14 Matching Annotations
  1. May 2026
    1. Rapport d'information sur la prise en charge de l'autisme en France

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les conclusions et recommandations d'une mission d'information de l'Assemblée nationale portant sur la prise en charge de l'autisme.

      Le constat est sans appel : malgré des plans nationaux successifs, la France accuse un retard d'environ 20 ans par rapport aux standards internationaux et aux connaissances scientifiques actuelles.

      Points clés à retenir :

      • Urgence statistique : Un enfant sur six est atteint d'un trouble du neurodĂ©veloppement (TND), et environ 8 000 enfants naissent chaque annĂ©e avec un trouble du spectre autistique (TSA).

      • Faillite du pilotage : L'État navigue « Ă  vue » faute de donnĂ©es fiables.

      Certaines Agences Régionales de Santé (ARS) admettent ne pas connaître précisément les besoins de leur territoire.

      • Paradigme obsolète : Le modèle français est restĂ© trop longtemps prisonnier d'approches psychanalytiques culpabilisantes, au dĂ©triment des neurosciences.

      • Silos institutionnels : Le cloisonnement entre le sanitaire, le mĂ©dico-social et l'Éducation nationale gĂ©nère des ruptures de parcours dramatiques pour les familles.

      • PrioritĂ© absolue : Le rapport prĂ©conise un virage radical vers l'intervention prĂ©coce (modèle « Agir tĂ´t ») et une scolarisation rĂ©ellement inclusive, conditionnĂ©e par une formation massive des professionnels.

      --------------------------------------------------------------------------------

      I. Un constat alarmant : un système fragmenté et dépassé

      Le rapport souligne que la France a perdu un temps considérable dans l'intégration des connaissances scientifiques internationales.

      L'héritage d'un retard scientifique

      • L'influence psychanalytique : Pendant des dĂ©cennies, l'approche française a Ă©tĂ© dominĂ©e par une vision culpabilisant les parents, notamment via le concept des « mères rĂ©frigĂ©rateurs ».

      Ce modèle a retardé l'adoption de méthodes éducatives et comportementales (comme la méthode ABA) reconnues ailleurs.

      • Condamnations internationales : Depuis les annĂ©es 2000, la France a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  plusieurs reprises par le ComitĂ© europĂ©en des droits sociaux pour non-respect des droits des personnes autistes (accès restreint Ă  la scolarisation, manque de structures).

      Un pilotage « à l'aveugle »

      • Absence de donnĂ©es : Le manque de systèmes d'information harmonisĂ©s entre les Maisons DĂ©partementales des Personnes HandicapĂ©es (MDPH) et les ARS empĂŞche une Ă©valuation rĂ©elle des besoins.

      • InĂ©galitĂ©s territoriales : L'offre de soins est hĂ©ritĂ©e de l'implantation historique des associations plutĂ´t que d'une stratĂ©gie d'État, crĂ©ant des dĂ©serts de prise en charge.

      --------------------------------------------------------------------------------

      II. L'intervention précoce : le levier du changement

      L'un des enseignements majeurs est que chaque mois gagné dans le repérage et l'accompagnement modifie durablement la trajectoire d'autonomie de l'enfant.

      Sortir de l'attente administrative

      • Intervenir avant le diagnostic : Le système français attend trop souvent un diagnostic dĂ©finitif et une notification MDPH avant d'agir.

      Le rapport préconise d'intervenir dès les premiers signes (modèle inspiré du Québec), car la plasticité cérébrale des jeunes enfants est une fenêtre d'opportunité critique.

      • GĂ©nĂ©ralisation d'« Agir tĂ´t » : Ce programme permet un repĂ©rage pluridisciplinaire dès 18 mois, sans attendre l'Ă©tiquette diagnostique, pour mettre en place des soutiens en orthophonie ou psychomotricitĂ©.

      Modernisation des pratiques

      • Adoption de la CIM-11 : S'aligner sur les classifications internationales pour dĂ©finir l'autisme et ses besoins d'accompagnement.

      • Financement sous condition : Les rapporteurs proposent de conditionner les financements publics au respect des recommandations de bonnes pratiques de la Haute AutoritĂ© de SantĂ© (HAS).

