54 Matching Annotations
  1. Feb 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:56:18][^2^][2]:

      Cette vidéo est un podcast animé par Ludo, un journaliste français, qui aborde différents sujets liés à la sexualité, à la société et à la culture. Il reçoit plusieurs invités experts, témoins ou créateurs pour échanger avec lui et répondre aux questions des internautes. Voici les principaux thèmes abordés dans cette vidéo :

      Points forts : + [00:00:00][^3^][3] La sexualité des jeunes Français * Une étude révèle que les 18-24 ans ont moins de rapports sexuels qu'avant * Les causes possibles : le stress, la pression sociale, le manque de confiance, le consentement, la diversité des orientations et des pratiques * Les conséquences : une meilleure qualité de vie sexuelle, une remise en question du modèle hétéronormatif, une libération des normes de genre + [00:58:00][^4^][4] Les hommes obsédés par leur taux de testostérone * Un phénomène de plus en plus répandu chez les hommes qui cherchent à augmenter leur virilité, leur performance et leur séduction * Les risques liés à la consommation de produits dopants, aux injections d'hormones, à l'hyper-musculature * Les enjeux sociétaux : la crise de la masculinité, le mythe du mâle alpha, le patriarcat, le féminisme + [01:39:00][^5^][5] La série "De grâce" sur Arte * Une série policière qui se déroule au Havre, avec Payanotis Pasco dans le rôle principal * Une plongée dans le milieu du trafic de drogue, de la corruption et de la violence * Une création originale qui mêle réalisme, humour et émotion

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:53:00][^2^][2]:

      Ce documentaire suit le parcours de deux frères, Patrick et Jean-Marc, qui ont été placés à l'aide sociale à l'enfance et séparés pendant des années. Ils se retrouvent à l'âge adulte et tentent de renouer le lien fraternel. Le film aborde les difficultés et les espoirs des enfants confiés, ainsi que le rôle des familles d'accueil et des professionnels de la protection de l'enfance.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] La présentation des deux frères et de leur histoire * Patrick a déclenché le placement en appelant les services sociaux * Jean-Marc a été adopté par une famille d'accueil * Ils se sont perdus de vue pendant 15 ans + [00:13:45][^4^][4] Le témoignage des familles d'accueil et des psychologues * Ils expliquent les enjeux et les difficultés de l'accueil familial * Ils soulignent l'importance du lien fraternel et de la parole des enfants * Ils évoquent les perspectives d'avenir et d'autonomie des jeunes majeurs + [00:32:39][^5^][5] La rencontre entre Patrick et Jean-Marc * Ils se retrouvent dans un café et se racontent leur parcours * Ils expriment leurs émotions, leurs regrets et leurs attentes * Ils se soutiennent mutuellement et se projettent dans l'avenir + [00:41:40][^6^][6] Le débat avec des invités autour du documentaire * Ils réagissent au film et partagent leurs expériences * Ils abordent les questions de la fratrie, de l'amour, de la professionnalisation * Ils donnent des conseils aux familles d'accueil et aux jeunes confiés

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:39:22][^2^][2] :

      Cette vidéo est une émission de radio diffusée sur France Culture le 24 janvier 2023, à l'occasion de la Journée internationale de l'éducation. Elle aborde la question des inégalités scolaires en France, en invitant Vincent Peillon, ancien ministre de l'Éducation nationale, et Margaux Goya, professeure d'histoire-géographie et auteure du livre "Finir prof". Ils échangent sur les causes, les conséquences et les solutions possibles pour réduire les écarts de réussite entre les élèves selon leur origine sociale, leur territoire ou leur filière.

      Points clés : + [00:00:04][^3^][3] L'introduction de l'émission * Présentation du thème et des invités * Annonce de la programmation spéciale sur l'éducation + [00:01:51][^4^][4] Le diagnostic des inégalités scolaires * Le constat d'un système éducatif français très inégalitaire * L'importance de la pédagogie et de la relation entre les professeurs et les élèves * Le rôle de l'État et des politiques publiques + [00:16:41][^5^][5] La crise au Parti socialiste * L'intervention de Vincent Peillon sur la situation du PS * Son appel à un rassemblement de la gauche * Son analyse des enjeux politiques et sociaux + [00:20:10][^6^][6] La ségrégation sociale dans les collèges parisiens * L'arrivée de Youssef Souidi, économiste et co-auteur d'un rapport sur le sujet * La présentation des résultats de l'étude * Le débat sur les causes et les solutions de la ségrégation + [00:33:45][^7^][7] Les questions des auditeurs * Les réactions et les témoignages des auditeurs par téléphone ou par mail * Les réponses et les commentaires des invités * La conclusion de l'émission

