupéré par le management.
- La réflexivité du groupe plurict a une autre source : la philosophie, et en particulier, Husserl et Habermas.
- L'autoréflexion est une méditation sur soi-même, une interrogation des illusions idéologiques et des erreurs.
- Référence à Edgar Morin sur la nécessité de se savoir égocentrique et ethnocentrique.
- La culture réflexive est indissociable de la pensée complexe.
- Référence à Paul Ricœur sur la réflexivité comme un mouvement de recouvrer sa puissance d'agir, penser, sentir.
- La réflexivité est une clé à la quête transdisciplinaire d'émancipation collective.
- 1:00:18-1:11:27 : Application à l'Afrique du Sud.
- Analyse du processus de pacification en Afrique du Sud sous l'angle des concepts développés précédemment.
- Discours de De Klerk en 1990 et libération de Mandela.
- Objectifs différents entre De Klerk (gagner du temps) et Mandela (État démocratique multiracial).
- Point commun : sauver l'Afrique du Sud.
- Reconnaissance de l'autre : les 27 ans de prison de Mandela où il apprend l'afrikaans.
- Mandela déplace sa haine sur les structures de l'apartheid et non sur les personnes.
- Éthique de la parole : épisode de 1992 où Mandela interpelle De Klerk lors d'une négociation.
- Réflexivité : omniprésente dans la conduite de Mandela qui prend toujours le temps de réfléchir avant de répondre.
- Mandela ménage du temps à De Klerk pour qu'il convainque son clan.
- Les points de convergence entre le processus développé et celui de Mandela : objectif commun, citoyen acteur, reconnaissance mutuelle, éthique de la discussion, réflexivité.
- L'aspiration à penser l'ensemble est réaliste.
- 1:11:27-fin : Conclusion et remerciements.
- Applaudissements et remerciements.
- 0:08-3:04 : Introduction par Pascal.
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Voici un sommaire minuté de la transcription du webinaire, basé sur les informations fournies dans la source:
- 0:00-0:08: Introduction du webinaire présentant la formation "Scénariser un enseignement hybride".
- 0:09-0:44: Détails sur la formation: dates (6 mars au 3 avril 2025), durée (8h), coût (200€) et lien vers la page de présentation.
- 0:44-1:27: Invitation à poser des questions dans le tchat (pas de prise de parole orale).
- 1:28-2:44: Présentation des experts: Xavier Moulin (expert en transformation numérique, responsable du service numérique d'accompagnement pédagogique), et Joshua Fonti (ingénieur pour l'enseignement numérique et doctorant).
- 2:45-3:28: Présentation de l'Université de Nîmes (petite université avec 6000 étudiants et 139 enseignants-chercheurs, six domaines de formation, approche pluridisciplinaire) et du service d'accompagnement des enseignants.
- 3:29-4:25: Rôle du service : accompagnement dans l'utilisation des plateformes, formation aux outils numériques, conception de supports, expérimentation de nouvelles approches pédagogiques.
- 4:26-5:32: Introduction à la formation par Joshua : centrée sur les besoins des formateurs, enseignants et ingénieurs pédagogiques, maîtrise des différentes modalités d'enseignement (présentiel, hybride, distanciel), et construction de parcours pour faciliter la création de modules.
- 5:33-6:31: Autonomie des participants et déploiement d'outils sur des plateformes pour faciliter l'apprentissage, lien entre la recherche en sciences de l'éducation et la pratique, et adaptation aux besoins et aux contextes.
- 6:32-7:06: Structure du module (8h, 4 séances de 2h), problématique de conception rapide d'un enseignement hybride adapté, et objectifs pédagogiques.
- 7:07-7:49: Objectifs pédagogiques : scénarisation d'une formation hybride, production de documents de cadrage, et création de ressources et d'activités.
- 7:50-9:29: Compétences visées : appropriation des principes de l'hybridation, scénarisation d'un parcours hybride, différenciation pédagogique, vérification de la cohérence pédagogique, et adoption d'une posture réflexive.
- 9:30-10:28: Structuration du module en huit points : introduction à l'hybridation, principe de scénarisation, alignement pédagogique, acquis d'apprentissage visés, et trois scénarios (pédagogique, évaluation, encadrement).
- 10:29-11:24: Détails sur les scénarios pédagogiques (segmentation du parcours), d'évaluation (sommative, formative, diagnostique) et d'encadrement (accompagnement des apprenants).
- 11:25-12:18: Dernier point du module : conception de ressources numériques avec des outils gratuits et déploiement sur une plateforme CMS, et accompagnement par des tuteurs experts.
- 12:19-13:06: Accompagnement personnalisé, réponses aux questions spécifiques au contexte de chacun, ouverture de la formation le 6 mars, évaluation de type essai et approche par compétences.
- 13:07-14:13: Opportunités : renforcement des compétences, développement de nouvelles connaissances, enseignement, ingénierie pédagogique, formation de formateurs et gestion de microprojets, et approche multimodale.
- 14:14-15:35: Conclusion de la présentation, rappel de la micro-certification reconnue par 19 universités, et dispositif de tutorat.
- 15:36-15:57: Questions/Réponses : le coût de la formation (200€), et non-financement par le CPF pour l'instant.
- 15:58-16:44: Délivrance d'une attestation de réussite et d'une micro-certification.
- 16:45-17:56: Explication des acronymes HAD (enseignement à distance) et OAE (situations d'apprentissage et d'évaluation).
- 17:57-18:53: Clarification sur la micro-certification : formation courte certifiant une compétence précise.
- 18:54-19:36: Durée de la formation (8h) avec possibilité d'aller plus vite, et respect du calendrier pour l'ancrage des compétences.
- 19:37-20:12: Adaptabilité de la formation aux formateurs non universitaires, et adaptation au contexte et aux objectifs.
- 20:13-21:04: Base de la formation sur la recherche scientifique dans le domaine de l'éducation, et adaptation aux différents niveaux.
- 21:05-21:23: Possibilité de poser des questions après le webinaire.
- 21:24-22:22: Profil requis : connaissances de base en enseignement, mais l'idée est de partir des bases de la scénarisation.
- 22:23-23:11: Aspects administratifs : partage des documents de présentation, enregistrement du webinaire, et modalités de paiement (carte bleue avec échéancier).
- 23:12-24:35: Explication du terme "hybride" : alternance entre présentiel et distanciel avec des outils numériques.
- 24:36-25:29: Question sur l'IA : abordée dans la production de ressources, mais le focus est sur la scénarisation.
- 25:30-26:22: Adaptation aux formateurs d'adultes dans des organismes de formation (outils applicables à différents publics).
- 26:23-27:25: Lien avec d'autres formations du consortium, et possibilité de temps synchrones et tutorat.
- 27:26-28:10: Tutorat motivationnel disponible une fois par semaine.
- 28:11-28:44: Outils numériques proposés : la trousse à outils dans le virage santé, entre autres.
- 28:45-29:34: Modalités de paiement échelonné et questions sur le paiement hors France.
- 29:35-30:04: Possibilité d'avoir un devis sur demande par mail.
- 30:05-31:21: Rappel du prix de la formation (200€), et non abord de la protection des formations créées en ligne (mais ressource de l'université de Perpignan sur le droit d'auteur).
- 31:22-32:05: Ressource sur le droit d'auteur de l'université de Perpignan.
- 32:06-32:30: Contacts pour des questions supplémentaires après le webinaire.
- 32:31-33:15: Formation plutôt générale, mais outils utilisables dans différentes spécialités, exemple d'outils pour l'enseignement des langues étrangères.
- 33:16-34:29: Calendrier de la formation : production d'exercices et de contenus chaque semaine, évaluation finale basée sur l'ensemble du parcours, dates d'inscription (11 décembre 2024 au 3 mars 2025) et de début des cours (6 mars au 3 avril 2025).
- 34:30-35:06: Lien vers le catalogue des formations de l'université de Perpignan.
- 35:07-35:33: La formation est un exemple possible à reproduire et à adapter, et partage des documents et processus utilisés.
- 35:34-36:02: Certification Qualiopi des universités.
- 36:03-37:29: Financement par un OPCO et formation accessible à tous ceux qui sont intéressés à la pédagogie, pas seulement les formateurs.
- 37:30-37:47: Formation aussi pertinente pour la formation en entreprise.
- 37:48-38:37: Demande de questions par écrit et une question de Mylène (assistante sociale).
- 38:38-39:40: Adaptation de la formation à la formation à distance et outils applicables au distanciel, mais scénarisation en mode hybride est le focus principal.
- 39:41-40:34: Pas de sessions gratuites car c'est une micro-certification professionnelle reconnue, et possibilité de financement.
- 40:35-41:45: D'autres sessions de formation sont prévues et d'autres thématiques seront abordées (IA, gestion de projet).
- 41:46-42:03: Rappel du prix de la formation (200€).
- 42:04-43:17: Comment obtenir la certification et validité pour les employeurs.
- 43:18-44:29: Précision sur H5P : version payante et version open source gratuite.
- 44:30-45:38: Utilisation progressive et expérimentation de H5P gratuit et les compétences acquises peuvent être réutilisées avec d'autres outils.
- 45:39-46:51: Conclusion du webinaire, remerciements et partage des contacts.
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Document de Briefing : Analyse du Webinaire "Scénariser un Enseignement Hybride"
Introduction
Ce document résume les principaux thèmes et informations clés présentés lors du webinaire de France Université Numérique, daté du 24 janvier 2025, concernant la micro-certification "Scénariser un enseignement hybride". Les intervenants étaient Xavier Moulin, Directeur du Service au Numérique et à l'Accompagnement Pédagogique, et Joshua Fonti, Ingénieur pour l'enseignement numérique, tous deux de l'Université de Nîmes.
1. Informations Générales sur la Formation
- Intitulé : "Scénariser un enseignement hybride"
- Dates : Du 6 mars 2025 au 3 avril 2025
- Durée : 8 heures réparties sur 4 semaines
- Tarif : 200 €
- Modalité : Formation à distance (HAD)
- Micro-certification: Reconnue par un consortium de 19 universités françaises.
- Public cible: Formateurs, enseignants, ingénieurs pédagogiques, et tous ceux intéressés par la pédagogie et la gestion de projets pédagogiques.
- Objectifs principaux:Maîtriser les différentes modalités d'enseignement (présentiel, hybride, à distance).
- Scénariser un parcours pédagogique hybride.
- Produire des documents de cadrage pertinents.
- Créer des ressources et activités numériques adaptées.
- Développer une posture réflexive sur ses pratiques.
- Structure du module (8 points) :Introduction à l'hybridation
- Principes de scénarisation pour l'enseignement hybride
- Alignement pédagogique
- Acquis d'apprentissage visés
- Scénarios pédagogiques (segmentation du parcours)
- Scénarios d'évaluation (sommative, formative, diagnostique)
- Scénarios d'encadrement (tutorat)
- Conception des ressources numériques.
- Evaluation: Type essai, basée sur la production d'un projet de scénarisation d'un parcours hybride.
- Accompagnement: Tutorat par des experts métier tout au long de la formation, réponses spécifiques aux contextes et questions individuelles.
2. Points Clés et Idées Fortes
L'importance de la scénarisation : Joshua Fonti souligne que la formation est conçue pour faciliter la construction de modules de formation, en partant des expertises des intervenants et en offrant un cadre pour gagner du temps et être plus dynamique.
"A partir de là, on a cherché à construire un parcours pour, à partir de nos expertises métiers, de notre quotidien qui pourraient vous permettre de rendre plus facile et peut être plus dynamique, de gagner du temps dans la construction de modules de formation."
Approche axée sur la recherche : Xavier Moulin insiste sur le fait que la formation est basée sur la recherche en sciences de l'éducation.
"Effectivement, la formation est adaptée à des formateurs non universitaire, mais à la différence que cette formation donne, c'est qu'elle est basée et elle a été montée sur des articles de recherche et sur la recherche scientifique dans les domaines de l'éducation."
Autonomie et transfert de compétences : La formation vise à rendre les participants autonomes et capables d'intervenir auprès de leurs pairs.
"Il s'agit aussi de devenir autonome et de pouvoir intervenir auprès de ses pairs."
Adaptation au contexte : La formation est pensée pour s'adapter aux différents contextes professionnels et besoins des participants.
"Tout ça c'est vraiment amené à répondre à vos besoins et vous permettre de de scénariser et déployer des contenus pédagogiques adaptés. Donc ça peut être adapté aux besoins des étudiants, des apprenants, mais surtout à votre contexte."
La différenciation pédagogique : L'hybridation est vue comme un moyen de proposer une différenciation pédagogique et d'améliorer l'accessibilité pour tous les apprenants.
"Une des forces d'utiliser un petit peu l'hybridation, c'est de pouvoir proposer de la différenciation pédagogique, c'est à dire des activités que tout le monde va pouvoir réaliser, autant de fois qu'il le souhaite."
Posture réflexive : Les participants sont encouragés à adopter une posture réflexive sur leurs pratiques pédagogiques, en partant d'observations concrètes pour ajuster les parcours.
"Et enfin, il y a l'idée d'adopter une posture réflexive sur ses pratiques."
3. Définitions et Concepts
Enseignement Hybride : Combinaison d'éléments de formation en présentiel et à distance, avec l'utilisation d'outils numériques. HADI : Enseignement à Distance. Ouis : Situations d'apprentissage et d'évaluation qui s'inscrivent dans une logique d'approche par compétences. Micro-certification : Certification courte qui valide une compétence précise.
4. Questions et Réponses
De nombreuses questions ont été posées, couvrant des aspects tels que :
- Coût et financement : Le coût est de 200€, non finançable par le CPF pour cette première session.
- Attestation : Délivrance d'une micro-certification et d'une attestation de réussite.
- Public visé : Formation adaptée aux formateurs universitaires et non-universitaires.
- Rythme d'apprentissage : Le parcours est pensé sur 8 heures, avec possibilité d'avancer plus vite.
- Contenu : Couvre l'hybridation, la scénarisation, l'alignement pédagogique, la création de ressources, l'évaluation, et l'encadrement.
- Outils numériques : Utilisation d'outils auteurs, notamment H5P (version open source).
- Intelligence artificielle (IA) : Abordée dans la partie production de ressources, sans en être le thème central.
- Protection des formations : Non traitée, mais note prise pour une éventuelle formation future.
- Modalités : Tutorat disponible, et possibilité de temps synchrones.
- Réutilisation : La formation est conçue comme un exemple possible à reproduire, en l'adaptant au contexte.
- Certification Qualiopi: Les formations proposées par les universités sont certifiées Qualiopi.
5. Citations Clés
Sur l'objectif de la formation : "l'idée c'est de pouvoir bien ces ressources et ces activités, l'écrit avec des outils qui sont gratuits et les implémenter sur une plateforme CMS."
Sur la cohérence pédagogique : "l'idée c'est qu'il y ait une cohérence, c'est de pouvoir faire du tissage un élément à l'autre. Donc là, je vous renvoie aux travaux, par exemple de Buchon et Tuteur."
Sur l'importance de l'accompagnement : "Nous, en tant qu'expert métier, on va pouvoir répondre à des questions qui seraient très spécifiques à votre contexte."
Sur le tutorat: "Un dispositif de tutorat qui vise à vous accompagner au gré de vos besoins et à votre soli et aux sollicitations que vous pouvez avoir pour vous accompagner quotidiennement sur des besoins méthodologiques, sur un soutien psychosocial ou cognitif, sur l'apprentissage d'un concept ou d'une action."
Sur l'approche multimodale : "...de développer la capacité de déployer une approche qu'on va caractériser de multimodale pour favoriser la différenciation pédagogique"
Conclusion
Ce webinaire a présenté de manière claire et détaillée la formation "Scénariser un enseignement hybride".
La formation est pensée pour être pratique, flexible et axée sur le développement des compétences des participants.
Elle met en avant l'importance de la scénarisation, de la cohérence pédagogique, de la différenciation et de l'adaptation au contexte, le tout dans un cadre théorique basé sur la recherche en sciences de l'éducation.
La micro certification est un atout non négligeable, reconnue par plusieurs universités.
Le dispositif de tutorat assure un suivi personnalisé pour chaque apprenant.
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La transcription d'une conférence de Gaïd Andro analyse l'évolution des programmes d'enseignement moral et civique (EMC) en France de 2015 à 2024.
Elle met en lumière les tensions entre l'approche par compétences centrée sur l'élève et une approche plus normative axée sur la cohésion nationale et la protection de la République.
L'exposé explore les difficultés rencontrées par les enseignants face à ces changements de paradigme et à la complexité de leur rôle dans un contexte social et politique incertain.
L'intervention souligne le besoin d'une approche pédagogique plus proactive, favorisant l'enquête et la recherche de savoirs, plutôt qu'une simple transmission de valeurs.
Enfin, elle propose des pistes pour une meilleure articulation entre les savoirs scolaires et les opinions des élèves, notamment par le biais de collaborations interdisciplinaires et de sorties scolaires.
Sommaire minuté
0:00 - 2:27 : Introduction
- Présentation de Gaïd Andro, historienne de la Révolution Française et enseignante.
- Objectif de la conférence : analyse réflexive et critique des enjeux de l'EMC dans une société en crise et du rôle de l'enseignant.
- Décalage entre les projets politiques annoncés et la réalité de l'apprentissage de l'engagement en classe.
- Parcours professionnel et multidisciplinarité de Gaïd Andro.
2:27 - 4:02 : Contexte historique de l'EMC (avant 2015)
- ECJS au lycée : culture civique, juridique et sociale, débats de société.
- Éducation civique au collège : approche procédurale, institutions, droits et devoirs.
4:02 - 8:49 : L'EMC de 2015 : un changement de paradigme
- Naissance de l'EMC en 2015 avec la loi de refondation de l'école.
- Réintroduction de la morale et débat sur son approche (comportementale vs intellectuelle).
- Objectif de l'EMC : articulation entre les valeurs individuelles et collectives.
- Reconnaissance du pluralisme des valeurs et inclusion républicaine.
- Approche par compétence et construction d'un parcours citoyen.
- Domaines de compétences : sensibilité, droit et règle, jugement, engagement.
8:49 - 15:10 : Difficultés de mise en œuvre de l'EMC de 2015
- Changement de pratique professionnelle important et manque de formation des enseignants.
- Contexte de crise : attentats de 2015 et crispation sur la radicalisation religieuse.
- Décalage entre le projet politique de l'EMC et l'attente sociale.
- Difficulté d'appropriation du programme par les enseignants et floutage du message politique.
15:10 - 28:26 : L'EMC sous Jean-Michel Blanquer (2018-2024)
- Réforme du lycée et nouveaux programmes d'EMC.
- Introduction d'un chapeau : respect d'autrui, valeurs de la République, culture civique.
- Recentrage sur le groupe et la cohésion nationale.
- Tension entre le primat du citoyen et le primat du régime.
- Focalisation sur les divisions internes à la société et approche comportementale.
- Contexte social : mouvement des gilets jaunes, répression du mouvement lycéen, marches pour le climat.
- Divorce entre le pilotage de l'éducation nationale et les pratiques sur le terrain.
28:26 - 36:38 : Les nouveaux programmes d'EMC (2024)
- Réarmement civique et nouveaux programmes pilotés par Pap Ndiaye, Gabriel Attal et Elisabeth Borne.
- Trois points forts : pédagogie de projet, éducation aux médias et à l'information, éducation au développement durable.
- Abandon de l'approche par cycle et par compétence, retour à une approche par programme.
- Incohérences et difficultés à penser des alternatives pédagogiques.
- Rétablir la confiance dans l'État et focalisation sur les dispositifs existants.
- L'engagement comme un patrimoine à défendre et focalisation sur la mémoire.
- Patriotisme constitutionnel et enfermement dans le présentisme.
- La question environnementale réduite à la gestion des risques.
- Evolution des projets politiques de l'EMC et force d'inertie de l'éducation nationale.
- Questionnement sur la radicalité de l'engagement.
36:38 - 1:02:11 : La posture de l'enseignant en EMC : entre neutralité et transmission des valeurs
- Difficultés des enseignants face à la neutralité professionnelle et la transmission des valeurs.
- Exemple d'une séance de formation avec des enseignants débutants et la question des opinions problématiques.
- Importance du savoir et de l'expertise de l'enseignant.
1:02:11 - 1:11:01 : Conclusion
- La citoyenneté globale comme alternative aux programmes franco-centrés.
- Importance de sortir de la classe et de se confronter à la complexité du monde.
1:11:01 - 1:16:53 : Questions et réponses
- Question sur la place de la solidarité internationale dans l'EMC.
- Question sur le rôle du professeur documentaliste dans l'accompagnement des changements pédagogiques.
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Briefing : Analyse des Enjeux de l'Enseignement Moral et Civique (EMC)
Ce document analyse une intervention de Gaïd Andro, chercheur à l'INSPÉ de Villeneuve d'Ascq, lors d'une conférence datant du 15 janvier 2025.
L'intervention s'articule autour des enjeux de l'EMC et son évolution dans un contexte socio-politique en mutation.
Thèmes principaux :
Évolution des programmes d'EMC : Analyse comparative des programmes de 2015, 2018 et 2024, mettant en lumière les changements de paradigme et les tensions inhérentes à l'enseignement des valeurs.
Neutralité de l'enseignant : Difficultés de concilier la transmission des valeurs républicaines avec la promotion de l'esprit critique et de l'émancipation des élèves.
Radicalité et engagement : Interrogation sur la place de la radicalité dans l'engagement citoyen, et la manière dont l'EMC peut appréhender les contestations de l'ordre établi.
Citoyenneté globale : Nécessité d'ouvrir l'EMC à une perspective internationale, en intégrant les enjeux globaux et en promouvant une vision humaniste de la citoyenneté.
Rôle des savoirs : Importance d'un enseignement fondé sur des savoirs historiques et philosophiques solides pour donner du sens à l'action citoyenne et permettre une réflexion critique.
Sortir de la classe : Encouragement à développer des projets concrets, impliquant les élèves dans l'espace social, pour favoriser l'apprentissage par l'expérience et la rencontre avec l'altérité.
Idées et faits importants:
Passage d'une approche par compétences (2015) à une focalisation sur la cohésion nationale (2018) puis sur la peur des problèmes globaux (2024):
L'EMC devient un outil de protection de la communauté, mettant en tension l'émancipation individuelle et l'adhésion aux valeurs préétablies.
Citation: « On voit bien que dans le passage là 2015-2018, on est un peu passé du primat du citoyen au primat du régime sur la place de l'individu et de et de la communauté. »
Difficultés rencontrées par les enseignants pour mettre en œuvre les programmes : Manque de formation, injonctions paradoxales, tensions entre neutralité et transmission des valeurs.
Citation: « On est typiquement dans l’impasse pédagogique de l’injonction paradoxale: comment est-ce qu’on peut être à la fois dans l’injonction du comportement et dans le fait de laisser le citoyen individu libre de d’émancipation critique ? »
Importance de confronter les élèves à des opinions "problématiques" : L'exemple des "gilets jaunes" est utilisé pour montrer comment transformer une opinion contestataire en opportunité d'apprentissage.
Citation: « Au lieu de dire cet élève-là je vais le prendre comme un problème et je vais le virer de ma classe, vous vous dites bah tiens c’est intéressant on va repenser le format du cours en fonction de cette opinion problématique. On prend l’opinion problématique et on en fait un apprentissage pour toute la classe. »
L'EMC doit permettre de donner de l'intelligibilité au monde : L'enseignant doit guider les élèves dans la construction de savoirs et la formulation de questions, plutôt que d'apporter des solutions préconçues.
Citation : « Ce que doit faire l’enseignant c’est de construire avec l’élève la volonté de mener cette enquête dans une logique un peu justement comme le dit Dewey, c’est de construire des enquêtes, construire des problèmes qui sont des problèmes communs et qui permettent d’éclairer un monde commun. »
Ouverture vers la citoyenneté globale : Dépasser la vision franco-centrée de l'EMC pour aborder les enjeux globaux, promouvoir les droits de l'homme et une vision humaniste de la citoyenneté.
Citation : « Penser la globalité c’est aussi sortir de ces programmes d’EMC tels que je vous les ai présentés, qui sont des programmes très franco-centrés où on est beaucoup sur la communauté nationale, sur l’idée de la cohésion, le pacte républicain et cetera. »
Multiplier les initiatives hors de la classe : Aires terrestres éducatives, projets de recherche impliquant des acteurs de la société civile, pour confronter les élèves à la réalité du monde et développer leur sens critique.
Citation : « Je crois beaucoup en cette possibilité là de l’intelligibilité collective et c’est un enseignement moral et civique ça: donner de l’intelligibilité et faire se rencontrer des gens qui ne se rencontrent pas. »
Conclusion :
L'intervention de Gaïd Andro met en lumière les tensions et les défis de l'EMC dans un contexte de mutations sociales et politiques.
La chercheuse plaide pour un enseignement qui, tout en transmettant les valeurs républicaines, favorise l'esprit critique, l'engagement citoyen et l'ouverture sur le monde.
L'apprentissage par l'expérience et la construction collective de savoirs apparaissent comme des voies prometteuses pour donner du sens à l'action citoyenne et former des citoyens éclairés et responsables.
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Briefing Doc: Les jeunes et l'engagement politique - une perspective INJEP
Sources: Exposé de Laurent Lardeux, chargé d'études et de recherche à l'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) lors d'une conférence à l'INSPÉ de Villeneuve d'Ascq, le 15 janvier 2025.
Thèmes principaux:
- Définition et dimensions de l'engagement
- Évolution du rapport des jeunes à la politique et à la démocratie
- L'engagement des jeunes dans les mouvements pour le climat
- Le rôle de la socialisation politique (famille, école) dans l'engagement
- Les facteurs déclencheurs de l'engagement des jeunes activistes
- La relation entre engagement alternatif et participation institutionnelle
Idées et faits importants:
1. Définition et dimensions de l'engagement:
Le terme "engagement" est polysémique et recouvre une variété d'approches, allant de la mobilisation ponctuelle à l'engagement libre et autonome, en passant par des formes plus conventionnelles liées à des organisations.
L'INJEP aborde l'engagement selon trois dimensions complémentaires : * L'engagement lié à un idéal et des valeurs mobilisatrices (solidarité, entraide, citoyenneté) * L'engagement lié à des dispositifs institutionnels (droits, devoirs, dispositifs de participation) * L'engagement à travers des pratiques effectives d'implication dans la vie collective.
2. Évolution du rapport des jeunes à la politique et à la démocratie:
- L'enquête européenne sur les valeurs montre une relation "plus contrariée" des jeunes à la démocratie.
- On observe un soutien déclaré important pour la démocratie, mais aussi une part significative de jeunes attirés par des régimes autoritaires (homme fort, régime militaire).
- La participation politique des jeunes se caractérise par une abstention croissante et des formes d'engagement plus protestataires.
- Citation: "cette participation plus protestataire cette abstention là c'est s'est perpétué finalement au fil des éditions de de l'enquête donc c'est pour ça que quand on dit qu'il y a un effet d'âge ... il y a plutôt un effet de génération."
- Cette évolution s'explique par un contexte de défiance accrue envers les institutions et une perception de la politique comme inefficace.
- Les jeunes sont moins sensibles aux clivages politiques traditionnels et s'engagent davantage sur des thématiques transversales.
3. L'engagement des jeunes dans les mouvements pour le climat:
L'enquête de l'INJEP auprès de 52 jeunes activistes du mouvement climat met en lumière les facteurs déclencheurs de leur engagement et leurs modes d'action.
Le mouvement climat se caractérise par:
- La jeunesse des participants
- La diversité des modes opératoires (marches, désobéissance civile)
- Un fonctionnement horizontal et collégial
- Citation: "le fait de passer des marches pour le climat ... vers des actions de désobéissance civile ... ça a quand même eu des des effets avec l'attention notamment médiatique qui s'est davantage porté sur sur l'action spectaculaire"
- Les jeunes activistes interrogés sont majoritairement issus de milieux sociaux favorisés et urbains, et présentent un haut niveau de diplôme.
4. Le rôle de la socialisation politique (famille, école) dans l'engagement:
- L'engagement des jeunes est influencé par la socialisation politique au sein de la famille et de l'école.
- Trois logiques de socialisation familiale:
- Identification: le jeune s'inspire de l'engagement de ses parents
- Contre-dépendance: le jeune rejette l'engagement de ses parents
- Inversion: le jeune influence l'engagement de ses parents
- L'environnement scolaire peut jouer un rôle en coopération (démocratie scolaire, projets éco-responsables) ou en opposition (poussées contestataires, grèves scolaires).
5. Les facteurs déclencheurs de l'engagement des jeunes activistes:
- L'engagement s'explique par une articulation entre des facteurs macro-sociaux (événements climatiques, discours politique) et micro-sociaux (socialisation familiale, expériences personnelles).
- Citation: "il faut distinguer ... le niveau macro-social ... qui va se rapporter notamment au aux événements climatiques par exemple ... et le niveau ... micro-social ... la façon dont les parents ont pu éventuellement aussi intervenir"
- Les réseaux sociaux jouent un rôle important en tant que facilitateurs de l'engagement, permettant aux jeunes de s'informer, de se connecter et de s'identifier à des figures militantes.
- L'influence de personnalités comme Greta Thunberg ou Camille Étienne est significative, notamment auprès des jeunes femmes, favorisant leur sentiment de légitimité à s'engager.
6. La relation entre engagement alternatif et participation institutionnelle:
- L'engagement des jeunes activistes pour le climat s'accompagne d'une défiance à l'égard des institutions politiques traditionnelles.
- Ils sont porteurs de discours critiques sur l'inaction climatique et le fonctionnement démocratique du pays.
- Cependant, cette défiance ne se traduit pas nécessairement par un rejet total de la participation institutionnelle.
- Citation: "on a quand même affaire à une à des jeunes activistes qui effectivement se positionne comme étant défiant à l'égard de la politique traditionnelle et qui malgré tout continue de participer de façon très institutionnelle aussi à la politique"
- Beaucoup de ces jeunes votent et certains s'engagent par la suite dans des partis politiques, notamment écologistes.
Conclusion:
L'engagement des jeunes est en mutation, marqué par une défiance accrue envers les institutions et une recherche de nouvelles formes de participation.
L'engagement pour le climat est emblématique de cette évolution, avec des jeunes qui s'impliquent de manière plus directe et contestataire.
La recherche de l'INJEP souligne l'importance de mieux comprendre les motivations et les aspirations de ces nouvelles générations, afin de créer les conditions d'un dialogue constructif et d'une participation citoyenne renouvelée.
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La source est une transcription d'une vidéo-conférence donnée par Laurent Lardeux, sociologue à l'INJEP, à l'INSPÉ de Lille.
Lardeux explore l’engagement politique et citoyen des jeunes, en analysant notamment les notions complexes d'engagement, définissant ses multiples facettes et nuances.
Il présente des résultats d'enquêtes, notamment l'enquête européenne sur les valeurs, révélant une adhésion importante au régime démocratique chez les jeunes, tout en soulignant une confiance plus limitée envers les institutions et une augmentation des formes de protestation.
Enfin, il étudie l'engagement des jeunes activistes climatiques, en mettant l'accent sur leurs motivations, leurs méthodes (incluant la désobéissance civile), leur rapport aux institutions et aux réseaux sociaux, ainsi que les facteurs socio-économiques influençant leur participation.
Voici un sommaire minuté de la transcription :
- 0:00-1:22 : Introduction du conférencier, Laurent Lardeux, chargé d’études et de recherche à l’INJEP, et présentation du sujet de la conférence : le rapport à la politique, la participation citoyenne et l'engagement des jeunes.
- 1:23-2:18 : Importance de définir l'engagement et ses différentes dimensions, y compris l'engagement citoyen, l'engagement professionnel, l'engagement militaire et l'engagement religieux.
- 2:19-3:30 : Définition de l'engagement selon le Grand Robert et distinction entre mobilisation ponctuelle et engagement à long terme.
- 3:31-5:25 : Comparaison avec la terminologie anglaise, qui offre plus de nuances pour distinguer les types d'engagement, et présentation des trois dimensions complémentaires de l'engagement selon l'INJEP : les valeurs, les dispositifs institutionnels et les pratiques effectives.
- 5:26-7:27 : L'engagement en lien avec des valeurs, l'importance de l'enquête européenne sur les valeurs pour observer l'évolution de ces valeurs au fil du temps.
- 7:28-8:38 : L'engagement lié aux dispositifs institutionnels, exemples de travaux menés par l'INJEP sur le Service National Universel et le Service Civique.
- 8:39-9:33 : L'engagement à travers les pratiques effectives des citoyens, le rôle des jeunes dans la transformation des normes et des valeurs.
- 9:34-11:25 : Exemple de travaux menés sur l'engagement des jeunes élus municipaux, constat d'une baisse constante de la part des jeunes maires depuis les années 1980.
- 11:26-12:13 : Formes alternatives d'engagement moins institutionnalisées, comme les plateformes de participation citoyenne (Civic Tech) et les mouvements de protestation, exemple de l'engagement des jeunes pour le climat.
- 12:14-13:46 : Contexte de l'engagement des jeunes : rapport à la démocratie, différences générationnelles, thèse de la fracture entre une jeunesse défiante et des générations plus âgées plus conformistes.
- 13:47-14:48 : Thèse de la déconsolidation de la démocratie et ses symptômes : abstention, affaiblissement des allégeances partisanes, montée de la protestation politique et du populisme.
- 14:49-16:07 : Vision plus optimiste : réenchantement démocratique à travers de nouvelles formes de participation, citoyenneté critique, importance des enquêtes longitudinales.
- 16:08-17:38 : Résultats de l'enquête européenne sur les valeurs concernant le soutien aux différents régimes politiques (démocratique, autoritaire, militaire, experts). Plébiscite pour le régime démocratique par les jeunes, mais nuances à apporter.
- 17:39-19:08 : Opinions positives des jeunes envers des régimes non démocratiques (experts, homme fort), intérêt pour le régime militaire plus marqué que chez les générations plus âgées.
- 19:09-20:30 : Interprétations possibles de l'attrait pour le régime militaire, relation plus contrariée des jeunes avec la démocratie.
- 20:31-23:58 : Comparaison des pratiques de citoyenneté (vote, manifestation) entre les classes d'âge. Les jeunes ne se distinguent pas des autres classes d'âge. L'effet générationnel est plus important que l'effet d'âge.
- 24:00-28:25 : Typologie des participants à la vie politique : non-participants, électeurs, protestataires, poly-participants. Les non-participants sont plus nombreux chez les jeunes, et risquent de rester durablement hors de la participation politique.
- 28:26-31:11 : L'engagement associatif des jeunes. Pas de baisse significative de l'adhésion associative, mais baisse tendancielle du bénévolat. Comparaison avec les pays européens.
- 31:12-35:54 : Participation des jeunes aux instances associatives, notamment à la présidence. Faible proportion de jeunes dirigeants d'associations. Impact sur le sentiment de légitimité à participer à la vie politique.
- 35:55-38:56 : Présentation d'une enquête sur l'engagement des jeunes activistes pour le climat, méthodologie et contexte (mouvement climat, diversité des modes opératoires, fonctionnement horizontal, durcissement des actions, attention médiatique).
- 38:57-41:47 : Importance de la routine militante au-delà des actions spectaculaires, homogénéité sociale des jeunes engagés dans le mouvement climat.
- 41:48-44:28 : Socialisation politique et premiers pas dans le mouvement, mécanismes d'entrée, coût symbolique, sentiment de compétence, inégale distribution des prédispositions.
- 44:29-47:56 : Éléments déclencheurs de l'engagement : événements climatiques, publications scientifiques, éco-médiatique, sommets internationaux (COP 21, COY).
- 47:57-50:08 : Socialisation politique au niveau intrafamilial : identification aux valeurs des parents, figures expérimentales, socialisation inversée.
- 50:09-53:21 : Socialisation politique dans le domaine scolaire : environnement scolaire propice à l'engagement, démocratie scolaire, éco-délégués, grèves scolaires.
- 53:22-56:42 : Articulation des niveaux macro et micro-sociaux, rôle des facilitateurs (réseaux sociaux, influenceurs, nouveaux leaders d'opinion).
- 56:43-57:45 : Influence des influenceurs (Greta Thunberg, Camille Étienne, Salomé Saqué, Paloma Moritz, Hugo Decrypt) sur le sentiment de légitimité des jeunes activistes.
- 57:46-1:01:06 : Rapport à la démocratie des jeunes activistes pour le climat. Discours revendicatifs sur les mesures politiques, l'organisation politique, la participation. Image d'éco-terroristes, de jeunes radicalisés. Relations avec les élus, les institutions, le vote.
- 1:01:07-1:02:33 : Conclusion : parler des mouvements climat au pluriel, lignes de convergence et de divergence entre les collectifs, relations intergénérationnelles, convergence des luttes.
- 1:02:34-1:07:48 : Séance de questions/réponses : désengagement et transformation de l'engagement, études sur les modalités d'engagement selon le milieu social, rôle des savoirs scolaires dans l'engagement, défiance des élus envers les citoyens.
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Table ronde organisée à l'occasion du 20ᵉ anniversaire de la loi du 11 février 2005, par la #ComCultSénat (Laurent Lafon) sur le thème "Quel bilan pour l’école inclusive ?" :
Avec : Caroline Pascal (direction générale de l’enseignement scolaire), Isabelle Saurat (délégation interministérielle à l’accessibilité), Jérémie Boroy (conseil national consultatif des personnes handicapées), et Thierry Bour (stratégie nationale pour les troubles du neuro-développement).
Ce texte est la transcription d'une table ronde au Sénat français, marquant le 20e anniversaire de la loi de 2005 sur l'inclusion scolaire des élèves handicapés.
Des experts du Ministère de l'Éducation nationale, de la délégation interministérielle à l'accessibilité, et du Conseil national consultatif des personnes handicapées dressent un bilan mitigé de cette loi.
Malgré des progrès significatifs en termes d'inscription scolaire, des défis persistent concernant l'accessibilité physique et numérique des établissements, la formation des enseignants, et la qualité de l'accompagnement des élèves.
La discussion explore des solutions innovantes comme les "passes", des pôles d'appui à la scolarisation, et souligne le besoin de simplification des dispositifs existants.
Enfin, des propositions pour améliorer la situation sont formulées, incluant des ajustements législatifs et une meilleure coordination entre acteurs.
Voici un sommaire minuté de la transcription :
0:00-4:34 Introduction par Laurent Lafon, Président de la Commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat :
- Présentation de la table ronde organisée en amont du 20e anniversaire de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
- Objectif de la table ronde : dresser un bilan de l'école inclusive, 20 ans après l'adoption de la loi de 2005.
- Présentation des participants :
- Caroline Pascal, Directrice générale de l'enseignement scolaire
- Isabelle Saurat, Déléguée interministérielle à l'accessibilité
- Thierry Bour, Conseiller pour l'école inclusive et l'enseignement supérieur, représentant la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour les troubles du neuro-développement
- Jérémie Boroy, Président du Conseil national consultatif des personnes handicapées
- Rappel du droit à la scolarisation en milieu ordinaire pour tout enfant et du principe d'un parcours de scolarisation adapté aux besoins de chaque enfant handicapé, inscrits dans la loi de 2005.
- Constat d'une augmentation significative du nombre d'enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire depuis 2006 (de 155 000 à plus de 510 000 en 2024), soulevant la question du bilan qualitatif de l'accueil de ces enfants.
- Invitation aux participants à dresser un bilan de la loi de 2005 et à proposer des pistes d'amélioration.
4:34-16:16 Intervention de Caroline Pascal, Directrice générale de l'enseignement scolaire :
- Affirmation du principe d'une école accessible à tous, sans distinction, où chaque enfant mérite une place dans la société.
- Rappel du contexte de la loi de 2005 et de l'exclusion du système scolaire ordinaire de 150 000 enfants en situation de handicap en 2003.
- Mise en avant de l'augmentation spectaculaire du nombre d'élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire depuis 2005, témoignant de l'engagement de l'État et de l'école pour l'inclusion.
- Mention des mesures emblématiques mises en place pour accompagner la mise en œuvre de l'inclusion scolaire, notamment l'augmentation des moyens financiers et du nombre de personnels spécialisés et d'accompagnants.
- Présentation de données chiffrées illustrant les efforts déployés et les progrès réalisés.
- Reconnaissance de la nécessité de poursuivre les efforts et de proposer des solutions plus qualitatives pour répondre aux besoins spécifiques de chaque élève.
- Présentation des pôles d'appui à la scolarité (PASS), structures novatrices visant à renforcer la coopération entre l'école, le secteur médico-social et les acteurs libéraux.
- Mise en avant des retours positifs sur les PASS et des délais de réponse optimisés.
- Définition de trois axes pour améliorer l'école inclusive :
- Faciliter le parcours des familles et des élèves
- Former et accompagner les équipes pédagogiques
- Travailler en collaboration avec les acteurs du secteur médico-social
- Conclusion sur la nécessité de penser l'école inclusive comme un processus vivant en constante évolution, pour garantir à chaque enfant un parcours scolaire adapté à ses besoins et à ses talents.
16:16-27:39 Intervention d'Isabelle Saurat, Déléguée interministérielle à l'accessibilité :
- Présentation de la Délégation interministérielle à l'accessibilité et de sa mission de coordination dans le champ de l'accessibilité physique, numérique et téléphonique.
- Point sur le financement du Fonds territorial d'accessibilité pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public (ERP), dont les écoles.
- Mention des guides du bâti scolaire inclusifs.
- Constat de l'absence de base de données complète sur l'accessibilité des ERP.
- Point sur l'accessibilité numérique des démarches essentielles dans le champ de l'enseignement.
- Mise en avant du dispositif de soutien à la production de ressources numériques et du label "Éducation Numérique".
- Proposition de création d'un point national d'accès aux données d'accessibilité, ouvert à tous.
27:39-40:26 Intervention de Thierry Bour, Conseiller pour l'école inclusive et l'enseignement supérieur :
- Présentation des missions du Délégué interministériel à la Stratégie nationale pour les troubles du neuro-développement (TND).
- Rappel des trois plans autisme et de leurs traductions concrètes dans l'amélioration de la scolarisation des élèves autistes.
- Présentation de la stratégie nationale 2018-2022 et de ses actions pour renforcer la scolarisation des élèves autistes en milieu ordinaire.
- Point sur les nouveautés et les évolutions chiffrées depuis la rentrée 2023.
- Mention de la complexité du panel de solutions pour les familles et les professionnels, et proposition de simplification de l'offre.
- Soulignement des enjeux de l'accessibilité des apprentissages et de la formation des enseignants.
40:26-56:48 Intervention de Jérémie Boroy, Président du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) :
- Présentation du CNCPH et de sa mission de contribution à l'autonomie des personnes handicapées et à la construction des politiques publiques qui les concernent.
- Rappel des différents cadres de référence internationaux et nationaux pour les droits des personnes handicapées.
- Interrogation sur la sémantique de l'« école inclusive » et plaidoyer pour une école pour tous.
- Constat des progrès réalisés depuis 2005, tout en soulignant le chemin restant à parcourir, notamment en matière de qualité des dispositifs.
- Point sur l'inscription des élèves à l'école et la nécessité de généraliser le numéro INE pour tous les élèves.
- Insistance sur l'importance de l'accessibilité des établissements scolaires.
- Proposition d'un « plan Notre-Dame de l'accessibilité » pour rattraper le retard accumulé en matière d'accessibilité.
- Soulignement de l'importance de la formation des enseignants aux pratiques pédagogiques accessibles et inclusives.
- Appel à une programmation législative pour sécuriser les trajectoires budgétaires et les responsabilités des différents acteurs.
- Proposition d'une simplification législative des dispositifs et des plans pour une meilleure lisibilité.