      --------------------------------------------------------------------------------

      III. L'école inclusive : du principe à la réalité

      Si la loi de 2005 a posé le principe de la scolarisation en milieu ordinaire, la mise en œuvre reste insuffisante et parfois « maltraitante ».

      Les obstacles à l'inclusion réelle

      • DĂ©ficit de formation : Les enseignants ne reçoivent souvent que quelques heures de formation sur l'autisme (6 heures pour certains certificats de spĂ©cialisation), les laissant dĂ©munis face aux Ă©lèves.

      • PrĂ©caritĂ© des AESH : Les Accompagnants d'Élèves en Situation de Handicap (AESH) manquent d'un statut stable et de formation spĂ©cifique, alors qu'ils sont le maillon essentiel de l'inclusion.

      • AmĂ©nagements sensoriels : L'environnement scolaire (nĂ©ons, bruit, surcharge visuelle) est souvent inadaptĂ© Ă  la sensibilitĂ© sensorielle des enfants autistes.

      Recommandations pour l'Éducation nationale

      • DĂ©cloisonnement : Implanter les plateaux techniques mĂ©dico-sociaux directement au sein des Ă©coles pour Ă©viter les dĂ©placements Ă©puisants des enfants.

      • UnitĂ©s d'Enseignement (UEMA, UEA) : DĂ©velopper ces dispositifs tout en veillant Ă  ce qu'ils ne soient pas des « ghettos » au sein de l'Ă©cole, mais des outils de mixitĂ© rĂ©elle.

      --------------------------------------------------------------------------------

      IV. Gouvernance et réformes structurelles

      Le rapport propose 22 recommandations phares pour refonder la politique publique de l'autisme.

      Une approche intégrée

      • Maisons de l'enfant et de la famille : CrĂ©er des lieux uniques regroupant compĂ©tences mĂ©dicales, Ă©ducatives et sociales pour sortir de la logique de silos.

      • Territoires pilotes : ExpĂ©rimenter dans cinq dĂ©partements une gouvernance intĂ©grĂ©e entre l'État, les ARS et les conseils dĂ©partementaux.

      • Observatoire national : CrĂ©er une instance chargĂ©e d'Ă©valuer l'efficacitĂ© des politiques publiques et de mesurer les rĂ©sultats rĂ©els pour les usagers.

      Qualité et contrôle

      • Interdiction stricte du « packing » : MalgrĂ© l'interdiction, certaines pratiques apparentĂ©es subsistent.

      Le rapport demande une vigilance accrue et des sanctions pour les établissements récalcitrants.

      • ContrĂ´les inopinĂ©s : Renforcer le pouvoir de sanction des ARS et multiplier les inspections sur site pour garantir la qualitĂ© de l'accueil.

      --------------------------------------------------------------------------------

      V. Les situations de grande vulnérabilité

      Le document met en lumière les conséquences dramatiques de l'insuffisance de l'offre nationale.

      L'exil en Belgique

      • Environ 8 200 Français, dont plus de 1 000 enfants, sont pris en charge en Belgique faute de places en France

      .- Cette situation engendre un coût financier important pour la France et une rupture affective brutale pour les enfants, notamment ceux relevant de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) qui se retrouvent isolés à l'étranger.

      La rupture du passage à l'âge adulte

      • Amendement Creton : Le manque de places en structures pour adultes bloque des jeunes dans des Instituts MĂ©dico-Éducatifs (IME) pour enfants, embolisant ainsi tout le système et empĂŞchant l'entrĂ©e des plus jeunes.

      • Insertion professionnelle : Le rapport appelle Ă  sĂ©curiser les parcours vers l'emploi pour les adultes autistes dont l'autonomie est rĂ©duite mais le potentiel rĂ©el si l'environnement est adaptĂ©.

      --------------------------------------------------------------------------------

      VI. Soutien aux familles et société inclusive

      La réussite de la stratégie nationale repose également sur la reconnaissance du rôle des familles et l'adaptation de la société civile.

