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    1. Le Partenariat en Santé : Synthèse de trois Expériences de Terrain

      Ce document de synthèse analyse les interventions de trois équipes lors d'une session organisée par le Centre Opérationnel du Partenariat en Santé (COPS).

      Il explore la mise en œuvre concrète du partenariat en santé à travers les secteurs des soins primaires, du sanitaire et du médico-social.

      Résumé Exécutif

      L'intégration du patient et de ses proches comme partenaires actifs transforme durablement les pratiques de soin.

      Les retours d'expérience mettent en lumière une transition fondamentale : passer d'une logique de « faire pour » le patient à une logique de « faire avec » lui.

      Points clés à retenir :

      Diversité des modèles : Le partenariat s'adapte à différents contextes, de la gouvernance des structures territoriales (CPTS) à la co-construction de parcours hospitaliers spécifiques ou au soutien à domicile.

      Défis opérationnels : Le recrutement des patients partenaires, l'acculturation des professionnels, la gestion du temps commun et la pérennisation des financements constituent les principaux obstacles.

      Bénéfices mutuels : Le partenariat améliore la pertinence des soins, réduit l'isolement des familles et renforce le sens du travail pour les professionnels de santé, contribuant ainsi à une meilleure qualité de vie au travail (QVT).

      Rigueur méthodologique : Pour éviter le « tokenisme » (participation de façade), une méthodologie rigoureuse et une coordination dédiée sont essentielles.

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      1. Expérience en Soins Primaires : La CPTS du Grand Pic Saint-Loup

      Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) regroupent des acteurs de santé libéraux pour mener des actions de santé publique. Dans cette expérience, le partenariat est envisagé comme une confrontation de « morceaux de réalité ».

      Niveaux d'implication

      Le partenariat au sein de la CPTS se décline sur plusieurs strates :

      Consultation : Réalisation d'enquêtes sur l'expérience des patients dans les lieux de soins non programmés pour comprendre leurs motivations de déplacement.

      Parcours de soins : Implication de patients experts dans des groupes de travail pluriprofessionnels (insuffisance cardiaque, diabète, santé orale).

      Gouvernance : Création d'un collège spécifique au sein de l'association ouvert aux patients, élus et habitants, disposant de voix consultatives au conseil d'administration.

      Freins et leviers identifiés

      | Catégorie | Détails | | --- | --- | | Freins | Confusion sémantique (multiplicité des termes : patient expert, traceur, coach) ; Difficulté de recrutement local ; Absence de statut administratif (SIRET) pour rémunérer les patients sans association. | | Leviers | Appui des médecins spécialistes hospitaliers déjà acculturés ; Création d'espaces de rencontre hors cabinets médicaux (ex: dépistage en centre commercial). |

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      2. Expérience en Secteur Sanitaire : Polyclinique Saint-Roch

      Le projet « Au cœur des soins », mené avec l'association Tremplin, porte sur le parcours des enfants porteurs de fentes faciales. Il repose sur une collaboration étroite entre parents partenaires et soignants.

      Objectifs et Méthodologie

      L'ambition est de promouvoir une relation de soin partenariale dès le diagnostic.

      1. Recueil de l'expérience : Écoute du vécu des parents.

      2. Approfondissement : Identification précise des besoins.

      3. Co-construction : Utilisation d'outils participatifs nouveaux en milieu hospitalier.

      L'ingrédient secret : Une coordination dédiée (représentant 2/3 des fonds du projet) pour organiser les espaces de dialogue et garantir la rigueur de la démarche, évitant ainsi d'utiliser les patients pour la simple forme.

      Impacts observés

      Pour les familles : Reconnaissance de leur rôle d'acteur et réduction du sentiment d'isolement.

      Pour les professionnels : Meilleure compréhension des besoins réels. Une orthophoniste témoigne : « J'ai le sentiment d'aller plus vite, d'être plus efficace... la charge mentale est aussi vraiment moindre. »

      Relationnel : Établissement d'une horizontalité dans les échanges, permettant aux patients de comprendre aussi les contraintes des soignants.

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      3. Expérience en Secteur Médico-Social : Association AA

      L'association AA (Aide et Soins à domicile) s'est engagée dans le partenariat suite à une crise majeure : un conflit délétère entre une équipe de soins et une aidante, ayant entraîné un épuisement professionnel massif (10 arrêts de travail sur 10 salariés).

