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    1. Synthèse : Prévention et lutte contre le harcèlement scolaire (Webinaire FCPE-MAE)

      Résumé exécutif

      Le harcèlement scolaire est une problématique systémique qui touche environ un élève sur dix.

      Face à ce constat, le webinaire organisé par la FCPE et la MAE souligne l'impératif d'une action concertée entre parents, professionnels de l'éducation et partenaires institutionnels.

      L'approche défendue repose sur trois piliers : la détection précoce des signaux d'alerte, l'utilisation d'outils pédagogiques adaptés à chaque tranche d'âge (de la maternelle au lycée), et une coéducation active.

      La MAE, partenaire historique de l'enseignement public, met à disposition des ressources gratuites et agréées par le Ministère de l'Éducation nationale, s'inscrivant notamment dans le cadre du programme national Phare.

      L'objectif central est de briser le silence et de passer d'une logique de réaction à une culture de prévention durable.

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      1. Analyse du phénomène de harcèlement scolaire

      Définitions et mécanismes

      Le harcèlement se caractérise par un rapport de force déséquilibré où une ou plusieurs personnes exercent une pression ou un contrôle répété sur une victime.

      Formes constatées : Insultes, moqueries, rumeurs, humiliations et mises à l'écart.

      Évolution : Les situations débutent souvent par des faits perçus comme « pour rire » avant de déraper vers une souffrance physique et psychologique grave.

      Le défi du cyber-harcèlement

      Le cyber-harcèlement transpose ces violences sur les réseaux sociaux, les messageries, les forums et les jeux vidéo.

      Gravité : La circulation des attaques est extrêmement rapide et peut toucher une audience très large.

      Traces : Les agressions en ligne laissent des marques durables et ne s'arrêtent pas aux portes de l'école.

      Statistique clé : Un collégien sur cinq a déjà été victime d'au moins un acte de cyber-violence répété.

      Signaux d'alerte pour les adultes

      La vigilance des parents et des enseignants doit se porter sur les changements de comportement :

      État émotionnel : Isolement, colère, tristesse subite.

      Vie scolaire : Baisse des résultats, refus d'aller en cours ou de participer à certaines activités.

      Santé physique : Troubles du sommeil, de l'appétit, maux de tête ou de ventre fréquents.

      Signes matériels : Vêtements abîmés, perte d'effets personnels.

      Rapport au numérique : Enfant qui cache son téléphone ou le consulte avec une angoisse permanente.

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      2. Le cadre institutionnel et l'engagement de la MAE

      Un acteur historique

      Fondée en 1932 par des enseignants, la MAE est une mutuelle issue de l'économie sociale et solidaire. Elle bénéficie de l'agrément national du Ministère de l'Éducation nationale pour intervenir dans les établissements scolaires.

      Soutien aux familles et garanties

      Au-delà de la prévention, la MAE propose des protections spécifiques dans ses contrats d'assurance :

      • Soutien psychologique en cas de harcèlement avéré.

      • Assistance juridique en cas d'atteinte à l'image de l'enfant.

      • Aide à la suppression de contenus malveillants sur Internet.

      Le programme Phare

      Les outils présentés s'inscrivent dans le dispositif ministériel Phare, qui repose sur cinq piliers :

      1. Éduquer pour prévenir les phénomènes de harcèlement.

      2. Former une communauté protectrice autour des élèves.

      3. Intervenir efficacement sur les situations de harcèlement.

      4. Associer les parents et les partenaires.

      5. Mobiliser les instances de démocratie scolaire (CESCE).

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      3. Ressources et outils pédagogiques par cycles

      Les ressources proposées sont gratuites et conçues en collaboration avec des professionnels de l'éducation (notamment l'AGEEM pour le premier degré).

      Pour les 3 - 11 ans (Maternelle et Élémentaire)

      | Outil | Description | Objectif | | --- | --- | --- | | Album "Maël le roi des bêtises" | Support de 25 pages avec cahier d'activités. | Apprendre le respect des différences et le vivre-ensemble dès le plus jeune âge. | | BD "Main dans la main" | Format innovant (illustration à gauche, exploitation pédagogique à droite). | Présenter les points de vue de tous les acteurs : victime, harceleur, aidant, suiveur, adulte. | | Jeu de l'oie "Non au harcèlement" | Mallette physique ou version dématérialisée (TBI). | Utiliser le jeu comme prétexte au débat et à l'échange collectif. |

      Pour les 11 - 18 ans (Collège et Lycée)

      Jeu de l'oie spécialisé : Orienté vers le harcèlement sexuel, sexiste et homophobe (Cycle 4).

      BD "La Jungle" : Récit d'une rentrée en collège basée sur des témoignages réels, incluant une trousse à outils et des liens utiles.

      "Le Labyrinthe de Nina" (Serious Game) :

      Concept : Jeu immersif où le joueur explore le smartphone d'une lycéenne disparue pour comprendre les mécanismes du cyber-harcèlement.  

      Partenariat : Développé avec l'association e-Enfance (gestionnaire du 3018).  

      Versions : Une version grand public (60 min) et une version "Express" (30 min) pour les ateliers scolaires, facilitant la médiation par l'enseignant.

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      4. Supports multimédias et prévention numérique

      La MAE développe des formats variés pour s'adapter aux nouveaux usages des familles :

      Podcasts :

      Au-delà du miroir : Témoignages de jeunes sur la différence, la discrimination et la résilience.  

      Nos enfants, les écrans et Internet : Épisodes dédiés à la pornographie en ligne, aux réseaux sociaux et aux jeux vidéo.   

      Parentalité accompagnée : Focus sur la santé mentale et l'égalité filles-garçons.

      Vidéos "3 minutes pour comprendre" : Décryptage par Natacha Waro, psychologue clinicienne, pour identifier les signaux d'alerte et savoir comment agir.

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      5. Modalités de déploiement et collaboration territoriale

      Accès aux outils

      Numérique : Téléchargement gratuit sur les sites mae.fr ou labyrinthedenina.fr, et sur les stores d'applications mobiles (Android/iOS).

      Physique : Les mallettes et albums sont distribués via les réseaux de délégués départementaux de la MAE. Les parents peuvent solliciter ces délégués via un formulaire sur le site national.

      Rôle des parents et coéducation

      Ambassadeurs : Les parents d'élèves sont encouragés à informer les directions d'école de l'existence de ces outils agréés.

      Actions locales : Collaboration possible pour organiser des "Cafés parents", des tables rondes ou des animations lors des assemblées générales de la FCPE.

      Obligations légales : Il est rappelé que depuis 2022, les enseignants ont l'obligation de se former à la lutte contre le harcèlement scolaire.

      Vigilance sur les intervenants

      Il est crucial de vérifier l'agrément des intervenants extérieurs.

      Le Ministère de l'Éducation nationale publie une liste officielle des associations autorisées à intervenir en milieu scolaire afin d'éviter les dérives ou les discours non conformes aux valeurs de la République.

    1. Synthèse sur la Consommation d'Alcool en France : Enjeux, Conséquences et Stratégies

      Résumé Exécutif

      Ce document synthétise les enjeux majeurs liés à la consommation d'alcool en France, en se basant sur les analyses d'experts et des témoignages.

      L'alcool demeure la deuxième cause de mortalité évitable dans le pays, avec 49 000 décès par an, juste après le tabac.

      Bien que la consommation globale soit en baisse, elle reste à un niveau excessivement élevé, posant un problème de santé publique majeur.

      Les conséquences de cette consommation sont multiples : sanitaires (cancers, maladies cardiovasculaires), sociales (destruction de familles, stigmatisation des abstinents) et personnelles (perte de contrôle, addiction).

      La jeunesse est particulièrement vulnérable, avec une prévalence alarmante du "binge drinking" qui compromet le développement cérébral et augmente le risque de dépendance à l'âge adulte.

      Face à ce constat, plusieurs stratégies sont débattues : une prévention jugée insuffisante, notamment en milieu scolaire ; des initiatives comme le "Dry January" portées par la société civile face à un État réticent ; l'émergence d'un marché dynamique de boissons sans alcool comme alternative ; et un cadre réglementaire et fiscal (Loi Évin, taxes) considéré comme moins dissuasif que celui appliqué au tabac, soulevant des questions sur l'influence des lobbys.

      Analyse Approfondie des Thématiques Clés

      L'Ampleur du Problème de l'Alcool en France

      La situation de la consommation d'alcool en France est marquée par une dualité : une tendance à la baisse sur le long terme mais des niveaux qui restent parmi les plus préoccupants en Europe.

      Bilan Humain : L'alcool est directement responsable de 49 000 décès chaque année, ce qui en fait un enjeu de santé publique de premier ordre.

      Le Paradoxe Français : La formule "On boit moins, mais on boit trop" résume la situation. La consommation moyenne a diminué, mais elle excède toujours les seuils de risque recommandés.

      Repères de Consommation : Depuis 2017, Santé Publique France recommande de ne pas dépasser deux verres par jour, et pas tous les jours.

      L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) va plus loin en affirmant qu'il n'existe aucune consommation d'alcool sans risque.

      Conséquences Sanitaires et Sociales

      Les impacts de l'alcool sont profonds et touchent toutes les sphères de la vie de l'individu et de la société. L'âge moyen où les complications graves apparaissent est de 56 ans, mais les dommages peuvent survenir bien plus tôt.

      | Type de Conséquence | Description détaillée | | --- | --- | | Sanitaires Aiguës | Liées à l'ivresse : accidents de la voie publique, accidents domestiques, chutes, traumatismes et mises en danger diverses. | | Sanitaires Chroniques | Pathologies graves se développant sur le long terme : cancers (digestifs, foie, sphère ORL), maladies digestives et maladies cardiovasculaires. | | Sociales et Familiales | L'alcool est décrit comme un "ravage dans une famille". L'impact sur les enfants de parents alcooliques est particulièrement dévastateur, créant des perturbations profondes. | | Personnelles | Conséquences professionnelles, financières et judiciaires (retraits de permis, gardes à vue pour bagarre). | | Culturelles | L'alcool est banalisé et associé à la convivialité ("bon vivant"). Inversement, la sobriété est stigmatisée, les non-buveurs étant perçus comme "pas fun", "chiants" ou même "malades". |

      Le Mécanisme de l'Addiction et les Facteurs de Vulnérabilité

      L'addiction à l'alcool est un processus insidieux qui s'installe progressivement.

      1. La "Belle Rencontre" : La consommation débute souvent par la recherche d'effets psychotropes agréables (désinhibition, plaisir).

      2. La Perte de Contrôle : Progressivement, l'individu perd la maîtrise de sa consommation (quantité, fréquence, temps consacré). C'est un critère central de l'addiction.

      3. La Poursuite Malgré les Conséquences : Le signe définitif de l'addiction est la continuation de la consommation alors même que la personne constate les conséquences négatives sur sa santé, sa famille ou son travail.

      Le Dr Delphine Moisan souligne que tout le monde n'est pas égal face à ce risque. Plusieurs facteurs de vulnérabilité individuelle existent :

      Génétiques : Antécédents familiaux d'addiction.

      Biologiques : Différences dans le fonctionnement du "circuit de la récompense" cérébral.

      Psychologiques : Faible estime de soi, sensibilité au stress, introversion.

      Psychiatriques : Comorbidités comme la dépression, la bipolarité ou l'hyperactivité.

      Environnementaux : Traumatismes vécus, contexte social.

      L'Alcoolisation des Jeunes : Le Phénomène du "Binge Drinking"

      La consommation d'alcool chez les jeunes représente une préoccupation majeure en raison de ses risques spécifiques.

      Définition : Le "Binge Drinking" (ou Alcoolisation Ponctuelle Importante) consiste à consommer une grande quantité d'alcool en un temps très court. Le seuil est fixé à 5 verres ou plus par occasion pour un adolescent.

      Statistiques Inquiétantes :

      36 % des jeunes de 17 ans ont connu un épisode de binge drinking le mois précédant l'enquête.    ◦ 15 % des élèves de 4ème et 3ème rapportent des épisodes similaires.

      Risques Spécifiques :

      Développement Cérébral : Le cerveau est en maturation jusqu'à l'âge de 25 ans. L'exposition précoce à l'alcool perturbe ce développement.    ◦ Risque d'Addiction Future : Il est prouvé que plus la consommation d'alcool commence tôt, plus le risque de développer une dépendance à l'âge adulte est élevé.

      Stratégies de Réduction et Alternatives

      Face à ce tableau, différentes approches sont mises en œuvre ou envisagées, avec des niveaux d'implication variables des acteurs publics et privés.

      Prévention : La sénatrice Cathy Apourceau-Poly dénonce un manque de moyens pour la prévention, notamment dans les établissements scolaires qui voient le nombre d'infirmières et d'assistantes sociales diminuer.

      Initiatives Citoyennes : Le "Dry January", une campagne d'origine britannique invitant à un mois sans alcool, a été adoptée par 1 million de Français. Fait notable, cette initiative n'est pas portée par l'État français, qui s'est rétracté, mais par la société civile.

      Le Marché des Boissons Sans Alcool : Ce secteur est en pleine expansion, avec l'ouverture d'une trentaine de caves spécialisées en France.

      Clientèle : Entre 70 % et 80 % des clients de ces caves sont des consommateurs d'alcool qui cherchent à réduire leur consommation, notamment en semaine.   

      Adoption : Plus de 25 % des Français déclarent consommer des boissons sans alcool, un chiffre qui monte à 41 % chez les 26-35 ans. 

      Usage Thérapeutique : Pour les personnes dépendantes, ces boissons peuvent être une aide mais aussi un risque, le goût pouvant déclencher une envie de consommer de l'alcool.

      Le Rôle des Pouvoirs Publics et de la Réglementation

      L'action de l'État est jugée ambivalente et souvent insuffisante par les experts interrogés.

      Fiscalité Comportementale : La taxation est un levier efficace mais sous-utilisé pour l'alcool, contrairement au tabac (un paquet de cigarettes comporte 75 % de taxes).

      L'exemple de l'Écosse, où une surtaxe a entraîné une baisse de 13 % de la mortalité liée à l'alcool, démontre le potentiel de cette mesure.

      Législation : La Loi Évin est jugée "pas satisfaisante" et ne va pas assez loin.

      Publicité : Contrairement au tabac, la publicité pour l'alcool reste autorisée, ce qui est considéré comme un problème majeur.

      La régulation est de plus complexifiée par les publicités provenant de l'étranger via les réseaux sociaux.

      Témoignages et Études de Cas

      Le Parcours de Marine : De l'Addiction à la Sobriété

      Le témoignage de Marine, 31 ans, illustre le cheminement vers la dépendance et la possibilité d'en sortir.

      Historique : Consommation initiée à 15 ans, qui s'intensifie avec le "binge drinking" durant ses études supérieures, où l'alcool devient une "béquille" sociale indispensable.

      Le Déclic : Une période de convalescence post-opératoire, marquée par une consommation excessive par ennui, lui fait prendre conscience de son problème.

      La Transition : Elle entame un "Dry January", réduit drastiquement sa consommation, se met au sport, puis décide d'arrêter totalement.

      Les Bénéfices : En 475 jours, elle a économisé près de 3 000 €, évité 171 000 calories et a perdu beaucoup de poids.

      Les Défis Sociaux : Elle se heurte à la pression sociale et à l'image de la personne "rabat-joie". Son témoignage met en lumière la difficulté d'une sobriété choisie mais subie :

      "Je préférerais être capable de boire un verre de vin de temps en temps mais j'en suis vraiment pas capable donc je préfère ne rien boire du tout."

      Ressources et Informations Utiles

      Plusieurs dispositifs d'aide et d'information sont disponibles pour les personnes souhaitant évaluer ou réduire leur consommation.

      Ligne d'écoute : 09 80 980 930

      Site d'information : alcool-info-service.fr

      Outil d'auto-évaluation : alcoometre.fr

  2. Jan 2026
    1. Synthèse : Enfants Violents à l'École - Entre Aide et Répression

      Résumé Exécutif

      Ce document de synthèse analyse les tensions et les débats entourant la gestion de la violence chez les jeunes enfants au sein du système scolaire et de la société française.

      Il ressort que l'école se trouve démunie face à des comportements extrêmes, conduisant à la création de structures expérimentales comme "r'école" pour éviter la déscolarisation.

      Parallèlement, une tendance croissante à la médicalisation des troubles du comportement, incarnée par le diagnostic d'hyperactivité et la prescription de Ritaline, suscite une vive controverse.

      Des experts dénoncent l'influence du lobbying pharmaceutique et une simplification qui ignore les causes profondes de la souffrance de l'enfant.

      Cette approche s'inscrit dans un contexte de "psychose médiatique" qui exagère le phénomène de la violence infantile, contredit par la réalité judiciaire qui atteste de la rareté des cas criminels chez les très jeunes.

      L'analyse des cas individuels révèle que la violence est souvent le symptôme d'une souffrance psychique profonde, liée à des contextes familiaux difficiles (ruptures, violence parentale) et socio-économiques précaires.

      Face à des réponses répressives ou médicamenteuses, des initiatives de prévention de proximité, comme l'association "Mission Possible", démontrent qu'un accompagnement axé sur l'écoute et le soutien aux familles est non seulement plus humain, mais aussi considérablement moins coûteux et plus efficace à long terme pour la société.

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      1. Le Défi de l'École Face aux Comportements Extrêmes

      Le système éducatif est confronté à une difficulté croissante pour gérer les comportements violents et ingérables de certains très jeunes élèves.

      Les enseignants et les directions d'école expriment un sentiment d'impuissance et de manque de formation, menant à des situations d'échec et à l'exclusion des enfants concernés comme ultime recours.

      Le Cas d'Ethan Paul et Hamadi (6 ans) : Ces deux élèves de CP ont été exclus de leur école pour "comportement violent et ingérable".

      Ethan Paul aurait tenté d'étrangler un camarade, conduisant des parents à porter plainte. Sa maîtresse reconnaît son échec :

      "Je n'ai pas réussi à ce qu'ils puissent être intégrés en classe et faire les apprentissages de la place de façon satisfaisante." Elle décrit un enfant en "très très très très grande souffrance".

      La Structure "r'école" : Mise en place en janvier 2009 par le rectorat de Paris, cette structure unique en France accueille pour trois mois des enfants exclus.

      Objectif : Éviter la déscolarisation en offrant une "surveillance éducative renforcée" et en réapprenant aux enfants les règles de la vie en groupe.  

      Fonctionnement : Les enfants sont pris en charge par un personnel mixte (enseignante, auxiliaire de vie scolaire), mais seule l'enseignante est spécifiquement formée. Les crises de violence y sont fréquentes et difficiles à gérer pour le personnel.   

      Limites : Bien que présentée comme le "seul espoir", cette solution est coûteuse et soulève le risque de créer des filières alternatives pour enfants "difficiles", comme le souligne Jean-Louis Barateau, initiateur du projet : "Ça pourrait être dangereux si on multipliait des r'écoles au point d'avoir finalement des écoles alternatives."

      2. La Médicalisation de la Violence Infantile : Une Solution Controversée

      Face à l'inquiétude grandissante, une approche tendant à considérer les troubles du comportement comme des pathologies médicales à traiter a émergé, non sans susciter de vives critiques.

      2.1. Le Rapport de l'INSERM et la Récupération Politique

      Le Rapport (2006) : Consacré aux "troubles des conduites", ce rapport d'experts visait à dépister les "facteurs de risque" et de "vulnérabilité" chez l'enfant.

      La Controverse : Le rapport a servi de caution scientifique à un projet de loi sur la délinquance des mineurs, porté par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

      Celui-ci affirmait : "Plutôt on n'intervient plus mieux on a de chances d'éviter le drame d'un enfant qui évolue vers la délinquance."

      La Réponse de la Société Civile : Des experts ayant participé au rapport ont précisé n'avoir "jamais écrit un rapport sur la prévention de la délinquance".

      En réaction, la pétition "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans" a recueilli près de 200 000 signatures, dénonçant le risque de transformer des comportements normaux (morsures, colères) en symptômes d'un trouble mental à rééduquer.

      2.2. L'Hyperactivité et la Ritaline : Remède ou Simplification ?

      Le diagnostic de "l'hyperactivité avec déficit de l'attention" (TDAH) et son traitement par la Ritaline, une amphétamine, sont au cœur du débat.

      La Défense du Traitement : La pédopsychiatre Marie-France Le Heuzey justifie son usage pour "améliorer la qualité de vie et d'améliorer le quotidien de ces enfants", soulignant la souffrance liée au rejet social et familial.

      Pour elle, si le médicament permet à l'enfant de ne plus être puni et aux parents de moins se disputer, "on a aussi fait du bien largement à l'enfant".

      La Critique de la Sur-médicalisation :

      Rareté de la pathologie : Selon le Pr Bernard Golse (Hôpital Necker), l'hyperactivité "vraie" est très rare (1 à 2 cas pour 1000), loin des 5 à 10% avancés par certains. Il dénonce "l'effet direct du lobbying pharmaceutique qui veut élargir coûte que coûte la prescription de médicaments".   

      Création de la demande : Philippe Pignarre, ancien cadre de l'industrie pharmaceutique, explique la stratégie marketing : "L'industrie pharmaceutique travaille à créer à la fois l'offre et la demande... On va la créer la demande en disant aux gens... ce que vous saviez pas, c'est qu'il a un trouble mental et qu'on peut soigner ce trouble mental."   

      Traitement des symptômes, pas des causes : La Ritaline, surnommée "pilule de l'obéissance", agit sur les symptômes mais ne traite pas les causes sous-jacentes de la souffrance.

      2.3. L'Expérience Vécue : Le Cas d'Aymeric

      Aymeric, 16 ans, a été traité à la Ritaline pendant des années.

      Son témoignage illustre l'ambivalence du traitement : "C'était bien mais c'est pas bien. Pourquoi c'était bien ? Parce que ça me calmait d'un côté. Mais... c'était bien pour eux, mais pour moi c'était pas bien parce que là je mangeais plus... j'étais tout le temps fatigué."

      3. Psychose Médiatique et Réalité Judiciaire

      La perception publique de la violence infantile est fortement influencée par un traitement médiatique qui tend à se focaliser sur des faits divers extrêmes, créant une forme de psychose collective.

      L'Affaire d'Uckange (2009) : Un Emballement Révélateur :

      ◦ Un garçon de 5 ans est accusé d'avoir poignardé sa sœur de 8 ans, prétendument sous l'influence de jeux vidéo.

      L'affaire est largement médiatisée, et la thèse de l'enfant coupable est acceptée par les médias, la police et la justice.   