      • Reconnaissance de l'expertise parentale : Les parents doivent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme des partenaires de soin et non comme des spectateurs.

      Le rapport préconise le développement de la pair-aidance.

      • Solutions de rĂ©pit : CrĂ©er des dispositifs pour Ă©viter l'Ă©puisement des aidants, qui sont parfois contraints de cesser leur activitĂ© professionnelle.

      • MĂ©diation animale : Faciliter l'accès aux chiens d'assistance, dont l'efficacitĂ© pour apaiser les crises et sĂ©curiser les dĂ©placements est soulignĂ©e.

      • AccessibilitĂ© universelle : Adapter l'espace public (transports, commerces) aux spĂ©cificitĂ©s sensorielles (amĂ©nagement du bruit, de la lumière, signalĂ©tique visuelle).

      | Chiffres Clés | Données | | --- | --- | | Prévalence TND | 1 enfant sur 6 | | Naissances autisme/an | ~ 8 000 enfants | | Français en Belgique | 8 200 personnes | | Retard estimé de la France | 20 ans | | Nombre de recommandations | 22 (socle principal) |

      --------------------------------------------------------------------------------

      Conclusion des rapporteurs : La prise en charge de l'autisme est un révélateur des failles des politiques publiques de l'enfance en France.

      Le passage d'une logique administrative à une logique de besoins réels, fondée sur la science et l'inclusion, est un impératif républicain.

  2. Mar 2026
    1. État des lieux de l'autisme et des troubles du neurodéveloppement en 2026

      Résumé Exécutif

      En 2026, la compréhension de l'autisme a radicalement évolué, passant d'une vision centrée sur la petite enfance à une perspective globale englobant tout le cycle de la vie.

      Affectant environ 1 % de la population générale, le trouble du spectre de l'autisme (TSA) est désormais fermement établi comme un trouble du neurodéveloppement d'origine biologique, débutant in utero.

      Le diagnostic reste exclusivement clinique, reposant sur une dyade de symptômes (communication/interaction et intérêts restreints) et nécessitant une expertise pluridisciplinaire.

      L'innovation majeure réside dans la reconnaissance de la plasticité cérébrale comme levier thérapeutique principal, permettant, grâce à des interventions précoces et personnalisées, de modifier les trajectoires de vie des personnes concernées.

      L'enjeu sociétal actuel se déplace vers l'accompagnement des adultes, le vieillissement des personnes autistes et l'inclusion réelle dans tous les pans de la société (école, travail, culture).

      --------------------------------------------------------------------------------

      1. Définition et Cadre Clinique du Neurodéveloppement

      L'autisme s'inscrit dans la catégorie plus large des troubles du neurodéveloppement (TND), qui incluent également la dyslexie et les troubles du développement intellectuel.

      Les piliers du diagnostic

      Le diagnostic de l'autisme en 2026 repose sur des critères cliniques internationaux validés, faute de marqueurs biologiques (imagerie ou prise de sang) disponibles.

      Il se définit par deux dimensions principales :

      • AtypicitĂ© de la communication et des interactions sociales.

      • Comportements rĂ©pĂ©tĂ©s et intĂ©rĂŞts restreints (tendance marquĂ©e Ă  la routine et Ă  la rigiditĂ©).

      Le spectre de l'autisme

      Le terme "spectre" illustre la diversité extrême des profils :

      • Haut potentiel et talents particuliers : Personnes dotĂ©es d'une mĂ©moire photographique ou de capacitĂ©s perceptives exceptionnelles, capables de tĂ©moigner de leur rĂ©alitĂ©.

      • Besoins de soutien Ă©levĂ©s : Personnes souvent non verbales, prĂ©sentant parfois un trouble du dĂ©veloppement intellectuel associĂ© et des comportements dĂ©fis (automutilations).

      Statistiques et démographie

      • PrĂ©valence : 1 % de la population gĂ©nĂ©rale (environ 1 personne sur 100).

      • Sexe-ratio : Environ 4 garçons pour 1 ou 2 filles.

      L'expression clinique chez les femmes est souvent plus subtile et nécessite une attention particulière pour éviter le sous-diagnostic.