    1. Résumé vidéo [00:00:03][^1^][1] - [00:25:50][^2^][2]:

      Cette vidéo est une émission sur le thème de l'inclusion dans la société, notamment dans le domaine de l'éducation. Elle réunit trois invités qui apportent leurs regards et leurs expériences sur cette question.

      Points forts: + [00:00:14][^3^][3] Présentation de l'émission et des invités * Béatrice Laurent, responsable syndicale de l'UNSA éducation * Serge Ebersold, sociologue et professeur au CNAM * Serge Guérin, délégué général de l'AFMD + [00:03:22][^4^][4] L'inclusion comme nouvelle conception de la société * Serge Ebersold explique que l'inclusion dépasse la question du handicap * Il s'agit de permettre à tout individu de s'engager activement dans le bien-être et le développement de la société * Il souligne le rôle des services publics et de l'école dans cette perspective + [00:09:00][^5^][5] L'inclusion comme projet éducatif de société * Béatrice Laurent insiste sur la nécessité de prendre en compte tous les temps éducatifs de l'enfant * Elle plaide pour une éducation inclusive qui mobilise tous les professionnels et tous les partenaires * Elle dénonce les difficultés rencontrées par les enseignants et les familles face à l'inclusion scolaire + [00:14:00][^6^][6] L'inclusion comme démarche managériale dans le monde du travail * Serge Guérin présente l'AFMD et ses actions pour promouvoir la diversité et l'inclusion dans les organisations * Il distingue l'inclusion à la française de l'inclusion à l'anglo-saxonne * Il insiste sur la nécessité de prévenir les discriminations et de favoriser la cohésion sociale dans les collectifs de travail

      Résumé vidéo [00:25:52][^1^][1] - [00:31:37][^2^][2]:

      La deuxième partie de la vidéo traite de la question de l'inclusion dans la société et dans le monde du travail. Elle aborde les enjeux de la prise de conscience et de la maîtrise des stéréotypes, de la remise à plat des processus RH, et de la notion d'accessibilité comme propriété sociale.

      Points forts: + [00:25:52][^3^][3] Les stéréotypes de genre dans les compétences * Une étude montre que les gens classent les compétences en masculines et féminines * Il faut dépasser ces stéréotypes pour concevoir une société inclusive + [00:26:29][^4^][4] Les pratiques RH pour favoriser la diversité * Il faut se poser la question de la rédaction des offres et des fiches de poste * Il faut aussi penser aux comités carrière et aux revues de performance + [00:27:32][^5^][5] L'accessibilité comme propriété sociale * L'accessibilité permet de protéger les possibilités de participation sociale * Elle implique d'aller au-delà de la compensation et de prendre en compte les savoirs d'usage * Elle vise à mettre à équivalence de pouvoir d'agir les personnes ayant des capacités différentes

  2. Dec 2023
  3. Dec 2022
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    1. Dans ce cas, on utilisera le format PDF/A conçu dans cette optique

      En fait, tout dépend de ce qu'on veut conserver et du type de document. PDF/A est bien si nous avons un document statique où il faut conserver une mise en forme particulière. Néanmoins, ce n'est pas le format de conservation le plus optimal et approprié pour tout. Pensons juste aux images, aux présentations PowerPoint ou aux vidéos.

    2. Inversement, certains outils sont plus tolérants. C’est le cas des navigateurs qui doivent faire face à la maîtrise plus ou moins grande des formats HTML.

      Avoir une flexibilité dans le format me paraît à la fois indispensable et contraignante. Indispensable pour que le format reste accessible au plus de personnes possibles, avec des connaissances parfois limitées. Contraignantes car plus il y a de flexibilité, plus on perd "l'essence" du format qui est de donné un cadre stricte et défini à de l'information.

    1. le numérique habite l’ensemble de nos vies et touche aussi, et surtout, à nos activités purement « humanistes », ou même « humaines ».