      ◦ Quelques jours plus tard, la mère avoue être l'auteure du coup de couteau. L'affaire démontre la rapidité avec laquelle "les médias ont véhiculé un peu trop vite le scénario de l'enfant criminel".

      La Perspective des Magistrats : La juge pour enfants Marie-Pierre Hourcade affirme que les affaires de violence au pénal impliquant de très jeunes enfants sont très rares.

      Le critère de la responsabilité pénale est le discernement, qui apparaît vers 7-8 ans. "En aucune façon le parquet ne nous saisit pour des situations de violences commises par des très jeunes enfants."

      4. Derrière la Violence : Souffrance Psychique et Contexte Familial

      L'analyse approfondie des cas révèle que les comportements violents sont presque toujours l'expression d'une souffrance profonde, souvent enracinée dans des histoires familiales et sociales complexes.

      L'Expression de la Souffrance : Le Cas de Sami (13 ans) :

      ◦ Retiré à 8 ans d'un contexte familial violent, Sami a été ballotté de foyer en foyer. Sa violence est une manifestation de sa tristesse face aux ruptures affectives répétées.  

      ◦ Le Dr Roger Teboul, psychiatre, explique : "Bien souvent, quand vous parlez de la violence, vous parlez de la tristesse... Le seul truc qui permet de tenir, c'est d'être en colère."

      L'objectif de son service est de permettre à ces jeunes d'exprimer leur tristesse pour ne plus avoir à l'agir par la violence.

      L'Impact du Contexte Socio-économique : Le Cas de Florian (7 ans) :

      ◦ Florian vit dans un quartier précaire d'Amiens. Sa mère élève seule 5 enfants avec le RMI. L'État s'est largement désengagé du quartier.  

      ◦ Cet environnement de précarité rend l'éducation extrêmement difficile. La mère de Florian exprime sa peur que son fils devienne délinquant si elle n'est pas soutenue.

      5. Stratégies d'Intervention : La Prévention comme Alternative

      Face aux approches répressives ou médicales, les initiatives de prévention axées sur l'accompagnement et le soutien des familles démontrent leur pertinence humaine et économique.

      "Mission Possible" : Un Modèle de Prévention de Proximité :

      ◦ Créée par le juge des enfants Claude Baud, cette association à Amiens accueille librement des familles sans obligation judiciaire.  

      ◦ Elle offre un soutien aux parents, souvent démunis et en rupture avec les services sociaux, sans les juger ni les culpabiliser.   

      ◦ Elle apprend aux enfants les règles de vie en société par le dialogue et un cadre clair, en cherchant à comprendre le sens de leurs comportements plutôt qu'à les étiqueter.

      L'Analyse d'un Juge : Coût et Efficacité : Claude Baud souligne les avantages de la prévention :

      Moins Stigmatisant : "Un parcours judiciaire pour un enfant est dix fois plus stigmatisant qu'un parcours de prévention."   

      Moins Coûteux : Il établit une comparaison financière éloquente :      

      Prévention (Mission Possible) : 8 € par jour et par enfant.     

      Placement Éducatif : 200 à 400 € par jour.    

      Détention en section mineurs : 700 à 1000 € par jour.

      La conclusion est claire : investir dans des moyens humains, de l'écoute et du personnel bien formé pour aider les familles et les enfants en souffrance est infiniment moins coûteux que de devoir gérer, quelques années plus tard, les conséquences de cette souffrance non traitée.

  3. Oct 2025
    1. La Prévention des Conflits d'Intérêts : Collectivités et Associations

      Synthèse

      Ce document de synthèse analyse les enjeux juridiques et pratiques liés à la prévention des conflits d'intérêts dans les relations entre les collectivités territoriales et les associations.

      Basé sur les interventions d'experts juridiques et de formateurs d'élus, il met en lumière les risques pénaux encourus et propose des préconisations concrètes.

      Les points critiques à retenir sont les suivants :

      • 1. Le conflit d'intérêts n'est pas une infraction, mais un signal d'alerte. La situation devient délictuelle lorsqu'un élu ou un agent public, conscient de ce conflit, ne se déporte pas et participe à une décision, tombant ainsi sous le coup de la prise illégale d'intérêt, une infraction pénale sévèrement sanctionnée (jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende).

        1. La notion d'intérêt est extrêmement large. Elle couvre les intérêts matériels, mais aussi moraux ou familiaux. Il n'est pas nécessaire que l'élu se soit enrichi personnellement ou que la collectivité ait subi un préjudice ; la simple apparence d'une impartialité compromise peut suffire à caractériser l'infraction.
        1. La règle pour les élus impliqués dans une association est le "déport général". Qu'ils soient membres du bureau à titre personnel ou en tant que représentants de la commune, ils doivent s'abstenir de toute participation à une délibération concernant cette association.

      Ce déport doit être total :

      • ◦ Absence de participation à l'instruction du dossier.
      • ◦ Absence de participation aux débats.
      • ◦ Absence de participation au vote.
      • ◦ Sortie physique de la salle du conseil durant les débats et le vote.

        1. Les élus locaux sous-estiment massivement ce risque. Les formations de terrain révèlent que la préoccupation principale des élus concerne les aspects techniques des subventions, tandis que le risque de conflit d'intérêts est souvent ignoré, en particulier dans les petites communes où les interférences entre mandats électifs et vie associative sont pourtant maximales.
        1. Des outils et des bonnes pratiques existent pour sécuriser les processus.

      La responsabilité première incombe à chaque élu, qui doit s'auto-évaluer en permanence.

      Pour sécuriser les décisions, il est préconisé de voter les subventions au cas par cas, de systématiser la déclaration des conflits en début de séance et de s'appuyer sur des ressources externes comme la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) et le référent déontologue, désormais obligatoire pour toutes les communes.

      1. Le Cadre Juridique et les Risques Pénaux

      L'analyse juridique, menée par Luc Brunet de l'Observatoire SMAC, souligne la nécessité de distinguer deux notions fondamentales qui sont souvent confondues.

      Définitions Fondamentales : Conflit d'Intérêts vs. Prise Illégale d'Intérêt

      Le conflit d'intérêts est une situation, tandis que la prise illégale d'intérêt est une infraction pénale qui découle de la mauvaise gestion de cette situation. Caractéristique Conflit d'Intérêts Prise Illégale d'Intérêt Nature

      Une situation d'interférence entre un intérêt public et des intérêts (publics ou privés) de nature à influencer ou paraître influencer l'exercice d'une fonction.

      Une infraction pénale. Le fait de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt de nature à compromettre son impartialité.

      Source Légale Loi du 11 octobre 2013

      Article 432-12 du Code pénal

      Sanction

      Aucune (ce n'est pas une infraction). La situation doit être prévenue ou résolue.

      Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 500 000 € d'amende.

      "Le conflit d'intérêts, c'est la vie. Nous avons tous des conflits d'intérêts. [...] Là où c'est pas normal [...] c'est quand on va se dire 'je vais surtout pas le dire que je suis en situation de conflit d'intérêt'. Et c'est là qu'on franchit la ligne jaune et qu'on passe [...] du côté du code pénal avec le délit de prise illégale d'intérêt." - Luc Brunet

      Le Champ d'Application Vaste de la Prise Illégale d'Intérêt

      Le délit de prise illégale d'intérêt est l'infraction numéro un pour laquelle les élus locaux sont poursuivis. Son champ d'application est particulièrement étendu :

      • Tous les domaines : Contrairement au délit de favoritisme (limité à la commande publique), il s'applique à toutes les décisions d'une collectivité : urbanisme, recrutement, vente de biens, et notamment les subventions aux associations.

      • Intérêt moral ou familial : L'intérêt n'est pas nécessairement matériel ou financier.

      • Absence de préjudice requis : L'infraction est constituée même si la collectivité n'a subi aucun préjudice, voire si elle a bénéficié de l'opération.

      • Intérêts indirects : Le délit couvre les intérêts pris par personne interposée (conjoint, ascendants, descendants, mais aussi amis proches).

      La jurisprudence retient une vision très large : "l'infraction s'arrête où le soupçon s'arrête".

      • La notion d'apparence : Il ne faut pas seulement ne pas être en conflit d'intérêts, mais aussi ne pas donner l'apparence de l'être.

      La Doctrine de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP)

      La HATVP a établi une doctrine pour clarifier les niveaux de risque. Pour les relations avec les associations, le risque est considéré comme large.

      • Zone Rouge (Risque Large) : Concerne la participation d'un élu au sein d'un organisme de droit privé, comme une association, que ce soit à titre personnel ou comme représentant de la commune.

      • Règle Appliquée : Le déport général. L'élu concerné doit s'abstenir de participer à toute délibération relative à cet organisme, y compris en l'absence d'enjeu financier direct. Adhérent ou Dirigeant : Une Distinction Cruciale ?

      La question se pose de savoir si un simple adhérent est soumis aux mêmes règles qu'un membre du bureau (président, trésorier, etc.).

      • Position de la HATVP (Avis du 3 mai 2022) : Le simple fait d'être adhérent ne justifie pas un déport systématique.

      Cependant, une analyse au cas par cas doit être menée en fonction de la nature de l'association, de son nombre d'adhérents et de l'objet de la délibération.

      • Conseil de Prudence : Face à l'incertitude de l'analyse au cas par cas, il est recommandé aux simples adhérents, par mesure de sécurité, de se déporter systématiquement lors du vote d'une subvention.

      2. Règles Pratiques et Préconisations La prévention repose sur une démarche rigoureuse et transparente.

      Les Quatre Étapes de la Prévention

      • 1. Identifier les situations à risque : L'élu doit se poser les bonnes questions sur ses liens personnels, familiaux ou associatifs en rapport avec les dossiers de la collectivité.

      • 2. Déclarer le conflit d'intérêts : Conformément à la Charte de l'élu local, l'élu doit faire connaître ses intérêts personnels avant le débat et le vote.

      • 3. Se déporter complètement : Le déport ne se limite pas au non-vote. L'élu ne doit participer ni à l'instruction du dossier, ni aux débats qui précèdent le vote.

      • 4. Ne pas influencer : L'élu doit s'abstenir de toute intervention, même informelle ("tirer les ficelles par derrière").

      Jurisprudence : Des Exemples Concrets et Marquants Deux cas illustrent la sévérité avec laquelle la justice appréhende ce délit :

      Le maire de Plougastel-Daoulas : Des élus membres du bureau d'une association ad hoc n'ont pas participé au vote de la subvention, mais sont restés dans la salle.

      Ce simple fait a été jugé suffisant pour caractériser une influence et a conduit à leur condamnation pour prise illégale d'intérêt.

      Une commune rurale de 250 habitants : Des élus, membres du bureau d'une association organisant la fête du village, ont participé au vote d'une subvention de 250 €.

      Ils ont été condamnés pour prise illégale d'intérêt suite à la plainte d'un opposant politique.

      Ces exemples démontrent que ni la bonne foi, ni la poursuite de l'intérêt général, ni le faible montant de la subvention ne constituent des protections contre une condamnation.

      Préconisations pour Sécuriser les Délibérations

      • Pas de vote global : Les subventions aux associations doivent être votées une par une, jamais en bloc.

      Sortir de la salle : L'élu concerné doit physiquement quitter la salle du conseil avant le début des débats et ne revenir qu'une fois le point de l'ordre du jour traité. Cette sortie doit être consignée au procès-verbal.

      Instaurer un "tour de table" déontologique : En début de chaque conseil, le maire peut demander à chaque élu de signaler d'éventuels conflits d'intérêts au regard de l'ordre du jour.

      3. Le Témoignage du Terrain : Entre Méconnaissance et Difficultés d'Application

      Le témoignage de Sophie Van migom, directrice d'un centre de formation pour élus, révèle un décalage important entre les exigences légales et la perception des élus sur le terrain.

      Une Prise de Conscience Limitée chez les Élus

      Lors des formations, les préoccupations des élus portent majoritairement sur des questions techniques (conventionnement, prêt de matériel, contrôle financier).

      Le risque de conflit d'intérêts est très rarement abordé spontanément, en particulier par les élus des petites communes.

      "Sur 90 participants, je n'ai que deux élus qui m'ont parlé de conflit d'intérêt. [...] Les élus des petites communes ne se posent pas la question, alors qu'il y a forcément des interférences entre leur mandat électif, leur vie familiale, leur vie associative." - Sophie Van migom

      Les Conséquences Pratiques et les Défis Opérationnels

      L'application stricte des règles de déport peut engendrer des difficultés de fonctionnement :

      • Problèmes de quorum : Dans une commune de 620 habitants, la mise en place de règles de déport strictes a conduit à ce que la moitié du conseil municipal sorte de la salle, empêchant le quorum d'être atteint. La seule solution est de reconvoquer le conseil, ce qui retarde la décision.

      • Paralysie de l'action des élus : Un élu engagé pour son expertise associative (ex: président de l'association des parents d'élèves devenu adjoint aux écoles) peut se retrouver dans l'incapacité d'agir sur les dossiers pour lesquels il a été élu.

      Les Doubles Sanctions : Pénale et Administrative Le non-respect des règles de déport expose l'élu et la collectivité à un double risque :

      1. Le risque pénal : L'élu est poursuivi pour prise illégale d'intérêt et le maire pour complicité.

      2. Le risque administratif : La délibération elle-même est illégale.

      Elle peut être annulée par le juge administratif suite à un recours d'un opposant, d'un contribuable ou du préfet. L'association pourrait alors être contrainte de rembourser la subvention perçue.

      4. Outils et Bonnes Pratiques

      La Responsabilité Personnelle de l'Élu

      C'est à chaque élu d'évaluer sa propre situation, d'informer le maire et le conseil, et de prendre la décision de se déporter.

      Cette réflexion doit être menée dès le début du mandat pour clarifier les limites de ses fonctions.

      Les Aides à la Décision

      Les élus ne sont pas seuls face à ces questionnements complexes. Ils peuvent solliciter :

      • La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) : Il est possible de saisir la HATVP pour obtenir un avis confidentiel et rapide sur une situation personnelle.

      • Le référent déontologue : Sa désignation est une obligation pour toutes les collectivités. Il offre un avis qui va au-delà du strict droit, en abordant les questions de probité et d'exemplarité.

      Cas Spécifiques Abordés

      • Agents de la collectivité : Ils sont également concernés par le délit.

      S'ils sont en situation de conflit d'intérêts sur un dossier (ex: instruction d'un marché public pour l'entreprise d'un proche), ils doivent le signaler à leur hiérarchie pour que le dossier leur soit retiré.

      • Subventions en nature : La mise à disposition de locaux, de matériel ou d'agents est considérée comme un avantage et suit exactement les mêmes règles de déport que les subventions financières.

      • Associations "transparentes" : Une association qui n'est en réalité que le prolongement de la collectivité (ex: toutes les décisions sont prises par la commune) pose des problèmes juridiques majeurs.

      Toutes les règles de la collectivité (comptabilité publique, marchés publics) s'appliquent alors à elle, créant un risque juridique élevé.

  4. Sep 2025
    1. Synthèse de l'Audition sur l'État de la Santé Mentale en France

      Résuméf

      L'audition à la commission d'enquête de l'Assemblée nationale a mis en lumière un consensus alarmant sur l'état désastreux de la psychiatrie en France, particulièrement en pédopsychiatrie, qualifiée de "désastre absolu".

      Les experts, un pédopsychiatre-épidémiologiste et un psychanalyste-chercheur, s'accordent sur plusieurs points critiques : une dégradation continue du bien-être psychique de la population depuis 20 ans, une inversion préoccupante de la tendance à la baisse des suicides chez les jeunes depuis 2017, et une offre de soins totalement inadaptée face à une demande croissante, créant un "effet ciseau" dévastateur.

      Les défaillances du système sont jugées systémiques et profondes, impliquant une responsabilité partagée entre les psychiatres (pour leurs certitudes passées), les administrations ("il nous flingue"), les directeurs d'hôpitaux (gestion par "tableau Excel") et des politiques publiques inadaptées.

      La critique vise particulièrement le "New Public Management", qui applique des logiques de rentabilité au soin, et l'hégémonie d'une approche "scientiste" de l'Evidence-Based Medicine, jugée inefficace et inconsistante dans le champ de la santé mentale de l'enfant.

      Des dispositifs comme "Mon Soutien Psy" sont cités comme des exemples de "leviers qu'il ne fallait pas activer".

      Face à ce constat, les experts appellent à une réorientation radicale. Les leviers d'action prioritaires incluent la prévention, notamment la lutte contre la maltraitance infantile qui explique 50% des troubles futurs, et le renforcement des dispositifs institutionnels existants (CMP, CMPP, hôpitaux) plutôt que la création de nouvelles structures complexes.

      La formation de thérapeutes qualifiés et la revalorisation des pratiques cliniques pluridisciplinaires sont essentielles.

      Enfin, bien que le coût de l'inaction se chiffre en milliards d'euros, les experts soulignent que la solution n'est pas uniquement budgétaire mais réside dans une meilleure organisation des ressources existantes et dans des choix politiques courageux qui replacent la relation humaine et la complexité clinique au cœur du système de soin.

      1. État des Lieux : Un Constat Alarmant

      Les deux intervenants dressent un tableau extrêmement sombre de la situation psychiatrique en France, soulignant la nécessité de distinguer le "vécu anxio-dépressif" des pathologies cliniques et de se méfier des chiffres de prévalence bruts qui, pour des troubles dimensionnels comme la dépression, "ne veulent rien dire".

      1.1. Tendances Épidémiologiques Inquiétantes

      Le professeur Falissard, épidémiologiste, identifie une "quadruple interaction entre le temps, l'âge, le genre et la pathologie".

      Suicide et tentatives de suicide : Si la tendance globale sur 30 ans est à l'amélioration, une rupture nette est observée depuis 2017 chez les jeunes.

      • ◦ L'amélioration s'est stoppée pour les suicides chez les jeunes.  
      • ◦ Les suicides augmentent légèrement chez les jeunes filles.  
      • ◦ Les tentatives de suicide montent de "façon spectaculaire" chez les jeunes filles depuis 2017.

      Vécu anxio-dépressif : Le ressenti subclinique mesuré par Santé publique France se dégrade "de façon homogène" depuis 20 ans, touchant toutes les tranches d'âge et tous les genres.

      Pédopsychiatrie : La situation est décrite comme un "désastre absolu". Certains départements n'ont plus de pédopsychiatres, rendant la permanence des soins impossible.

      1.2. L'Effet Ciseau : Une Offre de Soins Débordée

      M. Tonou met en évidence l'écart croissant entre l'augmentation de la demande et le déficit de l'offre de soins, créant un "effet ciseau" aux conséquences désastreuses.

      Délais d'attente : Les délais pour une consultation spécialisée sont "insupportables", allant de 6 à 18 mois.

      À l'échelle d'un enfant de 3 à 6 ans, cela équivaut à un délai de 5 à 10 ans pour un adulte.

      Conséquences cliniques :

      ◦ Augmentation des hospitalisations en urgence.    ◦ Augmentation des passages à l'acte suicidaire.     ◦ Consommation accrue de psychotropes en pédiatrie, souvent hors autorisation de mise sur le marché (AMM).     ◦ Substitution des psychothérapies recommandées par le seul médicament, faute de moyens.

      Selon les estimations, 13% de la population française serait concernée par un trouble mental, soit 1,5 million d'enfants et 9 millions de personnes au total.

      2. Défaillances Systémiques et Critiques de la Gouvernance

      Les experts s'accordent sur le fait que la crise actuelle est le résultat d'une série de défaillances à tous les niveaux du système. La responsabilité est "partagée" et les erreurs stratégiques des pouvoirs publics sont pointées du doigt.

      2.1. Une Responsabilité Partagée

      Le professeur Falissard insiste : "tout le monde est responsable du fait qu'aujourd'hui c'est une catastrophe".

      Acteur

      Critique

      Les psychiatres

      Ont eu le tort au 20e siècle de croire détenir une vérité unique (la psychanalyse), ce qui a nui aux patients, notamment dans l'autisme. Ce n'est plus le cas pour 90% des praticiens aujourd'hui.

      L'Administration et la Tutelle

      "Il ne nous aide pas, il nous flingue". Des réglementations absurdes (ex: conventions pour les orthophonistes en CMP) bloquent concrètement la prise en charge des enfants.

      Le Délégué Interministériel (TND)

      Est qualifié d'"antipsychiatre", accusé d'empêcher la construction de soins avec une "lubie scientiste" et une recherche de solutions simplistes à des problèmes complexes.

      Les Directeurs d'Hôpitaux

      Privilégient une gestion comptable ("Le tableau Excel il est bien rempli") au détriment de la qualité des soins, menant à des catastrophes (ex: aide-soignant d'orthopédie remplaçant une infirmière psy, conduisant à des abus sexuels).

      Les Parents

      Sont souvent "partie du problème", plaçant les soignants dans une situation complexe entre le devoir de protection de l'enfant et l'impératif d'inclure les parents dans le soin.

      2.2. Erreurs Stratégiques de Gouvernance

      M. Tonou identifie deux phénomènes majeurs qui ont sapé les fondements du soin psychique :

      1. Le New Public Management : La gestion des structures publiques comme des entreprises, substituant "la rentabilité et le profit au principe fondateur des missions de services publics".

      2. L'Evidence-Based Medicine (EBM) : Son déploiement pour évaluer la psychiatrie s'est révélé "tout à fait inconsistant dans le domaine de la santé mentale de l'enfant", avec "aucune avancée en terme de diagnostic, aucune avancée en terme de traitement".

      Plusieurs initiatives sont citées comme des "archétypes de ce qu'il ne faudrait pas faire" :

      • Le dispositif Mon Soutien Psy.

      • La stratégie TND 2023-2027.

      • Le cas des centres experts et de la Fondation FondaMental, critiqués pour leur approche qui dissocie le diagnostic du soin, leur absence de résultats concrets (zéro marqueur biologique trouvé) et les biais scientifiques de leurs études d'efficacité.

      3. Prévention et Pistes d'Amélioration

      Plutôt que de chercher des solutions simplistes, les experts appellent à revenir aux fondamentaux du soin, de la prévention et à mieux organiser les ressources existantes.

      3.1. La Prévention comme Levier Principal

      Lutte contre la maltraitance : La prévention primaire, c'est "éviter les abus sur les enfants".

      Cela "explique 50 % de la variance des problèmes psychiatriques des adolescents et des adultes après".

      L'Aide Sociale à l'Enfance (ASE), qui devrait être le bras armé de cette prévention, est elle-même "un désastre absolu".

