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  1. Jan 2026
    1. Synthèse de l'Avis du Conseil d'État sur la Proposition de Loi "Protéger les Mineurs en Ligne"

      1. Contexte et Objectifs de la Proposition de Loi

      Cette proposition de loi a été élaborée en réponse à des constats alarmants concernant les risques auxquels les réseaux sociaux exposent les mineurs.

      Faisant directement suite aux recommandations du rapport de la commission d’enquête sur TikTok, le texte met en lumière les dangers d'addiction et les effets psychologiques néfastes de certaines plateformes sur la santé mentale des jeunes.

      L'objectif principal du législateur est donc de renforcer de manière significative le cadre de protection des mineurs dans l'environnement numérique, en instaurant des mesures contraignantes et préventives.

      Les deux mesures phares de la proposition initiale sont les suivantes :

      Interdiction d'accès pour les moins de 15 ans : Le texte visait à imposer une obligation directe aux fournisseurs de services de réseaux sociaux de refuser l'inscription des mineurs de moins de 15 ans.

      Pour ce faire, les plateformes auraient dû mettre en œuvre des dispositifs de contrôle d'âge robustes, sous peine de sanctions financières et d'injonctions judiciaires.

      Couvre-feu numérique pour les 15-18 ans : Pour cette tranche d'âge, la proposition prévoyait une obligation de désactivation automatique de l'accès aux comptes entre 22 heures et 8 heures du matin, en s'appuyant sur les mêmes solutions techniques de vérification de l'âge.

      En complément de ce dispositif central, le texte comprend plusieurs autres mesures structurantes :

      | Mesure | Objectif Stratégique | | --- | --- | | Lutte contre la publicité pro-suicide | Compléter la liste des contenus illicites pour inclure la propagande en faveur de moyens de se donner la mort. | | Renforcement des peines | Augmenter la durée de suspension des comptes d'accès aux plateformes en cas d'infraction. | | Messages sanitaires | Imposer des informations préventives sur les publicités pour les réseaux sociaux et sur les emballages de smartphones. | | Formation scolaire | Étendre la formation sur l'usage du numérique à la sensibilisation aux enjeux de santé mentale. | | Interdiction des téléphones dans les lycées | Généraliser l'interdiction déjà en vigueur dans les collèges pour favoriser la concentration et prévenir le harcèlement. | | Création d'un délit de négligence parentale | Sanctionner les parents en cas d'usage excessif, inadapté ou non surveillé des outils numériques par leur enfant. |

      L'analyse juridique approfondie du Conseil d'État révèle cependant que, si l'intention est louable, les mécanismes proposés soulèvent des difficultés majeures de compatibilité avec le droit européen et les libertés fondamentales.

      2. Analyse Critique du Conseil d'État : Compatibilité avec le Droit Européen

      La conformité au droit de l'Union européenne est une condition essentielle de la validité de toute loi nationale.

      Le Conseil d'État souligne que le Règlement sur les Services Numériques (DSA) harmonise pleinement les règles pour les plateformes opérant dans l'UE, limitant drastiquement la capacité des États membres à leur imposer des obligations supplémentaires.

      L'avis du Conseil se révèle être une véritable leçon d'ingénierie juridique, démontrant comment atteindre un objectif de politique nationale dans le cadre contraignant d'un droit européen harmonisé.

      Le Conseil d'État met en évidence une incompatibilité juridique frontale : en imposant une obligation directe aux plateformes de refuser l'inscription des mineurs, la proposition de loi initiale violerait le principe d'harmonisation maximale du DSA, rendant la mesure juridiquement fragile et susceptible d'être invalidée.

      Pour surmonter cet obstacle majeur, le Conseil d'État propose une reformulation décisive, qui constitue le pivot de sa stratégie. Au lieu d'obliger les plateformes, la loi doit directement interdire l'accès au mineur : `

      « Il est interdit au mineur de quinze ans d’accéder à un service de réseau social en ligne »`.

      Cet acte de prohibition qualifie automatiquement un tel accès de "contenu illicite" au sens de la définition large du DSA.