      • RĂ©partition par âge : Deux tiers des personnes autistes sont des adultes.

      --------------------------------------------------------------------------------

      2. Fondements Neurobiologiques et Étiologie

      L'autisme n'est pas le résultat d'un défaut relationnel parental, mais d'une construction atypique du système nerveux.

      La mise en place des réseaux de neurones

      Le développement cérébral commence très tôt in utero. Un nouveau-né possède 100 milliards de neurones, mais c'est la création des connexions (synapses) qui est déterminante.

      Dans l'autisme, cette architecture de réseaux se fait de manière atypique, modifiant le traitement de l'information et la perception de l'environnement.

      Facteurs de causalité

      L'origine est multifactorielle, combinant génétique et environnement :

      • VulnĂ©rabilitĂ© gĂ©nĂ©tique : Elle reprĂ©sente 50 Ă  80 % de la cause.

      Il s'agit souvent d'une multitude de petites marques génétiques impactant le fonctionnement synaptique.

      • Facteurs environnementaux : L'âge parental avancĂ© (père ou mère), l'obĂ©sitĂ© ou l'hypertension pendant la grossesse, et potentiellement l'exposition Ă  certains polluants ou pesticides.

      • RĂ©futation : Les thĂ©ories incriminant les vaccins (notamment le ROR) ou l'Ă©ducation maternelle sont scientifiquement invalidĂ©es.

      --------------------------------------------------------------------------------

      3. Une Approche Dynamique : Le Diagnostic de Trajectoire

      L'autisme ne doit plus être vu comme un état figé, mais comme un processus dynamique nécessitant des réévaluations périodiques.

      Le suivi tout au long de la vie

      Le diagnostic de trajectoire permet d'ajuster l'accompagnement en fonction de l'évolution de la personne :

      • Petite enfance : Diagnostic ultra-prĂ©coce dès la première annĂ©e.

      • Adolescence : Gestion des troubles anxieux, du risque de harcèlement scolaire et des problĂ©matiques dĂ©pressives.

      • Ă‚ge adulte : Autonomie, insertion professionnelle et habitat.- Vieillissement : Identification d'un surrisque possible de maladies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives (Alzheimer, Parkinson) nĂ©cessitant une anticipation des soins.

      Vulnérabilités et comorbidités

      Les personnes autistes sont plus fragiles sur le plan de la santé :

      • SantĂ© mentale : Risque accru de dĂ©pression et d'anxiĂ©tĂ©.

      • SantĂ© physique : PrĂ©valence Ă©levĂ©e d'Ă©pilepsie, de troubles du sommeil et de troubles gastro-intestinaux.

      --------------------------------------------------------------------------------

      4. Particularités du Fonctionnement Perceptif et Cognitif

      L'expérience du monde d'une personne autiste est sensoriellement différente de celle d'une personne ordinaire.

      | Domaine | Particularités observées | | --- | --- | | Regard | Difficulté à utiliser le regard comme canal implicite de communication ; traitement atypique des zones du visage. | | Émotions | Difficulté à reconnaître les nuances fines des expressions faciales (colère, tristesse, joie). | | Audition | Difficulté à distinguer la voix humaine des bruits environnementaux ; hypersensibilité à certains sons (aspirateur, etc.). | | Intégration | Difficulté à traiter simultanément les informations visuelles et auditives (conflits sensoriels). | | Perception | Focalisation sur les détails plutôt que sur le sens global (cohérence centrale faible). |

      --------------------------------------------------------------------------------

      5. Stratégies d'Intervention et Innovations

      Bien qu'il n'existe pas de médicament ciblant le cœur de l'autisme, la plasticité cérébrale offre des perspectives thérapeutiques majeures.

      Interventions développementales et comportementales

      Les recommandations de 2026 préconisent des programmes individualisés combinant :

      • Orthophonie et psychomotricitĂ©.

      • Groupes d'habiletĂ©s sociales.

      • Éducation thĂ©rapeutique pour les parents (guidance parentale).

      Innovations technologiques

      L'utilisation de la réalité immersive permet de projeter des environnements réels (classe, boulangerie) pour aider l'enfant ou l'adulte à s'entraîner au traitement des informations sensorielles et sociales dans un cadre sécurisant.