      Facteurs de risque sociaux : La lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion est une politique de prévention en santé mentale.

      "Lorsque je propose une aide sociale à une famille en difficulté [...] je préviens aussi un risque de santé mentale".

      Milieu scolaire : Réduire le nombre d'élèves par classe (le seuil de 17 élèves est cité comme optimal pour l'apprentissage de la lecture) est un levier puissant pour la santé mentale des enfants.

      3.2. Renforcer l'Existant et Former les Acteurs

      La priorité n'est pas de créer de nouveaux dispositifs, mais de soutenir les institutions et les pratiques qui ont fait leurs preuves.

      Soutenir les institutions : "S'il y avait qu'une chose à retenir, c'est celle-là".

      Il faut "rouvrir des places, des lits à l'hôpital, dans les services spécialisés, les CMP, les CMPP". Il faut cesser de "déshabiller le CMP" pour "abonder les centres experts".

      Repenser la formation :

      ◦ La question centrale n'est pas "quelle est la bonne thérapie ?" mais "qui est un bon thérapeute ?".

      L'effet du clinicien est largement supérieur à l'effet spécifique de la thérapie.    *   ◦ Il n'existe pas de formation universitaire pour les psychothérapies en France.    *  ◦ Il faut recréer des formations intermédiaires pour les infirmiers, sur le modèle d'une spécialisation locale d'un an ("infirmiers plus un"), car le modèle des Infirmières en Pratique Avancée (IPA) est trop lourd et coûteux.

      Valoriser la diversité des approches : La spécificité française réside dans une grande diversité de pratiques (psychanalyse, thérapies familiales, psychothérapie institutionnelle) qui "font leur preuve dans la clinique". Toute tentative de réduire cette diversité "va se payer par du moins de soins".

      4. Enjeux Économiques et Budgétaires

      Le débat sur les moyens financiers révèle une tension entre la nécessité de prouver l'efficacité économique des investissements et la conviction que le soin aux plus vulnérables relève d'un "pacte démocratique" non quantifiable.

      4.1. Le Coût de l'Inaction

      M. Tonou propose une méthode pour chiffrer le "coût de l'inaction", qui se calculerait en milliards d'euros.

      Exemple de calcul : Pour un coût moyen estimé de 10 000 € par an et par patient, une meilleure prise en charge permettant de réduire ces coûts de 20% générerait une économie de 3,9 milliards d'euros en population pédiatrique et de 18 milliards d'euros en population générale.

      Finalité : Démontrer que "le coût de l'inaction est beaucoup plus élevé que des politiques volontaires et cohérentes".

      4.2. Une Question d'Organisation plus que de Moyens ?

      Le professeur Falissard adopte une posture provocatrice : "Ça n'est pas une question de moyen".

      Gains d'efficience : "Nous pourrions faire beaucoup mieux avec la même quantité d'argent". Il pointe l'argent alloué à des dispositifs coûteux et peu efficaces (ex: hospitalisations de semaine pour bilans TDAH) alors que les urgences ne sont pas financées.

      Inefficacité des études médico-économiques : Il affirme que les études prouvant le sous-financement de la psychiatrie "n'ont servi à rien".

      Injustice de l'allocation des ressources : Il dénonce une inégalité fondamentale : "On n'a pas le même argent selon les maladies qu'on a en France".

      Des traitements à 2 millions d'euros sont remboursés pour certaines maladies rares, tandis qu'il n'y a "pas 3000 € pour une tentative de suicide chez une adolescente".

      La rationalité économique ne s'applique pas à la psychiatrie en France.

      La conclusion partagée est que la priorité absolue est de mieux organiser le système, en se basant sur les acteurs de terrain ("pas des gens en costard-cravate") pour redéfinir les priorités et optimiser les dépenses.

    1. Synthèse de l'audition de Santé publique France sur la santé mentale et le handicap

      Résumé

      L'audition de Santé publique France devant la commission d'enquête met en lumière une dégradation persistante de la santé mentale de la population française depuis la pandémie de Covid-19, touchant particulièrement les jeunes de 18 à 24 ans et les femmes.

      Les données de surveillance révèlent une prévalence élevée des troubles dépressifs et anxieux, avec un décalage majeur entre les besoins et le recours effectif aux soins.

      Près de la moitié des adultes ayant connu un épisode dépressif caractérisé n'ont eu aucun recours thérapeutique.

      Les principaux freins identifiés sont le coût des consultations, la difficulté à se confier et le manque d'information.

      Concernant les personnes en situation de handicap, l'agence souligne une lacune importante dans les données de surveillance, rendant difficile la caractérisation fiable de leur état de santé et de leur prise en charge.

      L'accès aux données des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) est identifié comme un levier majeur d'amélioration.

      Face à ces constats, Santé publique France insiste sur l'importance cruciale de la prévention.

      Les stratégies préconisées incluent le renforcement des compétences psychosociales dès l'enfance, la lutte contre la stigmatisation via des campagnes d'information et la promotion de la santé mentale positive. Des dispositifs comme le programme "Vigilance", qui a démontré un retour sur investissement positif (€1 investi pour €2 économisés en coûts de santé), sont mis en avant comme des modèles à généraliser pour une approche économiquement vertueuse de la santé publique.

      1. Rôle et Méthodes de Surveillance de Santé publique France

      Santé publique France, agence de santé publique créée en 2016, fonde ses missions sur un triple objectif :

      1. Anticiper et répondre aux crises sanitaires, notamment par la gestion des stocks stratégiques de produits de santé et la mobilisation de la réserve sanitaire.

      2. Surveiller l'état de santé de la population sur l'ensemble du territoire, y compris ultramarin, en couvrant les maladies infectieuses, chroniques et les expositions environnementales.

      3. Développer la prévention et promouvoir la santé.

      Pour la surveillance de la santé mentale, l'agence s'appuie sur plusieurs sources de données complémentaires :

      Les enquêtes en population générale :

      • ◦ Réalisées sur des échantillons aléatoires, elles utilisent des questionnaires et des échelles de santé mentale pour évaluer l'état de la population sans poser de diagnostic individuel.  

      • ◦ Exemples notables : le Baromètre de Santé publique France (adultes), l'enquête ENABI (enfants de 3 à 11 ans, réalisée en milieu scolaire en 2022), et l'enquête EnCLASS (collégiens).   

      • ◦ Pendant la crise sanitaire, l'enquête Coviprêve a permis un suivi plus rapide, bien que moins détaillé.

      Les bases de données médico-administratives :

      ◦ Le Système National des Données de Santé (SNDS) est une source majeure d'informations.  

      ◦ Les données des services d'urgence (motifs de passage) et de SOS Médecins permettent un suivi en temps réel de certains indicateurs comme les troubles anxieux ou les tentatives de suicide.

      L'ensemble de ces données permet d'obtenir une "photographie en vie réelle" de la santé mentale des Français, contribuant à l'élaboration de stratégies de prévention et de campagnes d'information.

      2. État des Lieux de la Santé Mentale en France

      2.1. Une Dégradation Post-Covid Durable

      La surveillance épidémiologique confirme une dégradation nette de la santé mentale de la population française par rapport à la période pré-Covid.

      Populations les plus touchées : Les jeunes adultes de 18 à 24 ans, les jeunes filles et les femmes en général présentent les indicateurs les plus dégradés.

      Persistance : Les différents indicateurs de santé mentale se maintiennent à un niveau élevé, sans retour aux niveaux d'avant la crise sanitaire. Les causes sont multifactorielles (éco-anxiété, système économique, mais aussi une plus grande déclaration due à une libération de la parole).

      2.2. Données Clés sur la Prévalence des Troubles

      Les enquêtes récentes fournissent des chiffres préoccupants :

      Population Cible

      Indicateur

      Donnée Chiffrée

      Source (Année)

      Adultes (18-79 ans)

      Épisode dépressif caractérisé (12 derniers mois)

      1 adulte sur 6

      Baromètre SPF (2024)

      Adultes (18-79 ans)

      Trouble anxieux (12 derniers mois)

      6 % de la population

      Baromètre SPF (2024)

      Enfants (6-11 ans)

      Trouble probable de la santé mentale

      Plus d'1 enfant sur 10

      ENABI (2022)

      Enfants (tous âges)

      Consultation d'un professionnel pour des raisons psychologiques/d'apprentissage

      1 enfant sur 5

      ENABI (2022)

      Collégiens

      Consultation d'un psychiatre au cours de leur vie

      1 tiers des collégiens

      EnCLASS

      2.3. Le Non-Recours aux Soins : Un Enjeu Majeur

      Un décalage important est observé entre les besoins exprimés ou mesurés et le recours effectif à une prise en charge.

      Épisodes dépressifs : Près de la moitié (50 %) des personnes déclarant un épisode dépressif n'ont eu "aucun recours thérapeutique" (ni professionnel, ni traitement).

      Troubles anxieux : Cette proportion est de 1 personne sur 3.

      Profils concernés : Le non-recours aux soins est plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

      Situations critiques : Près de 40 % des personnes déclarant une tentative de suicide ne se sont pas présentées à l'hôpital et n'ont pas consulté de professionnel de santé par la suite.

      2.4. Les Freins à la Consultation

      L'enquête Coviprêve a permis d'identifier les principaux obstacles au recours aux soins en santé mentale :

      • 1. Le prix de la consultation (cité par près de la moitié des répondants).

      • 2. La difficulté à se confier ou la peur de ce qu'ils pourraient découvrir sur eux-mêmes.

      • 3. Le manque d'information sur les professionnels et leur rôle.

      • 4. La difficulté à obtenir un rendez-vous.

      • 5. La peur que l'entourage l'apprenne (stigmatisation).

      • 3. La Situation Spécifique des Personnes en Situation de Handicap

      Santé publique France reconnaît un manque de données structurées concernant l'état de santé des personnes en situation de handicap.

      Limites de la surveillance : La surveillance de cette population n'entre pas "strictement" dans les missions de l'agence, bien qu'elle soit incluse dans les enquêtes générales.

      Difficultés de caractérisation : Il est difficile d'identifier et de caractériser de manière fiable ces personnes dans les bases de données. L'Allocation Adulte Handicapé (AAH) est le principal repère, mais elle ne couvre que les adultes en âge de travailler avec des handicaps reconnus comme sévères.

      Besoin crucial de données : L'agence attend avec impatience la remontée des données des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH) dans le SNDS, ce qui constituerait un "saut qualitatif et quantitatif" pour mieux orienter les politiques publiques.

      Vulnérabilités observées : Les données existantes montrent que les bénéficiaires de l'AAH sont "proportionnellement plus concernés par des événements cardiovasculaires graves".

      4. Stratégies de Prévention et Pistes d'Amélioration

      Face à ces constats, Santé publique France place la prévention au cœur de sa stratégie.

      4.1. Axes de Prévention

      Prévention primaire :

      Compétences psychosociales (CPS) : Développer dès le plus jeune âge (école, associations sportives) des capacités à gérer le stress, communiquer, résoudre des problèmes.

      Cette approche, inspirée des modèles anglo-saxons, est de plus en plus acceptée et intégrée, notamment par l'Éducation Nationale.  

      Promotion de la santé mentale positive : Informer sur les comportements protecteurs (activité physique, sommeil, altruisme, pensée positive) au même titre que la santé physique.

      Lutte contre la stigmatisation :

      • ◦ Mener des campagnes d'information pour dédramatiser les troubles psychiques.  

      • ◦ Mettre à disposition des ressources grand public comme le site santémentaleinfoservice.fr.

      Prévention tertiaire (prévention de la récidive) :

      ◦ Le dispositif Vigilance, qui consiste à rappeler les personnes ayant fait une tentative de suicide six mois après leur passage aux urgences, a fait l'objet d'une évaluation médico-économique très positive. Il est en cours de déploiement dans toutes les régions.

      4.2. Pistes d'Amélioration

      Santé publique France identifie plusieurs axes pour améliorer la connaissance et l'action :

      • Mieux caractériser les personnes en situation de handicap dans les bases médico-administratives et médico-sociales.

      • Mieux documenter la santé et le rôle des aidants.

      • Poursuivre et développer les enquêtes en milieu scolaire pour un dépistage précoce.

      • Renforcer l'information sur les signes de souffrance psychique et les parcours de soins gradués.

      5. Enjeux Économiques et Décisionnels

      L'audition a souligné la dimension économique de la santé mentale et l'importance de convaincre les décideurs publics d'investir dans la prévention.

      Coût des troubles psychiques : Estimé à 109 milliards d'euros pour la société française, dont près de la moitié en perte de productivité.

      Retour sur investissement de la prévention :

      • ◦ L'évaluation du dispositif Vigilance montre que 1 € investi permet d'économiser 2 € de coûts de santé, avec un coût moyen évité de 248 € par patient.  
      • ◦ Santé publique France s'engage à évaluer de plus en plus le retour sur investissement de ses actions.

      Nécessité d'un plaidoyer : L'agence travaille au développement d'indicateurs sur le "fardeau de la maladie" (Global Burden of Disease) pour objectiver le poids des troubles sur la société et justifier les investissements en prévention.

      Le manque de données fiables, notamment à un niveau territorial fin, reste un obstacle pour convaincre les acteurs locaux.

    1. Document d'Information : Prise en Charge de la Santé Mentale et du Handicap par l'Assurance Maladie

      Résumé

      Ce document synthétise les stratégies, les actions et les défis de l'Assurance Maladie (CNAM) concernant la prise en charge de la santé mentale et du handicap, tels que présentés lors d'une audition devant une commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

      La santé mentale représente le premier poste de dépenses de l'Assurance Maladie, avec près de 28 milliards d'euros annuels, dans un contexte de dégradation des indicateurs, notamment une augmentation de plus de 60 % de la consommation d'antidépresseurs chez les jeunes entre 2019 et 2023.

      Face à cet enjeu, la CNAM déploie une stratégie axée sur la prévention, la détection précoce et l'organisation de nouvelles filières de soins, incarnée par le dispositif "Mon Soutien Psy" qui a déjà bénéficié à plus de 900 000 assurés.

      Concernant le handicap, l'action se concentre sur l'amélioration de l'accès aux soins, une difficulté majeure confirmée par le baromètre Handifaction qui révèle que près de 30 % des personnes concernées rencontrent des obstacles (refus de soins, renoncement).

      Les leviers mobilisés incluent l'intégration de mesures spécifiques dans les conventions avec les professionnels de santé (ex: "consultations blanches") et le soutien à des modèles innovants comme les centres "Handiconsulte".

      Deux enjeux transversaux majeurs émergent : la conviction que l'investissement dans la prévention génère un retour médico-économique significatif (un euro investi en prévention en santé mentale en rapporterait quatre) et la nécessité de développer des modèles de remboursement pour des professionnels non conventionnés au niveau national (psychomotriciens, ergothérapeutes), ce que la CNAM se dit prête à mettre en œuvre.

      Enfin, une alerte forte est lancée sur les pénuries de médicaments, dont certaines sont attribuées non pas à des difficultés d'approvisionnement, mais à des stratégies commerciales de laboratoires qui cessent de livrer la France suite à des négociations sur les prix, qualifiées de "chantage".

      Axe 1 : Amélioration de l'Accès aux Soins pour les Personnes en Situation de Handicap

      Diagnostic : Difficultés d'Accès et Manque de Données

      L'Assurance Maladie identifie l'accès aux soins des personnes en situation de handicap comme un axe prioritaire.

      Le diagnostic s'appuie notamment sur le baromètre Handifaction, dont la gestion a été internalisée par la CNAM pour lui donner une plus grande ampleur.

      Les résultats de ce baromètre sont clairs :

      Près de 30 % des personnes interrogées déclarent des difficultés d'accès aux soins.

      • Ces difficultés incluent des situations de refus de soins, de renoncement ou la nécessité de contacter plusieurs professionnels avant d'obtenir une prise en charge.

      Un défi technique majeur demeure : les systèmes d'information de l'Assurance Maladie ne permettent pas d'identifier une personne par sa situation de handicap.

      Pour pallier ce manque, la CNAM utilise des indicateurs indirects, comme le statut d'Affection de Longue Durée (ALD) ou le bénéfice de la Complémentaire Santé Solidaire (C2S), considérant qu'une part importante de ces populations est également en situation de handicap.

      Leviers d'Action de l'Assurance Maladie

      Pour répondre à ces enjeux, la CNAM mobilise plusieurs leviers d'action structurés, notamment dans le cadre de la Charte Romain Jacob, signée et déployée sur l'ensemble du réseau.

      Levier d'Action

      Description

      Engagements Conventionnels

      Intégration systématique du handicap dans les négociations avec les professionnels de santé (médecins, dentistes, masseurs-kinésithérapeutes).

      Mise en place de mesures spécifiques comme les "consultations blanches" (consultations préparatoires non soignantes pour familiariser le patient et le praticien) qui bénéficient d'une rémunération dédiée.

      Offre de Soins Propre

      La CNAM gère un réseau de plus de 200 établissements de soins non lucratifs (15 000 salariés) fortement orienté vers la prise en charge du handicap et engagé dans le "virage inclusif".

      Accessibilité des Services

      Travail systématique sur l'accessibilité physique, téléphonique et numérique des services de l'Assurance Maladie (site ameli.fr, compte Ameli, Mon Espace Santé).

      Innovation Organisationnelle

      Soutien aux expérimentations (via l'article 51) comme Handiconsulte, qui propose un modèle de rémunération au forfait pour des centres dédiés à la prise en charge somatique (gynécologie, dentaire, radiologie) des personnes handicapées. Un déploiement plus large est à l'étude.

      Coordination (PCO)

      Participation active au déploiement des Plateformes de Coordination et d'Orientation (PCO), notamment pour les troubles du neurodéveloppement (TND) et l'autisme, qui visent à organiser et solvabiliser une réponse rapide pour les enfants et leurs familles.

      Axe 2 : La Santé Mentale, Priorité de Santé Publique et Enjeu Financier Majeur

      Constat : Des Indicateurs Alarmants et un Coût Élevé

      La santé mentale est un enjeu de santé publique majeur, comme en témoignent les chiffres clés partagés par la CNAM.

      Indicateur

      Donnée Clé

      Dépenses Annuelles

      Près de 28 milliards d'euros, ce qui en fait le premier poste de dépenses de l'Assurance Maladie.

      Population Affectée

      1 Français sur 5 est concerné par des difficultés de santé mentale.

      Médication chez les Jeunes

      +60 % d'augmentation des prescriptions d'antidépresseurs chez les jeunes entre 2019 et 2023.

      Arrêts de Travail

      Un tiers des journées d'arrêt de travail sont liées à des troubles de santé mentale.

      La tendance épidémiologique générale est jugée "pas bonne", soulignant l'urgence d'agir contre une dégradation continue de la santé mentale de la population, particulièrement depuis la crise du Covid.

      Stratégie de l'Assurance Maladie : Prévention et Organisation des Soins

      La réponse de la CNAM s'articule autour de deux axes principaux : la prévention et la structuration d'une offre de soins graduée pour éviter le recours systématique au médicament ou à l'hospitalisation.

      1. Prévention et Détection Précoce :

      Soutien au programme "Premier Secours en Santé Mentale", notamment auprès des jeunes (universités, missions locales) et en cours de déploiement dans le monde de l'entreprise.

      Relai des campagnes de prévention sur les facteurs de risque, comme l'exposition aux écrans chez les jeunes enfants.

      Détection précoce des troubles du langage à l'école avec des programmes impliquant des orthophonistes pour organiser un "fast track" vers la prise en charge.

      2. Organisation du Système de Soins :

      Équiper le médecin généraliste : Reconnu comme la porte d'entrée du système, la CNAM développe des outils et un accompagnement pour aider les généralistes, souvent démunis, à aller au-delà de la prescription de médicaments ou d'arrêts de travail.

      Favoriser la coopération : Soutien aux binômes médecin-infirmier (notamment via l'expérimentation "Sésame") et aux Infirmiers en Pratique Avancée (IPA).

      Structurer des équipes de soins spécialisées de psychiatres pour organiser une offre de téléconsultation coordonnée avec les médecins traitants.

      Éviter l'hospitalisation en renforçant la prise en charge en ville et en structurant des filières d'accès aux soins psychiatriques pour prévenir les hospitalisations non maîtrisées.

      Le Dispositif "Mon Soutien Psy" : Bilan et Perspectives

      Lancé après une expérimentation en 2018, le dispositif de remboursement des séances de psychologues est considéré comme un levier majeur et un succès par l'Assurance Maladie.

      Montée en charge rapide : Plus de 6 500 psychologues cliniciens (sur environ 20 000) ont rejoint le dispositif, couvrant l'ensemble des départements.

      Impact sur les patients : Plus de 900 000 assurés ont déjà bénéficié de séances remboursées.

      Appropriation par les médecins : Le dispositif a été très rapidement adopté par les médecins traitants, qui y ont vu une réponse concrète à un besoin non satisfait. Cette rapidité d'adoption est qualifiée d'"inédite".

      Évolutions : Les tarifs ont été augmentés et l'accès est désormais direct, sans obligation de passer par un médecin, bien que l'interface avec ce dernier reste encouragée.

      Malgré les critiques de certains professionnels, la CNAM estime que le "pari de cette prise en charge est en train d'être réussi" et que le dispositif constitue un progrès majeur.

      Thèmes Transversaux et Enjeux Stratégiques

      La Prévention comme Investissement à Rendement Élevé

      L'Assurance Maladie se dit "absolument convaincue" que l'investissement dans la prévention a un impact médico-économique positif massif.

      Cet argument est au cœur de sa stratégie.

      • Le principe des "coûts évités" est central : une action précoce permet d'éviter des prises en charge plus lourdes et plus coûteuses à long terme.

      • Un chiffre illustre cette conviction : "vous investissez 1 € dans la prévention de maladie en terme de santé mentale, vous en récoltez quatre".

      • Cette logique justifie le déploiement de programmes de détection précoce et l'objectif de ne pas aggraver les dépenses de santé malgré la tendance épidémiologique défavorable.

      L'Enjeu du Remboursement des Professionnels Non Conventionnés

      Un point de friction majeur est la prise en charge de professionnels comme les psychomotriciens ou les ergothérapeutes, dont l'apport est reconnu mais dont le remboursement n'est pas généralisé.

      Le frein réglementaire : Beaucoup de ces professions ne sont pas reconnues comme "professions de santé", ce qui empêche un conventionnement national classique.

