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  2. Feb 2026
    1. État des Lieux et Perspectives des Cantines Scolaires en France (2026)

      Résumé Exécutif

      À l'approche des élections municipales de 2026, la restauration scolaire s'impose comme un sujet politique majeur. Le constat actuel est alarmant : seuls 26 % des enfants finissent leur assiette et 50 % des parents se disent insatisfaits.

      Face à ces chiffres, des initiatives citoyennes et professionnelles émergent pour transformer la cantine en un lieu d'éducation au goût, de santé publique et de soutien aux filières locales.

      Le "Manifeste pour le bien manger à l’école" porte cette ambition auprès des candidats, tandis que des modèles de gestion municipale et des chefs engagés prouvent qu'une alternative qualitative et économiquement viable est possible, passant notamment par le "fait maison", l'approvisionnement bio et local, et une pédagogie active auprès des élèves.

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      I. Les Chiffres Clés et le Contexte Politique

      La restauration scolaire en France représente un enjeu d'envergure nationale, tant par sa portée sociale que par son poids électoral.

      | Indicateur | Données | | --- | --- | | Population concernée | 7,4 millions d'élèves dans 35 000 établissements. | | Satisfaction des parents | 50 % d'insatisfaits. | | Gaspillage alimentaire | Seuls 26 % des enfants terminent leur repas. | | Opinion publique | 85 % des Français jugent la cantine comme une priorité municipale. | | Coût moyen d'un repas | Environ 9 € (dont 2,27 € de denrées alimentaires). |

      Un enjeu électoral pour 2026

      La proximité des élections municipales place la gestion des cantines au centre des débats.

      Les parents d'élèves (83 % d'entre eux) considèrent ce sujet comme prioritaire.

      L'initiative "Cantines Rêvolution", portée par Marie-Pierre Membrives, vise à inciter les candidats à s'engager sur des feuilles de route concrètes via un manifeste en 10 points.

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      II. Les Acteurs du Changement et l'Engagement Citoyen

      Le document met en lumière des personnalités qui travaillent à la refonte du modèle actuel :

      Marie-Pierre Membrives : Ingénieure en agroalimentaire et auteure de Mission cantines scolaires.

      Ancienne directrice de l'innovation chez McDonald's, elle utilise son expertise opérationnelle pour traquer les produits ultra-transformés et promouvoir des alternatives végétariennes quotidiennes.

      Pierre-Yves Rommelaere : Chef de cuisine au collège Joseph Anglade (Aude).

      Il prépare 500 repas quotidiens "100 % maison" avec une équipe de quatre personnes, prouvant que la cuisine traditionnelle a sa place en collectivité.

      Anthony Berthou : Nutritionniste spécialisé dans les enjeux mondiaux de l'alimentation.

      Il apporte une caution scientifique sur l'importance de la diversité alimentaire et la déconstruction des préjugés nutritionnels.

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      III. Modèles de Gestion et Qualité de l'Assiette

      Le débat oppose souvent la gestion industrielle à la gestion de proximité, mais des solutions hybrides existent.

      1. La gestion sur place (Régie ou Autogestion)

      C'est le modèle prôné pour sa flexibilité et sa qualité.

      Exemple d'Alizay (Eure) : Ce village de 1 600 habitants a remunicipalisé sa cantine. Résultats : menus 100 % bio, cuisine faite maison, recrutement d'un maraîcher municipal et tarifs sociaux allant de 0 € à 3,90 €.

      Avantages : Lien direct entre le cuisinier et l'enfant, ajustement précis des assaisonnements, réduction massive du gaspillage et suppression des emballages plastiques de cuisson.

      2. Les Cuisines Centrales et Liaisons

      Liaison chaude : Les plats sont cuisinés le matin et livrés chauds.

      Liaison froide : Les plats sont cuisinés à l'avance, refroidis, puis réchauffés sur place.

      Ce modèle est critiqué pour la perte de texture (ex: le manque de croustillant) et l'usage fréquent de barquettes plastiques.

      Solutions hybrides : Utiliser la cuisine centrale pour les plats de base mais finir les cuissons (grillades, fritures, gratins) sur place pour garantir la qualité sensorielle.

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      IV. L'Éducation au Goût : Un Enjeu de Santé Publique

      L'alimentation est présentée comme la "première médecine". Une proposition de loi récente (portée par Olivia Grégoire) vise à généraliser l'éducation à l'alimentation dans les programmes scolaires.

      La lutte contre la néophobie alimentaire

      De nombreux enfants souffrent de la peur de la nouveauté. Les sources suggèrent :

      La visibilité du chef : L'enfant doit identifier qui cuisine pour avoir confiance.

      L'exposition répétée : Présenter l'aliment plusieurs fois sans forcer la consommation.

      La pédagogie active : Expliquer l'origine des produits (40 % des enfants ignorent l'origine des nuggets ou du jambon).

      Le cas du "Cordon Bleu" et des produits ultra-transformés

      Le cordon bleu est le plat préféré des élèves mais symbolise souvent l'ultra-transformation (additifs, nitrites, arômes). Marie-Pierre Membrives appelle à des "États Généraux du Cordon Bleu" pour garantir soit une version "maison" de qualité, soit sa suppression au profit de produits bruts.

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      V. Innovations Pratiques et Recommandations

      Pour améliorer l'expérience des enfants et réduire le gaspillage, des solutions simples et efficaces sont identifiées :

      1. Le Coupe-Fruits : Un outil "révolutionnaire" en cantine. Présenter les fruits (pommes, oranges) découpés augmente drastiquement leur consommation par les jeunes enfants qui ont des difficultés à croquer ou peler des fruits entiers.

      2. La Diversification Protéique : L'association céréales + légumineuses (ex: crème de haricots blancs) offre des protéines complètes et permet des menus végétariens savoureux et économiques.

      3. L'Ambiance de Repas : Réduire le bruit dans les réfectoires et agrandir les espaces pour permettre aux enfants de prendre le temps de déguster.

      4. L'Approvisionnement Local : Créer des liens directs avec les agriculteurs (maraîchers, meuniers, éleveurs) pour transformer la cantine en levier de soutien à l'économie locale.

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      VI. Citations Notables

      "La première médecine, c'est l'alimentation."Marie-Pierre Membrives (citant Hippocrate)

      "Les enfants ne mangent pas des cases de tableaux Excel EGalim."Marie-Pierre Membrives

      "C'est un choix politique qui pourrait être sur la table lors des municipales."Commentaire sur la remunicipalisation des cantines.

      "Devant une pomme... on devrait oser écouter cet air, accueillir le doute, entrer alors dans une sorte de virginité de la pensée."François Simon

    1. Rapport de synthèse : Crise de l'Aide Sociale à l'Enfance et pandémie de prostitution des mineurs

      Résumé exécutif

      Le système de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), qui a la charge de 400 000 mineurs en France, traverse une crise systémique profonde marquée par des défaillances de protection alarmantes.

      Le constat le plus critique est l'émergence d'une véritable « pandémie » de prostitution des mineurs, touchant au moins 20 000 jeunes, dont 75 % sont issus de l'ASE.

      Les réseaux de proxénétisme exploitent la porosité des foyers et la fragilité psychologique des enfants pour transformer le trafic de mineurs en un commerce plus lucratif et moins risqué que le trafic de stupéfiants.

      Malgré un budget annuel de 11,6 milliards d'euros, l'encadrement fait défaut, la prise en charge thérapeutique est quasi inexistante, et les procédures judiciaires actuelles ne permettent pas de garantir les droits fondamentaux de l'enfant.

      Des réformes urgentes, incluant la désinstitutionnalisation et une coordination nationale interministérielle, sont préconisées pour enrayer ce désastre social.

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      I. La prostitution des mineurs : Une réalité pandémique

      La prostitution des mineurs en France n'est plus un phénomène marginal mais une crise de santé publique et de sécurité.

      1. Statistiques et profils

      Volume : On estime à 20 000 le nombre de mineurs se livrant à la prostitution (statistique basse).

      Origine : 75 % de ces enfants sont ou ont été pris en charge par l'ASE.

      Milieux sociaux : Bien que les enfants placés soient les plus vulnérables, le phénomène touche tous les milieux (enfants de cadres, médecins, ouvriers).

      Facteurs de vulnérabilité : 90 % des victimes ont subi des traumatismes initiaux (agressions sexuelles, harcèlement scolaire, difficultés familiales).

      2. Méthodes de recrutement et d'exploitation

      Les réseaux criminels ont industrialisé le recrutement en s'appuyant sur le numérique et la manipulation psychologique :

      Le "Scrolling" : Les proxénètes traquent les profils fragiles sur TikTok et Snapchat.

      La technique du "Lover Boy" : Utilisation de l'affectif pour attirer des jeunes filles en manque de repères.

      Le piège de la dette : Les victimes sont hébergées et nourries (souvent avec de la drogue), puis se voient réclamer des sommes exorbitantes (ex: 6 000 €) les obligeant à se prostituer pour « rembourser ».

      La mobilité : Pour échapper à la police, les réseaux organisent des tournées de ville en ville (Nîmes, Montélimar, Carcassonne) tous les 2 ou 3 jours.

      3. Mutation du crime organisé

      Le trafic de mineurs remplace progressivement le trafic de stupéfiants pour certains réseaux :

      Rentabilité : Les enfants sont considérés comme des « marchandises » extrêmement rentables.

      Risque réduit : Moins de conflits armés entre bandes et des sanctions perçues comme moins dissuasives.

      Logistique simplifiée : Les proxénètes utilisent souvent les foyers de l'ASE comme lieux de « stockage », venant chercher les mineurs à la sortie des établissements ou y pénétrant librement.