56:48-2:00:03 Questions des sénateurs et réponses des participants :
- Questions posées par les sénateurs sur divers sujets, notamment :
- L'accessibilité de l'enseignement supérieur
- Le statut des AESH
- La formation des AESH et des enseignants
- Le temps méridien et l'accompagnement périscolaire
- Les dispositifs Ulis et les élèves en attente de solution
- Le bilan qualitatif de l'école inclusive
- L'impact de la chute démographique sur l'école inclusive
- La collaboration entre les acteurs de l'école inclusive
- L'orientation des élèves en situation de handicap
- Les pôles d'appui à la scolarité (PASS)
- La mise à disposition de matériel adapté
- Les spécificités des territoires ruraux
- L'école inclusive dans le réseau de l'AEFE
- L'accueil des élèves en situation de handicap dans la pratique sportive
- Réponses des participants, notamment :
- Actions mises en place pour améliorer le statut et la formation des AESH
- Fonctionnement, bilan et perspectives des PASS
- Importance de la formation initiale et continue des enseignants à l'inclusion
- Nécessité d'une approche par besoin et d'une simplification des dispositifs
- Spécificités de l'enseignement supérieur et accessibilité des universités
- Importance de la baisse démographique pour l'amélioration de l'école inclusive
- Manque de collaboration entre les acteurs sur le terrain et besoin de coordination
- Nécessité d'une formation de proximité pour les enseignants
- Difficultés d'accès à la pratique sportive pour les élèves en situation de handicap
- Conclusion de Laurent Lafon, rappelant l'importance du sujet de l'école inclusive et annonçant la tenue d'un colloque sur les 20 ans de la loi de 2005.
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Cette transcription d'une vidéo YouTube de la chaîne « Parentalité et Adolescence » présente une interview d'Emmanuelle Piquet, thérapeute spécialisée dans les souffrances scolaires.
L'entretien porte sur les difficultés relationnelles et internes liées à l'orientation scolaire des adolescents.
Piquet identifie deux principales sources de souffrance :
les conflits entre les désirs de l’adolescent et les attentes des parents, et la pression liée à l’idéal du « métier passion ».
Elle propose une approche thérapeutique axée sur l'apaisement des relations et l'acceptation des « chemins de traverse », encourageant les parents à soutenir leurs enfants plutôt qu’à les contrôler.
Enfin, elle souligne l'importance de ne pas surdiagnostiquer les difficultés des adolescents.
Bien sûr, voici un sommaire minuté de la vidéo "L’orientation crée des souffrances internes et relationnelles - Emmanuelle Piquet - Ep.129" :
0:00-1:55 : Introduction * Présentation de l'épisode et du sujet: l'orientation et les souffrances qu'elle peut engendrer. * Introduction d'Emmanuelle Piquet, thérapeute spécialisée dans les souffrances scolaires et fondatrice des centres à 180 degrés.
1:55-5:10 : L’orientation, source de souffrance * Explication du concept de "souffrance globale" liée à l'orientation, un moment charnière et de rupture. * Mise en avant de la souffrance des parents d'élèves, souvent plus importante que celle des adolescents. * Identification de deux types de souffrance parentale : * La pression exercée sur l'adolescent pour qu'il choisisse une voie qui ne lui correspond pas forcément, basée sur des critères rationnels d'employabilité et de réussite. * L'injonction implicite à la réussite académique, issue d'un environnement familial performant, qui pèse sur l'adolescent et crée une pression supplémentaire.
5:10-8:40 : Les souffrances des adolescents * Description de la souffrance des adolescents confrontés à un choix d'orientation qui ne correspond pas à leurs aspirations. * Mise en avant du concept de "dictature du métier passion", une injonction moderne qui pousse les adolescents à trouver un métier source d'épanouissement permanent. * Explication des conséquences négatives de cette injonction: blocage, peur de l'échec, et sentiment d'une vie ratée si le métier passion n'est pas trouvé.
8:40-11:00 : L'impact du diagnostic sur l'orientation * Discussion sur l'impact des diagnostics (dyslexie, TDAH, HPI...) sur la perception des adolescents de leurs capacités et de leurs choix d'orientation. * Risque d'essentialisation et de limitation des possibles pour les adolescents diagnostiqués.
11:00-15:30 : Conseils pour accompagner son adolescent * Importance de l'accompagnement et de la confiance pour aider l'adolescent dans son orientation. * Encourager les "chemins de traverse" plutôt que la voie toute tracée, permettant une exploration plus riche et des rencontres plus diversifiées. * Déconstruire l'équation "réussite académique = bonheur professionnel", en montrant des exemples de parcours différents. * Adopter une posture d'accompagnement bienveillante, en étant "à côté" de l'adolescent plutôt qu'"entre lui et le monde".
15:30-18:45 : Gérer le désintérêt de l'adolescent * Fréquence du désintérêt des adolescents pour leur avenir et explication du lien avec la prise en charge excessive des parents. * Injonction paradoxale "soit motivé", qui renforce le manque de motivation de l'adolescent. * Importance de responsabiliser l'adolescent en lui laissant la liberté de s'intéresser ou non à son orientation, tout en restant disponible pour l'accompagner s'il en fait la demande.
18:45-21:30 : Métaphore du jardinier et message aux auditeurs * Métaphore du jardinier pour illustrer l'importance de laisser l'adolescent s'épanouir à son rythme et de ne pas le surprotéger. * Message aux auditeurs: l'enfant deviendra un adulte magnifique quel que soit son chemin, et il a les ressources nécessaires pour y parvenir.
21:30-22:40 : Conclusion * Invitation à suivre Emmanuelle Piquet sur les réseaux sociaux et à visiter le site web de son centre à 180 degrés. * Remerciements et conclusion de l'épisode.
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Ce webinaire de Solidatech, en partenariat avec Latitudes, Share It, et Wavestone, présente l’IA générative et son application concrète à la recherche de financements pour les associations.
Il explore les principes de l’IA générative, notamment l’utilisation d’un GPT personnalisé pour créer des demandes de financement.
Une démonstration pratique est offerte, suivie d’une session de questions-réponses.
Le programme IA for Good est également présenté comme une ressource d'accompagnement.
Enfin, des conseils pratiques et des ressources supplémentaires sont fournis aux participants.
Voici un sommaire minuté du webinaire « L’IA générative au service de votre recherche de financements » d’après la transcription :
- 0:00-1:10 Introduction et consignes :
Présentation du webinaire, consignes pour poser des questions via l’onglet Q&R, consignes pour utiliser le chat pour des échanges informels et pour partager des liens.
- 1:10-5:20 Présentation de Solidatech:
Camille présente Solidatech, une association qui aide les autres associations à maximiser leur impact grâce au numérique en leur facilitant l’accès à des logiciels et du matériel à prix réduit.
Elle détaille les actions de Solidatech, leurs solutions en ligne et les services qu’elles proposent, tels que des ressources gratuites, des outils d’autodiagnostic, des webinaires, des formations et un annuaire de prestataires.
- 5:20-7:52 Présentation du programme IA for Good:
Karen présente IA for Good, un programme gratuit destiné aux structures de l’impact pour les sensibiliser et les accompagner dans la compréhension et l’utilisation de l’IA générative.
Elle détaille les différents formats d’accompagnement proposés : newsletter, webinaires, hackathons, formations et sessions de conseil personnalisées.
- 7:52-8:19 Introduction de Wavestone et des intervenants:
Karen introduit Wavestone, partenaire du programme IA for Good, et présente les intervenants Lison Évoré, consultante en data sciences, et Germain, consultant spécialisé en transformation digitale, IA générative et machine learning.
- 8:19-13:36 Sondages :
Deux sondages sont réalisés auprès des participants. Le premier vise à identifier le niveau de familiarité avec l’IA générative et les outils utilisés.
Le second sonde le sentiment général vis-à-vis de l’IA, entre enthousiasme et réticence.
- 13:36-19:36 Apports théoriques:
Lison et Germain présentent les principes de base de l’IA générative en la replaçant dans le contexte de la valorisation de la donnée.
Ils expliquent les trois niveaux d’exploitation : descriptif, prédictif et génératif, et situent l’IA dans les deux derniers. Ils soulignent les limites et le potentiel de l’IA, en particulier pour les associations.
- 19:36-26:34 Présentation de Custom GPT et des bonnes pratiques:
Germain explique en détail la solution Custom GPT utilisée pour générer des dossiers de demande de financement.
Il met l’accent sur la personnalisation de l’agent GPT via des consignes (persona, objectifs, contraintes) et l’utilisation de documents spécifiques.
Il aborde les notions de prompt engineering et de RAG (Retrieval Augmented Generation), ainsi que l’importance de la qualité des données fournies.
- 26:34-44:18 Atelier pratique:
Germain présente un cas d’usage concret en utilisant un agent Custom GPT personnalisé pour la rédaction de demandes de financement pour l’association Latitudes.
Il montre comment configurer l’agent, téléverser des documents et interagir avec lui pour affiner la rédaction.
- 44:18-59:21 Séance de questions-réponses :
Camille, Karen, Lison et Germain répondent aux questions des participants sur des sujets tels que la confidentialité des données, la personnalisation d’autres outils, l’anonymisation des données, les abonnements payants, la détection de l’IA, la pertinence de l’utilisation de l’IA pour les associations et les risques de biais.
- 59:21-59:30 Conclusion :
Camille remercie les participants, les intervenants et les co-organisateurs du webinaire, et encourage les participants à poursuivre leur exploration de l’IA générative.
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Cette transcription d'une vidéo YouTube présente une interview d'Emmanuelle Piquet, experte en thérapie Palo Alto, spécialisée dans l'accompagnement des enfants et adolescents face au harcèlement scolaire.
Elle détaille ses méthodes thérapeutiques, basées sur l'inversion des stratégies comportementales, et discute des difficultés rencontrées dans son travail, notamment la résistance des parents et les limites des approches traditionnelles.
L'entretien explore également la formation qu'elle propose aux thérapeutes et aux professionnels de l'enfance, ainsi que les défis liés à l'intégration de sa vision dans le système éducatif.
Enfin, elle aborde la question du harcèlement, en distinguant les situations de simple taquinerie et de harcèlement véritable, et en proposant des pistes de réflexion pour les parents d'enfants harceleurs ou harcelés.
Voici un sommaire minuté de la vidéo "Soirée de la Rencontre #1 - Emmanuelle Piquet", en se basant sur la transcription fournie :
00:00 - 03:30 : Introduction et présentation d'Emmanuelle Piquet
- Mickael Chailloux, l'hôte, souhaite la bienvenue et présente brièvement le format de la soirée. Il introduit Emmanuelle Piquet, thérapeute familiale et figure importante de l'école de Palo Alto en France, auteure de 12 livres, notamment "Mon ado, ma bataille" et "Te laisse pas faire!".
- Emmanuelle Piquet remercie Mickael Chailloux et exprime son enthousiasme à l'idée de partager ses connaissances avec un public de pairs.
03:30 - 07:30 : Parcours d'Emmanuelle Piquet et découverte de l'école de Palo Alto
- Emmanuelle Piquet raconte sa première rencontre avec l'école de Palo Alto à l'âge de 20 ans, grâce à son oncle psychiatre. Elle décrit son engouement pour ce modèle et sa volonté de l'intégrer à sa pratique future.
- Après une carrière de 15 ans en tant que DRH, elle suit une formation en thérapie systémique et commence à appliquer les principes de Palo Alto en entreprise.
- Elle évoque avec humour ses débuts en thérapie et son accent belge involontaire lorsqu'elle utilise des techniques stratégiques avec ses patients.
07:30 - 12:30 : Spécialisation dans l'accompagnement des enfants et adolescents
- Emmanuelle Piquet explique son affinité pour les enfants et adolescents, et son choix de se spécialiser dans leur accompagnement.
- Elle constate que la souffrance liée au harcèlement scolaire est largement sous-estimée et décide de développer des solutions concrètes basées sur l'école de Palo Alto pour aider les enfants et leurs parents.
12:30 - 22:00 : Création de centres de formation et du diplôme universitaire "Apaiser les souffrances scolaires"
- Emmanuelle Piquet décrit les deux types de formations qu'elle propose : une formation pour les thérapeutes et une autre pour les professionnels de l'enfance.
- Elle souligne la rigueur de ces formations et les difficultés rencontrées par les psychologues formés selon le modèle psychodynamique.
- Elle aborde la création du premier diplôme universitaire "Apaiser les souffrances scolaires grâce à l'école de Palo Alto" en collaboration avec l'Université de Liège.
22:00 - 34:00 : Introduction de l'école de Palo Alto dans le système scolaire, difficultés et résistances
- Emmanuelle Piquet analyse les réactions contrastées au sein de l'Éducation Nationale face à l'introduction de l'école de Palo Alto.
- Elle met en avant les critiques de certains syndicats qui perçoivent cette approche comme une intrusion extérieure.
- Elle aborde les difficultés de communication avec certaines associations de lutte contre le harcèlement, qui remettent en question l'idée d'outiller l'enfant harcelé pour qu'il fasse changer la situation.
- Emmanuelle Piquet explique sa vision du harcèlement comme une dynamique systémique et défend sa proposition d'aider l'enfant harcelé à modifier son comportement pour provoquer une "expérience émotionnelle correctrice" chez le harceleur.
34:00 - 47:00 : Description de la méthode d'intervention auprès des enfants harcelés
- Emmanuelle Piquet détaille les étapes de sa méthode d'intervention :
- Bloquer les tentatives de régulation des parents.
- Adopter une posture d'écoute et d'investigation à hauteur d'enfant.
- Identifier les tentatives de solution inefficaces mises en place par l'enfant.
- Proposer un virage à 180 degrés et élaborer une stratégie adaptée.
- Entraîner l'enfant à mettre en œuvre la nouvelle stratégie.
- Assurer un suivi régulier pour ajuster la stratégie si nécessaire.
47:00 - 57:00 : Conseils aux parents d'enfants harceleurs et témoignages
- Emmanuelle Piquet reconnait la difficulté d'intervenir auprès d'enfants harceleurs car ils ne souffrent généralement pas de la situation.
- Elle explore les dynamiques familiales complexes qui peuvent entrer en jeu et encourage les parents à accompagner leurs enfants vers des formes d'affirmation de soi plus saines.
- Témoignage d'un participant qui a pris conscience, des années plus tard, de son comportement de harceleur au lycée.
57:00 - 1:06:00 : Discussion sur le programme PHARE, les limites du système éducatif et l'importance de la formation
- Emmanuelle Piquet partage son analyse du programme PHARE mis en place par l'Éducation Nationale, tout en reconnaissant la pertinence de certaines initiatives.
- Elle souligne l'importance d'une formation approfondie des professionnels de l'enfance pour une prise en charge efficace du harcèlement scolaire.
1:06:00 - 1:12:00 : Présentation des derniers livres d'Emmanuelle Piquet "Je n'ai plus peur de mes peurs" et "Votre enfant face aux autres"
- Emmanuelle Piquet présente ses deux derniers ouvrages :
- "Je n'ai plus peur de mes peurs", un album pour les tout-petits qui aborde la peur de manière positive et constructive.
- "Votre enfant face aux autres", un guide pour les parents qui les aide à gérer les situations relationnelles difficiles que peuvent rencontrer leurs enfants.
1:12:00 - 1:14:00 : Conclusion et remerciements
- Mickael Chailloux remercie Emmanuelle Piquet pour sa participation et annonce la poursuite des "Soirées de la Rencontre".
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Chronologie des événements Ce document étant une transcription d'une discussion, il ne présente pas de chronologie d'événements à proprement parler.
Il s'articule plutôt autour de l'analyse de la difficulté de concilier temps long et démocratie, en particulier en France.
Cependant, on peut dégager certains points de repère chronologiques:
- Avant 1981: Période marquée par des avancées progressives (droit de vote à 18 ans, loi sur l'avortement, etc.) qui s'inscrivaient déjà dans une certaine vision du temps long.
- 1981: Election de François Mitterrand, porteuse d'un espoir de changement et d'une nouvelle politique économique.
- 1983: Moment perçu par une partie de la population comme un tournant vers une politique économique plus libérale, nourrissant un sentiment de trahison et de défiance envers le politique.
- 1986: Arrivée de la droite au pouvoir et mise en place de privatisations.
- Depuis 1986: Difficulté croissante pour les gouvernements successifs de s'inscrire dans le temps long, face à une demande citoyenne de résultats immédiats et à la pression médiatique et des réseaux sociaux.
Personnages principaux
- Bris Teinturier: Directeur général d'Ipsos et expert en sondages d'opinion. Il analyse l'évolution de la société française et met en lumière la difficulté de concilier temps long et démocratie, pointant notamment la défiance croissante envers les institutions et la montée en puissance du "citoyen expert". Il souligne l'importance de l'écoute et du dialogue pour construire une vision partagée du long terme.
- Jacques Attali: Conseiller d'Etat, économiste et ancien conseiller de François Mitterrand. Il réfute l'idée d'un tournant en 1983 et souligne l'importance d'une vision du monde et d'un projet clair pour s'inscrire dans le temps long. Il plaide pour l'intégration d'un article dans la Constitution pour inscrire l'intérêt des générations futures dans le processus de décision publique. Il s'inquiète de la montée en puissance du marché et de la liberté individuelle au détriment des autres valeurs, et appelle à un sursaut pour réaffirmer l'importance de l'Etat et du bien commun.
- François Charles: Economiste et président de l'IRCE, un think tank indépendant. Il interroge la fragmentation des médias et la temporalité des mandats politiques face à l'urgence du citoyen.
- Julien Volikov: Maire adjoint de Paris chargé de la police municipale et enseignant en droit public. Il souligne le risque de repli sur soi et de court-termisme lié aux réseaux sociaux, et appelle les politiques à s'engager davantage dans un discours de long terme.
- Doctorant en droit public de l'Université de Bordeaux: Il interroge la faisabilité d'inscrire le temps long dans la Constitution française, compte tenu de la politisation du Conseil constitutionnel et propose de parler de "droits des générations futures".
- Madame Stickel: Intervenante qui propose de revaloriser la participation citoyenne en s'inspirant du modèle athénien et interroge la possibilité d'un vote obligatoire.
- Haut fonctionnaire et syndicaliste au ministère de l'Education nationale: Il témoigne de la difficulté d'arbitrer entre temps court et temps long dans le domaine éducatif.
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Briefing Doc: Le temps long et l'action publique
Introduction:
Ce briefing doc analyse les échanges lors d'une conférence sur "Le temps long et l'action publique" avec Brice Teinturier, directeur général d'Ipsos, et Jacques Attali, économiste et ancien conseiller de François Mitterrand.
Les discussions abordent les tensions entre le court-termisme inhérent à la démocratie et la nécessité d'une vision à long terme, particulièrement dans le contexte actuel de mutations technologiques, climatiques et géopolitiques.
Thèmes principaux:
La crise de la temporalité en démocratie:
Brice Teinturier souligne une "crise du résultat" depuis les années 80, nourrissant une défiance envers les institutions et les élites.
Cette défiance, amplifiée par les réseaux sociaux et l'information en continu, enferme les citoyens dans des "bulles informationnelles" et renforce le court-termisme.
"Quand on est dans cette crise du résultat et dans cette défiance, eh bien ça accentue tout simplement la demande d'immédiateté, la demande de résultats immédiats." (Brice Teinturier)
L'enjeu du long terme face aux défis contemporains: Jacques Attali insiste sur l'urgence d'une vision à long terme face aux défis du changement climatique, de la compétition internationale et de la révolution technologique.
Il critique l'absence de "vision du monde" et de "projet" des gouvernements depuis 1986.
"Aujourd'hui se décide ce que sera le monde en 2050 et se prépare ce qu'il sera en 2100." (Jacques Attali)
Le rôle de l'État et la nécessité d'une planification: Jacques Attali défend le rôle de l'État dans la gestion des "biens publics rares" et plaide pour une planification alliant sphère politique et administrative, s'appuyant sur une fonction publique stable et l'intégration de l'intérêt des générations futures dans la Constitution.
"La meilleure façon de gérer les biens publics rares, c'est l'État avec les impôts et la répartition des ressources publiques." (Jacques Attali)
Des solutions pour intégrer le long terme dans l'action publique: Différentes pistes sont évoquées pour réconcilier démocratie et long terme:
Renforcer le rôle des corps intermédiaires: (syndicats, collectivités territoriales) pour favoriser le dialogue et la construction de consensus.
Développer des mécanismes de participation citoyenne: (conventions citoyennes, conseils des générations futures) pour associer la population aux réflexions sur le long terme.
Introduire la notion d'intérêt des générations futures dans la Constitution: pour garantir la prise en compte de l'avenir dans la décision publique.
Interdire les smartphones dans les lieux de décision: pour limiter l'influence des "followers" et encourager une réflexion plus approfondie.
Conclusion:
Le débat met en lumière la tension entre court-termisme et long terme, tension exacerbée par les mutations contemporaines.
La recherche de solutions pour intégrer durablement le long terme dans l'action publique, en impliquant la société civile et en réaffirmant le rôle de l'État, apparaît comme un défi majeur pour les années à venir.
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La transcription d’une conférence du Conseil d’État explore la difficulté pour les démocraties à concilier la temporalité courte de l’électoralisme et la nécessité d’une action publique à long terme, face à des défis comme le changement climatique ou l’intelligence artificielle.
L’intervention de Brice Teinturier souligne une crise de la représentation politique, alimentée par une défiance citoyenne, une demande de résultats immédiats et une fragmentation de l’espace médiatique. Jacques Attali, quant à lui, met en lumière le conflit entre l’État et le marché, la domination de la valeur "liberté", et propose une révision constitutionnelle pour garantir l’intérêt des générations futures, mettant en garde contre le risque d'une dérive totalitaire.
Le débat explore des solutions, comme la démocratie participative, mais souligne la complexité de l'intégration du temps long dans le processus décisionnel démocratique.
Sommaire minuté de la conférence "Deuxième conférence : Temps long et État stratège"
Introduction (09:19 - 09:49)
- Ouverture de la séance par un représentant du Conseil d'État, qui remercie les participants et introduit le thème de la conférence : l'articulation entre le temps long et la démocratie.
- Introduction des intervenants : Brice Teinturier, directeur général d'Ipsos, expert des évolutions de l'opinion, et Jacques Attali, conseiller d’État et économiste.
Intervention de Brice Teinturier (21:35 - 40:19)
- Point de départ : tension entre le temps court du citoyen et le temps long de l’État. Le citoyen évolue de plus en plus dans l'urgence, tandis que l'État stratège nécessite une vision à long terme.
- Trois évolutions majeures expliquant la difficulté d'articuler temps court et temps long :
- Crise du résultat et la défiance qu'elle engendre, accentuant la demande de résultats concrets et rapides.
- Fragmentation des médias, qui dynamise l'espace délibératif commun et enferme chacun dans sa bulle informationnelle.
- Intériorisation de l'idée d'un monde dangereux, suscitant une demande massive de protection immédiate.
- Conséquence : clivage majeur entre demande de protection et besoin de politiques de long terme.
- Pistes de solution : reconstituer un espace délibératif commun, massifier les consultations et les initiatives de démocratie participative.
Intervention de Jacques Attali (40:28 - 1:47:40)
- Commentaire sur l'idée d'un "tournant de 83" : Attali réfute cette idée, expliquant qu'il n'y a eu ni annulation des réformes de structure ni dérive nationaliste.
- Absence de vision à long terme en France depuis 1986 : les Présidents de la République ont été élus sans programme clair, se focalisant sur le court terme.
- Conflits inhérents à la question du temps long :
- Démocratie vs. Dictature : Attali réfute l'idée que la dictature gère mieux le temps long, soulignant l'échec des dictatures.
- Marché vs. Société : le marché, par nature sans frontières, pousse à la précarité des contrats et à la déloyauté. La société a besoin de sécurité et de stabilité.
- Risque de dérive totalitaire : la domination de la liberté individuelle sur les autres valeurs pourrait mener à une remise en cause de l'équilibre institutionnel.
- Solutions pour instaurer le long terme :
- Hautes autorités et agences : Attali reconnaît leur utilité mais pointe le risque d'un affaiblissement de la démocratie.
- Inscription de l'intérêt des générations futures dans la Constitution : Attali propose un article stipulant que toute décision contraire à cet intérêt serait inconstitutionnelle.
- Consensus possible sur un corpus de valeurs pour le long terme : Attali cite la mobilité sociale, la justice sociale, la protection, l'Europe et l'économie de la vie.
- Importance de l'intelligence artificielle : Attali souligne son rôle croissant dans la prédiction des comportements et des conséquences des actes, notamment par les compagnies d'assurance.
- Nécessité de hauts fonctionnaires de haut niveau dans la durée : Attali insiste sur l'importance d'une haute fonction publique stable et compétente pour penser le long terme.
Échange avec la salle et les internautes (1:02:29 - 1:59:09)
- Questions et interventions de la salle et des internautes sur divers sujets : la fragmentation des médias, la temporalité des mandats, le désintérêt pour le temps long, la responsabilité des politiques, la démocratie participative, le rôle de l’éducation, l’Union européenne, la Charte de l’environnement, la place des collectivités territoriales, des partenaires sociaux et des corps intermédiaires.
- Réponses de Brice Teinturier et Jacques Attali, apportant leur expertise et leur point de vue sur ces questions.
Conclusion (1:59:09 - 2:00:34)
- Remerciements aux intervenants et aux participants.
- Annonce des prochaines conférences du cycle "Temps long et État stratège".
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Leandro Folgar, président du conseil d'administration de l'agence nationale uruguayenne pour l'innovation en technologie éducative (CEIBAL), décrit l’évolution de ce programme depuis son lancement en 2007.
Il souligne le succès de CEIBAL en Uruguay, attribuable à des facteurs contextuels comme un système démocratique fort et un accès généralisé à internet.
Folgar détaille les différentes initiatives de CEIBAL, axées sur l’équité et la qualité de l’éducation, incluant la fourniture d’ordinateurs, la formation des enseignants, et l'utilisation de la science comportementale pour optimiser les interventions.
Il met l'accent sur l'importance de l'adaptation constante du programme face aux nouveaux défis technologiques, notamment l'intelligence artificielle, pour garantir une éducation équitable pour tous.
Enfin, il insiste sur le rôle crucial des enseignants dans le succès de la transformation numérique de l'éducation.
Voici un résumé chronométré de la présentation de Leandro Folgar :
0:00-2:00 : Folgar commence par présenter l’Uruguay, soulignant ses caractéristiques uniques, telles que sa forte démocratie, son PIB élevé par habitant et son engagement en faveur des énergies renouvelables.
Il souligne le rôle de ces facteurs dans le succès de la transformation numérique du pays, en particulier dans le domaine de l’éducation.
2:00-4:00 : Il présente ensuite le Ceibal, l’agence nationale d’innovation pour les technologies éducatives de l’Uruguay.
Il explique comment le Ceibal a évolué à partir du programme « Un ordinateur portable par enfant » et est devenu un élément clé du paysage éducatif uruguayen. Folgar souligne l’accent mis par le Ceibal sur l’équité et la garantie que tous les enfants, y compris ceux des zones rurales, aient accès aux technologies éducatives.
4:00-7:00 : Folgar met en évidence les initiatives clés du Ceibal, notamment la fourniture d’appareils, la connectivité Internet, des plateformes éducatives et des programmes de formation pour les enseignants.
Il explique comment le Ceibal aborde les réparations des appareils, le développement professionnel des enseignants et l’utilisation des sciences comportementales dans l’éducation.
7:00-9:00 : Il aborde le rôle de la science cognitive dans l’éducation et la collaboration du Ceibal avec des organisations de recherche telles que Stanford pour mener des expériences et évaluer l’impact des technologies éducatives.
9:00-11:00 : Folgar discute des défis posés par l’intelligence artificielle dans l’éducation et de la nécessité d’une approche intentionnelle pour garantir que l’IA ne crée pas une nouvelle fracture numérique.
Il souligne l’importance des enseignants dans l’intégration efficace des technologies dans l’éducation.
11:00-13:00 : Il présente des exemples concrets de la manière dont le Ceibal a utilisé les sciences comportementales pour améliorer la participation des élèves aux tests et aux programmes de codage.
Il souligne les avantages des interventions comportementales en termes de simplicité, de rentabilité et de concentration sur les obstacles structurels.
13:00-15:00 : Folgar conclut en soulignant que la transformation numérique dans l’éducation est un marathon continu qui nécessite une collaboration entre les chercheurs, les décideurs politiques et les enseignants.
Il réaffirme l’importance des enseignants en tant que technologie la plus importante au service de l’apprentissage.
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Analyse d'une intervention sur les inégalités scolaires : résumé et points clés
Ce document résume une intervention portant sur la sociologie des inégalités scolaires, avec un focus sur le rôle du système Parcoursup.
Thèmes principaux :
- L'évolution des inégalités scolaires :
L'intervention souligne une massification de l'accès à l'éducation depuis les années 60, mais une persistance, voire une recrudescence, des inégalités entre catégories sociales.
Le diplôme des parents reste un facteur déterminant de la réussite scolaire des enfants. * Le rôle du capital culturel :
- Reprenant les travaux de Bourdieu et Passeron, l'intervenante met en lumière l'importance du capital culturel dans la réussite scolaire.
- L'école valorisant un capital culturel spécifique, les enfants issus de milieux favorisés bénéficient d'un avantage.
- L'impact des socialisations familiales :
Les socialisations familiales jouent un rôle crucial, notamment à travers l'inculcation de normes, de valeurs et de dispositions favorables à la réussite scolaire.
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Les stratégies familiales :
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Face aux inégalités, les familles développent des stratégies pour maximiser les chances de réussite de leurs enfants.
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Ces stratégies, comme le choix d'un établissement ou le recours aux cours particuliers, dépendent des ressources économiques et culturelles des familles.
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La dimension spatiale des inégalités :
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Les inégalités scolaires sont aussi spatiales.
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La ségrégation scolaire, qui concentre les élèves de milieux défavorisés dans certains établissements, aggrave les inégalités.
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L'analyse du système Parcoursup :
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L'intervenante analyse Parcoursup comme un système générateur d'angoisse et de compétition.
- Elle met en évidence ses limites en matière de mixité sociale et ses effets sur la ségrégation scolaire.
Points clés et citations :
- Massification et inégalités :
"On est dans une sorte de troisième explosion scolaire [...] liée à une augmentation des aspirations de poursuite d’études [...] et à une augmentation démographique."
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Capital culturel et indifférence de l'école : "L'école fait comme si tout le monde partait sur la même ligne de départ alors qu’en fait il y a évidemment des décalages qui sont liés au fait que les parents soient diplômés ou non et transmettent du coup des formes de capital culturel."
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Socialisations familiales :
"Cette socialisation [à la réussite scolaire] elle dépend de ce qu’elle appelle l’économie des relations intrafamiliales et qu’en fait dès qu’il y a du conflit, des accidents biographiques, c’est-à-dire des maladies, des séparations, des choses comme ça, et bien ça fragilise les processus de socialisation."
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Stratégies familiales : "Dans les milieux populaires la sanction elle est plutôt sur le coup et elle est pas forcément mise en place dans une temporalité [...] alors qu'à l'école ce qu’on vise c’est en effet cet enjeu de règles auto-dirigées où les élèves se donnent à eux-mêmes leurs règles, font leur travail scolaire parce que ça les, ils ont l’impression que ça les émancipe."
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Ségrégation scolaire : "La ségrégation ça dit à la fois qu’il y a bien une mise à l’écart institutionnelle [...] et deuxième élément ça génère de l’inégalité."
Parcoursup et angoisse :
"Parcoursup ça a été analysé comme une gestion des risques [...] par par par des collègues qui sont notamment liés à des angoisses très fortes documentées qualitativement euh comme une épreuve avec des files d’attente"
Parcoursup et sélection :
"Cette mise en concurrence elle contribue à une une ségrégation pas tellement sociale parce que le bonus boursier dans Parcoursup permet justement de maîtriser cette question de la mixité sociale.
Par contre on va avoir des de une hétérogénéité croissante des formations sur le plan scolaire." Pistes de réflexion :
- Comment concilier la massification de l'accès à l'éducation avec la réduction des inégalités scolaires ?
- Comment l'école peut-elle prendre en compte la diversité des socialisations familiales et des capitaux culturels ?
- Quelles politiques publiques mettre en place pour lutter contre la ségrégation scolaire et favoriser la mixité sociale et académique ?
- Comment repenser le système Parcoursup pour le rendre plus juste et moins anxiogène ?
- L'intervention analysée met en lumière la complexité des inégalités scolaires et la nécessité d'une approche multidimensionnelle pour les comprendre et les combattre.
Elle souligne l'importance d'une politique publique ambitieuse et volontariste, qui ne se limite pas à des mesures cosmétiques ou à une simple logique d'égalité des chances.
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Cette transcription d'une conférence explore les inégalités scolaires en France à travers le prisme de la socio-géographie.
L'exposé examine les théories sociologiques existantes sur le capital culturel et la reproduction sociale, mettant en lumière le rôle de la socialisation familiale et des stratégies scolaires.
Il analyse ensuite l'impact spatial de la ségrégation scolaire et l'influence des politiques publiques, notamment le système Parcoursup, sur les trajectoires éducatives.
Enfin, la conférence propose des pistes de recherche pour mieux comprendre et potentiellement réduire ces inégalités.
Voici un sommaire minuté de la transcription :
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0:00-1:09 Introduction et présentation du plan de la conférence : Leïla Frouillou se présente et explique le déroulement de sa présentation, qui sera divisée en deux parties. La première partie portera sur la sociologie des inégalités sociales à l'école, tandis que la seconde partie s'intéressera à la dimension spatiale de ces inégalités.
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1:09-4:19 La sociologie des inégalités scolaires : un rappel historique : Frouillou retrace l'évolution de la sociologie de l'éducation, en soulignant le passage d'une approche centrée sur la socialisation des jeunes générations à une approche axée sur les inégalités sociales à l'école. Elle explique comment la massification du système scolaire a conduit à une reconfiguration des inégalités.
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4:19-9:08 Le concept de capital culturel et son rôle dans la reproduction des inégalités : Frouillou aborde le concept de capital culturel développé par Bourdieu et Passeron. Elle explique comment ce capital, transmis de génération en génération, contribue à la reproduction des inégalités scolaires. Elle évoque également la notion d' "idéologie du don" qui permet de légitimer ces différences.
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9:08-13:48 Massification scolaire et reconfiguration des inégalités : Frouillou analyse les différentes vagues de massification scolaire et leurs effets sur les inégalités. Elle montre que malgré une augmentation globale du niveau d'éducation, les inégalités persistent et se reconfigurent, notamment au niveau des parcours scolaires et des filières choisies.
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**13:48-26:36 Ouverture de la "boîte noire" du capital culturel : le rôle des socialisations familiales ** : Frouillou s'intéresse aux travaux qui cherchent à comprendre comment le capital culturel est transmis au sein des familles. Elle met en lumière l'importance du langage, du rapport au temps et à l'autorité dans la construction des inégalités scolaires. Elle évoque également les travaux de Stéphane Boneri sur les pratiques lectorales des familles.
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26:36-36:07 Trajectoires transclasses et stratégies scolaires des familles : Frouillou examine les trajectoires transclasses, qui remettent en question le modèle de reproduction des inégalités. Elle évoque également les différentes stratégies scolaires développées par les familles pour favoriser la réussite de leurs enfants, comme l'évitement scolaire ou les activités extrascolaires.
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36:07-43:48 Le rôle spécifique de l'école dans les inégalités scolaires : Frouillou met l'accent sur le rôle de l'école dans la reproduction des inégalités. Elle critique notamment l'individualisation des parcours et l'arbitraire culturel des programmes scolaires. Elle évoque également les travaux qui analysent les pratiques pédagogiques et les dispositifs d'orientation, soulignant les biais inconscients qui peuvent défavoriser les élèves de milieux populaires.
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43:48-52:31 La dimension spatiale des inégalités scolaires : la ségrégation scolaire : Frouillou introduit la notion de ségrégation scolaire, qui désigne la concentration d'élèves défavorisés dans certains établissements. Elle explique comment cette ségrégation, souvent liée à la ségrégation résidentielle, contribue à renforcer les inégalités scolaires.
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52:31-1:01:10 Focus sur Parcoursup : un exemple de gouvernementalité néolibérale : Frouillou présente ses travaux de recherche sur Parcoursup, plateforme d'affectation post-bac. Elle analyse ce dispositif comme une forme de gouvernementalité néolibérale qui renforce la sélection et la concurrence entre les élèves. Elle met en évidence les effets de la plateforme sur les aspirations et les affectations des étudiants, notamment en région parisienne.
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1:01:10-1:02:44 Conclusion et perspectives de recherche : Frouillou conclut sa présentation en soulignant l'importance d'étudier les inégalités scolaires à différentes échelles et en tenant compte de la cumulativité des processus. Elle évoque ses perspectives de recherche sur le fonctionnement des commissions d'évaluation des vœux en master.
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1:02:44-1:09:56 Session de questions-réponses : Frouillou répond aux questions de l'auditoire sur des sujets tels que la politique de l'offre scolaire, les raisons du développement de politiques néolibérales en éducation et les stratégies mises en place par les familles.
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1:09:56-1:19:15 Conclusion de la conférence : La conférence se termine par des remerciements et des applaudissements.
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Les extraits présentés concernent une table ronde commémorant les 60 ans de BUC Ressources, un centre de formation en travail social rattaché à la Sauvegarde des Yvelines.
La discussion explore l'histoire de BUC Ressources, son évolution depuis sa création en 1964, son rôle dans le développement de la formation en travail social, et l'importance croissante de la co-formation intégrant la perspective des personnes accompagnées. L'accent est mis sur l'influence de facteurs historiques, politiques, et philosophiques sur la formation et la pratique du travail social.
Des intervenants clés, impliqués dans l'histoire de BUC Ressources et experts en travail social, partagent leurs réflexions et expériences.
Sommaire minuté de la vidéo "BUC Ressources - 60 ans de formation en travail social - Sauvegarde des Yvelines"
0:34 - 1:00 : Introduction et informations pratiques
- Table ronde sur le thème "60 ans de formation en travail social".
- Remerciements aux participants, y compris une collègue du Québec.
- Invitation à un verre et à une visite guidée des nouvelles installations après la table ronde.
3:29 - 4:21 : Discours d'Anne Petiau, directrice du CERA
- Remerciements à BUC Ressources pour son engagement dans la recherche.
- Soulignement de l'originalité d'avoir un campus, un centre de formation et un centre de recherche au sein d'une association médico-sociale.
- Importance de poursuivre et de partager ces richesses.
- Souhaits de continuation et d'excellence pour l'avenir de BUC Ressources.
4:32 - 5:27 : Historique de BUC Ressources
- Début de l'activité en 1964.
- 11 formations diplômantes et certifiantes dispensées.
- Effectif moyen de 1100 à 1200 étudiants en formation initiale et 650 à 700 en formation continue.
- Description de BUC Ressources comme un lieu vivant et un bouillon de culture avec des formateurs aux profils variés.
- Distinction entre l'éducation spécialisée et le travail social à BUC Ressources.
5:27 - 9:58 : Témoignages d'anciens étudiants et formateurs
- Parcours et motivations de plusieurs anciens étudiants et formateurs.
- Description de la formation, notamment la double diplomation en partenariat avec l'Université de Lille.
- Soutien du Ministère dans la création de l'école et la construction des bâtiments.
- Importance de l'unité de pensée autour de l'éducation spécialisée et de la liberté dans les approches pédagogiques.
- Diversité des intervenants invités par les formateurs.
- Descriptions d'activités et de sessions spécifiques, comme la sculpture sur pierre et le "forestage froissartage".
11:06 - 14:26 : Spécificités de la pédagogie de BUC Ressources
- Importance de l'articulation entre théorie et pratique.
- Possibilité de structurer son parcours en fonction de son profil et des besoins du terrain.
- Richesse de la co-construction des savoirs et de l'interaction entre étudiants et formateurs.
- Semaines de regroupement avec des cours sur des thématiques variées et des semaines d'approfondissement au choix.
- Importance de l'enseignement juridique et de la co-construction de projets avec les personnes accompagnées.
- Description de l'ambiance conviviale et chaleureuse de l'école, notamment grâce à la cantine et à l'épicerie solidaire.
17:10 - 18:47 : Impact et perspectives d'avenir
- Formation de nombreux cadres du secteur.
- Impact sur l'encadrement et la formation des directeurs et chefs de services.
- Projet de modernisation des bâtiments et des installations à l'horizon 2030 intégrant le développement durable.
- Témoignages sur l'apport de la formation sur les plans académique et personnel.
- Importance de la liberté de penser et de l'ambiance festive à BUC Ressources.
18:47 - 21:47 : Introduction de la table ronde
- Remerciements aux participants et introduction du thème "60 ans de formation en travail social".
- Contexte de la création de BUC Ressources en 1964, peu avant la création du diplôme d'éducateur spécialisé en 1967.
- BUC Ressources comme partie intégrante de la Sauvegarde des Yvelines, créée en 1876.
- Objectif de la table ronde : situer BUC Ressources dans l'histoire des établissements de formation en travail social et dans l'histoire plus large du travail social et des évolutions sociales.
- Présentation des intervenants de la table ronde.
21:47 - 37:32 : Intervention de Guy Dreano, co-fondateur de BUC Ressources
- Témoignage en tant que dernier survivant des fondateurs de l'école.
- Remerciements aux personnes et aux institutions ayant permis la création et le développement de l'école.
- Importance de l' "ouverture" comme état d'esprit et fil conducteur de BUC Ressources.
- Contexte professionnel et associatif de la création de l'école.
- Rôle des conseillers pédagogiques et des moniteurs de stage.
- Engagement des professionnels dans les instances régionales et nationales pour faire évoluer l'inadaptation sociale des enfants et adolescents.
- Spécificité de BUC Ressources comme première école dirigée par des éducateurs ayant une expérience de terrain.
- Chronologie de dates clés marquant l'évolution du secteur et la professionnalisation du métier d'éducateur.
37:32 - 57:46 : Intervention de Marcel Jaeger, ancien directeur de BUC Ressources et président de l'UNAFORIS
- Diversification de la structure et de l'activité de BUC Ressources au cours de son développement.
- Passage d'une petite école à un établissement plus grand, rejoignant le monde des IRTS.
- Importance des liens avec le secteur professionnel et l'appartenance à la Sauvegarde des Yvelines.
- Coopérations internationales, notamment sur la question du décloisonnement entre le sanitaire et le social.
- Distinction de BUC Ressources par son positionnement précoce sur la recherche et la formation à la recherche pour les étudiants.
- Prise en compte progressive de la question du handicap et organisation d'un colloque sur la loi de 1975 en faveur des personnes handicapées.
- Importance de l'éthique et de la réflexion sur le positionnement en situation difficile, notamment grâce à l'influence de Guy Dreano.
- Impact des contraintes extérieures, comme la baisse des subventions de l'État, sur le développement de l'école et l'obligation de se positionner sur la formation continue.
- Sensibilité de BUC Ressources aux évolutions des politiques publiques et réactivité face aux nouvelles lois.
- Obligation de formalisation des compétences avec la mise en place de la VAE.
- Tension entre la formalisation techniciste des compétences et la tradition axée sur les valeurs et la pratique.
57:46 - 1:12:21 : Intervention d'Amélie Maugère, professeure à l'École de travail social de Montréal
- Comparaison entre l'histoire de BUC Ressources et celle de l'École de travail social de Montréal, fondée en 1940.
- Influence de la tradition catholique sur l'École de Montréal et laïcisation progressive de la société québécoise à partir des années 1960.
- Importance des femmes dans l'avènement du travail social.
- Tension entre technicisme et valeurs dans la formation.
- Création d'un système de protection sociale moderne au Québec dans les années 1960 et son impact sur la formation en travail social.
- Professionnalisation accrue et émergence d'une expertise techniciste.
1:12:21 - 1:29:22 : Intervention de Carole Lefloc, autrice de "De la grande exclusion au pouvoir d'agir"
- Parcours personnel d'experte d'expérience et ses différentes formes d'expertise et d'activités dans le travail social.
- Difficulté à définir l'expertise expérientielle.
- Importance de l'analyse et de l'extraction des compétences du parcours de vie pour une intégration effective des personnes accompagnées en école de formation.
- Importance de la participation des personnes concernées dans les décisions et les instances de consultation.
- Rôle crucial du travail social dans le soutien et la reconstruction des personnes en difficulté.
- Importance de la formation et de la conscientisation des étudiants sur les réalités vécues par les personnes concernées.
- Nécessité de reconnaître la participation citoyenne comme une fonction et une activité à part entière.