      La solution : le conventionnement localisé par parcours : Le modèle développé dans les PCO pour les TND, où des professionnels sont financés dans le cadre d'un parcours spécifique, est vu comme une voie d'avenir.

      Les futurs Parcours Coordonnés Renforcés (PCR) permettront de généraliser cette approche.

      Position de la CNAM : L'Assurance Maladie se déclare "prête" sur le plan opérationnel à intégrer et rembourser ces professionnels dès que le législateur ouvrira ces nouvelles possibilités de prise en charge, affirmant ne mettre "aucun frein sur cette dépense".

      La Problématique des Pénuries de Médicaments : Au-delà des Difficultés d'Approvisionnement

      La CNAM exprime une vive préoccupation concernant les pénuries de médicaments, en distinguant clairement deux phénomènes.

      Si des difficultés d'approvisionnement existent, une partie des pénuries relèverait de stratégies commerciales délibérées.

      L'accusation : Certains laboratoires, après avoir atteint leur objectif de population cible dans le cadre de négociations sur les prix avec les autorités françaises, choisiraient de ne plus livrer le marché français.

      Une forme de chantage : Cette pratique est qualifiée de "chantage à la négociation de prix", où l'arrêt des livraisons est utilisé comme un levier pour obtenir des tarifs plus élevés. Les patients sont ainsi "pris en otage".

      La responsabilité des acteurs : La CNAM souligne que dans ces cas, la responsabilité incombe directement au laboratoire qui ne respecte pas sa part du contrat, et non aux autorités publiques qui négocient les prix pour préserver le système de santé.

      Citations Clés

      Sur l'ampleur de la santé mentale : "Nous sommes aujourd'hui à près de 28 milliards d'euros de dépenses qui sont consacrées à des pathologies en lien avec des thématiques de de santé mentale [...] ça montre quelque part aussi l'investissement d'assurance maladie."

      Sur la hiérarchie des soins : "Le premier traitement d'un trouble psychique mineur, c'est la psychothérapie. [...] il n'y a pas d'indication médicamenteuse au départ. Donc les pratiques sont très très loin de ça." - Dr. Catherine Grenier

      Sur l'adoption du dispositif "Mon Soutien Psy" : "Honnêtement, on a été [...] surpris [...] on a vu la vitesse à laquelle ce dispositif a été appréhendé par les médecins traitants. [...] Là en l'espèce, ça a été extrêmement rapide, inédit, et ça traduit ce besoin." - Thomas Fatôme, Directeur Général

      Sur le rôle des industriels dans les pénuries : "Si un laboratoire dit 'bah en fait si vous payez pas le prix je vous livre pas', ça s'appelle aussi du chantage à la négociation de prix. [...] c'est un peu prendre les patients en otage d'une négociation de prix." - Marguerite Cazeneuve

      Sur la logique de la Commission d'enquête : "Cette commission d'enquête, c'est presque une demande d'aide pour nous faire la démonstration qu'il y a une plus-value et que ça dépasse le seul horizon de l'annualité budgétaire." - Sébastien Saint-Pasteur, Rapporteur

  5. Jul 2025
    1. Note de synthèse : Promotion des bonnes pratiques solaires

      Cette note de synthèse a pour objectif de résumer les principaux thèmes, idées et faits importants concernant la promotion des bonnes pratiques solaires, en se basant sur les extraits de la "Matinale du Drapps : Promouvoir des bonnes pratiques solaires - Enjeux et pistes d’actions".

      Elle inclura des citations pertinentes issues des sources originales.

      Introduction :

      Contexte et enjeux de la prévention solaire La Direction Générale de la Santé a souligné en 2020 la nécessité de recommandations sanitaires pour les indices UV, en particulier pour les populations à risque.

      Malgré les effets positifs du soleil (notamment la synthèse de vitamine D), une exposition excessive aux UV est nocive et peut entraîner des cancers de la peau et un vieillissement prématuré.

      Il est crucial de trouver un équilibre entre une exposition optimale pour la vitamine D et une protection adéquate.

      Chiffres clés et impacts sur la santé :

      80% des dommages liés aux UV sont provoqués avant 18 ans, les enfants étant plus exposés que les adultes. Un cancer sur trois est un cancer de la peau. Le coût de traitement du mélanome est estimé à 225 millions d'euros par l'INCA.

      20 millions de personnes sont aveugles dans le monde à cause de la cataracte, l'exposition solaire étant un facteur de risque majeur.

      Les effets sur la santé se manifestent à court, moyen et long terme :

      • Court/Moyen terme : Brûlures, coups de soleil, atteintes aux yeux (photokératites, photoconjonctivites), allergies cutanées. Le bronzage lui-même est une réaction de défense de la peau, signalant une agression.
      • Long terme : Cataracte, vieillissement prématuré de la peau (photo-vieillissement avec rides et taches), et cancers de la peau.
      • Carcinomes : Environ 90% des cancers de la peau, très fréquents (130 000 à 230 000 cas/an, en augmentation). Leur pronostic est généralement bon, mais ils sont liés à une exposition prolongée (par exemple, professionnelle) et nécessitent de nombreuses chirurgies coûteuses.
      • Mélanomes : 10% des cancers de la peau, plus rares mais plus graves (environ 18 000 cas/an et 2 000 décès). 83% d'entre eux sont liés à des expositions aux UV, notamment des expositions intenses et intermittentes, souvent durant l'enfance ou les vacances estivales. Ces cancers sont donc majoritairement évitables par une meilleure protection solaire.

      Recommandations de protection solaire

      Les recommandations actuelles de l'Institut National du Cancer (INCK) sont claires :

      • Rechercher l'ombre au maximum, notamment entre 12h et 16h, période de rayonnement maximal.
      • Privilégier la protection vestimentaire (t-shirt à manches, chapeau à large bord, lunettes de soleil). Ces moyens sont prioritaires sur la crème solaire.
      • La crème solaire est un complément, à utiliser sur les zones découvertes. Il est souligné que "trop souvent la crème solaire est utilisée pour justement enlever les vêtements et pour augmenter son exposition et c'est quelque chose qui peut être assez néfaste."
      • Se protéger même par temps nuageux, car le rayonnement UV n'est pas toujours associé à la chaleur.
      • Le rayonnement est amplifié par la réverbération (eau, montagne).
      • Vigilance maximale avec les enfants : limiter leur exposition au maximum, ne pas exposer un enfant de moins d'un an, et leur apprendre les bons réflexes.
      • L'indice UV (disponible sur Météo France) est un outil éducatif. La protection est nécessaire à partir d'un indice 3, et doit être renforcée à partir de 8.
      • Évolution de la représentation sociale du bronzage et comportements des Français

      Historiquement, le bronzage a connu une inversion de sa signification sociale :

      • Jusqu'à la fin du 19e siècle : Signe de prolétariat (travailleurs agricoles), la peau blanche étant associée à la noblesse.
      • Début 20e siècle : Le bronzage est de moins en moins associé à la pauvreté.
      • Années 30 (premiers congés payés) : Le bronzage devient "synonyme de succès, d'aisances financière, de loisirs."
      • Années 80-90 : Apogée de la mode du bronzage, avec l'explosion des cabines UV et une forte médiatisation. Les premières recommandations sanitaires apparaissent à cette période.
      • Aujourd'hui : Les dangers sont bien connus, mais la protection reste insuffisante. Le bronzage est toujours associé à la "bonne santé, de bien-être, de bonne mine, de beauté", véhiculant une image positive. Il y a une confusion avec la synthèse de vitamine D, nécessitant en réalité seulement "environ 15 minutes par jour" d'exposition, bien moins que le temps passé à bronzer.

      Comportements des Français (Baromètre Cancer 2005, 2010, 2015) : * * Les moyens de protection sont insuffisamment utilisés, notamment la protection vestimentaire, en diminution. * Différenciation des comportements :Les femmes se protègent globalement mieux, utilisant plus l'ombre, la crème solaire et les lunettes. Les hommes privilégient les t-shirts et chapeaux. * Protection insuffisante chez les 15-24 ans (population sous-protégée et surexposée). * Un gradient social existe : les personnes moins diplômées sont globalement moins protégées. * Les phototypes plus foncés se protègent moins, bien que les lunettes de soleil restent indispensables pour tous. * Les résidents du nord ont moins le réflexe de se protéger aux heures critiques. * La protection des enfants s'est améliorée, les parents protégeant mieux leurs enfants qu'eux-mêmes. * Les connaissances augmentent, mais les fausses croyances persistent, notamment sur les conséquences des coups de soleil dans l'enfance. * Actions de prévention solaire : Exemples et initiatives * Plusieurs niveaux d'actions sont mis en œuvre :

      1. Niveau International :

      • Programme InterSun (OMS) : Vise à informer sur les effets des UV, encourager les pays à réduire les risques et fournir des conseils pratiques. Axes clés : surveillance et prédiction des risques (liés aux changements environnementaux et comportementaux), promotion de l'indice UV comme outil éducatif, et protection solaire des enfants via programmes éducatifs scolaires.
      • Programme SunSmart (Australie) : Référence mondiale en prévention du cancer de la peau, pays à l'incidence très élevée. Objectifs : réduire l'incidence, éduquer le public via campagnes (notamment l'emblématique "Slip, Slop, Slap, Seek and Slide"), et mettre en œuvre des politiques de protection (écoles, lieux de travail).
      • Impact : Environ 300 000 cancers de la peau évités, 1 000 vies sauvées, diminution de l'incidence chez les plus jeunes. Impact économique positif : "pour 1 dollar dépensé il y a eu un gain de 8,70 dans les 20 prochaines années."

      2. Niveau National (France) :

      • Campagne nationale annuelle (INCK) : Au printemps, informe la population sur les risques et conseils de prévention (ex: "l'ombre, c'est l'endroit le plus cool de l'été").
      • Programmes d'éducation : "Vivre avec le soleil" (Sécurité Solaire), programme probant pour les écoles maternelles et primaires, basé sur une approche expérientielle et intégrable aux programmes scolaires (sciences).

      3. Niveau Local/Régional :

      • Projets d'urbanisme et de végétalisation : Visent à créer des zones d'ombre, réduisant les îlots de chaleur et l'exposition aux UV (ex: cours oasis dans les écoles). Ces projets peuvent bénéficier d'appels à projet comme "Zéro Expo" de l'INCK.
      • Actions ciblées d'éducation à la santé :Étude PRISME (Santé Publique France Occitanie) : Recherche interventionnelle menée auprès de touristes en Occitanie (2019).
      • Constat : Forte exposition intentionnelle ("sunbathing"), utilisation prioritaire de la crème solaire au détriment d'autres moyens, coups de soleil fréquents. Le littoral Occitan (200km, fort rayonnement UV, 8 millions de touristes/an) est un contexte à risque.
      • Objectifs : Identifier les déterminants de la protection solaire (incluant les déterminants sociaux) et évaluer l'efficacité de deux interventions : une basée sur les messages d'apparence physique (photo-vieillissement) et une sur les messages sanitaires (cancer, yeux).
      • Résultats : Protection insuffisante, notamment le port du t-shirt. 3/4 des touristes passent du temps à bronzer.
      • Populations sous-protégées : 15-24 ans (et 12-14 ans pour les lunettes), hommes (crème solaire, lunettes), femmes (chapeau, t-shirt), peaux mates/moins sensibles, personnes à faible niveau d'étude, résidents du nord. Les connaissances et les fausses croyances, l'attirance pour le bronzage et le manque d'encouragement de l'entourage sont des déterminants.
      • Efficacité des interventions :Intervention sanitaire : Augmente la protection à court terme, agit sur crème solaire et lunettes, touche les peaux sensibles et les niveaux d'études supérieurs.
      • Intervention basée sur l'apparence physique : Augmente la protection à court et long terme, diminue l'exposition (évitement 12h-16h), touche les peaux sensibles et les niveaux d'études moins élevés (jusqu'au bac).
      • Perspectives : Renouveler les campagnes, cibler les 15-24 ans et femmes exposées intentionnellement, les personnes socialement moins favorisées. Intégrer des messages sur le photo-vieillissement, apporter des connaissances, dénormaliser le bronzage, déployer des interventions dans divers milieux (scolaire, travail, touristique, sportif) et via différents canaux. Encourager les actions locales (zones d'ombre, accès aux moyens de protection, adaptation des horaires d'activités, sensibilisation des professionnels du tourisme, affichage de l'indice UV).
      • Semaine des Épidories (Épidor, Institut du Cancer de Montpellier) : Programme éducatif pour enfants de 7 à 11 ans, basé sur le modèle COM-B (Capacité, Opportunité, Motivation, Comportement).
      • Contenu : Quatre séances animées par les enseignants, abordant les effets du soleil, la sensibilité de la peau (phototype), les rayons UV et l'indice UV, et les moyens de protection (avec une montre UV). Des prolongements sont proposés en famille.
      • Étude de faisabilité : Impact significatif (faible à important) sur le comportement de protection solaire, les attitudes des enfants et leur niveau de connaissance. Des analyses plus poussées et une évaluation à plus grande échelle et à long terme sont envisagées.
      • Chiffres (2024) : 200 classes, 4569 élèves du CP au CM2.
      • Journée des Épidories : Journée récompense pour 4 classes tirées au sort, avec des ateliers ludiques (professeur dermatologue, jeu de l'ombre, four solaire, carte du monde des protections, jeu de l'oie, constitution de sac à dos pour randonnée).
      • Autres actions : Animations sur l'espace ludo-éducatif pour maternelles (3-6 ans), ateliers parents-enfants, formations et conférences pour étudiants et professionnels de la petite enfance.
      • Déterminants structurels : L'approche COM-B permet de les considérer, mais les intervenants reconnaissent un impact limité sur ces déterminants, malgré une volonté de les prendre en compte (ex: projets de végétalisation des cours d'école).
      • Tournée "Bon été, bon réflexe" (ARS Occitanie, C2DS, Primum non Nocere) : Opération itinérante de sensibilisation aux dangers estivaux depuis 2021.
      • Objectifs : Diffuser des messages de prévention sur les dangers estivaux de manière positive, adapter le discours aux publics et aux spécificités territoriales (littoral vs. intérieur des terres), et former des "animateurs relais" pour démultiplier les actions.
      • Thématiques des ateliers (participatifs et ludiques) : Prévention solaire, baignade sécurisée, consommation de sucre, moustiques tigres/tiques, sport et santé.
      • Moyens : Matériel repérable (arche, tables, barnums, véhicule siglé), espace informatif, goodies (casquettes, chapeaux), deux animateurs dédiés. Des fiches "bons gestes" sont distribuées.
      • Bilan (2024) : Plus de 2900 personnes touchées (+25% vs 2023). Les interventions ont lieu sur les marchés, zones de baignade (mers, lacs, rivières), parcs de loisirs, villes touristiques. Les animateurs relais ont démultiplié 59 ateliers, sensibilisant plus de 3500 personnes.
      • Atelier soleil : Utilise une "nappe des dangers du soleil" interactive, permettant d'échanger sur les UV, l'indice UV, les effets à court et long terme. Adaptation du discours à l'âge du public. Interroge sur les situations de protection de personnages (incluant différents phototypes). Met en évidence l'exposition lors d'activités quotidiennes (promenade, vélo). Utilise un totem pour rappeler les messages clés (règle ABCDE pour les mélanomes).
      • Discussion et perspectives
      • Difficulté d'accès aux dermatologues : Soulignée comme un frein majeur au dépistage des mélanomes. Il est suggéré de passer par le médecin traitant et de pratiquer l'auto-diagnostic (règle ABCDE).
      • Composition des crèmes solaires : Sujet de débat constant. Bien que certaines compositions aient été controversées (octocrylène), il est noté que les crèmes sont "plus propres aujourd'hui qu'elles ne l'étaient auparavant". La crème solaire reste un complément aux protections physiques, et son choix doit se faire sur sa capacité à protéger (SPF, UVA/UVB, résistance à l'eau) et sa composition environnementale.
      • Impact de l'alimentation et autres comportements : Une carence en vitamine D peut provenir de l'alimentation, et l'exposition solaire n'est pas la seule solution.
      • Réverbération des UV : Très importante sur le sable (+15%), l'écume de l'eau (+25%), et surtout la neige (+80%), amplifiant significativement l'exposition même à l'ombre ou dans l'eau.
      • Rayonnement des écrans : Non abordé, mais pourrait faire l'objet de futures discussions.
      • Pollution des crèmes solaires : La question de l'impact environnemental des crèmes solaires sur les milieux aquatiques est soulevée, et il est conseillé de choisir des produits avec des logos spécifiques.
      • L'équilibre des moyens de protection : Il est complexe de jongler entre l'ombre, les vêtements et la crème solaire, mais en se tenant aux bases (ombre 12h-16h, vêtements, crème pour les zones découvertes), la protection devient plus simple.

      En conclusion, la promotion des bonnes pratiques solaires est un enjeu de santé publique majeur, nécessitant une approche multiforme et adaptée aux différentes populations, environnements et représentations sociales.

      Les initiatives présentées, qu'elles soient de recherche ou de terrain, montrent la volonté de cultiver une "culture commune [...] plus saine de nos pratiques solaires".

  6. Jun 2025
    1. Compte-rendu détaillé : La prévention en santé, passons aux actes !

      • Ce document de synthèse est basé sur les discussions et présentations tenues lors de la séance plénière du CESE consacrée à la prévention en santé, avec un accent particulier sur la santé au travail.

      Il vise à identifier les thèmes principaux, les idées clés et les faits marquants soulevés par les différents intervenants, en incluant des citations pertinentes.

      1. La Prévention : Un Enjeu Sociétal Majeur et Sous-Estimé

      • L'ensemble des intervenants s'accorde sur l'importance cruciale de la prévention en santé, qui dépasse largement le seul cadre médical pour englober la société dans son ensemble. Malgré cette évidence, la prévention demeure trop souvent le "parent pauvre des politiques publiques".

      1.1 Prévenir Plutôt que Guérir : Une Évidence non Appliquée

      Le constat est unanime : "Prévenir plutôt que guérir, voilà qui semble évident et pourtant la prévention est encore trop souvent le parent pauvre des politiques publiques." (Déclaration introductive).

      Il est souligné que la santé ne se limite pas aux hôpitaux, médecins et médicaments, mais est une affaire de société.

      1.2 Un Investissement, non un Coût

      • Investir dans la prévention est présenté comme une "stratégie d'avenir", non un coût. Les bénéfices sont multiples : "moins de souffrance évitable, moins de dépenses publiques sur le long terme, plus de qualité de vie". (Déclaration introductive).

      De plus, elle redonne aux citoyens un "pouvoir sur leur propre santé", les plaçant comme "acteur de tout" plutôt que comme patient.

      1.3 Historique et Concepts : Prévention vs Promotion de la Santé

      • Le Professeur Emmanuel Ruche, Président de la Conférence Nationale de Santé, met en lumière une spécificité française : une approche historiquement "très centrée sur la prévention et peut-être un peu moins sur la promotion de la santé". Il insiste sur la complémentarité de ces deux approches, qu'il faut "articuler". Il cite le Directeur Général de l'OMS : "La santé ne commence pas dans les cliniques ou les hôpitaux pas plus que la justice ne commence dans les tribunaux ou que la paix ne commence sur le champ de bataille. La santé commence dans les conditions dans lesquelles nous sommes nés et avons grandi dans les écoles les rues les lieux de travail…". Cette vision élargie souligne que la santé est façonnée par les "déterminants commerciaux" (tabac, alcool, aliments transformés, combustibles fossiles), qui sont responsables d'un tiers des décès dans le monde.

      1.4 Efficacité et Retour sur Investissement

      • L'efficacité des actions de prévention n'est "plus à démontrer" (Professeur Ruche), s'appuyant sur des "données probantes bien établies".

      Le retour sur investissement est "une évidence" pour les études scientifiques, l'exemple de la prévention du tabagisme montrant "1900 % de retour sur investissement".

      Malgré cela, le financement reste difficile, nécessitant des "dispositifs de financement incitatifs et pérennes" et pluriannuels.

      2. Les Déterminants de la Santé et les Inégalités

      La discussion met en évidence la multiplicité des déterminants qui influencent la santé, soulignant leur rôle dans la création et l'aggravation des inégalités.

      2.1 Déterminants Sociaux et Économiques

      • Emmanuel Cambois, Directrice de recherche à l'INED, explique que les inégalités de santé se créent non seulement par des comportements individuels mais aussi par des facteurs "qui s'imposent en quelque sorte aux individus et qui peuvent se combiner à d'autres". Ces facteurs incluent la "situation socio-économique", l'"entourage, soutien social, et à contrario l'isolement", la "charge mentale", les "traumatismes" et les "phénomènes d'exclusion". Les inégalités se manifestent aussi dans l'accès aux soins et dans les parcours professionnels (pénibilités, carrières hachées). L'approche en "parcours de vie" est essentielle, car les risques "se cumulent au cours de la vie" rendant certains groupes "beaucoup plus à risque de problème de santé et beaucoup moins en capacité de lutter contre ces risques". La prévention doit donc "couvrir les différentes sphères d'activité qu'elle soit domestique professionnelle ou social et surtout suivre l'ensemble de des âges de la vie".

      2.2 Déterminants Environnementaux et Risques Émergents

      • Jean-François Guégan, Directeur de recherche à l'INRAE, aborde l'impact de l'environnement sur la santé, notamment face aux "évolutions climatiques". Il souligne une "confusion impressionnante" et un "manque de culture" sur les liens entre biodiversité et santé. Les activités humaines, comme la déforestation et l'élevage, sont identifiées comme des facteurs majeurs dans l'émergence de pandémies zoonotiques. Il met en garde contre une vision "naïve, idyllique et tronquée" de la nature, illustrant que même la "réintroduction de la nature en ville" peut introduire des "dangers microbiologiques" (moustiques, rongeurs, germes pathogènes). Le risque infectieux est un produit entre "des aléas" (micro-organismes) et "l'exposition humaine et la vulnérabilité des populations".

      2.3 Déterminants Commerciaux et Influence de l'Industrie

      • Karine Galopel Morvent, Professeure à l'EHESP, met en lumière le rôle des "acteurs commerciaux" qui "influencent de manière délétaire la santé et l'équité de la population". Elle cite le marketing et le lobbying comme des pratiques commerciales préoccupantes, en particulier pour les industries du tabac, de l'alcool, des aliments ultra-transformés et des combustibles fossiles, responsables d'environ "un tiers des décès". Elle dénonce le "pouvoir accru des multinationales" et la sous-estimation des budgets marketing par rapport aux campagnes de prévention (ex: 250 millions d'euros par an pour l'alcool contre 3 millions pour la prévention). Le lobbying est "très fort", bloquant des avancées comme la hausse des taxes sur le tabac ou la généralisation du Nutri-Score. Les solutions incluent l'"encadrement des conflits d'intérêt", la "transparence sur le lobbying", l'"interdiction de publicité" et l'"information et éducation sur ces déterminants commerciaux".