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      II. Défaillances structurelles de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE)

      Le cadre de protection offert par les départements est jugé gravement insuffisant, voire dangereux dans certains cas.

      1. Insécurité des lieux de placement

      Porosité des foyers : Les structures sont souvent « ouvertes », permettant des intrusions extérieures et des sorties non contrôlées de mineurs vulnérables durant la nuit.

      Manque d'encadrement nocturne : De nombreux établissements ne disposent que d'un gardien de nuit pour 10 à 20 enfants, sans personnel éducatif qualifié.

      2. Crise des métiers de l'éducation

      Le secteur souffre d'un déclassement professionnel et budgétaire :

      Baisse du niveau de qualification : Les éducateurs spécialisés (Bac+3) sont remplacés par des moniteurs-éducateurs ou des agents moins formés (AMP) pour des raisons d'économie.

      Taux d'encadrement : Il n'existe pas de norme nationale. Un éducateur peut avoir la charge de 14 enfants, rendant tout suivi qualitatif impossible.

      Turnover : L'instabilité des équipes empêche la création de liens de confiance durables avec les enfants.

      3. Violences institutionnelles

      L'actualité a mis en lumière des dérives graves, comme le cas d'un enfant de 8 ans tondu par une éducatrice en guise de punition, sous les moqueries d'autres travailleurs.

      Ces faits, bien que signalés, mettent parfois des mois à entraîner des sanctions judiciaires ou administratives, illustrant une forme d'inertie systémique.

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      III. Obstacles juridiques et institutionnels

      Le système judiciaire actuel est critiqué pour son incapacité à protéger efficacement les droits des enfants.

      | Problématique | Détails et conséquences | | --- | --- | | Accès au dossier | Les avocats des familles n'ont pas toujours accès à l'intégralité du dossier lors des audiences. | | Droit de réponse | Dans les procédures devant le juge des enfants, le juge n'a pas l'obligation de répondre aux demandes légitimes des parents (ex: droits de visite). | | Absence de contre-expertise | Les décisions se basent souvent sur des enquêtes sociales qu'il est impossible de contester par une contre-expertise indépendante. | | Représentation de l'enfant | L'absence d'avocat obligatoire pour l'enfant est vue comme une faille majeure. Une proposition de loi vise à rendre cette présence systématique. |

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      IV. Enjeux de santé et perspectives de réforme

      La prise en charge de l'enfance protégée nécessite une mutation profonde vers le soin et la prévention.

      1. Le désastre sanitaire

      Les statistiques révèlent un impact massif sur la santé des enfants placés :

      Espérance de vie : Inférieure de 20 ans à la moyenne nationale.

      Santé mentale : Un enfant sur deux hospitalisé en psychiatrie est issu de l'ASE.

      Scolarité : Seuls 12 % obtiennent le baccalauréat.

      2. Le besoin de soins spécialisés

      Il existe une nécessité urgente de créer des « forfaits de soins » et des structures dédiées au traitement des traumatismes complexes.

      Sans investissement massif dans le soin psychiatrique et psychologique, les enfants restent des proies faciles pour les réseaux criminels.

      3. Propositions de réforme

      Désinstitutionnalisation : Privilégier le placement dans la famille élargie (tantes, grands-parents) plutôt qu'en foyer collectif, afin de limiter la violence du déracinement.

      Coordination nationale : Créer un organe de pilotage interministériel (Santé, Justice, Éducation, Intérieur) pour harmoniser les politiques départementales, sur le modèle de la CNSA pour le handicap.

      Renforcement répressif : Augmenter le nombre de brigades spécialisées dans le proxénétisme des mineurs (actuellement limitées à trois pour toute la France).

      Transparence budgétaire : Auditer les 11,6 milliards d'euros alloués à l'ASE pour s'assurer que les fonds atteignent directement l'encadrement et le soin des enfants.

      En conclusion, le constat est celui d'un "match perdu" contre les réseaux de prostitution si une mobilisation nationale immédiate n'est pas engagée pour restaurer l'obligation de résultat en matière de protection de l'enfance.

    1. transdisciplinary field

      En este aspecto siento que esta palabra es muy fuerte y muchas personas están llevando estos términos muy allá olvidando los campos ya establecidos y que aun falta por mejorar, cuando uno quiere abarcar todo al tiempo al final no hace nada bien.

  3. Dec 2025
  4. Nov 2025
    1. The young lambs are bleating in the meadows ;    The young birds are chirping in the nest; The young fawns are playing with the shadows;    The young flowers are blowing toward the west— But the young, young children, O my brothers,       They are weeping bitterly!

      The deliberate refrain of "young" nature and the emphasized double "young, young children" point out the irony and tragedy of how life shouldn't be for these children. While nature frolic and play, the human children are weeping bitterly. In fact, some poems in the Victorian period use this juxtaposition of the free natural world versus the state of the oppressive poor. Thomas Hood's "Song of the Shirt" has these lines: "Oh! but to breathe the breath Of the cowslip and primrose sweet--- With the sky above my head, And the grass beneath my feet". Gerald Massey wrote in "Cry of the Unemployed": "Heaven droppeth down with manna still in many a golden shower, And feeds the leaves with fragrant breath, with silver dew, the flower; There's honeyed fruit for bee and bird, with bloom laughs out the tree". Nature is plentiful, beautiful, and free while humans suffer from hunger and fetters of their working class.

    1. Dossier d'Information : La Quête de la Parentalité Idéale

      Synthèse

      Ce document synthétise une discussion radiophonique sur la notion de "bon parent", explorant les pressions, les doutes et les stratégies qui définissent la parentalité contemporaine.

      Il ressort que l'idéal du parent parfait est une source de stress et de culpabilité, largement alimentée par la compétition sociale et un afflux de connaissances scientifiques qui peuvent être à la fois une aide et un fardeau.

      Les intervenants s'accordent sur le fait que la parentalité est un exercice d'équilibriste constant, oscillant entre de grands succès et des échecs patents.

      Les thèmes centraux incluent le conflit entre le désir de façonner un "enfant idéal" et la nécessité d'accepter l'enfant réel, la difficulté de se défaire de ses propres projections et traumatismes, et la charge mentale disproportionnée qui pèse souvent sur les mères.

      La discussion met en lumière le concept de "parent suffisamment bon" de Donald Winnicott, qui valorise non pas la perfection, mais la capacité à répondre aux besoins de l'enfant tout en introduisant une frustration gérable, essentielle à son développement.

      Finalement, la parentalité est présentée comme une expérience partagée, où l'échange, la reconnaissance de sa propre faillibilité et la capacité à "réparer" ses erreurs sont plus importants que la poursuite d'un idéal inaccessible.

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      1. Introduction au Débat

      La question "Qu'est-ce qu'un bon parent ?" a fait l'objet d'une émission sur France Inter, réunissant des chroniqueurs, auteurs et parents pour partager leurs expériences et réflexions.

      La discussion, présentée comme une conversation de "praticiens" plutôt que de spécialistes, a exploré les multiples facettes de la parentalité moderne.

      Intervenants Principaux :

      Nom

      Rôle et Affiliation

      Nombre d'enfants

      Gwenaëlle Boulet

      Rédactrice en chef (Popie, Pomme d'Api), autrice de la BD "Ma vie de parent"

      Trois

      Julien Bisson

      Directeur des rédactions (Le 1 hebdo), chroniqueur "Ma vie de parent"

      Un

      Marie Pernaud

      Chroniqueuse (La maison des maternels), animatrice du podcast "Very Important Parents"

      Quatre

      Sonia de Viller

      Journaliste et parente intervenant au cours du débat

      Deux (au moins)

      Le débat a également été enrichi par les témoignages d'auditeurs, offrant des perspectives vécues sur les défis abordés.

      2. L'Auto-Évaluation Parentale : Entre Exigence et Réalité

      La discussion s'ouvre sur un exercice d'auto-notation, demandant aux invités de s'évaluer sur une échelle de 1 (parent exécrable) à 10 (parent parfait).

      Les réponses révèlent immédiatement la complexité et la variabilité de la perception de soi en tant que parent.

      Gwenaëlle Boulet se donne un 8/10, justifiant cette note élevée par le fait que ses enfants n'ont pas été maltraités et vont globalement bien, tout en admettant leur laisser "suffisamment de quoi aller chez le psy plus tard".

      Julien Bisson souligne la fluctuation de sa performance : il s'évalue à 9/10 la veille au soir après un jeu de société, mais à 2/10 le matin même après avoir "hurlé sur son fils". Sa moyenne se situe donc autour de 5,5/10.

      Marie Pernaud abonde dans ce sens, affirmant que la qualité de sa parentalité varie selon les moments de la journée, notant que "le matin, c'est compliqué quand même".

      Florence, une auditrice de Haute-Savoie, se donne une moyenne de 7,5/10, reconnaissant que sa performance dépend des "circonstances de la vie".

      Cette variabilité démontre que la parentalité n'est pas une compétence statique, mais un effort constant et situationnel.

      3. Le Conflit Central : Accepter l'Enfant Réel contre Projeter un Idéal

      Un thème majeur émerge rapidement : la tension entre l'enfant que les parents désirent et l'enfant qu'ils ont réellement.

      Florence, l'auditrice, définit le bon parent comme celui qui, dès la naissance, considère son enfant "comme un être à part entière" et non "comme sa possession".

      L'objectif est de l'aider à se réaliser "selon ce qu'il est lui et non pas ce que je voulais moi, ce qui soit".

      Gwenaëlle Boulet confesse que c'est le "combat de sa vie".

      Elle illustre cette lutte avec son désir que ses enfants aiment la littérature, un désir qui s'est heurté à leur indifférence et s'est avéré "contreproductif à souhait".