- Plaidoyer pour un Tronc commun dans les formations de l'humain, intégrant le savoir expérientiel.
- Identification et valorisation des compétences issues de l'expérience de vie.
1:29:22 - 2:12:11 : Intervention d'Elsa Lagier, responsable pédagogique et chargée de recherche au CERA
- La participation des personnes concernées dans la formation n'est pas nouvelle, mais elle évolue vers une plus grande reconnaissance de leur expertise.
- Importance de donner du temps et d'adopter une posture d'écoute et de non-jugement envers les personnes concernées.
- Les témoignages des personnes concernées permettent aux étudiants de comprendre les réalités du terrain et de développer une posture professionnelle plus juste et respectueuse.
- La formation en travail social doit s'appuyer sur des savoirs pluriels, y compris ceux des personnes concernées.
- La coformation, associant différentes catégories de personnes dans un même lieu et un même temps, est une modalité prometteuse pour intégrer le savoir expérientiel.
- L'échange en dehors de la relation d'accompagnement est une modalité spécifique de la coformation.
- Les émotions occupent une place importante dans la dynamique de la coformation.
- Les modules de coformation sont perçus comme des moments marquants par les étudiants, qui en retirent des apprentissages durables.
- Enjeux éthiques et méthodologiques de la coformation, notamment la formation des personnes concernées à l'intervention, leur statut et leur rémunération.
- Importance de mobiliser un collectif de personnes concernées pour garantir une pluralité d'expériences et de points de vue.
- La professionnalisation des personnes concernées peut poser question quant à la représentativité de leur discours.
- BUC Ressources développe des outils et des modules de coformation pour encourager la participation des personnes concernées de manière éthique et pertinente.
2:12:11 - 2:12:43 : Conclusion de la table ronde
- Remerciements aux intervenants et aux participants.
- Invitation à consulter les travaux des intervenants pour approfondir la réflexion.
- Annonce des prochaines rencontres de BUC Ressources et des conférences disponibles en replay.
- Invitation à poursuivre les échanges lors du cocktail de clôture.
2:12:43 - 2:12:59 : Remerciements et invitation au cocktail
- Remerciements aux participants.
- Invitation au cocktail de clôture pour poursuivre les échanges de manière informelle.
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Briefing Doc: Construction des inégalités scolaires à l'école maternelle Auteur: Sébastien Gouddeau, enseignant-chercheur à l'université de Poitiers, laboratoire CERCA
Contexte: Présentation donnée à l'INSP de Lille
Thème principal: L'impact des situations langagières collectives sur la construction des inégalités scolaires à l'école maternelle
Points importants:
Différences préexistantes: * Des différences de vocabulaire, de familiarité avec les savoirs scolaires et de compétences comme la conscience phonologique existent avant l'entrée à l'école maternelle. * Ces différences sont souvent expliquées par des facteurs individuels comme l'intelligence et la motivation, nourrissant les débats sur les théories des dons et du handicap socioculturel. * "ces différences qui qui existent avant l'entrée à l'école elles sont diverses elles sont liées au vocabulaire que possèdent les enfants euh elles sont liées à la connaissance qu'ils ont du nom des lettres du son des lettres"
Modèle de construction des inégalités en trois étapes: Différences de socialisation: Les enfants de milieux favorisés sont davantage socialisés à exprimer leurs idées et à valoriser certaines expériences.
Opportunités inégales: Les situations langagières collectives, en s'appuyant sur le vécu des enfants, offrent davantage d'opportunités aux enfants de milieux favorisés de participer et de contribuer.
Interprétation et perception de soi: Les différences de participation sont interprétées comme des différences d'intelligence et de motivation, impactant l'image de soi et l'engagement des élèves.
"l'enfant qui va réussir euh précocément à l'école maternelle va être assez vite perçu euh comme plus intelligent ou plus motivé contrairement à l'enfant qui va se retrouver en difficulté relative"
Études:
Observations en classe: Des observations vidéo dans des classes de maternelle montrent que les enfants de milieux populaires participent moins souvent, sont moins interrogés et ont des prises de parole plus courtes. Ces différences persistent même en contrôlant le niveau de langage.
Expériences: * Des expériences menées en primaire et au collège montrent que les situations de comparaison sociale (ex: lever la main lorsqu'on a fini) augmentent l'écart de réussite entre les élèves de milieux favorisés et populaires. * Une manipulation expérimentale des avantages et désavantages de socialisation (via un système d'écriture fictif) confirme que la comparaison sociale pénalise les élèves "désavantagés". * Perception des enfants: Des études menées en grande section montrent que les enfants expliquent les différences de participation et de réussite par des caractéristiques internes des élèves (intelligence, motivation, sagesse), et non par des facteurs externes.
Solutions:
- Interventions pédagogiques: Des interventions en classe visant à modifier la perception de la réussite scolaire et à donner des stratégies aux enseignants pour gérer les prises de parole sont en cours d'analyse.
- Formation des enseignants: La sensibilisation des enseignants aux biais potentiels et aux stratégies pour une participation plus équitable est cruciale.
- Action au niveau sociétal: Réduire les inégalités de socialisation entre les familles est essentiel pour faciliter la tâche des enseignants.
Conclusion:
L'école maternelle, malgré son objectif de réduire les inégalités de langage, peut paradoxalement contribuer à les renforcer via les situations langagières collectives.
Il est important de prendre conscience de ces mécanismes et d'agir à différents niveaux pour garantir une réelle égalité des chances pour tous les élèves.
Citation importante:
"il y a des contextes qui vont davantage amplifier ces inégalités de départ que d'autres et les contextes de comparaison social font partie des contextes qui vont amplifier les inégalités"
Questions ouvertes:
- Transférabilité des résultats aux États-Unis et aux autres pays.
- Impact du profil attributionnel des enseignants sur leurs pratiques.
- Diffusion des connaissances scientifiques aux enseignants et aux décideurs.
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Sommaire Minuté
Introduction
- 0:00-3:00 : Sébastien Goudeau se présente comme enseignant-chercheur à l'université de Poitiers et membre de l'INSPÉ. Il introduit le sujet de la construction des inégalités scolaires dès l'école maternelle.
- 3:00-5:15 : Goudeau aborde les débats scientifiques et sociétaux autour des théories expliquant les inégalités scolaires, notamment la théorie des dons (influence génétique) et la théorie du handicap socioculturel (influence de l'environnement familial).
- 5:15-7:50 : Il souligne l'influence de ces débats sur la perception des élèves, des enseignants et des parents, conduisant à l'essentialisme psychologique (attribuer la réussite ou l'échec à des qualités intrinsèques).
- 7:50-9:40 : Goudeau propose une approche complémentaire qui s'intéresse au rôle des contextes et des situations dans la construction des inégalités, et à l'interprétation des élèves de ces situations.
Modèle de Construction des Inégalités Scolaires
- 9:40-14:40 : Goudeau présente un modèle en trois étapes :
- Étape 1: Inégalités familiales (ressources matérielles et culturelles) impactant les pratiques de socialisation.
- Étape 2: Avantages et désavantages de socialisation se manifestant et s'invisibilisant dans la salle de classe (participation, invisibilisation par la croyance méritocratique).
- Étape 3: Interprétation des différences de réussite par les enfants, les enseignants et les parents, renforçant les inégalités.
Études sur les Situations Langagières Collectives
- 14:40-26:50: Goudeau se focalise sur les situations langagières collectives à l'école maternelle :
- Justification de ce choix : omniprésence, objectif de réduction des inégalités de langage.
- Hypothèses :
- Participation inégale des enfants (influencée par la socialisation familiale et les biais de perception).
- Interprétation des différences de participation par les enfants.
- Présentation d'une étude observationnelle dans des classes de maternelle (méthodologie, résultats sur la fréquence, la durée et les types de contributions orales).
Impact des Comparaisons Sociales
- 26:50-37:50 : Goudeau aborde l'impact des comparaisons sociales sur l'amplification des inégalités :
- Définition de la comparaison sociale et ses effets sur la perception de soi.
- Hypothèse : Les comparaisons sociales menaçantes pour les élèves de milieux populaires.
- Présentation d'études (collège et primaire) manipulant la présence de comparaison sociale lors d'une tâche de lecture et d'écriture, montrant l'amplification des écarts de réussite en condition de comparaison.
Interprétation des Différences de Réussite
- 37:50-51:30 : Goudeau examine comment les enfants expliquent les différences de réussite dans la classe :
- Tendance à privilégier des explications internes (intelligence, effort, motivation).
- Études auprès d'élèves de grande section utilisant des scénarios fictifs (participation orale, réussite scolaire) et analyse des explications données.
- Résultats : prédominance des explications internes, minorité d'explications externes.
Conclusion et Pistes d'Action
- 51:30-58:15 : Goudeau synthétise les résultats et propose des pistes d'action :
- Rappel du rôle des inégalités familiales et des effets de l'école.
- Importance d'agir sur l'interprétation des différences de réussite.
- Interventions auprès des enseignants pour modifier les perceptions et proposer des stratégies d'équité dans la participation (tour de parole, autoriser la répétition, temps d'attente, monitoring).
Questions de l'Audience
- 58:15-fin : Goudeau répond aux questions de l'audience portant sur :
- La possibilité de généraliser les résultats aux États-Unis (difficultés de comparaison, spécificités du système éducatif américain).
- Les stratégies concrètes pour les enseignants (tour de parole, autoriser la répétition, temps d'attente, monitoring).
- La diffusion des connaissances sur les biais de perception (formation initiale et continue des enseignants, vulgarisation scientifique).
- Le lien entre les explications des enseignants et des élèves (études corrélationnelles parents-enfants, pistes pour des études multiniveaux).
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Ce texte est une transcription d'une vidéo YouTube qui explore le harcèlement sexiste subi par les filles et les femmes, de l'enfance à l'âge adulte.
Il présente des exemples concrets de situations de harcèlement, discute des réactions des victimes et propose des solutions inspirées de l'école de Palo Alto, mettant l'accent sur le changement de perspective et l'appropriation du pouvoir par les femmes pour contrer ces comportements.
L'auteure souligne le rôle de la misogynie intériorisée et plaide pour une éducation différente des garçons et des filles.
Voici un sommaire minuté de la transcription de la vidéo "Sous les jupes des filles - Emmanuelle Piquet - Chagrin Scolaire a 10 ans !".
Veuillez noter qu'il s'agit d'une interprétation de la transcription et non d'un sommaire officiel.
0:00-1:30 : Introduction - Le malaise face au harcèlement sexuel
- L'intervenante partage une anecdote illustrant les réactions différentes de ses filles face au harcèlement de rue.
- Malgré des réactions différentes, le sentiment de malaise persiste, car elles sont réduites à des objets sexuels.
- Espoir d'un futur sans harcèlement sexuel grâce à une éducation différente des enfants.
- Questionnement sur les solutions face aux violences sexistes actuelles.
- Introduction du concept de l'école de Palo Alto pour aider les enfants à trouver des solutions.
1:30-4:00 : La misogynie intériorisée - Un obstacle majeur
- Définition de la misogynie intériorisée et exemples illustrant ce concept.
- Exemples de pensées et de préjugés sexistes courants, même parmi les femmes.
- Mise en évidence de l'absurdité de ces préjugés.
- Le "compliment" dévalorisant : "Tu n'es pas comme les autres filles".
- La misogynie intériorisée comme obstacle principal à la lutte contre le sexisme.
4:00-6:30 : L'histoire de Léonie - Trouver des solutions créatives
- L'histoire de Léonie, 7 ans, harcelée par un garçon dans la cour de récréation.
- L'impasse : rester immobile ou courir, les deux options alimentent le harcèlement.
- La solution créative proposée par l'intervenante : utiliser des Carambar pour dissuader le garçon.
- Résultat mitigé : le garçon cesse le harcèlement, mais les autres filles ne veulent pas adopter la solution par peur d'être "moches".
- Leçon de l'école de Palo Alto : respecter le choix des filles et leur donner les moyens d'observer le sexisme.
6:30-9:00 : Le cas de Lorette - Reprendre le contrôle face au cyberharcèlement
- L'histoire de Lorette, 17 ans, victime de "revenge porn" et de cyberharcèlement.
- L'impact dévastateur du cyberharcèlement sur Lorette et sa famille.
- L'importance de la colère de Lorette pour lutter contre le cyberharcèlement.
- La stratégie de Lorette : reprendre le contrôle de son image en publiant d'autres photos d'elle-même.
- Résultat : Lorette se sent à nouveau libre et le harcèlement diminue.
- Le concept de "l'arrêt d'une escalade complémentaire" de l'école de Palo Alto.
9:00-11:00 : Conclusion - Donner aux filles les moyens d'agir et responsabiliser les garçons
- La nécessité de donner aux filles les moyens d'agir et de ne pas leur imposer la responsabilité de faire cesser le sexisme.
- L'analogie du chat et du bébé : apprendre aux garçons à respecter les limites.
- L'objectif : rendre les actes sexistes inconfortables pour leurs auteurs afin qu'ils ne se reproduisent pas.
- Conclusion de l'intervention.
Enfin, elle met en avant l'importance de rendre inconfortables les actes sexistes pour les auteurs afin de prévenir leur répétition.
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Ce texte est la transcription d'un webinaire de la FCPE expliquant comment remplir efficacement un dossier MDPH pour un enfant.
Il détaille les différentes sections du dossier, les documents nécessaires (certificats médicaux, justificatifs de domicile, etc.), et les étapes du processus, incluant les recours possibles en cas de refus.
Des conseils pratiques sont donnés par une intervenante, médecin et experte MDPH, pour optimiser la demande et augmenter les chances d'obtention des aides.
Le webinaire aborde également des questions fréquentes des familles concernant les délais, les types d'aides disponibles et les procédures administratives.
L'objectif est d'aider les familles à mieux naviguer le système MDPH.
Voici un sommaire minuté de la transcription :
00:00:35.150 --> 00:00:38.940 : Remerciements à Sophie pour la gestion technique.
00:00:39.840 --> 00:00:58.010 : Introduction du webinaire sur l'école inclusive.
00:02:09.630 --> 00:02:28.820 : Consignes pratiques pour le webinaire : * Les micros sont désactivés. * Poser les questions dans le chat après la présentation. * Une FAQ sera créée et diffusée si le temps manque pour répondre à toutes les questions.
00:02:37.700 --> 00:02:45.560 : Le webinaire sera disponible en replay sur le site internet.
00:04:21.590 --> 00:05:54.820 : Introduction à la constitution d'un dossier MDPH : * Glossaire pour les termes MDPH et éducation nationale. * Difficulté de constituer un dossier MDPH.
00:07:20.860 --> 00:07:57.420 : Explication des différents types de demandes possibles à la MDPH : * Demande de PCH. * Demande de cartes (stationnement, priorité, mobilité inclusion). * Importance du certificat médical pour l'accord ou le refus des demandes.
00:10:22.960 --> 00:12:49.240 : Constitution du dossier MDPH : * Possibilité d'envoyer les documents par internet. * Importance du GEVasco. * Documents essentiels : demande administrative, certificat médical, GEVasco.
00:13:29.850 --> 00:13:52.760 : Remplissage de la demande administrative : * Rôle de l'assistante sociale de secteur. * Importance de la signature.
00:16:18.740 --> 00:17:39.720 : Explication des différentes sections de la demande administrative : * Accusé de réception. * Types de demandes (première demande, renouvellement, complément). * Justificatifs à fournir.
00:19:29.170 --> 00:21:00.620 : Informations administratives à fournir dans le dossier : * Nom, prénom, adresse des parents. * Justificatif de domicile. * Jugement en protection juridique.
00:24:55.380 --> 00:25:13.970 : Types de soins : * Soins en libéral (orthophonie, hydrothérapie). * Soins hospitaliers.
00:27:05.600 --> 00:27:22.280 : Précisions sur les informations concernant la cantine et l'accueil périscolaire.
00:28:46.260 --> 00:29:10.480 : Demandes spécifiques : * Adaptation à la scolarité (temps partiel, matériel). * Matériel informatique. * Accompagnement pour réadaptation ou rééducation.
00:32:31.610 --> 00:34:44.920 : Expression des demandes : * Importance de cocher les cases correspondantes aux demandes. * AEEH et ses compléments. * PCH et ses conditions d'attribution.
00:35:02.540 --> 00:37:13.650 : Taux d'incapacité et AEEH : * Taux supérieur à 80% pour l'AEEH. * Mention "priorité" pour certains enfants. * Possibilité d'exprimer des demandes spécifiques dans le dossier.
00:37:32.340 --> 00:41:05.210 : Remplissage du GEVasco : * Informations sur l'enfant et sa scolarisation. * Prise en charge actuelle de l'enfant (soins, établissements). * Description des difficultés de l'enfant.
00:41:10.820 --> 00:43:03.790 : Importance de remplir toutes les sections du GEVasco et de fournir des exemples concrets.
00:43:35.790 --> 00:43:56.650 : Importance de la signature de tous les membres de l'équipe éducative.
00:46:07.470 --> 00:47:54.420 : Décision de la MDPH : * Taux d'incapacité et attribution de l'AEEH. * Proposition de la MDPH (AEEH, matériel, financement). * Transmission du dossier à la CDAPH. * Notification aux parents.
00:48:52.890 --> 00:50:48.610 : Maintien en grande section et en CP : * Maintien en grande section notifié par la MDPH. * Maintien en CP relevant de l'éducation nationale. * Importance de l'aide pour les enfants maintenus en CP.
00:50:44.690 --> 00:53:14.250 : Refus, acceptations et recours : * Possibilité de refus partiels ou totaux. * Recours possibles en cas de refus.
00:54:36.390 --> 00:55:39.690 : Importance des aides de droit commun : * La MDPH met en place des aides uniquement si des aides de droit commun ont été mises en place. * Les aides de droit commun doivent être mentionnées dans le GEVasco.
00:56:08.240 --> 00:57:18.640 : Recours gracieux : * Nécessité d'apporter de nouveaux arguments pour un recours gracieux. * Possibilité de rajouter des éléments au dossier si la demande n'est pas encore traitée. * Exemple de recours gracieux avec un bilan ergo.
00:57:20.160 --> 00:59:06.350 : Procédure de recours gracieux : * Dépend de l'organisation de la MDPH. * Possibilité d'un appel téléphonique d'un médiateur ou du coordonnateur. * Possibilité d'être reçu par le médecin de la MDPH.
01:00:25.010 --> 01:01:01.500 : Notification de la décision : * Contenu de la notification. * Procédure de recours administratif.
01:02:19.720 --> 01:04:25.630 : AEEH et ses spécificités : * Versement par la CAF ou la MSA. * Calcul de la durée de l'AEEH. * Différents types d'AEEH (mutualisée, individuelle). * Dates de début et de fin de l'AEEH. * Renouvellement de l'AEEH.
01:06:37.080 --> 01:07:21.970 : Constitution du dossier par voie dématérialisée : * Avantages de la dématérialisation. * Accusé de réception électronique.
01:08:09.630 --> 01:08:17.320 : Accompagnement lors du bilan : * Possibilité de se faire accompagner par toute personne contribuant à la compréhension des difficultés de l'enfant.
01:08:27.460 --> 01:10:02.300 : Aides financières pour les bilans : * L'AEEH ne finance pas les bilans. * Possibilité de demander une aide exceptionnelle pour les bilans dans certains cas.
01:11:28.400 --> 01:11:48.320 : Durée de l'AEEH et taux d'incapacité : * La durée de l'AEEH peut varier en fonction de la situation de l'enfant. * Taux d'incapacité supérieur à 80% = ouverture de droit à la PCH.
01:12:55.220 --> 01:13:35.990 : Remplissage du certificat médical : * La MDPH préfère que le certificat médical soit rempli par le médecin et non par les parents. * Importance de la clarté et de la précision dans le certificat médical.
01:14:04.880 --> 01:14:17.860 : GEVasco et dyslexie : * Un GEVasco est nécessaire pour une demande MDPH, même en cas de dyslexie.
01:14:57.610 --> 01:16:21.780 : Application du PPS et du PAP : * Importance de la mise en place des aménagements préconisés dans le PPS et le PAP. * Recours possibles en cas de non-application du PPS ou du PAP.
01:18:39.270 --> 01:19:37.370 : Fonctionnement des ESS et des équipes éducatives : * Organisation des ESS par la MDPH. * Possibilité de demander une équipe éducative en cas de besoin.
01:20:19.040 --> 01:20:34.380 : Délais de traitement des dossiers : * Pas de délai "convenable" défini. * Variation des délais selon les départements.
01:21:52.260 --> 01:22:11.400 : Calendrier de la MDPH : * Dates limites pour les demandes d'orientation et les renouvellements.
01:22:29.940 --> 01:22:50.260 : Introduction du "pas" pour désengorger la MDPH.
01:22:59.950 --> 01:24:32.560 : Importance et utilité du certificat médical : * Rôle du certificat médical dans la mise en évidence des difficultés de l'enfant. * Importance de le remplir correctement. * Temps passé par le médecin pour le remplir.
01:26:47.440 --> 01:27:42.530 : Maladies reconnues par la MDPH : * La MDPH se base sur les incapacités décrites dans le certificat médical. * Liste des incapacités définie par la MDPH. * Importance de la précision du médecin dans la description des incapacités.
01:28:29.320 --> 01:28:48.000 : Incapacités et droits : * Les droits sont accordés en fonction des incapacités décrites dans le certificat médical. * Importance de la description des conséquences des incapacités sur la vie quotidienne de l'enfant.
01:29:12.280 --> 01:29:33.950 : Centres référents pour certaines pathologies.
01:29:49.330 --> 01:30:23.180 : Recours administratifs et renouvellement pour un enfant majeur : * Procédure de recours administratif. * Justificatifs à fournir.
01:37:25.770 --> 01:38:07.440 : Temps d'accompagnement de l'enfant : * Possibilité de chiffrer le temps d'accompagnement dans le dossier MDPH. * Existence d'une feuille supplémentaire pour la description du temps d'accompagnement dans certains départements.
01:40:59.690 --> 01:42:19.840 : Représentants des parents d'élèves en ESS : * La présence de représentants FCPE non membres de l'école est possible en ESS.
01:43:15.710 --> 01:44:13.460 : Indemnités pour les bilans psychologiques : * Demande de devis pour les séances à venir. * L'AEEH simple ne couvre pas toujours la totalité des séances.
01:44:14.620 --> 01:45:23.180 : Notifications d'orientation et scolarisation en Ulysse : * La MDPH peut refuser une orientation en établissement spécialisé et notifier une scolarisation en Ulysse avec AEEH.
01:45:30.120 --> 01:48:00.550 : Livret d'inclusion personnalisée (LIP) : * Introduction du LIP pour centraliser les informations sur les adaptations mises en place pour l'enfant. * Dématérialisation du LIP. * Avantages du LIP pour la continuité du parcours de l'enfant.
01:49:06.780 --> 01:49:41.130 : Interprètes pour les familles étrangères : * Pas d'interprètes à la MDPH. * Possibilité de faire appel à des interprètes de l'éducation nationale.
01:49:46.670 --> 01:50:08.080 : Mise en œuvre du PPS : * Le PPS est généralement rédigé lors de l'ESS.
01:50:14.060 --> 01:50:25.560 : Dossier MDPH pour un enfant atteint de TDAH régulé par un traitement médical : * Inutile de faire un dossier MDPH si l'enfant est régulé par son traitement médical.
01:53:32.870 --> 01:53:47.140 : Remerciements et fin du webinaire.
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Chronologie des événements Parcoursup Janvier
15 janvier: Ouverture de la plateforme Parcoursup. Début de la phase d'information et de formulation des vœux. Mars
Jeudi 13 mars à 23h59: Date limite de formulation des vœux. A partir du 15 mars: Envoi d'un message d'alerte aux lycéens n'ayant formulé que des vœux hors de leur académie prioritaire. Avril
2 avril: Date limite de finalisation des dossiers pour certaines formations (classes préparatoires, écoles d'ingénieurs, écoles de commerce). Mai
Fin mai: Début de la phase d'examen des dossiers par les formations. Juin
2 juin: Début de la phase d'admission principale. Vendredi 6 juin au mardi 10 juin : Réception des propositions d'admission et possibilité d'accepter, de refuser ou de mettre en attente. A partir du 13 juin: Début de la phase d'admission complémentaire. Classement des vœux en attente. Personnages Principaux Jérôme Teillard: (Nom non confirmé) Probablement un responsable du Ministère de l'Enseignement Supérieur, expert de Parcoursup, dont l'expérience est mise en avant.
Animateur du webinaire: Personne non nommée, modérateur du webinaire, relayant les questions des participants à M. Te et guidant la discussion.
Parents participants: Ensemble des parents de lycéens connectés au webinaire, posant des questions sur le fonctionnement de Parcoursup.
Lycéens: Bien que non présents directement, ils sont au cœur des discussions. La présentation vise à informer les parents sur les démarches à suivre pour l'orientation de leurs enfants.
Enseignants du supérieur: Responsables de l'examen des dossiers des candidats sur Parcoursup et de la formulation des propositions d'admission.
Remarques
L'accent est mis sur la transparence et la simplification de la plateforme Parcoursup, ainsi que sur l'importance de l'accompagnement des lycéens dans leurs choix d'orientation.
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Compte rendu détaillé du webinaire Parcoursup Ce document résume les points clés et les informations essentielles abordées lors du webinaire Parcoursup.
Introduction
Le webinaire a débuté en soulignant sa portée nationale et internationale, avec plus de 3000 inscrits provenant de toute la France, des DOM-TOM et des lycées français à l'étranger. L'objectif principal est d'accompagner les parents et de leur fournir des informations claires et utiles pour les aider dans l'orientation post-bac de leurs enfants.
Fonctionnement de Parcoursup
Parcoursup ne se base pas sur un algorithme pour affecter les élèves aux formations. Ce sont les enseignants des formations du supérieur qui définissent les critères de sélection, examinent les dossiers et prennent les décisions d'admission.
Calendrier
Janvier - Mars: Les lycéens formulent leurs vœux sur Parcoursup. 2 Juin: Début de la phase d'admission. Fin Mai/Début Juin: Possibilité de classer les vœux en attente. Types de formations sur Parcoursup
Parcoursup propose une grande variété de formations :
Formations sélectives: Classes préparatoires, écoles d'ingénieurs, de commerce, etc. Formations non sélectives: Licences générales, BTS, BUT, etc. Formations en apprentissage: Principalement des BTS, BUT et quelques DE. Choix des vœux
Les lycéens peuvent formuler jusqu'à 10 vœux et 10 sous-vœux pour les formations sélectives. Il est crucial de diversifier ses vœux, en incluant des vœux d'ambition, de cœur, de raison et de précaution.
Inscription sur Parcoursup
L'inscription se fait via le numéro INE de l'élève, disponible sur son bulletin scolaire. Le site Parcoursup dispose d'un système d'alerte pour informer des échéances importantes. Il est conseillé de renseigner les coordonnées des parents pour qu'ils puissent suivre le dossier.
Informations disponibles sur Parcoursup
Carte des formations: Permet de découvrir les formations disponibles et des propositions similaires. Critères d'analyse des candidatures: Chaque formation détaille les éléments importants pour la sélection. Modalités de candidature: Informations spécifiques à chaque formation (épreuves, questionnaires, etc.). Taux d'insertion: Disponible pour plus de 75% des formations, cet indicateur permet d'apprécier les débouchés professionnels. Nouveautés Parcoursup
Données personnalisées: En renseignant leurs spécialités et leur moyenne générale, les lycéens peuvent obtenir des informations précises sur les chances d'admission dans une formation. Taux d'accès: Indique le pourcentage de lycéens ayant reçu une proposition d'admission dans une formation en fonction de leur profil. Parcours des anciens candidats: Permet de visualiser les formations intégrées par les lycéens ayant un profil similaire. Dossier Parcoursup
Le dossier comprend des éléments tels que les notes, les appréciations des professeurs, les activités extra-scolaires, une fiche de liaison (facultative) pour les élèves ayant bénéficié d'un dispositif d'accompagnement au lycée, la description des stages et des engagements citoyens, et une lettre de motivation.
Lettre de motivation
La lettre de motivation est un élément important du dossier. Elle doit être sincère et personnelle, démontrer la motivation du candidat et sa compréhension de la formation visée.
Césure
Il est possible de prendre une année de césure après le bac et de revenir sur Parcoursup l'année suivante. Les expériences acquises pendant la césure peuvent être valorisées dans la lettre de motivation.
Conclusion
Parcoursup est un outil précieux pour l'orientation post-bac, mais il est important de se rappeler que le choix final appartient au lycéen. Les parents doivent l'accompagner dans sa réflexion et l'encourager à faire des choix en accord avec ses envies et ses aspirations.
Citations
"Notre objectif, tout le reste, c'est que ça soit simple, clair et lisible et utile." "Ça n'est jamais Parcoursup qui fait l'analyse des candidatures. Ce sont bien les enseignants des formations du supérieur qui, à la fois, définissent les critères, examinent les dossiers de vos enfants et vous feront des propositions." "Le seul bon moteur dans la vie, c'est l'envie comme dirait l'autre." "Quand on fait des vœux sur Parcoursup, il faut à la fois associer des vœux d'ambition, des vœux de cœur, des vœux de raison. Et puis des vœux de précaution ou de sécurité, chacun fait son panier." Ce compte rendu fournit une vue d'ensemble des thèmes abordés lors du webinaire. Pour des informations détaillées, il est conseillé de consulter l'intégralité de l'enregistrement.
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Voici un sommaire minuté de la transcription :
00:00:03 - 00:04:25 : Introduction et mots de bienvenue de l'équipe de la FCP et du ministère. * L'objectif du webinaire est d'aider les lycéens à se familiariser avec la plateforme Parcoursup. * Il s'agit du quatrième webinaire organisé en partenariat avec le ministère. * Les participants sont encouragés à poser des questions concises et précises dans le chat. * Plus de 900 personnes sont connectées pour suivre le webinaire. * Monsieur Théard, chargé de missions au ministère, est le principal interveneur.
00:04:26 - 00:09:01 : Présentation générale de Parcoursup par Monsieur Théard. * Parcoursup vise à simplifier les démarches des lycéens en proposant une procédure unique, un seul dossier et un calendrier commun. * La plateforme offre un cadre de présentation uniforme des formations, ce qui facilite la comparaison. * Parcoursup propose un accompagnement personnalisé tout au long de la procédure. * Des ressources sont disponibles en ligne pour aider les lycéens et leurs parents à comprendre le fonctionnement de la plateforme. * Les critères de sélection des formations sont transparents et disponibles à partir du 18 décembre.
00:09:01 - 01:10:50 : Détail des fonctionnalités de Parcoursup. * Les différentes catégories de formations disponibles sur Parcoursup sont expliquées, notamment les formations sélectives et non sélectives. * L'apprentissage et les formations sous statut apprenti sont également présentés. * La fiche formation, élément central de Parcoursup, est détaillée, avec ses différents onglets et les informations qu'elle contient (contenu des enseignements, débouchés, frais de scolarité). * Une nouvelle rubrique "Visualiser les chiffres d'accès à la formation" est introduite. Elle sera disponible à partir du 18 décembre et vise à fournir des données sur les chances d'admission en fonction du profil du candidat. * La rubrique "Insertion professionnelle" est également présentée. Elle fournit des données sur l'insertion des diplômés.
01:10:50 - 01:32:00 : Questions-réponses et explications supplémentaires. * Monsieur Elaoui, de la FCP, intervient pour souligner l'importance du travail d'équipe dans la sélection des dossiers, contrairement à l'idée que ce serait un algorithme qui déciderait. * La question du classement des vœux est abordée. Il n'est pas nécessaire de classer les vœux lors de leur formulation. * Différentes questions des participants sont traitées, notamment sur les formations internationales, l'année de césure et les alertes SMS.
01:32:00 - 01:52:51 : Suite des questions-réponses et conclusion du webinaire. * Des précisions sont apportées sur la prise en compte des années de césure ou d'études à l'étranger dans le dossier Parcoursup. * Le contenu du dossier Parcoursup est détaillé (notes, activités, lettre de motivation, appréciations des enseignants). * La question de l'harmonisation des notes entre les établissements est abordée. * La phase d'admission et les dates importantes du calendrier Parcoursup sont rappelées. * Un simulateur de la phase d'admission sera mis en place pour familiariser les lycéens avec le processus. * Des précisions sont apportées sur la prise en compte de la situation des élèves boursiers. * Conclusion du webinaire avec des remerciements et des encouragements aux participants.
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Présentation du projet Open minds https://www.openmindsproject.eu porté par Assodev-Marsnet https://www.marsnet.org , et 3 autres partenaires européens : L'objectif du projet est de Former et outiller au numérique libre les associations / le secteur socio-culturel et de favoriser la transition vers les logiciels libres et les services éthiques de cess acteurs :
Plateforme de ressources et de solutions numériques libres pour le secteur socio-culturelle : 1000 fiches Solutions : logiciels et services en ligne, Formations, Tutoriels et documentation, Annuaire d'acteurs du libre : prestataires, accompagnement, formation, associations usagères Avis, Recommandations, Témoignages Forum, Agenda, Actualités, Article, FAQ, Glossaire
6 modules de formation en ligne à distance et en présentiel 1 Outils collaboratifs et de travail à distance 2 Communication (sites web - réseaux sociaux - newsletter) 3 Solutions multimédias 4 Bureautique et Internet 5 transition des associations vers le numérique libre 6 E-Inclusion
Démonstration : comment trouver des ressources et solutions numériques libres spécifiques aux associations. Invitation à participer au comité de pilotage pour améliorer et diffuser la plateforme Présentation d'autres projets emancip'asso, framalibre, comptoir du libre, ...
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Ce transcript d’une table ronde organisée par l’INSPÉ Lille HdF explore la manière dont les valeurs républicaines (égalité, mixité sociale, épanouissement, réussite) sont vécues au sein des établissements scolaires.
Trois intervenants, une conseillère technique, un proviseur et une chercheuse en psychologie sociale, partagent leurs expériences et réflexions.
Leurs témoignages mettent en lumière l’importance du collectif, de la bienveillance, et de la nécessité d’articuler des politiques éducatives cohérentes pour favoriser la réussite de tous les élèves, notamment ceux issus de milieux défavorisés.
Enfin, le rôle crucial du CESCE (Comité d’Éducation à la Santé, à la Citoyenneté et à l’Environnement) est souligné comme outil pour une démarche systémique et globale de promotion des valeurs républicaines.
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Compte rendu de la session plénière du CESE: Renforcer le financement des associations
Thème principal: La session plénière du CESE s'est concentrée sur l'urgence démocratique de renforcer le financement des associations et de garantir leur capacité d'agir.
Idées et faits importants:
- Dégradation de la capacité d'agir des associations: De nombreux témoignages ont mis en avant une dégradation constante de la capacité d'agir des associations, notamment due à une complexification des demandes de subventions et à une diminution des financements publics directs. (cf. témoignage à 19:40)
- Confusion entre engagement d'intérêt général et opérateur d'utilité sociale: Le rapport souligne la nécessité de redéfinir des trajectoires durables et inclusives pour les associations, en évitant de les confondre avec de simples opérateurs d'utilité sociale. (cf. intervention à 26:58)
- Importance de l'alliance et de la territorialisation: Le rapport plaide pour la création d'alliances entre associations, fondations, entreprises et pouvoirs publics, et pour une territorialisation des actions, afin de capitaliser sur les pratiques émergentes et les lieux d'expérimentation. (cf. intervention à 27:13)
- Impact de la philosophie européenne de la concurrence: La législation européenne sur la concurrence a un impact négatif sur le modèle économique associatif, notamment en favorisant la mise en concurrence et en limitant les aides d'État. (cf. intervention à 1:04:41)
- Nécessité d'adapter le droit européen: Plusieurs intervenants ont proposé des pistes d'adaptation du droit européen, comme l'introduction d'une nouvelle dérogation à l'article 107 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE) concernant les activités d'intérêt général, ou une inversion de la logique de l'article 106 du TFUE pour faire primer l'intérêt général sur la concurrence. (cf. intervention à 1:10:20)
- Création d'un nouveau type d'association transfrontalière: La proposition de directive européenne sur la création d'un nouveau type d'association transfrontalière (ATE) a été présentée. Elle vise à faciliter l'accès à la liberté d'association et à favoriser les activités transfrontalières des associations. (cf. intervention à 53:55)
- Poids économique et contribution du secteur associatif: Le poids économique du secteur associatif (113 milliards d'euros) et sa contribution sociale et démocratique ont été mis en avant, soulignant la nécessité de lui accorder davantage de moyens et de reconnaissance. (cf. intervention à 1:56:46)
- Urgence de repenser le financement des associations: Le rapport appelle à repenser le financement des associations, en explorant des pistes d'hybridation des ressources, en favorisant le mécénat et en encourageant les partenariats avec les entreprises. (cf. intervention à 2:00:38)
Citations clés:
- "Mon expérience depuis 10 ans à la direction d'association de protection de l'environnement c'est une dégradation constante de notre capacité d'agir" (19:53)
- "Durant deux décennies nous avons confondu engagement d'intérêt général et opérateur d'utilité sociale" (26:58)
- "Ne réinventons pas la roue en permanence soyons concrets et réalistes" (27:13)
- "Il est temps de faire le constat que la doctrine européenne sur la concurrence […] montre ses limites depuis de nombreuses années" (1:09:41)
- "C'est la politique de concurrence c'est l'instrument du marché intérieur aujourd'hui de la de la leur réindustrialisation et je pense qu'on voit une une véritable évolution en ce sens" (1:26:18)
- "Il y a bien urgence démocratique" (1:56:46)
- "L'une de mes premières propositions fortes […] c'est de dire attention à ne pas mélanger la question de l'intérêt général à nos statuts" (2:03:17)
- "Si vous voulez garder votre autonomie vous voulez maintenir vos projets associatifs vous ne pouvez pas compter que sur les collectivités" (2:07:22)
- "La mise en concurrence avec l'économie traditionnelle nous affaiblit" (2:30:29)
Conclusion:
- La session plénière du CESE a permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées les associations et de formuler des propositions concrètes pour renforcer leur financement et leur capacité d'agir.
L'accent a été mis sur la nécessité de créer des alliances entre différents acteurs, de repenser le rôle de l'État et de l'Europe, et de trouver de nouvelles sources de financement.
Prochaines étapes:
Le CESE devrait poursuivre ses travaux sur ce sujet en collaboration avec les différents acteurs concernés, afin de concrétiser les propositions formulées et de garantir un avenir durable au secteur associatif.
Introduction et contexte (0:00 - 12:44)
- 0:00 - 1:52: Présentation du Conseil économique social et environnemental (CESE) et de son rôle dans la société civile.
- 5:43 - 9:40 : Introduction de la séance plénière par Thierry Beaudet, président du CESE, qui souligne l'importance des associations et la préoccupation concernant leur financement.
- 9:41 - 12:44 : Introduction par Jacques Cressel, président de la commission de l’économie et des finances, qui rappelle le contexte de l'avis "Renforcer le financement des associations : une urgence démocratique" et l'importance de passer à la mise en œuvre concrète.
Interventions des associations (12:45 - 37:55)
- 12:45 - 17:16 : Introduction par les co-rapporteurs Dominique Joseph et Martin Bobel, qui rappellent l'importance de la mobilisation et donnent la parole aux associations.
- 17:17 - 19:09 : Intervention d'Arnaud Jean, président de l'UFOLEP, qui souligne le rôle de l'éducation populaire et l'urgence de financer la vie associative.
- 19:10 - 21:55 : Intervention de Marion Fortune, directrice de France Nature Environnement Limousin, qui témoigne de la dégradation de la capacité d'agir des associations environnementales.
- 21:56 - 24:57 : Intervention d'Olivier Lenoir, directeur général de l'association Rempart, qui met en avant l'importance du bénévolat et la nécessité de le valoriser.
- 24:58 - 26:33 : Intervention de Jeanne Villeneuve, Secrétaire générale de la Fédération nationale des centres de santé, qui souligne les difficultés de financement des centres de santé associatifs.
- 26:34 - 28:12 : Intervention de Charles-Benoît Heidsieck, président-fondateur Le Rameau, qui appelle à l'innovation et à la territorialisation des financements.
- 28:13 - 29:29 : Intervention d'Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire, qui met en avant le rôle du financement public dans le champ social.
- 29:30 - 31:57 : Intervention d'Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps, qui souligne les difficultés rencontrées par les associations du secteur du handicap.
- 31:58 - 34:05 : Intervention de Carole Sprang, vice-présidente de la Fédération nationale des MJC, qui met en avant l'importance des réseaux et de la pluriannualité des subventions.
- 34:06 - 36:47 : Intervention de Jérôme Gourod, administrateur de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiennes (APGL), qui appelle à explorer des contrats de gestion pluriannuels et à valoriser le bénévolat.
- 36:48 - 37:55 : Introduction du témoignage vidéo de Quentin Mortier, co-directeur de l'association SAW-B en Belgique, qui aborde la question des libertés associatives.
Table ronde sur le cadre européen (37:56 - 1:37:03)
- 37:56 - 42:52 : Témoignage vidéo de Quentin Mortier sur les restrictions des libertés associatives en Belgique et en Europe.
- 42:53 - 46:44 : Introduction de la table ronde par Camille Dorival, journaliste, et présentation des intervenants: Marie Boscher (Commission européenne), Thierry Guillois (avocat), et Marion Ogier (avocate).
- 46:45 - 53:11 : Intervention de Marion Ogier sur les entraves aux libertés associatives en Europe et en France, et le lien avec la marchandisation.
- 53:12 - 1:02:42 : Intervention de Marie Boscher sur la proposition de directive concernant la création d'un nouveau type d'association, l'association transfrontalière européenne (ATE).
- 1:02:43 - 1:12:07 : Intervention de Thierry Guillois sur l'impact des articles 106 et 107 du Traité de Rome sur le financement des associations et la nécessité de faire évoluer la doctrine européenne sur la concurrence.
- 1:12:08 - 1:28:28 : Echanges avec la salle et débat entre les intervenants sur la compatibilité des propositions, la question des services d'intérêt économique général, et les limites de la logique de concurrence.
- 1:28:29 - 1:37:03 : Contribution en vidéo de Giuseppe Guerini, porte-parole de la catégorie Économie sociale au sein du Comité économique et social européen, qui souligne l'urgence démocratique et appelle à une réévaluation de l'économie sociale et solidaire.
Table ronde sur les alliances (1:37:04 - 2:23:08)
- 1:37:04 - 1:37:47 : Introduction de la table ronde par Camille Dorival sur la question des alliances pour faire évoluer les modes de financement des associations d'intérêt général.
- 1:37:48 - 1:43:53 : Intervention de Mohamed Gnamali, directeur du Centre français des fonds et fondations (CFF), sur la nécessité d'une collaboration renforcée entre associations et fondations, et l'importance de l'engagement de l'Etat.
- 1:43:54 - 1:52:29 : Intervention de Lionel Berger, président de France Active en Île-de-France, au nom du Medef, sur l'importance du financement des associations et la nécessité de créer des alliances entre le monde de l'entreprise et le monde associatif.
- 1:52:30 - 2:00:37 : Intervention de Benoît Dahan, président d'ESS France, sur l'urgence démocratique et la nécessité de rappeler aux acteurs publics leur rôle dans la subvention des associations.
- 2:00:38 - 2:07:58 : Intervention de Mohamed Gnabaly, maire de L'Île-Saint-Denis, sur l'importance de la liberté d'agir des collectivités et des associations, et la nécessité de les accompagner dans la sécurisation de leurs actions d'intérêt général.
- 2:08:06 - 2:23:08 : Echanges avec la salle et débat entre les intervenants sur la complémentarité des alliances, la recherche de nouvelles sources de financement, les risques de l'hybridation, et la marchandisation du tissu associatif.
Conclusion (2:23:09 - 2:40:12)
- 2:23:09 - 2:25:15 : Contribution en vidéo de Dominique Vienne, président des CESER de France, qui souligne le rôle essentiel des associations et appelle à les réinvestir pour renforcer la démocratie.
- 2:25:16 - 2:33:45 : Intervention de Claire Thoury, présidente du Mouvement associatif, qui remercie le CESE pour son travail, met en lumière la situation des associations, et appelle à revendiquer une pleine et entière autonomie.