      2.4 L'Approche Genrée en Santé

      • La question de l'approche genrée dans les politiques de santé est soulevée.

      Emmanuel Cambois et Lormier soulignent que la santé des femmes et les défis auxquels elles sont confrontées (troubles musculosquelettiques, troubles anxiodépressifs, carrières hachées) sont souvent sous-estimés ou mal compris.

      Il est crucial d'adopter des "approches différenciées entre les hommes et les femmes" dans la prévention et la personnalisation des soins, car les symptômes et les parcours de vie peuvent varier considérablement.

      3. Innovations et Défis dans la Prévention

      La discussion explore les nouvelles méthodes et outils, notamment le numérique, tout en identifiant les freins persistants à une prévention efficace.

      3.1 Le Numérique : Opportunité et Défi

      • Lormier, experte à l'Institut Montaigne, présente le numérique comme une "réponse indispensable au défi actuel de la prévention", offrant "personnalisation", "ciblage amélioré", "meilleure adhésion du patient" et "anticipation des risques".

      Les données de santé massives et l'intelligence artificielle permettent une "détection précoce" (ex: radiologie), un "soutien personnalisé" (applications mobiles, chatbots) et une "télésurveillance" des paramètres vitaux.

      Cependant, des "freins" persistent : un "décalage culturel et organisationnel" du système de santé axé sur le curatif, la nécessité de "former" les professionnels de santé, et les "déterminants numériques de la santé" (accès, connectivité, confiance). L'objectif est de passer "d'une médecine épisodique à un suivi continu".

      3.2 Financement et Volonté Politique

      • Pierre-Louis Bra, Inspecteur général des affaires sociales, nuance la question du financement, affirmant que la prévention n'est pas "simplement des financements" mais "la capacité à mettre en cause des intérêts privés".

      Le succès de la lutte contre le tabagisme, principalement par l'augmentation des taxes, en est la preuve. Il souligne que "ça ne demande pas de financement public, au contraire, c'est des taxes, ça apporte des financements publics".

      Il critique le recours au "bon sens" plutôt qu'aux "données probantes" pour certaines initiatives de prévention coûteuses (ex: bilans de santé périodiques).

      Il insiste sur la nécessité d'investir dans les réseaux de prévention de base (médecine scolaire, PMI, médecine du travail), qui sont "en difficulté".

      3.3 Gouvernance et Coordination

      • Plusieurs intervenants appellent à une meilleure gouvernance et coordination des politiques publiques.

      Le Professeur Ruche et Emmanuel Cambois insistent sur la nécessité d'une "intersectorialité et interministérialité" au niveau national, et d'une "déclinaison territoriale au plus près des territoires et des populations".

      La promotion de la santé plaide pour "introduire la santé dans toutes les politiques publiques".

      La CNS recommande une "stratégie nationale de santé" sur 10 ans et des "feuilles de route prévention promotion de la santé" au niveau territorial avec un "rendu de compte".

      4. La Santé au Travail : Un Pilier de la Prévention

      La deuxième partie de la séance est spécifiquement dédiée à la santé au travail, soulignant ses défis et les pistes d'amélioration.

      4.1 Des Chiffres Alarmants

      • Les chiffres présentés par Cécile Gondard Lalane et Jean-Christophe Repont sont frappants : "1287 décès liés au travail par an", "5800 maladies professionnelles accidents et 47400 maladies professionnelles" en 2022.

      Cela montre que "malgré un accord interprofessionnel national sur la prévention au travail une loi en décembre 2020 une loi en août 2021 sur la prévention au travail, on est à un niveau qui stagne en terme de prise en charge de prévention primaire au travail".

      4.2 Des Bouleversements qui Pèsent

      Le monde du travail est confronté à des "bouleversements" majeurs :

      • Réchauffement climatique : La chaleur a des "effets physiologiques" et des "conséquences mortelles", entraînant des "pertes de productivité" et des "risques psychosociaux".
      • Approche genrée : La santé au travail est encore "trop centrée sur les hommes". Alors que les accidents du travail ont baissé de 27% pour les hommes sur 20 ans, ils ont augmenté de "plus de 41 %" pour les femmes.

      Les troubles musculosquelettiques, première cause de maladie professionnelle, touchent "trois femmes sur 5 et un homme sur deux". La "répartition genrée du travail domestique" impacte aussi la santé mentale des femmes. * Santé mentale : Les principaux facteurs de risque sont le "stress chronique" (80%, surcharge mentale, burnout, troubles du sommeil, suicide) et les "violences internes ou externes" (20%, incivilités, harcèlement, discrimination).

      La "fatigue liée aux outils et à l'utilisation des outils numériques" est un nouveau défi. * Pratiques managériales : Elles sont "déterminantes" mais apparaissent "trop verticales et trop hiérarchiques" en France, avec un manque de "confiance au salariés" et un "besoin de maîtrise et de contrôle encore très important" (Dr. Florence Bénichou).

      4.3 Les Nouveaux Visages du Travail

      • L'étude met en lumière la situation des travailleurs indépendants et des plateformes. Les livreurs et VTC subissent des "risques forts" (accidents, TMS, problèmes de santé mentale dus à la "pression" des algorithmes et à l'angoisse de la perte de revenus). L'accès aux assurances est "très peu connu" et utilisé.

      • 4.4 Pistes d'Amélioration : Vers une Prévention Primaire Renforcée

      Les rapporteurs proposent trois axes pour améliorer la prévention au travail :

      • Former et sensibiliser : Renforcer la formation des étudiants en médecine à la santé du travail et environnementale pour attirer de jeunes professionnels. Étendre la formation à la santé du travail aux "acteurs du dialogue social", salariés et employeurs, avec des "formations communes".
      • Identifier et prévenir : Accompagner les dirigeants de TPE dans la mise en œuvre du "document unique". Souligner le rôle des "services de prévention en santé au travail" et des "branches professionnelles". Insister sur l'"approche genrée" et l'intégration du "management" dans la prévention.
      • Anticiper par le dialogue social et l'écoute : Inscrire l'"écoute des salariés" dans les principes généraux de prévention du Code du travail, car "ce sont bien les travailleurs qui connaissent mieux les risques et auxquels ils s'exposent". Prendre en compte l'"articulation des temps de vie" et le "déploiement de l'IA" dans le dialogue social.

      4.5 Des Exemples de Succès et une Volonté Politique

      • Bernard Tibba, co-président de la charte sociale des JO 2024, témoigne du succès de cette initiative qui a permis de diviser par quatre l'accidentalité sur un "chantier énorme".

      Cette approche, qui combine "volonté politique, des moyens, une mobilisation des différents acteurs publics comme privés", montre qu'il n'y a "pas de fatalité en matière d'accidentologie".

      Madame Astrid Panosian Bouvet, Ministre chargée du travail et de l'emploi, salue le rapport et confirme l'importance du sujet. Elle rappelle que la santé au travail n'est pas "assez haut sur l'agenda public".

      Elle insiste sur la "lutte contre les accidents du travail grave et mortel", un phénomène qui n'est "pas une fatalité" et dont beaucoup sont "évitables".

      Elle confirme la volonté de "capitaliser sur ce succès" des JO et de "dupliquer la méthode" notamment via le "dialogue social au sein des branches" et une "meilleure coopération interministérielle".

      Elle souligne que la prévention doit être au "cœur des préoccupations" et non un "codicille au contrat de travail".

      5. Conclusion Générale

      • La prévention en santé est un impératif stratégique, économique et social. Elle exige un changement de paradigme, passant d'une logique curative à une culture proactive.

      Cela implique une approche globale et transversale, intégrant les déterminants sociaux, environnementaux et commerciaux.

      Le numérique offre des outils prometteurs, mais leur déploiement doit être inclusif et accompagné.

      Le financement n'est pas le seul obstacle ; la capacité à remettre en question des intérêts privés et la volonté politique sont primordiales.

      La santé au travail, avec ses défis liés aux changements climatiques, aux inégalités de genre et aux nouvelles formes de travail, est un exemple criant de la nécessité d'une prévention primaire renforcée, basée sur le dialogue social et l'écoute des travailleurs.

    1. Note d'information : L'engouement des jeunes pour les soins de la peau (Skincare) et ses implications

      • Ce document de synthèse examine la tendance croissante des jeunes, en particulier la "génération Alpha" (née après 2010), à adopter des routines de soins de la peau complexes, souvent inspirées par les médias sociaux.

      Il met en lumière les motivations de cette tendance, les risques potentiels pour la santé et les mesures prises ou recommandées par les professionnels de la santé et l'industrie.

      Thèmes Principaux :

      • L'adoption précoce des routines de soins par les enfants et préadolescents : Une tendance omniprésente, alimentée par les réseaux sociaux et l'influence des pairs.

      • Les risques pour la santé dermatologique et hormonale : L'utilisation de produits non adaptés aux peaux jeunes peut entraîner irritations, allergies, et des effets synergiques potentiellement dangereux à long terme.

      • L'impact de l'industrie cosmétique et des influenceurs : Les marques ciblent spécifiquement ce nouveau public, créant des produits attrayants mais parfois inappropriés.

      • La réaction des professionnels et les tentatives de régulation : Dermatologues, cosmétologues, et pharmaciens expriment leur inquiétude et appellent à une meilleure information et à des restrictions.

      Synthèse Détaillée :

      1. L'engouement généralisé pour le "Skincare" chez les jeunes

      • Une routine complexe dès le plus jeune âge : Charlotte, 12 ans, décrit une routine typique de "skincare" incluant nettoyage, lotion, masques et crèmes hydratantes. Elle affirme que "90% [des filles de sa classe] en font [du skincare], il y en a même qui en font beaucoup plus que moi qui mettent énormément de produits".

      • Influence des pairs et des réseaux sociaux : Charlotte a découvert cette tendance par ses amis et "en regardant internet aussi il y avait plein de gens qui commençaient à parler de ça". TikTok est devenu "un réseau où l'on expose sa skinc routine sa collection de crème et de lotion". La génération Alpha "copie leurs aîné influenceuses leur style leur vocabulaire".

      • Perception du "skincare" comme un jeu : À 10-12 ans, "prendre soin de sa peau c'est devenu un jeu qu'on expose".

      • Obsession pour la prévention du vieillissement : Des enfants "vantaient de la crème anti-ride persuadé que plus on commence tôt moins on aura de ride". Une fillette de 7 ans s'inquiétait de son "stock d'acide hyaluronique" qui disparaissait.

      • Stratégies d'acquisition : Pour gérer le "sacré budget" des produits, les jeunes utilisent des "techniques avec mes amis" pour obtenir des échantillons gratuits dans des grands magasins comme Globus et Manor, se faisant connaître comme "très connu" par les vendeuses.

      2. Les dangers et préoccupations des professionnels

      • Produits inadaptés aux peaux jeunes : La dermatologue pédiatre constate que "ce qu'elles utilisent ne sont pas des produits adaptés à leur peau qu'en plus d'habitude elles n'ont pas besoin de crème ni de quoi que ce soit à cet âge là".

      • Risques d'irritations et d'allergies : Des amies de Charlotte ont déjà eu "plein de boutons ou des rougeurs" suite à l'utilisation de produits. La dermatologue s'inquiète de savoir "est-ce qu'il va y avoir des irritations est-ce qu'il va y avoir des allergies est-ce que ça peut être plus grave".

      • Effet "cocktail" et perturbations hormonales : L'utilisation de multiples produits crée un "effet de cocktail" ou "synergique" où "chacun va influencer l'autre", ce qui "semble qu'à long terme ce soit plus dangereux qu'on l'avait penser au départ". Il y a une inquiétude quant à la "perturber [des] hormones à long terme".

      • Ingrédients problématiques pour les enfants :Rétinol : "Le rétinol par exemple peut irriter les peaux d'enfant". Un masque testé contenait du rétinol et un dérivé se transformant en "acide rétinoïque qui est interdit dans le domaine cosmétique".

      • Pellings à pH très acide : Peuvent provoquer "des picotements", "des rougeurs", et même "des brûlures".

      • Perturbateurs endocriniens : Certains masques en contiennent, comme le produit Skin Republic.

      • Extraits éclaircissants : Utilisés pour l'éclaircissement, alors que les jeunes n'ont pas de problèmes de tâches cutanées ("on va pas aller essayer d'éclaircir des tâches qui n'existent pas").

      • Molécules toxiques ou à effet "Botox végétal" : Le spilantol (extrait d'acmella) est "vraiment à éviter chez l'enfant" en raison de son "profil toxicologique qui n'est pas forcément très rassurant".

      • Ingrédients œstrogéniques ou corticomimétiques : Un masque "le pire" contenait de l'origan à caractère œstrogénique et des extraits à effet corticomimétique.

      • Allergènes interdits : Un masque liquide contenait un allergène parfumé ("hydroxy isoexyl 3 cycloexène carboxaldéide") désormais "interdit par la réglementation européenne et donc en Suisse aussi".

      • Masques peel-off : Contiennent des "matières plastiques" pour obtenir l'effet pelable, en plus de générer "beaucoup de déchets" avec les emballages à usage unique.

      3. Le rôle de l'industrie cosmétique

      • Ciblage des jeunes : L'industrie cosmétique voit cette génération comme "le nouveau public cible". De "nouvelles marques qui ressemblent à des bonbons naissent chaque mois".

      • Marketing trompeur : Les jeunes sont "finalement victimes des publicités puisque l'industrie cherche à agrandir son cercle de clientèle donc il faut toujours consommer plus".

      • Manque d'information : Les très jeunes filles connaissent "un rayon sur les crèmes leurs effets leurs indications mais qui n'ont pas conscience que certains contenus ne sont pas adaptés".

      • Absence de mention d'âge recommandé : "Légalement les fabricants n'en ont pas l'obligation", mais ils "réalisent maintenant que leurs produits ne sont pas toujours utilisés par le public qui était visé".

      4. Réactions et recommandations

      • Restrictions en Suède : La principale chaîne de pharmacies en Suède a décidé de "ne plus vendre certains produits au moins de 15 ans des antirides notamment", suite à l'augmentation des demandes de "produits skinc avancés" par des enfants de 8 à 10 ans. La réaction du public a été "très très nombreuses... toutes positives".

      • Appel à la prudence en Suisse : L'association des cosmétiques et détergents en Suisse a publié un communiqué précisant que "les produits cosmétiques anti-âge n'ont pas vocation à être utilisés sur des pots d'enfants" et que "les parents doivent veiller à ce que des produits cosmétiques adaptés au besoins de la peau des enfants et des adolescents soient utilisés".

      • Sensibilisation des vendeuses : Des tests réalisés par Inès et Lia (10 et 11 ans) ont montré que les vendeuses dans des enseignes comme Douglas, Kiko et Marionnaud sont désormais sensibilisées, déconseillant l'achat de produits inadaptés en raison de l'âge ("trop forte et que ça pouvait nous brûler la peau") et les mettant en garde contre "ce qu'on avait vu sur Youtube".

      • Vente libre problématique : Cependant, ces mêmes produits peuvent être achetés en "se servant directement sur l'étalage sans passer par le conseil d'une vendeuse", ce qui n'est "rien d'illégal".

      • Nécessité de ralentir la création de marques : La professeur de cosmétologie estime qu'il faut "arrêter... qu'il y ait moins de marque mais de meilleure qualité".

      • Recommandation d'éviter le "layering" : La superposition de cosmétiques ("layering") est "aberrant" même pour l'adulte car cela crée un "effet occlusif" et "accumulation qui n'est pas bon pour la peau", et "encore moins pour l'enfant".

      • Interdiction des ingrédients dangereux : Une analyse en laboratoire a révélé que 10 des 15 masques testés contenaient des "ingrédients problématiques pour des peaux jeunes" et ne devraient "pas être utilisé par des enfants ou des adolescentes", avec un cas de produit "illégal" car contenant un allergène interdit par la réglementation européenne.

      En conclusion, l'engouement des jeunes pour le "skincare" est une tendance préoccupante en raison des risques potentiels pour leur santé dermatologique et hormonale, liés à l'utilisation de produits inadaptés et à des pratiques excessives.

      L'industrie est invitée à davantage de responsabilité, et les parents sont appelés à une vigilance accrue, tandis que des mesures restrictives, comme celles prises en Suède, pourraient être envisagées plus largement.

  7. Apr 2025
    1. Il y a de nombreux éléments en lien avec la santé dans les sources que vous avez fournies.

      Ces éléments concernent à la fois la santé physique et mentale des jeunes, ainsi que les politiques de prévention et de prise en charge mises en place ou nécessaires.

      • Voici les principaux éléments en lien avec la santé que l'on peut trouver dans ces sources :

      • Santé des jeunes comme enjeu global : La santé des jeunes est construite autour de l'accompagnement des adultes et des dispositifs publics mis en place. S'intéresser à la santé des jeunes, c'est considérer la santé de toute la population.

      • Habitudes de vie délétères et risques : Certaines études mettent en évidence des habitudes de vie délétères chez les jeunes qui affectent leur bien-être et peuvent les mettre en danger. Ces conduites à risque nécessitent des réponses publiques adaptées.

      • Rôle du sport pour la santé : La pratique sportive est liée à une moindre probabilité d'adopter des comportements à risque et favorise les interactions sociales. Elle contribue à la lutte contre la sédentarité, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires.

      • Priorité de la santé mentale : La santé mentale des jeunes est une priorité, surtout depuis la crise sanitaire. Le suicide est une cause importante de décès chez les adolescents. Les acteurs publics doivent garantir l’accès à des infrastructures d’écoute et d’aide.

      • Importance de la prévention en santé mentale : Les dispositifs de prévention doivent faire des jeunes des acteurs de leur santé mentale. Les Maisons des Adolescents (MDA) ont cette mission.

      • Sensibilisation aux conséquences des mauvaises habitudes : Il est essentiel de sensibiliser les jeunes aux conséquences des mauvaises habitudes alimentaires, de l’inactivité et des addictions sur leur santé.

      • Consommation de substances psychoactives : Les niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis restent élevés chez les jeunes en France. Les usages et les modes de consommation évoluent, comme l'alcoolisation ponctuelle importante. La Cour des comptes a mené une enquête sur les addictions des jeunes à l’alcool et aux drogues illicites.

      • Inaptitudes en EPS : Le recours aux inaptitudes en Éducation Physique et Sportive (EPS) peut révéler une dégradation de l’état de santé global des élèves ou traduire des freins socio-culturels ou religieux.

      • Maisons des Adolescents (MDA) : Ces structures accueillent, écoutent et orientent les jeunes en mal-être et leurs familles, proposant une approche globale de la santé. Elles répondent à une demande croissante depuis la crise sanitaire. Le Président de la République les considère comme un acteur central de la prévention des troubles psychiques chez les jeunes.

      • Addictions : Les jeunes sont un public sensible aux risques liés à la consommation d’alcool et de drogues illicites en raison de la vulnérabilité de leur cerveau en développement. Les addictions ont des conséquences sur leur santé mentale et physique. La réponse sanitaire et médico-sociale aux addictions des jeunes est jugée insuffisante.

      • Obésité : L'obésité chez les jeunes est un problème de santé publique, particulièrement en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, résultant d'une alimentation déséquilibrée et d'un manque d'activité physique. L'obésité accroît le risque de comorbidités et affecte la qualité de vie des jeunes. La prévention de l'obésité est essentielle et pourrait réduire les coûts associés à la prise en charge.

      • Rôle des professionnels de santé : Les médecins généralistes et la médecine scolaire devraient jouer un rôle clé dans la sensibilisation, l’information et l’orientation concernant les addictions.

      • Offre de soins en addictologie : La filière hospitalière de soins en addictologie et le secteur médico-social (CSAPA, CAARUD, CJC) prennent en charge les personnes souffrant d'addictions. Une meilleure coordination des soins est nécessaire.

      • Prévention des addictions : Des stratégies de prévention plus ambitieuses doivent être mises en œuvre, y compris la mobilisation du ministère de l’éducation nationale. Le développement des compétences psychosociales chez les jeunes est important pour prévenir l'entrée dans la consommation de substances psychoactives.

      • Santé dans l'enseignement supérieur : Une réflexion est menée autour du concept d’université promotrice de santé, lieu protecteur pour les étudiants. Les services de santé étudiante développent des actions de réduction des risques.

      • Obésité en Outre-mer : La prévalence de l'obésité est plus élevée chez les jeunes en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française par rapport à l'hexagone. Des actions de prévention sont mises en place dans les écoles et les entreprises.

      • Fiscalité et santé : La fiscalité comportementale sur les produits sucrés est un outil de prévention de l'obésité. L'étiquetage nutritionnel est également important pour orienter les choix alimentaires.

      • Ces éléments soulignent l'importance de considérer la santé des jeunes dans sa globalité, en abordant les aspects physiques et mentaux, et en mettant en place des politiques de prévention et de prise en charge adaptées aux différents risques et vulnérabilités.

  8. Feb 2025
    1. Pour un document de synthèse pour un briefing, en utilisant les sources à disposition, on peut tirer les informations suivantes d'une table ronde intitulée "IA et Santé | "Prévention en santé : comment l'IA change la donne ?"":

      • Contexte et Objectifs : La table ronde vise à faire le point sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine de la santé, en particulier dans la prévention.

      Elle examine le potentiel croissant des solutions technologiques, les perspectives prometteuses qu'elles offrent, et leur valeur ajoutée pour les patients.

      • Participants et leurs expertises :

        • Dr. Xavier à la Coque : Médecin anesthésiste réanimateur, spécialiste des données, et directeur des datas de l'Institut Universitaire du Cancer de Toulouse Oncopole. Son travail actuel est d'implémenter l'entraînement d'algorithmes sur les données de santé.

      Il s'intéresse à la médecine prescriptive, cherchant à utiliser l'IA pour éviter la décompensation des patients et préserver leur capital santé.

      *   **Dr. Guillaume Bataillon** : Médecin pathologiste à l'Oncopole de Toulouse, spécialisé en pathologie mère et gynécologique, impliqué dans l'implémentation d'algorithmes dans la gestion des données de sa spécialité. Il examine au microscope les tissus prélevés sur un patient pour établir un diagnostic et orienter le choix de traitement.
      