      Elle trouve "hyper dur" d'accepter que son enfant puise "dans d'autres sources que les tiennes pour grandir".

      Julien Bisson conclut que pour s'approcher du "parent idéal", il faut d'abord "éviter de vouloir un enfant idéal".

      Cet enfant idéal est celui sur lequel on projette ses propres attentes psychologiques et d'accomplissement.

      Marie Pernaud résume : être un bon parent, "c'est vraiment faire le deuil de l'enfant qu'on aurait voulu avoir".

      Face à un conflit, la question à se poser est : "quel est l'enfant qu'on a en fait et comment on doit réagir par rapport à l'enfant qu'on a".

      Sonia de Viller ajoute une nuance importante : on n'est pas le même parent pour chaque enfant.

      "Je suis pas la même mère avec mon fils aîné et mon cadet et d'ailleurs il me le reproche".

      Marie Pernaud confirme que chaque enfant révèle des facettes différentes, positives comme négatives, chez le parent.

      4. Les Pressions Modernes et leurs Conséquences

      La discussion met en évidence que la parentalité contemporaine est soumise à une série de pressions externes et internes qui complexifient la tâche.

      4.1. Le Poids des Connaissances Scientifiques

      L'accès à une masse d'informations sur le développement de l'enfant est perçu comme une arme à double tranchant.

      Gwenaëlle Boulet utilise l'analogie de l'effet Dunning-Kruger :

      1. La "montagne de la stupidité" : Fin 19e/début 20e, les exigences se limitaient à s'assurer que l'enfant ne meure pas.   

      2. La "vallée de l'humilité" : L'arrivée de la psychanalyse et des neurosciences a fait chuter la confiance des parents, écrasés par les connaissances sur ce qu'il "faut surtout pas faire".   

      3. Le "plateau de la consolidation" : L'objectif est de remonter en faisant correspondre sa confiance et ses compétences, en utilisant ces connaissances tout en se faisant confiance.

      Julien Bisson qualifie les sciences de l'éducation de "bénédiction et malédiction".

      Une bénédiction pour les savoirs apportés, une malédiction car elles "ont creusé énormément la distance entre le parent qu'on a l'impression d'être et le parent qu'on pense devoir être", créant un "mal-être parental énorme".

      4.2. La Compétition Sociale et l'Isolement

      La société moderne impose une dynamique de comparaison et d'individualisme qui affecte directement les parents.

      La Compétition Parentale : Gwenaëlle Boulet décrit une "compète" ressentie dès la maternité (choisir la "super maternité") et qui se poursuit avec la scolarité (l'âge d'apprentissage de la lecture).

      L'Isolement : Julien Bisson lie cette compétition à une société avec "plus d'individualisme, plus d'isolement", ce qui renforce le sentiment d'être "seul" et "désarmé".

      Témoignage de Charlotte : Une auditrice d'Aix-en-Provence exprime sa difficulté à "créer une communauté de parents".

      Elle se sent comme une "extraterrestre" lorsqu'elle propose des initiatives collectives ou parle de l'éducation au "vivre ensemble".

      4.3. La Charge Mentale et la Santé des Parents

      La recherche de la perfection parentale a un coût direct sur le bien-être des parents.

      Marie Pernaud alerte sur le risque d'épuisement face aux "injonctions". Les parents reçoivent une multitude d'informations et pensent devoir "absolument tout faire".

      Elle rappelle le propos d'une Danoise : tant qu'il n'y a ni maltraitance et qu'il y a de l'amour, il ne peut y avoir de mauvaise éducation.

      Julien Bisson cite des chiffres issus d'un numéro du 1 hebdo sur la santé mentale des parents :

      ◦ Le mal-être parental touche 1 parent sur 5 (20%).  

      ◦ Le burnout parental affecte 6 à 8 % des parents.  

      ◦ Les femmes sont plus touchées, non par fragilité, mais parce qu'elles "portent encore aujourd'hui une charge parentale beaucoup plus importante que les hommes".

      5. Vers une Parentalité "Suffisamment Bonne"

      Face à l'idéal inaccessible, la discussion propose une approche plus réaliste et bienveillante, inspirée du concept du psychanalyste Donald Winnicott.

      5.1. Le Concept du Parent "Suffisamment Bon"

      Définition : Un parent suffisamment bon répond aux besoins de l'enfant sans être parfait et sans "faire trop".

      Évolution :

      1. Nourrisson : Le parent répond immédiatement et exactement aux besoins du bébé (faim, réconfort).   

      2. Enfant : Le parent instaure progressivement "de la frustration gérable".

      Il apprend à l'enfant à différer ses désirs, ce qui l'aide à grandir et à "vivre en société".

      Risque de l'anticipation : Anticiper systématiquement les besoins de l'enfant peut freiner son autonomie et son développement émotionnel.

      5.2. L'Importance de l'Imperfection et de la Réparation

      L'erreur n'est pas seulement inévitable, elle est une composante de la relation.

      Reconnaître ses erreurs : Gwenaëlle Boulet insiste sur l'importance de pouvoir revenir vers son enfant et dire :

      "Je suis désolé, je me suis emballée [...] j'avais pas envie de réagir comme ça". Cela permet de "réparer beaucoup de choses".

      Déculpabiliser l'enfant : Julien Bisson ajoute que cela aide l'enfant à comprendre que ce n'est "pas toujours de sa faute", car son objectif principal est de satisfaire ses parents.

      5.3. Les Outils Pratiques et le Partage d'Expérience

      Le "Faux Choix" : Gwenaëlle Boulet partage une technique concrète : au lieu de demander "Tu veux prendre ta douche ?", poser la question "Tu veux prendre ta douche maintenant ou dans 5 minutes ?".

      Cela offre à l'enfant un "terrain d'expérimentation du choix" tout en atteignant l'objectif du parent.

      L'Influence Partagée : Julien Bisson utilise la métaphore du "buffet" : le parent offre un buffet, mais ne contrôle pas ce que l'enfant va choisir.

      De plus, il n'est "pas le seul à le nourrir" (grands-parents, amis, etc.). Il ne faut pas surestimer sa propre influence.

      Le Duo Parental : L'ajustement entre les deux parents, avec leurs bagages respectifs, est un défi mais aussi ce qui "sauve", permettant de prendre de la distance.

      6. Témoignages et Citations Clés

      Intervenant/Source

      Citation ou Idée Clé

      Fiva (auditeur)

      "Le parent parfait existe mais il n'a pas encore d'enfant."

      Cécile Dancy (auditeur)

      "Être un bon parent, c'est déjà être capable de travailler ses propres failles pour ne pas les faire peser sur nos enfants."

      Peter Ustinov (cité)

      "Les parents sont les os sur lesquelles les enfants se font les dents."

      Russell Show (cité)

      "Si nous accordons à nos enfants notre confiance, si nous les laissons suivre leur propre voix (...) nous allégerons notre vie tout en leur donnant les moyens de s'épanouir."

      Ivan (auditeur)

      Témoigne avec une grande émotion de sa souffrance en tant que père de deux adolescents.

      Il reconnaît avoir projeté des attentes élevées sur son fils aîné, en réaction à sa propre relation difficile avec son père, ce qui a mené à une "cassure".

      Il exprime son désarroi face à une situation complexe, concluant : "un bon parent, je ne sais pas ce que c'est [...] c'est simplement essayer de faire du mieux que je peux".

      Le témoignage d'Ivan illustre de manière poignante le poids du passé, le risque de la surprotection et le sentiment de désarroi que peuvent ressentir les parents, même avec la volonté de bien faire.

      Sa démarche de s'interroger, selon les intervenants, est déjà la preuve qu'il est "probablement un bon parent".

  5. Oct 2025
    1. we don't tell the cells explicitly to uh contract or relax

      for - adjacency - inter level communication - environmental steering - this is very interesting (and obvious) but far from trivial. - adjacency - meditation - interlevel communication - enlightenment? - could we naturalistically frame meditation that leads to non dual awareness, or enlightenment - as being a way for higher level agents - to get in touch with / communicate with - lower level agents - in a multi-agent environment?

      question - could we interpret enlightenment as an ecosystem goal of intentional whole system environmental steering? This suggests a new term: - new definition - intentional whole system environmental steering - when environmental steering is intentional done at the highest level for the wellbeing of every level - The author uses the example of hunger as being a high level experience driven by lower level needs - This could qualify as an intentional whole system environmental steering so the term doesn't distinguishing enlightenment drive as anything special. We need some other distinguishing quality

  6. Jul 2025
    1. Synthèse détaillée des sources : "L'école autrement"

      Les sources explorent le concept d'écoles expérimentales et alternatives en France, en se concentrant spécifiquement sur l'École Vitruve (primaire) à Paris et le Lycée Expérimental (LEX) de Saint-Nazaire.

      Elles mettent en lumière des approches pédagogiques radicalement différentes des systèmes éducatifs traditionnels, axées sur l'autonomie, la co-gestion, la pédagogie de projet et le développement de la citoyenneté.

      1. Principes Fondamentaux des Écoles Alternatives : Co-gestion et Absence de Hiérarchie

      Le thème central qui traverse les deux établissements est la co-gestion et l'abolition des hiérarchies traditionnelles entre adultes et élèves.

      • Partage des pouvoirs et des savoirs : Kellian, un élève du LEX, affirme : « On partage les pouvoirs et les savoirs. C'est un peu le principe de ce lieu. Alors moi c'est Kellian, j'ai 16 ans, je suis en terminale et je suis au lycée expérimental autogéré.