      Évolution de la démarche

      Initialement, l'association a commis l'erreur de construire la démarche entre professionnels uniquement. Le « rétropédalage » a été nécessaire pour intégrer réellement des aidants et des personnes accompagnées dans les groupes de travail en 2025.

      Les témoignages clés recueillis :

      Mme Isabelle (personne accompagnée) : Souligne l'importance d'être attentif à la demande : « Parfois le salarié agit comme il souhaite mais pas comme la personne le souhaite. »

      M. Marc (aidant) : Note que les soignants doivent accepter les conseils des tiers lorsqu'ils manquent de connaissance sur le patient spécifique.

      Défis spécifiques au domicile

      Fatigabilité : La participation des usagers est contrainte par leur état de santé ou leur charge d'aidant.

      Changement de paradigme : Abandonner le terme de « prise en charge » (jugé passif) au profit de « prendre en soin » ou « accompagner ».

      Transparence : Accepter de recevoir des critiques directes et parfois dures sur la qualité de l'accompagnement.

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      4. Analyse Transversale : Obstacles, Leviers et Perspectives

      L'analyse comparée des trois interventions permet de dégager des constantes dans la mise en œuvre du partenariat en santé.

      Synthèse des obstacles communs

      1. L'Acculturation : Le niveau de maturité face au partenariat est très hétérogène. Certains professionnels y voient une remise en question de leur autorité, d'autres une perte de temps.

      2. Le Recrutement : Trouver le « bon patient pour le bon parcours », disponible et prêt à s'investir dans la durée, reste complexe.

      3. La Temporalité : Aligner les agendas des professionnels libéraux, des salariés hospitaliers et des patients (souvent fatigués) est un défi logistique permanent.

      4. Le Financement : La pérennisation des ressources pour rémunérer le temps de coordination et l'expertise des patients est cruciale.

      Facteurs de succès

      Volonté Institutionnelle : Un engagement fort de la direction et des cadres est indispensable pour lever les résistances.

      Savoirs Expérientiels : Reconnaître que le savoir issu du vécu de la maladie est complémentaire au savoir scientifique et clinique.

      Évaluation de l'impact : Bien que difficile, la mesure de l'amélioration de l'expérience patient et de la qualité des soins est nécessaire pour valider la démarche à long terme.

      Conclusion sur la Qualité de Vie au Travail (QVT)

      Une observation majeure émerge : le partenariat en santé est un levier puissant de bien-être au travail.

      En améliorant la compréhension des besoins et en réduisant les situations conflictuelles, il redonne du sens aux missions des professionnels et diminue leur charge mentale, malgré l'investissement temporel initial requis pour sa mise en place.

    1. L'Engagement des Usagers et le Partenariat en Santé : Vision et Outils de la Haute Autorité de Santé (HAS)

      Synthèse opérationnelle

      L'évolution du système de santé français est marquée par une intégration croissante de l'engagement des usagers, une priorité désormais inscrite au cœur de la stratégie de la Haute Autorité de Santé (HAS).

      Le passage d'une approche consultative vers un véritable partenariat vise à faire du « pouvoir d'agir » des personnes un vecteur fondamental de la qualité des soins et des accompagnements.

      Les points clés de cette mutation incluent :

      Institutionnalisation de l'engagement : La HAS systématise la participation des usagers dans l'ensemble de ses missions (recommandations, évaluations, indicateurs).

      Clarification conceptuelle : Le partenariat est défini comme le niveau le plus abouti de l'engagement, reposant sur la co-construction, la co-décision et la co-évaluation.

      Diversité des rôles : La figure du « patient partenaire » se décline en multiples statuts (expert, formateur, chercheur, ressource) selon le contexte et les compétences mobilisées.

      Défis structurants : La pérennisation de ces pratiques nécessite une évolution réglementaire (statut, rémunération) et une acculturation profonde des professionnels et de la gouvernance des établissements.

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      I. Vision Stratégique de la HAS (2019-2030)

      La vision de la HAS s'est construite de manière incrémentale sur vingt ans, passant d'une participation ponctuelle à une priorité stratégique structurée.

      Évolution des projets stratégiques

      Projet 2019-2024 : L'objectif était de donner aux usagers la capacité d'être acteurs de la qualité et de systématiser leur présence au sein des instances de la HAS.

      Projet 2025-2030 : La notion de « pouvoir d'agir » devient centrale. L'engagement est positionné comme un levier fondamental de la sécurité des soins et de l'amélioration de l'expérience patient.