      *   **Carole Ziza Gara** : Dirigeante de l'entreprise télégraphique, spécialisée dans les solutions connectées intelligentes et innovantes pour le bien-vieillir. Son entreprise analyse intelligemment les données pour le "Smart care", proposant des solutions aux personnes souhaitant rester à domicile le plus longtemps possible.
      
      *   **Dominique Pont** : Directeur général autonomie et santé du groupe La Poste, en charge du développement des services de confiance numérique en santé. Il souligne l'importance de la souveraineté des algorithmes et des technologies en santé.
      
      • Facteurs favorisant l'introduction de l'IA en médecine : L'augmentation des données disponibles (notamment grâce à la numérisation des images microscopiques), l'augmentation de la puissance des processeurs, et les avancées dans les algorithmes.

      • Exemple d'application de l'IA en pathologie : Collecte de lames de prélèvements de col utérin dans toute la France pour constituer une base de données anonymisée, annotée par des pathologistes, et mise à disposition d'équipes d'ingénieurs pour développer des algorithmes de classification.

      • Objectifs de l'IA en pathologie : Améliorer l'efficacité, la reproductibilité, et la fiabilité des diagnostics, ainsi que potentiellement découvrir de nouveaux biomarqueurs pour adapter la prise en charge des patients.

      • IA comme assistance au diagnostic et au traitement : L'IA est vue comme une aide précieuse pour la récupération et la consolidation d'informations médicales issues de la littérature scientifique. Les algorithmes sont performants pour les tâches répétitives, mais la prédiction de la réponse à un traitement est plus complexe et nécessite des essais cliniques.

      • Médecine prescriptive : L'IA est envisagée pour une médecine proactive, visant à préserver le capital santé et à éviter la décompensation, notamment dans les maladies chroniques. Cela implique une personnalisation des prescriptions basée sur les données du patient, incluant la génétique, la biologie, et l'évolution des données dans le temps.

      • Défis et enjeux :

        • Protection des données : Nécessité de garantir la sécurité et la confidentialité des données de santé, en les gardant dans le système de soins et en empêchant leur utilisation contre les patients.

        • Éthique de l'IA : Importance de préserver l'éthique et de s'assurer que l'IA ne soit pas vulnérante, en évitant toute utilisation des données qui pourrait nuire aux patients.

        • Maintien à domicile des seniors : L'IA est envisagée comme un complément à l'accompagnement humain pour aider les seniors à rester à domicile plus longtemps, en détectant les chutes et les activités anormales.

        • Souveraineté technologique : Nécessité de maîtriser les plateformes technologiques pour garantir un contrôle éthique du système de santé, en développant une alternative européenne aux géants américains et chinois.

        • Limites de la puissance de calcul : Face à la course à la puissance de calcul imposée par les modèles d'IA américains et chinois, il est suggéré de se concentrer sur des modèles plus ciblés et de qualité, adaptés aux besoins spécifiques de la santé, en privilégiant l'éthique et la maîtrise des données.

        • Interopérabilité des systèmes : Nécessité d'améliorer l'interopérabilité des systèmes d'information de santé pour faciliter l'échange de données et la coordination des soins.

        • Explicabilité et biais des algorithmes : Importance de comprendre comment les algorithmes prennent leurs décisions et de contrôler les biais potentiels, en mettant en place une "garantie humaine" de l'IA.

      • Applications potentielles de l'IA dans le diagnostic : Radiologie, dermatologie, échographie, endoscopie, neurologie (détection de maladies dégénératives et de crises convulsives), pneumologie (maladies chroniques).

      • Jumeaux numériques : Utilisation de jumeaux numériques pour tester des algorithmes et simuler des scénarios, permettant de valider les modèles d'IA de manière plus efficace.

  9. Dec 2024
    1. Sommaire minuté des temps forts du webinaire Solidatech

      Ce sommaire met en lumière les points clés abordés durant le webinaire, en insistant sur les menaces qui pèsent sur les associations, les ressources offertes par Cybermalveillance.gouv.fr pour s'en protéger et l'importance de se faire accompagner par un professionnel de confiance.

      La partie questions/réponses apporte des précisions précieuses et concrètes aux interrogations des participants.

      0:00 - 8:00 : Introduction de Solidatech et présentation du webinaire

      • Camille, membre de Solidatech, présente l'organisme et son rôle dans l'accompagnement des associations au numérique.
      • Solidatech propose des logiciels à tarifs réduits, du matériel informatique reconditionné et neuf, des ateliers et webinaires.
      • L'inscription est gratuite et permet aux associations de réaliser des économies.
      • Introduction du thème du webinaire : mieux comprendre les cybermenaces pour mieux s'en protéger.
      • Laurent Verdier, directeur du pôle sensibilisation de Cybermalveillance.gouv.fr, est l'invité du webinaire.
      • Cybermalveillance.gouv.fr est le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance.

      8:10 - 13:00 : Missions et publics de Cybermalveillance.gouv.fr

      • Le contexte de la création de Cybermalveillance.gouv.fr en 2015 : un besoin d'assistance, de sensibilisation et d'observation des cybermenaces pour le grand public, les entreprises et les associations.
      • Les trois missions principales : assistance aux victimes, sensibilisation et observation de la menace.
      • Présentation du GIP Cybermalveillance.gouv.fr : 65 membres, plus de 1200 prestataires informatiques référencés.

      13:04 - 21:40 : Les cybermenaces qui ciblent les associations

      • L'hameçonnage est la menace principale pour tous les publics, mais particulièrement pour les entreprises et les associations.
      • Le piratage de comptes en ligne est la première menace pour les associations, suivi de l'hameçonnage et des rançongiciels.
      • Focus sur les rançongiciels : fonctionnement et conséquences pour les organisations.
      • Les autres menaces en hausse : faux ordres de virement, violation de données, attaques contre les sites internet.

      21:41 - 35:37 : Ressources de Cybermalveillance.gouv.fr pour mieux se protéger

      • Des articles d'information sur les cybermenaces et les recommandations pour s'en protéger, avec des exemples concrets.
      • Des alertes diffusées sur les réseaux sociaux et un dispositif d'alerte cyber en partenariat avec l'ANSSI.
      • Des guides de cybersécurité et des supports méthodologiques pour les responsables d'entreprise et les collaborateurs.
      • La campagne "Impact Cyber" pour sensibiliser les dirigeants.
      • La sensibilisation interactive "Sens Cyber" accessible gratuitement sur la plateforme.
      • Le MOOC "San’crise" pour s'initier à la gestion de crise cyber.
      • La mallette pédagogique pour monter des ateliers de sensibilisation en présentiel.
      • Un large éventail de supports de sensibilisation gratuits et accessibles à tous.

      35:38 - 43:20 : Être accompagné par un professionnel de confiance

      • Le parcours d'assistance aux victimes de Cybermalveillance.gouv.fr : diagnostic, conseils d'urgence, orientation et mise en relation avec un prestataire.
      • Le label ExpertCyber pour les professionnels : un référentiel de compétences en cybersécurité.
      • Le parcours de sécurisation "Mon ExpertCyber" pour identifier ses besoins et être mis en relation avec un expert.
      • Les avantages du label ExpertCyber : expertise vérifiée, proximité géographique, lisibilité pour les PME et associations.

      43:21 - fin : Échanges et questions/réponses avec Laurent Verdier

      • Clarification sur le coût des prestations des prestataires référencés et labellisés ExpertCyber.
      • Conseils pour l'ouverture d'un compte sur Cybermalveillance.gouv.fr : privilégier un compte individuel pour un parcours personnalisé.
      • Déconseiller le paiement d'une rançon en cas d'attaque par rançongiciel : absence de garantie de récupération des données, risque de nouvelles attaques et alimentation de l'écosystème cybercriminel.
      • Explication de la charte de qualité des prestataires référencés sur Cybermalveillance.gouv.fr.
      • Difficulté de référencer les sites frauduleux en raison de leur caractère éphémère.
      • Conseils en cas d'usurpation d'identité d'une association pour une campagne d'e-mails frauduleux : porter plainte comme témoin, communiquer sur le site de l'association.
      • Recommandations pour protéger ses données personnelles en cas de diffusion sur le dark web : changer les mots de passe et informations modifiables.
      • Conseils pour la gestion des mots de passe : utiliser un gestionnaire de mots de passe sécurisé comme KeePass.
      • Comment détecter une attaque informatique : surveiller les journaux d'événements du système d'information, faire appel à un professionnel de la cybersécurité.
      • Comment limiter l'impact d'un piratage de boîte mail : changer le mot de passe, avertir ses contacts et l'opérateur de mail.
      • Conclusion du webinaire : appel à la vigilance et à la cybersécurité.
    1. Sommaire minuté des temps forts du webinaire "VIH et outils vidéo : hommage aux "3000 scénarios contre un virus" | Crips IDF"

      Ce sommaire met en avant la richesse du webinaire, en retraçant l'histoire du projet "3000 scénarios contre un virus", en présentant les nouveaux clips de prévention réalisés par des étudiants et en soulignant l'importance de la vidéo comme outil de lutte contre le VIH.

      Il offre aux participants des clés pour s'approprier ces outils et les diffuser auprès des publics concernés.

      0:00 - 6:00 : Introduction et présentation du Crips Ile-de-France

      • Jérémy Chalon et Bastien Biber, chargés de projets au Crips, se présentent et expliquent le thème du webinaire : la vidéo comme outil de prévention du VIH.
      • Le Crips, Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes, existe depuis 1988.
      • Le Crips agit principalement dans la lutte contre le VIH/Sida et la promotion de la santé des jeunes, en luttant contre toutes formes de discriminations.
      • Ce webinaire se concentre sur la vidéo comme outil de prévention, en s'appuyant sur des réalisations concrètes.

      6:00 - 11:00 : Le VIH aujourd'hui : état des lieux et enjeux de la prévention

      • L'objectif 2030 : atteindre zéro contamination du VIH d'ici 2030.
      • Présentation de la prévention diversifiée : préservatifs, PrEP, traitement d'urgence, Tas (Traitement comme Prévention).
      • Les outils de prévention fonctionnent, mais la mise en œuvre reste complexe.
      • Diminution des contaminations ces 10 dernières années, mais légère remontée chez les populations les plus précarisées et discriminées.
      • L'offre en santé sexuelle est bonne, mais la demande doit être travaillée et encouragée dans un cadre inclusif.
      • Besoin d'un dépistage plus régulier et précoce pour certaines populations.
      • Lutte contre la sérophobie et l'image négative du VIH.

      11:00 - 20:00 : La vidéo comme outil de prévention : puissance et flexibilité

      • La vidéo est un outil puissant pour faire passer des messages, notamment en santé.
      • Importance de respecter certains codes pour une bonne assimilation du message.
      • La vidéo permet d'atteindre une large audience et de cibler des publics spécifiques.
      • La filmographie pédagogique : utiliser la vidéo pour répondre à une problématique de santé publique.
      • Deux approches : diffusion d'une vidéo suivie d'un débat ou création d'une vidéo pour répondre à un besoin spécifique.
      • L'importance du "par et pour" : impliquer les publics concernés dès la conception du message.
      • Présentation d'une bande démo des productions vidéo du Crips : fiction, interviews, documentaires.
      • L'humour comme vecteur de diffusion du message et outil de dédramatisation.

      20:00 - 41:00 : "3000 scénarios contre un virus" : un projet phare du Crips

      • Retour sur le contexte du VIH au début des années 90 : urgence de santé publique et besoin de prévention.
      • Présentation du projet "3000 scénarios contre un virus" : un concours de scénarios par et pour les jeunes (lycéens et étudiants).
      • Sélection de 30 scénarios parmi 3000, réalisés par des professionnels du cinéma.
      • Projection de trois courts-métrages : "La Pharmacie", "Le Poisson Rouge" et "La Déclaration".
      • Importance de la restauration des films pour assurer leur diffusion actuelle.
      • "3000 scénarios contre un virus" : des messages de prévention toujours d'actualité.

      41:00 - 58:00 : Le projet 2024 : un hommage aux "3000 scénarios" et aux progrès de la lutte contre le VIH

      • Partenariat avec l'école Sup de Pub pour la création de nouveaux clips de prévention.
      • Les étudiants ont travaillé sur le fond, les messages, les scénarios et la réalisation.
      • Importance du "par et pour" dans ce projet : les étudiants s'adressent à un public jeune.
      • Projection de trois clips primés : "Attendre", "Reverse Thinking" et "Stéréotype".
      • Les clips abordent la sérophobie, l'importance du dépistage et la notion de "I=I".
      • Conclusion : la vidéo est un outil puissant pour changer les mentalités et lutter contre le VIH.

      58:00 - fin : Conclusion, appel à l'action et remerciements

      • La vidéo est un outil efficace pour la prévention et la promotion de la santé, mais il faut savoir s'en servir.
      • Le "par et pour" est la clé de la réussite et de l'impact d'un projet.
      • Appel à l'appropriation et à la diffusion des films du Crips.
      • Présentation de la formation "Réalisation d'outils vidéo de promotion de la santé".
      • Remerciements aux participants et invitation à suivre le Crips sur les réseaux sociaux.
      • Message d'espoir : la fin du sida pour 2030 est possible.
    1. Sommaire minuté des temps forts du webinaire "Le tabac chez les jeunes : comment les accompagner à l'arrêt ? | Crips IDF"

      Ce sommaire met en avant la richesse du webinaire, en abordant à la fois * le contexte de la consommation de tabac chez les jeunes, * les nouveaux produits et les risques associés, * le lien avec la santé mentale et * les différentes stratégies d'accompagnement.

      Le témoignage de l'association Repère apporte une dimension concrète et inspirante, tandis que la présentation des outils du Crips offre aux professionnels un panel de ressources pour animer des séances de prévention et de sensibilisation.

      0:00 - 1:30 : Introduction et présentation des intervenantes

      • Géraldine, infirmière addictologue et tabacologue, et Estella Furau, chargée de projet sur la thématique addiction au Crips Île-de-France, se présentent et exposent leurs expériences professionnelles.

      1:30 - 8:00 : Contexte de la consommation de tabac chez les jeunes

      • Discussion sur la définition du public "jeune" et les spécificités des différentes tranches d'âge.
      • Importance de la prise de conscience de l'addiction pour amorcer une démarche d'arrêt.
      • Mise en avant des différences d'accès aux ressources et de prévalence tabagique selon les milieux sociaux.
      • Bonne nouvelle : diminution de la prévalence tabagique chez les jeunes, mais vigilance nécessaire face aux nouveaux produits (vape, puff...).
      • Impact positif des politiques publiques (lieux sans tabac, augmentation du prix du paquet) sur la diminution du tabagisme.
      • Débat sur l'interdiction de fumer sur les terrasses.
      • Différences d'accompagnement entre un patient jeune et un patient plus âgé : difficulté de la prise de conscience de l'addiction chez les jeunes.
      • Importance d'accompagner le jeune dans sa demande, qu'il s'agisse d'une réduction ou d'un arrêt total.
      • Présentation de Tabac info service, un outil d'aide à l'arrêt.

      8:00 - 15:00 : Nouveaux produits et risques associés

      • Augmentation de l'usage de la vape chez les jeunes, notamment la puff, devenue un objet tendance.
      • Préoccupations concernant la puff : marketing ciblant les jeunes, risques de dépendance et de passage à la cigarette.
      • Interdiction des puffs jetables : une mesure efficace ?
      • Méconnaissance des risques liés à la chicha (tabac, nicotine, combustion...) chez les jeunes.
      • Difficulté de la prise en charge face à la consommation de chicha, souvent vécue comme une expérience collective.
      • Diminution de l'expérimentation du cannabis, mais il reste la première drogue illicite consommée par les jeunes.
      • Importance d'aborder les co-consommations et les transferts d'addiction.
      • Conseils pour la prise en charge du cannabis : réduction des risques et orientation vers des structures spécialisées.

      15:00 - 22:00 : Lien entre santé mentale et consommation de tabac

      • Statistiques alarmantes sur le bien-être mental des lycéens : 49% ne présentent pas un bon niveau de bien-être mental.
      • Impact du tabac sur la santé mentale : la dépression peut être un signe de manque de nicotine.
      • Apparition possible de signes de dépression, voire d'idées suicidaires, lors d'un sevrage tabagique trop brutal.
      • Importance de différencier une dépression induite par l'arrêt du tabac d'une dépression préexistante.

      22:00 - 27:00 : Conseils aux professionnels, aux proches et aux jeunes fumeurs

      • Conseils aux professionnels : patience, humilité et importance de la transmission d'information sur les ressources disponibles.
      • Conseils aux proches : ne pas forcer le fumeur à arrêter, lui apporter du soutien et l'informer des aides disponibles.
      • Conseils aux jeunes fumeurs : se tourner vers un professionnel, l'arrêt du tabac est faisable.
      • Importance de lutter contre les représentations négatives de l'aide et des tabacologues.
      • Rôle des pharmaciens, des sages-femmes, des kinés... dans l'accompagnement à l'arrêt et la réduction des risques.
      • Importance de la réduction des risques et du remboursement des substituts nicotiniques.

      27:00 - 33:00 : Présentation de programmes d'aide à l'arrêt pour les jeunes

      • Mois sans tabac : campagne nationale de sensibilisation et d'aide à l'arrêt.
      • Tabado : programme probant d'aide à l'arrêt pour les lycées professionnels et les CFA (actuellement interrompu).
      • Desclic Stop Tabac : programme similaire à Tabado pour les établissements agricoles.
      • Programmes d'animation-débat : Ligue contre le cancer, Crips Île-de-France.

      33:00 - 44:00 : Témoignage de l'association Repère et présentation d'un projet d'ateliers "Mois sans tabac"

      • Marie Durantis, éducatrice spécialisée, présente son projet d'ateliers "Mois sans tabac" mené avec des jeunes et des adultes.
      • Importance de l'approche ludique et éducative : brainstorming, questionnaire, jeux, création d'affiches...
      • Participation au challenge "Mois sans tabac" de la Ligue contre le cancer.
      • Visite de l'Escape Game "Tabac" à la Cité des Sciences.
      • Bilan positif du projet : favorise la cohésion de groupe, la prévention et la sensibilisation.

      44:00 - Fin : Présentation d'outils d'animation du Crips pour aborder le tabac avec les jeunes

      • Tirtaclop : outil pour aborder la réduction du tabac et identifier les besoins et les plaisirs.
      • Infox : jeu de cartes d'affirmations vraies ou fausses pour initier le débat et évaluer les connaissances.
      • PICT Prévention Tabac : jeu de type Pictionary pour aborder les thématiques liées au tabac de manière ludique.
      • Escape Game Tabac (version jeu de cartes et version salle) : outil ludique pour aborder toutes les dimensions de l'arrêt du tabac.
      • Outil "Chicha" : jeu de cartes pour explorer les contextes de consommation de la chicha et identifier les conduites à risque.
      • Modérateur de forum : jeu de rôle pour déconstruire les idées reçues et encourager la réflexion critique.
      • Jeu "À J" : jeu de cartes pour analyser des situations à risque liées à la consommation de tabac et d'alcool.
  10. Nov 2024
    1. Table des matières: Idées et tentatives de suicide de l'adolescent

      Introduction

      Brève introduction par le conférencier, remerciant les organisateurs et introduisant le sujet délicat des idées suicidaires et des tentatives de suicide chez les adolescents.

      I. Epidémiologie des idées suicidaires chez l'adolescent

      Cette section aborde la particularité de l'émergence des idées suicidaires à l'adolescence, avec une prévalence d'environ 1 adolescent sur 10 avant la crise sanitaire du Covid-19.

      Le conférencier souligne la rareté relative du suicide chez les adolescents malgré le nombre important d'idées suicidaires et de tentatives.

      Il explique l'importance de la prise en charge de ces phénomènes en raison de leur impact négatif sur le pronostic à l'âge adulte, notamment l'augmentation du risque de troubles psychiatriques, physiques et sociaux. II. Impact de la crise sanitaire du Covid-19

      Le conférencier met en lumière l'aggravation significative de la fréquence des idées suicidaires et des tentatives de suicide chez les adolescents suite à la crise sanitaire du Covid-19.

      Il insiste sur l'importance de nuancer le discours en évitant de généraliser la souffrance et de banaliser les idées suicidaires, tout en soulignant l'impact de la crise sur d'autres populations.

      III. Inégalités socio-territoriales et genre

      Cette partie aborde les disparités dans la fréquence des conduites suicidaires selon les inégalités sociétales et territoriales, avec une concentration plus importante dans certaines régions de la France.

      Le conférencier souligne la différence significative de genre, avec un taux de tentatives de suicide beaucoup plus élevé chez les filles que chez les garçons, un phénomène amplifié par la crise du Covid-19.

      IV. Le suicide : un problème de santé publique

      Le conférencier rappelle la gravité du suicide, deuxième cause de mortalité chez les jeunes, et la nécessité de briser le tabou et d'en parler davantage.

      Il souligne l'impact du suicide sur l'entourage des victimes et plaide pour une meilleure prise en charge de cette problématique.

      V. Stratégies de prévention du suicide en France

      Le conférencier présente les stratégies nationales de prévention du suicide mises en place en France depuis 2018, pilotées par la Direction générale de la Santé.

      Il détaille les quatre grands piliers de cette approche: l'approche développementale, l'approche éco-systémique, la proactivité et la globalité.

      VI. Dispositifs concrets de prévention

      Présentation des différents dispositifs de prévention du suicide, notamment le numéro national 3114, accessible 24h/24 et 7j/7, pour un soutien professionnel gratuit et confidentiel.

      Le conférencier explique également le dispositif Vigilance, visant à maintenir le lien social après une tentative de suicide, et les programmes de prévention de la contagion suicidaire.

      Il mentionne également l'importance de la formation des professionnels en prévention du suicide.

      VII. Rôle et place de l'école dans la prévention

      Le conférencier interroge le rôle de l'école dans la prévention du suicide, une problématique qui s'impose à elle en raison de la fréquence des idées suicidaires et des tentatives de suicide chez les élèves.

      Il propose la mise en place d'une chaîne de prévention du suicide au sein de l'école, axée sur le repérage des élèves en difficulté, l'évaluation de leur niveau d'urgence et l'accompagnement vers les structures de soins appropriées.

      VIII. Repérage et évaluation de la crise suicidaire

      Le conférencier aborde la difficulté de repérer les signes de crise suicidaire chez les adolescents, souvent confondus avec des manifestations générales de mal-être.