      Cette reclassification est la clé de voûte de la stratégie du Conseil : elle permet de mobiliser les puissants mécanismes de régulation du DSA (injonctions de l'Arcom, signalements, sanctions) contre les plateformes sans créer une nouvelle obligation nationale, interdite par le droit européen.

      Le cadre de l'UE devient ainsi le principal outil d'application d'une politique nationale française.

      Pour renforcer l'effectivité de cette interdiction, le Conseil suggère d'ouvrir un second flanc de mise en conformité. Il préconise de prévoir la nullité de plein droit des contrats passés par un mineur en violation de cette interdiction.

      Une telle nullité priverait de base légale tout traitement de ses données personnelles, exposant les plateformes à des contrôles et sanctions de la part de la CNIL au titre du RGPD, ce qui augmente considérablement la pression en faveur du respect de la loi.

      Enfin, le Conseil recommande que la Commission européenne élabore des lignes directrices pour s'assurer que les plateformes gèrent correctement la restitution des contenus et des données aux mineurs dont les comptes sont résiliés, afin de ne pas porter atteinte à leurs droits de propriété intellectuelle.

      Cette refonte juridique est présentée comme une condition sine qua non à la viabilité du texte.

      3. Analyse Critique du Conseil d'État : Équilibre avec les Droits et Libertés Fondamentaux

      Au-delà de la conformité européenne, le Conseil d'État analyse la conciliation entre l'objectif de protection de l'enfance — une exigence constitutionnelle — et le respect des libertés fondamentales du mineur (liberté d'expression, d'information) et des droits des parents.

      Sur ce plan, le Conseil juge le dispositif initial déséquilibré et disproportionné pour trois raisons principales :

      1. Caractère général et absolu : L'interdiction s'appliquerait à tous les "réseaux sociaux" sans distinction, y compris ceux ne présentant aucun risque avéré (plateformes collaboratives, éducatives), ce qui est jugé excessif.

      2. Absence de discernement et de rôle parental : Le mécanisme initial ignore le degré de maturité de l'enfant et écarte totalement les parents de leur rôle d'accompagnement, en contradiction avec le Code civil et la Convention relative aux droits de l’enfant.

      3. Manque de justification du couvre-feu : Les bornes horaires du couvre-feu pour les 15-18 ans (22h-8h) sont jugées insuffisamment documentées et donc disproportionnées.

      Pour rééquilibrer le texte, le Conseil d'État propose une refonte qui incarne un changement de philosophie réglementaire : passer d'une interdiction étatique, brute et centrée sur la plateforme, à un système nuancé, responsabilisant les parents et centré sur le terminal. Ce mécanisme alternatif repose sur deux volets :

      Volet 1 - Interdiction Ciblée Le Gouvernement pourrait, par décret en Conseil d’État pris après avis de l’Arcom, interdire l'accès aux mineurs de moins de 15 ans à des réseaux sociaux spécifiquement identifiés comme dangereux en raison de leurs systèmes de recommandation.

      L'État utilise ici son pouvoir de prohibition de manière ciblée, là où le danger est avéré.

      Volet 2 - Autorisation Parentale Généralisée Pour tous les autres réseaux sociaux, l'accès serait interdit sauf autorisation expresse d'un parent.

      Réalisée via des dispositifs installés sur les systèmes d’exploitation des équipements terminaux distribués par les fournisseurs d’accès à l’internet (à l'instar des mécanismes de contrôle parental existants), cette autorisation serait révocable et pourrait préciser une durée d'usage.

      L'État délègue ici à une autorité parentale guidée le soin d'évaluer le risque.

      Cette approche duale résout le problème de proportionnalité, transformant une interdiction fragile en un système de régulation juridiquement beaucoup plus solide.

      4. Recommandations et Points de Vigilance sur les Autres Articles

      Le Conseil d'État a également examiné les autres articles de la proposition de loi, formulant des recommandations d'ajustement ou des réserves importantes.

      Interdiction des téléphones dans les lycées (Art. 6) : La mesure est jugée nécessaire et proportionnée.