      Réalité opérationnelle

      En 2024, la HAS collabore avec 470 personnes différentes (patients, proches, enfants, adultes, personnes accompagnées dans le secteur médico-social).

      Ces usagers interviennent dans :

      • L'élaboration de recommandations de bonnes pratiques.

      • La création d'indicateurs de qualité.

      • L'évaluation des produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux).

      • La promotion de programmes de santé publique (vaccination, dépistage).

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      II. Cadre Conceptuel : Engagement, Participation et Partenariat

      La HAS souligne l'importance d'une terminologie adaptée pour couvrir les secteurs sanitaire, social et médico-social.

      Distinction sectorielle

      Secteur Sanitaire : Utilise préférentiellement les termes « engagement » et « usager ».

      Secteur Médico-social : Privilégie le terme « participation » et rejette souvent celui d'« usager » au profit de « personne accompagnée ».

      Réponse institutionnelle : Création de la Commission pour la participation et l'engagement des personnes pour assurer une transversalité totale.

      Le Continuum de l'Engagement

      L'engagement est perçu comme une échelle de maturité croissante :

      1. Information : Niveau de base.

      2. Consultation : Recueil de l'expression des personnes.

      3. Partenariat : Niveau le plus élevé. Il implique de « définir ensemble les modalités de réalisation d'un projet en étroite collaboration ».

      Ses piliers sont la co-construction, la co-décision, la co-mise en œuvre et la co-évaluation.

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      III. Les Figures du Patient Partenaire

      Le passage du concept à l'action se matérialise par diverses figures de patients partenaires, chacune répondant à des besoins spécifiques :

      | Statut | Domaine d'intervention | | --- | --- | | Patient Ressource | Organisation des séjours, reconstruction de locaux, réflexion sur les parcours. | | Pair-aidant / Patient Expert | Intervention auprès d'autres patients, éducation thérapeutique, expertise sanitaire (HAS, Santé Publique France). | | Patient Formateur / Enseignant | Formation des futurs professionnels de santé. | | Co-chercheur | Projets de recherche scientifique. | | Patient Coach | Accompagnement d'autres patients partenaires (concept sous vigilance réglementaire). |

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      IV. Outils et Dispositifs de la HAS

      La HAS met à disposition des professionnels et des usagers une batterie d'outils pour opérationnaliser l'engagement.

      Mesure de l'expérience (Indicateurs ISATIS)

      Sanitaire : Dispositifs nationaux depuis 2016 (MCO, chirurgie ambulatoire, psychiatrie, SMR). Développement en cours pour les urgences et les maternités.

      Médico-social : Programme pluriannuel depuis 2018 pour recueillir le point de vue des personnes vulnérables sur le temps long.

      Usage des données : La HAS incite les établissements à donner accès aux représentants des usagers aux « verbatims » (commentaires libres) d'ISATIS pour nourrir les plans d'amélioration.

      Certification et Évaluation

      L'engagement est utilisé comme levier de transformation lors des visites de certification :

      Méthode du Patient Traceur : Analyse du parcours du point de vue du patient.

      Accompagné Traceur : Adaptation de la méthode au secteur médico-social.

      Rôle des élus : Participation active des élus du Conseil de la Vie Sociale (CVS) à l'évaluation.

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      V. Leviers et Freins à l'Implémentation

      Le déploiement du partenariat se heurte à des défis structurels et culturels nécessitant une attention particulière.

      Principes de reconnaissance

      Pour faire perdurer l'engagement, la HAS identifie sept principes, notamment :

      • Une égale considération entre les parties.

      • La proportionnalité de la formation (ne pas sur-former si les compétences expérientielles suffisent).

      • L'accompagnement et le soutien des personnes engagées.

      Obstacles réglementaires et financiers

      Rémunération vs Droits sociaux : Le versement d'indemnités ou de salaires peut entraîner la perte de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) ou de pensions d'invalidité. Une évolution du cadre fiscal et social est jugée nécessaire.

      Frais : Le non-remboursement récurrent des frais de déplacement des représentants d'usagers reste un frein majeur.

      La question de la co-responsabilité

      Le partenariat soulève la question du curseur de la décision :

      Cadre légal : La responsabilité juridique finale incombe souvent à la personnalité morale ou au professionnel (ex: prescription médicale).