      C'est-à-dire que il y a pas de hiérarchie entre les profs et les élèves, les profs qui s'appellent des membres de l'équipe éducative. »

      Cette approche horizontale est également soulignée par Benjamin, un membre de l'équipe éducative au LEX : «

      C'est une vision horizontale où moi je verrais plus un ping-pong entre les propositions des enfants, les enseignants qui y répondent, voilà, en les aidant à mener leur projet. »

      • Implication des élèves dans la gestion : Au LEX, les élèves sont responsables de diverses tâches quotidiennes comme le secrétariat, la cuisine et le ménage. Un élève explique : « Tout est géré par les élèves, le secrétariat, la cuisine, le ménage. Effectivement, c'est nous qui le faisons vivre en fait. »

      À Vitruve, les enfants participent activement aux décisions via le conseil d'école. Une élève déclare : « Le conseil d'école, ça sert à je sais pas quoi. Moi je crois que le conseil d'école ça sert à poser des questions et organiser des trucs. »

      Natacha, une enseignante à Vitruve, précise : « Le conseil d'école sert à régler les problématiques qui se posent à l'école et ensuite de tous ces sujets de discussion naissent des propositions qui du coup sont le règlement intérieur de l'école. »

      2. Pédagogie de Projet et Apprentissage Concret

      Ces écoles rejettent l'apprentissage abstrait des manuels scolaires au profit d'une pédagogie ancrée dans le réel et l'utile.

      • Apprendre en faisant : À Vitruve, « Ici, tout est fait pour de vrai. Il n'y a pas de manuel scolaire, pas d'exercice abscond, mais une pédagogie basée sur des projets concrets à travers lequel les élèves apprennent à lire, à écrire et à compter. »

      Les exemples incluent la création d'un jeu de piste sur l'île de la Cité ou l'organisation d'une braderie pour financer les classes vertes.

      La vente de café le matin permet aux élèves d'appliquer des compétences en mathématiques : « Et comme ça vous faites des matths en rendant la monnaie. Oui comme ça ils font des matths. »

      • Programmes officiels intégrés aux projets : Malgré l'approche alternative, les écoles se conforment aux programmes de l'Éducation Nationale. Natacha de Vitruve explique que les dictées sont créées à partir des discussions des enfants, intégrant les objectifs pédagogiques :

      « On se débrouille pour que les phrases les sons qu'on est en train de travailler qu'il soit à l'intérieur. Évidemment, ça c'est notre boulot d'enseignant. [...] Et en effet, par contre, ils ont une prise directe dessus et nous les enseignants, on va aller piocher dans les idées des enfants pour créer une phrase qui va permettre de faire une dictée qui est intéressante pour nous en terme d'apprentissage et qui répond aux exigences du programme de l'éducation nationale auquel vous êtes soumis. Exactement. »

      3. Développement de l'Autonomie et de la Citoyenneté

      Un objectif majeur de ces écoles est de former des citoyens responsables et autonomes.

      • Responsabilisation des élèves : Les élèves sont invités à régler leurs propres problèmes, avec l'aide de médiateurs désignés parmi eux.

      Une élève médiatrice raconte avoir résolu un conflit autour d'une barrette : « J'ai dit bah je peux voir ta barrette et il me l'a montré et comme j'ai joué avec elle, j'étais sûre que c'était à elle parce que je l'ai vu saaraître. »

      En cas de problème non résolu, une "feuille de remédiation" est utilisée pour une discussion en grand groupe.

      Le système de "flux" à la cantine de Vitruve, où les enfants gèrent eux-mêmes l'ordre et le placement, est un autre exemple de cette responsabilisation : « Tout ce qui est l'éducation citoyenne passe par le vivre pour de vrai.

      Il est beaucoup plus simple pour un enfant de se laisser guider par l'adulte. On les rend responsables. »

      • Apprentissage par le collectif : Nathalie, membre de l'équipe éducative au LEX, insiste sur l'importance du collectif : « nous on prône le collectif que voilà l'intelligence collective, elle sera toujours supérieure à l'intelligence individuelle quoi. » Le lycée favorise les "groupes de base" où élèves et enseignants travaillent et apprennent à fonctionner ensemble.

      4. Flexibilité, Absence de Notes et Évaluation Alternative

      Ces écoles remettent en question les pratiques d'évaluation traditionnelles.

      • Pas de devoirs, pas de sonnerie, pas de notes : À Vitruve, les enfants disent : « on a pas de devoirs. » et « Non, il y a pas de sonnerie, c'est un tambour qui sonne à la fin des récréations. »

      Au LEX, « On donne pas de notes. On estime depuis depuis longtemps que les notes, c'est pas une manière de s'évaluer correcte. Ça sert plutôt à faire des classements et des comparaisons qu'à évaluer la progression. »

      • Co-évaluation et progression individuelle : L'évaluation est basée sur la co-évaluation, où chaque élève et adulte évalue sa propre progression. « C'est la coévaluation. C'est que chaque élève et chaque adulte aussi est invité dans des temps dédiés à ça à la fin des des ateliers par exemple et à la fin de l'année à évaluer sa progression, ce qu'il a fait. »

      • Parcours adaptés et liberté de choix : Au LEX, les élèves peuvent choisir des ateliers variés (français, philosophie, fiction sonore, voile, randonnée) et construire leur propre parcours, que ce soit vers le baccalauréat ou via des stages. Kellian explique : « C'est toi qui est source de proposition. »

      Cela permet d'accueillir des élèves qui « viennent de parcours très accidentés » ou qui souffrent de phobie scolaire. Benjamin souligne : « Ici, ils retrouvent une place, une envie d'apprendre. »

      5. Origines et Contexte Historique

      Les sources fournissent un aperçu des racines de ces établissements.

      • L'École Vitruve : Créée en 1962 par Robert Gloton, un inspecteur de l'éducation nationale, pour lutter contre l'échec scolaire dans un quartier défavorisé. C'est la seule école primaire expérimentale publique de Paris encore existante.

      • Le Lycée Expérimental de Saint-Nazaire (LEX) : Né en 1982 à l'initiative de Gabriel Cohn-Bendit, suite à une tribune publiée dans Libération. C'était l'un des quatre lycées expérimentaux créés à cette époque, et il est le dernier lycée autogéré encore en activité.

      • Influences pédagogiques : Ces écoles s'inspirent des courants de l'éducation nouvelle, notamment la pédagogie institutionnelle et le mouvement Freinet. Benjamin mentionne : « On s'inspire pas mal à la pédagogie institutionnelle. » et « aussi le mouvement de pédagogie freinet. »

      6. Défis et Perspectives

      Bien que ces modèles soient salués pour leur approche innovante, des défis et des aspirations sont également mentionnés.

      • Décloisonnement des parcours : Le LEX offre une alternative pour les élèves qui ne s'épanouissent pas dans le système classique. Kellian, qui passera son bac en candidat libre, témoigne : « quand je choisis et que ça me plaît, que c'est fait de façon ludique, bah c'est différence selon chaque personne. Mais moi perso, je prends plus comme ça et ça va m'apprendre intellectuellement et manuellement. »
      • Souhait de généralisation : Benjamin exprime le souhait que l'éducation alternative soit plus accessible : « moi j'aimerais bien que que les élèves et aussi les enseignants et et tout le monde puisse avoir accès à à cet enseignement alternatif et qui une possibilité sur chaque territoire, peut-être sur chaque région ou chaque département, un lycée alternatif où on peut apprendre différemment. »
      • Résultats académiques : Il est noté que les élèves de Vitruve obtiennent des résultats scolaires « tout aussi bons que dans n'importe quel autre école et même meilleur dans certains domaines. »

      En conclusion, ces écoles expérimentales offrent des modèles éducatifs qui priorisent l'autonomie des élèves, le partage des responsabilités, l'apprentissage par l'expérience concrète et le développement de compétences citoyennes, tout en s'inscrivant dans le cadre des programmes de l'Éducation Nationale.

      Elles représentent des "chemins de traverse" pour "imaginer et élaborer d'autres façons de faire" l'école.

  7. Jun 2025
    1. Dossier de briefing : Faire face à l'inceste et au silence

      Source : Extraits de "France Inter - Faire face à l'inceste 16173-13.10.2021-ITEMA_22805012-2021F26104S0286-22.mp3"

      Thèmes Principaux et Idées Essentielles

      Ce briefing aborde la problématique de l'inceste en France, en soulignant l'ampleur du phénomène, les mécanismes du silence qui l'entourent, les conséquences dévastatrices pour les victimes et les voies de prévention et de réparation.

      1. L'ampleur de l'inceste et la conspiration du silence

      • Prévalence alarmante : Selon un sondage Ipsos, un Français sur 10 déclare avoir été victime d'inceste.

      Cependant, Bruno Clavier, psychanalyste et psychologue clinicien, estime que ce chiffre est largement sous-estimé en raison du déni et de l'amnésie des victimes. Il suggère que le chiffre réel pourrait être de trois à quatre personnes sur dix. * Le silence comme arme : Le silence est décrit comme une "arme de destruction massive" érigée par les agresseurs, entraînant de graves dégâts collatéraux. Ce silence est imposé par les abuseurs et les violeurs, qui sont dans l'écrasante majorité des hommes. * Complicité sociétale : La société est interrogée sur sa complicité dans cette "conspiration du silence".

      Charlotte Pudlovski, cofondatrice de Louis Media, souligne que la société a longtemps ignoré ou minimisé le problème, comme en témoignent les réticences des médias à aborder le sujet avant des événements médiatisés.

      • Amnésie et déni : Bruno Clavier met en lumière deux types de silence encore plus profonds : le déni (refuser la réalité des faits) et l'amnésie (oubli total des événements traumatiques).