- 2:33:46 - 2:40:12 : Conclusion par les co-rapporteurs Dominique Joseph et Martin Bobel, qui remercient les participants, synthétisent les points clés de la séance, et appellent à la mobilisation pour la suite.
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La transcription de la conférence ne se concentre pas sur les actions spécifiques que la famille, l'établissement et l'institution scolaire peuvent mettre en place pour favoriser la réussite des élèves français.
Le sujet principal est la réussite scolaire des élèves d'origine asiatique.
Cependant, la transcription aborde certains facteurs qui peuvent influencer la réussite scolaire de tous les élèves, y compris les élèves français.
À partir de ces informations, on peut déduire quelques pistes d'actions possibles.
Actions de la famille:
- Croire aux bienfaits de l'éducation et transmettre cette conviction aux enfants:
La transcription mentionne que "la forte croyance des parents dans les bienfaits de l'éducation" est une hypothèse pour expliquer la réussite des élèves d'origine asiatique.
- Fixer des exigences élevées et encourager l'éthique de travail, l'effort, l'application et la persévérance :
La transcription note que ces éléments sont également présents chez les familles d'origine asiatique.
- Maintenir une communication ouverte avec l'école et s'impliquer dans la scolarité des enfants: La transcription souligne l'importance des relations famille-école.
L'existence d'une association de médiation scolaire pour les familles chinoises suggère que la communication peut être un défi pour certaines familles.
- Favoriser la transmission intergénérationnelle et maintenir des liens familiaux forts :
La transcription note que des liens familiaux fragilisés peuvent affecter la réussite scolaire.
Actions de l'établissement scolaire:
- Mettre en place des programmes de médiation scolaire pour faciliter la communication entre les familles et l'école :
L'exemple de l'association franco-chinoise Pierre Duer montre que ce type de programme peut être bénéfique.
- Prendre en compte les difficultés liées à la ségrégation résidentielle et scolaire et proposer des solutions pour y remédier :
La transcription mentionne la ségrégation comme un obstacle à la réussite.
- S'adapter aux besoins spécifiques des élèves issus de l'immigration, notamment en ce qui concerne la langue et la culture :
La transcription aborde la question des pratiques culturelles et linguistiques au sein des familles.
Actions de l'institution scolaire:
- Améliorer les outils statistiques pour mieux comprendre les facteurs de réussite scolaire des élèves issus de l'immigration et adapter les politiques éducatives en conséquence :
La transcription souligne les limites des enquêtes statistiques actuelles.
- Encourager la recherche sur les pratiques éducatives des familles d'origines diverses et diffuser les résultats auprès des professionnels de l'éducation :
La transcription note le manque de recherches sur ce sujet en France.
- Promouvoir l'égalité des chances et lutter contre les discriminations liées à l'origine sociale et ethnique :
La transcription rappelle que l'origine socio-économique est un facteur important de réussite scolaire.
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Cette transcription YouTube détaille un projet de recherche explorant le stéréotype de la "surréussite scolaire" des élèves d'origine chinoise en France.
L’étude critique les limites des données statistiques existantes, soulignant la diversité des communautés asiatiques et la complexité des facteurs socio-économiques et culturels en jeu.
Le projet utilisera une méthodologie qualitative, comprenant des entretiens et des observations, pour explorer les parcours scolaires et les pratiques familiales de ces élèves, mettant en lumière les nuances derrière ce mythe de la "minorité modèle".
Deux axes de recherche sont définis : l'analyse de la réussite scolaire des élèves d'origine chinoise et l'examen de la surreprésentation des élèves d'origine asiatique dans les parcours d'excellence.
Voici un sommaire minuté des points forts de la vidéo "Stratégies éducatives des familles (7) - Pierre-Michel Menger (2024-2025)":
00:00 - 03:00 : Introduction * Présentation du projet de recherche sur la réussite scolaire de la "minorité modèle chinoise", questionnement sur sa réalité ou son statut de mythe. * Manque d'études qualitatives approfondies sur le sujet, principalement des analyses statistiques disponibles.
03:00 - 08:00 : Etudes statistiques existantes * Présentation des enquêtes statistiques existantes (TeO, enquêtes de l'INSEE). * Constats statistiques : * Les enfants issus de l'immigration ont globalement des résultats scolaires moins bons. * L'origine socio-économique a un impact plus important que l'origine migratoire. * Exception notable: les enfants d'immigrés d'Asie du Sud-Est réussissent mieux, même en contrôlant l'origine socio-économique. * Phénomène de "surréussite" scolaire observé chez ces élèves.
08:00 - 12:00 : Limites des études statistiques et explications du phénomène * Limites des enquêtes statistiques : * Difficulté à distinguer les différentes communautés asiatiques. * Manque de précision sur la situation socio-économique des parents avant la migration. * Difficulté à prendre en compte la diversité des parcours migratoires. * Explications du phénomène de surréussite (principalement étudiées aux USA): * Styles parentaux (parentalité autoritaire vs. permissive). * Aspirations et investissements parentaux.
12:00 - 20:00 : Diversité des communautés asiatiques en France * Description des différentes vagues d'immigration asiatique en France depuis les années 1970 : * Asie du Sud-Est: réfugiés, statuts précaires, origines socio-économiques diverses. * Wenzhou: forte communauté commerçante, installation dans le quartier de Belleville. * Nord de la Chine: femmes divorcées, migrations pour l'avenir des enfants. * Migrations pour études: grande dispersion géographique, profil différent des autres vagues migratoires.
20:00 - 27:00 : Protocoles d'enquête du projet de recherche * Deux questions de recherche: * La surréussite des élèves d'origine chinoise est-elle significative ? * Les élèves d'origine asiatique sont-ils surreprésentés parmi les élèves en surréussite ? * Méthodologie : * Entretiens et observations en milieu scolaire. * Collaboration avec des associations de médiation scolaire pour les familles chinoises. * Analyse des trajectoires scolaires prémigratoires et postmigratoires. * Etude des relations famille-école et des dynamiques intrafamiliales.
27:00 - 30:00 : Conclusion * Présentation de la deuxième partie de l'enquête (trajectoires d'excellence). * Contrôle pour les étudiants internationaux afin de se concentrer sur l'effet du système éducatif français. * Conclusion et remerciements.
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Cette transcription d'une conférence au Collège de France explore les stratégies éducatives familiales, mettant l'accent sur la socialisation culturelle plutôt que sur l'éducation scolaire.
L'intervenant analyse trois piliers de cette socialisation : les objets culturels, les interactions parents-enfants, et l’exemple parental.
Il souligne les inégalités et les discriminations liées à l’accès à la culture, notamment en ce qui concerne l’usage des écrans et les pratiques culturelles extra-scolaires.
Enfin, il compare deux modèles éducatifs contrastés, la concerted cultivation et le natural growth, pour illustrer la diversité des approches parentales et leur impact sur le parcours scolaire des enfants.
Sommaire minuté des points forts:
Introduction (0:00 - 2:30):
- Le sujet abordé est celui des pratiques culturelles des enfants et comment elles éclairent les stratégies éducatives des parents.
- La perspective adoptée s'éloigne de l'éducation institutionnelle pour se concentrer sur la socialisation, un ensemble de pratiques incluant l'éducation mais qui la dépasse.
- Il y a une confrontation entre le "métier d'enfant" et le "métier d'élève", qui ont des impératifs et des cadres différents.
- L'exposé se centrera sur la socialisation culturelle familiale, notamment le rôle des parents.
Les piliers de la socialisation culturelle (2:30 - 4:45):
- Trois piliers sont généralement distingués: le système des objets (culture matérielle), les interactions éducatives avec les parents et les exemples parentaux.
- L'accès aux objets culturels et les autorisations d'accès données aux enfants sont des éléments importants des stratégies éducatives.
- Les interactions éducatives incluent les dynamiques relationnelles, les pratiques d'occupation du temps et les représentations de l'enfant et de la "bonne parentalité".
- Les exemples parentaux, bien que moins documentés, définissent un champ des possibles pour les enfants.
- Ces trois piliers construisent des "climats familiaux", qui peuvent être compris comme des stratégies de fait, sans intention éducative prégnante.
Contexte actuel et particularités (4:45 - 7:30):
- Le contexte actuel se caractérise par une forte emprise scolaire, avec une centralité de l'école dans la validation des compétences et le classement des individus.
- Cette centralité crée un paradoxe douloureux dans un contexte de crispation économique et d'inflation des diplômes.
- Il y a une forte pression à la "bonne parentalité", alimentée par un nombre croissant de rapports et de normes sociales.
- Les discours de légitimation pour les loisirs, notamment culturels, avancent masqués et mettent en avant l'épanouissement personnel pour masquer des objectifs de bénéfices scolaires.
Exemples d'activités et analyse (7:30 - 19:00):
- Enfants et écrans:
Les discours sur les écrans sont à charge et mettent l'accent sur les risques.
L'usage réel des écrans est très différent des normes institutionnelles, servant à la régulation des temps et à l'intégration linguistique et sociale.
- Langage et lecture:
L'oralité est privilégiée dans les catégories peu diplômées, tandis que les catégories plus diplômées favorisent le livre.
Les pères accentuent les différences dans les pratiques. Les enfants d'immigrés se mettent à lire moins malgré une plus grande exposition à l'oralité.
- Pratiques en amateur:
Les clubs et associations sont choisis pour doter les enfants de ressources éducatives, développer des passions et créer des liens sociaux.
Ces activités sont très genrées et les parents les plus investis sont ceux qui ont le plus de capitaux scolaires.
- Ecrans (suite):
Les enfants des fractions intellectuelles accèdent aux écrans numériques plus tard, illustrant une stratégie d'effet retard.
L'entrée à l'école renforce les normes institutionnelles et impacte différemment les fractions de la population.
Conclusion (19:00 - 21:00):
- Il faut déconstruire la normativité présente dans les discours sur les stratégies éducatives.
- Les stratégies éducatives des familles populaires, même si elles diffèrent des normes institutionnelles, sont des tentatives positives d'émancipation.
- Il faut distinguer deux modèles éducatifs: la "concerted cultivation" (culture concertée) et le "Natural growth" (croissance naturelle).
- Ces deux modèles produisent des enfants qui ne s'autorisent pas de la même manière à parler aux adultes dans les institutions, avec des effets sur la scolarité.
Points clés à retenir:
- Différences de stratégies éducatives selon le milieu social:
Les pratiques culturelles et l'accès aux objets culturels varient fortement selon le capital culturel et la position sociale des familles.
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Rôle des exemples parentaux: Les pratiques des parents, même non intentionnelles, ont un impact majeur sur les trajectoires des enfants.
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Impact des normes institutionnelles:
L'école joue un rôle central dans la validation des compétences et la diffusion de normes, ce qui influence les pratiques familiales. * Diversité des stratégies éducatives:
Il n'existe pas de "bonne" stratégie universelle, chaque famille met en place des pratiques qui répondent à son contexte et à ses aspirations.
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Le texte fourni ne mentionne pas d'actions spécifiques que les représentants de parents d'élèves peuvent mettre en place dans les différentes instances que vous citez.
Cependant, il offre des pistes de réflexion pour comprendre le contexte dans lequel ils interviennent et les enjeux liés aux stratégies éducatives des familles.
Voici quelques éléments tirés des sources qui peuvent éclairer votre question :
- L'importance des associations de parents d'élèves:
Le texte souligne que les parents les plus investis dans l'école sont ceux qui participent aux associations de parents d'élèves, assistent aux réunions et communiquent avec les enseignants.
Cela suggère que les représentants de parents d'élèves ont un rôle important à jouer pour relayer les préoccupations des familles et influencer les décisions prises au sein de l'école.
- La nécessité de prendre en compte la diversité des stratégies éducatives:
Le texte met en lumière la variété des pratiques éducatives des familles, en fonction de leur milieu social, de leur culture et de leurs aspirations.
Les représentants de parents d'élèves doivent être sensibles à cette diversité et veiller à ce que les décisions prises au sein de l'école ne privilégient pas un modèle éducatif au détriment des autres. * Le rôle des normes institutionnelles:
L'école est un lieu de diffusion de normes institutionnelles, qui peuvent parfois entrer en contradiction avec les pratiques des familles.
Les représentants de parents d'élèves peuvent jouer un rôle de médiation en favorisant le dialogue entre l'école et les familles et en veillant à ce que les normes soient appliquées avec discernement.
- L'enjeu de l'égalité des chances:
Le texte souligne que les pratiques culturelles et l'accès aux objets culturels varient fortement selon le milieu social, ce qui peut engendrer des inégalités dès le plus jeune âge.
Les représentants de parents d'élèves peuvent agir pour promouvoir l'égalité des chances en favorisant l'accès à la culture pour tous les enfants et en soutenant les familles les plus défavorisées.
En conclusion, le texte ne fournit pas de liste d'actions précises pour les représentants de parents d'élèves, mais il met en avant l'importance de leur rôle dans un contexte éducatif marqué par la diversité des pratiques familiales, l'influence des normes institutionnelles et l'enjeu de l'égalité des chances.
Il serait pertinent de se référer aux statuts de l'association départementale de parents d'élèves, aux textes officiels régissant les différentes instances que vous citez, ainsi qu'aux guides pratiques destinés aux représentants de parents d'élèves pour identifier les actions concrètes qu'ils peuvent mettre en place.
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- Dec 2024
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Cette transcription d'une conférence de Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité au Collège de France présente des recherches sur les inégalités éducatives.<br /> L'accent est mis sur le rôle du développement cérébral, particulièrement la plasticité cérébrale et son influence par le milieu socio-économique dès le plus jeune âge.
Des études montrent l'impact du statut socio-économique sur le développement du langage et des fonctions exécutives.
Des interventions visant à améliorer la métacognition et les fonctions exécutives sont explorées comme outils potentiels de réduction des inégalités.
Enfin, l'étude met en lumière l'importance du bien-être scolaire, de l'auto-efficacité et de la métacognition comme facteurs de réussite scolaire, même en milieu défavorisé.
Bien sûr. Voici un sommaire minuté des temps forts de la vidéo :
- 0:00-3:00 : Introduction et présentation du sujet.
Le conférencier, Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité, explique qu'il va parler de la métacognition et des fonctions exécutives, et comment elles peuvent être utilisées pour réduire les inégalités dans l'éducation.
Il présente également son laboratoire, le LAPSiD, et ses recherches sur le développement du cerveau et les apprentissages chez l'enfant. - 3:00-8:00 : Impact du milieu social sur le développement cérébral et les inégalités éducatives.
Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité explique que le développement du cerveau est influencé par l'environnement social, et que les enfants issus de milieux défavorisés sont exposés à des facteurs de stress et à un manque de stimulation cognitive qui peuvent nuire à leur développement cérébral.
Il montre des données qui illustrent l'impact du milieu social sur le développement du langage, des compétences pré-académiques et des fonctions exécutives. - 8:00-15:00 :Définition et importance des fonctions exécutives.
Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité définit les trois principales fonctions exécutives : l'inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive.
Il explique que ces fonctions sont essentielles pour l'apprentissage et la réussite scolaire, et il présente des recherches qui montrent que le développement des fonctions exécutives peut contribuer à réduire les inégalités éducatives.
- 15:00-22:00 : Interventions pédagogiques pour développer les fonctions exécutives et la métacognition.
Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité présente plusieurs exemples d'interventions pédagogiques visant à développer les fonctions exécutives et la métacognition chez les élèves.
Il discute notamment de l'utilisation de jeux, d'approches métacognitives et de formations pour les enseignants.
- 22:00-25:00 : Conclusion et perspectives.
Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité conclut en soulignant l'importance de la métacognition et des fonctions exécutives pour la réussite scolaire et la réduction des inégalités éducatives.
Il présente également les projets de recherche en cours au LAPSiD, notamment un projet visant à sensibiliser les parents à l'importance de la métacognition et un projet de formation des enseignants de maternelle sur les pratiques pédagogiques favorisant la métacognition.
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La transcription de cette conférence de Grégoire Borst, CNRS, LaPsyDé, université Paris Cité offre de nombreux éléments exploitables par les parents d'élèves engagés dans différents niveaux de la vie scolaire et éducative.
Voici quelques pistes, organisées par strate :
Au niveau de la famille (Timestamps : 3:00-8:00 ; 15:00-22:00 ; 22:00-25:00):
- Comprendre l'impact du milieu social :
Les parents peuvent prendre conscience de l'influence de leur environnement familial sur le développement cérébral de leurs enfants, notamment en termes de stress, de stimulation cognitive et d'accès aux ressources culturelles (livres, jeux).
- Stimuler le développement du langage :
Encourager les interactions langagières avec leurs enfants dès le plus jeune âge en leur parlant, en leur lisant des histoires, en jouant avec eux.
Le nombre de mots adressés à un enfant a un impact significatif sur son développement linguistique et sa réussite scolaire future.
- Développer les fonctions exécutives à la maison :
Intégrer des jeux simples comme "1, 2, 3 soleil" ou "Jacques a dit" qui favorisent l'inhibition.
Proposer des puzzles et des activités qui demandent de la planification, du contrôle et de l'évaluation.
- Adopter une approche métacognitive :
Aider les enfants à comprendre leurs erreurs et à réfléchir aux stratégies d'apprentissage.
Encourager l'auto-évaluation et la recherche de solutions.
- Se tenir informés des recherches sur la métacognition et les fonctions exécutives :
Suivre les travaux du LAPSiD et d'autres laboratoires pour mieux comprendre ces concepts et leur application concrète.
Au niveau de la classe (Timestamps : 15:00-22:00 ; 22:00-25:00):
- Partager ces informations avec les enseignants : Sensibiliser les enseignants à l'importance de la métacognition et des fonctions exécutives dans l'apprentissage.
Encourager l'utilisation d'approches pédagogiques qui favorisent ces compétences, comme les jeux et les activités de réflexion sur les erreurs.
Au niveau des conseils de classe, commissions éducatives et conseils de discipline (Timestamps : 8:00-15:00 ; 15:00-22:00 ; 22:00-25:00):
- Plaider pour des interventions ciblées :
Encourager l'école à mettre en place des programmes pour développer les fonctions exécutives et la métacognition chez les élèves en difficulté, en particulier ceux issus de milieux défavorisés.
Au niveau du Conseil d'école et du Conseil d'administration (Timestamps : 15:00-22:00 ; 22:00-25:00):
- Soutenir la formation des enseignants :
Demander que les enseignants soient formés aux pratiques pédagogiques qui favorisent la métacognition et les fonctions exécutives.
S'assurer que l'école dispose des ressources nécessaires pour mettre en place ces programmes.
- Intégrer la métacognition dans le projet d'école : Promouvoir une culture de la métacognition au sein de l'école, en intégrant ces concepts dans les objectifs pédagogiques et les évaluations.
Au niveau des liens avec la municipalité, le département, l'académie et la région (Timestamps : 7:00-8:00 ; 22:00-25:00):
- Plaider pour des politiques éducatives qui prennent en compte la métacognition et les fonctions exécutives :
Sensibiliser les décideurs à l'importance de ces concepts pour la réussite scolaire et la réduction des inégalités.
- Soutenir les initiatives qui favorisent l'apprentissage en dehors de l'école :
Encourager la création d'espaces d'apprentissage ludiques et stimulants dans les quartiers défavorisés, comme les exemples d'abribus transformés en aires de jeux aux Etats-Unis.
En utilisant ces informations, les parents d'élèves peuvent jouer un rôle actif pour améliorer les conditions d'apprentissage de tous les enfants et contribuer à une éducation plus juste et plus efficace.
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Ce texte est une transcription partielle d'une intervention académique sur le coaching scolaire.
L'auteure, une maîtresse de conférences, analyse l'émergence et le développement du coaching scolaire comme un marché de la réalisation de soi, lié à des angoisses parentales face aux enjeux scolaires et professionnels de leurs enfants, exacerbées par des réformes éducatives favorisant l'anticipation des choix d'orientation.
Elle explore les profils des coachs, souvent issus du monde de l'entreprise, et ceux des jeunes coachés, majoritairement des élèves des classes moyennes cherchant un accompagnement personnalisé pour l'orientation et la gestion du stress, en évitant la perception négative associée aux psychologues scolaires.
Finalement, l'auteure interroge l'efficacité et les implications sociales de ce marché, soulignant les différences d'échelle et d'approche avec les services d'orientation publics.
Voici un sommaire minuté des temps forts de la vidéo :
Introduction (0:00-3:00)
- Anne-Claudine Hollire, maître de conférences au LIRTES et à Créteil, présente son travail sur le coaching scolaire.
- Elle explique que le coaching scolaire est un accompagnement non disciplinaire qui reprend les techniques du coaching d'entreprise.
- Son travail vise à interroger l'usage du coaching scolaire par une fraction des classes moyennes et à comprendre comment il se constitue en un marché.
- Elle s'est appuyée sur une enquête qualitative avec des entretiens, l'analyse de dossiers de coachés et des observations de séances de coaching.
Conditions d'émergence du coaching scolaire (3:00-7:00)
- Marché du travail libéral et responsabilité individuelle de la réussite scolaire.
- Peur croissante du chômage et de la déclassification sociale.
- Poids des diplômes et importance de l'orientation.
- Angoisses parentales et tensions familiales autour de la scolarité.
- Transformation du système éducatif et renforcement de l'anticipation des choix d'orientation (réforme du lycée, Parcoursup).
- Soutien non négligeable de l'État au secteur du soutien scolaire.
- Stratégies des coachs pour bénéficier des avantages fiscaux du soutien scolaire.
- Coaching scolaire perçu comme un marché à prendre et en développement.
Développement du coaching scolaire (7:00-10:00)
- Estimation du développement du coaching scolaire par l'interrogation des coachs, l'analyse de magazines de jeunesse et l'observation du nombre de certifications.
- Appréhension du développement du coaching scolaire au sein de l'institution scolaire (dispositif "Ingénieur pour l'école", enquêtes auprès de lycéens).
Fondements et outils du coaching scolaire (10:00-14:00)
- Héritage, outils et objets du coaching d'entreprise.
- Racines philosophiques et étymologie du mot "coach".
- Outils de la psychologie comportementale pour adapter les individus à la société.
- Tests de personnalité et usage essentialisant.
- Importance de la distinction entre le coach et le psychologue, l'enseignant, le conseiller d'orientation et les parents.
- Externalisation des discussions et des enjeux liés à l'orientation.
Objectifs du coaching scolaire (14:00-16:00)
- Dominance de l'orientation scolaire et professionnelle.
- Acquisition d'une méthodologie de travail, motivation, amélioration des résultats, confiance en soi, gestion du stress.
- Recherche de performance implicite et visée de dépassement de soi.
Caractéristiques sociales des coachs et des coachés (16:00-24:00)
- Proximité avec le monde de l'entreprise et de l'entrepreneuriat pour les coachs.
- Surreprésentation des femmes parmi les coachs scolaires.
- Expertise du monde de l'entreprise comme fondement de la légitimité des coachs.
- Critiques envers l'école et production de projets d'orientation conformes aux aspirations parentales.
- Autres registres d'expertise : expertise de professeur principal, expérience de l'école élémentaire, expertise parentale.
- Jeunes coachés issus du pôle privé des classes moyennes, ressemblant aux coachs.
- Elèves fragiles mettant en péril leur maintien social.
- Orientation plus importante pour les garçons, confiance en soi pour les filles.
- Dispositions au coaching : acceptation de l'accompagnement, discours sur soi, recherche de dépassement de soi, stratégies de clôture sociale, formulation de vœux socialement acceptables.
- Coaching perçu comme un moyen d'autonomie et d'épanouissement personnel.
Conclusion (24:00-26:00)
- Le coaching scolaire est un marché éducatif soutenu par les pouvoirs publics.
- La question de l'efficacité de l'accompagnement est complexe et liée à des choix politiques et de société.
- L'accompagnement individuel peut produire des effets positifs, mais il est important de s'interroger sur la réduction des inégalités sociales.
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Exploitation des informations de la conférence par les parents d'élèves
La transcription de la conférence d'Anne-Claudine Hollire offre plusieurs points d'intérêt pour les parents d'élèves engagés dans la vie scolaire à différents niveaux.
Voici comment ils peuvent exploiter ces informations :
Niveau Famille (0:00-3:00, 10:00-14:00, 14:00-16:00)
- Comprendre le phénomène du coaching scolaire :
La conférence permet aux parents de saisir les motivations derrière le recours au coaching scolaire, souvent lié à l'angoisse face à la réussite et l'orientation des enfants. * Déconstruire le mythe de l'expert :
La présentation des différents registres d'expertise des coachs (monde de l'entreprise, expérience personnelle, etc.) aide à relativiser la prétendue légitimité de ces intervenants. * Identifier les besoins réels de leur enfant :
La conférence met en lumière les objectifs visés par le coaching (motivation, méthodologie, confiance en soi), permettant aux parents de discerner si leur enfant a réellement besoin d'un tel accompagnement ou si d'autres solutions existent au sein du système scolaire. * Discuter ouvertement de l'orientation :
En comprenant les enjeux affectifs liés à l'orientation, les parents peuvent aborder ce sujet de manière plus sereine avec leur enfant, sans reproduire les tensions décrites dans la conférence.
Niveau Classe et Conseils de Classe (3:00-7:00)
- Sensibiliser aux conséquences des réformes scolaires :
La conférence souligne l'impact des réformes du lycée et de Parcoursup sur l'angoisse des élèves et des parents, alimentant le marché du coaching.
Les parents peuvent relayer ces informations en conseil de classe et plaider pour un accompagnement renforcé au sein de l'établissement.
- S'interroger sur l'utilisation des fonds publics :
L'exemple du dispositif "Ingénieur pour l'école" montre que l'État investit dans des solutions privées d'accompagnement.
Les parents peuvent questionner l'allocation de ces ressources et proposer des alternatives au sein de l'établissement (ateliers de méthodologie, groupes de parole, etc.).
Commissions Éducatives et Conseils de Discipline (10:00-14:00)
- Promouvoir une vision plus inclusive de l'orientation :
La conférence met en avant la tendance du coaching à reproduire les aspirations sociales des familles, notamment vers les métiers de "cadre".
Les parents peuvent s'appuyer sur ces analyses pour encourager une réflexion plus ouverte sur les différentes voies professionnelles possibles, y compris celles moins "valorisées" socialement.
Conseil d'École et Conseil d'Administration (3:00-7:00, 5:00-10:00)
- Plaider pour un meilleur accompagnement à l'orientation :
La conférence met en évidence les limites du système d'orientation actuel, qui pousse les familles à se tourner vers des solutions privées.
Les parents peuvent utiliser ces arguments pour demander un renforcement des moyens alloués aux conseillers d'orientation et aux psychologues scolaires, ainsi que la mise en place de dispositifs d'information et d'accompagnement plus efficaces.
- Interroger le rôle des établissements privés :
La conférence note une proximité entre le discours des coachs et celui de certains établissements privés, notamment sur la valorisation de l'entreprise de soi et du développement personnel.
Les parents peuvent s'appuyer sur ces observations pour initier un dialogue sur les valeurs éducatives promues par les différents types d'établissements.
Liens avec la Municipalité, le Département, l'Académie et la Région (3:00-7:00)
- Dénoncer le soutien de l'État au marché du soutien scolaire :
La conférence souligne les avantages fiscaux accordés aux familles qui recourent au soutien scolaire, y compris certaines formes de coaching.
Les parents peuvent alerter les élus locaux et les représentants de l'Éducation nationale sur les effets pervers de ces dispositifs, qui contribuent à creuser les inégalités d'accès à l'accompagnement scolaire.
- Plaider pour un investissement public dans des solutions alternatives :
Les parents peuvent se mobiliser pour demander aux collectivités territoriales de financer des structures d'accompagnement gratuites et accessibles à tous (maisons des adolescents, centres d'information et d'orientation, etc.).
En conclusion, la conférence d'Anne-Claudine Hollire fournit aux parents d'élèves des clés de compréhension du phénomène du coaching scolaire et de ses implications sur le système éducatif.
En s'appuyant sur ces informations, ils peuvent agir à différents niveaux pour promouvoir un accompagnement à l'orientation plus juste et plus équitaire.
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Voici une analyse plus précise des éléments que les parents d'élèves d'une association représentée aux différents conseils et instances scolaires pourraient exploiter de la transcription de la conférence, avec des timestamps plus précis :
Au niveau de la famille :
- L'impact des applications de communication sur la charge mentale des parents, et plus particulièrement des mères (14:00-15:00).
Les parents d'élèves peuvent utiliser ces données pour sensibiliser les autres familles et l'équipe éducative sur la nécessité d'une utilisation raisonnée des applications, afin de ne pas surcharger les parents d'informations et de sollicitations. * Le besoin de développer de nouvelles compétences parentales pour s'adapter à ces nouveaux outils (8:00-9:00).
L'association de parents d'élèves pourrait organiser des ateliers ou des sessions d'information pour aider les parents à se familiariser avec les applications et à maîtriser les codes de communication. * Les inégalités sociales que ces applications peuvent renforcer (13:00-14:00).
L'association pourrait plaider pour un accès équitable aux outils numériques et à l'accompagnement nécessaire pour tous les parents, en tenant compte des différences de compétences et de disponibilité.<br /> La question de l'exposition de la vie des enfants sur les réseaux sociaux (15:00-16:00).*
Les parents d'élèves peuvent engager une réflexion collective sur les limites à poser et sur la protection de la vie privée des enfants, en collaboration avec l'équipe éducative.
Au niveau de la classe :
- L'utilisation des applications comme outil de communication et d'information sur la vie de la classe (3:00-5:00).
L'association de parents d'élèves peut encourager une utilisation transparente et inclusive des applications, en veillant à ce que tous les parents soient informés et puissent participer, quelle que soit leur aisance avec les outils numériques. * La mise en scène de la classe et le choix des événements partagés (3:00-5:00).
Les parents d'élèves peuvent discuter avec l'enseignant de la sélection des photos et des vidéos publiées, afin de refléter la diversité des activités de la classe et d'éviter une image trop sélective ou superficielle. * La gestion des commentaires et des interactions sur les applications (6:00-8:00).
L'association peut proposer des règles de conduite et une modération des échanges pour garantir un climat de respect et de bienveillance.
Au niveau des conseils de classe, commissions éducatives et conseils de discipline:
- Les applications comme outil de suivi des apprentissages et de dialogue entre l'école et les familles (12:00-13:00).
Les parents d'élèves peuvent utiliser les informations partagées sur les applications pour préparer les conseils de classe et les discussions sur le parcours de chaque élève. * L'impact des applications sur le travail des enseignants et la relation avec les parents (10:00-12:00).
Les parents d'élèves peuvent s'informer sur les pratiques des enseignants en matière d'utilisation des applications et partager leurs points de vue sur l'organisation de la communication.
Au niveau du Conseil d'école et du Conseil d'administration:
- L'adoption d'une charte ou d'un règlement sur l'utilisation des applications numériques à l'échelle de l'école (2:00-3:00).
L'association de parents d'élèves peut participer à l'élaboration de ce document pour garantir la cohérence des pratiques et le respect des droits de chacun. * La formation des enseignants et des personnels de l'école à l'utilisation des applications et à la gestion de la communication avec les parents (11:00-12:00).
L'association peut plaider pour l'intégration de ces compétences dans les programmes de formation et l'accompagnement des équipes éducatives. * Le choix des applications et la négociation avec les éditeurs privés (1:00-2:00).
L'association de parents d'élèves peut s'impliquer dans la sélection des applications en fonction de leurs fonctionnalités, de leur ergonomie et de leur respect de la vie privée.
Au niveau des liens avec la municipalité, le département, l'académie et la région:
- Le financement de l'équipement numérique des écoles et de l'accès à internet pour tous les élèves (Ce point n'est pas abordé dans la transcription).
L'association de parents d'élèves peut interpeller les collectivités locales sur la nécessité d'investir dans l'infrastructure numérique pour garantir l'égalité des chances. * La mise en place de dispositifs d'accompagnement pour les parents qui rencontrent des difficultés avec les outils numériques (Ce point n'est pas abordé dans la transcription).
L'association peut proposer des partenariats avec des associations ou des structures locales pour organiser des ateliers d'initiation à l'informatique et à l'utilisation des applications.
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Voici un sommaire minuté des temps forts de la vidéo "Stratégies éducatives des familles (3) - Pierre-Michel Menger (2024-2025)":
Ce texte est la transcription d'une présentation académique sur l'impact des applications numériques de communication entre enseignants et parents d’élèves du primaire.
L'étude, menée auprès d'enseignants, de parents et d'éditeurs, révèle que ces applications, inspirées des réseaux sociaux, transforment la relation école-famille en instaurant un modèle de «community manager» (enseignant) et de «followers» (parents).
Ceci engendre de nouvelles tâches parentales, comme la réactivité aux publications et la maîtrise d'un langage hybride formel et informel.
Enfin, l’étude explore l’émergence d’un troisième référentiel dans la relation école-famille, caractérisé par une proximité virtuelle contrastant avec les référentiels précédents de distance et de partenariat, tout en soulignant les inégalités sociales induites par ce nouveau mode de communication.
Introduction (0:00-3:00):
- Présentation du sujet: l'impact des applications numériques sur la relation entre l'école et les familles.
- Contexte: émergence d'applications de communication (ex: Beneylu School, ClassDojo) inspirées des réseaux sociaux, notamment aux États-Unis.
- Méthodologie de l'enquête: entretiens avec des enseignants, des parents et des éditeurs d'applications.
La classe "instagrammable" (3:00-8:00):
- Fonctionnement des applications: publications de photos et vidéos d'événements scolaires "extraordinaires", messagerie privée, respect du RGPD.
- Impact sur les parents: sentiment d'être spectateur, réduction de la culpabilité parentale, sentiment de pénétrer virtuellement dans la classe.
- Points de vue contrastés des enseignants: certains valorisent l'esthétique et la communication, d'autres critiquent la mise en scène et la superficialité.
Transformation du métier de parent (8:00-12:00):
- Nouvelles tâches parentales: réactivité aux publications, maîtrise d'un langage formel et "fun", reconnaissance du travail de l'enseignant.
- Passivité des parents sur les réseaux sociaux scolaires: limitation des commentaires et des interactions.
- Communication entre parents via WhatsApp: partage d'informations, expression de critiques, mobilisation collective.
Émergence d'un troisième référentiel (12:00-18:00):
- Deux référentiels historiques: la distance (école républicaine) et la proximité (partenariat).
- Complexification de la relation école-famille: besoin d'information accrue, sensibilité aux discriminations, compétition scolaire.
- Applications numériques: outil de gestion de la relation complexe, hybridation de la proximité et de la distance.
- Communauté numérique de "liens faibles": maintien d'espaces propres tout en créant un climat de convivialité.
Inégalités et charge éducative (18:00-21:00):
- Compétences numériques et communication inégales selon le milieu social.
- Opportunités offertes par la traduction simultanée pour les parents allophones.
- Maintien des inégalités de genre: les mères restent majoritairement responsables de la communication avec l'école.
- Augmentation de la charge mentale pour les mères.
Conclusion (21:00-fin):
- Accessibilité mutuelle et rapidité de communication.
- Questionnement éthique sur l'exposition de la vie des enfants et l'impact sur leur autonomie.
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La transcription de cette conférence offre de nombreux éléments exploitables pour les parents d'élèves engagés dans différents niveaux de la vie scolaire. Voici une analyse par strate :
Niveau Famille (8:00-11:00)
- Motivations des familles pour le choix du privé:
Les parents peuvent utiliser les informations concernant les motivations des familles qui choisissent le privé, comme la réputation (10:30), l'encadrement pédagogique (9:30) et la perception de la fréquentation (10:00), pour alimenter leurs discussions et réflexions sur le choix d'un établissement pour leur enfant. * Perception du privé:
Les points sur la sécurité, la discipline et la réputation (10:30) peuvent être utilisés pour comparer et discuter des perceptions des parents sur les établissements publics et privés de leur zone.
Niveau Classe (18:30-24:00)
- Arguments contre les idées reçues:
Les éléments concernant la taille des classes (22:00), la qualification des enseignants (22:30) et le ratio enseignant-élèves (23:00), qui sont souvent moins favorables dans le privé, peuvent servir à déconstruire certaines idées reçues sur la supériorité du privé. * Composition sociale:
La discussion sur l'impact de la composition sociale (23:30) sur la réussite scolaire et les effets de pairs (23:30) peut être un point de départ pour des discussions et des actions au niveau de la classe pour favoriser la mixité et l'inclusion.
Conseils de classe, Commissions éducatives et Conseils de discipline (11:00-18:30)
- Effets du privé sur les résultats scolaires:
Les résultats de l'étude présentée (12:00-13:00), qui montrent un avantage académique pour les élèves scolarisés dans le privé, peuvent être utilisés pour questionner les disparités de performance entre les établissements publics et privés. * Méthodes d'évaluation:
La discussion sur les limites des notes du contrôle continu (11:00) et la nécessité d'utiliser des mesures standardisées (11:30) comme celles du brevet peut alimenter les réflexions sur l'évaluation des élèves.
Conseil d'école et Conseil d'administration (24:00-27:00)
- Financement du privé:
La question du financement public massif du secteur privé (24:30), qui peut contribuer à la ségrégation scolaire (25:00), est un sujet important à aborder lors des discussions sur la répartition des ressources et l'équité du système éducatif. * Harmonisation de la composition sociale:
Les propositions de mécanismes pour harmoniser la composition sociale entre les établissements publics et privés (25:30), comme les politiques de mixage des élèves (26:00), peuvent être discutées et portées auprès des instances décisionnelles.
Liens avec la Municipalité, le Département, l'Académie et la Région (26:00-27:00)
- Disparités territoriales: Les données sur l'hétérogénéité territoriale de la composition sociale des établissements privés (26:00) et l'impact de la concurrence locale (27:00) peuvent être utilisés pour plaider en faveur d'actions ciblées au niveau local.
- Expérimentations:
L'exemple de l'expérimentation menée à Marseille (24:00) sur le recrutement des enseignants par les chefs d'établissement peut être cité pour encourager des initiatives similaires dans leur zone géographique.
En conclusion, cette transcription de conférence offre aux parents d'élèves des arguments et des données pour alimenter leurs réflexions et leurs actions à tous les niveaux de la vie scolaire.
L'utilisation des timestamps permet de retrouver facilement les passages pertinents pour chaque thématique.
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Voici un sommaire minuté des temps forts de la vidéo :
Introduction (0:00-3:30) * Le sujet de la présentation porte sur les stratégies éducatives des familles, en particulier l'inscription des enfants dans des établissements privés. * La question de l'enseignement privé est centrale dans le débat public français, suscitant des polémiques et des réflexions sur les inégalités scolaires. * L'objectif est d'explorer les spécificités de l'enseignement privé en France, en examinant son financement, sa répartition territoriale, les motivations des familles et ses effets sur les résultats scolaires.
Spécificités de l'enseignement privé en France (3:30-8:00) * Les écoles privées sous contrat reçoivent d'importants financements publics et sont réglementées par l'État, suivant les mêmes programmes et standards académiques que les écoles publiques. * Les différences principales résident dans le recrutement des enseignants (à la discrétion du chef d'établissement dans le privé) et des élèves (sélectionnés selon des critères propres à l'école dans le privé). * Les frais de scolarité dans le privé sont relativement faibles et ne constituent pas un obstacle majeur. * L'enseignement privé est inégalement réparti sur le territoire, avec une concentration dans l'ouest du pays.
Motivations des familles (8:00-11:00) * Les familles choisissent le privé pour sa réputation, sa fréquentation, la qualité de son encadrement pédagogique et pour échapper aux contraintes de la carte scolaire. * Elles ont une meilleure opinion des établissements privés en termes de sécurité, de discipline et de réputation.
Effets du privé sur les résultats scolaires (11:00-18:30) * Des études antérieures montrent des résultats mitigés sur l'effet du privé sur les résultats scolaires, avec des difficultés à tenir compte de l'endogénéité du choix du secteur de scolarisation. * L'auteur utilise une méthode de scores de propension pour estimer l'effet du privé sur les résultats scolaires des élèves de collège. * Les résultats montrent un avantage académique associé à la fréquentation des collèges privés, même après prise en compte des différences initiales entre les élèves.
Mécanismes explicatifs (18:30-24:00) * La taille des classes, la qualification des enseignants et le ratio enseignant-élèves ne peuvent expliquer la meilleure performance des établissements privés. * Deux facteurs possibles : le recrutement discrétionnaire des enseignants et la composition sociale spécifique des collèges privés. * La composition sociale ne semble pas expliquer à elle seule l'effet bénéfique du privé.
Conclusion et pistes de recherche (24:00-27:00) * La scolarisation dans le privé a des effets positifs sur les performances scolaires, mais soulève des questions sur le financement d'un secteur qui contribue à la ségrégation sociale. * Des mécanismes d'harmonisation de la composition sociale entre établissements publics et privés pourraient être envisagés. * La recherche future devrait explorer les effets du recrutement des enseignants et analyser les disparités locales dans la composition sociale des établissements privés.
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Ce texte est la transcription d'une introduction à un colloque sur les stratégies éducatives des familles.
L’orateur présente un trilemme central dans l'éducation : concilier l'efficacité économique, la justice sociale et la liberté des familles.
Il analyse ce trilemme à travers les travaux de Keynes, Arendt et Fishkin, soulignant les tensions entre méritocratie, égalité des chances et autonomie parentale.
Finalement, il expose l'évolution de la sociologie de l'éducation, notamment l'impact croissant de l'investissement familial et la polarisation des structures familiales sur la réussite scolaire, mettant en lumière le rôle crucial de l'investissement précoce et la complexité de l'interaction entre école et famille dans la construction des inégalités.
La transcription de la vidéo ne fournit pas de timestamps précis.
t, voici une estimation des temps forts basée sur le contenu de la transcription et en considérant une durée totale de 30min06s:
0-5 minutes:
- Introduction du colloque par Pierre-Michel Menger, professeur au Collège de France, sur les stratégies éducatives des familles.
- Excuses pour l'absence d'Agès van Zanten.
5-10 minutes:
- Évocation des idées de Keynes, Arendt et Fishkin sur le lien entre éducation, justice sociale et liberté individuelle.
- Introduction du « trilemme » de Fishkin : concilier mérite, égalité des chances et liberté des familles.
10-15 minutes:
- Analyse du rôle de l'éducation selon Durkheim et Max Weber : pouvoir émancipateur mais aussi vecteur d'inégalités.
- Présentation d'un graphique illustrant l'augmentation du taux de diplômes supérieurs en France (1982-2018).
15-20 minutes:
- Exploration du concept de « nécessité défensive » de l'éducation de Lester Thurow : l'investissement éducatif comme moyen de préserver sa position socio-économique.
20-25 minutes:
- Discussion des travaux de Bourdieu et Passeron sur la légitimation des inégalités par l'école.
- Évocation des recherches de Raymond Boudon sur le décalage entre l'expansion de l'éducation et la croissance économique.
25-30 minutes:
- Début d'analyse de la stratification des filières de formation supérieure et la prédominance de la « numératie » sur la « littératie ».
Il est important de noter que ce sommaire est une approximation. L'absence de timestamps précis dans la transcription rend impossible un découpage temporel exact.
Les éléments suivants du discours, abordés après 30 minutes environ, ne sont donc pas inclus dans ce sommaire :
- Impact de la croissance économique sur la mobilité sociale.
- Rendement des études en France.
- Quatre sujets essentiels de la sociologie de l'éducation.
- Baisse du niveau scolaire moyen en France.
- Divergence entre les carrières scolaires nominales et la maîtrise effective des compétences.
- Importance de l'investissement éducatif des familles.
- Travaux de James Heckman.
- Transformations des structures familiales.
- Polarisation de la parentalité.
- Introduction des thèmes du colloque.
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La transcription de la conférence de Pierre-Michel Menger offre de nombreux arguments pour les parents d'élèves engagés à différents niveaux de la structure éducative.
Voici quelques éléments, avec timestamps, que ces parents peuvent exploiter selon leur niveau d'implication :
En famille:
- Comprendre l'importance des investissements éducatifs précoces (26:00 - 29:00) :
La conférence met en lumière les travaux de James Heckman, qui insistent sur l'importance du rendement des investissements éducatifs dès le plus jeune âge, même pour les compétences non cognitives ("soft skills").