      Le Conseil recommande d'exclure explicitement de son champ les formations de l'enseignement supérieur et de différer son entrée en vigueur à la rentrée scolaire 2026.

      Formation scolaire (Art. 4) : Jugée conforme, la mesure est cependant qualifiée de potentiellement redondante avec des dispositions déjà existantes.

      Une entrée en vigueur différée à la rentrée 2026 est également suggérée pour permettre l'adaptation des enseignants.

      Délit de négligence numérique (Art. 7) : Le Conseil exprime de fortes réserves.

      À titre principal, il estime que le droit pénal existant est suffisant.

      À titre subsidiaire, si le délit était maintenu, ses termes ("usage excessif", "outils numériques") sont jugés trop vagues et contraires au principe constitutionnel de légalité des délits et des peines.

      Publicité et emballages (Art. 3) : Ces dispositions devront être notifiées à la Commission européenne au titre de la directive "TRIS", une étape procédurale cruciale destinée à prévenir la création de barrières techniques inopinées au sein du marché unique.

      Rapport au Parlement (Art. 5) : Il est suggéré de restreindre le champ du rapport pour le concentrer sur le respect par les plateformes de leurs obligations spécifiques envers les mineurs dans le cadre du DSA.

      Ces ajustements visent à garantir la sécurité juridique et l'applicabilité concrète de l'ensemble du texte.

      5. Conclusion : Synthèse Stratégique pour la Décision

      L'avis du Conseil d'État valide sans équivoque la nécessité d'agir face aux dangers documentés que les réseaux sociaux font peser sur les mineurs et reconnaît la pertinence de l'objectif poursuivi par le législateur.

      Cependant, cette validation de l'objectif s'accompagne d'une censure quasi totale du dispositif initialement proposé. Celui-ci est jugé doublement fragile :

      1. Incompatible avec le droit de l'Union européenne, en raison de la violation du principe d'harmonisation maximale du DSA.

      2. Déséquilibré au regard des droits fondamentaux, car l'interdiction générale et le couvre-feu sont jugés disproportionnés et écartent indûment l'autorité parentale.

      En définitive, les amendements du Conseil d'État ne sont pas de simples ajustements.

      Ils constituent une refondation juridique et une véritable feuille de route stratégique et législative offerte au Parlement. Ils transforment un projet juridiquement précaire en une loi conforme, proportionnée et, par conséquent, viable et réellement efficace pour protéger les mineurs dans l'espace numérique.

  2. Dec 2024
    1. Key findings show that 72% of students reported improved understanding of course material through Generative AI use, yet 75% cited academic integrity as a primary concern

      L'intelligence artificelle est tres appréciée et utilisée de nos jours. Est-elle utilisée pour de mauvaise raison uniquement? Faudrait-il peut etre trouvé une bonne balance.

  3. Nov 2024
    1. https://docdrop.org/pdf/A---2024---8---CNCDH---Avis-Droit-a%CC%80-la-scolarisation-oct-20-j639n.pdf/

      Les sources mentionnent divers acteurs impliqués dans la lutte contre la non-scolarisation en France.

      Voici quelques-uns de ces acteurs et les recommandations auxquelles ils pourraient être associés, en se basant sur les informations des sources:

      Recommandation n°1 & n°2 : Observatoire de la non-scolarisation (national et territorial):

      • Ministère de l'Éducation Nationale rôle central dans la coordination et le pilotage de l'observatoire.
      • CNLE (Conseil National des Politiques de Lutte contre la Pauvreté et l’Exclusion Sociale): participation active aux travaux de l'observatoire.
      • Collectivités territoriales (Régions, Départements, Communes): contribution essentielle à la collecte de données et à la mise en œuvre des politiques locales.
      • Associations: expertise de terrain et connaissance des situations locales.
      • Défenseur des enfants: rôle de vigilance et d'alerte sur les situations de non-scolarisation.
      • Parents d'élèves (FCPE et autres): participation à l'observatoire pour représenter les familles et contribuer à l'identification des besoins.
      • INSEE: expertise en matière de statistiques et de données.