      L'amnésie est particulièrement fréquente chez les victimes, et peut durer des décennies, le cerveau cherchant à se protéger de la violence. Certains patients disent même : "Si je me souviens, je meurs."

      2. Le traumatisme et ses conséquences

      • Mémoire traumatique : L'inceste est décrit comme un "crime qui défigure des enfances", laissant une "mémoire traumatique tatouée dans le corps et l'esprit", une "onde choc qui bouleverse toute une vie".
      • Difficulté à nommer l'innommable : Grégoire de la Cour, écrivain, explique la difficulté de "mettre des mots sur des choses qu'on ne peut pas formuler quand on est très petit". Les mots comme "abus", "attouchement", "violence sexuelle" "cisaillent la bouche".
      • Honte et culpabilité de la victime : Les victimes se demandent souvent si c'est de leur faute, pourquoi la personne qui devait les aimer le plus a pu les détruire. "On a peur de pas être recueilli, de pas être accueilli avec nos chagrins, avec nos souillures. Et alors, on se tait. Et puis il y a la honte, cette honte de nous-même."
      • Conséquences physiques et psychiques : L'inceste est un "fléau de santé publique" avec des conséquences très graves sur le psychisme et le corps. On observe des souffrances psychiques importantes, des addictions, des tentatives de suicide, des scarifications.

      Grégoire de la Cour témoigne de douleurs physiques inexpliquées (mal au ventre pendant 55 ans) dues à ce traumatisme.

      Le corps devient un "pire ennemi", un "traître", dont on a honte. Bruno Clavier compare les violences sexuelles à une "déflagration", un "incendie" qui brûle les circuits nerveux et laisse des "traces multiples" invisibles aux médecins.

      • Le rôle des mères : La réaction des mères est un point sensible.

      Beaucoup de victimes leur en veulent d'abord pour ne pas les avoir protégées. Cependant, les experts soulignent que ces mères ont souvent elles-mêmes été victimes d'abus, reproduisant un "formatage" familial du silence. "Elles donnent la soupe qu'elles ont mangé."

      3. La libération de la parole et les défis persistants

      • Libération progressive mais fragile : Charlotte Pudlovski observe une "véritable libération" de la parole ces dernières années, notamment après la sortie du livre de Camille Kouchner, "La Familia Grande". Cependant, elle craint un "recommencement permanent" et le retour du silence, un "backlash" du féminisme.
      • La question du recueil de la parole : Goénal Boulet, journaliste, insiste sur l'importance de savoir accueillir la parole des victimes. "La double punition c'est quand on a réussi à parler et qu'on n'est pas entendu ou que notre parole elle va dans les limbes de on ne sait quelle justice qui n'a pas le temps de le traiter."
      • Le déni institutionnel : Eva Thomas, première personne à témoigner à visage découvert à la télévision en 1986, exprime son découragement face aux politiques qui ne s'emparent pas suffisamment du sujet. Elle raconte avoir été sollicitée pour une commission sur la protection de l'enfance, où la première chose demandée était "de ne pas en parler tout de suite", symbolisant la persistance du silence institutionnel.

      4. Prévention et chemins de réparation

      • Prévention précoce : Bruno Clavier souligne l'importance de la prévention dès l'âge de 4 ans, moment où les enfants sont dans la découverte sexuelle. Jenny, une victime, témoigne de l'importance d'avoir été éduquée très jeune par son père sur comment réagir face à ce type d'événements, ce qui lui a permis de comprendre et d'agir lors de son agression.
      • Rôle des parents : Les parents doivent affronter le sujet calmement, parler à leurs enfants de leur corps, des gestes autorisés ou non, et de la notion de "bon" ou "mauvais" secret. Il s'agit de ne pas paniquer mais de faire preuve de vigilance, en ouvrant le dialogue et en autorisant la parole de l'enfant.
      • La guérison comme réparation : La guérison n'est pas totale, mais la réparation est possible. Grégoire de la Cour parle de "reprendre possession de qui j'allais être". Il faut "redresser ce corps de traviol" et apprendre à "rendre gracieux notre boîtement pour rester humain".
      • Thérapies multiples et temps long : Bruno Clavier compare les victimes à des "grands brûlés" ou des "grands accidentés de la route", nécessitant "plusieurs thérapies" et "beaucoup de temps". Des outils comme l'EMDR, l'hypnose, ou même des activités physiques (escrime) sont mentionnés pour gérer les émotions.
      • L'importance de l'amour et de la reconnaissance : L'amour est un facteur essentiel de réparation. Charlotte Pudlovski insiste sur le fait que "des cicatrices restent mais que c'est pas une condamnation au malheur". L'amour peut être une "réparation formidable", même si le concept d'amour est rendu problématique par la nature même de l'inceste.
      • Numéro d'aide : Le 119 est un numéro destiné aux victimes d'abus sexuel sur mineur.
    1. Compte Rendu Détaillé : "La culture de l'inceste" sur France Inter

      • Ce document de synthèse analyse les thèmes principaux et les idées clés abordées lors de l'émission de France Inter intitulée "France inter Iris Brey et Juliet Drouar: existe-t-il une culture de l'inceste", diffusée le 8 septembre 2022. L'émission présente l'ouvrage collectif "La culture de l'inceste", un livre rouge décrit comme un "traité, un manifeste, un brûlot", co-écrit par Iris Brey, Juliette Drouar, Sorna Fal, Wendy de Lorn, Dorothée Dussy, Tal Piter Bro Merx et Ovidi.

      1. L'Inceste : Non une Déviance Individuelle, mais un Phénomène Culturel et Systémique

      Le thème central de l'émission et de l'ouvrage est la remise en question de la vision traditionnelle de l'inceste comme une "déviance, d'exception pathologiques, de monstres à la marge".

      Au contraire, les invitées soutiennent que l'inceste est un phénomène "massif" et "systématique" ancré au "cœur même de notre organisation sociale".

      • Statistiques Éffarantes et Témoignages Affluents : Les statistiques sont présentées comme "effarantes", avec "une personne sur 10 en France" victime d'inceste, ce qui représente "7 millions de victimes". Cette ampleur remet en question la notion d'exception.
      • De l'Individu au Système : Iris Brey et Juliette Drouar insistent sur le fait que "les monstres, ça n'existe pas.

      C'est notre société, c'est nous, c'est nos amis, c'est nos pères. C'est ça qu'on doit regarder." La responsabilité est ainsi déplacée de l'individu "monstrueux" vers le collectif et le système social. * Continuité avec la Culture du Viol : Juliette Drouar explique que le terme "culture de l'inceste" est décalqué de l'expression "culture du viol", visant à souligner un aspect "culturel" et non une "exception, une pathologie, une monstruosité". * L'Inceste comme Outil de Domination Patriarcale : L'ouvrage postule que l'inceste est "une expression, c'est une reconduction d'un fonctionnement social qui s'appuie sur l'idée de domination". Iris Brey affirme que c'est un "système qui est mis en place pour que le corps des enfants et que le corps des femmes continue à être dominé par le patriarcat et par les hommes". Les agresseurs, à 76% des hommes, se sentent "autorisé[s] partout et depuis toujours" à agresser le corps "le plus faible".

      2. Le Tabou de l'Inceste : Ne pas Parler, Plutôt que Ne pas Exister

      Les auteures déconstruisent l'idée reçue selon laquelle l'inceste serait un interdit social fondamental.

      Elles affirment que l'inceste n'est pas un tabou dans sa pratique, mais plutôt un tabou dans sa discussion et sa reconnaissance.

      • Critique de Lévi-Strauss : Le célèbre anthropologue Claude Lévi-Strauss est cité pour sa conception de l'interdit de l'inceste comme "socle du contrat social". Cependant, Juliette Drouar rectifie que Lévi-Strauss parlait de l'interdit du mariage avec certains membres de la famille, et non de l'interdit des violences sexuelles. Elle ajoute : "on peut tout à fait se ne pas se marier avec certains membres de sa famille et les violer."
      • L'Omerta et l'Inaccessibilité de la Pensée : Iris Brey souligne l' "omerta et une impossibilité de penser ça" qui rend même les textes de chercheurs sur l'inceste "pas disponibles".
      • Les Enfants Parlent, les Parents n'Entendent pas : Le véritable tabou n'est pas le silence des enfants victimes – "les enfants en parlent" – mais plutôt l'incapacité des adultes à les entendre : "C'est que les parents ne veulent pas entendre ou ne peuvent pas entendre."

        1. La Condition de l'Enfant et le Mythe de la Famille Protectrice

      L'ouvrage met en lumière la vulnérabilité intrinsèque des enfants dans le système social et familial, où leur dépendance est naturalisée et leurs droits sont "déprivés".

      • L'Enfant comme Catégorie Sociale Constituée : Le livre, notamment à travers l'article de Tal Piter Bro Merx, introduit l'idée que les "enfants sont pas une catégorie qui est les mineurs en tout cas sont pas une catégorie naturelle. C'est une catégorie qui a été constituée". Cette catégorie est "complètement déprivée de droit et posé dans une position d'absolue dépendance par rapport aux adultes et leur famille."
      • Privation de Droits et de Crédibilité : Les enfants sont "privé[s] de paroles, privé[s] de crédibilité, privé[s] d'individualité, privé[s] de légitimité". Cette condition de "dépendance matérielle", d'absence de droit de vote ou de représentation, crée les "meilleures conditions pour pouvoir disposer des corps de l'autre".
      • La Famille, Lieu de Risque et non de Protection Naturelle : Contrairement au "mythe qui entoure la famille qui serait extrêmement bienveillante, extrêmement chaleureuse" et "naturellement protect[rice]", les études concordent : "c'est très majoritairement au sein de la famille qu'on lieu ces violences et ses abus sexuels."