      Clarification initiale : Il est crucial de définir dès le début d'un projet si le groupe de travail partenarial dispose d'un pouvoir de décision ou s'il fait des propositions à une gouvernance qui décide en dernier ressort.

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      VI. Conclusion : Un Facteur de Transformation Durable

      Le partenariat est un outil de démocratie participative qui complète la démocratie représentative. Sa réussite repose sur :

      1. L'acculturation : Une transformation des représentations sociales, tant chez les usagers que chez les professionnels.

      2. L'approche ascendante (Micro vers Macro) : Le partenariat fonctionne souvent mieux lorsqu'il part de l'échange direct en consultation avant d'être porté par la gouvernance comme axe stratégique.

      3. L'engagement de la gouvernance : Une volonté politique forte au sommet des institutions est indispensable pour transformer des initiatives isolées en modèles systémiques.

    1. Synthèse de la Réflexion Éthique et du Partenariat en Santé

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les interventions du Professeur Michel Clanet lors de la journée « Redonner du sens », consacrée au partenariat en santé et à l'éthique. L'analyse met en lumière le rôle pivot des Espaces de Réflexion Éthique (ERE) dans l'acculturation des professionnels et des citoyens aux enjeux de la bioéthique.

      Les points clés incluent :

      La redéfinition de la relation de soin comme une rencontre entre deux vulnérabilités (soignant et soigné), visant une horizontalité accrue via le partenariat.

      La distinction entre conscience professionnelle et conscience morale, dont le conflit génère le « dilemme éthique ».

      L'institutionnalisation de la réflexion éthique par le dialogue collégial, indispensable pour éclairer la décision clinique et institutionnelle.

      L'élargissement de l'éthique à la démocratie en santé, intégrant la prévention, la santé environnementale et la lutte contre les inégalités sociales.

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      I. Les Espaces de Réflexion Éthique (ERE) : Cadre et Missions

      Les ERE sont des structures institutionnelles nées d'un concept de 2004 et créées officiellement en 2012. Ils dépendent du ministère de la Santé (DGOS) et sont rattachés aux centres hospitaliers universitaires (CHU). En Occitanie, le site principal se situe à Toulouse, avec un site d’appui à Montpellier.

      Missions principales

      Leurs actions s'articulent autour de deux axes majeurs :

      1. Secteur du soin et de l'accompagnement :

      ◦ Former et acculturer les professionnels à la réflexion éthique et à la bioéthique.    ◦ Répondre aux exigences de certification des établissements de santé et médico-sociaux.    ◦ Produire des guides pratiques (ex: La collégialité au domicile, La prise en charge de la vulnérabilité au domicile).

      2. Secteur de la cité et du citoyen :

      ◦ Agir comme prolongement régional du Comité Consultatif National d'Éthique (CCNE).    ◦ Organiser des États Généraux de la Santé (prochaine session au printemps 2026) pour recueillir la vision citoyenne sur des thèmes comme l’intelligence artificielle, la fin de vie, la PMA ou la santé environnement.

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      II. Fondements Conceptuels de la Relation de Soin

      L'éthique en santé s'appuie sur une distinction entre la technique et l'intentionnalité.

      La double dimension du soin (selon Frédéric Vorms)

      Toute pratique de soin comporte deux éléments inséparables :

      Soigner quelque chose : L'aspect pratique et technique visant à traiter une maladie ou une souffrance isolée.

      Soigner quelqu'un : La dimension relationnelle et intentionnelle. Le soin s'exerce par égard pour autrui ; il ne suffit pas de pouvoir soigner, il faut le vouloir.

      La phénoménologie de l'attention (selon Jean-Philippe Pierron)

      La relation de soin se décline en trois niveaux d'attention :

      Faire attention : Prendre conscience de la vulnérabilité de l'autre.

      Être attentif : Exercer sa compétence technique et professionnelle.

      Être attentionné : Porter un regard de sollicitude et de disponibilité vers l'autre.

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      III. La Démarche de Réflexion Éthique en Pratique

      L'éthique n'est pas qu'un cadre normatif ; c'est un engagement et un questionnement permanent sur la légitimité de l'action (« Que faut-il faire pour bien faire ? »).

      Le dilemme éthique

      Le dilemme naît d'un glissement ou d'un conflit entre :

      • La conscience professionnelle, parfois prisonnière de la connaissance technique et des procédures.