      Ça me semble aller au-delà de ça. J'ai l'impression de remarquer une homologie entre le numérique et le "réel". Le numérique est devenu un nouveau mode de ces activités humaines ? Non seulement, il nous habite nos vies, mais il est aussi nos vies ? Le numérique et le non-numérique font partie du même ensemble?

    2. nos pratiques et notre façon de penser pourraient finir par être déterminées par les outils

      Le «déterminisme technologique» est déjà présent. Nos pratiques et nos façons de penser sont déjà conditionnés par les outils que nous utilisons quotidiennement. Pensons notamment à toutes les problèmes qui surviennent lorsqu'il y a une perte de connexion... comme si nous ne savions plus vivre sans l'apport de ces outils dans nos vies.

    3. une discipline qui met les outils informatiques à disposition des sciences humaines pour augmenter la capacité d’analyser des textes grâce à la puissance de calcul des premiers ordinateurs

      Et dire qu'aujourd'hui, sans la capacité d'analyser des textes efficacement au moyen d'outils informatiques, nous ne pourrions pas effectuer les annotations virtuelles dans le cadre de ce cours.

    4. Le risque du numérique est ce qu’on pourrait appeler un « déterminisme technologique » : nos pratiques et notre façon de penser pourraient finir par être déterminées par les outils.

      Est-ce que ce n'est pas déjà le cas ? certains outils numériques sont présents quotidiennement dans nos vies et cadrent notre vision du monde et nos manières de faire (les cartes comme Google Maps par exemple).

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    1. a mise en forme et la structuration des contenus ont à l’époque du numérique un rôle encore plus fondamental, et l’affaiblissement de la fonction auctorialeÀ propos de l’affaiblissement de la fonction auctoriale en faveur de la fonction éditoriale, cf Marcello Vitali-Rosati, « Auteur ou acteur du Web ? ».↩︎ détermine que cette tâche soit aujourd’hui purement éditoriale.

      je me questionne sur ce qui est décrit comme un affaiblissement de la fonction auctoriale. J'ai l'impression qu'on opère seulement un glissement sémantique entre l'auctorialité et l'éditorialisation qui semble laisser croire qu'un livre signé par un auteur est fini au contraire du texte numérique. Je pense que le numérique provoque une réflexion nécessaire sur le rôle de l'auteur, mais je ne sais pas si celui-ci s'affaiblit pour autant.

    1. Il s’agit de créer les conditions pour que ces informations contenues dans trois « silos » de données différents (annuaire de cardiologues, agenda, données géographiques du Rhône) puissent être lues automatiquement par les machines (serveurs et clients-navigateurs)

      Techniquement, les conditions pour trouver la bonne information existent déjà. Il n'y a rien à créer. Il faut juste arrêter de faire des recherches à la Google et commencer à utiliser efficacement et avec logique toutes les options offertes par les moteurs de recherches. Sinon, mettre un cours sur la recherche d'informations dans un monde d'infobésité...

  6. Nov 2022
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    1. Le format HTML repose sur des couples de balises ouvrantes – comme <title> – et fermantes – comme </title> – qui constituent des « boîtes » attendant chacune un certain type d’information.

      Avec HTML5, plusieurs balises comme <img> n'ont plus besoin d'être fermées (comme ceci: </img>). Pour certains, ce n'est cependant pas une bonne pratique

    2. Le recours à XML et à la validation systématique par rapport à des modèles standard confère un caractère pérenne à chaque ressource prise indépendamment

      D'autres initiatives telles que la TEI (Text Encoding Initiative) tentent de ne plus reposer exclusivement sur des langages comme le XML pour pérenniser leurs recherches

    1. Le corpsne peut pas être en plusieurs lieux en même temps, tandis quel’on peut imaginer qu’à plusieurs éléments du domaine-mondele corps associe la même situation

      Si le monde est en perpétuel changement et que "l'unité de l'immobilité est une abstraction", comment le corps ne peut pas être en plusieurs lieux? Imaginons un corps qui, dans un lieu donné, fait l'expérience d'un élément qui soit dans un autre lieu auquel il est relié par le biais d'internet, l'association d'une situation à plusieurs éléments du domaine-monde se fait par un corps qui fait l'expérience de deux lieux, non? Ne pourrions pas parler d'une présence à un lieu rendue possible par internet ?