      4. Représentations Médiatiques et Culturelles de l'Inceste : Banalisation et Distorsion

      Une part importante de la discussion est consacrée à la manière dont l'inceste est représenté ou non représenté dans la culture populaire, contribuant à sa banalisation et à la culpabilisation des victimes.

      • Le "Séisme Médiatique" et le #MeToo Inceste : Les auteures reviennent sur l'impact des témoignages de personnalités comme Vanessa Springora, Camille Kouchner et Adèle Haenel. Le #MeToo Inceste en France a commencé par des récits de violences sexuelles dans l'enfance, impliquant des "femmes mais aussi d'hommes et aussi de lesbienne, de personnes gay, de personnes trans", comme Mathieu Fouchet avec le #MeToo gay.
      • L'Héritage de "Lolita" : Iris Brey analyse le film de Kubrick, "Lolita", comme une "bascule" culturelle. Le terme "Lolita" est passé dans l'imaginaire collectif, rendant la "jeune fille ... responsable du fait que son beau-père ait envie de coucher avec elle". L'image iconique de Lolita avec ses lunettes en cœur, bien que non issue du film, a contribué à "infuser dans toute la culture populaire" l'idée que l'inceste est "érisé" et souvent imputé à la victime.

      Elle rappelle que la Lolita de Nabokov était "une enfant violée par son beau-père". * Distorsion des Représentations de l'Inceste :Inceste père-fille : Souvent présenté avec la culpabilisation de la jeune fille. * Inceste mère-fils : Souvent "montré comme une démarche d'émancipation, comme une relecture du d'Œdipe". * Inceste frère-sœur : Bien que les plus rares dans la réalité, ils sont "montrés beaucoup dans les séries et notamment dans Game of Thrones comme quelque chose d'érotisé et de normal". * L'Inceste et le Pornographie Grand Public : Ovidi (co-auteure) et Juliette Drouar abordent l'infiltration de l'inceste dans le porno grand public, notamment via le mythe de la "MILF" (Mother I'd Like to F***) qui a évolué vers la "Stepmom" (belle-mère) comme hashtag principal.

      Ce phénomène, initialement américain, s'est "très largement diffusé", banalisant une "représentation érotisée de l'inceste" où les violences sont déniées au profit d'une sexualisation "sexy" et "fun".

      Les auteures déplorent que ces représentations "ne représente[nt] jamais l'inceste comme un acte de violence et de domination".

      5. Une Lutte Collective pour une Pensée Collective

      L'écriture de ce livre est présentée comme une "lutte, un combat", rendue possible uniquement par un effort collectif.

      • Nécessité du Collectif : Iris Brey a eu l'idée du livre en lisant un article de Juliette Drouar sur "la culture de l'inceste" mais ne voulait pas "déplier" ce terme seule. Le collectif était essentiel pour "pousser nos propres réflexions" et pour "se soutenir" face à un sujet "difficile". La "pensée collective est pour moi la seule solution pour qu'on mette les mains un peu dans le camboui et qu'on réfléchisse à qu'est-ce qu'on fait maintenant".
      • Implication Personnelle des Auteures : Iris Brey ouvre l'ouvrage en se présentant comme victime d'inceste, soulignant l'importance de comprendre "d'où je parle" pour les lecteurs.

      Le suicide de Tal Piter Bro Merx pendant l'écriture du livre témoigne de l'épreuve que représente l'engagement sur ce sujet, même dans une approche théorique.

      En conclusion, "La culture de l'inceste" est un ouvrage politique et théorique qui vise à déconstruire les mythes entourant l'inceste, le présentant non pas comme un fait divers isolé, mais comme un symptôme d'un système de domination patriarcale et d'une invisibilisation de la vulnérabilité et des droits des enfants.

      L'émission met en lumière la nécessité d'une prise de conscience collective et d'une relecture critique des représentations culturelles pour démanteler ce système.

    1. Synthèse : Le Consentement au Cœur du Débat en France

      • Ce document explore la notion de consentement, en soulignant son émergence comme un concept central dans le débat public français, notamment sous l'impulsion de mouvements féministes et de procès emblématiques.

      Il met en lumière la complexité de cette notion, les défis liés à sa compréhension et son application, ainsi que les efforts déployés pour l'intégrer pleinement dans la loi et les mentalités.

      1. Le Consentement : Une Notion Émergente et Centralisée

      • Le mouvement féministe et des affaires judiciaires retentissantes ont placé le consentement au premier plan des préoccupations sociétales.

      Le procès des viols de Mazan, avec la condamnation de Dominique Pélico pour avoir drogué et violé sa femme pendant dix ans, a été un catalyseur majeur.

      Une des personnes interrogées souligne la simplicité apparente mais la profondeur de la notion :

      "Quand une fille dit non, j'ai l'impression quand même que souvent ça sous-entend que c'est c'est non. Non.

      D'accord. Ah ouais. Ah faut bien c'est pas si simple. Faut bien choper le truc hein. Oui ou non ? Deux petits mots de trois lettres. Mais qui change absolument tout."

      Cette prise de conscience a conduit à des appels à inscrire le consentement dans la loi, exigeant que les agresseurs présumés prouvent avoir obtenu un accord explicite avant tout acte sexuel.

      Le slogan "Jamais sans mon consentement" est devenu un cri de ralliement dans les cortèges féministes.

      2. La Compréhension du Consentement : Défis et Manques

      • Malgré son importance croissante, la compréhension du consentement reste un défi, en particulier chez les jeunes.

      Pauline, victime de viol à 14 ans par son premier petit ami, témoigne de la difficulté à identifier le viol et à en parler, d'autant plus en l'absence d'éducation sexuelle adéquate : "Je savais pas ce que c'était les rapports.

      Donc pour moi c'était un peu la norme entre guillemets... je savais pas trop comment en parler et après j'ai mis du temps avant de d'accepter aussi le terme viol parce que c'est un mot quand même très fort."

      Elle évoque aussi l'influence de la pornographie, qui "ne parle pas du tout" du consentement à cet âge.

      Les témoignages révèlent que le "non" n'est pas toujours respecté, et que la peur peut paralyser les victimes, comme Elodie qui a été agressée sexuellement à 17 ans : "J'étais tellement peur que c'est comme si j'étais paralysée. J'arrivais pas à crier. J'étais vraiment tétanisée."

      3. L'Éducation et la Prévention : Des Outils Essentiels

      Face à ces lacunes, des interventions en milieu scolaire se multiplient. Une gendarme intervient dans un collège pour expliquer le consentement aux élèves de 3ème.

      Elle définit l'agression sexuelle comme "le fait de toucher les parties intimes sans consentement, sans son autorisation."

      Elle insiste sur la clarté du "oui" ou du "non", verbal ou par des gestes, et surtout, sur le fait qu'en l'absence de réponse, il faut considérer que c'est un "non".

      L'importance de parler "sans cacher les mots" est soulignée par la gendarme, car "on a beau dire non du plus plus fort qu'on peut, si l'autre en face n'entend pas, il fera quand même ce qu'il a envie de faire qui est illégal."

      Ces interventions sont jugées cruciales, car la discussion sur le consentement est "très peu abordée aussi bien par les parents à la maison qui peuvent être embarrassés... et même les établissements scolaires sont parfois dépourvus de moyens."

      4. La Réalité des Violences Sexuelles : Souvent le Fait de Proches

      Un point crucial est la démystification de l'image de l'agresseur. Contrairement à l'imaginaire collectif, un violeur n'est pas toujours un inconnu armé : "Dans 90 % des cas, l'agresseur connaît sa victime.

      Dans la moitié des cas, c'est son partenaire ou un ex amoureux." De plus, les femmes sont majoritairement les victimes, avec 91% des auteurs de violences sexuelles étant des hommes.

      5. La Complexité Juridique et la Subjectivité du Consentement

      • Les affaires de viol sont souvent complexes, mêlant souffrances et ressentiments. L'avocat Robin Binsard souligne que la "question de la preuve est toujours au centre des débats" et que la "vérité est parfois plurielle".

      Un accusé, qui nie les viols dont il est accusé malgré la condamnation à 7 ans de prison, exprime cette ambiguïté : "La notion de consentement est pour moi acquise...

      À aucun moment, ell m'ont elles m'ont dit non clairement." Il ajoute avoir dit à une victime "C'est comme un viol, ce n'en est pas un," illustrant la "limite très fine" de la compréhension.

      • La magistrate Genola Jolicose récuse la notion de "parole contre parole", affirmant que le rôle de la cour est de "contextualiser, de comprendre que ça n'est pas simplement une situation qui nous est décrite mais en réalité un système.

      Tout ça est adossé à la culture du viol, au patriarcat, à la domination des femmes et c'est ça qui change tout."

      6. L'Inscription Légale du Consentement : L'Exemple International

      Le débat sur l'inscription du consentement dans la loi française s'inspire de législations étrangères :

      • Suède (2018) : Nécessité d'un consentement verbal ou physique.
      • Espagne (2022) : Un rapport sexuel sans consentement explicite est un viol ("solo sí es sí").
      • Canada : Premier pays à définir le consentement pénalement comme donné "librement et avec enthousiasme, continu, précis, requis pour chaque activité et éclairé". Éléonore Noël, chercheuse en sciences sociales au Canada, explique que cela change tout car l'enjeu principal n'est plus la violence ou la contrainte, mais l'absence de consentement.

      7. Changer l'Imaginaire Collectif pour une Culture du Consentement

      • Pour lutter contre la "culture du viol" et promouvoir une "culture de consentement", il est essentiel de "développer un imaginaire positif autour du consentement".