Les parents peuvent s'appuyer sur ces arguments pour soutenir l'importance de stimuler leurs enfants dès la petite enfance, par le biais du jeu, de la lecture, des activités culturelles, etc. * Développer la "compétence d'apprendre à apprendre" chez leurs enfants (18:50 - 19:25) :
La conférence souligne l'importance de cette compétence de niveau 2, qui permet d'améliorer la productivité des efforts éducatifs.
Les parents peuvent encourager leurs enfants à développer leur curiosité, leur autonomie et leur capacité à résoudre des problèmes.
Au niveau de la classe:
- Discuter avec l'enseignant(e) des méthodes pédagogiques utilisées pour favoriser la "compétence d'apprendre à apprendre" (18:50 - 19:25).
- S'informer sur les dispositifs d'accompagnement mis en place pour les élèves en difficulté.
Au niveau des conseils de classe, commissions éducatives et conseils de discipline:
- S'appuyer sur les données nationales et internationales sur la baisse du niveau scolaire moyen (13:50 - 14:35) pour interpeller l'équipe éducative sur les mesures prises pour améliorer les performances des élèves.
- Utiliser l'argument de la "nécessité défensive" de l'éducation (8:55 - 9:50) pour plaidoyer en faveur d'un accompagnement renforcé des élèves, notamment ceux issus de milieux défavorisés.
- Rappeler l'importance de l'équité dans l'accès à l'éducation et la réussite scolaire (9:50 - 10:25), en s'appuyant sur les travaux de sociologues comme Bourdieu et Passeron.
- Mettre en avant la nécessité de prendre en compte les compétences non cognitives ("soft skills") (17:35 - 18:05) dans l'évaluation des élèves.
Au niveau du Conseil d'école et du Conseil d'administration:
- Plaider pour une meilleure prise en compte des besoins éducatifs des familles monoparentales (23:50 - 24:30), qui sont plus nombreuses et souvent plus vulnérables.
- S'engager pour une politique d'établissement qui favorise la réussite de tous les élèves (15:00 - 15:25), en tenant compte de l'hétérogénéité croissante de la population scolaire.
- Promouvoir des projets pédagogiques innovants qui développent la "compétence d'apprendre à apprendre" et l'autonomie des élèves (18:50 - 19:25).
- Interroger la direction sur la prise en compte des inégalités sociales (24:45 - 25:35) et les moyens mis en œuvre pour garantir l'égalité des chances.
Au niveau des liens avec la municipalité, le département, l'académie et la région:
- Mobiliser les arguments de la conférence sur le rôle crucial de l'éducation dans la modernisation et la croissance économique (13:05 - 13:15) pour défendre les budgets alloués à l'éducation.
- S'appuyer sur les données sur la baisse du niveau scolaire en France (13:50 - 14:50) pour plaidoyer en faveur d'investissements supplémentaires dans l'éducation.
- Interpeller les élus sur la nécessité d'agir en amont, dès la petite enfance (19:40 - 20:35), pour réduire les inégalités éducatives.
- Demander des comptes sur les politiques éducatives mises en place et leur impact sur la réussite des élèves.
En utilisant les arguments et les références de la conférence, les parents d'élèves peuvent contribuer à un dialogue constructif avec les différents acteurs de l'éducation, pour une école plus juste et plus performante pour tous les enfants.
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Briefing Doc: Les Stratégies éducatives des familles Source: Introduction du colloque "Stratégies éducatives des familles" par Pierre-Michel Menger, professeur au Collège de France, 17 décembre 2024.
Thèmes principaux:
Le trilemme de l'éducation: concilier l'efficacité économique (méritocratie), la justice sociale (égalité des chances) et la liberté individuelle (liberté des familles).
L'investissement éducatif défensif: face à l'expansion de l'éducation, les individus investissent dans l'éducation pour maintenir leur position socio-économique.
L'impact de l'expansion scolaire sur les familles: transformation de la structure familiale (homogamie éducative, monoparentalité) et intensification de l'investissement parental dans l'éducation des enfants.
La tension entre équité et efficacité: le système éducatif privilégie l'équité, tandis que les familles recherchent l'efficacité, créant un déséquilibre dans la production éducative.
Idées et faits importants:
John Maynard Keynes soulignait déjà en 1933 la difficulté de concilier efficacité économique, justice sociale et liberté individuelle.
L'éducation, selon Hannah Arendt, est un phénomène à la fois privé, social et politique, préparant les individus à la citoyenneté tout en les formant en tant que personnes. James Fishkin formalise ce dilemme comme un "trilemme", impossible à résoudre parfaitement. Max Weber mettait en garde contre le risque de voir l'éducation devenir un vecteur d'inégalités, le diplôme devenant le moyen principal d'accès aux positions sociales.
L'économiste Lester Thurow développe le concept d'investissement éducatif "défensif" : "l'éducation peut devenir une nécessité défensive à mesure que l'offre de main-d'œuvre éduquée augmente".
Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron analysent l'école comme un instrument de reproduction des inégalités sociales.
Raymond Boudon s'interroge sur le décalage entre l'expansion de l'éducation et la croissance économique, créant un paradoxe de la surqualification.
Les travaux de Richard Breen et Louis-André Vallet nuancent le paradoxe de Boudon, montrant une relation positive entre expansion de l'éducation et mobilité sociale pendant les Trente Glorieuses.
Pierre-Michel Menger souligne la baisse tendancielle du niveau scolaire moyen des élèves, malgré l'augmentation du taux de diplomation.
Le temps scolaire ne représente que 15% du temps éveillé d'un enfant entre 5 et 18 ans, soulignant l'importance de l'investissement familial dans l'éducation.
James Heckman met en avant l'importance des investissements éducatifs précoces et le rôle crucial des compétences non-cognitives ("soft skills"). Heckman insiste sur l'importance de la "compétence d'apprendre à apprendre", acquise très tôt dans la vie et augmentant la productivité des apprentissages futurs.
"Les compétences acquises à un stade précoce du cycle de vie augmentent les compétences acquises à des stades ultérieurs du cycle de vie." - Heckman et Kune L'expansion scolaire a transformé la structure familiale: corrélation positive entre niveau de diplôme et conjugalité/stabilité des unions, homogamie éducative en hausse.
La monoparentalité a augmenté significativement, touchant davantage les femmes peu diplômées et occupant des emplois précaires.
La polarisation des structures familiales et l'intensification de l'investissement parental créent un déséquilibre dans la production éducative.
Les familles recherchent l'efficacité, tandis que le système éducatif se concentre sur l'équité, créant une tension potentiellement néfaste. Conclusion:
L'expansion de l'éducation a eu des effets profonds et paradoxaux sur la société.
Si elle a permis une démocratisation de l'accès au savoir, elle a aussi engendré de nouvelles formes d'inégalités et transformé en profondeur la structure et le rôle des familles.
La tension entre équité et efficacité, entre les objectifs du système éducatif et les aspirations des familles, constitue un défi majeur pour l'avenir de l'éducation.
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Ce texte est la transcription d'une présentation académique sur les stratégies éducatives familiales en France, focalisée sur le choix de l'école privée.
L'auteur explore les motivations des familles optant pour le privé (proximité, qualité perçue, échappement à la carte scolaire), les caractéristiques du système scolaire privé français (financement public important, réglementations strictes), et surtout, l'impact du choix du privé sur les résultats scolaires.
L'analyse critique les méthodes de recherche existantes, soulignant la difficulté de contrôler le biais de sélection inhérent à la non-randomisation des élèves.
Finalement, grâce à une méthode de score de propension, l'auteur conclut à un effet positif du privé sur les résultats, particulièrement pour les élèves les plus faibles initialement, tout en proposant des pistes de réflexion sur les mécanismes sous-jacents (recrutement discrétionnaire des enseignants, composition sociale des établissements) et les implications pour les politiques publiques.
- 0:00-0:45 Introduction :
Pierre-Michel Menger remercie l'équipe technique du Collège de France et présente le sujet de son dernier cours avant le colloque du 17 décembre.
Il souligne la richesse du contenu et annonce qu’il abordera plusieurs thèmes importants. * 0:45-3:20 Kangourou des mathématiques et facteurs de différenciation des établissements :
Menger présente les résultats du concours Kangourou des mathématiques, en soulignant l'importance du travail d'équipe.
Il aborde ensuite les facteurs de différenciation des établissements scolaires, tels que le statut public/privé, la qualité scolaire mesurée par le taux de mentions au bac, et l'indice de position sociale (IPS). * 3:20-8:40 Analyse des résultats du Kangourou des mathématiques en fonction de l'IPS :
Menger analyse les résultats du concours Kangourou en fonction de l'IPS des établissements.
Il met en évidence une participation plus élevée des établissements privés et des établissements les plus favorisés socio-scolairement.
Il constate également que la participation des élèves du privé est plus importante que celle des élèves du public, en particulier dans les établissements les plus favorisés.
- 8:40-11:25 Modélisation des facteurs influençant la participation et les scores au Kangourou des mathématiques :
Menger présente un modèle de régression pour expliquer les facteurs influençant la participation et les scores au concours Kangourou.
Il met en évidence le rôle majeur du secteur privé, la taille de l'établissement et le taux de mentions au brevet.
Il souligne également l'importance de la culture d'établissement et de l'individualisation des parcours. * 11:25-14:00 La recherche de la bonne école : arbitrages entre efficacité et équité :
Menger aborde la question de la recherche de la bonne école et des arbitrages entre efficacité et équité.
Il évoque différentes solutions possibles, telles que la modification de la taille des classes, l'introduction de modèles organisationnels plus exigeants (charter schools), et la gestion de la mixité socio-scolaire. * 14:00-24:40 La perception de la bonne école par les parents : discipline, performance, et climat scolaire :
Menger se focalise sur la perception de la bonne école par les parents, en s'appuyant sur les travaux de Robert Ballion.
Il met en évidence l'importance de la discipline, de la performance de l'établissement, et du climat scolaire dans les critères de choix des familles.
Il présente des résultats d'enquêtes mettant en lumière les différences de perception entre les parents d'élèves du public et du privé. * 24:40-37:10 Le choix public/privé : motivations des familles et valeurs associées aux deux systèmes :
Menger explore les motivations des familles dans le choix public/privé, en s'appuyant sur l'enquête de Gabriel Langouet et Alain Léger.
Il met en évidence l'importance des raisons socio-pédagogiques, notamment la réussite de l'enfant, la discipline, et la réputation de l'établissement.
Il analyse les valeurs associées à l'école publique (mixité, égalité, tolérance) et à l'école privée (autorité, efficacité, respect). * 37:10-43:30 L'hypocrisie du système : témoignages de parents et statistiques sur la scolarisation des enfants d'enseignants dans le privé :
Menger présente des témoignages de parents issus d'un reportage de Zineb Drief dans Le Monde, illustrant les dilemmes et les stratégies des familles face à la carte scolaire.
Il révèle ensuite des statistiques sur la scolarisation des enfants d'enseignants dans le privé, soulignant l'importance du phénomène et les défis posés à l'enseignement public. * 43:30-48:15 Conclusion : le trilemme de la justice sociale et de l'égalité des chances, la crise des vocations :
Menger conclut son cours en évoquant le trilemme de la justice sociale et de l'égalité des chances, en s'appuyant sur les travaux de James Fishkin, John Maynard Keynes, et Anna Arendt.
Il met en évidence la tension entre l'équité procédurale, l'égalité des chances, et la liberté individuelle.
Il aborde enfin la crise des vocations dans l'enseignement, en particulier dans les mathématiques.
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"Questions d'éducation (suite) (6) - Pierre-Michel Menger (2024-2025)"
Thèmes principaux:
Le Concours Kangourou des Mathématiques comme Observatoire Socio-Scolaire:
L'analyse détaillée des données du concours Kangourou des mathématiques révèle des disparités de participation et de performance entre les établissements publics et privés, ainsi qu'en fonction de l'indice de position sociale (IPS) des élèves.
L'implication des établissements privés et des familles favorisées est plus importante, traduisant une "culture d'établissement" tournée vers la performance.
"Les élèves du privé participent bien davantage que ceux du public... dans le quintile supérieur... il y a une implication plus forte des établissements, c'est à la fois peut-être une affaire de culture d'établissement comme je dis toujours ou bien une affaire aussi de ... ressources familiales et d'engagement familial dans le processus éducatif scolaire et périscolaire."
La Quête de la "Bonne École":
Dilemmes des Familles et Arbitrages Public-Privé:
Face à un système éducatif complexe et hétérogène, les familles recherchent la "bonne école" pour leurs enfants.
La performance académique, mesurée par les taux de réussite et les mentions aux examens, reste un critère important, malgré ses limites.
L'enquête de Robert Ballion (1991) met en évidence la prédominance du critère de discipline dans le choix des familles.
"Idéalement, l'établissement efficace serait celui qui réalise l'équilibre le plus parfait entre ces trois types principaux de résultats: la performance académique, l'équité, la formation de la personne aussi bien dans sa dimension individuelle que sociale." - Robert Ballion
Le Rôle de la Discipline et les Effets de Pairs:
La discipline s'avère un facteur déterminant dans la perception de la qualité d'un établissement.
Elle influence non seulement le climat scolaire, mais aussi la performance académique des élèves via les effets de pairs.
Les analyses des enquêtes panel de la DEP (2007 et 2011) confirment l'importance accordée à la discipline par les parents.
"La discipline... est reliée à plus de facteurs que... et plus fortement à d'autres facteurs que la plupart des autres critères... c'est une sorte de point nodal de représentation par les familles de ce qui est attendu."
L'Hypocrisie du Système et la Crise de Vocation:
Le reportage de Zineb Drief (Le Monde, 2017) met en lumière les contradictions et les stratégies des familles de la classe moyenne supérieure, attachées aux valeurs de l'école publique, mais confrontées à ses difficultés, notamment en matière de discipline et de mixité sociale.
L'analyse des données de la base centrale scolarité révèle un taux croissant d'enfants d'enseignants scolarisés dans le privé, illustrant l'ampleur de la crise de confiance envers l'école publique.
"J'ai culpabilisé parce que je tiens à la mixité, mais là ce n'est pas de la mixité, c'est n'importe quoi. On a laissé se former des ghettos. Ce ne sera pas nous qui changerons les choses... À notre tour d'être égoïstes comme beaucoup de parents de la classe moyenne supérieure." - Témoignage d'une mère dans l'article de Zineb Drief
Le Trilemme de la Justice Sociale et l'Avenir de l'École: Le cours conclut sur l'incompatibilité des trois objectifs d'équité procédurale, d'égalité des chances et de liberté individuelle, formant un "trilemme" insoluble.
Les citations de John Maynard Keynes et d'Hannah Arendt illustrent la complexité de la question et l'absence de solution miracle.
"Le problème politique de l'humanité doit concilier trois choses: une meilleure efficacité économique... la justice sociale et la liberté individuelle." - John Maynard Keynes
Points Importants:
L'enseignement public français fait face à des défis majeurs, notamment en matière de discipline, de mixité sociale et d'attractivité des métiers.
Les familles développent des stratégies complexes pour naviguer dans un système hétérogène et trouver la "bonne école" pour leurs enfants.
Le système privé, plus homogène et performant sur certains critères, attire de plus en plus de familles, y compris celles issues du monde de l'éducation.
La crise de vocation des enseignants, particulièrement aiguë dans certaines disciplines et régions, menace la qualité de l'enseignement public.
Il n'existe pas de solution simple au trilemme de la justice sociale, obligeant à des arbitrages difficiles entre équité, performance et liberté.
Conclusion:
Le cours de Pierre-Michel Menger offre une analyse riche et nuancée des enjeux de l'éducation en France, s'appuyant sur des données empiriques et des témoignages éclairants.
Il met en lumière les contradictions, les dilemmes et les défis auxquels le système éducatif est confronté, invitant à une réflexion critique et à la recherche de solutions pragmatiques.
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Voici un sommaire minuté des temps forts de la transcription :
- 0:38 - Introduction et salutations
- 1:03 - Sujet de la conférence : "Le scientifiquement prouvé" et "l'appel au complot", deux facettes d'une même méprise épistémique.
- 1:14 - Domaine de l'épistémologie et philosophie des sciences.
- 1:35 - Contexte de la rhétorique antagoniste entre "le scientifiquement prouvé" et "l'appel au complot".
- 2:42 - Objectif de la conférence : démontrer l'erreur épistémique commune aux deux extrêmes.
- 3:17 - Plan de la conférence en 4 parties.
- 3:55 - Cas d'étude : la découverte des satellites de Jupiter par Galilée en 5 étapes.
- 4:50 - Contexte de l'astronomie et cosmologie aristotélicienne.
- 6:20 - Importance du contexte pour fixer le champ des contre-possibilités à l'hypothèse de Galilée.
- 7:24 - Processus épistémique d'élimination des possibilités d'erreur.
- 11:35 - Définition de la connaissance comme processus d'élimination des contre-possibilités pertinentes au contexte.
- 12:55 - Présentation de la métathéorie contextuelle de la connaissance de David Lewis.
- 15:45 - Définition du "scientifiquement prouvé" et de "l'appel au complot".
- 18:50 - L'erreur épistémique commune aux deux faces : la nécessité d'éliminer TOUTES les contre-possibilités ?
- 21:57 - Appel aux communicateurs de la science à ne pas présenter la science comme infaillible.
Briefing Doc: Le scientifiquement prouvé et l'appel au complot, les deux faces d'une erreur épistémique Source: Conférence d'Olivier Sartenaer, professeur de philosophie des sciences, REC Toulouse.
Lien: https://www.youtube.com/watch?v=Yt8WjvthM_0
Thème principal: La conférence explore une erreur épistémologique commune aux arguments du « scientifiquement prouvé » et de l'« appel au complot ».
Idées et faits importants:
L'erreur épistémique: Croire que la connaissance scientifique nécessite l'élimination de toutes les contre-possibilités, qu'elles soient pertinentes ou non au contexte donné. Le "scientifiquement prouvé" prétend atteindre une vérité absolue en éliminant toutes les objections, même les plus improbables. L'appel au complot exploite cette faille en introduisant des contre-possibilités irrationnelles, sapant ainsi la validité de la connaissance scientifique. Le cas de Galilée: Sartenaer utilise la découverte des satellites de Jupiter par Galilée pour illustrer le processus de construction de la connaissance scientifique. Galilée a dû réfuter les contre-possibilités pertinentes au contexte de l'époque (cosmologie aristotélicienne), sans se soucier de complots imaginaires. Citation: « Connaître c'est éliminer les contre possibilités pertinentes et pertinentes au regard de quoi du contexte. » (12:35) Théorie contextualiste de la connaissance: Inspirée par David Lewis, cette théorie souligne l'importance du contexte pour déterminer la validité d'une affirmation de connaissance. Ce qui est considéré comme "connu" peut varier selon le contexte et les normes de vérité appliquées. Exemple: Savoir qu'on a deux mains est une évidence dans un contexte "mondain", mais devient sujet à caution dans un contexte philosophique qui introduit des scénarios sceptiques ("cerveau dans une cuve"). Conséquences pour la communication scientifique: La rhétorique du "scientifiquement prouvé" est contre-productive car elle renforce le complotisme. Citation: « Aussitôt que vous considérez la science comme infaillible vous ouvrez la porte à l'argument sceptique [...] vous tombez dans le piège cartésien. » (22:20) Les communicateurs scientifiques doivent insister sur le caractère faillible de la science, capable d'évoluer et de se corriger au fil des découvertes. Conclusion: La conférence met en garde contre une vision dogmatique de la science et plaide pour une communication plus nuancée qui reconnaisse ses limites tout en affirmant sa robustesse.
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Sommaire Minuté des Temps Forts :
Introduction (0:00 - 2:52)
- Le vice-président du Conseil d’État ouvre la séance en soulignant le caractère novateur de cette présentation publique du rapport d’activité.
- Il met en avant l’objectif de l'événement : rendre plus accessible et visible l’activité du Conseil d’État en 2023.
- Il présente le déroulement de la rencontre, avec deux tables rondes dédiées aux grandes décisions/avis de l’année, et à l’office du juge.
Présentation des Quatre Missions du Conseil d’État (2:52 - 11:17)
- Le vice-président détaille les quatre missions du Conseil d’État :
- Mission prospective (2:52 - 4:18): Le Conseil d'État peut de sa propre initiative alerter les pouvoirs publics sur des réformes nécessaires. Exemple : l'étude annuelle 2023 sur le dernier kilomètre des politiques publiques.
- Mission consultative (4:18 - 6:22): Le Conseil d’État conseille le gouvernement sur des projets de lois, d'ordonnances et de décrets. Exemples d'avis importants rendus en 2023.
- Mission juridictionnelle (6:22 - 8:05): Le juge administratif (tribunaux administratifs, cours administratives d'appel, Conseil d'État, etc.) contrôle la légalité des actes administratifs. Forte augmentation de l'activité contentieuse, notamment des référés.
- Mission de gestion (8:05 - 11:17): Le Conseil d'État gère l’ensemble de la juridiction administrative. Amélioration des ressources numériques, accueil des justiciables, opérations immobilières, réponse aux événements exceptionnels, sécurité des juridictions, promotion de l'égalité.
L'Étude Annuelle et ses Suites (11:17 - 12:02)
- L'étude 2023 portait sur le dernier kilomètre des politiques publiques.
- Le Conseil d’État a présenté ses conclusions et recommandations à divers acteurs (Défenseur des Droits, CESE, parlementaires, administrations, etc.).
L’Activité Internationale du Conseil d’État (12:02 - 13:12)
- Importance des échanges avec des partenaires étrangers, notamment via des séminaires bilatéraux (exemples : Suède, Allemagne, Pologne).
- Ces échanges enrichissent le travail du Conseil d’État, notamment grâce à l'apport du droit comparé.
Conclusion et Introduction de la Première Table Ronde (13:12 - 14:58)
- Le vice-président conclut son propos en soulignant l'intensité de l’activité de la juridiction administrative.
- Il met en avant la nouvelle obligation de serment pour les magistrats administratifs, symbole de leur engagement déontologique.
- Il passe ensuite la parole à la présidente de la section des études, de la prospective et de la coopération pour introduire la première table ronde sur les grandes décisions et les grands avis de 2023.
Première Table Ronde : Grandes Décisions et Grands Avis de 2023 (14:58 - 40:16)
- Intervention du président de la section du contentieux (14:58 - 21:14):
- Contentieux de l’environnement : décisions importantes sur la pollution de l'air, les émissions de gaz à effet de serre, et les pêches accidentelles de cétacés.
- Libertés publiques : décisions sur la dissolution d’associations (dont "Les Soulèvements de la Terre") et sur l'interdiction du port de signes religieux.
- Droit du travail : précisions sur les obligations en matière de risques psychosociaux dans les plans de sauvegarde de l'emploi.
- Droit des contrats : précisions sur la prescription en matière d'ententes anticoncurrentielles.
- Intervention de la présidente de la Cour Administrative d'Appel de Versailles (21:14 - 29:48):
- Usage de la langue française : décisions rappelant le français comme langue unique de la République, censurant l'usage de langues régionales et l'écriture inclusive.
- Environnement : décisions sur l'indemnisation des préjudices liés à la pollution atmosphérique, et sur le contrôle des "méga-bassines".
- Intervention du président de la Cour Nationale du Droit d'Asile (29:48 - 35:58):
- Conflits armés : application de la protection subsidiaire, notamment pour Haïti et l'Ukraine (violence d'intensité exceptionnelle). Première application du régime de protection pour refus de mobilisation pour crime de guerre.
- Protection des personnes persécutées : extension de la protection aux personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de genre.
- Questions procédurales : traitement des demandes d'asile pour les familles, et irrecevabilité du recours en tierce opposition.
- Intervention du président de la section des finances (35:58 - 40:16):
- Exemple de l'avis sur le projet de loi constitutionnelle sur le droit à l'IVG:
- Clarté de l'expression, lisibilité et niveau d'expression adapté à la norme constitutionnelle.
- Cohérence du dispositif juridique et insertion constitutionnelle.
- Analyse des conséquences de la disposition.
- Prise en compte du droit international.
- Rôle du Conseil d'État : apporter une sécurité juridique au gouvernement et clarifier le débat politique.
- Exemple de l'avis sur le projet de loi constitutionnelle sur le droit à l'IVG:
Deuxième Table Ronde : L’Office du juge administratif (40:17 - 1:13:33)
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Introduction par la présidente de la section des études, de la prospective et de la coopération (40:17 - 42:40):
- L'office du juge administratif a été revisité en 2023 à travers des décisions de l'assemblée du contentieux, des groupes de travail, et le colloque annuel.
- Actualité du sujet : critiques sur un juge administratif parfois perçu comme trop suiviste ou trop interventionniste.
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Intervention de la présidente du Tribunal Administratif de Versailles (42:40 - 51:14):
- Le juge des référés :
- Forte augmentation du nombre de référés, expression d'une demande sociale réelle.
- Exemple des référés "rendez-vous préfecture", illustration d'un rôle d'aiguillon de l'administration.
- Exemple du référé liberté sur les conditions de détention à la prison de Bois-d'Arcy, démontrant la précision et le suivi des injonctions.
- Le juge de l’urbanisme:
- Difficulté de concilier l'objectif de juger rapidement avec la complexité des dossiers et la nécessité de la régularisation.
- Le juge des référés :
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Intervention du président de l'Ordre des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation (51:15 - 59:22):
- Impact du pragmatisme accru du juge administratif sur la stratégie des avocats.
- Exemples : hiérarchisation des moyens, recours pour excès de pouvoir dynamique, importance de l'injonction.
- L'avocat doit s'adapter à l'évolution de l'office du juge pour maximiser l'effet concret de ses recours.
- Intervention de la directrice des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur (59:22 - 1:08:08):
- Trois évolutions majeures pour l’administration : pragmatisme, pédagogie, réactivité.
- Exemples de pragmatisme: jurisprudence Mirjan et Antony, balance des intérêts dans les référés précontractuels, importance de la sécurité juridique.
- Exemples de pédagogie et de réactivité : décisions claires et rendues rapidement, adaptation aux situations d’urgence.
- Bémol : le succès du référé liberté peut limiter le développement de la jurisprudence de fond.
- Intervention d'un professeur de droit public à Sciences Po (1:08:08 - 1:11:16):
- L'utilisation de l'expression "office du juge" est récente et s'est développée avec les nouveaux outils du juge administratif (injonctions, référés).
- Trois tensions illustrées par la jurisprudence :
- Égalité vs. Sécurité juridique
- Positionnement du juge vis-à-vis de l'administration active et du pouvoir politique
- Articulation entre les impératifs de légalité, d'efficacité de l'action administrative, et de protection des administrés.
- Conclusion et remarques de la présidente de la section des études, de la prospective et de la coopération (1:11:16 - 1:13:33):
- Précisions sur les limites de l'injonction et l'articulation avec la jurisprudence sur les politiques publiques.
- Le juge administratif est de plus en plus un "juge de l'actualité" en raison du raccourcissement des délais de jugement.
Questions de la Salle (1:13:34 - 1:19:02)
- Suivi de l'exécution des injonctions : exemple de la prison de Bois-d'Arcy. Importance de la Délégation à l'exécution des décisions de justice.
- Diffusion des travaux des groupes de travail sur l'office du juge.
- Nouvelles innovations de la Cour nationale du droit d'asile, notamment en matière de protection pour refus de mobilisation pour crime de guerre.
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La conférence inaugurale du cycle dédié à l’État stratège et à la prise en compte du temps long dans l’action publique a permis d’aborder plusieurs points fondamentaux.
Voici un sommaire minuté des points forts de la vidéo :
0:30-3:00 : Recul de la prise en compte du temps long dans l’action publique.
Bruno Lasserre, vice-président du Conseil d’État, souligne le recul de la prise en compte du temps long par l’État.
Ce constat est lié à l’accroissement des tâches de gestion depuis la fin du 19e siècle.
L’État est passé d’un modèle régalien à un État providence puis un État régulateur, ajoutant à chaque étape de nouveaux objectifs de long terme mais aussi des objectifs de gestion courante qui entrent en concurrence avec le temps long.
3:00-5:30 : L'exemple de l'État planificateur de l’après-guerre.
L’exemple de l’État planificateur de l’après-guerre est cité, avec la création du Commissariat général au Plan en 1946.
Le plan a permis de structurer le développement du pays autour de grands projets.
La planification s’est appuyée sur des organismes de prévision (INSEE, service des études économiques et financières), et sur le dialogue avec les partenaires sociaux.
5:30-7:30 : Articuler temps court et temps long.
Bruno Lasserre insiste sur la nécessité d’articuler le temps court et le temps long, face aux enjeux de la transition écologique, des évolutions démographiques et des mutations technologiques.
Il soulève la question du développement d’un véritable outil prospectif couvrant ces différents champs.
9:30-11:00 : L’État stratège, une notion complexe.
Martine de Boisdeffre, présidente de la section des études de la prospective et de la coopération du Conseil d’État, aborde la complexité des notions d’« État stratège » et de « temps long ».
Elle insiste sur la nécessité de clarifier ces notions pour mieux comprendre la réalité de l’État stratège et ses enjeux.
11:00-13:00 : Prospective et conciliation des temps.
Martine de Boisdeffre met l’accent sur la prospective pour anticiper les évolutions futures et préparer les politiques publiques.
Elle souligne l’importance de la conciliation du temps long avec la préférence pour le présent et la nécessité de l’évaluation et de l’adaptation des politiques publiques.
13:30-22:00 : François Bayrou, plaidoyer pour un État stratège.
François Bayrou, Haut-commissaire au Plan, plaide pour un État stratège capable de penser le temps long et de s’organiser autour d’une planification.
Il déplore l’abandon de la culture du plan au profit d’une vision néolibérale privilégiant le marché.
Il donne des exemples concrets de décisions publiques qui ont souffert d’un manque de vision prospective.
Points clés de l’intervention de François Bayrou :
- Démographie médicale : La décision du numerus clausus a eu des effets désastreux sur le système de santé français.
- Énergie : Le manque de planification a conduit à des choix énergétiques incohérents et dangereux.
- Désindustrialisation : La France a subi une désindustrialisation massive faute d’anticipation.
- Outre-mer : L’absence de plan sérieux pour les Outre-mer a engendré une crise grave.
22:00-32:00 : Christine Lavarde, la difficulté de penser le temps long dans un contexte politique dominé par le court terme.
Christine Lavarde, sénatrice et présidente de la délégation à la prospective du Sénat, souligne la difficulté de penser le long terme dans un contexte politique dominé par le court terme.
Elle évoque les limites de la prospective, qui peut être démentie par des événements imprévus.
Elle insiste sur la nécessité pour l’État de se doter d’outils pour mieux anticiper les crises.
Elle déplore la tendance à privilégier les solutions budgétaires de court terme au détriment des investissements de long terme.
32:00-50:00 : Philippe Baptiste, le spatial comme exemple d’un secteur qui s’inscrit nécessairement dans le temps long.
Philippe Baptiste, président du CNES, met en avant le secteur spatial comme un domaine où la prise en compte du temps long est indispensable.
Il rappelle que les projets spatiaux nécessitent des années de développement et comportent des risques importants (techniques, géostratégiques).
Il souligne l’importance des objectifs stratégiques clairs, des compétences techniques, des budgets et de la confiance pour réussir dans le domaine spatial.
Il analyse les difficultés de l’industrie spatiale européenne, et plaide pour une réinvention du modèle de coopération européen.
50:00-1:08:00 : Échanges avec la salle.
Les échanges avec la salle abordent des questions cruciales comme la prise en compte des enjeux climatiques, l’articulation entre réflexion stratégique de long terme et respect du choix démocratique, l’importance de l’évaluation des politiques publiques, et la comparaison internationale des visions stratégiques et prospectives.
Conclusion :
La conférence inaugurale a permis de poser les bases d’une réflexion approfondie sur l’importance du temps long dans l’action publique et sur les difficultés rencontrées par l’État pour s’inscrire dans cette temporalité.
Les interventions et les échanges ont mis en lumière la nécessité d’un État stratège capable de concilier le court terme et le long terme, de développer une vision prospective, et de s’appuyer sur des outils et des organisations adaptés pour mener des politiques publiques ambitieuses et durables.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "REPLAY 🦋 Webinaire HPV : enjeux et nouveaux outils sur les papillomavirus | Crips IDF"
Ce sommaire met en avant les points clés du webinaire sur les papillomavirus (HPV), en présentant les enjeux de santé publique liés à cette infection, les actions du Crips pour améliorer la couverture vaccinale et les outils de communication développés pour sensibiliser les jeunes et les parents.
La dernière partie consacrée aux échanges permet d'apporter des précisions sur des points importants comme l'autorisation parentale et le carnet de santé, et d'ouvrir la discussion sur la manière de motiver les parents à faire vacciner leurs enfants.
0:00 - 5:00 : Introduction et présentation du Crips Ile-de-France
- Fanny Forgestier et Léa, chargées de projets au Crips, présentent le thème du webinaire : les papillomavirus (HPV), les enjeux et les nouveaux outils de prévention.
- Le Crips, association loi 1901, intervient sur la promotion et la prévention en santé, notamment auprès des jeunes et des publics prioritaires.
- Le Crips propose des actions directes auprès des publics (stands, animations) et accompagne les professionnels (formations, projets de prévention).
5:00 - 9:00 : Les papillomavirus (HPV): définition, vaccination et dépistage
- Les HPV sont une infection sexuellement transmissible (IST) très fréquente, touchant 80% de la population sexuellement active.
- 90% des personnes infectées éliminent naturellement le virus, mais pour 10% il persiste et peut engendrer des problèmes de santé graves.
- Les HPV peuvent provoquer des cancers HPV-induits (col de l'utérus, vulve, pénis, anus, voies aérodigestives supérieures) et des condylomes (verrues génitales).
- La vaccination est recommandée dès 11 ans pour les filles et les garçons, avec un schéma vaccinal en 2 ou 3 injections.
- Le vaccin Gardasil 9 protège contre les 9 souches de HPV les plus dangereuses.
- La vaccination est efficace et sûre, avec peu d'effets secondaires.
9:00 - 16:00 : La couverture vaccinale en France : un enjeu de santé publique
- La couverture vaccinale HPV en France est faible, en dessous de 50% pour les filles et 6% pour les garçons, comparée à d'autres pays où elle atteint 80%.
- Des disparités territoriales existent, notamment en Seine-Saint-Denis (93) qui présente le taux de vaccination le plus faible de France métropolitaine.
- L'exemple d'autres pays comme la Suède et l'Australie montre que la vaccination est efficace pour réduire les lésions précancéreuses et les cancers.
- Une campagne nationale de vaccination dans les collèges a été lancée en 2023 pour les classes de 5ème, avec un objectif de 30% de couverture la première année.
- Le vaccin est gratuit dans le cadre de cette campagne.
- Le dépistage est complémentaire à la vaccination, avec un frottis tous les 3 ans à partir de 25 ans et un test HPV à partir de 30 ans.
16:00 - 36:00 : Présentation des projets du Crips pour améliorer la couverture vaccinale
- Présentation d'un état des lieux réalisé à Pantin (93) auprès des jeunes, des parents et des professionnels.
- Les résultats montrent un manque d'information sur les HPV et la vaccination, ainsi que des craintes liées aux effets secondaires.
- Le Crips a développé des actions pour renforcer l'information des publics et des professionnels, en insistant sur la fréquence de l'infection, la prévention des cancers et l'efficacité et la sécurité du vaccin.
- Présentation d'une expérimentation menée dans des collèges de Pantin et de Sarcelles (95) : formation des professionnels, animations en classe, actions sur les territoires.
- Création d'un jeu pédagogique "Puberté HPV" pour sensibiliser les jeunes de manière ludique.
36:00 - 58:00 : La campagne de communication "Les Papiomas je n'en veux pas"
- Présentation de la campagne de communication du Crips, avec une identité visuelle "fun" et ludique, axée sur les emojis.
- Création de kits d'information pour les jeunes et les parents, avec des brochures, des affiches et des jeux.
- Réalisation de vidéos de sensibilisation diffusées sur les réseaux sociaux et dans les cabinets de santé.
- La communication est axée sur la prévention des cancers, en désexualisant le message pour éviter les craintes des parents.
58:00 - fin : Conclusion, échanges et questions/réponses
- Les participants peuvent télécharger les outils du Crips sur le site internet ou demander des brochures par mail.
- Le Crips propose des formations pour les professionnels de santé, de l'éducation nationale et d'autres secteurs.
- Importance du tissu associatif local pour mobiliser les parents.
- Échanges sur les modalités de la vaccination en collège (autorisation parentale, carnet de santé).
- Réflexion sur l'importance de la prévention des cancers comme levier de motivation pour la vaccination.
- Clôture du webinaire et invitation à contacter le Crips pour toute question ou demande d'information.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire Solidatech
Ce sommaire met en lumière les points clés abordés durant le webinaire, en insistant sur les menaces qui pèsent sur les associations, les ressources offertes par Cybermalveillance.gouv.fr pour s'en protéger et l'importance de se faire accompagner par un professionnel de confiance.
La partie questions/réponses apporte des précisions précieuses et concrètes aux interrogations des participants.
0:00 - 8:00 : Introduction de Solidatech et présentation du webinaire
- Camille, membre de Solidatech, présente l'organisme et son rôle dans l'accompagnement des associations au numérique.
- Solidatech propose des logiciels à tarifs réduits, du matériel informatique reconditionné et neuf, des ateliers et webinaires.
- L'inscription est gratuite et permet aux associations de réaliser des économies.
- Introduction du thème du webinaire : mieux comprendre les cybermenaces pour mieux s'en protéger.
- Laurent Verdier, directeur du pôle sensibilisation de Cybermalveillance.gouv.fr, est l'invité du webinaire.
- Cybermalveillance.gouv.fr est le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance.
8:10 - 13:00 : Missions et publics de Cybermalveillance.gouv.fr
- Le contexte de la création de Cybermalveillance.gouv.fr en 2015 : un besoin d'assistance, de sensibilisation et d'observation des cybermenaces pour le grand public, les entreprises et les associations.
- Les trois missions principales : assistance aux victimes, sensibilisation et observation de la menace.
- Présentation du GIP Cybermalveillance.gouv.fr : 65 membres, plus de 1200 prestataires informatiques référencés.
13:04 - 21:40 : Les cybermenaces qui ciblent les associations
- L'hameçonnage est la menace principale pour tous les publics, mais particulièrement pour les entreprises et les associations.
- Le piratage de comptes en ligne est la première menace pour les associations, suivi de l'hameçonnage et des rançongiciels.
- Focus sur les rançongiciels : fonctionnement et conséquences pour les organisations.
- Les autres menaces en hausse : faux ordres de virement, violation de données, attaques contre les sites internet.
21:41 - 35:37 : Ressources de Cybermalveillance.gouv.fr pour mieux se protéger
- Des articles d'information sur les cybermenaces et les recommandations pour s'en protéger, avec des exemples concrets.
- Des alertes diffusées sur les réseaux sociaux et un dispositif d'alerte cyber en partenariat avec l'ANSSI.
- Des guides de cybersécurité et des supports méthodologiques pour les responsables d'entreprise et les collaborateurs.
- La campagne "Impact Cyber" pour sensibiliser les dirigeants.
- La sensibilisation interactive "Sens Cyber" accessible gratuitement sur la plateforme.
- Le MOOC "San’crise" pour s'initier à la gestion de crise cyber.
- La mallette pédagogique pour monter des ateliers de sensibilisation en présentiel.
- Un large éventail de supports de sensibilisation gratuits et accessibles à tous.
35:38 - 43:20 : Être accompagné par un professionnel de confiance
- Le parcours d'assistance aux victimes de Cybermalveillance.gouv.fr : diagnostic, conseils d'urgence, orientation et mise en relation avec un prestataire.
- Le label ExpertCyber pour les professionnels : un référentiel de compétences en cybersécurité.
- Le parcours de sécurisation "Mon ExpertCyber" pour identifier ses besoins et être mis en relation avec un expert.
- Les avantages du label ExpertCyber : expertise vérifiée, proximité géographique, lisibilité pour les PME et associations.
43:21 - fin : Échanges et questions/réponses avec Laurent Verdier
- Clarification sur le coût des prestations des prestataires référencés et labellisés ExpertCyber.
- Conseils pour l'ouverture d'un compte sur Cybermalveillance.gouv.fr : privilégier un compte individuel pour un parcours personnalisé.
- Déconseiller le paiement d'une rançon en cas d'attaque par rançongiciel : absence de garantie de récupération des données, risque de nouvelles attaques et alimentation de l'écosystème cybercriminel.
- Explication de la charte de qualité des prestataires référencés sur Cybermalveillance.gouv.fr.
- Difficulté de référencer les sites frauduleux en raison de leur caractère éphémère.
- Conseils en cas d'usurpation d'identité d'une association pour une campagne d'e-mails frauduleux : porter plainte comme témoin, communiquer sur le site de l'association.
- Recommandations pour protéger ses données personnelles en cas de diffusion sur le dark web : changer les mots de passe et informations modifiables.
- Conseils pour la gestion des mots de passe : utiliser un gestionnaire de mots de passe sécurisé comme KeePass.
- Comment détecter une attaque informatique : surveiller les journaux d'événements du système d'information, faire appel à un professionnel de la cybersécurité.
- Comment limiter l'impact d'un piratage de boîte mail : changer le mot de passe, avertir ses contacts et l'opérateur de mail.
- Conclusion du webinaire : appel à la vigilance et à la cybersécurité.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "VIH et outils vidéo : hommage aux "3000 scénarios contre un virus" | Crips IDF"
Ce sommaire met en avant la richesse du webinaire, en retraçant l'histoire du projet "3000 scénarios contre un virus", en présentant les nouveaux clips de prévention réalisés par des étudiants et en soulignant l'importance de la vidéo comme outil de lutte contre le VIH.
Il offre aux participants des clés pour s'approprier ces outils et les diffuser auprès des publics concernés.
0:00 - 6:00 : Introduction et présentation du Crips Ile-de-France
- Jérémy Chalon et Bastien Biber, chargés de projets au Crips, se présentent et expliquent le thème du webinaire : la vidéo comme outil de prévention du VIH.
- Le Crips, Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes, existe depuis 1988.
- Le Crips agit principalement dans la lutte contre le VIH/Sida et la promotion de la santé des jeunes, en luttant contre toutes formes de discriminations.
- Ce webinaire se concentre sur la vidéo comme outil de prévention, en s'appuyant sur des réalisations concrètes.
6:00 - 11:00 : Le VIH aujourd'hui : état des lieux et enjeux de la prévention
- L'objectif 2030 : atteindre zéro contamination du VIH d'ici 2030.
- Présentation de la prévention diversifiée : préservatifs, PrEP, traitement d'urgence, Tas (Traitement comme Prévention).
- Les outils de prévention fonctionnent, mais la mise en œuvre reste complexe.
- Diminution des contaminations ces 10 dernières années, mais légère remontée chez les populations les plus précarisées et discriminées.
- L'offre en santé sexuelle est bonne, mais la demande doit être travaillée et encouragée dans un cadre inclusif.
- Besoin d'un dépistage plus régulier et précoce pour certaines populations.
- Lutte contre la sérophobie et l'image négative du VIH.
11:00 - 20:00 : La vidéo comme outil de prévention : puissance et flexibilité
- La vidéo est un outil puissant pour faire passer des messages, notamment en santé.
- Importance de respecter certains codes pour une bonne assimilation du message.
- La vidéo permet d'atteindre une large audience et de cibler des publics spécifiques.
- La filmographie pédagogique : utiliser la vidéo pour répondre à une problématique de santé publique.
- Deux approches : diffusion d'une vidéo suivie d'un débat ou création d'une vidéo pour répondre à un besoin spécifique.
- L'importance du "par et pour" : impliquer les publics concernés dès la conception du message.
- Présentation d'une bande démo des productions vidéo du Crips : fiction, interviews, documentaires.
- L'humour comme vecteur de diffusion du message et outil de dédramatisation.
20:00 - 41:00 : "3000 scénarios contre un virus" : un projet phare du Crips
- Retour sur le contexte du VIH au début des années 90 : urgence de santé publique et besoin de prévention.