    1. En conclusion, l’édition a quitté l’ère du patrimoine et de la transformation du capital symbolique en capital économique pour entrer dans l’ère des « services transactionnels » à usage immédiat. Qu’il s’agisse de plaisir ou de formation, de loisir ou de compétences spéciales, il ne s’agit plus de « transformation » mais bien d’« application ». Selon l’adage de McLuhan, il s’agit bien du médium comme message. L’édition numérique devient avant tout une « boîte à outils » produite par des « ingénieurs » et des « techniciens » pour des publics différenciés et identifiés, segmentés.

      Mais est-ce qu'il n'y a vraiment qu'une dévalorisation de l'édition avec la numérisation? Il me semble qu'il y a, en parallèle, un mouvement de revalorisation de la culture littéraire qui, bien qu'elle se défait du marché du livre, redore la lecture pour tous...

    1. e fait que la puissance de calcul ne doit pas être limitée aux sciences dures, mais peut et doit aussi être employée pour des recherches en sciences humaines.

      Le principal défi des digital humanities est qu'elles ne sont pas vraiment enseigner/intégrer dans le cheminement scolaire québécois jusqu'à un haut niveau d'éducation. On commence à peine à voir des cours ou des programmes universitaires être proposé aux étudiants. Quelles seraient des pistes de réflexions sur la façon de mieux intégrer cette approche dès le secondaire et d'ensuite parfaire nos connaissances au cegep et à l'université?

    1. Sans chercher à surestimer l’importance de la valeur esthétique d’un livre, sa présentation matérielle (qualité de l’impression, choix des papiers et cartons), sa signature graphique (élégance, recherche du design, esthétique générale) sont pourtant eux aussi responsables de la signature et de l’image (de marque) de la maison d’édition. Loin d’être négligeables, ces facteurs peuvent donc s’avérer un atout indéniable. Et s’il est certain que la dimension économique (financière) revêt, en ce cas, une importance réelle, plusieurs maisons d’édition de petite taille parviennent néanmoins à produire des livres de qualité, témoins en cela d’une attention portée à l’ouvrage bien fait

      Il me semble qu'il faut, au contraire, prendre particulièrement en compte la charge de l'esthétique d'un livre dans la conception de sa place dans le milieu culturel. Est-ce vraiment qu'une "attention portée à l'ouvrage bien fait" qui amène une maison d'édition à produire des livres de qualité esthétique? Ces choix ont pourtant des conséquences sur la mise en marché et sur l'aspect "abordable" (dans tous les sens du terme) du livre...

    1. et la « médiation ».

      Il me semble qu'il serait plus juste de parler ici de conjonctures médiatrices, ou au moins de médiations au pluriel. La multiplicité des objets numériques peut difficilement être causée par une seule médiation. Une médiation en implique toujours et nécessairement une autre dans des dynamiques conjoncturales.

  8. Sep 2022
    1. Dans lecas d’un enregistrement numérique, cette distinction n’estpas possible. Une cassette est une copie d’un vinyle ; un CDn’est pas une copie du CD original, car il est absolumentindistinguable de celui-ci

      Intéressant que l'on ne puisse considérer comme une copie la reproduction numérique. Cela amène à penser la problématique du plagiat alors de la reproduction infinie et indistinguable des savoirs. Le numérique faciliterait voire promouverait-il l'absence de propriété ou de primauté intellectuelle?

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    Annotators

    1. mais dont la préservation s’annonce pourtant comme l’un des enjeux les plus importants pour les années à venir.

      Est-ce que le rôle d'éditeur est en soi fragile, précaire? Je pense que le problème est aussi au niveau de ce qu'on considère comme un "idéal démocratique". En repensant ce rôle aujourd'hui, il est nécessaire de repenser le cadre social dans lequel il s'inscrit.

  9. Apr 2022
    1. . Ainsi, si l’archive ou le patrimoine défini un objet qui a perdu son usage,

      Cette assertion mérite discussion il me semble, en ce qui concerne les archives tout du moins. En effet, si l'on se réfère à la théorie des trois âges des archives, le nouvel usage des documents est précisément pensé dès le départ, dans les tableaux de gestion des documents, et c'est la raison pour laquelle certains documents ont vocation à être conservés avant même leur production... Ce cycle a été pensé depuis fort longtemps dans le processus d'archivage. Les documents à peine produits sont déjà des archives, et ils ont ensuite plusieurs vies. Un intérêt primaire, puis éventuellement un intérêt secondaire, s'ils sont conservés.