      Synchronie cérébrale

      La recherche montre que lors d'une interaction réussie, les rythmes cérébraux de deux personnes se synchronisent.

      Les thérapies visent à favoriser cette synchronisation pour relancer l'architecture des réseaux neuronaux.

      --------------------------------------------------------------------------------

      6. Enjeux de Société et Inclusion

      L'objectif ultime est de garantir aux personnes autistes une place de citoyen à part entière.

      • Accès aux soins : Adapter l'offre de soins (salles d'attente, dĂ©roulement des examens) pour tenir compte des particularitĂ©s sensorielles.

      • ScolaritĂ© et Emploi : DĂ©velopper l'accompagnement en milieu ordinaire (AESH, dispositifs d'autorĂ©gulation) et favoriser l'insertion en CDI pour les adultes.

      • Culture et Loisirs : Rendre les lieux de culture (théâtres, musĂ©es) accessibles en formant le personnel et en adaptant l'environnement.

      • NeurodiversitĂ© : ReconnaĂ®tre l'autisme comme une diffĂ©rence qui apporte une richesse Ă  la sociĂ©tĂ©, tout en ne niant pas la rĂ©alitĂ© clinique et la souffrance associĂ©e aux formes les plus sĂ©vères.

      « Rien n'est jamais figé, rien n'est fixé... nous avons des vrais leviers pour modifier ces trajectoires. »

  3. Jun 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:07][^1^][1] - [00:26:52][^2^][2]:

      La vidéo présente une conférence sur l'anxiété et les troubles anxieux dans la psychopathologie de l'enfant, en se concentrant sur les exemples du spectre de l'autisme. La conférencière, M-D. Amy, explore les causes et les manifestations de l'anxiété chez les enfants autistes, soulignant comment elle peut contribuer à l'isolement et à des difficultés de communication. Elle discute également de l'importance de l'intervention précoce et de l'approche individualisée dans le traitement de ces troubles.

      Points forts: + [00:00:24][^3^][3] Introduction et définitions * Présentation des termes "spectre", "anxiété" et "autisme" * Discussion sur l'impact de l'anxiété sur les enfants autistes * Importance de l'intervention précoce + [00:07:02][^4^][4] L'anxiété et l'autisme * L'anxiété comme facteur contribuant à l'isolement autistique * Les défis de la communication et de la compréhension sociale * La nécessité d'approches individualisées pour chaque enfant + [00:13:04][^5^][5] Empathie et anxiété * Relation entre l'empathie affective/cognitive et l'anxiété * Impact de l'anxiété sur la capacité à gérer le quotidien * L'importance de comprendre et de travailler sur les causes de l'anxiété + [00:20:03][^6^][6] Observations sur les bébés et l'anxiété * Témoignages de mères sur le comportement de leurs bébés autistes * L'importance des premiers contacts et de la réassurance maternelle * Approches pour soulager l'anxiété et favoriser le développement relationnel

    1. Résumé de la vidéo [00:00:11][^1^][1] - [00:30:20][^2^][2]:

      Dans cette vidéo, Josef Schovanec, philosophe et écrivain, explore la notion de normalité à travers une analyse psychiatrique. Il discute de la diversité humaine, de l'importance de la biodiversité humaine et de la façon dont les différences individuelles peuvent être des atouts, en utilisant l'exemple de Greta Thunberg et son autisme. Schovanec aborde également les défis sociaux et les perceptions erronées associées à l'autisme, tout en soulignant la valeur des personnes atypiques dans la société et la culture.