- Présentation du projet "3000 scénarios contre un virus" : un concours de scénarios par et pour les jeunes (lycéens et étudiants).
- Sélection de 30 scénarios parmi 3000, réalisés par des professionnels du cinéma.
- Projection de trois courts-métrages : "La Pharmacie", "Le Poisson Rouge" et "La Déclaration".
- Importance de la restauration des films pour assurer leur diffusion actuelle.
- "3000 scénarios contre un virus" : des messages de prévention toujours d'actualité.
41:00 - 58:00 : Le projet 2024 : un hommage aux "3000 scénarios" et aux progrès de la lutte contre le VIH
- Partenariat avec l'école Sup de Pub pour la création de nouveaux clips de prévention.
- Les étudiants ont travaillé sur le fond, les messages, les scénarios et la réalisation.
- Importance du "par et pour" dans ce projet : les étudiants s'adressent à un public jeune.
- Projection de trois clips primés : "Attendre", "Reverse Thinking" et "Stéréotype".
- Les clips abordent la sérophobie, l'importance du dépistage et la notion de "I=I".
- Conclusion : la vidéo est un outil puissant pour changer les mentalités et lutter contre le VIH.
58:00 - fin : Conclusion, appel à l'action et remerciements
- La vidéo est un outil efficace pour la prévention et la promotion de la santé, mais il faut savoir s'en servir.
- Le "par et pour" est la clé de la réussite et de l'impact d'un projet.
- Appel à l'appropriation et à la diffusion des films du Crips.
- Présentation de la formation "Réalisation d'outils vidéo de promotion de la santé".
- Remerciements aux participants et invitation à suivre le Crips sur les réseaux sociaux.
- Message d'espoir : la fin du sida pour 2030 est possible.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "Le tabac chez les jeunes : comment les accompagner à l'arrêt ? | Crips IDF"
Ce sommaire met en avant la richesse du webinaire, en abordant à la fois * le contexte de la consommation de tabac chez les jeunes, * les nouveaux produits et les risques associés, * le lien avec la santé mentale et * les différentes stratégies d'accompagnement.
Le témoignage de l'association Repère apporte une dimension concrète et inspirante, tandis que la présentation des outils du Crips offre aux professionnels un panel de ressources pour animer des séances de prévention et de sensibilisation.
0:00 - 1:30 : Introduction et présentation des intervenantes
- Géraldine, infirmière addictologue et tabacologue, et Estella Furau, chargée de projet sur la thématique addiction au Crips Île-de-France, se présentent et exposent leurs expériences professionnelles.
1:30 - 8:00 : Contexte de la consommation de tabac chez les jeunes
- Discussion sur la définition du public "jeune" et les spécificités des différentes tranches d'âge.
- Importance de la prise de conscience de l'addiction pour amorcer une démarche d'arrêt.
- Mise en avant des différences d'accès aux ressources et de prévalence tabagique selon les milieux sociaux.
- Bonne nouvelle : diminution de la prévalence tabagique chez les jeunes, mais vigilance nécessaire face aux nouveaux produits (vape, puff...).
- Impact positif des politiques publiques (lieux sans tabac, augmentation du prix du paquet) sur la diminution du tabagisme.
- Débat sur l'interdiction de fumer sur les terrasses.
- Différences d'accompagnement entre un patient jeune et un patient plus âgé : difficulté de la prise de conscience de l'addiction chez les jeunes.
- Importance d'accompagner le jeune dans sa demande, qu'il s'agisse d'une réduction ou d'un arrêt total.
- Présentation de Tabac info service, un outil d'aide à l'arrêt.
8:00 - 15:00 : Nouveaux produits et risques associés
- Augmentation de l'usage de la vape chez les jeunes, notamment la puff, devenue un objet tendance.
- Préoccupations concernant la puff : marketing ciblant les jeunes, risques de dépendance et de passage à la cigarette.
- Interdiction des puffs jetables : une mesure efficace ?
- Méconnaissance des risques liés à la chicha (tabac, nicotine, combustion...) chez les jeunes.
- Difficulté de la prise en charge face à la consommation de chicha, souvent vécue comme une expérience collective.
- Diminution de l'expérimentation du cannabis, mais il reste la première drogue illicite consommée par les jeunes.
- Importance d'aborder les co-consommations et les transferts d'addiction.
- Conseils pour la prise en charge du cannabis : réduction des risques et orientation vers des structures spécialisées.
15:00 - 22:00 : Lien entre santé mentale et consommation de tabac
- Statistiques alarmantes sur le bien-être mental des lycéens : 49% ne présentent pas un bon niveau de bien-être mental.
- Impact du tabac sur la santé mentale : la dépression peut être un signe de manque de nicotine.
- Apparition possible de signes de dépression, voire d'idées suicidaires, lors d'un sevrage tabagique trop brutal.
- Importance de différencier une dépression induite par l'arrêt du tabac d'une dépression préexistante.
22:00 - 27:00 : Conseils aux professionnels, aux proches et aux jeunes fumeurs
- Conseils aux professionnels : patience, humilité et importance de la transmission d'information sur les ressources disponibles.
- Conseils aux proches : ne pas forcer le fumeur à arrêter, lui apporter du soutien et l'informer des aides disponibles.
- Conseils aux jeunes fumeurs : se tourner vers un professionnel, l'arrêt du tabac est faisable.
- Importance de lutter contre les représentations négatives de l'aide et des tabacologues.
- Rôle des pharmaciens, des sages-femmes, des kinés... dans l'accompagnement à l'arrêt et la réduction des risques.
- Importance de la réduction des risques et du remboursement des substituts nicotiniques.
27:00 - 33:00 : Présentation de programmes d'aide à l'arrêt pour les jeunes
- Mois sans tabac : campagne nationale de sensibilisation et d'aide à l'arrêt.
- Tabado : programme probant d'aide à l'arrêt pour les lycées professionnels et les CFA (actuellement interrompu).
- Desclic Stop Tabac : programme similaire à Tabado pour les établissements agricoles.
- Programmes d'animation-débat : Ligue contre le cancer, Crips Île-de-France.
33:00 - 44:00 : Témoignage de l'association Repère et présentation d'un projet d'ateliers "Mois sans tabac"
- Marie Durantis, éducatrice spécialisée, présente son projet d'ateliers "Mois sans tabac" mené avec des jeunes et des adultes.
- Importance de l'approche ludique et éducative : brainstorming, questionnaire, jeux, création d'affiches...
- Participation au challenge "Mois sans tabac" de la Ligue contre le cancer.
- Visite de l'Escape Game "Tabac" à la Cité des Sciences.
- Bilan positif du projet : favorise la cohésion de groupe, la prévention et la sensibilisation.
44:00 - Fin : Présentation d'outils d'animation du Crips pour aborder le tabac avec les jeunes
- Tirtaclop : outil pour aborder la réduction du tabac et identifier les besoins et les plaisirs.
- Infox : jeu de cartes d'affirmations vraies ou fausses pour initier le débat et évaluer les connaissances.
- PICT Prévention Tabac : jeu de type Pictionary pour aborder les thématiques liées au tabac de manière ludique.
- Escape Game Tabac (version jeu de cartes et version salle) : outil ludique pour aborder toutes les dimensions de l'arrêt du tabac.
- Outil "Chicha" : jeu de cartes pour explorer les contextes de consommation de la chicha et identifier les conduites à risque.
- Modérateur de forum : jeu de rôle pour déconstruire les idées reçues et encourager la réflexion critique.
- Jeu "À J" : jeu de cartes pour analyser des situations à risque liées à la consommation de tabac et d'alcool.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "Sexualité et Handicap : comment aborder le sujet avec des jeunes concernés | Crips IDF"
0:00 - 4:00 : Introduction et présentation du Crips Ile-de-France
- Chloé Ancelin et Fabrice, chargés de prévention, se présentent et décrivent leur expérience au sein du Crips Ile-de-France.
- Le Crips, Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes, existe depuis 1988.
- Les missions principales du Crips sont la promotion de la santé et la prévention du sida auprès des jeunes, en luttant contre toutes formes de discriminations.
- Le webinaire se focalise sur les actions de prévention menées par le Crips auprès des personnes en situation de handicap.
4:00 - 8:00 : Présentation des dispositifs du Crips pour les personnes en situation de handicap
- Le programme "Handipr" propose des ateliers et animations au sein des établissements accueillant des personnes en situation de handicap (IME, ESAT...).
- Un bus d'information se déplace dans les établissements pour proposer des informations et répondre aux questions des jeunes et adultes.
- Des actions de sensibilisation et des formations sont proposées aux professionnels qui accompagnent les personnes en situation de handicap.
- Un centre de ressources met à disposition des outils et accompagne les professionnels dans leurs projets.
- Des permanences de santé sexuelle sont mises en place au sein des établissements pour des entretiens individuels.
- Le projet "Ambassadeur santé" encourage les jeunes et adultes à devenir acteurs de prévention auprès des autres résidents.
8:00 - 13:00 : Importance de la prévention et statistiques alarmantes
- Les actions de prévention visent à favoriser l'autonomie en matière de santé, à identifier les lieux ressources, à rappeler les droits fondamentaux et à limiter les comportements à risque.
- Des chiffres alarmants sont présentés pour justifier l'importance d'intervenir sur cette thématique:
- 80% des femmes en situation de handicap ont subi des violences sexuelles.
- 9 femmes autistes sur 10 déclarent avoir subi des violences, dont 47% avant 14 ans.
- 86% des femmes en situation de handicap déclarent ne jamais avoir eu de mammographie.
13:00 - 24:00 : Présentation d'outils d'animation adaptés aux personnes en situation de handicap
- L'importance de choisir des outils adaptés au handicap du public est soulignée.
- Différents types d'outils sont présentés, allant des jeux de cartes aux supports visuels et tactiles :
- Infox: Jeu de cartes d'affirmations vraies ou fausses pour initier le débat.
- Zone de tolérance: Jeu de cartes présentant des situations pour discuter des limites et du consentement.
- Image en Gage: Jeu d'images pour aborder les thèmes de la vie affective et sexuelle.
- Tom et Léa: Outil pédagogique pour parler de la puberté, de l'anatomie et des émotions.
- Vulve et autres matériels sexcèdes: Modèles anatomiques pour l'apprentissage et la discussion.
- Palette contraceptive: Présentation des différents moyens de contraception.
- Exposition photo "Handivol": Photos illustrant la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.
- Tablier pédagogique: Tablier de cuisine avec des pochettes illustrant l'anatomie.
24:00 - 30:00 : Autres supports et conseils pour aborder la sexualité et le handicap
- L'utilisation de brochures, d'affiches, de musique et de matériel de prévention est conseillée.
- L'importance de l'écoute, de la présence et de l'adaptation aux besoins de chaque personne est mise en avant.
30:00 - Fin : Témoignage du centre du Jard et échanges avec les participants
- Yan, éducateur spécialisé, et Victor, ambassadeur santé, témoignent de leur expérience au centre du Jard.
- Les projets menés en collaboration avec le Crips (groupes de parole, entretiens individuels, formation d'ambassadeurs santé) sont présentés.
- L'importance d'une collaboration entre professionnels et jeunes pour créer des espaces de parole et d'intimité est soulignée.
- Les participants posent des questions sur le consentement, l'accès aux outils, la mise en place de projets similaires, etc.
- Le webinaire se termine par un message d'espoir et d'encouragement à poursuivre les actions de prévention et d'éducation à la sexualité pour les personnes en situation de handicap.
Ce sommaire résume les points clés du webinaire et offre une vue d'ensemble des thématiques abordées. Il met en lumière l'engagement du Crips auprès des personnes en situation de handicap, la diversité des outils disponibles et l'importance de la collaboration entre professionnels et jeunes pour faire évoluer les mentalités.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "[Webinaire] Construire une séance d'éducation à la sexualité : choisir les bons outils | Crips IDF"
Ce sommaire met en lumière les points forts du webinaire et propose une structure pour comprendre les différentes étapes et les enjeux de la construction d'une séance d'éducation à la sexualité.
Il met également en avant l'importance des compétences psychosociales, de l'inclusion et de l'adaptation des outils aux publics.
0:00 - 3:00 : Introduction et présentation du Crips Ile-de-France
- Juliette Descroix et Chloé Ino se présentent et expliquent leur rôle au sein du Crips Ile-de-France.
- Le Crips, Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes, est une association née à la fin des années 80.
- Le Crips s'engage dans la prévention et la promotion de la santé globale : VIH/SIDA, santé mentale, prévention des consommations de drogues et santé sexuelle.
- Le Crips intervient auprès de divers publics, notamment les scolaires, les personnes en situation de handicap et les professionnels.
3:00 - 8:00 : Thématiques de l'éducation à la sexualité et ressources
- L'éducation à la sexualité ne se limite pas à la prévention des IST et des grossesses non désirées, mais englobe une approche globale de la sexualité.
- Les thématiques abordées sont variées et incluent les risques et les maladies, l'anatomie, les relations aux autres, les violences, l'égalité fille-garçon et le consentement.
- Des références sont données, comme le référentiel de l'UNESCO et le programme d'éducation à la sexualité du ministère de l'Éducation nationale.
- L'importance de parler des violences et d'utiliser des "trigger warnings" est soulignée.
8:00 - 15:00 : Importance des réseaux sociaux et des compétences psychosociales
- Les intervenants encouragent à s'intéresser aux réseaux sociaux utilisés par les jeunes, sans les diaboliser, pour comprendre leur univers et mieux les captiver.
- L'importance de développer les compétences psychosociales (CPS) est mise en avant.
- Les CPS sont des compétences émotionnelles, cognitives et sociales qui aident à faire face aux événements de la vie quotidienne.
- Développer les CPS facilite l'adoption de comportements favorables à la santé et peut avoir des effets durables.
15:00 - 30:00 : Présentation d'outils d'animation pour l'éducation à la sexualité
- Différents outils sont présentés, disponibles sur le site internet du Crips.
- Chaque outil est accompagné d'une fiche d'aide à l'animation pour guider les intervenants.
- "Le premier outil, c'est vous !" : l'importance de la posture, de la préparation et de l'enthousiasme de l'intervenant est soulignée.
- Parmi les outils présentés : le Violentomètre, le Charmant-Gênant-Violent, la Santé à Emporter sur Love, l'Infox et le Qui-Etéro.
- Des exemples d'utilisation de vidéos et de "trends" issues des réseaux sociaux sont donnés, comme la vidéo de Maeva Ghennam et la polémique des Miss France.
- L'importance d'adapter les outils au public et au contexte est rappelée.
30:00 - 40:00 : Importance du matériel de prévention et de l'inclusion
- Outre les outils ludiques, l'utilisation de brochures, de matériel de prévention (préservatifs, préservatif interne, clitoris en 3D...) est recommandée pour illustrer les propos et favoriser la discussion.
- L'utilisation du préservatif interne est encouragée pour aborder l'anatomie et déconstruire les mythes.
- Le Crips préconise l'utilisation des termes "préservatif interne" et "préservatif externe" plutôt que "féminin" et "masculin" pour des raisons d'inclusivité.
- L'adaptation des outils aux différents niveaux de compréhension et de vision est importante, notamment pour les personnes en situation de handicap.
40:00 - 45:00 : Choisir des outils pertinents et inclusifs
- Les intervenants insistent sur l'importance d'incarner les messages que l'on veut faire passer : consentement, bienveillance, gestion des émotions.
- Le consentement doit être travaillé à chaque étape de l'animation et co-construit avec les jeunes.
- Il est crucial de choisir des outils auxquels les jeunes peuvent s'identifier et qui reflètent la diversité des publics.
- Il est important de partir des jeunes, de leurs connaissances et de leurs expériences, pour favoriser l'échange et l'apprentissage mutuel.
45:00 - 50:00 : Conclusion et présentation des ressources du Crips
- Les intervenants rappellent que les jeunes aiment jouer et discuter, et qu'il est important de trouver les outils les mieux adaptés à chaque groupe.
- Le Crips propose une variété de ressources : l'Animatek, des formations, des animations, des brochures, un centre de documentation et un site internet.
- Des ressources externes sont également recommandées, comme le site Cartable des CPS, les Fédérations Promo Santé et l'association Zanzou.
50:00 - Fin : Intervention de Didier, alias "Docteur Capotte", animateur de prévention au Crips et auteur du livre "Puber la vie"
- Didier partage son expérience d'animateur de prévention et évoque l'évolution des thématiques abordées au fil des années.
- Il souligne l'importance d'aborder les questions de genre et de masculinités avec les jeunes, et l'intérêt de la parole des hommes sur ces sujets.
- Didier privilégie les vidéos et le débat contradictoire dans ses animations, et adapte ses outils en fonction du groupe et du contexte.
- Il met l'accent sur le développement de l'esprit critique chez les jeunes, et utilise des exemples tirés de l'actualité et des réseaux sociaux pour alimenter les discussions.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire "Comment discuter avec les ados de l'impact des "vidéos pour adultes" | Crips IDF"
0:00 - 2:00 Introduction et présentation des intervenantes et du Crips Ile-de-France
- Chloé Ancelin et Fanie Forestier se présentent et décrivent leur rôle au Crips Ile-de-France.
- Elles expliquent les missions du Crips, notamment la prévention du VIH/SIDA et l'éducation à la sexualité auprès des jeunes.
Le webinaire se divise en deux parties : * - la première définit la pornographie et ses impacts, * - la seconde explore les moyens d'aborder ce sujet avec les jeunes.
2:00 - 10:00 Définition et historique de la pornographie
- La pornographie est définie comme une représentation obscène visant à provoquer l'excitation sexuelle.
- L'historique de la pornographie est retracée, des premières images datant de plus de 1000 ans avant J-C à l'essor d'Internet.
- L'impact du cinéma, de la VHS, d'Internet et du streaming sur la diffusion de la pornographie est mis en avant.
- L'accessibilité accrue à la pornographie via Internet est soulignée, avec un pic de consommation observé pendant le confinement lié au COVID-19.
10:00 - 20:00 Consommation de la pornographie par les mineurs et impacts sur la santé
- L'âge moyen de la première exposition à la pornographie est de 10 ans, souvent accidentelle via des pop-ups.
- La majorité des jeunes regardent de la pornographie par curiosité et pour apprendre.
- L'accessibilité facile à la pornographie, malgré l'interdiction aux moins de 18 ans, est démontrée.
- La culture pornographique véhicule des stéréotypes de genre, la culture du viol et des représentations racistes.
- Les impacts négatifs de la pornographie sur la santé mentale (perte de confiance, anxiété), la santé sexuelle (baisse de libido, problèmes d'érection) et les comportements sexuels à risque sont expliqués.
20:00 - 30:00 La culture du viol dans les médias et l'éducation à la sexualité
- La culture du viol est présente dans d'autres médias que la pornographie, comme les films, les séries et les réseaux sociaux.
- Des exemples concrets comme le "coach en séduction" Adé Laurent, le film 365 jours et le livre Captif sont analysés.
- La circulaire de 2001 sur l'éducation à la sexualité en milieu scolaire est présentée, soulignant l'obligation de trois séances annuelles.
- Malgré cette obligation, 67% des jeunes déclarent ne pas avoir bénéficié de ces séances.
- L'importance d'une éducation à la sexualité complète, incluant les aspects biologiques, psychoaffectifs et sociaux, est mise en avant.
30:00 - 40:00 Posture à adopter et outils pour discuter de la pornographie avec les jeunes
- L'importance de l'écoute, de la suspension du jugement et de la création d'un espace bienveillant est soulignée.
- Trois outils d'animation sont présentés : "Milcheck de plaisir" (pour reconstruire la chronologie d'un rapport sexuel), un tableau de discussion sur le vrai/faux de la pornographie, et "OK Hor Not OK" (pour travailler sur le consentement).
40:00 - 50:00 Ressources pour les jeunes et les adultes
- Des ressources alternatives à la pornographie mainstream, comme la série Sex Education et des sites d'information fiables, sont recommandées.
- Des livres, des podcasts et des comptes Instagram sur l'éducation à la sexualité sont présentés.
- Le guide "The P Conversation" d'Erica Lust, réalisatrice de films pornographiques éthiques, est particulièrement mis en avant.
50:00 - Fin Questions/Réponses et conclusion
- Les questions des participants portent sur la disponibilité des statistiques, l'adaptation des outils à différents publics, la formation des professionnels et la gestion des situations difficiles en animation.
- L'importance d'une approche pragmatique et bienveillante, basée sur l'écoute et la discussion, est réaffirmée.
Ce sommaire résume les points clés du webinaire "Comment discuter avec les ados de l'impact des "vidéos pour adultes". Il met en évidence l'omniprésence de la pornographie, ses impacts potentiellement néfastes et la nécessité d'une éducation à la sexualité ouverte et positive.
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Sommaire minuté des temps forts du webinaire
0:00 - 5:00 Introduction et présentation du Crips Ile-de-France
- Juliette Descroix et Jen Cuba se présentent et expliquent leur rôle au sein du Crips Ile-de-France.
- Le Crips, une association d'intérêt public, lutte contre le VIH et s'engage dans la prévention et la promotion de la santé, notamment pour les publics scolaires et les personnes en situation de vulnérabilité.
- L'accent est mis sur l'éducation à la sexualité, la prévention des consommations de drogues, les écrans, le bien-être et la santé mentale.
5:00 - 15:00 Importance de l'interactivité et des compétences psychosociales
- L'éducation complète à la sexualité vise à développer des compétences, des attitudes et des valeurs pour que chacun puisse décider et bien vivre sa sexualité.
- Une anecdote sur une expérience menée aux États-Unis en 1943 met en lumière l'efficacité de l'interaction et des discussions pour l'adoption de comportements souhaités. Les groupes de discussion se sont avérés dix fois plus efficaces que les conférences.
- Les formats interactifs, centrés sur les situations réelles des participants, sont plus efficaces que la simple transmission d'informations.
15:00 - 25:00 Les différentes postures professionnelles en animation
- Trois postures sont présentées : la facilitation, la formation et l'animation, illustrées par l'image d'un puzzle.
- L'importance de passer d'une posture à l'autre pour une animation plus efficace est soulignée.
- Des exemples de questions illustrant chaque posture sont donnés.
25:00 - 35:00 Analyse de campagnes de prévention et l'importance d'une approche positive
- Deux jeux d'affiches, l'un sur le VIH et l'autre sur le tabac, sont analysés pour illustrer différentes approches de prévention.
- Les affiches basées sur la peur sont comparées à celles qui encouragent et donnent du pouvoir aux individus.
- L'approche positive, axée sur l'empowerment, est mise en avant comme étant plus efficace.
- L'approche par la peur peut stigmatiser et éloigner des soins.
35:00 - 50:00 Définition et importance des compétences psychosociales
- Définition des compétences psychosociales : un ensemble de capacités cognitives, émotionnelles et sociales pour l'autonomisation et le bien-être.
- Leur importance pour l'adoption de comportements favorables à la santé et le développement personnel est soulignée.
- Elles sont divisées en trois catégories : cognitives, sociales et émotionnelles. Des exemples concrets sont donnés.
- Travailler sur ces compétences nécessite des interventions multiples et répétées dans le temps.
50:00 - 1:00:00 L'inclusion, un concept clé de l'approche du Crips
- L'inclusion et l'inclusivité, nées des luttes des personnes handicapées, féministes et séropositives, visent à une ouverture et une bienveillance active.
- Il est crucial d'avoir conscience de ses propres représentations et de les questionner pour une approche plus inclusive.
- Des exemples concrets, comme l'utilisation du pronom approprié, sont donnés pour illustrer l'inclusion en pratique.
- Des pistes concrètes pour une approche inclusive sont proposées, comme la connaissance des publics, l'analyse de son espace de travail et l'adaptation des projets.
1:00:00 - 1:10:00 Les thématiques abordées en éducation à la sexualité
- L'éducation à la sexualité couvre des thématiques biologiques, juridiques et sociales.
- Le Crips met l'accent sur la promotion de la santé, notamment le consentement, les relations interpersonnelles et les discriminations.
- L'importance du débat et de l'échange sur des sujets comme le consentement est mise en avant.
1:10:00 - 1:20:00 Guides et ressources pour construire une intervention
- Les principes directeurs internationaux de l'UNESCO sur l'éducation à la sexualité proposent des thématiques adaptées à l'âge.
- Le projet de programme de l'Éducation nationale sur l'éducation à la sexualité propose une trame pour les interventions en milieu scolaire.
- L'importance de s'appuyer sur ces recommandations pour la légitimité et la structuration des interventions est soulignée.
1:20:00 - 1:35:00 Posture professionnelle, valeurs et techniques d'animation
- Les valeurs clés pour l'animation : l'empathie, la confiance, l'authenticité et la suspension du jugement.
- L'importance d'incarner ces valeurs pour créer un climat de confiance et de respect est mise en avant.
- Techniques d'animation : questions ouvertes, écoute active, reformulation et importance de la réflexion plutôt que de la persuasion.
- Le guide "Parole de Pro" du Crips propose des conseils pour bien choisir ses mots et éviter les malentendus.
1:35:00 - 1:50:00 Méthodologie et déroulé d'une animation
- La courbe de l'attention et de la participation du groupe illustre le rythme d'une animation.
- Différentes phases sont proposées pour structurer l'animation : attirer l'attention, susciter l'enthousiasme, développer le cœur du sujet, retranscrire et conclure.
1:50:00 - 2:00:00 Le cadre de l'animation et sa co-construction avec le groupe
- Le cadre, co-construit avec le groupe, vise à protéger l'intimité, suspendre le jugement et respecter la parole de chacun.
- L'importance d'impliquer tous les participants, y compris les adultes présents, dans le respect du cadre est soulignée.
- L'adaptation du cadre en fonction du groupe et de la thématique est encouragée.
2:00:00 - Fin Conclusion et présentation des ressources du Crips
- La posture et la préparation sont les clés d'une animation réussie.
- Présentation de l'Animatek, des formations, des animations et des ressources en ligne du Crips.
Questions/Réponses
- Gestion des informations fausses ou inappropriées : relancer la question au groupe, questionner la source de l'information, se référer au cadre juridique si nécessaire.
- Importance de ne pas stigmatiser les opinions, même si elles sont différentes.
- La mixité en animation est privilégiée, sauf cas particuliers et en fonction de l'âge.
- Pas de diplôme spécifique requis pour animer des séances d'éducation à la sexualité, mais l'importance de la formation et de la connaissance de ses limites est mise en avant.
- La confidentialité est nuancée : il ne s'agit pas de tout garder secret, mais de respecter l'intimité et l'anonymat des personnes.
- En cas de problématiques particulières, comme le harcèlement, adapter le cadre et être attentif aux tensions au sein du groupe.
- Proposer des modes de participation variés pour permettre à chacun de s'exprimer.
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Table des Matières : Webinaire CRIPS VIH - Dernières Avancées et Prochains Défis
Introduction
- Présentation du CRIPS (Centre Régional d’Information et de Prévention du Sida et pour la Santé des Jeunes) et de son rôle dans la lutte contre le VIH/SIDA et la promotion de la santé des jeunes.
- Introduction du Comité des Familles et de DMC Action Sida, deux associations engagées dans l'accompagnement des personnes vivant avec le VIH et la prévention auprès du grand public.
Le VIH/SIDA : 40 ans de lutte et de progrès
- . Constatation des progrès significatifs réalisés dans la lutte contre le VIH/SIDA au cours des dernières années, notamment grâce à la mobilisation des associations et des personnes concernées.
- . Présentation de l’objectif de mettre fin au VIH/SIDA d’ici 2030, tout en soulignant les étapes et les efforts nécessaires pour y parvenir.
- . Présentation de données chiffrées sur la situation du VIH/SIDA en France, mettant en lumière des points importants comme le nombre de contaminations annuelles, le pourcentage de jeunes et de personnes de plus de 50 ans touchés, et l'importance du dépistage.
- . Mise en avant du défi que représente la persistance de la sérophobie et la nécessité de faire évoluer l'image de la maladie.
La Prévention : Une approche diversifiée et sur-mesure
- Mise en avant de la diversification des outils de prévention du VIH/SIDA, allant au-delà du seul préservatif, et de l'importance d'une approche sur-mesure adaptée aux besoins de chaque individu.
- Présentation des différents moyens de prévention :
- Préservatifs: Description des différents types de préservatifs (internes et externes) et des progrès réalisés en matière d'accessibilité (remboursement, gratuité pour les moins de 26 ans).
- TPE (Traitement Post-Exposition): Explication du principe du TPE, de son accessibilité (gratuit dans les urgences des hôpitaux) et des perspectives d'évolution (ouverture aux associations communautaires).
- RDR (Réduction des Risques): Présentation de la RDR comme une réussite sanitaire et sociale, description des outils mis à disposition (matériel stérile, traitements de substitution, salles de consommation à moindre risque), et des points à améliorer (accès en milieu carcéral).
- Dépistage: Soulignance de l'importance du dépistage régulier et des avantages qu'il présente, tant au niveau individuel que collectif.
TroD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique):
- Explication du rôle du TroD dans l’accès au dépistage et du défi que représente la promotion de son utilisation.
- Autotests: Présentation des autotests comme un outil complémentaire au dépistage traditionnel et des points d'accès (pharmacies).
- Laboratoires sans ordonnance: Mise en avant de la possibilité de se faire dépister dans n’importe quel laboratoire en France sans ordonnance, sans avance de frais et sans rendez-vous.
- PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition): Explication du principe de la PrEP, de son accessibilité (remboursement à 100%, prescription par tout médecin) et de son importance pour les populations les plus exposées.
- TasP (Traitement comme Prévention): Rappel du principe du TasP (une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet pas le virus) et de son importance dans la lutte contre la sérophobie.
- Mise en évidence du défi que constitue l'information du grand public et des populations les plus exposées sur l'existence et l'accessibilité de ces différents outils de prévention.
Le dialogue en santé sexuelle : Un défi majeur
- Mise en avant de l'importance du dialogue en santé sexuelle, au-delà du simple accès aux informations, pour favoriser l'appropriation des outils de prévention.
- Soulignance du rôle des centres de santé communautaire dans la promotion du dialogue en santé sexuelle.
- Interrogation sur les moyens de faciliter le dialogue en santé sexuelle avec les professionnels de santé hors milieu communautaire.
- Mise en avant de la légitimité des professionnels de santé à aborder la santé sexuelle avec leurs patients et de l'attente des Français sur ce sujet.
- Encouragement des professionnels de santé à poser des questions sur la santé sexuelle de manière systématique, à l'instar des questions sur les allergies ou le tabac.
- Présentation du guide "Parler de VIH et de santé sexuelle avec les personnes LGBTQIA+", un outil de formation pour les professionnels de santé.
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L'éducation à la sexualité : Une nécessité pour les jeunes
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Rappel de l'obligation légale pour les établissements scolaires d'organiser trois séances annuelles d'information et d'éducation à la sexualité.
- Constatation du non-respect de cette obligation et de ses conséquences négatives sur la prévention et la santé des jeunes.
- Mise en avant de la demande des jeunes pour ces séances de prévention et de l'importance de les outiller face aux enjeux de la santé sexuelle.
- Reconnaissance des avancées réalisées ces dernières années, tout en soulignant la nécessité d'une éducation à la sexualité plus adaptée et à la hauteur des besoins des jeunes.
La sérophobie : Une réalité persistante
- Mise en évidence du décalage entre les avancées scientifiques et la réalité sociale concernant le VIH/SIDA, avec la persistance de discriminations et de stigmatisations.
- Présentation de données chiffrées sur l'ampleur de la sérophobie et son impact sur la vie des personnes vivant avec le VIH.
- Description des discriminations persistantes :
- Restrictions au déplacement pour les personnes vivant avec le VIH dans de nombreux pays.
- Refus de soins de la part de certains professionnels de santé.
- Mise en lumière des conséquences du refus de soins : retard de la prise en charge, aggravation de l'état de santé, sortie du parcours de soins, méfiance envers les professionnels de santé.
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Victoires et perspectives dans la lutte contre la discrimination
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Présentation de victoires obtenues dans la lutte contre la discrimination liée au VIH/SIDA :
- Loi Ryan White VIH/SIDA aux États-Unis, permettant l'entrée des personnes séropositives étrangères sur le territoire américain.
- Campagne de sensibilisation au refus de soins, menée en partenariat avec l'Assurance Maladie et l'Ordre National des Médecins.
- Adoption de la loi du 28 février 2022 pour un accès plus juste, plus simple et plus transparent au marché de l'assurance emprunteur, supprimant l'obligation pour les personnes vivant avec le VIH de déclarer leur statut pour les prêts inférieurs à 200 000 € et remboursables avant 60 ans.
- Révision de la grille de référence du Comité de Suivi et de Proposition d'Aeras, visant à supprimer les refus d'assurance et les surprimes pour les personnes vivant avec le VIH.
- Conclusion sur l'importance de poursuivre la lutte contre la discrimination et de modifier l'image du VIH/SIDA dans la société.
Témoignage : Yannick Salès
- Présentation de Yannick Salès, président de l'association DMC Action Sida et personne vivant avec le VIH.
- Partage de son expérience de vie avec le VIH, depuis l'annonce de son diagnostic à l'âge de 18 ans jusqu'à aujourd'hui.
- Témoignage sur les difficultés rencontrées :
- L'annonce brutale du diagnostic dans les années 80.
- La perte de ses amis et les difficultés dans ses relations amoureuses.
- Le changement de métier suite à la discrimination ressentie dans son ancien travail.
- Le refus de soins de la part d'un dentiste.
- Mise en avant de ses sources de force et d'espoir :
- La rencontre avec le professeur Chermann, qui lui a redonné espoir et lui a permis d'avoir une fille séronégative.
- Ses passions pour la musique et la danse.
- Le soutien de ses parents.
- Son engagement associatif et les témoignages qu'il réalise auprès des jeunes.
- Conclusion sur l'importance du dépistage et de l'acceptation de la maladie.
Conclusion du webinaire
- Remerciements aux intervenants, à l'équipe du CRIPS et aux participants.
- Rappel de l'importance de s'informer, d'aller plus loin dans la compréhension du VIH/SIDA et d'être un allié dans la lutte contre la maladie.
Ressources
- Informations sur les sites web du CRIPS, de DMC Action Sida et du Comité des Familles.
- Invitation à contacter les associations pour toute question ou demande d'information.
- Recommandation de s'adresser aux centres de santé sexuelle (CeGIDD) et aux associations de prévention locales pour un accompagnement personnalisé.
- Mise à disposition de brochures, de livrets et de dossiers documentaires sur le site web du CRIPS.
- Invitation à consulter la page "Animatek" du site du CRIPS pour des outils de prévention téléchargeables et facilement reproductibles.
Appel à l'action
- Encouragement à s'engager dans la lutte contre le VIH/SIDA en s'informant, en se faisant dépister et en luttant contre la discrimination.
- Note : Ce tableau de matières est un résumé des informations clés du webinaire et ne remplace pas le visionnage complet de celui-ci.
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sommaire des temps forts avec timestamps
Introduction et présentation des intervenants (0:00-2:34) ● Présentation du CRIPS, Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes (0:00-1:00) ● Présentation de Vincent, coordinateur du pôle prévention en santé sexuelle pour le Comité des familles, une association qui accompagne les personnes vivant avec le VIH et qui sensibilise le grand public sur le VIH et la santé sexuelle. ● Présentation de Yannick Sales, président de l'association DMC action sida, qui réalise de la prévention principalement auprès d'un public jeune. Yannick est également une personne vivant avec le VIH et partagera son témoignage en fin de séance. Objectifs du webinaire et statistiques sur le VIH en France (2:35-7:48) ● Objectif principal : faire le point sur les avancées de la lutte contre le VIH/sida à l'occasion des 40 ans de cette lutte, et identifier les défis qui restent à relever d'ici 2030. ● Le webinaire se concentrera sur le contexte français, abordant des thèmes tels que l'accessibilité des outils de prévention, l'éducation à la sexualité, la lutte contre la sérophobie et les discriminations.
● Présentation de chiffres clés sur le VIH en France :
○ 5000 nouvelles contaminations par an. ○ 200 000 personnes vivant avec le VIH en France. ○ 14% des personnes découvrant leur séropositivité ont moins de 25 ans, et 22% ont plus de 50 ans. ○ Près d'un tiers des personnes découvrent leur séropositivité à un stade avancé de l'infection. ○ 63% des personnes considèrent la séropositivité comme un critère important pour se lancer ou non dans une relation sentimentale. Présentation des outils de prévention diversifiés (7:49-25:35)
● Le préservatif :
○ Il existe différents types de préservatifs (internes et externes) de différentes tailles et formes. ○ Le préservatif est désormais accessible sur prescription médicale et remboursé. ○ Il est gratuit pour les moins de 26 ans.
● Le TPE (Traitement Post-Exposition) :
○ Ce traitement d'urgence permet d'éviter la contamination au VIH après une exposition au virus. ○ Il doit être pris dans les 48 heures suivant l'exposition. ○ Le TPE est gratuit dans les services d'urgence des hôpitaux. ○ Des études sont en cours pour permettre aux associations communautaires de le prescrire.
● La RDR (Réduction des Risques en direction des usagers de drogues) :
○ La RDR met à disposition une palette d'outils tels que le matériel stérile et les traitements de substitution. ○ Elle a été introduite dans la loi de santé publique, ce qui constitue une victoire pour les associations. ○ Des marges d'amélioration persistent, notamment en milieu carcéral.
● Le dépistage :
○ Il est crucial pour une prise en charge précoce de l'infection. ○ Les avantages du dépistage sont individuels (dialogue en santé sexuelle, mise sous traitement rapide) et collectifs (limitation de la transmission du virus). ○ Plusieurs options existent : dépistage en laboratoire, TROD (Test Rapide d'Orientation Diagnostique), autotests et labo sans ordonnance. ○ Le défi majeur est d'améliorer l'information du public sur ces dispositifs et de faciliter l'accès au dépistage pour les populations les plus exposées.
● La PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition) :
○ La PrEP consiste à prendre un traitement quotidien ou à la demande pour prévenir la contamination au VIH. ○ Elle est accessible chez tous les médecins et remboursée à 100%. ○ La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande aux professionnels de santé de parler de la PrEP à toute personne sexuellement active. ○ Le défi est de mieux faire connaître ce dispositif, notamment auprès des femmes et des personnes précaires.
● Le TasP (Treatment as Prevention ou Traitement comme Prévention) :
○ Le TasP repose sur le fait qu'une personne séropositive sous traitement efficace ne transmet pas le VIH. ○ L'efficacité du TasP est prouvée scientifiquement, mais reste encore méconnue du grand public. ○ Il s'agit d'un outil puissant pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et lutter contre la sérophobie. Défis de la communication et de l'éducation (25:36-34:33)
● Importance du dialogue en santé sexuelle :
○ Au-delà de l'information, il est crucial d'établir un dialogue ouvert avec les personnes concernées. ○ Les centres de santé communautaires (CeGIDD, Checkpoint) jouent un rôle important dans ce domaine. ○ Le sondage du CRIPS montre que les Français considèrent les professionnels de santé légitimes pour parler de santé sexuelle, mais que ces discussions restent rares. ○ Il est important que les professionnels de santé abordent la question de la santé sexuelle de manière systématique et décomplexée.
● Défi de l'éducation à la sexualité :
○ La loi impose aux établissements scolaires d'organiser trois séances annuelles d'éducation à la sexualité, mais cette obligation est rarement respectée. ○ Les jeunes sont demandeurs d'information et d'outils pour gérer leur sexualité. ○ L'absence d'éducation à la sexualité a des conséquences néfastes en termes de prévention et de santé publique. ○ La majorité des Français sont favorables à un renforcement de l'éducation à la sexualité à l'école. La sérophobie et les discriminations (34:34-52:45) ● Présentation de Vincent (34:34-35:15): Vincent prend la parole pour aborder la question de la sérophobie, constatant un décalage entre les avancées scientifiques et la réalité sociale.
● Persistance de la stigmatisation et des discriminations (35:16-40:17) :
○ Malgré les progrès médicaux, les personnes vivant avec le VIH sont confrontées à la discrimination et à la stigmatisation. ○ Une étude de l'association AIDES (2016) révèle que 30% des personnes vivant avec le VIH ont subi des discriminations. ○ Les discriminations ont un impact négatif sur l'accès aux soins, aux droits et renforcent l'exclusion sociale. ○ Des témoignages de personnes vivant avec le VIH illustrent la réalité de ces discriminations. ○ Une étude de HIC-sida montre que plus de 50% des jeunes (15-39 ans) dans 25 pays ont des comportements discriminatoires envers les personnes vivant avec le VIH. ○ La discrimination a des conséquences sur la vie des personnes séropositives, qu'elles soient sous traitement ou non, et peut constituer un frein à la prise en charge.
● Exemples de discriminations (40:18-47:11) :
○ Restrictions de déplacements : 47 pays imposent des restrictions de déplacement aux personnes vivant avec le VIH. ○ Ces restrictions varient en intensité et ont un impact sur la vie professionnelle et personnelle des personnes concernées. ○ Refus de soins : certains professionnels de santé refusent de soigner des personnes vivant avec le VIH dans les mêmes conditions que les autres patients. ○ Les dentistes et les gynécologues sont particulièrement concernés par ce phénomène. ○ Les formations des professionnels de santé évoluent, mais la peur et les stéréotypes persistent. ○ Le refus de soins se manifeste par des pratiques discriminatoires et humiliantes. ○ Ce refus de soins a des conséquences graves sur la santé des personnes concernées et peut entraîner une perte de confiance envers le système de santé.
● Victoires et avancées (47:12-52:45) :
○ Lutte contre le refus de soins : des associations comme AIDES et les séropos ont réalisé une affiche en partenariat avec l'Assurance maladie et l'Ordre national des médecins pour sensibiliser les professionnels de santé et les patients. ○ Accès à l'assurance emprunteur : la loi du 28 février 2022 supprime l'obligation de répondre à un questionnaire médical pour les demandes d'assurance emprunteur pour des prêts inférieurs à 200 000 € et remboursables avant 60 ans. ○ Cette loi, fruit de la mobilisation des associations, facilite l'accès au marché de l'assurance emprunteur pour les personnes vivant avec le VIH. ○ Révision de la grille de référence de l'AERAS : les pratiques discriminatoires en matière d'assurance, comme le refus d'assurance ou l'application de surprimes, ne devraient plus être appliquées aux personnes vivant avec le VIH. Témoignage de Yannick Sales (52:46-73:05)
● Yannick Sales, président de l'association DMC action sida, se présente et s'apprête à partager son expérience de vie avec le VIH dans le cadre du projet Madeleine du Comité des familles.
● Annonce du diagnostic et premières années (53:06-59:15):
○ Yannick a appris sa séropositivité à 18 ans lors d'un don du sang. ○ Dans les années 80, le diagnostic était synonyme de condamnation à mort. ○ Yannick a subi une annonce brutale et a été confronté à la solitude et à l'incompréhension de son entourage. ○ Il a dû changer de métier et a trouvé du réconfort dans la musique et la danse. ○ La rencontre avec le professeur Chermann de l'Institut Pasteur lui a redonné espoir et lui a permis d'envisager un avenir.
● Évolution des traitements et parentalité (59:16-60:19):
○ Yannick a connu les débuts difficiles des traitements contre le VIH, avec de nombreux effets secondaires. ○ Les traitements ont considérablement évolué, passant de 15 comprimés par jour à une injection tous les deux mois. ○ Grâce aux avancées médicales, Yannick a pu avoir une fille séronégative par insémination artificielle avec lavage de sperme.
● Discriminations et acceptation (60:20-73:05):
○ Yannick a été confronté à des discriminations dans sa vie professionnelle, amicale et amoureuse. ○ Il a subi un refus de soins de la part d'une dentiste. ○ Il témoigne de l'évolution des mentalités chez les jeunes, qui sont de plus en plus ouverts à la différence. ○ Yannick a fait le choix de témoigner à visage découvert pour lutter contre la stigmatisation. ○ La maladie est devenue une compagne de vie qu'il combat avec force et détermination. ○ Le témoignage dans les lycées lui apporte une grande satisfaction et lui donne la force de continuer à se battre. ○ Yannick insiste sur l'importance du dépistage pour se protéger et protéger les autres. Session de questions-réponses (73:06-100:00)
● Dépistage anonyme et IST :
○ Il est possible de se faire dépister anonymement dans un CeGIDD. ○ Le dispositif "labo sans ordonnance" devrait bientôt permettre de se faire dépister pour les autres IST en plus du VIH.