    2. a communication d’information laisse transparaitre des ruptures et des leviers.

      Ces ruptures et ces leviers sont déjà présents pour les archives papier. Le travail de l'archiviste consiste précisément, dans les introductions des instruments de recherche et au moyen de guide des sources, à établir des liens entre les fonds et entre les parties d'un même fonds dispersées au sein d'une même institution ou entre plusieurs institutions. La norme internationale de description d'archives ISAD-G prévoit des champs spécifiques pour ces questions. Il faudrait donc examiner ce que le numérique a apporté de nouveau de ce point de vue.

    3. une nouvelle pratique d’écriture numérique qui revêt également une dimension collaborative

      Ceci pose question à mon sens : je ne vois pas bien en quoi la dimension collaborative est le fait du numérique. Elle est à l’œuvre quel que soit le type de transfert d'archives, qu'il soit papier ou numérique. Le dialogue avec le producteur fait partie de la pratique habituelle des archivistes.

    4. de les intégrer aux fonds

      "Au fonds" ou "aux fonds" ? Il me semble qu'il faudrait employer le singulier, car il s'agit du fonds de l'association. Même s'il est matériellement divisé en plusieurs entrées en raison des qualités matérielles des documents (papier et numérique), il s'agit, intellectuellement du même fonds. Cette notion est fondamentale en archivistique. Voir à ce propos, si besoin, Michel Duchein https://www.persee.fr/doc/gazar_0016-5522_1977_num_97_1_2554.

    5. L’inventaire en ligne devient alors un dispositif d’écriture partagé, commun.

      Est ce qu'il n'y a pas une réflexion à avoir sur la nature de ces écritures ? Je trouve étonnant de voir une production documentaire militante et contre-institutionnelle embrasser aussi facilement les formes et les cadres d'une institution. Bien-sûr, les Archives départementales ne sont pas positionnées politiquement pour ou contre l'aéroport, et l'objectif de l'un converge vers l'objectif de l'autre : archiver. Mais on aurait pu s'attendre à ce que des résistances s'élèvent, tant sur le plan documentaire que sur le plan politique. C'est peut-être d'ailleurs l'extrême formalisation des métadonnées qui rend la rencontre possible.

      Une autre façon de poser la question : en quoi l'archive (et le processus de mise en archive) dépolitise la mémoire des documents ? Que peut-on dire de ce "dispositif d'écriture partagé, commun" au regard de cette manifeste dépolitisation ? Il me semble qu'il faut creuser à cet endroit !

    1. y aller.

      Remarque pas très pertinente mais le fait d'aller sur le groupe en tant qu'offreur, de prendre le temps de lire les demandes, voire d'y répondre - sans rien attendre en retour - est fort louable, et je me demande s'il n'est vraiment le fruit que d'un sentiment de communauté. Du reste je me demande quelle part de responsabilité doit être accordée aux algorithmes de Zuckerberg qui font passer dans notre fil d'actualité des demandes d'articles/ouvrages en lien avec des sujets qui nous intéressent et dont on a donc plus de chance d'avoir un exemplaire...

    1. que les seuls professionnels ne peuvent traiter ou valoriser.

      Question naïve sans doute, mais pourquoi pas ? Y a-t-il des conséquences directes à l'implication d'un public amateur ? Comment est-ce perçu par les institutions (et notamment les organismes de financement ?)

      Nous impliquons des étudiants lyciens et universitaires dans notre projet d'édition de l'Anthologie grecque, et malgré un travail remarquable de leur part, le fait qu'ils prennent part au processus d'édition n'est pas toujours apprécié à sa juste valeur

    2. écrits d’écran où prime le visible, la fragmentation et l’évenementialisation du lisible (Régnier, 2020).

      C'est un point de vue mais on pourrait aussi partir de la considération que le numérique se définit aussi comme un espace de liens (hytpertextuels et en réseaux) et un espace fait d'écritures.