      • La conscience morale, qui renvoie aux valeurs fondamentales.

      Le dialogue collégial

      Pour résoudre une situation complexe, les structures éthiques privilégient le dialogue collégial, dont les caractéristiques sont :

      Absence de hiérarchie : La parole d'un médecin, d'un cadre ou d'un directeur a la même valeur que celle des autres professionnels.

      Multiplicité des regards : Écoute de tous les acteurs, y compris le recueil de la voix du patient.

      Éclairage et non décision : La réunion collégiale n'est pas un organe décisionnel mais une instance qui éclaire le responsable de la décision finale.

      Les principes cardinaux de l'éthique

      La réflexion s'appuie sur quatre piliers fondamentaux :

      1. Le respect de l'autonomie (liberté de choix).

      2. La bienfaisance (agir pour le bien).

      3. La non-malfaisance (éviter de nuire).

      4. La justice et l'équité.

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      IV. Éthique et Partenariat en Santé : Une Convergence

      Le partenariat en santé est présenté comme un levier éthique majeur permettant de rééquilibrer la relation de soin.

      | Concept clé | Impact Éthique | | --- | --- | | Horizontalité | Lutte contre le « pouvoir du sarrau » (pouvoir médical) pour établir une relation plus égalitaire. | | Reconnaissance réciproque | Admettre que la vulnérabilité est partagée entre le soigné (besoin de soin) et le soignant (limites techniques/morales). | | Savoirs expérientiels | Reconnaissance par le soignant que le patient possède des savoirs propres et multiples. | | Pouvoir d'agir | Renforcement de l'autonomie et de la liberté de choix du patient (Empowerment). |

      Note critique : Une interrogation subsiste quant à l'équité d'accès au statut de « patient partenaire ». Il existe un risque de biais de recrutement, où certains profils pourraient ne pas se sentir légitimes pour assumer ce rôle.

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      V. Perspective Macro : Démocratie en Santé et Prévention

      Le partenariat doit dépasser le cadre individuel du soin pour s'inscrire dans une dimension politique et sociale.

      Plaidoyer pour le partenariat : Nécessité de communiquer davantage pour convaincre les acteurs encore réticents ou ignorants du concept.

      Inégalités sociales de santé : Urgence d'aller vers les populations « invisibles » et précaires pour garantir une véritable équité dans le partenariat.

      Prévention et Citoyenneté : La santé commence dès l'enfance et concerne le maintien du bien-être. Le citoyen doit être acteur de la prévention, notamment face aux déterminants environnementaux (ex: maladies professionnelles liées aux pesticides chez les agriculteurs).

      Conclusion : Le partenariat en santé et la démocratie sanitaire relèvent d'un même combat éthique visant à impliquer fondamentalement les citoyens dans la gestion de leur santé et de leur environnement.

  2. Oct 2025
  3. Jun 2025
    1. Compte-rendu détaillé : Labels et marques - leviers de différenciation

      • Contexte du Webinaire : Ce webinaire, animé par Débora Récher de Logitourisme, s'inscrit dans le parcours "Expérience client" pour Moselle Académie.

      L'objectif est d'éclairer les professionnels du tourisme, de la culture et de la gastronomie sur la distinction et les bénéfices des labels et marques comme outils de différenciation dans un marché concurrentiel.

      1. Distinction entre Labels et Marques

      Il est crucial de bien différencier un label d'une marque, car ils remplissent des fonctions distinctes :

      • Label : Un label est un "signe officiel ou privé... reconnaissant une qualité ou un engagement selon un cahier des charges bien précis." (Débora Récher). Il certifie le respect de critères spécifiques.
      • Exemples cités : Gîtes de France, Clé Vacances (hébergement), Qualité Tourisme (qui deviendra Destination d'Excellence), Accueil Vélo, Tourisme et Handicap.
      • Caractéristique clé : Basé sur une grille de critères, il permet ou non d'être labellisé.
      • Marque : Une marque est "une identité d'une organisation, c'est d'un territoire, c'est porteuse de valeur et d'image. Très souvent la marque c'est du marketing, c'est ce qui permet d'être d'être clairement identifié." (Débora Récher). Elle représente une identité forte, souvent déposée auprès de l'INPI pour se protéger de la concurrence.
      • Exemples cités : Nike (marque de consommation courante), Esprit Parc National, Moselle (marque territoriale), Normandie Impressionniste.
      • Caractéristique clé : Axée sur le marketing et la communication de valeurs et d'une image.