      Il souligne l'importance de poser directement la question des idées suicidaires, tout en rassurant sur le fait que cette question n'induit pas le passage à l'acte et ne suggère pas de scénario.

      Il insiste sur la nécessité d'une formation adéquate des professionnels de l'éducation pour repérer et évaluer la crise suicidaire, et sur l'importance de la collaboration avec les professionnels de santé et les travailleurs sociaux.

      IX. Actions complémentaires au sein de l'éducation nationale

      Le conférencier propose des actions complémentaires pour renforcer la prévention du suicide au sein de l'éducation nationale, comme la communication sur le numéro 3114 et la mise en place de plans de postvention en cas de suicide d'un élève.

      Il souligne l'importance d'anticiper ce type d'événements tragiques afin de minimiser leurs conséquences sur la communauté scolaire.

      X. Recommandations et conclusion

      Le conférencier conclut en soulignant la nécessité d'aborder la prévention du suicide de manière spécifique et non diluée dans une approche générale de la santé mentale.

      Il insiste sur l'importance de lever le tabou autour du suicide et de favoriser la parole pour permettre aux personnes en difficulté d'accéder à l'aide dont elles ont besoin.

      Il rappelle que la prévention du suicide est un enjeu majeur pour le développement des adolescents et pour la société dans son ensemble.

    1. Desmond, Matthew. Poverty, by America. 1st ed. New York: Crown, 2023. https://amzn.to/40Aqzlp

      Annotation URL: urn:x-pdf:eefd847a2a1723651d1d863de5153292

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  11. Oct 2024
  12. Jul 2024
    1. 26:30 Brings up progress traps of this new technology

      26:48

      question How do we shift our (human being's) relationship with the rest of nature

      27:00

      metaphor - interspecies communications - AI can be compared to a new scientific instrument that extends our ability to see - We may discover that humanity is not the center of the universe

      32:54

      Question - Dr Doolittle question - Will we be able to talk to the animals? - Wittgenstein said no - Human Umwelt is different from others - but it may very well happen

      34:54

      species have culture - Marine mammals enact behavior similar to humans

      • Unknown unknowns will likely move to known unknowns and to some known knowns

      36:29

      citizen science bioacoustic projects - audio moth - sound invisible to humans - ultrasonic sound - intrasonic sound - example - Amazonian river turtles have been found to have hundreds of unique vocalizations to call their baby turtles to safety out in the ocean

      41:56

      ocean habitat for whales - they can communicate across the entire ocean of the earth - They tell of a story of a whale in Bermuda can communicate with a whale in Ireland

      43:00

      progress trap - AI for interspecies communications - examples - examples - poachers or eco tourism can misuse

      44:08

      progress trap - AI for interspecies communications - policy

      45:16

      whale protection technology - Kim Davies - University of New Brunswick - aquatic drones - drones triangulate whales - ships must not get near 1,000 km of whales to avoid collision - Canadian government fines are up to 250,000 dollars for violating

      50:35

      environmental regulation - overhaul for the next century - instead of - treatment, we now have the data tools for - prevention

      56:40 - ecological relationship - pollinators and plants have co-evolved

      1:00:26

      AI for interspecies communication - example - human cultural evolution controlling evolution of life on earth

  13. Jun 2024
    1. Résumé vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:27:44][^2^][2]:

      Ce webinaire présente la campagne de vaccination HPV dans les collèges, expliquant l'importance de la vaccination pour prévenir les cancers liés au papillomavirus et les modalités de mise en œuvre dans les établissements scolaires.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Objectif du webinaire * Présentation de la campagne de vaccination en milieu scolaire + [00:01:03][^4^][4] Avancement de la campagne * Nouvelle-Aquitaine en avance sur l'organisation + [00:05:28][^5^][5] Épidémiologie du HPV * Explication des risques et de la transmission du virus + [00:08:56][^6^][6] Recommandations de vaccination * Vaccination recommandée pour les jeunes filles depuis 2007 et pour les garçons depuis 2021 + [00:13:08][^7^][7] Vaccination dans les collèges * Discussion sur l'efficacité de la vaccination en milieu scolaire + [00:22:26][^8^][8] Communication avec les parents * Importance de l'engagement des parents et des solutions pour les zones défavorisées Résumé vidéo [00:27:47][^1^][1] - [00:56:19][^2^][2]: Le webinaire aborde la campagne de vaccination dans les collèges, mettant l'accent sur la communication et l'organisation. Il souligne l'importance de la collaboration avec les professionnels de santé et l'accessibilité des informations pour les parents.

      Points clés: + [00:27:47][^3^][3] Communication de la campagne * Messages pré-rédigés par l'ARS * Disponibilité des informations en ligne + [00:30:34][^4^][4] Calendrier de la campagne * Informations initiales en juin * Évaluation de la couverture vaccinale en juillet 2024 + [00:31:45][^5^][5] Plan de communication * Sensibilisation sur les réseaux sociaux * Ciblage des parents et adolescents + [00:37:12][^6^][6] Engagement des établissements * Planification de la vaccination * Mise à disposition des ressources pour les familles + [00:44:21][^7^][7] Organisation des centres de vaccination * Déplacement vers les établissements * Collaboration avec les acteurs locaux + [00:52:58][^8^][8] Rôle des chefs d'établissement * Facilitation de la vaccination * Support dans l'utilisation des outils numériques Résumé de la vidéo [00:56:21][^1^][1] - [00:57:31][^2^][2]: La partie 3 de la vidéo aborde la communication avec les familles concernant la campagne de vaccination dans les collèges, les difficultés rencontrées et les solutions proposées.

      Points forts: + [00:56:21][^3^][3] Communication avec les familles * Utilisation de papier pour les autorisations + [00:57:00][^4^][4] Lien avec centre de vaccination * Mise à disposition de documents nécessaires + [00:57:15][^5^][5] Conclusion de la réunion * Envoi des documents promis * Interruption pour une autre réunion

  14. May 2024
    1. https://www.youtube.com/watch?v=b9leBYO2jF4

      Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:34][^2^][2] : Cette vidéo présente une conférence de Mathilde Touvier sur la prévention nutritionnelle des maladies chroniques, en se concentrant sur les grandes études françaises dans le domaine de l'épidémiologie et de la santé publique liées à la nutrition. Elle explique comment ces études contribuent à la compréhension des relations entre nutrition et santé, et comment elles influencent les recommandations de santé publique.

      Points forts : + [00:00:35][^3^][3] Les études épidémiologiques françaises * Importance des études pour les recommandations de santé publique * Exemples d'études françaises comme SU.VI.MAX et NutriNet-Santé * Rôle des études dans la construction des preuves scientifiques + [00:03:56][^4^][4] L'étude SU.VI.MAX * Objectifs et conception de l'essai contrôlé randomisé * Impact de la supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants * Résultats et implications pour la prévention des cancers et maladies cardiovasculaires + [00:07:10][^5^][5] Les radicaux libres et les antioxydants * Effets des radicaux libres sur les cellules et l'ADN * Rôle des antioxydants dans la neutralisation des radicaux libres * Études observationnelles suggérant des effets protecteurs des antioxydants + [00:12:01][^6^][6] Essais contrôlés randomisés sur les antioxydants * Divergences dans les résultats des essais sur les suppléments antioxydants * Importance des doses et de la combinaison des micronutriments * L'approche de l'étude SU.VI.MAX avec des doses nutritionnelles + [00:19:30][^7^][7] Le recrutement et le suivi des participants * Méthodes innovantes pour le recrutement et la communication * Conception des questionnaires et collecte des données * Importance de l'adhésion des participants à l'étude sur le long terme Résumé de la vidéo [00:22:36][^1^][1] - [00:43:27][^2^][2] :

      Cette vidéo présente une étude sur la prévention nutritionnelle des maladies chroniques, en se concentrant sur l'impact des antioxydants et de l'alimentation sur la santé. Elle explique le processus de collecte de données, les résultats de l'étude, et souligne l'importance d'une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes plutôt que de compter sur des suppléments.

      Points forts : + [00:22:36][^3^][3] La collecte de données innovante * Utilisation du Minitel pour les enquêtes alimentaires * Création d'un boîtier pour saisir les données sans rester connecté * Enregistrements alimentaires de 24 heures et questionnaires mensuels + [00:28:03][^4^][4] Résultats de l'étude * Pas de différence significative dans l'incidence des maladies cardiovasculaires et des cancers entre les groupes * Chez les hommes, une réduction significative des cas de cancer dans le groupe intervention * Interaction significative entre le sexe et l'effet de l'intervention + [00:33:33][^5^][5] Implications pour la supplémentation * Les antioxydants peuvent être bénéfiques pour ceux avec un statut insuffisant * Risque potentiel d'effets délétères à fortes doses ou chez les individus à haut risque * L'étude soutient l'importance d'une alimentation équilibrée sur les suppléments + [00:40:03][^6^][6] Études supplémentaires et suivi * Analyse des localisations de cancer et de la qualité de vie * Interaction entre bêta-carotène et tabagisme observée dans une autre étude * Suivi continu des participants pour examiner l'impact de l'alimentation sur la santé Résumé de la vidéo [00:43:28][^1^][1] - [01:03:57][^2^][2]:

      Cette vidéo présente une conférence sur la prévention nutritionnelle des maladies chroniques, mettant l'accent sur les études épidémiologiques et expérimentales liées à l'alimentation et à la santé. Elle explore les liens entre l'alimentation pro-inflammatoire et le risque de mortalité, l'impact des antioxydants, et l'utilisation de biomarqueurs pour prédire le risque de cancer.

      Points forts: + [00:43:28][^3^][3] Lien entre alimentation et cancer * Observation d'une corrélation entre régime pro-inflammatoire et risque accru de mortalité * Interaction entre groupe placebo et antioxydants + [00:46:02][^4^][4] Essai contrôlé sur folate et oméga-3 * Aucun bénéfice significatif sur les événements cardiovasculaires * Augmentation du risque de cancer chez les femmes supplémentées en oméga-3 + [00:49:23][^5^][5] Étude NutriNet-Santé * Collecte de données nutritionnelles détaillées depuis 2009 * Utilisation d'Internet pour une vaste épidémiologie + [00:57:00][^6^][6] Questionnaires alimentaires en ligne * Validation des outils de collecte de données contre des biomarqueurs * Importance des données précises pour la recherche nutritionnelle

  15. Apr 2024
    1. Résumé de la Vidéo

      La vidéo présente une conférence sur le bien-être à l'école, animée par Chloé Chambé. Christian Budex, conseiller au C2A2E et chercheur associé au Centre de recherche en éducation de Nantes, y intervient. Il aborde la prévention des violences et du harcèlement entre pairs à l'école, explique le programme PHARE de prévention du harcèlement et discute des méthodes et des pistes de prévention.

      Moments Forts: 1. Introduction à la conférence [00:00:06][^1^][1] * Accueil par Chloé Chambé * Présentation du thème du bien-être à l'école * Importance de la recherche en éducation 2. Présentation de Christian Budex [00:01:13][^2^][2] * Rôle de conseiller au C2A2E * Recherche en éducation à la fraternité * Pratique de la philosophie avec les enfants 3. Le programme PHARE [00:02:47][^3^][3] * Prévention et traitement du harcèlement * Mise en œuvre dans les écoles et collèges * Obligations des établissements scolaires 4. Méthodes et prévention du harcèlement [00:04:38][^4^][4] * La méthode de la préoccupation partagée * Éducation à la fraternité et éthique relationnelle * Lien entre recherche et expérience de terrain Résumé de la vidéo

      La deuxième partie de la vidéo aborde la nature du harcèlement scolaire, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs comme Benoît Galand. Il est expliqué que l'origine du harcèlement se trouve dans la dynamique des relations entre élèves plutôt que dans la personnalité des auteurs ou des victimes. La méthode de la préoccupation partagée est présentée comme une approche efficace pour traiter certaines situations de harcèlement, en se basant sur cinq fondements théoriques qui découlent de la compréhension du phénomène. Cette méthode vise à résoudre environ 80 % des cas courants de harcèlement, en mettant l'accent sur une justice scolaire non punitive et sur l'amélioration du climat scolaire.

      Moments forts: 1. Origine du harcèlement [00:23:11][^1^][1] * Basée sur la dynamique des relations * Indépendante de la personnalité des individus * Influence de la peur commune chez les protagonistes 2. Méthode de la préoccupation partagée [00:25:15][^2^][2] * Adoptée dans le Programme national phare * Repose sur cinq fondements théoriques * Vise à briser la dynamique de groupe et l'invisibilité de la violence 3. Efficacité et éthique de la méthode [00:30:47][^3^][3] * Résout 80 % des situations courantes * Introduit un nouveau paradigme de justice scolaire * Recherche une sanction réparatrice plutôt que punitive 4. Prévention du harcèlement [00:34:02][^4^][4] * Liée à la déconstruction des stéréotypes de genre * Nécessite le développement de compétences psychosociales * Importance de la sécurité pour la réussite scolaire Résumé de la Vidéo

      La partie 3 de la vidéo aborde l'évaluation des méthodes de prévention du harcèlement, notamment la méthode de la préoccupation partagée, et souligne l'importance d'une approche intégrée dans le développement des compétences psychosociales pour la prévention. Elle met en lumière la nécessité d'une évaluation qualitative et quantitative des programmes de prévention et discute de l'implication des parents dans ces programmes.

      Points Forts: 1. Évaluation des méthodes de prévention [00:46:37][^1^][1] * Manque d'évaluation scientifique académique * Nécessité d'une évaluation empirique * Chiffres prometteurs mais besoin d'analyse qualitative 2. Importance des compétences psychosociales [00:48:01][^2^][2] * Recherches en cours sur l'intégration des compétences * Approche intégrée indispensable * Développement des compétences dans la prévention 3. Rôle de l'éducation affective et sexuelle [00:49:06][^3^][3] * Cohérence avec les programmes d'éducation morale et civique * Importance de l'éducation à la vie affective et relationnelle * Questions sur le cyberharcèlement et les ressources disponibles 4. Implication des parents dans la prévention [00:58:54][^4^][4] * Nécessité d'associer les parents * Importance de l'alliance avec les familles * Gagner la confiance des parents pour la prévention efficace

  16. Mar 2024
    1. Résumé de la vidéo [00:00:01][^1^][1] - [00:27:30][^2^][2]: La vidéo présente une table ronde sur le thème du sport santé, discutant de son rôle en tant que médicament non chimique, des bienfaits de l'activité physique, et de la législation française qui permet aux médecins de prescrire du sport comme traitement.

      Points forts: + [00:00:01][^3^][3] Introduction de la table ronde * Objectif de sensibilisation + [00:04:44][^4^][4] Bienfaits de l'activité physique * Prévention des maladies + [00:10:01][^5^][5] Histoire de la médecine du sport * Évolution et recherche + [00:14:01][^6^][6] Sédentarité et santé mondiale * Impact et statistiques + [00:17:01][^7^][7] Politique de santé et activité physique * Législation et recommandations + [00:23:11][^8^][8] Loi de modernisation du système de santé * Prescription d'activité physique Résumé de la vidéo [00:27:31][^1^][1] - [00:51:33][^2^][2]: La vidéo aborde l'impact de l'activité physique sur diverses pathologies et conditions, soulignant son rôle en tant que traitement préventif et thérapeutique pour améliorer la santé mentale et physique.

      Points forts: + [00:27:31][^3^][3] Bénéfices de l'activité physique * Améliore la santé mentale et la gestion du poids + [00:28:07][^4^][4] Pour les adultes âgés * Réduit le risque de chutes + [00:28:21][^5^][5] Femmes enceintes ou en postpartum * Diminue le risque de dépression postpartum + [00:29:01][^6^][6] Maladies rhumatismales * L'activité physique améliore la mobilité et la qualité de vie + [00:30:03][^7^][7] Outils pour guider l'activité physique * Podomètres et cardiofréquencemètres recommandés + [00:33:03][^8^][8] Risques de l'activité physique * Prévention de la mort subite et gestion des facteurs de risque Résumé de la vidéo [00:51:36][^1^][1] - [01:14:38][^2^][2]:

      La vidéo présente une table ronde sur le sport santé, discutant des bienfaits de l'activité physique, des risques liés à l'entraînement excessif, et de l'importance de la consultation médicale pour les sports extrêmes.

      Points forts: + [00:51:36][^3^][3] Mémoire musculaire * Retour rapide avec l'expérience + [00:52:32][^4^][4] Ultra-trail * Conseils médicaux pour les sports extrêmes + [00:55:23][^5^][5] Diabète et sport * Impact sur le système cardiovasculaire + [00:59:13][^6^][6] Rôle des éducateurs sportifs * Importance dans le parcours de soins + [01:00:40][^7^][7] Sport chez les seniors * Bienfaits sur divers systèmes corporels + [01:09:25][^8^][8] Commencer le sport * Mieux vaut faire que parfait Résumé de la vidéo [01:10:00][^1^][1] - [01:51:33][^2^][2]: La partie 2 de la vidéo aborde l'importance de l'activité physique pour la santé, y compris la prévention des maladies et l'amélioration de la qualité de vie. Elle discute également des risques liés à la sédentarité et offre des conseils pour une pratique sportive sûre.

      Points forts: + [01:10:00][^3^][3] Bienfaits de l'activité physique * Prévention des chutes * Amélioration cognitive * Réduction de la dépression post-partum + [01:20:00][^4^][4] Activité physique et maladies rhumatismales * Amélioration de la mobilité * Renforcement musculaire * Préservation de la capacité respiratoire + [01:30:00][^5^][5] Outils pour guider l'activité physique * Podomètre pour le suivi des pas * Cardiofréquencemètre pour la fréquence cardiaque + [01:40:00][^6^][6] Prévention de la mort subite * Identification des facteurs de risque * Importance des examens médicaux + [01:50:00][^7^][7] Conseils pour lutter contre la sédentarité * Diversification des activités * Écoute du corps et consultation médicale

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:36:07][^2^][2]:

      La vidéo présente une table ronde sur les actions publiques efficaces pour réduire la pollution de l'air, avec des intervenants de différentes régions partageant leurs stratégies et défis. Elle met en lumière les efforts de la Pologne et de la Catalogne pour améliorer la qualité de l'air et les mesures prises pour atteindre les objectifs de l'OMS.

      Points forts: + [00:01:45][^3^][3] Stratégies en Pologne * Surveillance de la qualité de l'air * Actions spécifiques nationales + [00:10:13][^4^][4] Programme prioritaire polonais * Aide à la rénovation énergétique * Subventions pour changer de chauffage + [00:15:50][^5^][5] Efforts en Catalogne * Stratégie catalane d'amélioration de l'air * Plan d'action à court terme + [00:26:09][^6^][6] Plan catalan 2023-2027 * Mesures pour divers secteurs * Objectifs alignés avec les directives de l'OMS + [00:34:25][^7^][7] Actions à Montpellier * Priorité aux mobilités * Réduction de la pollution routière Résumé de la vidéo 00:36:09 - 01:00:18 : La vidéo aborde la mobilité décarbonée et la qualité de l'air à Montpellier, soulignant les défis environnementaux et sociaux. Elle présente des mesures comme la gratuité des transports, l'investissement dans les infrastructures et la coopération pour améliorer la santé publique et réduire la pollution.

      Points forts : + [00:36:09][^1^][1] Mobilité et environnement * Modes de transport inchangés depuis 1999 * Croissance démographique et augmentation des véhicules + [00:37:48][^2^][2] Stratégie de mobilité * Gratuité des transports pour la transition énergétique * Double effet : écologie et pouvoir d'achat + [00:39:24][^3^][3] Investissements et infrastructures * 1 milliard investi dans les mobilités décarbonées * Actions pour la qualité de l'air et réduction de la pollution + [00:45:01][^4^][4] Politiques publiques * Synergie entre actions climatiques et qualité de l'air * Importance du chauffage au bois et des ZFE + [00:49:41][^5^][5] Urgence et mesures * Conférence sur la pollution de l'air * Coopération et solutions holistiques pour la santé Résumé de la vidéo [01:00:19][^1^][1] - [01:07:04][^2^][2]:

      La vidéo aborde la question des objectifs environnementaux de la France, la lutte contre la pollution de l'air et son impact sur la santé. Elle souligne l'importance d'avoir des objectifs réalisables et un plan crédible pour les atteindre d'ici 2030.

      Points forts: + [01:00:19][^3^][3] Objectifs environnementaux * Importance des objectifs clairs * Nécessité d'un plan pour 2030 + [01:01:52][^4^][4] Pollution de l'air et santé * Discussion sur les indices de pollution * Introduction du potentiel Occident + [01:04:08][^5^][5] Coût économique de la santé * Coût du traitement du cancer * Impact économique des maladies liées à la pollution

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:22:52][^2^][2]:

      Cette vidéo présente un webinaire sur la parentalité numérique, organisé par l'Agence nationale de cohésion des territoires. Il aborde l'utilisation des écrans et propose des ressources pour aider les parents à gérer le temps d'écran en famille.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Introduction du webinaire * Présentation par Suzie Chevet * Collaboration avec Anan Merlin + [00:00:49][^4^][4] Thème de la parentalité numérique * Discussion sur l'éducation aux médias * Ressources pour les parents + [00:01:43][^5^][5] Missions du Clémi * Formation des enseignants * Production de ressources pédagogiques + [00:02:58][^6^][6] Kit de médiation pour professionnels * Conçu pour animer des ateliers * Campagne de sensibilisation aux écrans + [00:07:09][^7^][7] Contenu du kit * Guide de médiation * Scénarios d'ateliers * Jeux de rôle + [00:16:01][^8^][8] Témoignage d'expertise * Intervention de Genoveva Desplat * Expérience en communication positive Résumé de la vidéo [00:22:55][^1^][1] - [00:47:46][^2^][2] : La vidéo aborde la mise en place d'ateliers pour les parents, l'importance de l'émotion dans la parentalité et la communication positive. Elle souligne également l'importance de la diffusion de l'information et du bouche-à-oreille pour encourager la participation des parents.

      Points forts : + [00:22:55][^3^][3] Rôle des émotions * Difficulté à se connecter aux émotions * Importance dans la parentalité + [00:24:15][^4^][4] Guide de médiation * Posture du médiateur * Sécurité et confiance + [00:25:00][^5^][5] Motivation des parents * Information et transmission * Rôle des institutions + [00:29:35][^6^][6] Adaptation des ateliers * Pour personnes avec difficultés * Choix des ressources selon le public + [00:31:26][^7^][7] Mobilisation des parents * Utilisation du kit par divers acteurs * Importance du réseau local + [00:36:53][^8^][8] Parentalité numérique * Ateliers sur le sujet * Adaptation aux besoins locaux

    1. Près d’un parent sur deux ne se sent pas suffisamment accompagné dans l’encadrement des pratiques numériques de son enfant. Face aux défis de la parentalité à l'ère du numérique, les ressources ci-dessous ont été conçues pour les professionnels qui conseillent et soutiennent les parents.