    3. formes de médiation du patrimoine littéraire que le dispositif permet de développer

      Justement entre l'édition de Montesquieu en bibliothèque et celle numérique, ce n'est pas la même expérience d'une oeuvre littéraire qui est proposée au lecteur.trice, le travail de communication n'implique pas les mêmes instances d'énonciation éditoriale, ce n'est peut⁻être pas la même idée d'un patrimoine non plus

    4. La notoriété et l’affluence dont dispose Wikipédia permettent par conséquent de faire circuler des substituts numériques du patrimoine écrit et graphique jusque-là consultables dans les seules bases de données patrimoniales tout en améliorant rapidement la visibilité de la structure culturelle impliquée et ainsi de valoriser ses fonds patrimoniaux auprès d’un public distant qui ne franchira sans doute jamais ses portes.

      La question du public entre deux formes de médiations est, je trouve, extrêmement complexe à résoudre : il me semble qu'en effet les interfaces numériques crééent un déplacement d'un public qui désormais consultent en ligne plutôt que consulte en bibliothèque, ces interfaces permettent également une plus grande accessibilité (donc vont toucher un autre et un nouveau public), mais je pense que le groupe de spécialistes fait encore parti d'un public qui va consulter les objets dans les bibliothèques

    5. La participation des publics et amateurs est en effet une des spécificités du PCI, puisque ce sont eux, dans une recherche d’identité et de reconnaissance, qui contribuent à définir l’essence même de ce qui constitue leur culture et leur mémoire, suscitant parfois avec les structures de gouvernance des rapports de force.

      Il me semble justement intéressant cette conception dans la mesure où le patrimoine ici apparaît comme une entité institutionnelle et officielle tandis que faire patrimoine apparaîtrait davantage comme une action du public et de l'individu

    6. Comment s’organisent les enjeux de valorisation et de transmission des institutions culturelles face aux pratiques d’appropriation des publics ?

      C'est une question que nous considérons aussi (tant primordiale que épineuse) dans notre projet : et notre point de vue est de considérer les pratiques d'appropriation comme des actions qui sont des valorisations et des transmissions patrimoniales, autant parce qu'elles diffusent ou font acte de mémoire sans le savoir, qu'elles réactualisent un objet.

    7. panthéon littéraire national.

      J'ai l'impression que la question amateur/spécialiste et surtout la revandication d'un patrimoine comme appartenant à l'espace public géré par un collectif est une des problématiques fortes de la réflexion

    8. mettant par conséquent en question un des principes fondateurs de Wikipédia et, plus largement de l’écriture encyclopédique qui consiste à diffuser des savoirs établis par ailleurs.

      Je trouve très intéressant l'articulation avec Wikipédia mais cela m'évoque la question ou la réflexion suivante : en tant qu'encyclopédie numérique, Wikipédia est déjà en tant que telle une instance du patrimoine (qui serait un patrimoine scientifique général), donc il y a en fait un modèle ou une conception de ce qu'est un patrimoine (de ce qui le constitue, de comment il se structure, de qui y participe) en amont de la réalisation de Wikipédia. Est ce que la définition du patrimoine du projet rejoint cette modélisation ? la complète ? ou ne la questionne pas ?

    9. solliciter des usagers

      Comment concilier le fait de solliciter des usagers tout en privilégiant une spontanéité d'investissement de la part des utilisateurs ? Hormis une dimmension technique (ouverture et d'accessibilité de la plateforme), comment impliquer et intéresser un public extérieur au projet-même ?

      Nous nous posons les mêmes questions dans le cadre du projet "pour une édition numérique collaborative de l'Anthologie grecque", cf. notamment cet article en cours d'écriture

    10. patrimoine culturel immatériel

      Je devine que c'est l'expression officielle (mais je la trouve très problématique)

    11. matérialité de ces mises en scène numériques, nouveaux “lieux de mémoire virtuels” (Beaudouin, 2018 : 6)

      Également ici, l'adjectif virtuel laisse penser à une immatérialité

    12. de l’énonciation éditoriale du dispositif qui rend ainsi opérant le statut patrimonial des œuvres concernées.

      Dans la réflexion de Souchier, l'énonciation éditoriale apparaît davantage comme une revandication politique et épistémologique d'une matérialité du texte (pour considérer son inscription matérielle tout comme la présence de plusieurs acteurs autre que l'auteur dans le processus). Est-ce que ces dimensions sont adressées dans l'idée d'un patrimoine littéraire ?