      Recommandation n°3 : Continuité scolaire et droit au logement :

      • Préfectures: rôle clé dans la prise en compte de la scolarisation des enfants lors des expulsions.
      • Ministère du Logement: mise en œuvre de politiques de logement garantissant le droit au logement décent.
      • DIHAL (Délégation Interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement): coordination des actions pour la scolarisation des enfants en situation de précarité.
      • CAF (Caisses d'Allocations Familiales): soutien aux familles vulnérables et accompagnement à la scolarisation.

      Recommandation n°4 : Accès à la scolarisation en Guyane :

      • Collectivités territoriales de Guyane: mise en place d'infrastructures d'accueil (internats, structures associatives) pour faciliter la scolarisation.

      Recommandation n°5 : Scolarisation des élèves allophones :

      • CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des Enfants Allophones Nouvellement Arrivés): rôle central dans l'évaluation et l'orientation des élèves allophones.
      • Ministère de l'Éducation Nationale: augmentation des moyens pour les CASNAV et les UPE2A (Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants).
      • Équipes pédagogiques: formation à la prise en charge des élèves allophones.

      Recommandation n°6 : Scolarisation des enfants en situation de handicap :

      • MDPH (Maisons Départementales pour les Personnes Handicapées): évaluation des besoins des enfants handicapés.
      • Ministère de l'Éducation Nationale: augmentation des moyens pour la scolarisation des enfants handicapés (AESH, aménagements des écoles, formations des enseignants).
      • Équipes pédagogiques et intervenants extérieurs: adaptation des enseignements et accompagnement des élèves handicapés.

      Recommandation n°7 : Suivi de la scolarité des enfants enfermés :

      • DSDEN (Direction des Services Départementaux de l'Éducation Nationale): coordination avec la PJJ et l'administration pénitentiaire pour le suivi de la scolarisation.
      • PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse): accompagnement individualisé des jeunes en conflit avec la loi.
      • Administration pénitentiaire: mise à disposition des moyens pour l'enseignement en milieu carcéral.
      • Ministère de la Justice: allocation des ressources nécessaires à l'enseignement des enfants enfermés.

      Recommandation n°8 : Relations familles-écoles :

      • Médiateurs sociaux: rôle clé dans le renforcement du lien entre les familles et l'école.
      • CAF (Caisses d'Allocations Familiales): soutien aux actions de médiation sociale et aux dispositifs d'accompagnement à la parentalité.
      • Équipes pédagogiques: développement d'une communication et d'une collaboration plus étroite avec les parents.

      Autres acteurs à mobiliser pour une application au dernier kilomètre:

      Il serait pertinent de considérer l'implication d'autres acteurs qui ne sont pas explicitement mentionnés dans les sources, mais qui pourraient jouer un rôle important dans le développement et la mise en œuvre d'une application au dernier kilomètre, tels que :

      • CRIPS (Centre Régional d’Information et de Prévention du Sida): expertise en matière de santé et d'inclusion sociale.
      • Centre Hubertine Auclert: expertise en matière d'égalité femmes-hommes et de lutte contre les discriminations.
      • ARS (Agence Régionale de Santé): expertise en matière de santé et d'accès aux soins.
      • Académies, IPR (Inspecteurs Pédagogiques Régionaux): rôle clé dans la formation des enseignants et l'adaptation des programmes.
      • CESCE (Conseil des Élèves, des Stagiaires et des Apprentis): participation des élèves à la conception et à l'évaluation de l'application.
    2. https://docdrop.org/pdf/A---2024---8---CNCDH---Avis-Droit-a%CC%80-la-scolarisation-oct-20-j639n.pdf/

      Avis sur l'accès à une scolarisation effective de tous les enfants (A - 2024 - 8)

      Introduction

      1. Droit à l'éducation : un constat alarmant

      Ce chapitre met en lumière la violation du droit à l'éducation pour de nombreux enfants en France, malgré les dispositions du droit international, européen et français.

      Divers profils d'enfants sont concernés, touchant aux droits fondamentaux à plusieurs égards et remettant en cause le principe d'égalité des chances.

      2. Objectifs et structure de l'avis

      Cette section rappelle les travaux antérieurs de la CNCDH sur la non-scolarisation et définit le champ d'application de l'avis.