      Les films et les médias sont critiqués pour leurs représentations stéréotypées où l'insistance masculine est glorifiée et le "non" féminin est souvent interprété comme un "oui" latent.

      Des initiatives, comme l'association Sex et Consentement, proposent des supports (cartes postales, préservatifs) avec des messages explicites pour normaliser la demande de consentement.

      Les jeunes interrogés y voient un moyen de "nous forcer à réfléchir et à demander à l'autre aussi si elle est d'accord oui ou non."

      En conclusion, l'émission souligne une transformation profonde des mentalités et du cadre légal autour du consentement en France, tirant des leçons des expériences individuelles et des législations internationales pour mieux protéger les victimes et éduquer les nouvelles générations.

  8. Apr 2025
    1. If we want to participate with Gaia in her grand adventure, then we mightneed to be able to communicate with the trees and the birds and the microbes

      for - inter-species communication - to - Earth Species Project (ESP) - https://via.hypothes.is/https://www.youtube.com/watch?v=gTKIJpIaZfg - adjacency - interspecies communications - symbiocene - Deep Humanity interspecies communication BEing journey

  9. Mar 2025
    1. 化学結合は分子内にある原子同士をつなぎ合わせる分子内結合と分子と別の分子とをつなぎ合わせる分子間結合とに大別でき、分子間結合を作る力を分子間力という。

      分子内結合は"intramolecular force"または"chemical bond"、分子間結合は"intermolecular force"または"van der Waals force"と訳されます。

  10. Nov 2024
  11. Oct 2024
    1. Erstmals wurde genau erfasst, welcher Teil der von Waldbränden betroffenen Gebiete sich auf die menschlich verursachte Erhitzung zurückführen lässt. Er wächst seit 20 Jahren deutlich an. Insgesamt kompensieren die auf die Erhitzung zurückgehenden Waldbrände den Rückgang an Bränden durch Entwaldung. Der von Menschen verursachte – und für die Berechnung von Schadensansprüchen relevante – Anteil der CO2-Emissione ist damit deutlich höher als bisher angenommen https://www.carbonbrief.org/climate-change-almost-wipes-out-decline-in-global-area-burned-by-wildfires/

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:28:55][^2^][2]:

      Cette vidéo explore comment rendre les élèves de CM2 autonomes dès leur entrée au collège. Elle aborde les défis de la transition, les compétences nécessaires et les stratégies pour développer l'autonomie.

      Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Définition de l'autonomie * L'autonomie est une construction, pas un don * Enseigner et développer l'autonomie sont liés * L'autonomie réduit partiellement les inégalités + [00:02:15][^4^][4] Caractéristiques d'un élève autonome * Lire et comprendre des consignes * Fixer et atteindre des objectifs * Organiser son travail et surmonter les difficultés + [00:05:30][^5^][5] Transition CM2-Sixième * Passage à risque avec des enseignants multiples * Importance de l'accompagnement et des rituels * Défis de l'adaptation aux nouvelles attentes + [00:10:03][^6^][6] Types d'autonomie * Émotionnelle, cognitive et fonctionnelle * Importance des règles et de l'organisation matérielle * Stratégies pour développer l'autonomie + [00:18:24][^7^][7] Évaluation de l'autonomie * Observation et grilles d'évaluation * Importance de la compréhension des consignes * Stratégies pour améliorer la lecture et la compréhension

      Résumé de la vidéo [00:28:56][^1^][1] - [00:44:55][^2^][2]:

      Cette vidéo discute des stratégies pour rendre les élèves de CM2 autonomes dès leur entrée au collège. Elle met en avant l'importance de la répétition, de la méthodologie, et de l'environnement d'apprentissage pour favoriser l'autonomie des élèves.

      Temps forts: + [00:28:56][^3^][3] Importance de la méthodologie * Explication des concepts * Construction de courbes statistiques * Répétition pour l'acquisition durable + [00:30:20][^4^][4] Rôle de l'environnement d'apprentissage * Importance de l'enveloppe et de l'environnement de l'élève * Retards de notions rattrapables * Construction d'un cadre d'apprentissage solide + [00:31:27][^5^][5] Définition de l'autonomie * Compréhension et maîtrise des situations scolaires * Apprentissage tout au long de la vie * Perspective de développement continu + [00:33:00][^6^][6] Expertise pédagogique * Rôle de l'enseignant dans la construction de l'autonomie * Importance de l'accueil bienveillant * Participation sociale des élèves + [00:35:04][^7^][7] Conseils pour les enseignants * Transparence et accessibilité des savoirs * Pédagogie explicite et métacognition * Importance de l'espace physique de classe adapté

  12. Sep 2024
  13. Apr 2024
  14. Feb 2024
  15. Mar 2023
  16. Jan 2023
    1. namely,that light needs no eyes to exist; it only needs eyes to establish its relevance.

      This reminds me of ideas from Maiello's article "Post-Media Virality." Such as humans being a medium for the Coronavirus. The virus does not need humans specifically to exist. But, without humans there would not be a nearly as large spread, and the virus itself would not be documented.

    2. bƒJƒb™@z²μ >f–›2‚™μ2‚;μ±@˜μ˜‡Ÿ8Vμ˜T@μ–‡Ÿz

      The quote "infinitely distant and yet touch the soul" draws in similar ideas seen in Imbler's article "Are We Really So Different?" Both this quote and Imbler talking of Dr. Morton's perception of deep sea creatures touch on the idea of distance. Although we are far apart from both space and deep sea, we are connected to them because we as beings are connected. Although we are physically far from the stars we feel connected through emotion and art. Although we are far from the deep sea, we are connected beings through empathy and emotional connection. Both articles bring the idea of distance, and turn it into something new.

    1. These1echn1ques for "1ouch111gwith light'' use iechnolog1Cal mfrasiructures de,dopcd 1hroughm1licari• research to ensc wa1er undtrground 111drough1-pronc region

      this reminded me of a slightly more scientific / modern / sophisticated sentiment to the one that was presented in the seeing with sunbeams text. Both challenge the limits of the senses and what mediums can convey them, specifically in regards to light

  17. Jul 2022
  18. bafybeiapea6l2v2aio6hvjs6vywy6nuhiicvmljt43jtjvu3me2v3ghgmi.ipfs.dweb.link bafybeiapea6l2v2aio6hvjs6vywy6nuhiicvmljt43jtjvu3me2v3ghgmi.ipfs.dweb.link
  19. Jun 2022
  20. Apr 2021
  21. Aug 2020
  22. Jul 2020
  23. May 2020
  24. Apr 2020
  25. May 2017
    1. (re)articulations

      Barad's use of parentheses reminds me of Gate's article on signifyin(g). While he used parentheses a lot at the end of the word "signifyin(g); he also used them throughout the article around the prefix "re-", denoting "again". I think Barad is suggesting that there are always new ways to articulate something, so it is not necessarily always "re-articulated," but rather is sometimes re-articulated and other times is said in a completely different manner.

  26. Apr 2017
    1. it really so easy, forexample, to distinguish between a speaker, an audience, a message, anda context?

      After last week, we can probably agree that "no"--it isn't. Vatz and Bitzer were talking inside the same "box," regarding the speaker, audience, and context as discrete parts, and the post-human is part of the movement which pushes us outside that box, wanting to argue that the parts are not, in fact, discrete.

    1. Although thc standard models of rhetorical situation can tell us much about the elements that are involved in a particular situation, these same models can also mask the fluidity of rhetoric.

      It seems like Edbauer is attempting to reverse what Quintillian did many years ago by compartmentalizing rhetoric, which in his mind would be a better way to understand it and practice it. However, rhetoricians have since argued that this has been problematic to the field, with which I think Edbauer would agree. In order to display a truer form of rhetoric, Edbauer wants to create a model that will showcase all of its aspects.

    1. V\Thatsortsofinteractionoccurbetweenspeaker,audience,subject,andoccasion?

      This would be different depending on what type of rhetoric one is examining, according to Gates. He argues that the speaker-audience relationship in white rhetoric is vastly different from the relationship in black rhetoric. In white rhetoric, the audience listens to the speaker; in black rhetoric, the audience listens and is actively involved in the rhetorical discourse through affirmations, comments of support, etc.

    1. nallcases,however,criticsstilltak:eastheirfoundingpresumptionacausalrelationbetweentheconstituentelementscomprisingtheeventasawhole

      Gloss: "but everyone was wrong until me!"

      This whole series of readings has been very sassy and self-important. Well . . . the way I'm reading them, they sound sassy.

    2. Thepresentdiscussionwillnottrytoreviewthisbodyofarguments;ratheritwillattempttotumwhatappearstobeanimpasse(doessituationorspeakeroccupythepositionoforigin?)intoaproductivecontradiction,onethatmakesitpossibleforustorethinkrhetoricinanewway.

      This was almost exactly what Consigny said about his goal. I wonder if they were writing at the same time, since Biesecker is clearly not afraid of calling people out directly for the flaws she sees in their arguments.

    1. Problemsdonotformulatethemselves,andtherhetordoesnotsimplyfindwell-posedproblemsinasituation

      I feel like I'm missing something here. Perhaps problems do not formulate themselves in a vacuum and the problems may not be well-posed, but there is a large degree to which problems occur outside of a rhetor's influence. The President might have the responsibility to determine what problems he should try to address, but that ignores the fact that the question of what to say at the inaugural address is itself a problem that formulated long before any individual President is born. Similarly, the problems he must choose to address likely formed outside of his control, as well.