      2. Pourquoi choisir un Label ou une Marque ?

      Le choix d'un label ou d'une marque est volontaire et vise à :

      • Se différencier dans un marché concurrentiel : Le tourisme en France est un secteur "extrêmement concurrentiel" (Débora Récher), avec une offre pléthorique. Labels et marques permettent de se distinguer.
      • Garantir le sérieux et la qualité : Ils offrent "une gage de sérieux et de qualité" pour le consommateur, qui doit "avoir compris ce qu'il y avait derrière ce label et que ce label a du sens." (Débora Récher).
      • Bénéficier d'une reconnaissance :Officielle/Institutionnelle : Comme l'aide à la création d'hébergements conditionnée à l'affiliation à un label.
      • Territoriale : Une marque territoriale partagée et connue, pouvant être "prescripteur, ambassadeur et fasse vivre une marque" (Débora Récher).
      • Valoriser des engagements spécifiques : Qualité, durabilité, accueil spécifique (ex: Accueil Vélo pour la clientèle cycliste, Tourisme et Handicap pour l'inclusivité). Cela "rassure" le client.
      • Profiter d'un réseau et d'une promotion collective : Travailler en réseau est "beaucoup plus simple que travailler tout seul dans son dans son coin" (Débora Récher), offrant une dynamique collective, promotion et parfois formations.
      • Renforcer la confiance des clientèles : C'est un objectif primordial.

      3. Pièges à éviter et Précautions

      • Ne pas accumuler les labels : "Plus c'est pas parce que plus vous en avez que plus vous serez visible, parfois ça brouille complètement la lisibilité on ne sait plus qui vous êtes et ce que vous êtes." (Débora Récher).
      • Cohérence avec les valeurs et la clientèle cible : Un label doit être "cohérent avec vos valeurs et votre clientèle cible" (Débora Récher). Une communication "qui va pour tout le monde à tout va... vous communiquez dans le vide." (Débora Récher).
      • Engagement sincère : Au-delà de l'opportunisme, il doit y avoir un "engagement sincère". Si les clients ne retrouvent pas les engagements du label (ex: écolabels), cela sera "contreproductif" et entraînera insatisfaction, notamment via les réseaux sociaux.

      4. Comment choisir son Label ou sa Marque ?

      • Le choix doit être stratégique et réfléchi :
      • Définir les objectifs : Qualité, visibilité, accompagnement.
      • Identifier les valeurs à mettre en avant : "Les valeurs que vous voulez vous mettre en avant on en a parlé ça c'est très important" (Débora Récher).
      • Cibler la clientèle : À qui s'adresse le produit ou le service ?
      • Évaluer la notoriété et le dynamisme du label/marque : Est-il reconnu par la clientèle ? Quelles sont les actions menées par les porteurs du label ?
      • Estimer l'effort et l'engagement requis : Êtes-vous prêt à modifier des pratiques ou des équipements ?
      • Le coût de la cotisation : Ne doit pas être le facteur de choix principal, car "le prix est une notion relative pour peu que derrière vous ayez le service attendu." (Débora Récher). L'important est la stratégie et le bénéfice escompté.

      5. Exemples Inspirants par Secteur

      Débora Récher a présenté de nombreux exemples de labels et marques, illustrant leur diversité et leur pertinence :