      L'objectif est d'identifier les situations de non-scolarisation et d'alerter sur la nécessité de politiques publiques dédiées à la lutte contre ce phénomène, en insistant sur l'interdépendance des droits fondamentaux.

      Partie 1 - La non-scolarisation aujourd’hui en France

      I - Des enfants non-scolarisés aux profils variés

      Ce chapitre dresse un panorama des différents profils d'enfants victimes de non-scolarisation, souvent issus de milieux vulnérables.

      Il analyse les obstacles à l'inscription et à l'admission à l'école, en particulier pour les enfants roms vivant en bidonvilles.

      Des exemples de ruptures scolaires sont ensuite détaillés, mettant en avant les manques de moyens, d'organisation et d'articulation entre acteurs.

      II - La non-scolarisation : un phénomène invisible ?

      1. L'absence de données officielles

      Ce chapitre dénonce le manque d'indicateurs fiables pour quantifier la non-scolarisation en France, malgré l'obligation scolaire.

      Des chiffres partiels issus de différentes institutions et études révèlent l'ampleur du problème, touchant des dizaines de milliers de jeunes.

      2. Des rappels à l'ordre peu entendus

      Cette section souligne les multiples rappels à l'ordre de la France par les instances internationales concernant la non-scolarisation.

      La CNCDH invite la France à mettre en place des statistiques officielles et des indicateurs qualitatifs pour mieux appréhender le phénomène et mettre en œuvre des politiques publiques adaptées.

      Partie 2 - Prendre en compte l’ensemble des besoins des élèves pour permettre leur scolarisation dans la durée

      I. La difficile scolarisation des élèves allophones

      Ce chapitre met en évidence les difficultés rencontrées par les élèves allophones, notamment les délais d'évaluation du niveau de langue, le manque de structures d'accueil et l'insuffisance des dispositifs d'intégration.

      La CNCDH formule des recommandations pour améliorer la prise en charge de ces élèves et garantir une scolarisation rapide et adaptée.

      II. Renforcer la politique d’inclusion scolaire pour les enfants handicapés

      Cette section aborde les obstacles à la scolarisation des enfants handicapés, notamment le manque de moyens humains et financiers, l'inadaptation des infrastructures et le manque de formation du personnel éducatif.

      La CNCDH réitère sa recommandation pour une meilleure évaluation de leur scolarisation et salue les initiatives récentes visant à améliorer leur prise en charge.

      III. S’assurer que les conditions de vie n’entravent pas la scolarisation des jeunes

      1. Le droit au logement décent indissociable du droit à la scolarisation

      Ce chapitre souligne l'impact des expulsions et du mal-logement sur la scolarisation des enfants, en particulier ceux vivant en bidonvilles ou à la rue.

      La CNCDH rappelle l'importance du droit au logement décent pour garantir l'accès à l'éducation et recommande de prioriser la continuité scolaire lors des expulsions.

      2. L’ineffectivité du droit à la scolarisation à Mayotte et en Guyane

      Cette section analyse la situation critique de la scolarisation à Mayotte et en Guyane, due à la croissance démographique, aux migrations, aux singularités culturelles et au manque de moyens structurels.

      La CNCDH rappelle ses recommandations de 2017 et souligne la nécessité d'une instance nationale pour lutter contre la non-scolarisation.

      IV. Articuler le travail des différents acteurs

      1. Opter pour une approche partenariale pour mieux lutter contre la non-scolarisation

      Ce chapitre met en avant la nécessité d'une approche partenariale et systémique pour lutter contre la non-scolarisation.

      La CNCDH encourage le développement de bases de données recensant les dispositifs existants et la formation des enseignants à la prise en charge des élèves ayant une scolarité discontinue.

      2. Garantir la continuité de la prise en charge scolaire des mineurs enfermés

      Cette section analyse les obstacles à la scolarisation des mineurs enfermés, notamment le manque d'enseignants, l'insuffisance des heures de cours et le manque d'articulation entre les acteurs.