    13. patrimoine écrit, soit un ensemble d’objets tangibles conservés par les bibliothèques, en patrimoine littéraire, soit un ensemble d’idées et de valeurs associé à des textes selon la logique transformatrice et créative de la trivialité (Jeanneret, 2014 : 15).

      Ce passage d'une instance patrimoniale à une autre fait presque penser que la bibliothèque n'est pas déjà le lieu d'un patrimoine littéraire et que le patrimoine littéraire est un ensemble plutôt abstrait qui n'a pas d'inscription géographique.

    14. “injonction à écrire, non pour transcrire un autographe difficile à déchiffrer, mais pour marquer de sa propre graphie, et sur un support d’usage intime, un énoncé rendu public, devenu appropriable par voie d’affichage…” (ibid.)

      La réaction de Georges Thiébaud qui a été décrite plus haut mise en lien avec ce passage permet je pense d'adresser la problématique de l'appropriation et d'un certain conservatisme/protectivisme culturel : avec le numérique et l'accessibilité massive donnée à des corpus auparavant plus difficiles d'accès, on voit un phénomène large de détournement ou d'appropriation où la frontière entre amateur et spécialiste s'estompe.

  10. Mar 2022
    1. Reste que pour bien faire, dans le monde idéal du chercheur engagé dans un projet d’édition numérique de ce type, le temps devrait se dédoubler, pour permettre conjointement le travail de recherche critique et historique sur le texte et la réflexion poussée sur son exploitation numérique.

      Il semble cependant que dans l'expérience les deux se soient réunis en une même dynamique d'expérimentation et de recherche collaborative

    2. du même support textuel

      Je serai curieuse d'en savoir plus sur ce partage à l'écran : est-ce que c'est la projection du texte sur un écran visible par tous les chercheurs présents, ou le partage entre les différents individus qui l'ouvrent simultanément sur leur différentes machines ? si tel est le cas, le terme support peut être à double tranchant parce que le support physique d'une page en ligne c'est aussi l'interface machine.

    3. d’un régime textuel littéral à un régime numérique

      Comme la suite de l'article ne semble pas traiter de la dimension technique de l'édition numérique, je comprends que régime textuel littéral concerne en fait le format de structuration et de diffusion plus que la structure interne (sinon il faudrait ajouter un développement sur la conception de l'édition en html du texte). Je pense que format textuel serait peut-être plus clair.

    4. leur éditorialisation dans un appareil critique définitif.

      ici le terme d'éditorialisation me semble employé au sens d'édition (au sens de structuration, valorisation et diffusion de l'information) ou même à celui de remédiation (passage d'un contexte médiatique à un autre). Voir peut-être au sujet de la remédiation : Remediation: Understanding new media de Bolter et Grusin.

    5. la lecture, l’annotation et la discussion d’un même texte par une communauté invitée et choisie

      même chose ici : je pense que ça serait très intéressant de développer ou préciser la conception de la lecture comme conversation, de prime abord la lecture me semble être une relation au texte mais pas forcément une conversation (peut être lecture au sens d'interprétation et d'analyse ?). Dans le cas d'une lecture collective, en revanche on se rapprocherait davantage de la conversation et du collaboratif.

    6. les échanges vivants, le texte partagé en ligne

      Est-ce que dans ce développement le fait de partager le texte en ligne est conçu lui-même comme un pôle de discussion et surtout en quelle mesure il est considéré ainsi ? Il me semble que si la dimension conversationnelle est claire pour les annotations et échanges directs, elle l'est moins pour le partage d'un document entre plusieurs individus qui répond davantage à une dynamique de diffusion.

    1. Le chat est parfois un espace d’échanges autonomes, dont les participant·e·s ne cherchent plus le relais vers l’interaction groupale globale.

      C'est un point intéressant de penser qu'une des fonctionnalités du dispositif de mise en relation produit une présence parallèle, qui peut même gêner l'échange par l'image. On pourrait aussi le voir comme une extension de l'interaction.

    2. elle

      La spontanéité de cette féminisation est intéressante ; Christine fait-elle allusion à la personne qui est à distance, ou plutôt au robot ? Dans ce dernier cas, voir peut-être [cet article du Monde sur le sexe des robots]((https://www.lemonde.fr/festival/article/2018/09/25/les-etudes-de-genre-se-penchent-sur-le-sexe-des-robots_5359786_4415198.html).

  11. Oct 2021
  12. Mar 2021
  13. May 2020