      • Tourisme :Qualité d'accueil : Qualité Tourisme, Gîtes de France, Clé Vacances.
      • Thématiques : Accueil Vélo, Tourisme et Handicap (inclusif, pour différents types de handicaps, personnes âgées, familles avec poussettes).
      • Marques de territoire/destination : OnlyLyon, Esprit Parc, Valeurs Parc, Alsace (avec son logo en forme de bretzel).
      • Spécifiques : Famille Plus (destinations adaptées aux familles), Pavillon Bleu (plages et ports propres), Jardin Remarquable (jardins d'exception), Entreprise du Patrimoine Vivant (savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence).
      • Culture et Patrimoine :Généralistes : Ville et Pays d'Art et d'Histoire (valorise politique culturelle ambitieuse), UNESCO (sites culturels/naturels d'exception).
      • Spécifiques : Patrimoine du 20e Siècle (architectures modernes/post-industrielles), Maison des Illustres (lieux liés à personnages célèbres).
      • Équipements culturels : Scène Nationale, Musées de France (garantissent conservation, valorisation, expertise scientifique), France Muséum (exportation savoir-faire muséal français).
      • Événements : Festivals de musique labellisés, événements éco-engagés (réduction déchets, etc.).
      • Itinéraires : Itinéraires culturels européens (ex: Route des Abbayes Cisterciennes).
      • Artisanat (compléments) : Qualités Artisan Métier d'Art, MOF, Maître Artisan, France Terre Textile (pour les Vosges).
      • Gastronomie et Terroir :Produits : AOP, AOC, IGP (ex: Mirabelle de Lorraine, Vin de Moselle, Quiche Lorraine), Label Rouge (produits de qualité supérieure), Agriculture Biologique.
      • Tourisme œnologique et circuits gourmands : Vignobles et Découvertes, Route des Vins de Moselle, Vallée de la Gastronomie.
      • Accueil à la ferme : Bienvenue à la Ferme (favorise vente directe et accueil touristique, répond à la demande de "circuit court" et consommation locale).
      • Restauration : Collège Culinaire de France, Tables Distinguées, Bistrot de Pays, Écotable (restauration durable et responsable).

      6. Le Cas Spécifique de la Moselle

      La Moselle offre un exemple intéressant d'imbrication entre marque et label :

      • La marque "Moselle" (Moselle Sans Limite) : Lancée par le département en 2017, c'est une "marque territoriale" qui vise à "valoriser l'attractivité globale du territoire" (Débora Récher), incluant le tourisme, l'économie, la gastronomie, l'artisanat et la culture. C'est une bannière pour tous.
      • Le label "Qualité Moselle" : Attribué aux produits, savoir-faire, hébergements, artisans et restaurateurs qui respectent un cahier des charges de qualité et ont un "ancrage local fort." (Débora Récher).
      • L'un soutient l'autre : on peut utiliser le logo de la marque Moselle sur son site pour communiquer l'identité globale, et aller plus loin en obtenant le label Qualité Moselle pour valoriser un savoir-faire précis et gagner en visibilité commerciale. Cette synergie locale est essentielle : "Plus elle est partagée par tous, c'est-à-dire les prestataires, les professionnels, plus elle va être visible." (Débora Récher). Cela garantit "qualité et identité locale", rassure le client sur l'authenticité et la provenance locale des produits et services.

      7. Bilan et Recommandations Clés

      • Choisir 1 à 3 labels/marques maximum : Pour maintenir une stratégie "lisible".
      • Intégrer la stratégie de labellisation : Le choix doit être intégré à l'offre, la communication et l'équipe. "Travaillez votre marque et travaillez votre label pour en tirer le meilleur profit." (Débora Récher).
      • Utiliser les labels/marques dans la communication : Les intégrer dans les supports de communication et la stratégie marketing.
      • Suivre les résultats : Ne pas se limiter au retour sur investissement direct. Surveiller l'image améliorée, la notoriété accrue, la visibilité, l'acquisition de nouvelles clientèles et la satisfaction client. Les avis clients en ligne sont des indicateurs "très forts" (Débora Récher), et un label reconnu peut "impacter directement l'image de votre établissement d'un point de vue positif".
      • Un label est un outil, pas une fin en soi : "Le label doit servir votre stratégie marketing, votre stratégie de communication." (Débora Récher). Ne pas être déçu si un label n'est pas obtenu, d'autres options peuvent être plus adaptées.
      • Nécessité d'une présence en ligne : Un site internet est "rigoureusement nécessaire pour démarrer" (Débora Récher). 80% des touristes préparent leur séjour en ligne et près de la moitié réservent directement. Les clients croisent les informations (ex: Airbnb et site internet propre) pour se rassurer.

      Conseils supplémentaires :

      Demander les cahiers des charges des labels pertinents. Contacter les institutions (Moselle Attractivité, labels nationaux) pour des renseignements et un accompagnement.

      Évaluer les services d'accompagnement individuels souvent proposés par les labels.

      Faire du benchmarking : consulter les expériences d'autres professionnels labellisés.

  4. Jan 2025
    1. Décryptage des désaccords éditoriaux et des visions de la vérité

      Ce document synthétise les idées clés de l'article de Guillaume Carmaux et Gilles Sahut, "Les désaccords éditoriaux dans Wikipédia comme tensions entre régimes épistémiques", publié dans la revue Communication en 2019.