      Points forts: + [00:00:11][^3^][3] Introduction et provocation * Schovanec introduit son sujet de manière provocatrice * Il souligne l'importance du rire et de l'inclusion * Mentionne la diversité des êtres humains et la biodiversité humaine + [00:04:05][^4^][4] Greta Thunberg et l'autisme * Discute de l'impact de l'autisme de Greta Thunberg sur son militantisme * Explique comment les différences peuvent être des atouts * Relie la biodiversité écologique à la diversité humaine + [00:07:01][^5^][5] Handicap et société * Examine la réversibilité du handicap et la viabilité des sociétés différentes * Mentionne le syndrome de Cassandre lié à l'autisme * Critique la perception de la souffrance dans l'autisme + [00:15:07][^6^][6] Réseaux sociaux et conformité * Analyse l'impact des réseaux sociaux sur la conformité et l'attention * Compare les intérêts des autistes et des non-autistes * Discute de l'économie de l'attention et du métier d'influenceur + [00:23:15][^7^][7] Croyances fictives et structuration sociale * Aborde la croyance en des entités fictives comme l'État * Explore la structuration des groupes et l'identité collective * Souligne la différence de perception entre autistes et non-autistes + [00:27:00][^8^][8] Diversité culturelle et normalité * Souligne la présence de personnes différentes dans la culture * Critique la normalité et ses ingrédients limités * Valorise les contributions des personnes atypiques à la société

      Résumé de la vidéo [00:30:21][^1^][1] - [00:47:25][^2^][2] : Josef Schovanec, philosophe et écrivain, explore la notion de normalité en psychiatrie et la place des personnes handicapées dans la société. Il propose une réflexion sur l'utilité des différences et la contribution unique des individus atypiques à la collectivité humaine.

      Points forts : + [00:30:21][^3^][3] La question de la normalité * Interrogation sur la présence de personnes handicapées * La nature économique et l'utilité des différences * Rôles historiques des personnes jugées différentes + [00:32:01][^4^][4] L'importance de l'autodérision * L'humour comme moyen de réflexion et de détente * L'autodérision pour aborder les statistiques et les perceptions * La vie vue comme un jeu, avec des défis à relever + [00:39:40][^5^][5] Le rôle des personnes avec multiples différences * Chaque personne a sa place et doit avoir sa place * Les différences comme source d'originalité et de créativité * La vie comme un jeu vidéo à difficulté maximale, stimulant et enrichissant + [00:45:17][^6^][6] La perception sociale et l'évolution des normes * Comment les perceptions changent avec le succès * L'exemple des crypto-monnaies et de leurs créateurs * La nécessité de personnes atypiques pour construire l'avenir

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:25][^2^][2]:

      Cette vidéo présente le témoignage de Sylvain Huard, un jeune homme de 24 ans, et de sa mère Laurence, qui partagent leur expérience de vie avec le handicap de Sylvain. Ils discutent des défis rencontrés, de l'impact sur la famille, et de l'importance du soutien familial.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] L'importance du soutien familial * Les parents s'adaptent et acceptent leur enfant, handicapé ou non * La famille peut être encore plus liée par les défis du handicap + [00:01:38][^4^][4] L'expérience de la parentalité et la fratrie * Discussion sur la parentalité d'un enfant handicapé et les répercussions sur les frères et sœurs * Sylvain et sa mère retracent son parcours depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte + [00:03:00][^5^][5] Le parcours diagnostique et scolaire * Sylvain a été confronté à des difficultés scolaires et à un long parcours diagnostique * Il a été diagnostiqué avec un TED non spécifié à l'âge de 14 ans après de nombreux défis + [00:20:59][^6^][6] Le témoignage du frère de Sylvain * Floriant partage son expérience en tant que frère d'une personne handicapée * Il parle de l'impact du handicap de Sylvain sur sa propre vie et leur relation actuelle

      Résumé de la vidéo [00:22:27][^1^][1] - [00:42:19][^2^][2]:

      Cette vidéo présente un témoignage personnel sur le parcours hors-norme de Sylvain, un jeune homme ayant des troubles du développement. Il partage ses expériences d'intimidation à l'école, les défis de l'intégration sociale et son évolution vers une vie indépendante et épanouie.