      Ce kit se compose de 3 parties :

      • 1- Guide de médiation : apports en éducation aux médias et à l’information et conseils méthodologiques pour l’animation d'ateliers.

      Télécharger le guide de médiation (PDF - 363 ko )

      • 2- 4 scénarios d’ateliers modulables :

      Être parent à l’heure du numérique ; Maîtriser le temps d’écran en famille ; Accompagner son adolescent sur les réseaux sociaux ; S’informer sur les réseaux sociaux, ça s’apprend !

      • 3- 14 jeux de rôle (en lien avec les scénarios)
  17. Feb 2024
    1. Résumé de la vidéo de [00:00:00][^1^][1] à [01:05:50][^2^][2] :

      Cette vidéo est un podcast à soi de Charlotte Bienaimé, qui traite du thème de l'autodéfense des enfants face aux violences et aux injustices. Elle raconte son expérience de mère qui veut protéger son fils, et comment elle a découvert les ateliers d'autodéfense pour les enfants de l'association Garance. Elle assiste à l'un de ces ateliers, où les enfants apprennent à faire valoir leurs droits, à dire non, à se défendre physiquement et verbalement, et à trouver des ressources personnelles et collectives. Elle interroge aussi les enfants sur leur vécu, leurs émotions, leurs difficultés et leurs envies. Elle conclut en affirmant que sortir du silence et apprendre à se défendre rend les enfants plus forts et plus heureux.

      Points forts : + [00:00:05][^3^][3] Introduction musicale * Présentation du titre et du sujet du podcast * Citation de Virginia Woolf sur les femmes anonymes de l'histoire + [00:01:35][^4^][4] Le témoignage de Charlotte * Son désir de protéger son fils de 7 ans * Sa prise de conscience de la nécessité de l'armer pour se défendre * Sa tristesse et sa démunition face aux violences du monde + [00:04:29][^5^][5] L'atelier d'autodéfense pour les enfants * La présentation de Laura et Manon, monitrices de Garance * Les trois droits fondamentaux des enfants : être en sécurité, fort et libre * Les situations d'agression et les stratégies de défense * Les réactions et les questions des enfants + [00:41:19][^6^][6] La violence sexuelle des adultes connus * La scène jouée par Laura et Manon sur l'inceste * Les signes d'alerte et les moyens de se protéger * Les personnes de confiance et les numéros d'écoute + [00:59:11][^7^][7] La conclusion de Charlotte * Son admiration pour les enfants et leur capacité de résilience * Son espoir pour un monde plus juste et plus respectueux * La présentation des intervenants et des sources du podcast

    1. on est en train de déployer avec l'Éducation nationale un programme assez ambitieux de de de de détection et 03:34:26 d'identification des troubles du langage des troubles visuels des troubles du Rachi chez les enfants avec les professionnels de santé comment on amène des orthopistes des orthophonistes des kinés à l'école s'agit pas de faire à la place des des évidemment des professeurs 03:34:38 mais de de leur apporter de du avoir de la connaissance et cetera
    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:13:00][^2^][2]:

      Cette vidéo présente l'association Colosse aux pieds d'argile, qui intervient dans les milieux sportifs, éducatifs et culturels pour sensibiliser et prévenir les violences sexuelles, le harcèlement et le bizutage. Elle suit une intervention de l'association dans un collège, où les élèves écoutent le témoignage de Sébastien Boueilh, ancien rugbyman professionnel et fondateur de l'association, qui a été victime de violences sexuelles pendant son adolescence. La vidéo explique aussi le rôle et les missions de l'association, ainsi que les moyens de protéger et d'accompagner les victimes.

      Points forts: + [00:00:10][^3^][3] Présentation de l'intervenant et de l'association * L'intervenant s'appelle Y et fait partie de Colosse aux pieds d'argile * Il était rugbyman professionnel et a rencontré Sébastien Boueilh * L'association a été créée en 2013 par Sébastien Boueilh à partir de son histoire personnelle + [00:02:06][^4^][4] Définition des violences sexuelles, du harcèlement et du bizutage * Les violences sexuelles sont des actes de nature sexuelle commis sans le consentement de la victime * Le harcèlement est un ensemble d'agissements répétés qui visent à dégrader les conditions de vie ou de travail d'une personne * Le bizutage est une sorte d'intégration qui consiste à faire subir à une personne des épreuves humiliantes ou dégradantes + [00:06:17][^5^][5] Témoignage de Sébastien Boueilh sur son vécu et son parcours * Sébastien Boueilh raconte comment il a été victime de violences sexuelles pendant quatre ans au centre de formation de l'Olympique de Marseille * Il explique comment il a gardé le silence pendant 18 ans par honte et peur * Il décrit comment il a réussi à se reconstruire grâce au rugby, à la justice et à l'association + [00:09:34][^6^][6] Conseils et ressources pour les victimes et les témoins * Il faut parler à un adulte de confiance, à un numéro d'écoute ou à l'association Colosse aux pieds d'argile * Il faut signaler les faits aux autorités compétentes ou faire une information préoccupante * Il faut se faire accompagner par des professionnels, comme des juristes ou des psychologues

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:06:00][^2^][2]:

      Cette vidéo présente le travail de prévention contre les violences sexuelles fait par une association dans une école de Paris. L'animatrice, qui a été victime d'inceste à l'âge de 7 ans, explique aux enfants ce que sont les parties intimes, le consentement, l'agression sexuelle et l'inceste. Elle leur apprend à se protéger, à parler et à dénoncer les abus. Elle leur chante aussi une chanson qu'elle a écrite pour exprimer son vécu.

      Points forts: + [00:00:00][^3^][3] Les violences sexuelles touchent les enfants dès 9 ans * Une fille sur 5, un garçon sur 13 * Deux à trois enfants par classe * Une loi existe depuis 22 ans pour faire de la prévention à l'école + [00:01:47][^4^][4] L'animatrice a été victime d'inceste par son grand-père * Elle a écrit une chanson pour sortir son émotion * Elle a créé l'outil qu'elle n'a pas eu à l'époque * Elle veut informer et protéger les enfants + [00:03:08][^5^][5] Les enfants apprennent ce que sont les parties intimes * Elles appartiennent à eux, personne n'a le droit de les toucher * Elles ont des noms précis qu'il faut connaître * Elles sont normales et bien pour découvrir son corps + [00:04:00][^6^][6] Les enfants apprennent ce que sont l'agression sexuelle et l'inceste * C'est quand quelqu'un touche leurs parties intimes sans leur accord * C'est interdit et puni par la loi, même si c'est une personne de la famille * C'est grave et il faut le dire vite à un adulte de confiance

    1. Résumé de la vidéo [00:00:00][^1^][1] - [01:35:00][^2^][2] :

      Cette vidéo est une conférence sur les sciences du danger et leur application en psychiatrie légale, organisée par la section de psychiatrie légale de l'AFPBN. Trois intervenants exposent leurs réflexions et leurs expériences sur le sujet, en abordant les aspects théoriques, pratiques et éthiques.

      Points forts : + [00:00:00][^3^][3] Introduction par Nidal Moukaddam * Présente le contexte et les objectifs de la conférence * Présente les trois intervenants et leurs parcours * Souligne l'importance de la psychiatrie légale et de la science du danger + [00:02:01][^4^][4] Mathieu Lacambre : La naissance de la science du danger en psychiatrie * Définit les concepts de risque, de danger, de sécurité et de sûreté * Présente les origines et les principes des sciences du danger (cindyniques) * Explique les applications et les limites des sciences du danger en psychiatrie * Illustre son propos avec un exemple de prise en charge d'un agresseur sexuel sous injonction de soins + [00:21:01][^5^][5] Laurent Lallier : L'expertise psychiatrique à la lumière des neurosciences * Présente les enjeux et les modalités de l'expertise psychiatrique pénale * Présente les apports et les limites des neurosciences dans l'évaluation de la responsabilité pénale * Explique les notions de discernement, d'altération du jugement et d'abolition du discernement * Illustre son propos avec des exemples de cas cliniques et de recherches en neuro-imagerie + [00:40:01][^6^][6] Nidal Moukaddam : La science du danger et la prévention du suicide * Présente les enjeux et les chiffres du suicide en France et dans le monde * Présente les facteurs de risque et de protection du suicide * Présente les modèles et les outils de prédiction du suicide * Explique les limites et les biais des modèles prédictifs * Présente les stratégies et les recommandations de prévention du suicide + [01:00:01][^7^][7] Questions-réponses avec le public * Les intervenants répondent aux questions du public sur divers aspects de la science du danger et de la psychiatrie légale * Les questions portent notamment sur la formation des experts, la place des victimes, la responsabilité des soignants, l'éthique des neurosciences, la prévention du suicide chez les jeunes, etc.

    1. Résumé vidéo [00:00:00][^1^][1] - [00:03:09][^2^][2] :

      Cette vidéo explique comment chercher les outliers dans les données, au lieu de se focaliser sur les moyennes. L'oratrice donne l'exemple des statistiques sur les adolescents et les cigarettes, et montre comment les outliers peuvent révéler des inégalités et des histoires cachées. Elle partage aussi son expérience personnelle d'être une outlier, ou un "oiseau perdu", comme elle les appelle.

      Points clés : + [00:00:00][^3^][3] L'importance des outliers * Les moyennes peuvent masquer la complexité du monde * Les outliers peuvent offrir une meilleure réflexion sur le chaos de la vie * Les outliers peuvent offrir une perspective différente sur ce que nous pensons comprendre + [00:00:27][^4^][4] L'exemple des adolescents et des cigarettes * La moyenne nationale cache les disparités entre les groupes ethniques * Les Amérindiens et les natifs d'Alaska ont un taux de tabagisme beaucoup plus élevé que les autres * Ce qui semble être un succès est en fait un indicateur du travail à faire pour atteindre les communautés marginalisées + [00:01:19][^5^][5] Le concept d'oiseau perdu * Un surnom pour quelque chose ou quelqu'un qui s'est égaré * Une façon de valoriser les outliers au lieu de les ignorer * Une invitation à chercher les oiseaux perdus partout + [00:02:32][^6^][6] L'expérience personnelle de l'oratrice * Sa mère est une outlier, une immigrée irakienne et une médecin non-blanche au Royaume-Uni * Sa mère est une source d'inspiration et de fierté pour elle * Nous sommes tous des oiseaux perdus à notre façon

    1. moi quand je fais un café des parents toujours j'essaie de le mettre dans une situation 00:53:52 très différente d'abord je le fais pas quand je suis en crise le fait avant je rappelle que un des grands copains québécois j'ai droit n'y ai dit toujours en france vous êtes formidables vous dites qu'un problème doit être prévenu 00:54:04 le jour où elle est devenue chronique
  18. Dec 2023
    1. Sauf dans les cas où le chef d’établissement est tenu d’engager une procéduredisciplinaire (cf. fiche 6) et préalablement à la mise en œuvre de celle-ci, le chefd’établissement et l’équipe éducative recherchent, dans la mesure du possible, toutemesure utile de nature éducative. L’objectif est de donner toute leur place aux étapesde prévention et de dialogue préalablement à l’application d’une sanction, qu’elle soitprononcée par le chef d’établissement ou par le conseil de discipline.RESSOURCE SUR LES SANCTIONS DISCIPLINAIRESAUTORITÉS DISCIPLINAIRES
    1. Préconisation-clé 10 : Maintenir la CIIVISELes victimes le disent : elles ont aussi « besoin vraiment de témoigner, de parler, dedire ce qu’il en est » et d’entendre leurs récits résonner au-delà des tribunaux et descabinets médicaux.Pour elles-mêmes, d’abord. Pour pouvoir enfin raconter librement ce qu’elles ont subi.Pour pouvoir enfin être entendues par une société qui a trop longtemps ignoré leursappels au secours, étouffé leurs cris, récusé leurs récits.Mais aussi pour les autres.Parce que les agresseurs brisent la confiance en l’autre et imposent le silence, les violences sexuelles subies dansl’enfance isolent. Mais de #metooinceste aux rencontres de la CIIVISE, la brèche dans le déni a permis à celles etceux qui se sont longtemps crus seuls de se découvrir légion. Et ainsi de se reconnaitre, de se rencontrer, de seréunir et, ensemble, de faire front.En recueillant les récits des victimes, la CIIVISE atteste de leur reconnaissance par la société française. En ce sens,le rassemblement des témoignages personnels produit un effet qui a une dimension collective, politique même.Cela ne peut pas être refermé. La CIIVISE ne peut pas « éteindre la lumière ».Héritière ou point de jonction des mouvements féministes et des associations de protection de l’enfance, la commissiona créé un espace inédit répondant à un besoin qui reste et restera actuel.Inédit, cet espace l’est par la nature de son objet : les violences sexuelles faites aux enfants.La stratégie des agresseurs, les mécanismes des violences, le psychotraumatisme et l’urgence de la mise en sécuritédes victimes sont communs à toutes les violences de l’intime, qu’il s’agisse des violences conjugales, des violencessexuelles et notamment de l’inceste, ou de toutes les formes de violences faites aux enfants.Cependant, les violences sexuelles faites aux enfants doivent faire l’objet d’une politique publique et de pratiquesprofessionnelles spécifiques du fait de la sidération qu’elles provoquent et du déni massif, ancien et durable dontelles font l’objet, qui recouvre non seulement leur existence, mais aussi leurs conséquences.Alors que les violences sexuelles faites aux enfants doivent faire l’objet d’une préoccupationparticulière, le risque est grand que l’attention qui a été portée aux enfants violés se détourne.Et que faiblisse la mobilisation pour lutter contre leurs agresseurs. Instance publique etindépendante, la CIIVISE est, par son originalité et sa posture militante, la garantie ducontraire.
    2. Axe 4 : La préventionPréconisation-clé 9 : Renforcer le contrôle des antécédents avec le FIJAISVLa prévention, c’est aussi la prévention de la récidive. Prendre au sérieux la dangerosité des pédocriminels impliquede se donner les moyens d’un contrôle des antécédents plus efficace. Le FIJAISV est un outil utile dans cet objectif.Il a trois finalités :Prévenir le renouvellement des infractions ;Faciliter l’identification des agresseurs ;Permettre leur localisation.Son efficacité peut être renforcée notamment en :- Assurant l’effectivité de l’inscription au FIJAISV ;- Allongeant la durée de conservation des données inscrites au FIJAISV pourles mineurs au-delà de la majorité ;- Permettant aux agents de police judiciaire d’avoir accès à la consultation du FIJAISV ;- Facilitant l’accès au FIJAISV lors des recrutements pour des activités mettant encontact avec des enfants et en permettant un contrôle régulier après le recrutement ;- Ajoutant l’état de récidive légale sur le FIJAISV ;- Créant la possibilité d’effectuer des recherches par zone géographique, afin de faciliterl’identification de suspects pendant les enquêtes.
  19. Oct 2023
  20. May 2023
  21. Apr 2023
    1. Les DDEN demandent le renforcement des actions de prévention en milieu scolaire :• Renforcer la formation sur la prévention santé.• Garantir la qualité de l'environnement de l'école.• Mieux informer et impliquer les parents et les élèves : éditer des guides sur leurdroits et les lieux ressources et surtout en dynamisant les Comités d'éducation à lasanté et à la citoyenneté.• Réunir, quand la situation de santé d'une élève l'exige, l'équipe éducative dansson ensemble afin d'adopter les mesures nécessaires en termes d'organisation dela scolarité et informer.• Réunir, quand une épidémie de maladie contagieuse est déclarée (ex tuberculoseen 1986), toutes les parties concernées, notamment l'ARS, et prendre les mesuresqui s'imposent : détection aussi large que nécessaire par tests sanguins, vaccinationobligatoire et suivi
  22. Mar 2023
  23. Feb 2023
  24. Jan 2023
  25. Nov 2022
    1. phytoncides, antibacterial and antimicrobial substances that trees and other plants release into the air to help them fight diseases and harmful organisms. When humans breathe in these substances—typically by spending time in nature—their health can improve. Across several studies, phytoncides have been shown to boost immune function, increase anticancer protein production, reduce stress hormones, improve mood, and help people relax. 

      I always feel better during and after a forest walk.

  26. Oct 2022
    1. dubbla straff för gängkriminella

      All vetenskap pekar på faktum, nämligen högre straff inte sänker brottslighet. Läs Henrik Tham, professor emeritus i kriminologi, som 2022-09-05 skrev "Straff har blivit målet istället för medlet".

      Från artikeln:

      Vilka förväntningar kan vi då ha på mer straff? Forskning från Sverige, Norden och andra länder visar entydigt att längre straff inte har en avskräckande effekt. Det betraktas som ett kriminologiskt grundfaktum. Behandling kan i bästa fall ge små positiva effekter i form av minskat återfall för mindre grupper men påverkar inte brottsnivån. Enskilda gärningspersoner kan oskadliggöras genom långa frihetsstraff, men inkapacitering bestämmer inte våldsnivån i samhället. Brottsligheten avgörs helt enkelt inte av variationer i straff. I Sverige har brottsligheten historiskt bestämts av förhållanden som befolkningsutveckling, svält och varubrist, migration, alkoholpolitik, tillgång på konsumtionsvaror och arbetsmarknad.

    1. Manne Gerell, docent i kriminologi vid Malmö universitet, forskar bland annat kring gängvåld och utsatta områden och även kring polisens brottsförebyggande arbete.– Visitationszoner har införts i till exempel Danmark och England, men forskningen kring det visar att de inte gett någon större effekt på gängbrottsligheten. Inte heller har nämnvärt fler beslag av vapen och droger gjorts jämfört med tidigare, säger han.
    1. Vilka förväntningar kan vi då ha på mer straff? Forskning från Sverige, Norden och andra länder visar entydigt att längre straff inte har en avskräckande effekt. Det betraktas som ett kriminologiskt grundfaktum. Behandling kan i bästa fall ge små positiva effekter i form av minskat återfall för mindre grupper men påverkar inte brottsnivån. Enskilda gärningspersoner kan oskadliggöras genom långa frihetsstraff, men inkapacitering bestämmer inte våldsnivån i samhället. Brottsligheten avgörs helt enkelt inte av variationer i straff. I Sverige har brottsligheten historiskt bestämts av förhållanden som befolkningsutveckling, svält och varubrist, migration, alkoholpolitik, tillgång på konsumtionsvaror och arbetsmarknad.

      Detta motbevisar Moderaternas pressmeddelande från 2022-10-14, där de beskriver att Moderaterna, Sverigedemokraterna, Kristdemokraterna och Liberalerna kommer att framtvinga "dubbla straff för gängkriminella", vilket är antiintellektuellt och antivetenskapligt.

  27. Aug 2022
  28. Jun 2022
    1. NY and NJ share the same bay, NJ will not join the Oyster program in fear people will eat them and get sick or die. Great post it actually cleaned up our waters where we now have all year visitors including whales, dolphins,tuna, seals all within sight of NYC.

      Despite those findings, Morris is optimistic about nature-based living reefs, which, she says, offer a much better economic and environmental investment than artificial counterparts. “You build these hard seawalls to withstand certain storms, certain events, certain future conditions,” she says, “But once these conditions are reached, they are not adaptive. You have to either build another seawall, or build the seawall higher, or repair them if they’re damaged in a storm.”

  29. May 2022
  30. Apr 2022
  31. Mar 2022
  32. Feb 2022
    1. F. Perry Wilson, MD MSCE. (2022, February 4). If you, like me, are “skipping ahead” during the ACIP meeting re: Moderna vaccine—This slide really drives home the benefit / risk paradigm among the group at highest risk of myocarditis (men 18-35). 2 million shots = 1903 avoided hospitalizations, and 68 myocarditis cases. Https://t.co/3nzWXGXyD1 [Tweet]. @fperrywilson. https://twitter.com/fperrywilson/status/1489649379979972609

  33. Jan 2022
  34. Dec 2021
  35. Nov 2021
    1. WHO/Europe. (2021, October 19). Are you a Mask Master? 😷 Take this quick quiz to find out 👉 https://bit.ly/3jbn5iS Wearing a well-fitted mask, along with practicing other prevention measures, is an important part of slowing the spread of #COVID19 High quiz scores = Mask Master badge 🎖 https://t.co/0PzSsgsBfD [Tweet]. @WHO_Europe. https://twitter.com/WHO_Europe/status/1450451677098790916

  36. Oct 2021
  37. Sep 2021
    1. These thing can save you literally thousands of dollars associated with repair of water damage. I have installed one under every sink, dishwasher, behind every toilet, washing machine and refrigerator (ice maker water supply). Essentially, any place where there is a water supply to a faucet or appliance.
  38. Aug 2021
  39. Jul 2021
  40. Jun 2021
  41. May 2021
  42. Apr 2021
  43. Mar 2021
    1. Le règlement intérieur doit désormais prévoir les mesures de prévention, de responsabilisation et d’accompagnement pour les élèves ayant fait l’objet d’une exclusion temporaire (article R 421-5):«... prévoit les modalités de mise en œuvre des mesures de prévention, de responsabilisation et d'accompagnement, notamment lorsqu'elles font suite à la réintégration d'un élève exclu temporairement pour des faits de violence.»
    1. ReconfigBehSci {@SciBeh}. {2021-03-04] there will be many a wrong analysis as we cycle through the 1 year anniversary and there is nothing to mark this one out as uniquely bad, but what does seem surprising to me in hindsight is the confidence with which people pronounced given that this was a new disease.[Tweet}, Twitter. Retrieved from: twitter.com/SciBeh/status/1367531205198049285

  44. Feb 2021
    1. Ghio, D., Lawes-Wickwar, S., Tang, M. Y., Epton, T., Howlett, N., Jenkinson, E., Stanescu, S., Westbrook, J., Kassianos, A., Watson, D., Sutherland, L., Stanulewicz, N., Guest, E., Scanlan, D., Carr, N., Chater, A., Hotham, S., Thorneloe, R., Armitage, C., … Keyworth, C. (2020). What influences people’s responses to public health messages for managing risks and preventing infectious diseases? A rapid systematic review of the evidence and recommendations [Preprint]. PsyArXiv. https://doi.org/10.31234/osf.io/nz7tr