      L'article analyse les conflits éditoriaux sur Wikipédia à travers le prisme des différentes conceptions de la validité du savoir, appelées "régimes épistémiques".

      Conclusion L'article de Carmaux et Sahut offre une grille de lecture pertinente pour comprendre les tensions éditoriales sur Wikipédia. Il nous invite à réfléchir à notre propre rapport au savoir et à la vérité.

      L'identification des régimes épistémiques peut contribuer à des discussions plus constructives, sur Wikipédia et au-delà.

  5. Nov 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:26:37][^1^][1] - [00:36:23][^2^][2]:

      Cette vidéo présente deux outils pour mieux documenter les motifs de signalement et de non-signalement des violences sexuelles et sexistes en milieu universitaire. Les analyses montrent des différences significatives selon le genre, l'orientation sexuelle et le statut des personnes.

      Points clés: + [00:26:37][^3^][3] Différences selon le genre * Pluralité des genres rapporte plus de motifs liés à la crainte * Pas de différence significative entre hommes et femmes cisgenres * Importance de la dimension liée aux enjeux spécifiques pour les groupes minorisés + [00:28:31][^4^][4] Différences selon l'orientation sexuelle * Diversité sexuelle rapporte plus de motifs de manque de confiance * Hétérosexuels rapportent moins de motifs de recherche de soutien * La majorité des dimensions ne montrent pas de différences significatives + [00:29:32][^5^][5] Différences selon le statut * Professeurs et chargés de cours rapportent plus de motifs de responsabilisation * Étudiants de premier cycle rapportent moins de motifs de cette dimension * Importance de la prévention et de l'intervention ciblée + [00:31:01][^6^][6] Utilité des outils développés * Contribuent à une meilleure compréhension des motifs de signalement * Utiles pour observer l'évolution des motifs à travers le temps * Applicables en milieu universitaire et collégial + [00:33:02][^7^][7] Pistes de réflexion pour la prévention * Importance des informations sur les ressources disponibles * Messages préventifs ciblés pour les personnes victimes * Atténuation des obstacles spécifiques pour certains groupes

  6. Oct 2023
  7. Sep 2023
  8. Aug 2022
  9. Jul 2022
    1. Au lendemain de sa publication, le rapport aété présenté à Montpellier par la Défenseuredes droits dans le cadre d’un colloqueréunissant la Maison des adolescents del’Hérault, la rectrice d’académie, la Mairie, lecentre psychiatrique du centre hospitalieruniversitaire, l’agence régionale de santé et laprotection judiciaire de la jeunesse. Plus de200 personnes étaient présentes.
    2. Direction interministériellede la transformation publique (DITP) et avecla Direction interministérielle du numérique(Dinum), dont l’objectif est de partager lesconstats dressés, sur le terrain, par lesréclamants se heurtant à des problèmesd’accès aux services publics, notammentdématérialisés, et qui n’ont pas le réflexe ou lapossibilité de le signaler sur les plateformespubliques
  10. May 2022
  11. Jul 2020
  12. Jun 2020
    1. •Améliorer le contrôle Recommandation 8Le Défenseur des droits recommande l’amélioration des évaluations et des contrôles des établissements et services prenant en charge des enfants. Il insiste sur la nécessité de disposer d’un système d’évaluation et de contrôle des établissements et services sociaux et médico-sociaux transparent, impartial et reposant sur un référentiel commun.Il recommande que chaque autorité compétente pour autoriser l’établissement ou le service social ou médico-social ou l’habiliter à recevoir des mineurs confiés sur décision de justice, et particulièrement la préfecture, assume son entière responsabilité dans le contrôle et le bon fonctionnement de celui-ci et l’accompagne dans une démarche d’amélioration continue.

      Page 17 valable aussi pour le climat scolaire et les conseils de disciplines.

    2. Recommandation 6Le Défenseur des droits recommande aux établissements et services sociaux et médico-sociaux d’élaborer un protocole de gestion des situations de violences entre enfants, fixant une procédure claire, respectueuse des droits de la défense, et des sanctions graduelles pour chaque acte de violence. Dans ce cadre, l’exclusion ne doit intervenir qu’en dernier recours, lorsque, après consultation des différents intervenants auprès de l’enfant, la poursuite de son accompagnement par la même structure ne peut être envisagée et qu’un nouvel établissement ou service pouvant le prendre en charge a été trouvé

      valable en école et EPLE