    2. ThusBitzer'sclaimthat"'situation'isnotastandardterminthevocabularyofrhetoricaltheory"24ismisleading

      Yet the one thing all three of them seem to agree upon is that the very term "situation" is unclear. Bitzer seems right to say that there is no standard meaning, and Consigny seems awfully self-righteous, here, considering his point is essentially "he was right, but in the wrong way!"

    1. my people, the Indians, did not split the artistic from the functional,

      Diverts from all Enlightenment rhetoric of the Anglo tradition, which valued efficiency and straightforwardness over artistic "fluff."

      Gates' idea of different cultural rhetorics can be also applied here.

    2. Language is a male discourse.

      Similar to Woolf's idea that the sentence is a male construct of rhetoric, Anzaldua takes the argument a step further by suggesting that language itself is masculine. It takes us back to the question throughout history of "who can do rhetoric?"; the answer was primarily rich white males for thousands of years, which stifled the development of language. I think this is, in part, why Anzaldua argues that language is inherently male.

  27. Mar 2017
    1. the stoic Cato's characteri-zation of the rhetorician as a good man skilled at speaking

      The idea that a good rhetorician is a good man (and is not an evil man). An evil man cannot be successful in engaging rhetoric. This has been mentioned before in our readings, specifically Lanham's The Q Question in reference to Quintilian's thoughts on rhetoric.

    2. if that were truly the mode of proceeding, it would re-quire a "neutral observation language" (p. I 25), a language that registers facts without any media-tion by paradigm-specific assumptions. The problem is that "philosophical investigation has not yet provided even a hint of what a language able to do that would be like" (p. 127).

      This sounds a lot like Corder's final line, declaring that the only truly "free speech" would be garbled nonsense devoid of meaning.

    1. The whole problem is reduced, as Hume said, to determining who are the quali-fied judges.

      Hume would say the qualified judges are those with good taste, who have experiences that have influenced them to have a refined sense about the world, and therefore are qualified with a better judgment of all things.

    2. f a committed doubter says to us that he will not accept the valued fact of man's rhetorical na-ture, we see now that he cannot avoid illustrating it as he tries to atgue against it: we discuss our doubt together, therefore we are. If he chooses to '· deny the value we are placing on the fact that this ~ is how we are made, we cannot, it is true, offer C him any easy disproof, in his sense of the word.

      Hey, Nathaniel, did you . . . did you by chance want to talk about love in the context of this reading? I just got this weird, uncanny sense you wanted us to think about love when I noticed it written in all caps in the margins for the third? fourth? time in this text.

      So to make that connection explicit, this is a good example of the problem Corder was trying to address at the end of his piece, in which an earnest attempt to work out steadfast and competing narratives must come from a place of love, or will otherwise result in dissatisfaction/danger/subjection of one narrative.

      [I know this is brief, so feel free to build on this gloss, guys]

    1. each of us is a narrative. We're always standing some place in our lives, and there is always a tale of how we came to stand there

      This sounds a lot like Cixous' "Who am I? I am 'doing' French history." (Of course, Cixous goes on to emphasize the body a great deal, but this sounds like a more abstract appreciation of individuals as historically situated.

    1. Writing is undeniably a sign function

      I think Foucault would not be comfortable with the use of the word "undeniably." He says that language is a sign, but he also says it isn't because it depends on exactly what one means by "sign" (1448). I wonder how his theory of language would translate to writing?

    1. Two people may say the same thing at the same time, but since there are two people there will be two distinct enunciations.

      Reflects Locke's idea that language is not standard and cannot convey a universal meaning because individuals apply their own backgrounds and experiences to the meanings of words, so their perceptions and understandings of a statement will vary.

      This is the reason, I assume, that Nietzsche would give for why language is a lie.

    1. l\lere suddenly twofold in-Austen and Emily Bronte :ing than in their power to d solicitations and to hold rbed by scorn or censure. serene or a very powerful emptation to anger. The he assurance of inferiority which were lavished upon an art, provoked such reac-h. One sees the effect in ignation, in George Eliot's 1 again one finds it in the women writers-in their in their unnatural self-as-natural docility. Moreover, most unconsciously. They ence to authority. The vi-;;culine or it becomes too Jerf'ect integrity and, with quality as a work of art. tat has crept into women's :em, a change of attitude. 10 longer bitter. She is no no longer pleading and :s. We are approaching, if :d, the time when her writ-10 foreign influence to dis-le to concentrate upon her ~tion from outside. The :e within the reach of ge-only now coming within 1en. Therefore the average far more genuine and far than it was a hundred or that before a woman can wishes to write, she has :e. To begin with, there is ·-so simple, apparently; -that the very form of the r. It is a sentence made by heavy, too pompous for a 1 novel, which covers so 1d, an ordinary and usual to be found to carry the aturally from one end of And this a woman must make for herself, altering and adapting the cur-rent sentence until she writes one that takes the natural shape of her thought without crushing or distorting it.

      You can apply Burke's idea of breaking something down to its absolute basic level in order to fully understand it; once you understand it, only then you can recreate it to make it your own.

    1. Traditional language philosophy treats language as an imperfect expression of logic.

      Interesting to note that in Goethe's The Sorrows of Young Werther, the protagonist Werther mentions multiple times that words/language could not accurately describe his feelings or the world around him; this takes the stance that not only does language not accurately convey logic, but also lacks the ability to explain one's emotions. It's similar to Locke's (and other Enlightenment thinkers') idea that language cannot allow us to express what we want to express because it does not accurately capture anything in the world around us, whether that be objects, emotions, other people, etc.

    1. his tradi-tion, in which the theory of invention is reduced to a minimum and interest is focused on the per-suasive aspect of discourse, is represented by such original works as George Campbell's The Philosophy of Rhetoric (1776) and Richard Whately's Elements of Rhetoric (1828)

      Oh, hey, we know those guys. It's been a while since they've been mentioned in our readings, though.

  28. Feb 2017
    1. instructional staff

      I think Nathaniel is right to point out a gender problem, as he has in his marginal comment, here. However, I think we also see a class problem arising more starkly. Whereas before there was a certain "professionalization" automatically associated with teaching at the college level, the "respectability" teaching once granted has disappeared. Although he does not explicitly invoke the word "class," Weaver clearly feels that those who make up the "instructional staff" are low in stature and respectability. To be a little crass, this sounds an awful lot like Weaver is complaining about "the neighborhood going down hill," so to speak. Although the "instructional staff" presumably have some sort of authority and experience to earn this teaching role, Weaver sees their arrival as signaling the decline of rhetoric as he once knew it, rather than seeing it as a sign that rhetoric is becoming more accessible and that more groups of people are actively engaging in rhetoric.

    2. Because rhetoric tries to orient the audience toward a worldview, it is imperative for the study of rhetoric to identify and evaluate the controlling ideas (or "god-terms") on which the ethics of any discourse is based.

      Ah ha! So I guess this answers my question about the Burke reading. I had a hard time following the Burke, but Weaver's connection to Plato is obviously much clearer. (And Weaver in general is also much clearer.)

    1. I mean the doctrine of Usage. The doc-0 trine that there is a right or a good use for every -\+,....+ word and that literary virtue consists in making rtut...;..l. that good use of it

      It feels like we are finally getting to his most important point. This also seems related to Nietzsche, to an extent, in that to claim a "right" or "good" usage implies that we can improve on language by narrowing it, but this sort of view of language ignores that it's all just a system of metaphor.

    1. Spencer is not at all opposed to artful writing, to rhetorical nourish, or to poetry.

      Contrasts general enlightenment thought, but especially Astell:

      "But we shou'd fold up our Thoughts so closely and neatly, expressing them in such significant tho few words, as that the Readers Mind may easily open and enlarge them. And if this can be done with facility we are Perspicuous as well as Strong, if with difficulty or not at all, we're then perplext and Obscure Writers" (852).

    1. it may be reasonably claimed that men's hopes of hea~en will be im-measurnbly increased

      This reminds me of Douglass' argument that slavery was dangerous to whites as well as blacks because it corrupted even the most tender-hearted mistress. These sorts of appeals remind us that these rhetors are always thinking about the make up of their audience.

    2. one hundred and twenty in the Pentecostal chamber, and in that number women were clearly and indisputably included.

      I'm confused about what this is referencing. Is this the same passage Palmer refers to when she argues that the Bible indicates men and women were present when the apostles gained the ability to speak in different tongues?

    1. "Such is the literal translation of the \fo10v,I ! passage," and leaves it with the reader to make sort c,f the application, with the exclamation, "The reader \i\LC. 1~e,t\{ may make of it what he pleascs."

      In the Douglass piece someone made a comment about the ethos of the author. Here, the author seems to be asserting the truth, based on his knowledge as a translator, but then throwing in the towel when it comes to interpretation.

    2. the lime has now come when ignorance will involve guilt;

      Nathaniel has drawn our attention to the phrase "ignorance will involve guilt," which I think is significant, but I also want to reflect on the idea that chiding for the wrongs of the past is not necessary because it was born of ignorance and that it is only the time (that is, the moment in which she was writing) which moves us from forgiveness to guilt in the audience. This seems like a similar move to Douglass when he posited that his mistress had been a good, tender-hearted person before she was poisoned by slavery. He called out slavery as a threat to white slave owners, just as Palmer here decries oppression of women will soon lead to a corruption of the souls of men who go on participating in it, once they have been stripped of their ignorance.

    1. lf physical weakness is alluded to, I cheerfully concede the superiority; if brute force is what my brethren arc claiming, I am willing to let them have all the honor they desire; but if they mean to intimate, that mental or moral weakness belongs to woman, more than to man, I utterly disclaim the charge.

      Here is that "mental and moral" argument referred to in The Rhetorical Tradition introduction to this section.