● Formation des professionnels de santé :
○ Des efforts sont réalisés pour améliorer la formation initiale et continue des professionnels de santé sur le VIH et la santé sexuelle. ○ La jeune génération de professionnels semble plus ouverte à ces questions. ○ Le travail en réseau et le counseling sont des éléments clés pour une prise en charge adaptée des patients.
● Restrictions de déplacements : ○ La source des informations sur les restrictions de déplacements est UNAIDS et le site travelrestrictions.unaids.org. ○ La levée de l'interdiction d'entrée aux États-Unis pour les personnes vivant avec le VIH date seulement de 2010. ○ L'application des restrictions varie selon les pays et certaines personnes choisissent de ne pas divulguer leur statut pour éviter les difficultés.
● PrEP pour les mineurs : ○ La PrEP est autorisée pour les mineurs de plus de 15 ans. ○ Il est recommandé de s'adresser à un centre de santé sexuelle pour un accompagnement personnalisé.
● Groupes d'autosupport : ○ Sida Info Service offre un soutien téléphonique anonyme et gratuit. ○ Des associations comme le Comité des familles et DMC action sida proposent des groupes de parole et des activités pour les personnes vivant avec le VIH.
● Parler de sa séropositivité :
○ Le choix de parler de sa séropositivité est personnel et dépend de chaque individu. ○ L'acceptation de la maladie est un processus long et difficile, et les associations peuvent jouer un rôle important dans ce cheminement.
● Ressources en milieu rural :
○ Sida Info Service et les associations de prévention sont des ressources précieuses, même en milieu rural. ○ Le site du CRIPS propose de nombreuses brochures et documents téléchargeables. ● Conclusion :
○ Les intervenants remercient le public et l'invitent à s'informer, à aller plus loin et à être des alliés dans la lutte contre le VIH/sida. ○ Le Comité des familles, DMC action sida et le CRIPS se tiennent à la disposition du public pour toute information complémentaire.
Remarques :
● Les timestamps sont approximatifs et peuvent varier légèrement en fonction de la lecture de la vidéo. ● Le document ne retranscrit pas l'intégralité du webinaire et se concentre sur les points clés.
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Sommaire du webinaire "Citoyenneté(s)" avec timestamps
Introduction (0:00 - 2:00)
- 0:00 - 0:20: Introduction musicale.
- 0:20 - 0:44: Yannick Mével, professeur retraité d'histoire-géographie et directeur de publication des Cahiers Pédagogiques, présente le webinaire consacré au dernier numéro de la revue, intitulé "Citoyenneté(s)".
- 0:44 - 1:16: Présentation de Ben Aïda, professeur des écoles et formateur, qui anime le chat du webinaire.
- 1:16 - 1:54: Explication du déroulement du webinaire en plusieurs étapes : présentation par les intervenants, puis discussions et dialogue entre les participants et avec l'assistance.
- 1:54 - 2:00: Introduction de Camille Roelens, enseignant-chercheur en philosophie de l'éducation, et Aurélie Zwang, enseignante-chercheuse en sciences de l'éducation, coordonnateurs du dossier "Citoyenneté(s)".
Présentation du dossier "Citoyenneté(s)" (2:00 - 7:31)
- 2:00 - 3:05: Camille Roelens explique l'origine du dossier : la nécessité de resituer la question de l'éducation à la citoyenneté dans sa complexité et de sortir des évidences.
- 3:05 - 4:15: Discussion sur la signification du "S" entre parenthèses dans le titre du dossier et sur l'actualité de la question de l'éducation à la citoyenneté. Camille Roelens souligne la multiplication des "citoyennetés à préfixes" (numérique, mondiale, interculturelle, etc.) comme marqueurs des préoccupations sociopolitiques actuelles.
- 4:15 - 5:35: Camille Roelens répond à la question de l'utilité d'éduquer à la citoyenneté. Il souligne la nécessité de former les citoyens et pose des questions cruciales sur les acteurs, les directions, les degrés d'engagement, et les valeurs à promouvoir.
- 5:35 - 6:06: Aurélie Zwang, spécialiste de l'éducation à l'environnement, présente sa participation au dossier.
- 6:06 - 7:31: Aurélie Zwang détaille l'organisation du dossier en trois parties : "Regards obliques", "Questions d'échelles", et "Citoyennetés émergentes", avec des exemples d'articles et de thématiques abordées.
Interventions des contributeurs (7:31 - 24:19)
- 7:31 - 17:08: Titouan Lahitte, professeur de philosophie, analyse la formule présidentielle de "réarmement civique" et la notion de "citoyenneté rituelle", les mettant en lien avec le néolibéralisme éducatif.
- 17:08 - 24:19: Marie Dryll, pédagogue de rue, présente son travail d'éducation à la citoyenneté hors les murs, en s'appuyant sur des exemples concrets d'actions menées avec les enfants dans l'espace public.
Discussion et échanges avec le chat (24:19 - 58:29)
- 24:19 - 30:30: Discussion sur la définition de la citoyenneté, son articulation avec le civisme, et l'importance de l'action citoyenne à différentes échelles.
- 30:30 - 32:08: Marie Dryll explique comment son travail permet de "fabriquer" des enfants et des jeunes qui veulent agir dans la société.
- 32:08 - 39:48: Echange sur la possibilité d'une éducation à la citoyenneté critique des institutions, les difficultés rencontrées par les enseignants, et l'importance de la posture professorale.
- 39:48 - 46:38: Aurélie Zwang revient sur la définition de la citoyenneté, l'articulation entre civisme et citoyenneté à travers l'exemple de l'écocitoyenneté, et propose la notion d'écoculture comme alternative.
- 46:38 - 51:12: Discussion sur la place de l'EMC (Enseignement Moral et Civique) dans le dossier, la pluralité des définitions de l'engagement et de la sensibilité, et la tension entre la vision de la République et la réalité d'une société pluraliste.
- 51:12 - 58:29: Analyse d'un dessin illustrant la thématique du dossier, avec les commentaires de Marie Dryll, Aurélie Zwang, Titouan Lahitte, Camille Roelens et Ben Aïda. Le dessin met en lumière la tension entre la protection des enfants (objets de droit) et leur capacité d'agir (sujets de droit) dans l'espace public.
Conclusion (58:29 - 58:48)
- 58:29 - 58:48: Clôture du webinaire avec des remerciements aux participants et une invitation à s'engager pour une école plus démocratique. Annonce du prochain webinaire sur le thème "Apprendre par le corps".
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Sommaire avec timestamps de "Enseignement 2024-2025 : Questions d’éducation (suite) 5"
Introduction et hommages (0:00 - 2:54)
- Le professeur Pierre-Michel Menger commence son cours en remerciant son équipe de recherche, notamment Colin Marchica et Colombe Saard, pour leur travail sur les mathématiques. [1, 2]
- Il remercie également André Deledic, co-fondateur du concours Kangourou des mathématiques, et ses fils, pour leur collaboration et l'accès aux données du concours. [3]
- Il mentionne Amandine Aftalion, mathématicienne et directrice de recherche CNRS, qui l'a mis en contact avec André Deledic. [4]
Le concours Kangourou : un aperçu (2:55 - 3:29)
- Le concours Kangourou est le plus grand concours français de mathématiques en termes de participation. [5]
- Il s'adresse à tous les niveaux scolaires, du CE2 à la terminale, et même au-delà. [5]
- Comparaison avec les tests internationaux (3:30 - 4:11)
- Le professeur souligne la différence entre la participation volontaire au concours Kangourou et la participation obligatoire aux tests internationaux comme PISA et TIMSS. [6]
- Il met en avant l'énergie "ludo-mathématique" que représente la participation au concours Kangourou. [7]
- L'importance des activités périscolaires (4:12 - 6:43)
- Le professeur insiste sur l'importance des activités périscolaires en complément de l'enseignement scolaire. [8, 9]
- Il cite le rapport Villani-Torossian (2018) qui met en avant la valeur des concours et clubs de mathématiques. [10]
- Il souligne l'importance de l'effort et du plaisir dans l'apprentissage des mathématiques. [11]
Analyse des résultats du concours Kangourou (6:44 - 1:07:14)
- Le professeur présente une analyse détaillée des données du concours Kangourou, notamment la distribution des scores, les taux de réussite et les stratégies des élèves. [12-17]
- Il met en évidence l'effet de l'entraînement sur les résultats des élèves. [18]
- Participation des établissements (1:07:15 - 1:35:12)
- Le professeur analyse la participation des établissements au concours Kangourou, en distinguant le public et le privé. [19-21]
- Il observe que les établissements privés s'investissent davantage dans le concours que les établissements publics. [22]
- Il présente un palmarès des 20 établissements ayant la plus forte participation au concours. [23, 24]
- Il analyse l'influence de la valeur scolaire des établissements (mesurée par le taux de mention au brevet) sur leur participation au concours. [25, 26]
- Participation et performance des filles et des garçons (1:35:13 - 2:00:46)
- Le professeur analyse les différences de participation et de performance entre les filles et les garçons au concours Kangourou. [27-29]
- Il observe un écart croissant entre les scores des garçons et des filles à mesure que la scolarité progresse. [30, 31]
- Il met en avant le rôle des "role models" féminins pour encourager la participation des filles aux mathématiques. [32]
Conclusion (2:00:47 - 2:00:59)
Le professeur conclut son cours en encourageant la participation aux activités mathématiques comme le concours Kangourou. [33]
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Table des matières: L'automatisation des emails avec Cakemail pour les associations
Ce document explore l'automatisation des emails, une fonctionnalité avancée de Cakemail, la nouvelle solution de newsletter intégrée à Yapla.
Destiné aux associations, ce guide, basé sur un webinaire Yapla, détaille les concepts clés, les applications possibles et la mise en place d'une automatisation simple.
I. Introduction à l'automatisation des emails (0:00 - 10:00)
- Définition et terminologie (0:00 - 2:00): Clarification des termes clés comme "automatisation email," "drip campaigns," et "workflows."
- Utilité pour les associations (2:00 - 4:00): Exploration des avantages de l'automatisation pour les associations, notamment le gain de temps et la gestion simplifiée des tâches répétitives.
- Éléments clés d'une automatisation (4:00 - 6:00): Décomposition des concepts de fréquence d'envoi, d'impact potentiel, et de l'entonnoir de conversion.
Différents types de campagnes automatisées (6:00 - 10:00):
Présentation des "drip campaigns" et leur utilisation pour des objectifs variés comme le recrutement de membres, l'engagement des membres, et la sensibilisation aux dons.
II. Exemples concrets d'automatisation pour les associations (10:00 - 30:00)
Fédération de podologues: Recruter de nouveaux membres (10:00 - 13:00):
Illustration d'une campagne en 4 étapes pour inciter les prospects à devenir membres, en utilisant des témoignages, des ressources exclusives et des offres spéciales.
Fédération de plein air: Renforcer l'engagement des membres (13:00 - 16:00):
Exemple d'une campagne d'engagement des membres sur une saison, avec des envois d'emails planifiés pour promouvoir les activités, partager des ressources et mettre en avant la communauté.
Maison de la famille: Recruter des bénévoles (16:00 - 19:00):
Démonstration d'une campagne pour attirer de nouveaux bénévoles, en utilisant des témoignages, des informations sur les compétences acquises et un appel à l'action clair.
Collecte de dons pour les écoliers: Sensibilisation aux dons (19:00 - 23:00):
Exemple d'une campagne de sensibilisation et de collecte de dons, en utilisant des statistiques, des histoires touchantes et des appels à l'action variés.
Yapla: Augmenter la participation à une conférence (23:00 - 26:00):
Illustration d'une campagne pour promouvoir une conférence et inciter les utilisateurs à s'inscrire, en utilisant des vidéos, des témoignages et un sentiment d'urgence.
III. Démonstration de la création d'une automatisation avec Cakemail (26:00 - 48:00)
Exploration d'une automatisation pré-construite (26:00 - 32:00):
Analyse d'une automatisation complexe pour une conférence, illustrant l'utilisation des déclencheurs, des conditions, et des emails personnalisés.
Création d'une automatisation simple étape par étape (32:00 - 45:00):
Démonstration de la création d'une automatisation pour encourager la lecture d'un rapport annuel, incluant la sélection de la liste, la définition des délais, la création des emails et l'utilisation des conditions pour personnaliser le contenu.
Activation et suivi des statistiques (45:00 - 48:00): Explication de la procédure d'activation, l'ajout manuel de contacts et l'importance du suivi des statistiques pour évaluer l'efficacité de la campagne.
IV. Conclusion et questions (48:00 - 52:00)
Récapitulatif et encouragement à l'exploration (48:00 - 50:00):
Synthèse des points clés abordés et encouragement à utiliser l'automatisation pour améliorer la communication des associations.
Session de questions-réponses (50:00 - 52:00):
Espace dédié aux questions des participants sur l'automatisation des emails avec Cakemail.
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Élèves à besoins éducatifs particuliers : repérer, orienter, agir pour leur avenir
Sommaire du webinaire "Élèves à besoins éducatifs particuliers : repérer, orienter, agir pour leur avenir"
Ce sommaire présente les points clés abordés lors du webinaire organisé par la FCPE le 20 novembre 2024, avec l'intervention du Dr Valérie Sirouet, médecin en CMPP et référent au centre d'information et de coordination sur les TLA de Rochefort.
Introduction (00:00:04 - 00:02:50)
- Remerciements aux participants et au Dr Sirouet (00:00:04)
- Rappel de l'importance du webinaire, coïncidant avec l'anniversaire de la Convention des droits de l'enfant (00:00:10)
- Introduction des intervenants : Adeline, Éric Voisin, Sophie Delian (00:00:51)
- Contexte du webinaire : deuxième partie d'une série, objectif de fournir des pistes concrètes aux parents d'enfants à besoins éducatifs particuliers (00:01:14)
- Présentation du Dr Sirouet (00:02:40)
Définitions et sigles (00:04:15 - 00:08:00)
- Présentation d'un glossaire des sigles utilisés (00:04:15)
- Explication des sigles :
- MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)
- ULIS (Unité Localisée pour l'Inclusion Scolaire)
- TSA (Trouble du Spectre de l'Autisme)
- TND (Trouble du Neurodéveloppement)
- TDA (Trouble Déficit de l'Attention), anciennement TDAH
- Différents types de plans d'accompagnement : PAP (Plan d'Accompagnement Personnalisé), PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation), PAI (Projet d'Accueil Individualisé) (00:07:34)
Repérage des troubles (00:09:35 - 00:34:41)
- Importance des examens réguliers dès la petite enfance : 2 ans, 3 ans, moyenne section (00:09:38)
- Signes d'alerte à repérer :
- Retard de langage et de parole
- Bégayement persistant (au-delà de 6 mois) (00:14:24)
- Difficultés de coordination : marche, propreté, sauter sur un pied (00:54:50)
- Rôle crucial de l'orthophoniste : bilans, rééducation intensive et précoce (00:14:45)
- Importance de vérifier la vue et l'audition (00:47:40)
- Rôle des différents professionnels : médecins (traitant, scolaire, PMI), orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, ergothérapeutes (00:19:35)
- Utilisation de tests prédictifs : EN, SDQ, ADIRE (00:34:03)
- Plateformes de coordination et d'orientation (PCO) : rôle, délai de traitement des dossiers (3 mois), mise en place de solutions (00:25:12)
- Difficultés de diagnostic : variabilité des symptômes, évolution de l'enfant, distinction entre TDL et TSA (00:29:35)
Prise en charge et accompagnement (00:35:50 - 01:09:20)
- Construction d'un projet personnalisé à partir du bilan (00:35:50)
- Différents niveaux de prise en charge :
- Niveau 1 : repérage, premiers bilans (médecins, orthophonistes, psychologues scolaires)
- Niveau 2 : structures spécialisées (CMP, CAMSP, CMPP)
- Niveau 3 : équipes pluridisciplinaires au CHU, CRA (Centre de Ressources Autisme)
- Importance du travail en équipe et en synergie entre les différents niveaux (01:07:08)
- Rôle des parents : collaboration avec les professionnels, aménagements à la maison (00:39:00)
- Aides et aménagements possibles :
- PAP, PPS, PAI
- ULIS, classes spécialisées
- AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire)
- Matériel adapté, logiciels, ordinateur, tablette
- Carte de priorité (anciennement carte de priorité) (00:40:54)
- Aménagements aux examens (01:17:10)
- Difficultés d'accès aux soins : délais d'attente, coût des bilans, manque d'AVS spécialisées (00:26:15)
- Importance de l'information et de la formation des parents et des professionnels (01:36:29)
Questions/Réponses (01:09:24 - 01:52:35)
- Accessibilité des dispositifs pour les enfants scolarisés en établissement privé hors contrat : Oui, les dispositifs existent également pour ces enfants.
- Refus de mise en place de PAP : Non, il n'est pas normal de rencontrer des refus. Les parents peuvent se tourner vers la MDPH et la FCPE pour faire valoir leurs droits.
- Difficultés de communication avec les parents qui refusent de consulter : Importance de la collaboration entre l'école, les professionnels et les parents. Mise en place d'équipes éducatives, patience et dialogue.
- Différencier un TDL (Trouble du Langage Oral) et un TSL (Trouble Spécifique du Langage Écrit) : Le TDL affecte la parole, tandis que le TSL concerne la lecture et l'écriture.
- Prise en charge des enfants de plus de 12 ans : La prise en charge peut continuer au-delà de 12 ans, notamment avec la PCO 7-12 ans (lorsqu'elle est disponible).
- Augmentation du nombre d'enfants avec des TND : Meilleure information, dépistage plus efficace, évolution des pratiques professionnelles.
- Rôle des élus de parents d'élèves face à des parents réticents à la consultation : Importance de l'information, de la sensibilisation et du partage d'expérience.
- Formations pour les parents FCPE : Existence de formations nationales et départementales sur les TND.
- Évolution des pratiques et des connaissances sur les TND : Formations continues des professionnels, nouvelles préconisations de la HAS, développement de structures spécialisées.
- Remplacement du PAP par le PP en collège : Non, le PAP continue en collège et lycée.
- Difficultés d'accompagnement des élèves entre 12h et 14h : Problèmes de financement des AVS sur ce créneau horaire.
- Arrêt de l'orthophonie après 7/8 ans : Importance d'une évaluation au cas par cas, possibilité de poursuivre la prise en charge en fonction des besoins.
Conclusion (01:52:04 - 01:52:35)
- Remerciements au Dr Sirouet et aux participants.
- Invitation à consulter les ressources de la FCPE pour plus d'informations.
- Annonce des prochains webinaires sur l'école inclusive.
Ce sommaire n'est qu'un aperçu des points abordés lors du webinaire. Il est conseillé de visionner l'enregistrement complet pour une information plus approfondie.
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Parents, agir pour une restauration scolaire de qualité
Sommaire du webinaire FCPE : Parents, agir pour une restauration scolaire de qualité
Introduction et présentation du webinaire (0:00:15 - 0:07:28)
- Le webinaire est une occasion de réfléchir ensemble sur les enjeux de la restauration scolaire et de proposer des pistes d'action pour améliorer ce service essentiel.
- Les thématiques abordées incluent le fonctionnement de la restauration scolaire, la définition d'une cantine de qualité et les actions possibles pour les parents.
- Un sondage est proposé aux participants pour évaluer leur satisfaction par rapport à leur cantine.
Importance de la qualité des repas (0:07:28 - 0:11:39)
- La qualité des repas est essentielle pour le bien-être des enfants et leur réussite scolaire.
- Les recettes doivent être savoureuses, la présentation soignée et les quantités adaptées.
- Il est important de comprendre les raisons du gaspillage alimentaire.
- Les parents peuvent discuter avec le personnel de la cantine pour en savoir plus sur les quantités gaspillées, les modes de cuisson et la provenance des ingrédients.
Coût des repas et tarification sociale (0:11:39 - 0:16:43)
- Les denrées alimentaires ne représentent que 25% du coût global d'un repas.
- Les salaires, les charges d'énergie et les frais d'entretien constituent la majorité des coûts.
- L'introduction de produits bio n'entraîne pas nécessairement une augmentation significative du coût des repas.
- La tarification sociale est importante pour garantir l'accès à la cantine aux familles défavorisées.
- Différents dispositifs d'aide existent, notamment les commissions de fonds social et les aides de la CAF.
Textes réglementaires et actions possibles (0:16:43 - 0:23:17)
- Le décret de 2011 est le seul texte obligatoire concernant l'équilibre nutritionnel dans les cantines.
- D'autres recommandations existent, comme celles du GEMRCN, du CNRC et du PNNS.
- Les parents peuvent s'appuyer sur ces textes pour interpeller les décideurs et demander des améliorations.
- L'implication des parents est essentielle pour faire évoluer la restauration scolaire.
Enquête de 60 Millions de consommateurs (0:23:17 - 0:33:41)
- Une enquête menée par 60 Millions de consommateurs met en lumière les disparités et les enjeux de la restauration scolaire.
- L'étude montre que les parents les mieux informés sont aussi les plus satisfaits de la cantine.
- L'enthousiasme des enfants pour la cantine n'est pas toujours au rendez-vous.
- Le plaisir de manger et la découverte de nouvelles saveurs sont des éléments importants pour améliorer l'expérience des enfants.
- La qualité des produits, la préparation sur place et l'absence d'aliments ultra-transformés sont des critères importants pour les parents.
Leviers d'action pour les parents (0:33:41 - 0:52:00)
- La loi Egalim de 2018 impose un quota de 50% de produits sous label de qualité, dont 20% de produits bio, dans la restauration collective.
- Les parents peuvent s'assurer que la loi est bien appliquée dans la cantine de leur enfant.
- La composition des menus doit respecter un certain équilibre nutritionnel, avec des alternatives végétariennes et des associations céréales-légumineuses.
- La pause méridienne doit être un véritable moment éducatif et non une simple garderie.
- La communication avec les parents est essentielle: menus affichés, informations sur la qualité des produits et les initiatives de lutte contre le gaspillage.
- Les pénalités pour absence non justifiée à la cantine sont autorisées par la loi.
- La FCPE propose différentes ressources et actions pour accompagner les parents dans leur démarche d'amélioration de la cantine.
Conseils pour s'impliquer (0:52:00 - 0:59:59)
- Les parents sont encouragés à s'impliquer dans les instances de dialogue et à poser des questions.
- Il est important de participer aux commissions restauration, de visiter la cuisine et de demander les fiches techniques des plats.
- La présence des parents dans les instances officielles est cruciale pour faire avancer les choses.
- Les questions doivent être posées 48h avant les réunions et les parents doivent s'assurer qu'elles figurent bien dans le compte-rendu.
Témoignage de Pierre-Yves, chef cuisinier (0:59:59 - 1:12:49)
- Pierre-Yves partage son expérience de chef cuisinier dans un collège et les actions qu'il a mises en place pour améliorer la qualité des repas et lutter contre le gaspillage.
- Il insiste sur l'importance de l'éducation et du dialogue avec les enfants pour les sensibiliser à l'alimentation.
- Il présente des exemples concrets de valorisation des restes alimentaires.
- La maîtrise des coûts est possible en travaillant sur les achats, la gestion des stocks et la limitation du gaspillage.
- L'implication des cuisiniers est fondamentale pour changer la restauration scolaire.
Témoignage de Valérie, élue municipale (1:12:49 - 1:30:12)
- Valérie témoigne de son expérience en tant qu'élue municipale et des actions menées pour transformer la cantine de sa commune.
- Elle met en avant l'importance d'une cantine en régie municipale pour avoir la main sur les choix et les décisions.
- Elle souligne la nécessité d'un dialogue et d'une collaboration étroite entre les élus, les parents, le personnel de la cantine et les associations.
- Elle présente les initiatives mises en place: diagnostic, nouveau marché des denrées alimentaires, lutte contre le gaspillage, implication des parents, création d'une ferme maraîchère.
Conclusion et ressources (1:30:12 - 1:45:51)
- L'importance des marchés publics pour la qualité des produits est rappelée.
- Guillaume, "Le Cantineur", est présenté comme un exemple inspirant pour sa lutte contre le gaspillage alimentaire.
- Des exemples de menus et de projets pédagogiques réussis sont partagés.
- Les questions posées par les participants seront traitées et les réponses envoyées ultérieurement.
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Webinaire FCPE : Enfants à besoins éducatifs particuliers : des enfants extraordinaires !
Sommaire du Webinaire FCPE: Enfants à besoins éducatifs particuliers : des enfants extraordinaires !
Ce webinaire, organisé par la FCPE nationale le 9 octobre 2024, aborde le sujet des enfants à besoins éducatifs particuliers. Voici un sommaire avec timestamps des sujets clés :
Introduction (00:00:04 - 00:05:50):
- Accueil et présentation des intervenants: Nathalie Groh (Fédération française des DYS), Daniel Quagliaroli (HyperSupers TDAH France), Frédérique Cluzeau (Association nationale des EPI), Lynda Bayle (parent d'un enfant autiste).
- Importance du sujet de l'inclusion des enfants à besoins particuliers.
- Difficultés rencontrées par les familles et les enfants.
- Introduction aux troubles "dys", provenant du grec "difficulté".
Les troubles "dys" (00:05:50 - 00:28:32):
- Prévalence des troubles "dys": Dyspraxie (5-6% de la population), troubles des apprentissages spécifiques (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie) (5-15%), troubles du langage.
- Estimations globales : Entre 8 et 10% de la population touchée par au moins un trouble "dys".
- Caractéristiques des troubles "dys": Invisibles, de nature et de gravité variables, diagnostics tardifs, difficultés de coordination entre soin et scolarité.
- Importance des bilans chiffrés et normés: Les familles doivent obtenir les originaux des documents.
- Coût des bilans: Peut atteindre 2000 euros, non pris en charge par la sécurité sociale.
- Plateformes de coordination: Mise en place pour les 0-6 ans et les 7-12 ans, notamment pour la dyslexie.
- Parcours administratif complexe: Difficultés pour les familles, démarches à effectuer auprès de la MDPH.
- Aménagements scolaires: Photocopies, envoi des cours par mail, applications, aides à l'accompagnement.
- Difficultés d'apprentissage: Importance d'éviter les doubles tâches, adaptation des supports pédagogiques.
- Le PAI (Projet d'Accueil Individualisé) pour les troubles de santé: Documentation disponible sur le site de la FFD.
Le TDAH (Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) (00:28:32 - 00:45:32):
- Description du TDAH : Prévalence (3-5% de la population), comorbidités fréquentes (troubles "dys"), difficultés de diagnostic.
- Impacts du TDAH: Inattention, hyperactivité, impulsivité, difficultés de mémoire, de gestion du temps et des émotions, fatigue.
- L’association HyperSupers TDAH France : Création en 2002, actions et participations au niveau institutionnel, soutien aux familles, documentation, site web, permanence téléphonique SOS rentrée scolaire.
- Prise en charge du TDAH : Psychoéducation, thérapies comportementales et cognitives, soutien scolaire adapté, aménagements pédagogiques, médicaments.
- Démarches pratiques : Contacter l’association, remplir une fiche, suivi des demandes.
Les enfants intellectuellement précoces (EIP) (00:45:32 - 01:14:00):
- L'association nationale pour les enfants intellectuellement précoces (ANPEIP) : Objectifs et actions, guide pour les parents disponible en téléchargement, importance du travail de terrain des associations régionales.
- Activités et soutien pour les EIP : Groupes de parole, activités extra-scolaires, accompagnement par des professionnels, importance de sortir les enfants de l'isolement.
- Prévalence des EIP : Touche tous les milieux sociaux-culturels, autant de filles que de garçons concernés.
- Définition des EIP : Ne pas confondre avec "surdoué", ne signifie pas être "plus" mais "différemment".
- Caractéristiques des EIP : Compréhension rapide, curiosité intense, hypersensibilité (non prouvée scientifiquement), difficultés d'adaptation.
- Diagnostic des EIP : Importance d’un bilan réalisé par un psychologue ou neuropsychologue, tests spécifiques en fonction de l'âge (WPPSI-IV, WISC-V, WAIS-IV).
- La dysynchronie : Décalage entre l’âge intellectuel et l’âge biologique, peut être un facteur de difficulté.
- Mythes et réalités sur les EIP : Ne sont pas forcément en réussite scolaire, peuvent avoir des difficultés d’adaptation.
- Actions à mettre en place après le bilan : Informer l'école, mettre en place des aménagements (PAP, PPS), soutien psychologique, accompagnement familial.
Témoignage d'une maman (Lynda Bayle) et échanges avec les experts (01:14:00 - 02:08:39):
- Difficultés de diagnostic du TSA : Approche psychanalytique parfois inadaptée, importance d’un diagnostic précoce.
- Caractéristiques du TSA : Profil atypique, difficultés de communication et d'interaction sociale, comportements répétitifs.
- Facteur génétique : Fréquent dans les fratries, transmission possible par les parents.
- Questions du public : Prise en charge des séances par la MDPH, phobie scolaire, scolarisation adaptée, différences entre PAP, PPS et GEVASCO, rôle des associations.
- Conclusion : Importance du soutien aux familles, de l'école inclusive, de la collaboration entre tous les acteurs.
N.B.: Ce sommaire a été réalisé à partir des informations présentes dans la transcription du webinaire. Il ne remplace pas le visionnage complet du webinaire et ne peut pas refléter la totalité des échanges et des nuances exprimées.
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Sommaire du webinaire FCPE avec timestamps
Ce sommaire couvre les points principaux abordés lors du webinaire FCPE sur l'équipement d'un enfant avec son premier smartphone.
Introduction et contexte (0:00:00 - 0:03:24)
- Le webinaire, animé par Axelle Desaint, directrice générale d'Internet sans crainte, est organisé par la FCPE Nationale et s'adresse à tous les parents. [1, 2]
- L'objectif est d'aider les parents à accompagner leurs enfants dans l'utilisation de leur premier smartphone et de discuter des tensions que cela peut engendrer. [2, 3]
- Internet sans crainte propose plus de 200 outils gratuits pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans leur usage du numérique. [4]
- L'association organise également le Safer Internet Day en France. [5]
Premier équipement et points de vigilance (0:07:43 - 0:08:11)
- Le premier téléphone est souvent un appareil récupéré de la famille. Il est crucial de supprimer toutes les données (photos, contenus) et applications inadaptées à l'enfant avant de le lui confier. [6, 7]
Le contrôle parental : un allié pour la protection (0:12:08 - 0:13:37)
- Le contrôle parental n'est pas de l'espionnage mais un outil pour encadrer et protéger l'enfant. [8]
- Il permet de définir le temps d'écran, de limiter l'accès à certains contenus et de gérer les achats potentiels. [9-11]
Le temps d'écran : un sujet de préoccupation majeur (0:15:04 - 0:17:59)
- Le temps d'écran est la principale source de tension entre parents et enfants. [12, 13]
- Il est important de discuter avec l'enfant des moments d'écran plutôt que du temps d'écran. [14, 15]
- Les applications et plateformes sont conçues pour capter l'attention et inciter à rester connecté le plus longtemps possible. [16, 17]
- Il est crucial d'identifier ces mécanismes avec l'enfant (scroll infini, vidéos enchaînées, notifications) pour mieux les gérer. [17-21]
Poser un cadre et favoriser l'auto-régulation (0:19:43 - 0:24:23)
- Plutôt que de parler de temps d'écran, il est plus constructif de discuter des moments d'écran avec l'enfant. [14]
- Les enfants ont besoin d'un cadre pour s'auto-réguler. [22]
- Il est important d'éviter les écrans avant le coucher pour garantir un sommeil de qualité. [23]
- Le site "fa nu" propose un outil pour créer une charte numérique en famille. [24]
- Les paramètres des smartphones proposent des fonctionnalités pour visualiser et gérer le temps d'écran (temps passé, temps par application, notifications, mode silencieux). [25-27]
Impacts du temps d'écran sur la santé (0:25:11 - 0:30:05)
- L'utilisation excessive des écrans peut avoir des conséquences négatives sur le sommeil, la santé physique et mentale. [28-30]
- La surexposition à des contenus négatifs ("Doomscrolling" ou "obésité de scrolling") peut engendrer anxiété et stress. [31-33]
- Il est important de veiller à ce que les écrans ne remplacent pas d'autres activités essentielles (interactions sociales, activités physiques, lecture, etc.). [34]
Âge d'accès aux réseaux sociaux et aux messageries (0:31:48 - 0:38:41)
- Il existe un âge légal d'accès aux réseaux sociaux et aux messageries, généralement 13 ans. [35, 36]
- WhatsApp est le premier réseau social des enfants, offrant des fonctionnalités proches des réseaux sociaux classiques. [37-39]
Conseils pour une utilisation responsable (0:40:41 - 0:53:00)
- Privilégier les comptes privés, activer les messages de rappel pour faire des pauses, désactiver les notifications. [40]
- Gérer ses contacts et avoir conscience avec qui on parle. [41, 42]
- Définir quel est le bon cadre pour communiquer et éviter de partager sa vie privée sur les groupes familiaux. [43, 44]
- Ne pas partager de photos intimes et oser parler d'intimité et de consentement avec son enfant. [45, 46]
- Réfléchir avant de partager tout type de contenu. [47]
Cyber-harcèlement et contenus choquants (0:53:58 - 1:12:45)
- Les enfants sont exposés à des contenus choquants, violents et à caractère sexuel, notamment sur Telegram. [48-54]
- Il est crucial de les sensibiliser aux risques du cyber-harcèlement et de leur apprendre à réagir face à ces situations. [55-59]
- En cas de cyber-harcèlement, il est important de conserver des preuves (copies d'écran), bloquer l'agresseur, signaler le compte et demander le retrait des publications. [60-63]
- Le site internet-signalement.gouv.fr permet de signaler les contenus illégaux. [64]
Ressources et outils d'Internet sans crainte (1:12:48 - 1:31:50)
- Le guide "Équiper son enfant d'un smartphone" [65, 66]
- Guides pratiques sur les principaux réseaux sociaux [67, 68]
- Dossier thématique sur le cyber-harcèlement, les réseaux sociaux, la parentalité numérique, etc. sur le site internet sans crainte [69-71]
- Compte Instagram d'Internet sans crainte pour des conseils et informations [72, 73]
Questions des participants et réponses d'Axelle Desaint (1:17:35 - 1:31:50)
- Le danger de l'espionnage des enfants et l'importance de la confiance. [74]
- La nécessité de dialoguer et d'explorer les réseaux sociaux avec son enfant. [75-78]
- L'utilisation des applications de contrôle parental. [78-80]
- La géolocalisation et ses impacts sur les jeunes. [81-83]
- La méconnaissance de Telegram par les parents. [84]
Ce sommaire n'inclut pas les remarques des participants qui n'apportent pas d'éléments clés à la compréhension du sujet principal.
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Webinaire FCPE : Équiper son enfant de son premier smartphone
Sommaire du webinaire FCPE avec timestamps
Ce sommaire couvre les points principaux abordés lors du webinaire FCPE sur l'équipement d'un enfant avec son premier smartphone.
Introduction et contexte (0:00:00 - 0:03:24)
- Le webinaire, animé par Axelle Desaint, directrice générale d'Internet sans crainte, est organisé par la FCPE Nationale et s'adresse à tous les parents. [1, 2]
- L'objectif est d'aider les parents à accompagner leurs enfants dans l'utilisation de leur premier smartphone et de discuter des tensions que cela peut engendrer. [2, 3]
- Internet sans crainte propose plus de 200 outils gratuits pour aider les parents à accompagner leurs enfants dans leur usage du numérique. [4]
- L'association organise également le Safer Internet Day en France. [5]
Premier équipement et points de vigilance (0:07:43 - 0:08:11)
- Le premier téléphone est souvent un appareil récupéré de la famille. Il est crucial de supprimer toutes les données (photos, contenus) et applications inadaptées à l'enfant avant de le lui confier. [6, 7]
Le contrôle parental : un allié pour la protection (0:12:08 - 0:13:37)
- Le contrôle parental n'est pas de l'espionnage mais un outil pour encadrer et protéger l'enfant. [8]
- Il permet de définir le temps d'écran, de limiter l'accès à certains contenus et de gérer les achats potentiels. [9-11]
Le temps d'écran : un sujet de préoccupation majeur (0:15:04 - 0:17:59)
- Le temps d'écran est la principale source de tension entre parents et enfants. [12, 13]
- Il est important de discuter avec l'enfant des moments d'écran plutôt que du temps d'écran. [14, 15]
- Les applications et plateformes sont conçues pour capter l'attention et inciter à rester connecté le plus longtemps possible. [16, 17]
- Il est crucial d'identifier ces mécanismes avec l'enfant (scroll infini, vidéos enchaînées, notifications) pour mieux les gérer. [17-21]
Poser un cadre et favoriser l'auto-régulation (0:19:43 - 0:24:23)
- Plutôt que de parler de temps d'écran, il est plus constructif de discuter des moments d'écran avec l'enfant. [14]
- Les enfants ont besoin d'un cadre pour s'auto-réguler. [22]
- Il est important d'éviter les écrans avant le coucher pour garantir un sommeil de qualité. [23]
- Le site "fa nu" propose un outil pour créer une charte numérique en famille. [24]
- Les paramètres des smartphones proposent des fonctionnalités pour visualiser et gérer le temps d'écran (temps passé, temps par application, notifications, mode silencieux). [25-27]
Impacts du temps d'écran sur la santé (0:25:11 - 0:30:05)
- L'utilisation excessive des écrans peut avoir des conséquences négatives sur le sommeil, la santé physique et mentale. [28-30]
- La surexposition à des contenus négatifs ("Doomscrolling" ou "obésité de scrolling") peut engendrer anxiété et stress. [31-33]
- Il est important de veiller à ce que les écrans ne remplacent pas d'autres activités essentielles (interactions sociales, activités physiques, lecture, etc.). [34]
Âge d'accès aux réseaux sociaux et aux messageries (0:31:48 - 0:38:41)
- Il existe un âge légal d'accès aux réseaux sociaux et aux messageries, généralement 13 ans. [35, 36]
- WhatsApp est le premier réseau social des enfants, offrant des fonctionnalités proches des réseaux sociaux classiques. [37-39]
Conseils pour une utilisation responsable (0:40:41 - 0:53:00)
- Privilégier les comptes privés, activer les messages de rappel pour faire des pauses, désactiver les notifications. [40]
- Gérer ses contacts et avoir conscience avec qui on parle. [41, 42]
- Définir quel est le bon cadre pour communiquer et éviter de partager sa vie privée sur les groupes familiaux. [43, 44]
- Ne pas partager de photos intimes et oser parler d'intimité et de consentement avec son enfant. [45, 46]
- Réfléchir avant de partager tout type de contenu. [47]
Cyber-harcèlement et contenus choquants (0:53:58 - 1:12:45)
- Les enfants sont exposés à des contenus choquants, violents et à caractère sexuel, notamment sur Telegram. [48-54]
- Il est crucial de les sensibiliser aux risques du cyber-harcèlement et de leur apprendre à réagir face à ces situations. [55-59]
- En cas de cyber-harcèlement, il est important de conserver des preuves (copies d'écran), bloquer l'agresseur, signaler le compte et demander le retrait des publications. [60-63]
- Le site internet-signalement.gouv.fr permet de signaler les contenus illégaux. [64]
Ressources et outils d'Internet sans crainte (1:12:48 - 1:31:50)
- Le guide "Équiper son enfant d'un smartphone" [65, 66]
- Guides pratiques sur les principaux réseaux sociaux [67, 68]
- Dossier thématique sur le cyber-harcèlement, les réseaux sociaux, la parentalité numérique, etc. sur le site internet sans crainte [69-71]
- Compte Instagram d'Internet sans crainte pour des conseils et informations [72, 73]
Questions des participants et réponses d'Axelle Desaint (1:17:35 - 1:31:50)
- Le danger de l'espionnage des enfants et l'importance de la confiance. [74]
- La nécessité de dialoguer et d'explorer les réseaux sociaux avec son enfant. [75-78]
- L'utilisation des applications de contrôle parental. [78-80]
- La géolocalisation et ses impacts sur les jeunes. [81-83]
- La méconnaissance de Telegram par les parents. [84]
Ce sommaire n'inclut pas les remarques des participants qui n'apportent pas d'éléments clés à la compréhension du sujet principal.
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Sommaire de la table ronde du congrès FCPE avec timestamps
Introduction et contexte (00:00:04 - 00:02:58)
- Introduction à la table ronde, avec un format axé sur les expériences locales et les partenariats (00:00:04 - 00:02:30)
- Retour sur les thèmes des congrès FCPE des 10 dernières années (00:02:30 - 00:02:53)
- Thème du congrès actuel : "Valoriser les différences pour les inégalités" (00:02:54 - 00:02:58)
Présentation des intervenants (00:02:59 - 00:03:45)
- Introduction des trois intervenants : Jean-Christophe Olivier (Réseau Canopé), Charlotte Brun (Mairie de Lille) et Charles Prevot (Association AERGES) (00:02:59 - 00:03:40)
Intervention de Jean-Christophe Olivier (Réseau Canopé) : Accompagnement numérique des familles (00:03:46 - 00:18:33)
- Présentation du Réseau Canopé et de son rôle dans l'accompagnement numérique des familles (00:03:46 - 00:08:01)
- Exemples d'actions menées dans les lycées, notamment l'accompagnement en présentiel lors de réunions de parents d'élèves (00:08:02 - 00:09:52)
- Importance de former des "relais" pour accompagner les parents, y compris des parents eux-mêmes (00:09:53 - 00:11:22)
- Partenariat avec la FCPE de Picardie pendant trois ans, avec des formations et un accompagnement des parents sur le numérique éducatif (00:11:22 - 00:13:05)
- Bilan quantitatif de l'accompagnement : 2500 personnes touchées sur les deux dernières années (00:13:05 - 00:13:26)
- Retours positifs des parents, qui découvrent les outils numériques à leur disposition (00:13:27 - 00:14:56)
- Importance de l'accompagnement numérique pour les élèves, notamment pour la révision et l'accès aux cours (00:14:57 - 00:15:48)
- Projets futurs : formations en ligne et en présentiel sur la coéducation et l'accompagnement numérique (00:15:49 - 00:17:32)
- Conclusion et présentation des fiches pratiques sur la cybersécurité et l'aide numérique (00:17:33 - 00:18:33)
Intervention de Charlotte Brun (Mairie de Lille) : Gratuité des fournitures scolaires (00:18:34 - 00:28:58)
- Introduction sur l'importance de l'école publique et gratuite pour tous les enfants (00:18:34 - 00:20:21)
- Remerciements à la FCPE de Lille pour leur alerte sur les inégalités liées aux fournitures scolaires (00:20:21 - 00:21:19)
- Explication du processus mis en place par la ville de Lille pour la gratuité des fournitures scolaires, en collaboration avec l'éducation nationale et les parents d'élèves (00:21:19 - 00:22:37)
- Conditions pour la réussite du dispositif : suppression totale des listes de fournitures et achat de manuels scolaires par les écoles (00:22:38 - 00:24:56)
- Duplicabilité du processus et partage d'un mémo avec d'autres villes (00:24:56 - 00:25:42)
- Impact positif sur les familles et les enfants : appréciation, diminution des tensions en classe et affirmation du principe d'une école républicaine gratuite (00:25:43 - 00:27:47)
- Regret sur le manque de mobilisation de l'État sur cet enjeu (00:27:48 - 00:28:18)
- Conclusion et encouragement à la mutualisation de cette bonne pratique (00:28:19 - 00:28:58)
Intervention de Charles Prevot (Association AERGES) : Sensibilisation à la diversité des genres et des sexualités (00:29:00 - 00:40:38)
- Présentation de l'association AERGES et de ses missions de sensibilisation à la diversité des orientations sexuelles et des identités de genre (00:29:00 - 00:30:22)
- Agrément de l'Éducation nationale et participation à l'observatoire sur les LGBTphobies de l'académie de Lille (00:30:23 - 00:30:38)
- Bilan des actions menées en 2022-2023 : sensibilisation de 360 élèves et formation de 138 adultes du personnel scolaire (00:30:38 - 00:31:04)
- Objectif de former l'ensemble du personnel scolaire à l'accompagnement des élèves LGBTQ+ (00:31:04 - 00:31:38)
- Projets de l'association :
- Interventions scolaires en classe entière sur les orientations sexuelles et les identités de genre (00:31:38 - 00:32:10)
- Formation du personnel scolaire à l'accompagnement des élèves LGBTQ+ (00:32:10 - 00:32:33)
- Intervention en cas d'urgence, notamment pour des coming out de personnes transgenres (00:32:34 - 00:32:59)
- Interventions dans les UPA (Unités Pédagogiques pour Allophones) pour sensibiliser les élèves primo-arrivants à la diversité des identités (00:32:59 - 00:33:46)
- Projet "Injonctions à la masculinité" pour sensibiliser les classes de lycée professionnel majoritairement masculines (00:33:46 - 00:35:37)
- Projet "Alliances" pour former des élèves à devenir des témoins et des relais dans la lutte contre les LGBTphobies au sein des établissements (00:35:37 - 00:36:25)
- Axes de développement : salariat, intervention dans le secteur médical et social, consolidation des projets avec l'Éducation nationale et recrutement de bénévoles (00:36:27 - 00:38:13)
- Exemple d'événement organisé avec la mairie de Lille pour la journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie : scène ouverte féministe, karaoké et drag show (00:38:13 - 00:38:58)
- Présentation de l'activité "La journée de Mona" pour sensibiliser les élèves aux difficultés rencontrées par les personnes transgenres (00:38:58 - 00:40:38)
Conclusion (00:40:39)
- Remerciements à Charles Prevot pour son intervention.