      Points forts: + [00:22:27][^3^][3] Les défis de l'école * Sylvain a subi de la violence et de l'incompréhension * Il a été victime d'intimidation par les élèves et maltraité par les adultes * Ces expériences ont eu un impact profond sur lui et sa famille + [00:25:07][^4^][4] La résilience et la croissance * Malgré les difficultés, Sylvain a développé une maturité et une bienveillance remarquables * Il a appris à se protéger et à s'adapter à son environnement * Sa famille reconnaît sa transformation en une personne empathique et capable + [00:31:00][^5^][5] L'adoption d'un nouveau mode de vie * Sylvain a choisi une vie d'itinérance, trouvant du bonheur dans la simplicité * Il a surmonté les obstacles avec créativité et autonomie * Cette nouvelle vie lui a apporté une liberté et une satisfaction personnelle + [00:39:01][^6^][6] Le voyage comme thérapie * Les voyages ont permis à Sylvain de se découvrir et de s'épanouir * Il a parcouru des milliers de kilomètres, gagnant en confiance et en indépendance * Sa mère exprime sa fierté et son soulagement de le voir heureux et accompli

  4. Feb 2024
    1. Webinaire animé par Patrick BINISTI, docteur en Sciences du langage et formateur Adaptation scolaire et handicap (ASH) à l'INSPE de Créteil. Patrick BINISTI est spécialisé dans la prise en compte du fonctionnement cognitif d'enfants avec des troubles du spectre autistique. Ainsi, ce module 2 du parcours de formation « L’école inclusive » traite du fonctionnement cognitif et psychologique des élèves avec autisme. Il présente aussi des pistes pour créer un environnement favorable à leur accueil.

  5. Jan 2024
  6. Apr 2023
  7. Mar 2022
    1. Ce programme nommé « I can word it too », disponible en hébreu et arabe, a été spécialement créé pour cette étude. Il reproduit les activités quotidiennes (jouer à des jeux, prendre les repas, faire sa toilette…) et demande à l’enfant ce à quoi il veut jouer, en lui présentant un choix de jeux sur l’écran

      ==>il s’agirait d’une déclinaison sur écran des outils et méthodes de communication améliorée et alternative (CAA), comme le PECS ou le Makaton. déjà existants, IDEOPICTO ou le langage conceptuel SACCADE

  8. May 2021
    1. Une plateforme éducative avec des ressources susceptibles d’aider les enfants autistes à communiquer (audio, vidéo, bibliothèque en ligne, messagerie…) a été développée et testée par des chercheurs de l’Institut supérieur technique de la Faculté technique de Lisbonne et d’autres partenaires. Les chercheurs ont accompagné pendant plusieurs mois trois enfants scolarisés âgés de 12 ans. L’apprentissage, via la plateforme, a permis de travailler sur les préférences ludiques des enfants.

      jby

  9. Feb 2021
    1. Ces résultats encouragent donc l’usage d’outils informatiques adéquats pour améliorer la communication sociale chez les enfants atteints d’autisme.

      La conclusion de l'étude argumente en faveur de la question argumentative. En revanche, s'il l'on se réfère aux récentes avancées sur l'autisme, tout support ne convient pas à tout sujet autiste. En amont, il est important d'effectuer des bilans sensoriels, afin de savoir si la tablette n'est pas sur-stimulante et par conséquent agressive, et des bilans de compétences cognitives, afin de définir si un support sur écran a un intérêt ou non pour la personne. Peut-être que cela est sous-entendu avant l'étude présentée. Quoiqu'il en soit, l'important c'est de mettre du sens dans les mains d'un enfant autiste pour lui permettre d'évoluer, peu importe la forme (Harrison,

  10. Jan 2018
    1. Ceux qui n’ont pas de diagnostique formel posé par un professionnel, peuvent également être qualifiés d’auto-diagnostique confirmé par des pairs (si leur auto-diagnostique a été confirmé par d’autres adultes sur le spectre). Cette approche reconnaît le modèle ethnique, utilisé par des populations autochtones et par le mouvement des sourds, selon lequel toute personnequi appartient et s’identifie à une communauté est acceptée par celle-ci. Ceci est important pour les personnes aux extrémités du spectre qui bénéficient de peu de reconnaissance : alors que nombre d’entre eux s’identifient plus aux autistes qu’aux neurotypiques, ils peuvent être exclus par les professionnels actuels des diagnostiques, mais sont inclus comme des cousins dans la communauté des autistes