      La CNCDH recommande de renforcer les moyens dédiés à l'éducation en milieu carcéral et de garantir la continuité du parcours scolaire avant, pendant et après l'enfermement.

      Partie 3 - Mettre en place une politique nationale de lutte contre toutes les formes de non-scolarisation

      I - Mettre en place un Observatoire national de la non-scolarisation

      Ce chapitre porte sur la mise en place d'un observatoire national de la non-scolarisation, réclamé par la CNCDH et de nombreuses organisations.

      L'objectif est d'articuler les acteurs, d'évaluer le phénomène, d'analyser les causes et de proposer des politiques adaptées.

      La CNCDH se félicite des travaux interministériels en cours et formule des recommandations pour un fonctionnement efficace de l'observatoire.

      II. Poursuivre une politique « d’aller-vers » afin de garantir l’accès au droit à l’éducation des plus vulnérables

      1. Des efforts existants pour renforcer l’effectivité des inscriptions scolaires

      Cette section salue les progrès réalisés en matière d'inscription scolaire, notamment le décret simplifiant les procédures et le livret Atout'scol.

      La CNCDH encourage le renforcement des mesures "d'aller-vers" et d'accompagnement pour prévenir la déscolarisation et favoriser le dialogue avec les parents.

      2. Poursuivre la politique de développement de la médiation scolaire

      Ce chapitre met en avant l'efficacité de la médiation scolaire pour la scolarisation des enfants des bidonvilles.

      La CNCDH recommande la pérennisation et le renforcement des postes de médiateurs sociaux, l'amélioration de leur articulation avec l'Éducation nationale et le renforcement du soutien aux parents.

      3. Faire connaître et généraliser les bonnes pratiques : le cas des enfants hospitalisés

      Cette section encourage l'identification et la généralisation des bonnes pratiques en matière de lutte contre la non-scolarisation.

      Le cas des enfants hospitalisés est cité en exemple, illustrant les ruptures scolaires et le manque de solutions nationales pour garantir la continuité éducative.

      4. Inclure davantage les parents dans le projet éducatif de l’école

      Ce chapitre aborde l'importance du lien école-famille et la nécessité de rendre le système scolaire accessible à tous.

      La CNCDH encourage le développement de dispositifs de formation pour les parents, en particulier ceux en difficulté, afin de renforcer les relations parents-école et d'améliorer la réussite scolaire des enfants.

      Recommandations

      Recommandations prioritaires

      • Création d'un Observatoire national de la non-scolarisation avec une déclinaison territoriale.
      • Amélioration de la contribution des acteurs concourant à la scolarisation effective.
      • Priorisation de la continuité scolaire dans les politiques concernant les familles.

      Recommandations ciblées

      • Faciliter l'accès à la scolarisation en Guyane.
      • Garantir la scolarisation des élèves allophones.

      • Améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap.

      • Assurer un meilleur suivi de la scolarité des enfants enfermés.

      • Renforcer les relations familles-écoles.

      • Liste des personnes auditionnées

      Conclusion

      L'avis sur l'accès à une scolarisation effective de tous les enfants dresse un constat alarmant de la situation en France et formule des recommandations concrètes pour garantir le droit à l'éducation pour tous.

      La mise en place d'un observatoire national, le renforcement des collaborations entre acteurs et la prise en compte des besoins spécifiques des élèves sont des éléments clés pour lutter contre la non-scolarisation et garantir l'égalité des chances.

  4. Jan 2024
  5. Nov 2023
  6. Feb 2021
    1. Ces technologies se définissent par leur capacité d’offrir des expériences sexuelles qui sont intenses, immersives et non dépendantes d’un partenaire humain. Ce sont les robots sexuels de la technologie de deuxième vague que les gens connaissent le mieux.

      Si l'on se réfère à Serge Tisseron (2016), les robots sont des objets fétiches à travers lesquels un sujet peut éviter la frustration. J'ajouterai que cela reflète une société de performance et d'exigence qui ne laisse plus de place à l'imperfectibilité. Autrement dit, une technologie en matière de sexe est prometteuse de satisfaction à coup sûr.

  7. Jul 2020
  8. May 2020