Conclusion générale
La table ronde du congrès FCPE a permis de mettre en lumière des initiatives locales et des partenariats visant à "Valoriser les différences pour les inégalités" dans le domaine de l'éducation. Les interventions ont abordé des thématiques variées telles que l'accompagnement numérique des familles, la gratuité des fournitures scolaires et la sensibilisation à la diversité des genres et des sexualités. La table ronde a également permis de souligner l'importance de la mobilisation des parents d'élèves et des collectivités locales, ainsi que le besoin d'un engagement plus important de l'État sur ces enjeux.
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Sommaire Détaillé avec Timestamps
Introduction et Contexte (00:00-03:00)
- Le professeur commence par souligner le retard accumulé dans le programme du cours, se comparant avec humour aux députés de l'Assemblée.
- Il introduit ensuite le sujet central du cours : la discipline en classe et son importance cruciale pour un apprentissage efficace.
- L'école représente 15% du temps d'un enfant, mais c'est un lieu d'interaction essentiel entre enseignants et élèves, basé sur des programmes, des manuels et des supports pédagogiques.
- La discipline est présentée comme un bien public qui profite à tous les élèves de la classe.
La France et le Défi de la Discipline (03:00-07:00)
- Le professeur annonce la publication prochaine des résultats de l'enquête internationale TIMSS sur les mathématiques.
- Il revient sur les résultats de l'enquête PISA, qui place la France en bas du classement en termes de discipline scolaire. Un graphique illustre la position défavorable de la France par rapport à la moyenne des pays de l'OCDE et d'autres pays.
- Le climat de discipline est corrélé à plusieurs facteurs, notamment le niveau socio-économique des élèves : il est meilleur dans les écoles avec une population scolaire plus favorisée et dans les écoles privées.
- Le professeur introduit le modèle d'analyse d'Edouard Lazear, qui met en évidence les effets de pairs dans l'éducation : le comportement d'un élève affecte le comportement des autres, positivement ou négativement.
Analyse des Facteurs Influençant la Discipline (07:00-30:00)
- Le professeur développe un modèle mathématique pour illustrer l'impact du manque d'attention sur le temps d'apprentissage effectif.
- Il explique la distinction entre variables exogènes (taille de la classe, âge, sexe, origine sociale) et endogènes (comportement des élèves).
- La taille de la classe, variable exogène, est un levier important pour améliorer la discipline et l'apprentissage, tandis que les caractéristiques socio-démographiques des élèves, bien qu'influentes, sont plus difficiles à modifier.
- Le professeur examine ensuite les effets de la composition de la classe (mixte ou non mixte) sur l'équité et l'efficacité, soulignant les enjeux liés à la mixité de genre, notamment en mathématiques.
- Il présente une étude sur l'impact des violences domestiques sur le comportement des élèves en classe et les résultats scolaires de leurs camarades. Cette étude met en lumière les externalités négatives générées par des situations familiales difficiles.
- La réforme française de 2017, qui a réduit la taille des classes en REP et REP+, est analysée en détail. Les résultats de cette réforme montrent des effets positifs sur les performances scolaires, particulièrement en mathématiques, et une amélioration du climat de classe.
- L'effet de la réduction de la taille des classes est plus marqué dans le primaire et pour les élèves défavorisés.
- Le professeur discute des limites de la réduction de la taille des classes : elle ne suffit pas à elle seule à garantir un enseignement efficace. Il souligne l'importance des pratiques pédagogiques et la difficulté de changer les habitudes d'enseignement à grande échelle.
Motivation, Etat d'Esprit et Effort (30:00-48:00)
- Le professeur explore ensuite l'importance de la motivation et de l'état d'esprit des élèves ("fixed mindset" vs "growth mindset") pour leur réussite scolaire.
- Les élèves ayant un état d'esprit de croissance ("growth mindset") ont tendance à mieux réussir car ils considèrent l'effort comme essentiel à l'apprentissage et n'ont pas peur de relever des défis.
- La France est caractérisée par une culture scolaire relativement fataliste, ce qui peut expliquer en partie ses performances médiocres.
- Le cas des élèves "Asian Americans" aux États-Unis est examiné. Ces élèves, souvent issus de milieux défavorisés, réussissent mieux scolairement que les élèves blancs, non pas grâce à une intelligence supérieure, mais grâce à une culture de l'effort et des attentes familiales élevées.
- Cette réussite a un coût : les élèves "Asian Americans" subissent une pression importante et sacrifient une partie de leur vie sociale.
- Le professeur souligne également le rôle des communautés ethniques et des ressources éducatives mobilisées par les familles d'immigrants pour soutenir la réussite scolaire de leurs enfants.
- Les avantages éducatifs liés à l'immigration diminuent au fil des générations, à mesure que l'assimilation progresse.
Le Rôle de l'Enseignant et les Sources de Stress (48:00-Fin)
- Le professeur met en lumière la complexité et la difficulté du métier d'enseignant, confronté à une multitude de comportements perturbateurs en classe.
- Les enseignants français se sentent moins bien préparés à gérer la discipline que leurs homologues européens, et la formation initiale et continue sur ce sujet est insuffisante.
- Le sentiment d'efficacité des enseignants français a décliné entre 2013 et 2018, ce qui témoigne d'un malaise croissant dans la profession.
- Les sources de stress pour les enseignants sont nombreuses : classes hétérogènes, manque de ressources, inclusion des élèves en situation de handicap, pression des parents d'élèves.
- Le professeur termine son cours en soulignant l'évolution des formes de chahut et de violence à l'école.
- La discipline scolaire est une production collective, sensible à l'hétérogénéité des comportements et influencée par des facteurs multiples, notamment les transformations familiales et sociétales.
- L'espace extérieur, non contrôlé par l'ordre scolaire, devient une source d'inconduites et de violences qui font retour dans l'établissement scolaire.
Conclusion (02:01:24)
- Le professeur conclut son cours en remerciant l'auditoire pour son attention.
Ce sommaire se base uniquement sur les informations contenues dans les sources que vous avez fournies.
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Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:27:29][^2^][2]:
Cette vidéo présente l'Agence de Conseil Interne de l'État, ses missions, méthodes et projets. Elle met l'accent sur la transformation publique et l'amélioration des politiques prioritaires du gouvernement.
Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Introduction de l'agence * Lancement officiel le 26 mars * Objectifs : transformation publique et politiques prioritaires * Présentation des missions et méthodes + [00:01:16][^4^][4] Enjeux principaux * Améliorer l'efficacité des politiques publiques * Améliorer la qualité de service aux usagers * Améliorer la performance des organisations + [00:04:01][^5^][5] Méthodes et interventions * Approches sur mesure selon les besoins * Utilisation des compétences des consultants * Mobilisation des méthodes et outils d'analyse stratégique + [00:05:58][^6^][6] Exemples de projets * Réforme des lycées professionnels * Pack nouveau départ pour les femmes victimes de violence conjugale * Expérimentations et outils opérationnels + [00:47:45][^7^][7] Résultats et impacts * Simplification des processus * Amélioration de la qualité de service * Mesure des impacts et déploiement des méthodes
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docdrop.org docdrop.org
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https://www.youtube.com/watch?v=puMqkq6jG0o
Points forts de la vidéo "Parlez-vous français : pour une relation entre citoyens et services publics sans jargon" avec timestamps
00:00:00 - Introduction
Présentation de l'atelier sur la simplification du langage administratif et son importance pour la relation entre citoyens et services publics. Les enjeux de la simplification du langage administratif : accessibilité, compréhension, confiance des usagers. Coûts de l'inintelligibilité du langage administratif pour les usagers et les services publics.
03:30 - Plan gouvernemental "Parlez-nous français"
Lancement d'un plan gouvernemental pour lutter contre le jargon administratif. Capitalisation sur les actions déjà menées et les initiatives des services publics. Centré sur les écrits administratifs (courriers, formulaires, sites internet, démarches en ligne). Articulé avec la suppression et la numérisation des formulaires administratifs (SERFA).
07:30 - Difficultés de la lutte contre le jargon administratif
Le langage administratif est souvent technique et centré sur l'administration elle-même. Nécessité d'un renversement de perspective pour se mettre à la place de l'usager. La norme "Langage clair" vise à communiquer des informations claires et utiles aux usagers.
10:30 - Exemple de France travail
Réécriture des courriers avec des ergonomes et des usagers. Confrontation des courriers aux usagers pour tester leur compréhension. Utilisation de la notion de "parcours" pour simplifier les démarches administratives.
15:30 - Rôle de l'IA dans la simplification du langage administratif
Potentiel de l'IA pour générer des textes clairs et accessibles. Nécessité de prendre en compte les biais et les limites de l'IA. Importance de l'évaluation et de la validation humaine des textes générés par l'IA.
20:00 - Conclusion
Importance de la simplification du langage administratif pour la relation entre citoyens et services publics.
Engagement du gouvernement à travers le plan "Parlez-nous français".
Rôle de la DITIP pour accompagner les services publics dans cette démarche.
Appel à continuer les efforts de simplification et de communication claire.
Résumé de la vidéo "Parlez-vous français : pour une relation entre citoyens et services publics sans jargon" après 00:20:00 avec timestamps
Voici un résumé de la vidéo "Parlez-vous français : pour une relation entre citoyens et services publics sans jargon" après 00:20:00 avec des timestamps :
00:20:00 Introduction de l'atelier et présentation des intervenants.
00:25:22 Gisèle Doriano, chef du service expérience usager à la DITIP, explique les raisons de l'atelier :
- Le langage administratif est un problème pour les usagers, notamment les plus vulnérables.
- Il y a un coût pour les usagers et les services publics.
- Le gouvernement a lancé un plan appelé "Parlez-nous français" pour simplifier le langage administratif.
00:31:42 Discussion sur les difficultés de la simplification du langage administratif :
- Il est souvent plus simple pour les agents d'utiliser un langage technique.
- L'administration a tendance à se centrer sur elle-même plutôt que sur l'usager.
00:35:22 Présentation des actions menées par France Travail pour simplifier ses courriers :
- Réécriture des courriers avec des ergonomes.
- Confrontation des courriers aux usagers.
- 00:39:42 Discussion sur l'utilisation de l'IA pour simplifier le langage administratif :
- L'IA peut être un outil utile, mais il faut être vigilant sur les biais et l'uniformisation.
- L'IA doit être utilisée comme un appui pour l'intervention humaine.
00:44:22 Cécile Barouat, Défenseur des droits, souligne l'importance de la simplification du langage administratif :
- Il faut identifier les objets les plus compliqués pour les usagers.
- Le plan gouvernemental "Parlez-nous français" est une bonne initiative.
- La DITIP a un rôle important à jouer pour accompagner les services publics.
- 00:48:22 Conclusion de l'atelier par Gisèle Doriano :
Il y a une dynamique de simplification en cours.
Le plan "Parlez-nous français" est un engagement fort du gouvernement.
La DITIP est là pour aider les services publics à simplifier leur langage.
00:51:22 Fin de l'atelier.
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Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:23:53][^2^][2] : Ce webinaire, animé par Alice Pierre-François, se concentre sur l'animation d'un collectif SISM (Semaines d'Information sur la Santé Mentale) en France. Il aborde les stratégies pour engager les membres sur le long terme, les partenariats possibles, et les méthodes d'animation pour susciter la motivation. Des intervenants partagent leurs expériences en matière de coordination d'événements SISM et d'animation de collectifs locaux.
Points saillants : + [00:00:00][^3^][3] Introduction et objectifs du webinaire * Présentation par Alice Pierre-François * Discussion sur l'engagement des membres et l'animation des collectifs * Conseils pour la gestion des collectifs SISM + [00:01:04][^4^][4] Intervenants et leurs expériences * Partage d'expériences par divers intervenants * Exemples de coordination et d'animation de collectifs * Importance de l'engagement et de la communication + [00:03:26][^5^][5] Règles d'échange et modération du webinaire * Modération par Léa Sonet, responsable communication du Psycom * Rappel des règles pour le bon déroulement du webinaire * Encouragement à l'interaction via le chat + [00:07:35][^6^][6] Historique et importance des SISM * Explication des SISM, un rendez-vous annuel sur la santé mentale * Objectifs et organisation des SISM * Rôle du collectif national et des collectifs locaux + [00:11:21][^7^][7] Présentation de Widad l Wafi sur les SISM à Vichy * Organisation des SISM par le collectif de Vichy communauté * Diversité des acteurs et événements organisés * Exemples d'actions menées lors des SISM 2023 + [00:22:15][^8^][8] Présentation de Mélissa sur les SISM dans le département de l'Ain * Contexte géographique et démographique de l'Ain * Adaptation des événements SISM aux spécificités du département * Importance de l'accès aux soins et de la communication
Résumé de la vidéo [00:23:55][^1^][1] - [00:48:17][^2^][2]:
Cette vidéo présente un webinaire sur l'animation d'un collectif SISM (Semaines d'Information sur la Santé Mentale) en juin 2024. Elle aborde l'évolution des SISM dans le département de l'Indre depuis leur création en 2013, leur intégration dans le projet territorial de santé mentale en 2020, et la coordination par le service de santé mentale de l'Indre depuis 2021. La vidéo met en lumière l'importance de la mutualisation des moyens, la participation des membres du collectif, et l'évaluation de la satisfaction des participants.
Points forts: + [00:23:55][^3^][3] Historique et évolution des SISM * Création en 2013 par un petit groupe * Évolution et intégration dans le projet territorial de santé mentale en 2020 * Coordination par le service de santé mentale de l'Indre depuis 2021 + [00:26:01][^4^][4] Participation et organisation * Environ 48 partenaires en 2023 * Réalisation de 26 événements en 2023 * Types d'événements variés : ateliers, conférences, débats, etc. + [00:29:28][^5^][5] Le collectif EO et ses objectifs * Existence depuis 2016 * Objectifs de décloisonnement et de renforcement des liens entre acteurs * Organisation de manifestations variées en 2023 + [00:39:10][^6^][6] Rôles et partenariats au sein des collectifs * Importance de la clarté des rôles et des missions * Mutualisation des moyens et participation active des membres * Évaluation de la satisfaction et amélioration continue
Résumé de la vidéo [00:48:20][^1^][1] - [01:11:41][^2^][2]:
Cette vidéo présente un webinaire sur l'animation d'un collectif SISM (Semaines d'Information sur la Santé Mentale) en juin 2024. Les intervenants discutent des méthodes d'organisation, de la diversité des acteurs impliqués, et de l'importance de l'interconnaissance et du soutien mutuel pour le succès des initiatives.
Points forts: + [00:48:20][^3^][3] Organisation et partenariats * Importance de l'offre et de la demande de ressources * Exemple d'un débat universitaire facilité par la disponibilité d'une salle * Émergence de beaux partenariats + [00:49:16][^4^][4] Rôle et diversité au sein du collectif * Composition variée du collectif inscrite dans la charte * Représentation des structures hospitalières, associations d'usagers, et autres * Deux sous-groupes : coordination et communication + [00:51:57][^5^][5] Interconnaissance et engagement * Interconnaissance préalable entre certains membres * Cultivation de liens à travers différents projets * Partage d'expériences et soutien dans les actions + [00:56:21][^6^][6] Importance de la présence politique * Impact de la présence politique sur la valorisation des actions * Objectif futur de renforcer le lien avec les élus + [00:59:32][^7^][7] Méthodes d'animation d'un collectif * Présentation d'outils d'animation pour faciliter l'engagement * Exemple d'un appel à participation pour élargir le collectif + [01:07:59][^8^][8] Animation et réunions plénières du collectif * Cinq réunions plénières annuelles pour l'organisation * Présentiel privilégié pour l'accueil et la convivialité * Partage d'expériences et création de partenariats lors des réunions
Résumé de la vidéo [01:11:45][^1^][1] - [01:23:14][^2^][2]:
Cette partie du webinaire se concentre sur l'animation d'un collectif SISM en juin 2024, mettant en lumière les stratégies de communication, les outils de coordination et les pratiques d'engagement des membres.
Points forts: + [01:11:45][^3^][3] Communication et visibilité * Distribution de flyers et programmes communs * Utilisation de QR codes et cartes pour localiser les actions * Soutien logistique par les coordinateurs + [01:14:55][^4^][4] Facilitation et soutien aux membres * Simplification de la participation au collectif * Prise en charge interne de la production de matériel promotionnel * Financement de la convivialité et des réunions par la communauté + [01:17:01][^5^][5] Planification et organisation des réunions * Utilisation d'outils participatifs comme Doodle pour planifier * Rotation des lieux de réunion pour une meilleure connaissance mutuelle * Création d'un padlet pour partager les coordonnées et informations + [01:21:00][^6^][6] Conseils et recommandations pour l'animation * Importance de l'horizontalité, convivialité et partage d'expérience * Bienveillance, suppression des rapports de force et rappel des enjeux * Créativité dans l'animation du collectif pour renforcer l'identité
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Video summary [00:00:00][^1^][1] - [00:54:09][^2^][2]:
Cette vidéo présente une discussion approfondie sur la zététique, l'esprit critique, et les croyances, avec Samuel Buisseret.
Il aborde son parcours personnel, ses critiques du milieu sceptique, et son livre "Arrêter de croire n'importe quoi".
Highlights: + [00:00:00][^3^][3] Introduction et présentation * Samuel Buisseret se présente * Discussion sur la zététique et l'esprit critique * Annonce de l'arrêt de sa chaîne YouTube + [00:02:26][^4^][4] Critique du milieu sceptique * Distinction entre outil et application * Sensibilité particulière de Samuel en tant qu'ancien complotiste * Importance de l'autocritique dans la zététique + [00:04:02][^5^][5] Genèse du livre de Samuel * Commande des éditions de bouc supérieures * Synthèse de huit années de pratique zététique * Révision et contextualisation de ses opinions + [00:23:32][^6^][6] Création de la chaîne YouTube * Motivation personnelle et événement déclencheur * Première vidéo et découverte de l'esprit critique * Importance de la prudence épistémique + [00:52:14][^7^][7] Résultats en parapsychologie * Expériences et résultats significatifs * Importance de la rigueur méthodologique * Contribution de Renaud Evrard et Jean-Michel Abrassart
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Points forts de la vidéo "La fabrique de la connaissance territoriale en région" avec timestamps:
00:00 - 05:00 Introduction et présentation des intervenants * Alix Roche, vice-président de l'Unadel, présente le contexte et les objectifs de la rencontre. * Jean-Baptiste Chabert, directeur de la connaissance de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur, présente son service et son approche de la connaissance territoriale. * Joseph Compera, chef du service prospective en région Bourgogne-Franche-Comté, présente son service et son approche de la prospective territoriale. * Stéphane Ambert, chef du service prospective en région Hauts-de-France, présente son service et son approche de la prospective territoriale.
05:00 - 25:00 Le rôle de la connaissance territoriale dans les politiques publiques * Les intervenants discutent de l'importance de la connaissance territoriale pour éclairer les politiques publiques locales et régionales. * Ils soulignent que la connaissance territoriale doit être accessible et partagée par tous les acteurs du territoire. * Ils évoquent les défis de la production et de la diffusion de la connaissance territoriale.
25:00 - 40:00 Les outils et méthodes pour la fabrique de la connaissance territoriale * Les intervenants présentent les différents outils et méthodes utilisés pour produire de la connaissance territoriale. * Ils évoquent notamment les enquêtes, les études documentaires, la modélisation et la simulation. * Ils soulignent l'importance de la collaboration entre les chercheurs et les acteurs du territoire.
40:00 - 50:00 Les enjeux de la prospective territoriale * Les intervenants discutent des enjeux de la prospective territoriale, notamment face aux transitions en cours (climatique, numérique, etc.). * Ils soulignent l'importance de la prospective pour anticiper les changements et préparer l'avenir des territoires. * Ils évoquent les défis de la construction de scénarios prospectifs.
50:00 - 53:00 Conclusion et perspectives * Les intervenants appellent à un renforcement de la coopération entre les acteurs de la connaissance territoriale. * Ils soulignent le rôle essentiel de la connaissance territoriale pour construire des politiques publiques durables et justes.
Remarques
- La vidéo est riche en informations et en exemples concrets.
- Les intervenants sont des experts reconnus dans le domaine de la connaissance territoriale.
- La vidéo est bien structurée et facile à suivre.
J'espère que ces points forts vous seront utiles. N'hésitez pas à me contacter si vous avez d'autres questions.
Notez que
- Les timestamps sont approximatifs et peuvent varier légèrement en fonction de la façon dont vous regardez la vidéo.
- Je n'ai pu inclure que les points forts les plus importants dans ce résumé. Si vous souhaitez des informations plus détaillées sur un sujet particulier, n'hésitez pas à me le faire savoir.
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Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:54:14][^2^][2]:
Cette vidéo présente une réunion de l'Institut Bertrand Schwartz, axée sur la participation des jeunes et l'implication des élus locaux dans les missions locales.
Les intervenants discutent des bénéfices et des risques de la proximité avec les administrés, ainsi que des changements nécessaires dans les pratiques des élus pour favoriser la participation citoyenne.
Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Introduction et déroulé de la réunion * Présentation des intervenants * Objectifs de la réunion * Importance de la participation des jeunes + [00:02:00][^4^][4] Rappel de la démarche et des principes * Implication des élus locaux * Contribution des jeunes aux politiques * Importance de la décentralisation + [00:05:00][^5^][5] Recherche-action pour la participation des jeunes * Trois types d'acteurs : jeunes, professionnels, élus * Objectifs des webinaires * Changement de posture des élus + [00:10:00][^6^][6] Outil de mesure de la participation * Types de participation : consultants, collaborateurs, pilotes * Importance de la non-participation assumée * Risques de fausse participation + [00:31:20][^7^][7] Discussion sur l'implication des élus * Importance des échanges directs avec les jeunes * Changement de contexte avec la garantie jeune * Rôle des missions locales comme médiateurs
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vidéo "Décrypter la recherche - ep#2 "Les formes de soutien à la vie associative : du national au local""
0h00min - 0h05min : Introduction et contexte de la recherche
- Présentation de l'épisode et de l'invitée Mathilde Rininassi, chargée de recherche.
- Contexte de la recherche : questionner l'action publique de soutien à la vie associative en France.
- Objectifs de l'étude : comprendre les formes de soutien à la vie associative au niveau national et les interactions entre les acteurs publics et associatifs.
0h05min - 0h15min : Illisibilité et diversité des dispositifs de soutien
- Difficulté pour les associations de naviguer dans la multitude de dispositifs de soutien.
- Existence de dispositifs portés par différents ministères et organismes d'État.
- Manque de coordination et de lisibilité des politiques publiques de soutien à la vie associative.
0h15min - 0h25min : Méthodologie de la recherche
- Étude qualitative basée sur 42 entretiens semi-directifs.
- Rencontre avec des agents de 15 ministères ou organismes d'État.
- Interrogation de 19 têtes de réseau ou associations.
0h25min - 0h35min : Formes de soutien à la vie associative
- Typologie des formes de soutien :
- Soutien financier: subventions, appels à projets, etc.
- Soutien organisationnel: accompagnement à la structuration, formation, etc.
- Soutien informationnel: mise à disposition de ressources, communication, etc.
- Variation des formes de soutien selon les ministères et les types d'associations.
0h35min - 0h45min : Rôle des têtes de réseau et des fédérations
- Implication des têtes de réseau dans la mise en œuvre des politiques publiques.
- Coordination et structuration du secteur associatif par les fédérations.
- Dialogue entre les acteurs publics et associatifs.
0h45min - 0h55min : Constats et perspectives
- Absence d'une politique publique unifiée de soutien à la vie associative.
- Nécessité d'une meilleure coordination entre les acteurs publics.
- Simplification des procédures administratives et des financements.
- Renforcement du dialogue entre les acteurs publics et associatifs.
0h55min - 0h59min : Conclusion et remerciements
- Remerciements aux participants et aux intervenants.
- Invitation à l'épisode suivant.
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Points forts de la vidéo [Webinaire] Renforcement du monde associatif - Ep.1 "Face aux attaques des libertés associatives"
Introduction
Le contexte actuel est marqué par des attaques croissantes contre les libertés associatives.
Le RNMA et le Collectif des associations citoyennes organisent un cycle de webinaires pour explorer les risques et construire des réponses collectives.
Ce premier épisode se concentre sur la question de la réponse collective face aux menaces qui pèsent sur les libertés associatives.
Les libertés associatives en France en 2024
Définition des libertés associatives
Etat des lieux des menaces et des attaques contre les libertés associatives
Acteurs et enjeux de la défense des libertés associatives Illustration des menaces par deux organisations
Le Planning familial et son expérience face aux attaques anti-avortement.
La Fédération d'associations de protection de la nature et les difficultés de financement.
Stratégies de réponse collective
Mobilisation et solidarité entre associations.
Travail interassociatif et création de coalitions.
Outillage juridique des associations. Développement de contentieux stratégiques.
Construction d'une jurisprudence favorable aux associations.
Conclusion
Importance de la réflexion et de l'action collective pour défendre les libertés associatives.
Le RNMA propose un cycle de webinaires pour approfondir la réflexion et construire des stratégies communes.
Ressources
Lien vers la production de Vox Public sur "Anticiper et oui des raps entre guillemets". Livre de Jean-Baptiste Jobart sur les libertés associatives.
Fiche réflex sur les stratégies de défense des libertés associatives. Adresse mail du RNMA pour recevoir les ressources et les dates des prochains webinaires.
Moments clés
- 00:00 - Introduction et présentation des intervenants
- 05:30 - Définition des libertés associatives et contexte actuel
- 10:30 - Exposé de Jean-Baptiste Jobart sur les menaces aux libertés associatives
- 25:00 - Témoignage de Karine sur l'expérience du Planning familial
- 32:30 - Témoignage de Stéphane Giroud sur les difficultés des associations de protection de la nature
- 42:00 - Discussion sur les stratégies de réponse collective
- 57:00 - Conclusion et présentation des prochains webinaires
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Résumé vidéo [00:00:05][^1^][1] - [00:21:55][^2^][2]:
Cette vidéo présente une recherche sur les prises de position des élèves sur le bien-être animal en élevage, une question socialement vive.
Elle montre comment les élèves articulent des connaissances, des émotions et des valeurs pour construire leurs arguments, et comment ils utilisent parfois des stratégies de défense pour justifier leurs pratiques.
Elle propose des leviers pédagogiques pour accompagner les élèves à avoir un regard réflexif et à réduire les dissonances.
Points forts: + [00:00:05][^3^][3] La présentation de la chercheuse et de son domaine de recherche * Enseignante chercheuse à l'ENSFEA * Spécialiste de la didactique des Questions Socialement Vives * Auteure d'un chapitre d'ouvrage sur le sujet + [00:01:27][^4^][4] La définition et les caractéristiques des Questions Socialement Vives * Questions à enjeux de société controversées dans les champs de référence, la société et la classe * Exemple du changement climatique * Articulation entre domaine cognitif, émotionnel et axiologique + [00:03:30][^5^][5] Le cas du bien-être animal en élevage et le scénario pédagogique mis en œuvre * Problème des interventions douloureuses sur les animaux * Séances de cours, de TP et de retours d'expérience * Recueil des discours des élèves lors du dilemme éthique et professionnel + [00:06:12][^6^][6] Deux exemples d'élèves illustrant des situations contrastées * Aymeric, fils d'éleveur, qui change de position selon les contextes * Rudy, élève peu impliqué, qui propose des pratiques douloureuses * Analyse des connaissances, des émotions et des valeurs mobilisées + [00:18:43][^7^][7] Les leviers pour mieux comprendre les prises de position des élèves * Nécessité des connaissances mais pas suffisantes * Accompagnement du regard réflexif, de la verbalisation des émotions et des valeurs * Diversification du vécu et confrontation d'alternatives * Réduction des dissonances et ouverture de nouveaux possibles + [00:21:24][^8^][8] La référence du chapitre d'ouvrage et l'invitation à échanger en mars * Ouvrage Educagri : "L'éthique dans l'enseignement agricole" * Chapitre : "Points de vue des élèves sur leur bien-être en classe" * Auteure : Amélie Lipp
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Webinaires "Comprendre ses élèves" Pour échanger avec Amélie Lipp le mardi 07 mars 2023 à 12h30, inscriptions ici : https://comprendreleseleves.ensfea.fr...
Intervenante : Amélie Lipp Enseignante chercheure en didactique de la zootechnie, ENSFEA, Unité Mixte de Recherche Education, Formation, Travail, Savoirs.
Qu’est-ce qui amène certains élèves à fustiger le bien-être animal ? A se comporter parfois violemment avec les animaux d’élevage ? A défendre des positions éthiques peu souhaitées par la société ?
Les élèves peuvent prendre des prises de position contradictoires selon les situations dans lesquelles ils sont engagés.
Il ne leur est pas toujours facile de trouver un alignement entre ce qu’ils souhaiteraient personnellement faire et ce qu’ils parviennent à faire ou à défendre.
Les valeurs individuelles, sociales, les expériences émotionnelles antérieures et les connaissances acquises en formation s’entrecroisent et se reconfigurent pour tenter de trouver un compromis soutenable par l’élève en question.
La conférence amènera des éléments de compréhension de jugements éthiques exprimés par des élèves de bac professionnel dans le domaine de l’élevage au cours de scénarios pédagogiques menés sur la question socialement vive du bien-être animal.
Amélie Lipp proposera quelques pistes concrètes pour favoriser la mise à l’étude autant des émotions, des valeurs et des savoirs pour favoriser le développement du jugement éthique chez les élèves.
00:00 Présentation et introduction 01:22 Exposé 06:12 Exemples 18:40 Conclusion et références
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Temps Forts de la Vidéo "De l’indocilité des jeunesses populaires. Apprenti.e.s et élèves de lycées professionnels"
Voici les principaux temps forts de la vidéo, accompagnés d'une description des sujets abordés et des timestamps :
1. Introduction et présentation de l'ouvrage (0:00-2:00):
- Prisca Kergoat, professeure des universités en sociologie et directrice du laboratoire CERTOP, présente son ouvrage "De l’indocilité des jeunesses populaires. Apprenti.e.s et élèves de lycées professionnels" (2022).
2. Point de départ de la recherche (2:00-3:40):
- La recherche part d'une discussion avec la littérature scientifique existante sur les élèves orientés vers des métiers d'exécution.
- Cette littérature met en évidence la force des rapports de domination, mais déduit souvent que cette domination annihile la capacité d'agir des jeunes.
- L'objectif de l'ouvrage est de démontrer que ces jeunes ont une autonomie de pensée et une capacité à déconstruire leurs conditions, justifiant l'utilisation du concept d' "indocilité".
3. Objectifs et méthodologie de la recherche (3:40-7:20):
- Objectifs:
- Caractériser les contraintes exercées sur les élèves à travers leur distribution dans les espaces de formation professionnelle.
- Mettre à jour l'intensification du sentiment d'injustice et l'émergence de pratiques et de pensées indociles.
- Méthodologie:
- Deux enquêtes collectives :
- Conditions de vie et d'études des élèves de lycées professionnels (financée par le Ministère de l'Éducation Nationale).
- Mesure des discriminations dans l'accès à l'apprentissage (financée par le Ministère de la Jeunesse).
- Protocole articulant :
- Étude extensive par questionnaire (environ 3000 questionnaires) auprès d'élèves et d'apprentis de différentes spécialités (féminisées, masculinisées et mixtes).
- Entretiens semi-directifs (43 entretiens) auprès d'enseignants et d'élèves retraçant l'expérience de l'orientation, la recherche d'une place en entreprise et l'entrée en formation.
- Deux enquêtes collectives :
4. L'orientation scolaire et professionnelle (7:20-17:00):
- Contexte de l'orientation depuis les années 90:
- Unification progressive du système éducatif et concurrence avec l'enseignement général et technologique.
- Évolution des caractéristiques de la population des élèves de l'enseignement professionnel, marquée par l'association de l'origine populaire et des difficultés scolaires.
- Réformes de l'orientation (loi de 1989 et 2018) :
- Promotion d'un individu rationnel, entrepreneur de lui-même, libre de ses choix et capable de s'émanciper.
- Arrêt des politiques de redoublement :
- Élèves plus jeunes au moment de l'orientation (14-15 ans pour les lycées professionnels).
- Typologie des rapports à l'orientation:
- L'ouvrage présente une typologie des rapports à l'orientation, mettant en lumière la diversité des expériences.
- L'expérience partagée de l'humiliation:
- Sentiment d'humiliation (mépris de classe et honte de soi) ressenti même par les élèves ayant une vocation pour le métier choisi.
- L'humiliation comme une expérience ordinaire, particulièrement pour les élèves en difficulté scolaire.
- La décision d'orientation, présentée comme légitime et réglementaire, s'appuie sur les notes et un jugement collectif, la rendant d'autant plus humiliante.
- La décision d'orientation comme un jugement de classe fondé sur une représentation de la culture légitime.
- Verbatim d'une élève illustrant ce sentiment d'humiliation.
- Conséquences des réformes de démocratisation scolaire:
- Responsabilisation individuelle des réussites et des échecs.
- Stigmatisation accrue des jeunes orientés.
- Résistance des élèves:
- Les élèves n'intériorisent pas passivement les verdicts scolaires.
5. La recherche d'une place en entreprise (17:00-27:00):
- Contexte de la recherche d'une entreprise :
- Inversion hiérarchique initiée dans les années 80 : la préférence pour la formation en école est remplacée par une prédilection pour l'apprentissage en entreprise.
- Valorisation de l'apprentissage au détriment du lycée professionnel.
- Apprentissage de plus en plus sélectif.
- Graphique illustrant la préférence des jeunes pour l'apprentissage.
- Sélection accentuée :
- 30% des élèves interrogés en lycée professionnel n'ont pas réussi à accéder à l'apprentissage.
- Typologie des pratiques de recherche:
- Classe 1 (31%): Accès rapide à l'apprentissage grâce à un capital d'autochtonie (réseau familial et parental).
- Principalement des garçons issus de la fraction stable des classes populaires, avec une sur-représentation des indépendants, petits commerçants et artisans.
- Classe 2 (56%): Souhait d'entrer en apprentissage resté au stade de la simple velléité.
- Jeunes, issus des fractions paupérisées des classes populaires, avec une sur-représentation des étrangers ou issus de l'immigration.
- Anticipation des obstacles et lucidité sociale conduisant à considérer le lycée professionnel comme plus protecteur.
- Classe 3: Forte mobilisation dans la recherche d'une place en apprentissage (recherches durant jusqu'à 3 mois, contactant jusqu'à 100 entreprises).
- Certains ont accédé à l'apprentissage, d'autres non.
- Jeunes issus des classes paupérisées, avec une sur-représentation des filles.
- Classe 1 (31%): Accès rapide à l'apprentissage grâce à un capital d'autochtonie (réseau familial et parental).
- Conséquences de la sélectivité de l'apprentissage :
- Éviction d'une partie de la population de l'accès à l'apprentissage.
- La performance de l'apprentissage en matière d'insertion professionnelle est en partie due à l'éviction des jeunes les plus fragilisés (milieux précarisés, filles, jeunes issus de l'immigration).
- Concurrence mécanique de l'apprentissage avec le taux d'insertion des jeunes issus des lycées professionnels.
6. L'intensification du sentiment d'injustice (27:00-32:00):
- Sentiment d'injustice exprimé par près de la moitié des jeunes interrogés, bien qu'ils ne soient que 15% à déclarer avoir été discriminés.
- Verbatims illustrant le sentiment d'injustice:
- Capacité des élèves à discuter les jugements professoraux et à repérer le double discours valorisant l'enseignement professionnel tout en encourageant les meilleurs élèves à s'orienter vers l'enseignement général.
- Insistance sur les conseils d'orientation enfermant les jeunes dans une offre de formation genrée, plus restreinte pour les filles.
- Difficulté de faire un choix d'orientation à l'adolescence et sentiment d'être obligés de "vieillir" prématurément.
- Nécessité d'adopter le modèle de féminité des classes intermédiaires occidentales pour trouver et garder une place en entreprise.
- Injonctions contradictoires : considérés comme des enfants en établissement, mais devant se comporter comme des adultes autonomes et responsables en entreprise.
7. Conclusion (32:00-33:45):
- Les jeunes de l'enseignement professionnel savent débusquer et mettre à jour les rapports de domination.
- Ils déstabilisent les évidences du sens commun.
- Leurs expériences et pratiques sociales développent des pratiques indociles.
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Résumé de la vidéo [00:01:48][^1^][1] - [00:28:45][^2^][2]:
Cette vidéo présente une conférence de Patrick Obertelli sur la confiance, organisée par l'ISF (Ingénieur et Scientifique de France).
Elle aborde l'importance de la confiance dans la société, les causes de la défiance actuelle, et comment la confiance peut être reconstruite à travers les institutions et les interactions individuelles.
Points forts:
- [00:01:48][^3^][3] Introduction à l'ISF
- Présentation de l'organisation et de ses actions
- Importance du répertoire des ingénieurs et du label d'ingénieur diplômé
- [00:06:00][^4^][4] Présentateurs et invités
- Introduction des intervenants, Patrick Obertelli et Marc Ridel
- Leurs contributions et parcours professionnels
- [00:10:05][^5^][5] La confiance dans la société
- Statistiques sur la confiance en France
- Discussion sur la confiance envers les institutions et les entreprises
- [00:15:09][^6^][6] Causes de la défiance
- Analyse historique de la confiance et de la défiance
- Impact des crises économiques et sociales sur la confiance
- [00:19:01][^7^][7] Gestion de l'incertitude
- Approches autoritaires vs démocratiques dans la gestion de l'incertitude
- L'importance de la confiance face à l'incertitude
- [00:23:02][^8^][8] Discussion ouverte
- Échanges avec l'audience sur la confiance et la technologie
- Comment la confiance influence les relations humaines et l'avenir Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Cette partie de la vidéo aborde la notion de confiance dans divers contextes, notamment la foi chrétienne, les idées politiques, et les institutions.
Patrick Obertelli discute de la perte de confiance dans les élites, l'intolérance envers les inégalités, et les défis de comprendre un monde complexe.
Il souligne l'importance de l'intelligence artificielle et de la technologie dans la gestion des organisations et la nécessité de construire la confiance à travers l'efficacité, l'information honnête, et la cohérence entre les paroles et les actes.
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Cette partie de la vidéo aborde la notion de confiance dans divers contextes, notamment la foi chrétienne, les idées politiques, et les institutions. Patrick Obertelli discute de la perte de confiance dans les élites, l'intolérance envers les inégalités, et les défis de comprendre un monde complexe.
Il souligne l'importance de l'intelligence artificielle et de la technologie dans la gestion des organisations et la nécessité de construire la confiance à travers l'efficacité, l'information honnête, et la cohérence entre les paroles et les actes.
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme
sociologie
- [00:01:48][^3^][3] Introduction à l'ISF
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Résumé de la vidéo [00:01:48][^1^][1] - [00:28:45][^2^][2]:
Cette vidéo présente une conférence de Patrick Obertelli sur la confiance, organisée par l'ISF (Ingénieur et Scientifique de France). Elle aborde l'importance de la confiance dans la société, les causes de la défiance actuelle, et comment la confiance peut être reconstruite à travers les institutions et les interactions individuelles.
Points forts: + [00:01:48][^3^][3] Introduction à l'ISF * Présentation de l'organisation et de ses actions * Importance du répertoire des ingénieurs et du label d'ingénieur diplômé + [00:06:00][^4^][4] Présentateurs et invités * Introduction des intervenants, Patrick Obertelli et Marc Ridel * Leurs contributions et parcours professionnels + [00:10:05][^5^][5] La confiance dans la société * Statistiques sur la confiance en France * Discussion sur la confiance envers les institutions et les entreprises + [00:15:09][^6^][6] Causes de la défiance * Analyse historique de la confiance et de la défiance * Impact des crises économiques et sociales sur la confiance + [00:19:01][^7^][7] Gestion de l'incertitude * Approches autoritaires vs démocratiques dans la gestion de l'incertitude * L'importance de la confiance face à l'incertitude + [00:23:02][^8^][8] Discussion ouverte * Échanges avec l'audience sur la confiance et la technologie * Comment la confiance influence les relations humaines et l'avenir Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Cette partie de la vidéo aborde la notion de confiance dans divers contextes, notamment la foi chrétienne, les idées politiques, et les institutions. Patrick Obertelli discute de la perte de confiance dans les élites, l'intolérance envers les inégalités, et les défis de comprendre un monde complexe. Il souligne l'importance de l'intelligence artificielle et de la technologie dans la gestion des organisations et la nécessité de construire la confiance à travers l'efficacité, l'information honnête, et la cohérence entre les paroles et les actes.
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Cette partie de la vidéo aborde la notion de confiance dans divers contextes, notamment la foi chrétienne, les idées politiques, et les institutions. Patrick Obertelli discute de la perte de confiance dans les élites, l'intolérance envers les inégalités, et les défis de comprendre un monde complexe. Il souligne l'importance de l'intelligence artificielle et de la technologie dans la gestion des organisations et la nécessité de construire la confiance à travers l'efficacité, l'information honnête, et la cohérence entre les paroles et les actes.
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme Résumé de la vidéo [00:28:46][^1^][1] - [00:52:56][^2^][2]:
Cette partie de la vidéo aborde la notion de confiance dans divers contextes, notamment la foi chrétienne, les idées politiques, et les institutions. Patrick Obertelli discute de la perte de confiance dans les élites, l'intolérance envers les inégalités, et les défis de comprendre un monde complexe. Il souligne l'importance de l'intelligence artificielle et de la technologie dans la gestion des organisations et la nécessité de construire la confiance à travers l'efficacité, l'information honnête, et la cohérence entre les paroles et les actes.
Points forts: + [00:28:46][^3^][3] La confiance dans la foi et la politique * La confiance chrétienne dans un avenir meilleur * La confiance dans les institutions politiques et leurs défis * La remise en question des idéologies et des systèmes établis + [00:32:01][^4^][4] La perte de confiance dans les élites * La centralisation de l'État et les inégalités dans la santé * L'intolérance croissante envers les injustices * La complexité des processus décisionnels et la technologie + [00:38:00][^5^][5] La société de l'immédiateté et le rôle de l'IA * La difficulté à comprendre le monde actuel * L'impact de l'intelligence artificielle sur les décisions * La nécessité de prendre le temps pour construire la confiance + [00:45:00][^6^][6] Construire la confiance dans les organisations * La cohérence entre les paroles, les actes et les sentiments * L'importance de l'efficacité et de l'information honnête * La préservation des biens communs et l'anticipation des problèmes à long terme
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